La Sérénissime
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"Wait… What ?"

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— Just Married —

le Sam 15 Fév 2020 - 23:42
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Mei Myūji née Fujiwara
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Wait… What ? — Mei Myuji ♡
Une fois n’est pas coutume : aujourd’hui, tu as demandé à ton supérieur l’autorisation de quitter tes fonctions un peu plus tôt que d’habitude. Devant son air surpris, tu lui as annoncé la réception de l’enveloppe rose. Il a souri de toutes ses dents avant de te coller une bourrade amicale dans le dos qui a manqué de te faire perdre l’équilibre. Puis il t’a enserré la nuque sous son bras pour te frotter le crâne de son poing massif en te traitant de cachotier. Il avait l’air très heureux pour toi. Étrangement, ça t’a fait du bien.

C’est la troisième personne à l’avoir su, juste après tes parents, et son manque de discrétion aura eu pour effet de répandre la nouvelle comme une traînée de poudre dans tous les bureaux alentours. C’est sous une effusion de « Félicitations Setsuna ! » que tu as quitté ton poste ce soir.

Tes affaires installées dans le coffre depuis ce matin, tu n’as eu ce soir que le trajet à faire. Nul besoin de GPS. Avec ce travail que tu exerces depuis sept ans, tu as dû arpenter chaque rue de Tokyo au moins une vingtaine de fois, si ce n’est plus. Calmement, tu te rends à l’adresse indiquée dans le dossier de mariage :

Mei & Setsuna Myūji
62-4-69 Shinjuku
Tokyo 100-8994


Il va falloir t'habituer à ce nouveau prénom collé au tien.

Ce qui fait le quotidien de la population que tu surveilles attentivement, tu es en train de le vivre. Que ressens-tu à ce moment précis, pendant que tes essuie-glaces balaient ton pare-brise où se reflète la lumière des lampadaires ? Difficile à dire. C’est à la fois la continuité normale du cours de ta vie, et quelque chose à laquelle tu ne t’attendais pas. Ce n’est pas une question de ne pas être « prêt », mais plutôt d’être « pris de court ». Tu as trop de travail, un deuil à faire, et…

… et en fait, tu es soumis à la même loi, comme n’importe quel civil. Eux aussi avaient certainement leurs soucis au moment où cette lettre a fait irruption dans leur vie.

Perdu dans tes pensées, tu grimpes machinalement les quatre étages, sans même remarquer la présence lumineuse de l’ascenseur au milieu du hall d’entrée de l’immeuble. Tu tapes le code après avoir vérifié que le numéro et le nom sur la plaquette correspondaient à ceux inscrits sur ton dossier, puis tu pousses la porte. Au vu de la luminosité inexistante, tu en conclus sans trop de peine que tu es le premier arrivé. Tu refermes derrière toi, retires tes chaussures à l’entrée comme tout Japonais bien élevé, et tu poses un peu plus loin tes deux sacs de sports, l’un rempli de vêtements et l’autre de livres, de disques et de films. Tu les rangeras quand tu auras rencontré ton épouse. La moindre des politesses, c’est de l’attendre pour définir les rangements de chacun. Dans un silence total, tu avances un peu, le temps de jeter un coup d’œil rapide à la cuisine et la pièce de vie depuis l'entrée.

Les questions se bousculent dans ta tête. Tu savais que cette lettre viendrait tôt ou tard. Elle finit toujours par venir. Et tu as beau savoir combien la croissance démographique est une priorité pour le gouvernement, à la mort d’Helena, tu as totalement occulté ces préoccupations terre à terre. Sans même t’en rendre compte, tu t’es plongé à corps perdu dans le travail. Voilà qui tombait plutôt bien, puisque ton supérieur avait exprimé quelques jours plus tôt le caractère urgent de la situation, et ce besoin d’effectif en masse pour retrouver les puces défaillantes. Et rien de tel que le travail pour oublier.

Tu allumes la lumière de la cuisine pour manifester ta présence, et tu détailles du regard le style moderne et sobre. Tu ignores encore tout de ton épouse, dont le corps de métier dans lequel elle travaille et le montant de ses revenus, mais tu sais déjà que ton salaire seul suffit amplement à vivre dans le confort d’un appartement de cette qualité. Tu n’es donc pas étonné que l’on te propose une telle prestation.

Beaucoup de choses vont changer au moment où elle franchira le palier et que vos regards se croiseront. Que pensera-t-elle de toi ? Que pensera-t-elle de la décision de L’Incontestable ? Quelle sera sa réaction ? Est-elle pour ou contre le gouvernement, ou adopte-telle plutôt une position neutre ? Étrangement, c’est ce qu'elle est susceptible de ressentir qui te pousse à tant d’interrogations.

Les minutes sont longues, mais tu attends dans le calme, presque immobile. Les premiers instants seront décisifs, et il serait dommage de céder à la curiosité et poser tes marques avant qu’elle ne te rejoigne. Et si malgré cette délicatesse de ta part, elle se montre hostile, alors tu la laisseras prendre ses repères en premier. Toi,  tu feras avec le reste.

Mais tu restes confiant. Après tout, les chiffres ne mentent pas, et L'Incontestable est infaillible.


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le Dim 16 Fév 2020 - 0:58
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Wait...What ?


Qu’est-ce qui peut vraiment faire qu’une journée va être différente des autres ? Un regard inhabituel ? Un nouveau fou rire avec son amie ? Une mauvaise note ? Ou, au contraire, une bonne ?
Qu’est-ce qui peut vraiment changer la donne dans une vie ? Nous faire atteindre le point de non-retour, pour se retrouver transporter dans une toute autre vie.
Ma journée a commencé normalement, sans aucun changement par rapport à d’habitude.
Un réveil, seule, avec une mère déjà partie au travail. Un petit déjeuner basique, préparé par mes soins. Une arrivée à l’école à l’heure. Un rire avec une amie. Un devoir rendu, avec une note tout à fait convenable. Un espoir qu’il me rendra mon regard… en vain.
J’espère, mon cœur se serre chaque seconde durant lesquelles il ne me regarde pas, mais je garde le sourire. Parce que, tous les jours, depuis mes 16 ans, je garde ce petit espoir que je lui serais promise, tout au fond de mon cœur. Il ne le sait pas encore, mais si je l’aime, ce n’est pas pour rien. Je sais que c’est lui. Je sais qu’on sera ensemble. Parce que l’Incontestable le sait. Il sait tout. Et il est juste.

La journée continue, banale, et absolument rien ne pourrait me laisser penser que ça va changer. Je suis habituée. Je discute avec des amies. Je mange mon repas que j’ai préparé la veille. Et je tente à nouveau de croiser son regard… Mais toujours rien.
Pourquoi ne me regarde-t-il jamais ? Je suis si invisible que ça ?
Je baisse les yeux sur mon cahier, perturbée. Je ne comprends pas. Si je ne l’intéresse pas du tout… alors pourquoi j’ai des sentiments pour lui ? Ça n’a aucun sens… C’est forcément qu’il y a quelque chose de spécial !
Mon amie cherche mon regard et me demande si je vais bien. Je me contente de lui sourire gentiment et de répondre affirmativement. Tout va bien ! Je sais que c’est lui ! Je pose de nouveau un regard timide sur son visage quand, d’un coup, mes yeux plongent dans les siens et je me tends d’un coup, surprise, perdue, et hypnotisée par ce sourire qu’il me lance. Et mon cœur se remet à danser dans ma poitrine. C’est sûr et certain !

Je détourne rapidement les yeux en souriant bêtement quand la dernière sonnerie de la journée retentie. C’est la fin des cours, et je suis heureuse, terriblement heureuse. Il m’a enfin regardée et sourie ! C’est une première ! Enfin ! En sortant de la pièce, je lui lance un dernier regard, suivit d’une petite courbette timide mais enjouée à laquelle il répond par un signe de la main, faisant s’envoler les papillons de mon cœur.

Alors, c’est pleine de bonne humeur, de joie pure, que je rentre chez moi. Je suis seule. Encore. Ma mère n’est toujours pas là. Mais je suis heureuse, alors la solitude ne me dérange pas. Je me dirige vers la boite aux lettres pour mon petit rituel de la journée, débuté le 16 décembre dernier, et quand je vois un petit bout d’enveloppe rose dépasser, mon cœur s’arrête et je reste figée devant le contenant.

- C’est elle…

La main tremblante, j’attrape la petite lettre fine alors que mon cœur s’affole dans ma poitrine. Je vais faire une crise cardiaque ! J’ai toujours rêvé de ce moment mais…maintenant qu’il est là, je ne sais plus quoi penser !! Je suis vraiment mariée ?! Vraiment vraiment ?! C’est complètement fou !! Alors, l’excitation prenant le dessus sur le choc, j’arrache la lettre dans sa pile et me réfugie dans ma chambre, tenant mon destin, fermement, dans mes mains tremblantes.
Après une petite hésitation, je l’ouvre, délicatement, faisant attention à ne rien déchirer. Mes yeux bleus parcourent les mots et...

« Madame, Monsieur, par la présente et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la loi, Mei Myūji, anciennement Fujiwara, et Setsuna Myūji, je vous déclare maintenant unis par les liens du mariage. »

Setsuna…M-Myūji ? Mais… Ce n’est pas… Mon sourire disparait petit à petit alors qu’une boule énorme se forme dans ma gorge. Je ne connais pas cette personne. Je pensais qu’Hiro-kun était… Mais… mes sentiments alors ? Ça veut dire que je dois…les abandonner pour aimer un inconnu ? Je referme doucement la lettre pour la poser sur ma table de nuit et me rouler en boule sous ma couette. Je ne comprends pas… Je ne comprends vraiment rien… Je me recroqueville sur moi-même alors que des perles chaudes et salées dévalent mes joues.

Quelques heures plus tard, j’entends la porte d’entrée se fermer. Puis des pas qui s’approchent, et ma mère qui cogne à ma porte et m’appelle avec une voix douce. Je ne réponds pas. Je suis toujours dans la même position, perdue, démunie, alors qu’elle finit par rentrer et allumer la lumière.

- Mei ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

Je ne dis rien. Je me redresse lentement pour trouver son regard apaisant. Elle a vu la lettre. Je le sais. Elle est voyante sur ma table de nuit. Et quand elle voit mes larmes, je sens dans son expression qu’elle comprend, qu’elle sait ce qu’il se passe. Elle me sourit avec toute la tendresse du monde et vient s’assoir à mes côtés, alors que je me précipite dans ses bras pour du réconfort.

- Ce n’est pas lui maman…
- Je sais… Ça va aller…

Le lendemain, je n’ai pas pu recroiser le regard d’Hiro. Je l’ai fui. Sans vraiment savoir ce que je faisais. Toute mon attention était focalisée sur cette lettre, et ce nom. Myūji. Je m’appelle…Myūji Mei… Et quand la professeure fait l’appel, c’est encore ce nom qui ressort, me faisant sursauter. Quoi ?! Déjà ?! Je me redresse alors que tous les regards se tournent vers moi, et que certains se mettent à chuchoter. Je ne peux pas m’empêcher de vouloir me cacher, fuir les regards et particulièrement le sien. Je veux partir… Je veux m’enfuir… Je ne veux plus être dans cette classe, sa classe.
Je suis une femme mariée à présent. C’est ce que j’ai toujours voulu… mais…pas comme ça. Mon amie se tourne vers moi avec un sourire surpris auquel je réponds timidement. Mais quand elle comprend le problème, son sourire disparait pour dévoiler de la compassion et une certaine tristesse, me faisant baisser les yeux.

Après quelques cours, quelques ragots, je ne tiens plus. Je ne peux plus rester ici. Il faut que je m’en aille. Je ne peux pas rester ici. Je veux rentrer chez moi. Alors je feins l’excuse de ne pas me sentir bien, ce qui, en soi, est vrai, et de vouloir aller à l’infirmerie. Une fois l’autorisation donnée, je me précipite en dehors de la salle sous les messes basses de mes camarades et me réfugie dans l’infirmerie, pour demander à retourner chez moi. On décide d’appeler ma mère, et assez rapidement, le verdict est fait, je peux rentrer, à condition que je prépare mes affaires pour déménager, ce que bien sûr, j’accepte. Je n’ai plus le choix.

« Mei & Setsuna Myūji
62-4-69 Shinjuku
Tokyo 100-8994 »


C’est le soir, je suis en bas de l’immeuble, valises à mes pieds, penaude, avec ma mère qui me tient la main et le parapluie. Je ne sais pas quoi faire. J’ai peur d’y aller. Quand je serre sa main dans la mienne, elle m’adresse des petits mots rassurants. Que tout va bien se passer. Qu’elle sera toujours là pour me soutenir. Que l’Incontestable a toujours raison et qu’il faut lui faire confiance. Ça me calme un peu en surface, mais mon cœur et ma peur ne s’apaisent pas pour autant. Elle monte avec moi dans l’ascenseur, m’aide avec mes bagages et plus on grimpe, plus la destination approche, plus mon cœur tambourine dans mon buste, menaçant de me faire vomir. J’inspire profondément et serre sa main de toute mes forces.

- Ça va aller… Je suis là. Je ne te laisse pas. Pas tant que tu n’es pas dans l’appartement. Aie confiance Mei.

Elle me sourit mais je n’arrive pas à le lui rendre. On avance jusqu’à la porte et elle me laisse passer pour que je compose le code. La porte s’ouvre, et quand je vois de la lumière, je me mets à paniquer, crispant ma main sur la poignée. Je ne vais pas y arriver !! Il est là !! C’est bizarre !! Je fais quoi ?! Qu’est-ce qu’il va penser en me voyant ?! Je suis assez jolie ?! Je lance un regard de détresse à ma mère et elle glousse, m’affirmant qu’elle comprend ce que je ressens mais que tout va bien. Elle m’invite à entrer la première et timidement, hésitante, je m’exécute, retirant mes chaussures et quand je me redresse, m’avance un peu dans l’entrée et le vois, je me fige, surprise. Alors que ma mère sourit largement.

Mais… Il est plus âgé !

Ft.Setsuna
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le Dim 16 Fév 2020 - 23:04
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Tu l’as entendue s’approcher de la porte d’entrée et tu as légèrement froncé un sourcil, intrigué de percevoir deux bruits de pas bien distincts. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle vienne accompagnée, mais après tout, il peut y avoir plusieurs raisons valables à cela. Ton regard se fige sur la poignée qui s’abaisse, et à cet instant précis, tu as l’impression que ton cœur est tombé dans ton ventre et qu’il cogne les parois de ton estomac vide.

Cette réaction de ton corps te laisse perplexe. Tu t’attendais déjà à tout ça. Tu connais le système, tu sais comment L’Incontestable fonctionne. Tu y es même confronté tous les jours. Alors pourquoi ce… stress ? C’est ça, le stress ? Même pour ton concours d’admission dans la milice, tu n’as pas ressenti ça…

La poussée de la porte est interrompue un instant, et ton dos se crispe légèrement. Tu détournes la tête et expires pour te ressaisir un peu et te détendre. C’est normal. Tout est parfaitement normal. Et tout va bien se passer. L’Incontestable est infaillible.

La porte s’ouvre finalement et tu regardes les deux visages qui apparaissent. Une mère et sa jeune adolescente. Ta première pensée est de te dire qu’au moins, cette femme a de l’expérience et que son visage doux et avenant est plutôt rassurant sur la suite des événements. Mais trois détails t’interpellent.

Il n’y a qu’une seule valise, et c’est la petite qui la porte.
Il n’y a qu’une seule chambre, et L’Incontestable n’aurait pas omis une chambre d’enfant au besoin.
Il n’y a qu’une seule sur les deux à arborer un visage anxieux, et ce n’est pas la mère.

Mais ton cerveau rejette de bloc toutes ces informations évidentes qui s’entrechoquent dans ton crâne. Tu regardes la jeune fille un moment. Puis sa mère, un peu plus longtemps. Tu espères que son regard sur toi exprime quelque chose. Mais non, elle semble totalement neutre, aussi souriante soit-elle. Tu te ressaisis. Après un raclement de gorge, tu les accueilles comme il se doit. Si tant est qu’il y ait une manière de procéder dans de telles circonstances lors d’une rencontre.

– Myūji Setsuna, enchanté, dis-tu en t’inclinant poliment devant ton aînée et sa fille.

Ton regard passe encore de la mère à la fille, et inversement. Tu n’avais pas imaginé qu’il serait si compliqué d’aborder celle qui t’accompagnera pour le restant de tes jours. En même temps, tu ne l’imaginais pas venir accompagnée. C’est un peu gênant d’aborder son épouse en présence d’un membre de sa famille, à laquelle tu n’appartiens pas encore totalement si ce n’est sur le papier. Mais tu es professionnel et tu sais garder ton sang-froid. De ta voix naturellement grave, tu précises en souriant doucement :

– Je n’ai pas encore visité l’appartement. Je préférais vous attendre.

Tu t’adresses aux deux femmes, même si ton regard semble désespérément s’accrocher à celui de la mère, dont tu ne ressens rien de particulier qui pourrait confirmer que c’est bien elle qui t’est promise.

– Vous voulez commencer la visite maintenant ?

Autant penser à autre chose. Le temps que la situation se clarifie.

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le Mar 18 Fév 2020 - 0:25
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Je sais que le mariage est possible à 16 ans, la preuve, je suis mariée. Mais je ne pensais qu’on pourrait marier un adolescent à un adulte. C’est…surprenant. Je ne sais pas quel âge il a mais visiblement… on est à plus de 5 ans d’écart. Perturbée, ne sachant que penser, je jette un coup d’œil à ma mère pour voir son sourire éclatant. Oh…Il lui plait… C’est, une bonne nouvelle je suppose. Elle me rend mon regard pour sourire plus largement et je comprends.

« Il est mignon, non ?~ »

C’est ça qu’elle me dit. C’est plutôt clair. Je pose de nouveau mes yeux sur lui pour le détailler timidement, de manière discrète, et je dois avouer qu’il a du charme. Grand, mince, des cheveux et des yeux marrons, un air calme et posé. Oui… physiquement, il est pas mal. Il me plait. Mais ce que je ne comprends pas c’est…Pourquoi un adulte alors que je suis une ado ? Pourquoi lui alors que je suis déjà amoureuse ? Et surtout, pourquoi moi ? Je ne suis même pas sûre d’être capable de le satisfaire… D’être assez mature…

- Myūji Setsuna, enchanté.

Je me tends alors qu’il s’incline poliment, surprise, et par réflexe, je fais de même accompagnée par ma mère souriante. Il faut que je me présente ! Il faut que je dise quelque chose, mais la pression, le stress et son aura intimidante d’adulte me tétanise. Je ne suis qu’une enfant ! Comment pourrais-je avoir ce genre de relation avec lui ? Est-ce que je serais à la hauteur ? Je voulais être mariée, mais je ne pensais pas que ce serait dans un contexte si compliqué !!
Voyant que je ne réponds pas, le regard fixé sur lui, tétanisée, bégayant légèrement, ma mère soupire pour prendre la parole.

- Enchantée Setsuna-kun. Je suis Fujiwara Marina. Et voici Mei. Pardonne son silence, elle est… intimidée. ~
- Maman !

Soudainement réveillée par ses mots, je la regarde avec des gros yeux alors que mes joues prennent feu. Elle n’a pas totalement tort, mais le dire à voix haute, devant l’intéressé, c’est embarrassant ! Elle glousse doucement, visiblement fière d’elle et je regarde de nouveau mes pieds. De temps à autre, je lui jette des coups d’œil, vérifiant inconsciemment qu’il ne prend pas ma mère et moi pour des folles. Ce qui serait compréhensible. Mais en voyant qu’il se contente de sourire pour ajouter qu’il n’a pas encore visiter l’appartement et qu’il voulait m’attendre, je cligne des yeux de surprise. Il vient d’arriver alors ? Il ne s’est pas du tout installé ? C’est… un peu moins intimidant. On est dans le même bateau alors…

- Vous voulez commencer la visite maintenant ?
- Oh oui ! C’est une bonne idée ! Il va bien falloir que vous preniez vos marques, n’est-ce-pas ? Je vais y aller, moi, et vous laisser faire connaissance~ Vous m’inviterez pour visiter quand vous vous serez approprié les lieux~

Je fais volteface pour regarder ma mère et la fixer intensément. Reste. Reste s’il te plait. Ne pars pas, pas encore, pas maintenant. Attends encore un peu ! Elle me rend mon regard, mais je comprends qu’il n’y a rien que je puisse faire, qu’il faut que je me jette dans le vide, que j’y aille, et la meilleure manière, c’est l’intimité avec lui, être seule avec lui. Sinon, je ferais du sur-place. Mon cœur accélère alors que le stress monte en flèche. Ma mère s’avance vers moi, vient embrasser mon front pour me murmurer de nouveau que tout va bien se passer, qu’il a l’air tout à fait gentil, et que je ne risque rien. Puis elle s’éloigne.

- Eh bien. Je vous laisse ! Setsuna-kun, je te confie Mei. J’ai été ravie de te rencontrer ! N’hésitez pas à passer un soir à la maison pour dîner ! Ça me ferait vraiment plaisir~ Sur ce, à la prochaine !

Elle sourit, s’incline de nouveau, et s’éclipse sans que j’aie le temps de dire quoique ce soit. Mon cœur bat à la chamade alors que dans ma tête tourne cette phrase en boucle.

« Je suis seule avec mon mari, qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ? »

Toujours dos à lui, je fixe la porte d’entrée, comme si j’avais encore l’espoir qu’elle s’ouvre sur ma mère qui vient me sauver. Mais bien sûr… il n’en sera rien. Je le sais. Mais je continue de fixer cette fichue porte, et quand, soudainement, j’entends sa voix grave, je sursaute et me tourne pour le regarder, tendue, crispée.

Ft.Setsuna
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le Mar 18 Fév 2020 - 2:38
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Les choses se confirment lors des présentations. Mei est bien la jeune fille intimidée qui semble vouer une fascination sans limite pour le bout de ses pieds en ce moment même. Sa mère, bien plus expansive, prend un malin plaisir à la taquiner, et tu assistes à la scène, un peu gêné toi aussi. Une chose est sûre, Marina semble t’avoir tout de suite adopté. Du moins, c’est ce que tu ressens dans sa façon de s’adresser à toi, cordiale et déjà familière.

Setsuna-kun, vraiment ?

Tu enregistres dans un recoin de ta mémoire l’invitation. Ce sera pour plus tard… Quand Mei sera un peu plus à l’aise avec toi.

Bien vite, la mère abandonne littéralement sa fille. Cette confiance sincère et rapide ajoute un sentiment de pression sur toi, mais tu parviens à t’en libérer en inspirant profondément avant d’expirer discrètement. L’épanouissement d’une jeune fille, de sa fille, est entre tes mains. C’est à tes côtés qu’elle va emprunter le long chemin de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte. C’est une lourde responsabilité, qui ne tolérera aucun faux pas de ta part. Heureusement pour toi, tu as les épaules larges, et pas seulement dans le sens physique du terme. Tu seras à la hauteur, L’Incontestable n’en doute pas.

Ton regard brun se pose sur la jeune fille qui scrute la porte en silence, en te tournant toujours le dos. Tu serais bien tenté de l’approcher, mais tu risques de la faire sursauter quand elle te remarquera près d’elle. Alors tu te contentes d’un seul pas dans sa direction et tu fixes à ton tour la porte. Tu n’es pas sûr qu’elle apprécie tes yeux rivés sur elle quand elle se tournera vers toi pour te répondre.

– Tu veux que je porte ta valise ?

Ta voix grave reste égale. Heureusement d’ailleurs que tu as le parfait contrôle de ta tonalité, car le calme dont tu fais preuve ne l’a pas empêchée de sursauter avant de t’adresser un regard inquiet. Une main dans la poche, tu baisses un instant le visage, souriant pour toi-même. Il faudra être patient et ne pas la brusquer. Tu l’observeras un peu plus tard, quand ta présence l’intimidera moins.

Tu n’oublies pas pour autant les devoirs quotidiens d’un couple. Déformation professionnelle. Vous, les miliciens, êtes à l’affût du moindre non-respect des clauses qui forment tout dossier de mariage. Forcément, bien malgré toi, tu ressasses les règles dans ta tête afin ne pas te mettre en porte-à-faux vis-à-vis de la loi. Ce serait un comble pour toi, si cela venait à arriver. Cela dit, il vous reste plusieurs heures avant de vous en inquiéter sérieusement. De toi-même, tu décides d’occulter ces obligations et te libérer des tensions que cela engendre.

– On pourrait les poser dans la chambre et visiter ensuite le reste de l’appartement, suggères-tu.

Une proposition à double tranchant. Tu en as parfaitement conscience, mais cela te semble important que Mei puisse se projeter en voyant dans quels types de rangements elle pourra mettre ses affaires, et dans quel univers elle s’apprête à vivre. Après tout, il est préférable de débarrasser au plus vite l’entrée afin de vous approprier ces lieux, mais tu n’oublies pas que face à toi se trouve une jeune fille dont la vie vient de basculer. Nul doute d’ailleurs qu’en recevant l’enveloppe rose, son monde tout entier s’est écroulé.

Tu as été adolescent toi aussi. Tu te souviens de certaines camarades de ta classe qui espéraient que L’Incontestable les unirait à leur premier crush d’écolière. Il y avait fort à parier qu’une bonne décennie plus tard, rien n’avait changé, et que ce petit cœur tendre sous tes yeux s’était convaincu de vivre une magnifique passion avec un garçon de son âge. Toutefois, ta compréhension s’arrête là. Non pas parce que tu es dénué de compassion, mais parce que ce genre de choses ne te regarde pas. Elle a son jardin secret, tout comme tu as le tien, et c’est quelque chose que tu respectes.

D’ailleurs, il serait temps que tu te montres un peu rassurant avec elle. Elle est complètement tétanisée devant toi, et de ton côté, tu ne fais rien pour la mettre à l’aise. Allez, un petit effort. Juste un petit mot, léger sans être superficiel, encourageant sans être alarmant...

– Tu es très jolie. dis-tu en posant tes yeux sur elle.

… Bon, seul celui qui ne fait rien ne se trompe jamais, si l’on en croit l’adage. Peut-être lui préciser plus tard que malgré ta bonne volonté, tu n’as jamais été très doué en rapports sociaux ?

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le Mar 18 Fév 2020 - 7:39
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Ce n’est pas vraiment que je sois surprise qu’il m’adresse la parole ! Je sais que c’est normal, mais j’étais tellement focalisée sur cette porte que la tension dans mon corps s’est accentuée d’un coup, sans que je m’en rende compte. Alors je me retrouve face à lui qui baisse les yeux sur moi, un petit sourire aux lèvres. Il… Il a dit quoi ? La valise ? Ah ! Oui ! Si je veux qu’il porte ma valise. Je secoue la tête timidement. Je peux me débrouiller. Enfin, je ne veux pas qu’il pense que je rejette son aide ! C’est peut-être un peu le cas mais… Bon ok… c’est complètement le cas. Mais elle n’est pas si lourde alors je peux me débrouiller ! Et puis… je ne vais pas l’embêter avec ça ! Il a déjà sa propre valise à gérer !
Alors j’attrape mon bagage, ne lui ayant toujours pas adressé la parole, mais je regarde autour de nous, pas vraiment sûre d’où mettre mes affaires. Le placard derrière moi ? Mais… où est la chambre du coup ? La…chambre. L’unique… chambre.

- On pourrait les poser dans la chambre et visiter ensuite le reste de l’appartement.

Je pose mon regard sur lui, et plus je le regarde, plus mon visage devient cramoisi. Je crois que je n’avais pas encore réalisé, me voilant la face sûrement. Mais avec cet homme, je vais devoir faire tellement de choses auxquelles je n’avais encore jamais osé penser ! Puis je me souviens des règles. S’embrasser une fois par jour. Dormir dans le même lit. Avoir une relation sexuelle toutes les deux semaines… La dernière règle se répète en boucle dans ma tête et je déglutis. Je…je ne suis pas prête. Vraiment pas. Je ne veux pas… C’est effrayant… Et avec, certes mon mari, mais quelqu’un que je ne connais pas ?
Certes, c’est impossible, mais je n’ai pas vraiment le choix. Alors autant se préparer psychologiquement à partir de maintenant… Je baisse les yeux, le visage encore rougis par mes pensées impures et finis par répondre timidement.

- O-oui… c’est une bonne idée.

Je sers mes mains sur la poignée de ma valise, respirant profondément pour essayer de calmer mon cœur et d’apaiser mon stress. Ok… qu’avait dit maman pour ce genre de chose… ? Si ça te stresse trop, que tu as peur de lâcher prise, soit celle qui contrôle. Non. Non non non ! Pas possible ! Ce n’est pas moi ! Je ne suis pas comme ça… Et puis, je ne sais absolument pas comment faire ! Mieux vaut qu’il me guide, non ? Je suis complètement plongée dans mes pensées, appréhendant ce moment inévitable, quand j’entends sa voix.

- Tu es très jolie.

J’écarquille les yeux de surprise et le regarde, et quand nos regards se croisent, je panique. Je rougis d’autant plus, flattée et perturbée à la fois, je réponds sans vraiment réfléchir.

- Toi aussi !

Je me mords la lèvre. Ce n’était pas bizarre ? Si c’était bizarre. Je suis sûre qu’il me trouve bizarre ! Je détourne le regard, regrettant immédiatement ma réponse irréfléchie mais je vais quand même vérifier sa réaction discrètement. Le seul homme qui m’a dit que je suis jolie, c’était mon père. Puis, à partir du moment où il est parti, on ne me l’a plus jamais dit. Alors ça m’a fait plaisir ! Vraiment ! Mais j’ai été prise au dépourvu, quoi... Me mordant toujours la lèvre, je me mets doucement à sourire, lui jetant des petits regards timides. N’oublie pas Mei, vous êtes dans le même bateau ! C’est sûrement autant bizarre pour lui que pour toi ! Il se retrouve quand même marié à une gosse… Alors j’essaie de me détendre, j’inspire profondément puis expire, sans essayer d’être discrète. J’attrape ma valise et me reprend, m’avance dans l’appartement et cherche la chambre à coucher.

- C’est…par là ?

Je passe derrière lui, essayant d’y mettre un peu d’entrain, et vais ouvrir une porte au fond de la pièce, à côté d’une autre. J’y glisse mon visage, fais la moue, puis referme la porte. C’est la salle de bain. Essaie encore Mei, tu vas finir par visiter l’appartement en voulant mettre tes affaires dans la chambre… Je me redresse et me tourne vers Myûji-san, lui faisant un petit sourire timide.

- Raté…

Ft.Setsuna
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le Mar 18 Fév 2020 - 23:47
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Tu ne peux t’empêcher de sourire en te baissant pour prendre tes deux sacs de sport. Ce n’est pas pour te moquer, tu ne te le permettrais pas. Mais tu es presque certain que peu importe ce que tu aurais pu dire, elle se serait empressée de répondre « Toi aussi ! » de la même façon.

Tu la vois avancer dans l’appartement, sa valise dans les mains, se dirigeant assurément vers... la salle de bain. Comment tu le sais ? Eh bien il t’est arrivé plusieurs fois de faire irruption dans le domicile de dissidents de L’Incontestable, et tu te souviens de plusieurs interventions dans cette résidence. Tu as donc pu constater que tous les appartements ont été bâtis sur le même modèle.

- Raté…

Sa voix est aussi timide que le sourire qu’elle t’adresse. Sous son air penaud, tu te contentes d’acquiescer avec une expression rassurante, puis tu pousses une porte sur ta gauche qui révèle la fameuse chambre. Votre chambre, en l'occurrence. Avant que Mei ne te pose des questions, tu expliques succinctement :

– J’ai déjà été amené à travailler dans cet immeuble. Tous les appartements se ressemblent plus ou moins dans les plans. Par contre, il semble qu'ils ont chacun une décoration propre.

Tu t’effaces un peu sur le côté pour l’inviter à te rejoindre, et d’un même mouvement, vous jetez un regard à l’intérieur. L’ambiance est sombre, moderne et sobre. C’est tout ce que tu aimes dans une chambre : des murs foncés, un cadre de lit clair, un tapis à formes géométriques colorées pour ajouter une touche de vie… Un lieu calme et reposant, en somme. Tu t’y vois déjà, semi-allongé dans le lit, avec un livre entre les mains. Bien vite s’ajoute à cette image celle de ta toute jeune épouse à tes côtés, se recroquevillant frileusement sous les couvertures. Et sans rien contrôler, ton cerveau prolonge cette scène. C’est lorsque tu te vois l’embrasser sur le front que tu clignes des yeux pour te forcer à revenir à la réalité.

Tu t’assures aussitôt que ta respiration est restée mesurée. Heureusement oui. Et soudain, tu sens sous ton menton une petite mèche de cheveux bleutée. Elle te frôle la gorge quand Mei tente de passer devant toi pour voir quelque chose – eh oui, tu prends trop de place, mon grand –, toujours avec sa valise certes assez légère mais encombrante.

Ton regard professionnel analyse la forme de la chambre, sa dimension, l’emplacement du lit par rapport à la porte. Ton regard est un peu plus sombre l’espace d’un instant.

– Est-ce que ça t’ennuie de me laisser la place la plus proche de la porte ?

C’est ton instinct de protection qui te pousse à lui faire part de cette préférence. Si un jour, une personne mal intentionnée venait à entrer par effraction et vous menacer, tu préfères être devant pour gérer la situation… et surtout protéger cette toute jeune fille dont tu as à présent la responsabilité totale. Après tout, tu ne fais pas un métier sécuritaire. Des menaces de mort de la part d’anti-Incontestables extrémistes, tu en as déjà reçues, et l’homme de valeurs que tu es prend très au sérieux ses devoirs envers sa petite épouse.

Ta dévotion sans pareille pour le gouvernement t’aide certainement à aborder ce mariage de la meilleure des façons : vous étiez destinés l’un à l’autre depuis toujours. À présent qu’elle est entrée dans ta vie, tu te dois de la choyer, de la respecter et de la protéger plus que quiconque. En fin de compte, cette façon de vivre est plus simple et facile, alors pourquoi se dresser contre ?

Tu poses sur Mei un regard plus doux que l’expression froide et sérieuse affichée juste avant, quand tu t’es mis à redouter une possible intrusion chez vous. Tu tentes un sourire qui se veut rassurant.

– Je t'avoue que je me sentirais plus à l'aise.

Tu évites de dire que c'est pour mieux faire rempart en cas de danger. Car tu doutes que ce genre de précisions, aussi flatteuses puissent-elles être, soient des plus réconfortantes lors d'une première rencontre.

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le Jeu 20 Fév 2020 - 0:23
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Je dois passer pour une imbécile… Je n’arrive pas vraiment à déterminer ce qu’il pense. Il se contente d’acquiescer avec un sourire rassurant et je suis en train de me demander s’il ne me prend pas, tout simplement, pour une enfant perdue. C’est sûrement le cas, c’est un peu le cas en fait. Je suis complètement paumée. Je ne sais pas comment agir. Je ne sais pas quoi dire. J’essaye de meubler mais c’est un peu maladroit et ça doit vraiment se voir… Il pousse une porte. La porte de la chambre. Et je me fige. Mais… il avait dit qu’il n’avait pas visité l’appart alors… comment il sait ? Je le regarde, avec deux billes curieuses et intriguées à la place des yeux, et, comme s’il lisait dans mes pensées, il rétorque.

- J’ai déjà été amené à travailler dans cet immeuble. Tous les appartements se ressemblent plus ou moins dans les plans. Par contre, il semble qu'ils ont chacun une décoration propre.

Ah ? Il a déjà travaillé dans l’immeuble ? Il était gardien ? Ou un truc du genre ? D’ailleurs… c’est quoi son métier exactement ? Parce que c’est un peu lui qui paye pour l’instant… On n’a vraiment aucune information sur nos conjoints quand on se marie… C’est étrange… Enfin, en parlant d’argent, faudrait que je l’aide un peu… Je vais prendre un boulot étudiant je pense… Je serais utile et c’est toujours une expérience à avoir !
Il s’écarte pour me laisser de la place et je m’approche lentement, emportant ma valise avec moi, puis jette un œil dans la chambre. Et j’en reste bouche bée. Je vais vraiment habiter là ? Vraiment vraiment ? Je veux dire… la chambre est immense ! Le lit est immense !! Et cette baie vitrée !!! C’est le grand luxe, là ! Choquée, mais aussi surexcitée, je suis incapable de parler, j’observe la pièce avec des paillettes dans les yeux. Les meubles modernes, les couleurs, le tapis, c’est sublime. C’est parfait. J’ai même la folle envie de sauter sur le matelas ! Matelas où on va… Je deviens soudainement cramoisie et me redresse, déglutissant.

« Pense à autre chose ! »

Alors je me contente de passer devant lui, emmenant ma valise pour entrer dans la pièce et la dépose à côté de la commode. Je m’approche de la baie vitrée et observe la ville. On n’est pas super haut donc ça va.

- Est-ce que ça t’ennuie de me laisser la place la plus proche de la porte ?
- Hein ?

Je me retourne et lève les yeux vers lui et quand je vois son regard froid et sérieux, je frissonne. Qu’est-ce qu’il se passe ? Il n’était pas comme ça avant… Il s’est passé quelque chose ? Il a un problème avec les places contre le mur ? Enfin, ce n’est pas vraiment contre le mur donc je ne vois pas vraiment le problème mais bon… s’il est à cheval là-dessus, je ne vais pas faire de chichis. Je me moque un peu d’où je dors, tant que c’est confortable. Et ce lit à l’aire de faire totalement l’affaire. J’hausse donc les épaules, et quand il me regarde, son regard redevient doux, et je comprends que le problème n’était pas moi, mais autre chose. Il essaye de sourire et je me mordille la lèvre, curieuse mais aussi nerveuse. On parle quand même de place pour dormir… ensemble…

- Je t'avoue que je me sentirais plus à l'aise.
- Ah ! Euh…Pas de problème… Si tu as des préférences, ça me va, moi je n’en ai pas…

Je lui souris timidement puis baisse mes yeux sur ma valise. Il va falloir que je m’active mais… je ne sais pas trop ce que je vais faire ensuite. Je m’installe maintenant et range mes affaires ? Ou je visite le reste de l’appartement ? Je ne sais pas trop… Je continue de réfléchir, quand soudainement, mon ventre se met à gargouiller de manière peu glorieuse et je rougis violemment. Oh. Mon. Dieu. J’ai honte ! Je garde le regard fixé au sol, les joues enflammées, et vais doucement cacher mon visage. Ce bruit était si peu discret… Si peu glamour ! Mais au moins, il est clair… j’ai faim, très faim. Je me mets à rigoler nerveusement et finis par le regarder.

- Je…propose qu’avant de visiter on… mange…

Rapidement, embarrassée, je me faufile hors de la chambre, fuyant son regard, pour aller dans ma future pièce préférée, la cuisine. C’est l’heure de manger de toute façon ! Il va bien falloir que je commence à cuisiner ! J’espère juste que le frigo est rempli. Je l’ouvre sans ménagement, et mon sourire s’élargit en voyant qu’il l’est. Chouette ! Pas besoin de commander de la malbouffe ou de faire les courses tout de suite ! Je regarde dans le réfrigérateur à la recherche de ce que je pourrais faire puis lance avec entrain, motivée par l’idée de monter mes talents de cuisine.

- Il y a quelque chose que tu veux manger ? Quelque chose qui te fait envie ?

Ft.Setsuna

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le Jeu 20 Fév 2020 - 6:48
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Tu lui rends son sourire, pas vraiment étonné de la voir baisser le nez à nouveau devant toi. Tu la regardes, remarquant bien qu’elle ne sait pas quoi faire sur le moment présent. Toi-même tu es forcé d’admettre que cette façon de se rencontrer et d’emménager est on ne peut plus déstabilisante. C’est vraiment parce qu’avec l’âge, tu as atteint une certaine maturité, et qu’on te soupçonne d’être génétiquement plus proche d’un iceberg que de l’espèce humaine, que tu parviens à rester d’humeur constante. Un peu à cause de cette pièce intime, tu te souviens que la dernière comparaison faite sous les draps te rapprochait finalement d’un volcan : calme en apparence, mais avec ce feu intérieur qui ne s’éteint jamais.

Tu prends une moue perplexe en voyant que ton regard traîne à nouveau sur le lit. Cette pièce t’amène décidément à de vilaines pensées, et il va être temps de trouver autre chose à faire pour t’occuper l’esprit. Un coup de tonnerre te permet de t’arracher à la contemplation de la chambre et tu fixes Mei, éberlué, alors qu’elle balbutie :

- Je…propose qu’avant de visiter on… mange…

Tu comprends aussitôt que ce bruit de tonnerre vient de son ventre, et tu ne peux t’empêcher de sourire discrètement. Si cela avait été d’un ami de longue date, sans doute te serais-tu permis de rire légèrement. Mais la pauvre adolescente devant toi a déjà l’air bien assez honteuse, ce n’est pas utile d’en rajouter.

– C’est une bonne idée, commentes-tu en hochant la tête.

Tu la vois arriver un peu précipitamment, pressée de sortir de là. Est-elle gênée ? À une autre époque, tu te serais proposé d’aller dormir sur le canapé. Toi comme elle, vous savez que ce genre de délicatesse n’est plus autorisé depuis bien longtemps. Inconsciemment, alors qu’elle marche assez vite à ta hauteur, ta main s’écarte de ton corps de quelques centimètres et tes doigts se tendent légèrement, pour frôler les siens.

Ce contact t’électrise littéralement et tu fermes les yeux, parvenant tout juste à réprimer le frisson qui menaçait de remonter le long de ton échine. Pourquoi tu as fait ça ? Cela ne te ressemble pas de rechercher le contact, pourtant… Tu masques ton trouble sans trop de peine et décides de la suivre d’un pas plus mesuré. En entrant dans l’espace de la cuisine, tu baisses les yeux, la surprenant avec le nez plongé dans le réfrigérateur. Quand elle s’adresse à toi, sa voix est tout de suite beaucoup moins timorée, plus enjouée. Et tu es à la fois tellement surpris par ce changement, et soulagé de la voir se détendre un peu, que tu l’entends à peine. Tu marques d’ailleurs un temps d’arrêt avant de percuter qu’elle vient de te demander quelque chose. Ton subconscient remonte la bobine et tu te répètes mentalement sa question :

– Je pensais préparer des beignets de poisson frit, et en accompagnement, un peu de riz, du chou blanc en fines lamelles et une feuille de salade. Est-ce que tu aimes ça ?

Tu t’approches et ouvres quelques placards, vérifiant ainsi que les ingrédients nécessaires à la chapelure ont été également prévus. Tu baisses à nouveau les yeux sur Mei. Tu n’abuses pas de la friture, mais les karaage font quand même partie de ces péchés mignons dont les Japonais raffolent. Enfin il y a toujours des exceptions, mais tu espères intérieurement que ta nouvelle épouse partage quelques goûts culinaires avec toi.

Après tout, ni l’un ni l’autre ne connaît les goûts de son conjoint, qu’il s’agisse de cuisine, de musique, de cinéma, de lecture. Vous vous découvrez totalement et cette expérience unique, que tu connais par cœur dans la théorie pour l’avoir répétée de nombreuses fois aux dissidents politiques, tu es en train de la vivre pleinement.

Conscient de cette chance – car pour toi, c’en est une –, tu décides de te détacher de tout ce stress camouflé et d’en profiter. Tu as déjà assez de difficulté à exprimer tes émotions, ce n’est pas pour laisser en plus les tensions gâcher ces premiers moments marqués par la maladresse et la curiosité mêlées.

– On peut se répartir les tâches, si tu veux ? Et on finira ensemble.

Tu dois avouer que toi-même, tu commences à ressentir la faim, alors que tu n’as rien mangé depuis la veille au soir.

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le Jeu 20 Fév 2020 - 23:43
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Mon nouveau mari valide mon idée de préparer à manger et je me faufile pour fuir cette chambre et me réfugier dans la cuisine. Mais s’il a quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’est bien ce qu’il s’est passé quand je suis passée près de lui. C’est ce contact, qui m’a perturbée bien plus que je ne l’aurais imaginé. Un contact certes léger, mais un contact qui a provoqué beaucoup de choses.
Ses doigts frôlent les miens et un frisson me parcourt entièrement, me laissant rougissante, avec le cœur qui bat à toute vitesse. J’ai chaud… Mes doigts, les endroits qui sont entré en contact avec sa peau, me chatouillent et me brûlent. Je ne comprends pas, et mon corps réagit d’une manière que je n’ai jamais vécu auparavant.

« Il… m’a touché ! »

Un premier contact et je suis complètement perturbée. Ça en dit long sur la suite… Mon cœur ne se calme pas et je me n’arrive pas à déterminer quel est ce sentiment. Je ne le connais pas ! C’est la première fois qu’on se voit, et pourtant… Pourquoi ce frisson ? Et pourquoi mon cœur a-t-il accéléré ? Je n’ai pas vraiment peur de lui alors… pourquoi ? Mon cerveau fonctionnant à mille à l’heure, et essayant de décrypter mes sentiments, je mets le nez dans le réfrigérateur, le visage cramoisi, essayant de me cacher un peu. J’ai si chaud… le frais me fait du bien. Mon regard se faufile entre les aliments présents dans le frigo et petit à petit, je me focalise sur ma mission. Il faut que je fasse à manger ! Mon entrain revient doucement et je lui demande tout simplement s’il a des envies particulières, histoire de trouver des idées de repas.

- Je pensais préparer des beignets de poisson frit, et en accompagnement, un peu de riz, du chou blanc en fines lamelles et une feuille de salade. Est-ce que tu aimes ça ?
- Mmh…


Du Karaage au poisson ? Je sais faire ! Je n’ai pas de soucis avec ça. Mais je pense que la salade de chou blanc et la salade, c’est un peu triste en accompagnement… Je réfléchis, faisant ma moue sérieuse habituelle, alors qu’il fouille dans les placards. On va faire du riz, ça me parait évident… Mais… j’avoue que j’ai bien envie d’une salade de patates. Ma recette est super bonne, et j’ai vraiment envie de la partager ! Je me redresse, récupérant les ingrédients pour le karaage et le riz.

- Je propose karaage au poisson, du riz, un peu de soupe et une salade de patates ! Tu aimes la Potato Salad ? Si t’aimes pas, t’es bizarre ! Tout le monde aime ça !

Je ris doucement et continue de m’activer. S’il n’aime pas ça, tant pis ! Je m’en ferais un peu pour moi ! J’ai aussi envie de miso… J’aime beaucoup trop ça ! Le sourire de nouveau sur mon visage, je sors tous les ingrédients nécessaires pour mes petits plats, quand il me propose quelque chose à laquelle je ne m’attendais absolument pas. Répartir les tâches ? Cuisiner ensemble ? Je le fixe avec des petits yeux surpris. Il cuisine ? C’est… euh… je pensais que ce serait mon rôle mais… Ouah ! Je ne m’y attendais pas. Vraiment pas. Un peu perturbée, j’hoche timidement la tête et m’écarte pour lui laisser un peu de place, curieuse de voir comment il s’en sort.

- Tu peux faire le karaage et le riz… Je vais m’occuper de la soupe et de la salade.

Au moins, c’est équitable ! Et puis… Ça ne m’empêchera pas de surveiller ce qu’il fait. Les bons côtés, c’est qu’on va gagner du temps et qu’on mangera plus tôt ! Enthousiasmée par la nourriture, agréablement surprise de le voir s’investir dans la cuisine, mon humeur devient plus positive, et je me détends enfin. On s’active et je n’ai plus peur de faire la conversation, posant des petites questions sur ses goûts culinaires.

- Tu as déjà manger des plats d’autres pays ? Je me suis toujours focalisée sur la nourriture japonaise… et puis, je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de voyager alors…

Je coupe mes pommes de terre, quand soudain, on est coupé par une sonnerie. Une sonnerie qui vient du moniteur, et de nos téléphones. Je sursaute et lui jette un regard, surpris. Déjà ? Mais… on vient à peine d’arriver et on a déjà une mission ? Intriguée, je sors mon téléphone et regarde l’ordre. Une vidéo se met en route et le son emplit l’appartement et j’écoute sagement.

- Vous êtes fatigués de votre quotidien morne et récurrent ? Il est des lieux que vous ne pouvez plus voir en peinture ? Le métro, le bureau, la cafétéria ? Pas de panique, mes chéris, l'Incontestable a la solution qu'il vous faut. Passez une journée en compagnie de votre cher conjoint et faites l'amour en public ! Que ce soit dans l'ombre d'une salle de cinéma pour les plus timides ou carrément sur la table d'un restaurant, cette méthode est idéale pour oublier un instant le stress de la vie. N'ayez pas peur de soumettre votre amour au regard des autres.

Je me fige, alors que mon cœur semble s’arrêter. Je ne suis plus capable de penser, ni de bouger. Faire l’amour…en public ? Faire… l’amour… en public… Mais… ce n’est pas possible… Non. Ce n’est pas possible. C’est une blague ! Il ne peut pas nous demander ça alors que je suis encore vierge et qu’on vient de se rencontrer !! Ce n’est pas possible. Je me mets à rire nerveusement, incapable de me retourner pour regarder mon mari. Je… Je ne suis pas prête… Je… Je ne veux pas… Pas en public ! S’ils veulent qu’on fasse l’amour aujourd’hui, alors d’accord ! Mais je ne veux pas que ma première fois soit dans ces conditions-là !! J’ai peur… Je ne veux pas qu’on me voit… Ils ne peuvent pas.
Alors je finis par me tourner vers Setsuna, n’arrivant pas à cacher la peur et l’incompréhension sur mon visage.

- Je… pas en public… S’il te plait…

Silencieusement, mes émotions prennent le dessus et je me mets à pleurer, mes mains viennent essuyer mes joues alors que les larmes continuent de perler sur ma peau. Je ne veux pas…

Ft.Setsuna
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le Ven 21 Fév 2020 - 6:49
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Si le trouble évident de Mei était plutôt flatteur lors de ce contact entre vos doigts, il faut reconnaître que son aisance et sa motivation pour faire à manger te rassurent. Au moins un domaine où elle semble prendre ses repères toute seule. Tu as même un sourire sur les lèvres quand elle affirme que ne pas aimer la salade de pommes de terre est presque considéré comme un crime dans l’histoire de l’art culinaire. Certes, elle ne le dit pas de cette façon, mais c’est ainsi que tu le traduis.

Tu acceptes sans broncher ses directives, presque heureux de la voir entreprenante. Maîtrisant plutôt bien la cuisine de ton pays, tu prépares de quoi faire la pâte à beignet qui va envelopper les karaage. Une assiette de farine, une autre d’œufs crus mélangés, une dernière de chapelure. Tu prends ensuite les filets de poissons conservés au frais dans le réfrigérateur, et tu les découpes soigneusement pendant que tu écoutes Mei. Elle devient curieuse, en témoignent ses questions sur ton expérience quant à la cuisine du monde.

- Oui, j’ai pu goûter à quelques plats à l'étranger. Marocains, péruviens, indiens, français… Je pourrai essayer de te les préparer ici pour que tu les découvres, mais ce sera mieux de voyager ensemble pour que tu puisses les savourer dans un cadre authentique.

Est-ce que laisser sous-entendre que tu as les moyens de quitter le pays ne te fait pas, malgré toi, passer pour quelqu'un de prétentieux ? De plus, c’est peut-être un peu précipité de parler de voyage dès maintenant… Mais cela fait partie de ta vie, et tu te dis que c’est important de voir sa réaction à ces propos. Quand tu prends des vacances, tu passes un peu de temps chez tes parents, et ensuite tu prends l’avion pour une nouvelle destination, afin de voir de nouveaux horizons. À présent, tu pourras toujours proposer de passer un peu de temps chez sa mère également. Reste à savoir si Mei acceptera de te suivre, loin de son pays natal… Dans le pire des cas, tu la feras voyager à travers les plats que tu lui prépareras.

D’ailleurs, tu te rends compte que tu vas devoir à présent prendre tes congés en fonction de ses vacances scolaires. Enfin non, ce n’est pas une obligation en soi, mais cela te semble être la chose la plus logique à faire, pour que vous puissiez passer un maximum de temps ensemble. En te faisant mentalement cette remarque, tu l’observes en train de découper les pommes de terre tout en accomplissant tes propres tâches. Tu souris, puis tu réponds, un peu tardivement :

– Et non, je n’ai jamais mangé de Potato  Salad, mais ce sera l’occasion d’y goûter ce soir, commentes-tu en hochant la tête.

T’attendant à des remarques étonnées sur ce sujet, tu commences à laver le riz quand soudain, tu entends la sonnerie du moniteur, aussitôt suivie de celle de votre application. Tu n’as pas le temps de dégainer ton portable que Mei a déjà les yeux rivés sur son écran. Puisque cela vous concerne tous les deux, tu ne prends pas la peine de sortir ton téléphone de ta poche. Tu es un peu déconcentré pour le coup, tu ne t’attendais pas un message si rapide, alors que ça fait à peine quinze minutes que vous vous êtes rencontrés. Cherchant à ne pas te laisser perturber, tu te concentres sur tes grains de riz quand soudain, ta main se crispe sur le manche de la passoire et tes yeux s’écarquillent devant le débit de l’eau.

Tu fermes le robinet et poses l’ustensile le plus calmement possible, puis tu tournes la tête vers Mei qui lève sur toi un regard implorant embué de larmes. Tu retiens ton souffle. Tu as du mal à croire ce que tu as entendu, mais ses mots hachés confirment les ordres de L’Incontestable. Ton regard sur elle est à la fois déconcerté et peiné. Tu sais comme elle que vous devez obéir, et que vous n’avez que douze heures pour le faire. Tu sais comme elle que vous avez un temps limité, sous peine de voir la milice arriver. Tu ne peux t’empêcher de penser que rencontrer tes collègues dans cette situation serait particulièrement gênant.

Tu te figes en voyant les larmes quitter le bord de ses paupières. Elle pleure… Oui, c’est normal. Mais comment réagir dans ces moments-là ? La réconforter, évidemment. Et comment ? La prendre dans tes bras ? Alors que dans quelques heures, tu devras à nouveau l’étreindre de la façon la plus intime, dans un lieu paradoxalement tout sauf intime ?

Tu fermes les yeux un instant, soufflant silencieusement. Ton corps te rappelle qu’il est temps de reprendre une respiration normale. Tu t’approches de ta toute jeune épouse et tu risques une main sur son épaule, proposant tacitement qu’elle se réfugie contre toi si elle le désire ou qu’elle s’écarte pour rompre le contact. Tu baisses les yeux vers elle. Elle est si petite… tu as peur de la casser si tu la serres contre toi. Et trouver les mots dans ces circonstances, c’est particulièrement compliqué pour toi.

Tes yeux se mettent à faire un mouvement particulier, que tu n’arrives pas à contrôler, fuyant successivement de droite à gauche, très rapidement. Ces mouvements oculaires rapides, généralement propres au sommeil paradoxal, sont toujours survenus chez toi dans des moments précis, plus particulièrement durant des missions dont la situation dégénérait, et où il te fallait trouver une solution très rapidement.

D’une voix très mesurée et douce, tu murmures calmement :

– Nous allons faire les choses dans l’ordre.

Tu tentes un sourire rassurant, mais même toi tu as du mal à croire à cette tentative de réconfort. Ta main toujours posée sur son épaule, tu lèves l’autre vers la lourde mèche bleue qui recouvre son œil. Tu t’apprêtes à la soulever pour laisser ce visage innocent respirer un peu, mais tu te ravises. Cette mèche est peut-être une façon pour elle de se protéger. Comme un bouclier, une carapace…

– Personne ne nous verra. Je te le promets.

Ce n’est pas comme si les femmes qui se sont chargées de t’éduquer sexuellement avaient omis de te faire vivre ce genre d’expérience, souvent excitante pour elles quand elles ont acquis une certaine maturité, et littéralement pétrifiante pour toi la première fois. Aujourd’hui aguerri, plusieurs options ouvrent leur fenêtre dans ta tête.

Tu t’agaces toi-même. Tu es incapable de te concentrer sur le réconfort de Mei. Ton cerveau ne parvient pas à se poser, il est obligé de toujours tourner à plein régime quand il faut parvenir à un dénouement délicat.

Mei… Innocente, et déjà confrontée à ce genre de dérives perverses. Sans même penser à ta propre gêne, toutes tes inquiétudes vont pour elle. Dans une situation de stress identique, tes anciennes conquêtes t’auraient littéralement giflé, ou cogné le torse à grand renfort de coups de poing. D’ailleurs, tu t’attends à au moins une de ces deux réactions. Ou alors elle va vouloir s’enfuir à cause de tes propos ? Tu te sens tellement grotesque et maladroit…

Tu cèdes à l’irrépressible envie de l’enlacer pour la rassurer. Tu parviens seulement à maîtriser la force dans tes bras pour éviter qu’elle se sente prisonnière. Et pourtant, plus que tout en cet instant, tu aimerais la serrer contre toi pour lui transmettre par les gestes tout ce que les mots sont incapables de dire.

Ton regard glisse vers le moniteur éteint, mais tu reportes très vite ton attention sur Mei. Elle est encore plus mince entre tes bras que ce que tu imaginais un peu plus tôt. Doucement, tu poses ton menton sur sa tête, toujours en lui laissant le choix de s’éloigner de toi. Mais si elle a besoin de ta chemise pour pleurer, tu resteras là, totalement disponible pour elle, et autant de temps que nécessaire.

– Tu veux un verre d’eau ? proposes-tu en baissant à nouveau les yeux sur elle. Si tu veux téléphoner à ta mère, prendre une douche ou t’isoler, je comprendrai.

Difficile d’être apaisant dans cette situation, et plus particulièrement quand on n’a jamais été très doué dans ses rapports avec les autres. Pourtant, tu fais tous les efforts possibles… mais rien qui puisse suffire face au sentiment de peur et d’abandon que ta nouvelle épouse doit ressentir à ce moment précis.

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le Sam 22 Fév 2020 - 0:33
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Wait...What ?



La soirée avait pourtant bien commencé… Pourquoi a-t-il fallu que ça finisse comme ça ? On commençait pourtant à partager des choses, des expériences…à rire même ! Il m’a parler de ses voyages culinaires et promis qu’il m’en ferait aussi découvrir, et je l’avais regardé avec des yeux brillants tout en m’occupant de la soupe miso. J’étais contente ! Moi qui ne suis jamais sortie du Japon, j’étais heureuse de voir que j’allais pouvoir en savoir plus sur le monde dans lequel je vis ! Puis quand il m’avait dit qu’il n’avait jamais goûter à la salade de patates, j’avais été extrêmement surprise, presque choquée de le savoir. Qui ne connait pas ça sérieusement ?! C’est du gâchis de vie ! Mais assez rapidement, le tout avait été stoppé par la sonnerie du moniteur de l’Incontestable, qui nous appris quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas et que j’aurais préféré ne jamais savoir et vivre… Finissant par me faire pleurer devant mon mari, dès le premier jour.

Mes yeux larmoyants rivés sur lui, je ne sais pas quoi faire. Je suis démunie. J’ai besoin de son aide. Je n’ai plus que lui… et pourtant, j’ai envie de m’éloigner. De fuir. De partir en courant. Je ne veux pas que ma première fois soit ainsi… Il s’approche de moi, et un petit réflexe me fait reculer d’un pas. J’ai peur… je ne le connais pas encore bien ! Je ne sais pas comment il pourrait réagir face à ce genre de chose ! Mais je le laisse tout de même s’approcher, essayant de lui faire confiance, mais mes larmes ne cessant de couler, et quand sa main se pose sur mon épaule, mon cœur accélère et mes larmes partent de plus belle. Je ne romps cependant pas le contact, mais je ne m’approche pas pour autant. Je le fixe, perdue dans mes sentiments. J’ai peur, je ne suis pas prête, mais pourtant, son contact ne me rebute pas. Enfin, je ne pense pas. Je sens de la tendresse dans son geste, et de la compréhension dans son regard alors que visiblement, il a l’air de réfléchir à une solution.

- Nous allons faire les choses dans l’ordre.

À cette phrase, je me détends un peu. Il accepte ma condition ! J’inspire profondément et essuie, d’un revers de manche, mes larmes. Il me sourit et je renifle peu élégamment. Tant pis pour ma bonne impression ! Ce n’est plus de ma faute à ce stade !
Je suis un peu rassurée. Je n’avais quand même pas imaginé ma première fois ainsi…mais c’est toujours mieux qu’en public…  Sa main se lève vers mes cheveux et je ferme les yeux, m’attendant à ce qu’il les glisse derrière mon oreille, mais quand je sens qu’il ne se passe rien, je les rouvre timidement, le fixant de mon regard perdu.

- Personne ne nous verra. Je te le promets.

J’hoche timidement la tête et essaie de calmer mon cœur, rebaissant les yeux. J’essaie de me calmer tout court et me concentre sur ma respiration, essayant d’oublier un instant cet ordre incompréhensible sur le moniteur. Ils sont fous… Et je ne comprends pas… Pourquoi cet ordre-là ? Ils devraient connaitre nos circonstances ! C’est tout bonnement impossible que cet ordre nous soit destiné ! C’est forcément une erreur. Ou alors, je découvre les limites de l’Incontestable… Je baisse de nouveau les yeux, déçue et triste, soupirante et me battant de nouveau contre les pleurs. Ce n’est pas du tout ce que j’imaginais…
Puis soudain, je sens des bras m’enlacer et me serrer. Je cligne des yeux, surprise dans un premier temps, mais après quelques secondes dans ses bras, mes craintes, mes sentiments finissent par reprendre le dessus et je fonds encore en larmes, allant répondre à son étreinte rassurante comme si ma vie en dépendait. Mes doigts viennent dans son dos et s’accrochent à sa chemise noire, alors que je me laisse aller dans les bras d’un mari que je ne connais pas encore.

Je le sens poser son menton sur ma tête et attendre sagement que je me calme. Et j’avoue que cela m’aide un peu. Je suis enveloppée dans son odeur et sa présence est étonnamment rassurante. Petit à petit, mes larmes se tarissent et je me calme enfin après plusieurs roller-coster. Je ferme les yeux, restant blottie dans ses bras. C’est étrange… je ne le connais que depuis même pas une demi-heure et pourtant… je sais, non je sens que je peux lui faire confiance. Je sais que je ne risque rien avec lui. Mieux vaudrait que je sois vigilante mais… Je ne ressens aucun danger dans ses bras, ma sonnette d’alarme ne s’active pas.

- Tu veux un verre d’eau ?

Je secoue doucement la tête contre son torse alors que ma respiration se calme de plus en plus.

- Si tu veux téléphoner à ta mère, prendre une douche ou t’isoler, je comprendrai.

C’est gentil de sa part, mais je ne peux pas appeler ma mère… Je ne veux pas qu’elle s’inquiète. Et puis, elle ne pourrait rien y faire. Alors ça ne sert à rien de l’appeler. Par contre… je ne vais pas dire non à la douche. Mais plus tard. Il faut déjà qu’on mange. Mais… si, dans la soirée, on finit par… voilà… alors il faut que je me douche…impérativement. Il faut que je sois propre. Mais honnêtement… là, tout de suite, je veux m’habituer à son contact. Je ne veux pas le rejeter inconsciemment au moment importun. Je ne veux pas que ça se passe mal. Je veux que ses étreintes me soient naturelles et agréables. Alors plutôt que de répondre, je me contente de resserrer mes bras autour de lui, mon visage rougit, caché dans son torse, puis je murmure.

- Il…Il faut que je m’habitue alors… Reste comme ça… s’il te plait…

Il faut qu’on y aille petit à petit. Mais petit à petit, quand on doit l’avoir fait au moins deux fois en l’espace de 12h… c’est compliqué. Alors autant commencer maintenant. Timidement, je lève les yeux vers lui pour essayer de voir ce qu’il pourrait en penser.

Ft.Setsuna
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le Sam 22 Fév 2020 - 10:40
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Il fallait s’attendre à cette tempête de sanglots, et tu n’as rien pu faire de mieux que serrer ta jeune épouse un peu plus contre toi. Au fur et à mesure qu’elle s’est libérée de ses larmes, tu as pu la sentir se détendre entre tes bras. Ses petites mains répondent à ton étreinte et se referment dans ton dos, contre le tissu de ta chemise. Alors avec douceur, tu l’enlaces un peu plus étroitement et tu lui caresses doucement les épaules.

Tu t’imprègnes peu à peu de son eau de toilette, mémorisant ainsi sa fragrance afin de la reconnaître entre toutes. Tu as un odorat plutôt développé, et selon toi un parfum révèle beaucoup de choses. Celui de Mei est agréable : frais, fruité, sucré… tu fermes les yeux pour t’enivrer littéralement, tandis qu’ une de tes mains se lève vers sa tête pour lui caresser les cheveux. Ils sont lisses et doux sous tes doigts.

- Il…Il faut que je m’habitue alors… Reste comme ça… s’il te plait…

Tu murmures un « D’accord » un peu étouffé à son oreille et tu obéis, la pressant un peu plus contre toi. Ton souffle s’écourte légèrement l’espace d’une seconde, mais tu te ressaisis immédiatement. Autant les directives de L’Incontestable t’ont laissé perplexe quant à leur cohérence, autant ce que tu ressens durant cette étreinte se rapproche déjà de ce qui doit unir un couple. Tu as du mal à comprendre comment des sentiments peuvent naître si vite, mais en tout cas, cet attachement particulier et ce désir de protection, tu sais qu’ils sont déjà bien réels et ancrés en toi.

Elle bouge un peu, puis tu la vois lever les yeux vers toi. Spontanément, tu te penches vers elle et déposes un baiser sur son front. Tu te redresses un peu, tes doigts venant cette fois souligner la courbe de la mèche pour la soulever un peu. Pas encore assez pour qu’apparaisse cet œil caché, mais suffisamment pour libérer la pommette et l’embrasser à son tour. La peau y est salée sur les sillons humides laissés par les larmes, mais cela n’altère pas la douceur que tu sens sous tes lèvres.

Ce qui est sur le point de se produire s’avérera décisif pour vous. Tu l’as compris à l’instant même où elle t’a demandé de prolonger votre étreinte. À toi à présent de mener la danse et de lui confirmer qu’elle a raison de t’accorder sa confiance.

Tes mains changent instinctivement de place pour venir se poser sur ses épaules, alors que ton cou s’incline un peu plus. Ton visage se baisse un peu tandis que le sien se lève, et vos fronts se touchent. Vos yeux se ferment à mesure que vous vous rapprochez. Paradoxalement, ils se cherchent sans oser se croiser. Cette fois-ci, tu n’arriveras pas à garder une respiration ample et calme. Tu décides de réduire l’espace entre vos lèvres et elles se frôlent pour la première fois. Tu les sépares presque aussitôt sans t’éloigner, à la fois surpris par ce choc électrique le long de ta nuque à ce contact, et désireux de le ressentir à nouveau. Avec retenue pour ne pas effrayer ta jeune épouse, tu poses à nouveau tes lèvres sur les siennes, sans rompre l’expérience cette fois.

Une longue expiration quitte tes poumons. Cette attente t’a rendu un peu fébrile. Ta bouche se referme sur celle de Mei, pour s’entrouvrir à nouveau et prolonger ce baiser. Tu te contentes de ce simple mouvement pour le moment, et tes mains quittent ses épaules pour cueillir le visage de la jeune fille durant votre étreinte.

À mesure que le baiser perdure, tu avances d’un pas, puis d’un second. Et tu perds pied en te laissant aller. Tu finis par la plaquer contre le réfrigérateur, doucement mais fermement. Au même moment, tes mains se posent sur sa taille. Lorsque tu entrouvres à nouveau la bouche, ta langue vient cette fois s’immiscer. Elle demande poliment à s’intégrer à votre échange, caressant la lèvre inférieure de Mei.

Tu ne sais pas au bout de combien de temps tu te ressaisis. Quand tu te redresses au-dessus de ton épouse, ton cœur cogne fort contre ton torse et un bourdonnement dans les oreilles t’isole momentanément de tout dialogue. Mais au vu des joues rouges de la jeune fille, tu doutes qu’elle reprenne tout de suite la parole. Elle va avant tout se concentrer pour reprendre son souffle. À moins qu’elle n’ait pris des couleurs parce que ce baiser était un peu trop entreprenant à son goût ? S’il y a bien une remarque qu’on t’a souvent faite, c’est que rien chez toi, du moins dans ton apparence calme et froide, ne laisse présager un caractère aussi chaud quand tu cèdes à tes pulsions.

Quand toi-même tu as repris un rythme cardiaque plus régulier, tu caresses la tempe de Mei, conservant un peu plus longtemps le contact entre vos corps. Tu poses à nouveau ton front contre le sien et essaies de fixer ton regard dans l’immensité de douceur que sont ses yeux. Tu évoques alors tes promesses faites un peu plus tôt dans un murmure :

- Je te promets de donner le meilleur pour ne jamais te blesser.

Car les blessures de l’âme sont les plus longues à guérir, et laissent des cicatrices souvent plus douloureuses.

Tu lui glisses un mince sourire en te redressant et en t’écartant de quelques centimètres. Tu jettes un regard par-dessus ton épaule, et ta main glisse derrière toi, vers le plan de table. Sans doute pour tenter d’alléger l’ambiance autant que pour rompre avec ta montée d’hormones, tu poses ton doigt couvert de farine sur le bout du nez de Mei.

- On continue de faire à manger ?

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le Sam 22 Fév 2020 - 18:25
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Être dans ses bras n’est pas désagréable, il sent bon, et la pression de son étreinte contre mon corps est rassurante. Je sens que c’est un homme fort, et qu’il serait capable de me protéger. Alors je me permets de me détendre, de calmer mes pleurs et mes peurs. J’ai peur oui… mais je sais que je peux lui faire confiance. Il ne me fera jamais de mal. Quand je lui dis de ne pas bouger, de rester ainsi, il murmure contre mon oreille et je frissonne, le frisson parcourant tout mon corps, alors qu’il resserre ses bras autour de moi. Mon corps se détend doucement, mais pas mon cœur, celui-là continue de tambouriner dans ma poitrine alors qu’il se rapproche toujours plus de moi. Mes doigts se serrent sur sa chemise et mon cœur menace de s’échapper de ma poitrine. Je ne comprends pas… je ne le connais qu’à peine et mon corps réagit autant ? Et Hiro-kun alors ? C’est lui que j’aime pourtant… Pas Setsuna-san… Je ne comprends pas…

Je lève lentement mon visage vers lui, intriguée et perdue, et finis par serrer les paupières en voyant qu'il s’approche pour déposer ses lèvres sur mon front. Je déglutis pendant que mon cœur accélère et que ma respiration se fait un peu plus forte. Ce n’est pas désagréable… Je me sens…étonnamment bien. Il s’éloigne, et je rouvre les yeux pour le regarder avec calme et curiosité. Ça m’apaise. Ce n’est que de la tendresse qui arrive à me détendre. Sa main glisse le long de mes mèche de cheveux, dévoile ma joue et je frissonne encore plus, électrisée par son toucher. C’est perturbant, mais tellement agréable… Son visage se rapproche encore et je referme les yeux, serrant les paupières. Qu’est-ce qu’il va faire ? Je sens ses lèvres et son souffle contre ma joue, et j’entrouvre les lèvres alors que ma respiration se fait de plus en plus laborieuse.

Quand il s’éloigne encore, je plonge mon regard perdu dans le sien, et le fixe alors qu’il colle son front au mien. J’inspire profondément, essayant de calmer mon cœur qui semble déborder. Il est vraiment proche en fait… il faudrait peut-être s’éloigner un peu, non ? Je veux dire… Il m’a déjà embrassé le front et la joue… Mais d’un autre côté, la curiosité est là. Présente dans mon esprit. Je veux savoir. Jusqu'où veut-il aller ? Je n’ai jamais embrassé personne… Et je sais que c’est avec lui que je vais devoir l’expérimenter alors... Ses mains viennent sur mes épaules, ses yeux se ferment et par réflexe, sans trop vraiment savoir ce que je fais, je les ferme à mon tour. Je me détends, me concentre sur ma respiration. Je souris doucement alors que je sens le bien-être s’emparer progressivement de mon corps. Puis je sens un contact sur mes lèvres qui me fait ouvrir et écarquiller les yeux.

On se fixe en silence alors que je le regarde avec surprise. Il… Il m’a vraiment embrassé ? C’est comme ça qu’on fait ? Mais je n’ai pas le temps de dire quoique ce soit, qu’il s’empare de nouveau de mes lèvres, me faisant couiner de surprise. Ne sachant pas trop quoi faire, et peu envieuse de lui souffler dans le nez, je retiens ma respiration alors qu’il prolonge le baiser. Mon cœur accélère encore plus et je me tends, serrant mes doigts sur sa chemise. Je serre les paupières, essayant de le suivre un peu maladroitement, et en le sentant entrouvrir les lèvres, je fais de même, sentant mon cœur qui menace d’exploser. Je suis prise de divers frissons et des papillons se mettent à chatouiller mon ventre, me perturbant toujours plus. Je perds mon souffle et alors que j’essaie de reprendre ma respiration, ses mains viennent attraper mon visage pour prolonger l’étreinte, et en faisant ça, il fait descendre tous les papillons dans mon bas-ventre. Oh mon dieu... C'est... Qu’est-ce qu’il se passe ?! Quelle est cette sensation ? Je n’ai jamais ressenti ça !? Je ne peux pas m’empêcher de me contracter et de serrer mes jambes alors qu’il continue de m’embrasser, faisant augmenter petit à petit ma chaleur corporelle.

Il se met à avancer, et je recule par réflexe. Et en sentant le contact avec le réfrigérateur dans mon dos, je pousse un petit couinement de surprise incontrôlé. J’ai besoin de reprendre mon souffle ! Ses mains glissent sur ma taille et je sens mon corps chauffer d’avantage et les papillons s’agiter dans mon bas-ventre. Oh mon dieu… Oh mon dieu !! C’est étrange… c’est si étrange ! Je n'arrive plus à penser correctement. Mon esprit est complètement tourné vers les sensations qu'il me procurent et je ne suis plus capable de l'arrêter. Il entrouvre les lèvres encore, et par réflexe, je fais de même, mais finis par sursauter légèrement en sentant sa langue venir explorer la mienne. Mes doigts se serrent encore plus autour de sa chemise et je serre mes bras autour de lui, lâchant un petit gémissement et serrant les paupières. Plus l’étreinte continue, plus je me sens partir. Je ne suis vraiment plus capable de réfléchir, ma respiration est rapide et laborieuse et mon corps est emplit de sensations inconnues. Il rompt le baiser et je garde les yeux fermés un instant, mon cerveau s'en dessus dessous, avant de les ouvrir lentement sur son visage. Et en voyant son regard fiévreux sur moi, ses lèvres entrouvertes alors qu’il reprend son souffle lui aussi, mon coeur manque un battement et je reprends mes esprits, réalisant ce qu’il vient de se passer.

« C’était mon premier baiser… et il m’a plaquée contre le frigo… Et… oh mon dieu… sa langue !… »

Alors rapidement, je deviens une pivoine, tout en reprenant ma respiration encore laborieuse. C’est… c’est ça un baiser ? Mais c’est… Oh mon dieu !! Il était super proche !! Il l'est toujours d'ailleurs ! Et il était super entreprenant ! Et si…

« …Sexy… »

Enfin !! À quoi tu penses là ?! Enfin voilà... Je pensais qu'un baiser c'était plus chaste ! Je pensais que c’était comme le premier ! Juste les lèvres qui entrent en contact. Je ne pensais que ça pouvait aller si loin !! Et… je ne l’imaginais pas aller si loin dès le premier ! Je veux dire… il est si calme en apparence… Et pourtant… il a mis la langue !!! Je surchauffe, toujours coincée entre lui et le frigo, et mes yeux restent plantés dans les siens. Sa main vient caresser ma tempe et son contact m’électrise encore. Mais pourquoi ?! Les papillons remuent dans mon bas ventre et je n’arrive pas à me calmer. Il est toujours collé à moi et je ne sens que ça, je ne pense qu'à ça ! Il faut qu’il s’éloigne… Il faut que je m’éloigne. Je n’arrive plus à réfléchir correctement ! Son front vient se coller encore au mien et je ferme encore les yeux rapidement. Il va m’embrasser encore ?! Il va le faire ? Je serre les paupières, dans l’attente, mes doigts bien serrés autour de son vêtement et j’attends, appréhende le nouveau contact de ses lèvres sur les miennes. Mais il ne se passe rien. Et je rouvre les yeux après quelques secondes.

- Je te promets de donner le meilleur pour ne jamais te blesser.

À ces mots, il se met à sourire tendrement et, surprise, je baisse les yeux, soudainement timide. Mes rougeurs ne se calment pas et je ne sais pas quoi répondre. Je suis contente. Je crois. Les images de notre premier baiser toujours en tête, je reste silencieuse, perturbée d’avoir presque espéré qu’il m’embrasse encore. Il n'y a pas une seconde, je trouvais qu’il avait été trop rapide… alors pourquoi je suis déçue qu’il n’ait pas recommencé ? Je ne me comprends plus… Parce que c'était agréable ? C'est vrai que c'était agréable... Dans mes réflexions, je ne fais pas vraiment attention à ce qu’il fait. Alors quand il pose son doigt sur mon nez tout en me proposant de reprendre la préparation du dîner, je ne comprends pas tout de suite. Je lève les yeux pour le regarder et quand je vois du blanc, de la farine, sur son doigt, j’écarquille les yeux et mon expression change rapidement pour du choc, un peu amusé.

- Hey !! Tu viens de me mettre de la farine sur le nez ou je rêve ?!

J’essuie mon nez et en voyant que j’en ai effectivement, je fronce les sourcils et tends le bras pour aller atteindre la poudre blanche et me lancer pour me venger. Il va voir lui ! Je vais lui en foutre partout moi ! Avec un sourire vengeur, je tente comme je peux d’atteindre son visage pour lui en mettre, me mettant sur la pointe des pieds. Œil pour œil ! Dent pour dent ! Mais ce auquel je ne m’attendais pas, c’est sa réaction. Il attrape mon bras pour me stopper et me retourne pour que je me retrouve le bras coincé dans mon dos, contre lui. Hein ? Comment il sait faire ça lui ?! Je gigote contre lui, outrée.

- Maiiiiiis !! Ce n’est pas juste !! Je ne peux plus bouger !! Laisse-moi me venger !!

Ft.Setsuna
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le Sam 22 Fév 2020 - 23:39
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Une chose est certaine, c’est que vous étiez deux à être fébriles… Sans doute n’en a-t-elle pas encore conscience, mais toi, entre tes mains, tu as bien senti le désir qui montait en elle. Si déjà tu parviens à provoquer ce genre de réaction, c’est plutôt rassurant pour votre avenir commun. C’est à regret que tu t’es écarté de Mei, mais tu as pu voir sur son visage que ce sentiment de frustration est partagé.

Ta plaisanterie aura eu l’effet escompté. Rompant cette tension inextricable entre vous, l’attaque de farine a permis à Mei de sortir de sa torpeur et chercher à nouveau l’interaction. Elle sourit, elle rit même. Et c’est tout ce que tu voulais voir, suite à l’annonce de L’Incontestable. Il était évident qu’une telle consigne risquait de soulever des questions concernant la politique du gouvernement. En tant que pro-Incontestable, il était de ton devoir de dissiper ces doutes. Ce n’est pas qu’une question de loyauté. Ce qu'on vous explique, dans la milice, c'est que la machine transmet des ordres neutres, et c’est au couple de les accomplir en les adaptant au profil de chacun des deux partenaires.

Tu la vois se hisser sur la pointe des pieds pour te barbouiller de farine, mais tu l’immobilises aussitôt d’une clé de bras. Quand son dos trouve sa place contre ton torse, tu la laisses s’agiter un peu contre toi, avant de te pencher vers son oreille pour en mordiller le cartilage, juste le temps de la saisir de surprise.

- Il faudra t’entraîner un peu plus avant de m’avoir, dis-tu avec un petit rire doux.

Tu la relâches doucement après avoir observé sa réaction à ce mordillement un peu coquin, et tu te tournes vers le plan de travail où vous attendent bien sagement vos aliments, témoins muets de ces taquineries. Vous retournez donc à vos fourneaux, et même si tu sembles parfaitement concentré, tu déjoues sans la moindre difficulté les attaques plus ou moins fourbes de ta tendre épouse qui cherche à se venger coûte que coûte. Même les plus silencieuses faites par derrière, tu parviens à les arrêter sans un regard pour la jeune fille. Ce n’est que lorsqu’elle râle pour reprendre sa salade de pommes de terre que tu lui glisses un sourire amusé.

- Tu suis quelles études ? demandes-tu au bout d’un moment.

Ça aussi c’est étrange… mais il va falloir t’y faire. Et ta question est sincère. Tu souhaites en apprendre plus sur elle, connaître ses goûts, ses passions, ce qu’elle espère faire plus tard comme métier. Est-ce qu’elle voudra des enfants ? Si oui, combien ? Une fois qu’elle sera maman, acceptera-t-elle de rester mère au foyer comme le veut cette tradition implicite au Japon ?

Une question en entraînant une autre, tu constates qu’en parlant de ses études, tu en arrives à vous imaginer en train de fonder une famille. Tu toussotes le temps de chasser cette pensée, puis tu enchaînes :

- D’ailleurs, si tu veux te concentrer sur ta scolarité, ne te sens pas obligée de cumuler un boulot étudiant. Les calculs de compatibilité et l’appartement assigné ont été faits avec nos situations actuelles.

Autant dire que tu te sais apte à assumer le loyer, les charges, les courses, les assurances et vos loisirs. Il faudra d’ailleurs que tu te renseignes auprès de ton supérieur pour savoir si les conjoints des miliciens bénéficient d’un régime de mutuelle spécifique ou non. Mais pour l’heure, tu espère surtout que Mei ne va pas imaginer être un boulet que tu traînes à tes pieds. Ce mariage, tu t’y prépares depuis longtemps. D’ailleurs, est-ce vraiment utile de préciser que depuis ton entrée dans la milice, tu as économisé au maximum sur un compte épargne, afin de pouvoir un jour assumer entièrement une vie à deux le moment venu ? Non. Ce n’est pas ton genre d’étaler ta situation. Mais le fait est que L’Incontestable a tout prévu, et qu’il n’y a aucune gêne de ton côté quant au fait de tout prendre en charge.

Tu te concentres sur tes morceaux de poisson enfin recouverts de panure, et tu jettes un coup d’œil au travail que vous avez accompli tous les deux. Tu nettoies le plan de travail et tu regardes enfin Mei.

- Je vais surveiller la cuisson. Est-ce que tu veux en profiter pour aller te doucher, ou tu veux faire autre chose ?

Finir de découvrir l’appartement, décharger vos affaires, décider du film de ce soir… mine de rien, ça vous laisse pas mal de choix concernant la continuité de cette étrange première soirée.

Tu glisses à nouveau un regard vers la jeune fille. Cette fois, sans que tu t'y attendes, ton cerveau décide de te rappeler votre étreinte passionnelle un peu plus tôt. Tu te figes un peu, surpris de ressentir à nouveau cette envie te consumer le ventre.

Oui… une étrange première soirée.

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le Dim 23 Fév 2020 - 16:15
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Il me tient fermement contre lui et j’avoue être perturbée. Où est-ce qu’il a appris à faire ce genre de chose ? C’est un catcheur ? Ou un boxeur ? Ça expliquerait sa force… Mais je ne comprends pas, il a pourtant dit qu’il lui était arrivé de travailler dans le bâtiment… Ça pourrait coller avec gardien en vrai… s’il doit arrêter des cambrioleurs ou autres… C’est sûrement ça ! Du coup, c’est bien ! Il devrait être souvent à la maison ! Et s’il peut payer cet appartement, c’est sûrement parce qu’il a des réductions ! C’est forcément ça !

J’essaye de me dégager malgré tout quand je sens son souffle se rapprocher de ma peau. Je rougis soudainement, tendue, et frissonne violemment en sentant ses dents taquiner mon oreille. Les papillons réapparaissent et je couine vivement, sursautant et serrant les paupières. C’est super étrange !!

- Il faudra t’entraîner un peu plus avant de m’avoir.

Il rigole doucement contre mon oreille et je me débats un peu plus. Il ne faut pas que je reste là ! C’est super perturbant ! Et ça doit sûrement l’amuser de provoquer des trucs bizarres, que je ne comprends pas, dans mon corps ! Il en sait forcément plus, et c’est injuste ! Il me relâche et je m’extirpe rapidement de sa prise, les joues rouges, le visage boudeur et la main sur mon oreille. Je ne l’imaginais pas comme ça ! C’est un joueur ! Ne jamais se fier aux apparences ! Il ne faut pas que je me laisse faire !

Il retourne à la préparation du dîner sous mon regard suspicieux et je réfléchis à ma vengeance. Il a l’air d’avoir de bons réflexe… il faut que je le surprenne… Je retourne petit à petit à ma préparation, mettant la soupe miso à feu doux, et commence la préparation de la salade de pommes de terre. Je coupe tous les légumes et ingrédients, n’oubliant pas de jeter des coups d’œil à mon nouveau mari. Au cas où, lui aussi, prépare quelque chose.

Je bouge, me balade, dans la cuisine, réfléchissant à un stratagème, et me mets de la farine sur les mains « sans faire exprès ». Je tente d’abord de l’attaquer par derrière, mais il réussit à m’éviter à chaque fois, me faisant repartir bredouille à chaque nouvelle tentative. Puis, trouvant une bonne idée, je m’approche de lui, restant en arrière. Je tends mon doigt plein de farine, restant assez loin pour qu’il ne le voit pas, mais assez proche pour qu’il le percute en tournant la tête et me lance.

- Setsu-kun ?

J’attends. Mais il ne se tourne pas. J’attends encore et comprenant qu’il m’a cerné, encore, je tourne les talons en soupirant.

« Zut ! Il est trop fort ! »

Je grommelle discrètement pour l’entendre rire doucement. Plissant les yeux et le fixant du coin de l’œil, je retourne à ma cuisine, essayant de laisser un plus grand temps de pause pour qu’il baisse sa garde.

- Tu suis quelles études ?

Je tourne la tête vers lui, ne m’attendant pas à ce qu’il commence à me poser des questions. Mais finalement, c’est peut-être une bonne idée~ Plus on parlera, plus il oubliera ma vengeance ! C’est encore trop frais dans sa mémoire ! Cependant, je sens que la réponse à cette question ne va pas vraiment lui plaire… Je ne sais pas quel âge il a, mais il est certain qu’il ne s’attend pas à se retrouver marié à une lycéenne… et d’une certaine manière, ce serait logique qu’il se mette à me détester pour ça… Alors, j’hésite à répondre, je garde le silence, et il m’informe d’une nouvelle chose.

- D’ailleurs, si tu veux te concentrer sur ta scolarité, ne te sens pas obligée de cumuler un boulot étudiant. Les calculs de compatibilité et l’appartement assigné ont été faits avec nos situations actuelles.

Concentrée sur ma salade, je me tais. Je sais qu’il va falloir que je lui dise… il a le droit de savoir… Mais je ne peux pas. Je ne sais pas comment. Je l’observe continuer de cuisiner et timidement, je reprends la préparation de ma salade presque terminée, le cœur battant à tout rompre, sans dire aucun mot. Je ne pense plus à ma vengeance… je la ferais sûrement plus tard, quand j’aurais surmonté cet obstacle imposant. Une fois ma salade terminée, je commence à ranger mon plan de travail en silence, silence qui doit sûrement commencer à l’intriguer. Mais je ne dis rien.

- Je vais surveiller la cuisson. Est-ce que tu veux en profiter pour aller te doucher, ou tu veux faire autre chose ?

Je sursaute en entendant sa voix. Mon dieu, cette histoire va me rendre folle ! J’ai peur de sa réaction ! Mais il faut absolument que je lui dise ! Je ne peux pas vivre avec un mensonge pareil ! Alors, le cœur battant, effrayé qu’il se mette à me détester et que notre relation devienne un cauchemar, je réponds d’une petite voix, une réponse qui risque de le perturber fortement.

- Je…je ne suis pas d’études particulières… je suis toujours au lycée…

Je me tais, lui laissant le temps d’ingérer l’information, et baisse les yeux sur mon plat, mes mains serrées dans des poings douloureux. Je ne bouge pas, je reste sur place, ayant peur de me retourner et de voir l’expression de son visage. Je me contente d’attendre, le souffle court.

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le Dim 23 Fév 2020 - 21:57
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Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace, disent souvent les mamans à leurs enfants quand ils sont trop taquins. Tu n’as jamais vraiment eu l’occasion de l’entendre dans la bouche de ta mère, mais tu as le sentiment que ce soir, tu pourrais parfaitement ressortir cette expression. Tu aurais presque pu te faire piéger à un moment, mais le « Setsu-kun » t’a tout de suite alerté. Tu n’es pas contre les surnoms. C’est une familiarité assez réconfortante. Mais cela ne fait pas une heure que vous échangez. Ta timide épouse aurait-elle véritablement utilisé spontanément ce surnom ?

Un « Setsuna-san », ou éventuellement un « Setsuna-kun », t’auraient bien moins alerté. Par contre, ton prénom déjà tronqué… là, ça t’a mis sur tes gardes. Et tu as eu raison de te fier à ton instinct. En la voyant repartir, bredouille et boudeuse, tu as étouffé un rire discret. Cette petite scène te laisse pensif, et tu te surprends encore une fois à imaginer votre quotidien plus tard, quand vous serez habitués l’un à l’autre, et que les sentiments auront éclos. Tout est bien trop précoce pour le moment. Mais il viendra un jour où ces surnoms seront devenus naturels : Setsuna-kun, Mei-chan...

Au bout d’un moment, tu constates que malgré tes efforts pour lancer la discussion, Mei reste résolument muette. Tu poses un regard sur elle, intrigué. Est-ce qu’elle est vexée de ne pas t’avoir piégé à son tour ? Est-ce que tu as été trop loin dans la taquinerie, sans lui laisser l’opportunité d’y répondre ? Est-ce qu’elle s’est sentie humiliée de ne pas parvenir à te piéger comme tu l’as fait pour elle ? Toutes ces questions se bousculent dans ta tête. Tes anciennes relations étaient toutes plus âgées que toi, sans exception. C’est la première fois que tu as affaire à une partenaire aussi jeune, et c’est difficile pour toi d’appréhender avec justesse son ressenti et ses réactions par rapports à tes propres actions d’adulte.

Mais à mesure que tu lui parles, tu te rends compte que non, elle ne fait pas la tête. Son visage transmet plus d’inquiétude que de colère. Si elle ne dit rien, c’est parce que quelque chose la tracasse. Tu finis par t’approcher un peu, laissant toutefois une distance respectable entre vous. Trop près, tu risquerais de la troubler à nouveau, et vu la situation, ce n’est pas souhaitable.

Tu n’arrives pas à comprendre pourquoi elle s’est repliée ainsi. Cherchant en vain à lire ce visage fermé, tu plisses un peu les yeux. Alors elle se tourne vers toi et t’annonce d’une petite voix qu’elle est toujours au lycée.

Tu clignes des yeux un court instant. Au lycée. Quel âge a-t-elle alors ? Un peu plus jeune que ce que tu imaginais, manifestement, même si tu ne lui donnes pas dix-huit ans non plus. Elle baisse le regard vers toi, et tu comprends alors que ces longues minutes de silence sont liées à ta question portant sur ses études.

Tu te traites mentalement d’imbécile, et tu inspires un grand coup. Cela explique pas mal de choses. Tu t’approches doucement, prends le plat des mains de Mei pour le poser sur le plan de travail, et glisses tes doigts sur sa joue, l’invitant à relever les yeux et croiser ton regard.

Que pense-t-elle de tout ça, à cet âge si jeune ? Elle ne devrait pas être là, à s’ennuyer aux côtés d’un inconnu un peu taciturne, pas très bavard, pas dégourdi non plus pour ce qui est de faire la discussion, trop vieux aussi… Un vendredi soir ? Elle devrait être dans sa chambre à cette heure, à attendre que sa mère ait terminé de préparer le repas. Elle devrait être pendue à son téléphone portable, en pleine discussion avec sa meilleure amie pour parler des garçons du lycée, du dernier contrôle, des prochaines vacances scolaires, des derniers potins, du devoir à rendre en mathématiques. Elle devrait aussi discuter de la préparation du hanami, du kimono qu’elle voudra porter pour l’occasion, en espérant croiser un garçon de son école qu’elle aime un peu plus que les autres.

Elle ne devrait pas être là. Elle ne devrait pas être privée de toutes ces choses que les adolescentes font. De toutes ces choses que les adolescentes de ta génération faisaient déjà, à l’époque où toi-même tu allais au lycée.

Perdu dans tes pensées, tu restes à la contempler un long moment, en silence, sans que ton visage n’exprime quoi que ce soit. Seuls tes doigts continuent de caresser sa pommette pour tenter de la réconforter.

- Je suis désolé, lui murmures-tu doucement. Ça doit être dur de vivre tout ça, si jeune.

Tu n’es vraiment pas adroit quand il s’agit de réconforter. Pourtant, tu ne manques pas de bonne volonté, c’est juste que tu ne sais ni comment agir, ni quels mots choisir.

Tu baisses les yeux à ton tour devant elle. Difficile de tenir ton regard trop longtemps dans celui des autres. Tu finis toujours par le dévier. Il n’y a bien qu’en mission que tu n’as aucune peine à garder tes yeux rivés sur quelqu’un. Mais là, affronter ce regard innocent, c’est difficile. Tu te sens coupable de l’arracher ainsi à sa vie d’adolescente.

- Tu avais peur de me le dire ? demandes-tu enfin, pas certain d’avoir bien compris les raisons de ce mutisme.

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le Dim 23 Fév 2020 - 23:32
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Ça me fait si peur. Je sais que nous n’avons pas le même âge, que l’écart est plutôt fort et ce n’est pas un problème pour moi. Mais ça pourrait en être un pour lui. Je suis mineure… Il y a des responsabilités, et puis… je n’ai jamais rien expérimenté ! C’était mon premier baiser tout à l’heure ! Et je sais que ça peut effrayer autant que ça m’effraie moi. Et je connais les conséquences que ça pourrait avoir. Moi… je veux juste une relation fusionnelle avec mon mari… Je veux juste tomber amoureuse de lui… et que lui tombe aussi amoureux de moi… Pour qu’on puisse vivre heureux, comme mes parents l’ont été. Mais mon âge pourrait être un frein à cet idéal…

Quand je lui avoue que je suis au lycée, je vois dans son regard qu’il est surpris, qu’il ne s’y attendait pas. Bien sûr… Mon cœur continue de tambouriner dans ma poitrine, alors que la tension monte. Va-t-il me rejeter maintenant qu’il sait ? Va-t-il se dire qu’il n’est pas capable de gérer cette situation ? On va se faire remarquer, critiquer ! C’est sûr… les gens vont parler… Et pourtant, on n’a pas eu le choix… Je ne veux pas qu’il se cache… je ne veux pas qu’il ait honte de moi… Et c’est pour ces raisons que j’ai peur de ce qu’il peut penser…

Le silence s’installe et il me tue. Mon cerveau fonctionne à toute vitesse. Je me fais des scénarios différents. Me demande comment je vais faire s’il me rejette pour mon âge… Est-ce que j’aurais le droit que retourner chez ma mère ? Qu’est-ce que je vais devenir ? J’ai peur… Il inspire et mon regard se lève vers lui, mes mains se serrant encore plus autour du plat de salade. Il s’approche et je ne bouge pas, me contentant de baisser encore les yeux et une boule très désagréable se forme dans mon estomac. Il prend le plat pour le reposer et quand sa main vient caresser ma joue pour planter son regard dans le mien, je sursaute, de nouveaux frissons s’emparent de mon corps et mon cœur accélère de plus belle.

Je plonge mes yeux bleus surpris dans les siens, attendant une réaction, une réponse, une parole, n’importe quoi. Mais rien ne sort de sa bouche. Il réfléchit, je le vois dans ses yeux. Il est peut-être en train de réfléchir à ce qu’il va faire de moi ? Je suis sûre qu’au fond il préfère les femmes un peu plus mûres… De seulement quelques années de plus que moi… Si on me compare à un fruit… Je ne suis pas encore assez sucrée… Je suis trop acide encore… N’importe qui grimacerait en me goûtant… J’ai envie de baisser les yeux, mais sa main m’en empêche et ce silence me rend dingue. J’ai besoin de savoir s’il m’accepte comme je suis ou pas ! Puis, soudainement, il se met à murmurer.

- Je suis désolé. Ça doit être dur de vivre tout ça, si jeune.
- Hein ?

Dur… ? De vivre ça si jeune ? Je le regarde avec surprise, ne m’attendant pas à cette réaction de sa part. Il parle du mariage ? Oui, c’est un peu dur, je me suis sentie jugée par mes camarades de mon âge aujourd’hui… Mais c’était mon rêve. J’ai toujours voulu ça, peu importe l’âge auquel je recevais ma lettre rose. Je suis contente, perturbée parce que ce n’était pas Hiro-kun, mais je n’ai pas à me plaindre honnêtement… J’aurais pu tomber sur un homme encore plus vieux, laid et méchant ! Et je vois bien que ce n’est pas son cas ! Alors je ne regrette pas. Même si je sais que mes sentiments vont mettre un certain temps pour se développer, je suis confiante.

- Tu avais peur de me le dire ?

Mon cœur manque un battement alors que je le vois baisser les yeux. Il a l’air perturbé, lui aussi… Blessé ? Blessé par mon silence ? Je penche la tête sur le côté, essayant de récupérer son regard et timidement, je tends ma main, à mon tour, pour la glisser sur sa joue. Pourquoi baisse-t-il les yeux ? Serait-il triste pour moi ? Mon cœur se serre alors que je me sens doucement fondre pour lui. Je suis…vraiment tombée sur un homme bien. Je sais que ma mère me l’a dit… Mais elle ne lui a pas parlé comme je lui ai parlé, alors comment elle aurait pu savoir. C’est impressionnant. Elle doit avoir un super pouvoir…
En voyant sa réaction adorable, mon sourire, attendri par son expression, revient sur mon visage et je murmure, honnête.

- Oui… J’avais peur de ta réaction… J’avais peur que tu me vois différemment… Que tu me traites différemment parce que je suis mineure… Peur aussi que… tu ne veuilles plus de moi parce que je serais trop jeune et inexpérimentée…

« Peur que tu ne veuilles plus m’embrasser comme tu l’as fait tout à l’heure. »

Je rougis violemment à cette pensée très peu innocente et je lâche soudainement sa joue, laissant une trainée blanche sur sa peau. Oh. J’écarquille les yeux et regarde ma main encore légèrement blanche de farine. Oh ! Je relève mes yeux vers lui et lui fait un petit sourire désolé, haussant les épaules d’un air coupable.

- Oups ?~

Ft.Setsuna
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le Lun 24 Fév 2020 - 9:26
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Alors que tes yeux ont dévié pour se faire bas, tu sens une main douce frôler timidement ta joue et tu devines le visage de Mei en train de chercher à nouveau à capter ton regard. C’est quelque chose que tu n’as encore jamais connu, tes précédentes partenaires ayant plutôt tendance à te saisir par le menton pour forcer le contact visuel et te piéger. Non sans mal, tu parviens à redresser un peu le regard pour croiser à nouveau celui de Mei. Ce moment est plein de douceur, de délicatesse. Un moment vrai, sans aucune barrière autour de toi. Et tu es rassuré par sa réaction bienveillante. S’il y avait bien une chose qui pouvait potentiellement t’inquiéter dans une union, c’est le risque de tomber sur une personne fourbe.

Tu ne doutes pas qu’il y aurait eu une raison à cela si ça avait été le cas. Mais heureusement, ça ne l’est pas. Tu es tombé sur une jeune fille qui a l’air merveilleuse. À mesure que tu contemples son visage, tu ressens le besoin de la serrer contre toi. Ce que tu n’oses pas faire, de peur de la gêner, de sembler trop tactile et de finir par l’effrayer un peu. Alors tu te contentes juste de fermer à nouveau les paupières, pour la remercier sans mot de cette caresse réconfortante sur ta joue.

Tu rouvres les yeux quand elle t’ouvre son cœur, et tu l’écoutes attentivement. Tu te rends compte alors que tu ne suspectais qu’une infime partie de ses doutes et de ses complexes. Pourtant, à tes yeux, il n’y aurait aucune raison de rejeter ce petit bout de femme qui a déjà tout d’une grande, tant par sa maturité pour un si jeune âge que par son courage. Tant d’autres jeunes filles encore au lycée auraient préféré fuguer pour fuir une telle responsabilité que celle de devenir une épouse.

L’ébauche d’un sourire éclaire ton visage et tu finis par murmurer :

- Tu es parfaite.

Trois mots. Ce n’est pas grand-chose, mais ils sont sincères. Surtout, tu ne vois pas ce que tu pourrais dire de plus. Tout ce que tu ajouterais serait superflu. Et d’un côté, tu ne peux pas t’empêcher de te demander si à cet âge, une jeune fille n’a pas justement besoin de ce superflu quand il s’agit de la rassurer sur l’image qu’elle renvoie.

Trop jeune et inexpérimentée ? Vu sa réaction quand vous avez échangé votre premier baiser, tu peux aisément imaginer que c’était une première en tous points pour elle. Et donc, que son expérience amoureuse est inexistante. Une vierge ? Tu ne peux pas nier que cet aspect initiatique de l’amour, qui semblerait excitant pour tout homme normalement constitué, ajoute une certaine pression à ce qui s’annonce un peu précipitamment pour vous.

Est-ce que tu vas être à la hauteur ? Tu penses que oui. Tu as eu la chance d’avoir été formé à l’amour par une femme de trente ans ton aînée, quand tu avais à peu près l’âge de Mei. D’ailleurs, dans toutes tes relations, tu n’as jamais été qu’avec des compagnes plus âgées que toi, de terribles prédatrices, certes, mais des instructrices redoutables.

Est-ce qu’elle va avoir peur ? C’est déjà le cas certainement. Mais là encore, elle réagit de façon remarquable. Elle prend sur elle, elle ne t’évite pas, elle cherche à mieux te connaître. Et tout porte à croire que si tu parviens à faire preuve d’un minimum de bon sens et de tenue, elle parviendra à maîtriser ses inquiétudes. Tu espères aussi qu’elle n’hésitera pas à t’arrêter si tu ne t’y prends pas comme il le faut, pour t’aider à mieux la comprendre et explorer d’autres pistes.

Est-ce qu’elle va avoir mal ? Sans doute. Bien que tu ne sois pas taillé comme un acteur pornographique, la nature s’est quand même montrée généreuse avec toi, au plus grand plaisir de la gent féminine qui a pu te découvrir sous les draps. Pourtant ce soir, tu te dis que ce sera plus un handicap qu’autre chose.

Soudain, un « Oups » coupe le fil de tes pensées et tu clignes des yeux devant l’air un peu mutin de la jeune fille. En voyant la main étrangement blanche qui tente de se cacher discrètement dans le dos, tu ne peux réprimer un sourire en te frottant machinalement la joue.

- C’est de ma faute, j’ai baissé ma garde.

Une bonne raison pour aller découvrir la salle de bain. Enfin pour te débarbouiller, bien évidemment. Pour ce qui est de la douche, tu la prendras en dernier, avant d’aller te coucher.

Tu jettes un regard autour de vous. Il va falloir mettre le riz à cuire et les karaage à frire.

- Je vais me laver la figure et je m’occupe de chauffer le repas.

Tu te penches vers elle et déposes un baiser sur son front avant de prendre une serviette de toilette dans un de tes sacs. Cela fait, tu te rends dans la salle de bain, que tu trouves donc du premier coup. Tu la détailles rapidement d’un d’œil professionnel, puis tu fais couler l’eau froide et tu te laves la joue. Une fois la marque blanche disparue, tu t’éponges le visage et tu retournes vers la cuisine. Cela t’étonne, mais tu as déjà besoin de ressentir la présence de Mei pas trop loin de toi.

Hiroo dirait que c’est parce que tu as besoin de t’approprier cette relation imposée par L’incontestable. Ce n’est sans doute pas faux. Mais qu’importe ? Ce que tu remarques, c’est que tu la trouves attachante et que tu as envie de passer du temps avec elle.

- Tu voudras regarder un film ou une série après ? proposes-tu en t’occupant de mettre les tranches de poisson panées dans l’huile crépitante d’une poêle. Je ne sais pas ce qu’il y a à la télé. S’il y a quelque chose que tu as l’habitude de regarder, dis-le moi.

Après tout, elle a peut-être des habitudes hebdomadaires, des séries qu’elle affectionne ? Bien que tu sois plutôt branché séries, anime et dévoreur de livres, tu restes ouvert à la découverte.

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le Lun 24 Fév 2020 - 12:49
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J’ai vraiment eu cette pensée ? J’ai vraiment eu envie qu’il m’embrasse encore comme il l’a fait tout à l’heure ? Je sais que je n’ai pas encore de sentiments amoureux pour lui. Ce serait étrange. Il me plait, c’est vrai, mais je ne suis pas encore amoureuse. Comment pourrais-je l’être alors que je ne le connais que si peu ? Mais alors, pourquoi je ressens tout ça ? Pourquoi ai-je ce besoin de contact ? Pourquoi ai-je envie qu’il me touche encore ? C’est perturbant… Beaucoup trop perturbant. Je n’ai jamais eu ce genre de sentiment pour personne. Et il a suffi d’une fois pour que j’en veuille encore ? Je suis une débauchée en fait !!

- Tu es parfaite.

Je lève des yeux surpris vers lui, alors que mes joues chauffent d’avantage. Je suis… parfaite ? Vraiment ? Il me trouve parfaite ? Flattée, heureuse, et un peu embarrassée, je me mets à sourire comme une imbécile, détournant mon regard soudain timide. Je suis rassurée qu’il pense ça. J’avoue que j’avais peur mais s’il le dit de cette manière, avec ce sourire, comment pourrais-je ne pas le croire ? À cet instant, il me trouve parfaite, et rien que ça me fait penser la même chose vis-à-vis de lui. Il est parfait. Il est beau, grand, gentil, compréhensif, et le plus important, il m’accepte vraiment malgré les difficultés que laisse deviner notre situation. Et pour ça, je pourrais le prendre dans mes bras, mais je n’ose pas. Pourquoi ? Excellente question. La timidité reste une part intégrante de moi et faire ce geste me parait étrange, même si j’en ai envie.

Je lève les yeux vers lui, et quand je vois la trainée de poudre blanche sur sa joue, je me sens instantanément coupable, mais amusée. Vengeance accomplie sans vraiment le vouloir~ J’essaie de me retenir de rire et cache rapidement l’objet du délit derrière mon dos, le regardant avec un petit air joueur et innocent. Il cligne des yeux de surprise et j’essaie de retenir mon rire. Il sourit et se frotte la joue, d’une manière si adorable que je pouffe. Il est mignon. Ah ! Mais… il ne va pas chercher à se re-venger j’espère !! La balle est dans son camps maintenant ! Alors, de nouveau suspicieuse, je me recule très discrètement.

- C’est de ma faute, j’ai baissé ma garde.

Je pouffe de rire en réponse. C’est ma victoire ! J’ai gagné !! Il regarde autour de nous et je me mets en position défensive. Il est peut-être en train de chercher un nouveau stratagème ! Il faut que je sois prête ! Comme il l’a dit, il faut que je sois mieux entraînée, et l’entrainement commence maintenant ! Puis il m’informe qu’il va se débarbouiller, puis s’occuper de la cuisson du repas et j’hausse un sourcil. Je peux le faire pourtant… Ce n’est pas compliqué de faire cuir… Et on irait plus vite. Mais s’il y tient, je n’aurais qu’à m’occuper du riz ! J’hoche la tête et il approche son visage pour embrasser mon front, me faisant serrer les paupières et me tendre légèrement. Et comme attendu, les papillons virevoltent encore dans mon ventre. Mais ce n’est pas possible !… Juste pour un bisou sur le front !? Mais il a un super pouvoir ou quoi ?!

Il part donc dans la salle de bain après avoir pris sa serviette, me laissant en plan dans la cuisine, et j’avoue que c’est perturbant de ne plus l’avoir à mes côtés. D’un coup, je me rends compte que ma mère n’est pas là et que je suis seule. Que je ne vais plus pouvoir compter sur elle. Que mon seul pilier, à présent, est actuellement dans la salle de bain à retirer la farine que je lui ai mis. J’inspire profondément et me concentre sur le repas pour penser à autre chose, allant commencer la cuisson du riz. Il faudra que j’appelle ma mère… J’ai envie de lui raconter ! Je suis sûre que ça la rassurera. Et elle pourrait peut-être me donner des conseils ! Oui, je vais l’appeler après le repas. Elle me manque un peu…
Puis la porte de la salle de bain s’ouvre et je sursaute, soudainement sortie de mes pensées.

- Tu voudras regarder un film ou une série après ? Je ne sais pas ce qu’il y a à la télé. S’il y a quelque chose que tu as l’habitude de regarder, dis-le moi.

Un film ou une série ? Euh… je suis plutôt livre moi… Je l’observe s’occuper des karaage tout en réfléchissant. Un film… Euh… Je ne sais pas. Je continue de chercher, me balançant d’un pied à l’autre tout en faisant ma moue sérieuse. Mais rien ne me vient. Je ne regardais que rarement la télé après tout… Et j’ai toujours préféré les livres car ils me permettaient de bien développer mon imagination. Pour ce qui est du style, j’ai toujours aimé tout ce qui est romantique et à l’eau de rose… Et je ne pense pas que ce soit une bonne idée de lui infliger ça… Il va sûrement s’ennuyer à mourir et ce n’est pas le but… Alors je préfère qu’il me propose quelque chose qui lui plait… On verra plus tard pour mes goûts.

- Je n’ai pas vraiment de série ou de film que j’aime qui ne serait pas ennuyeux pour toi, et puis, en général je préfère les livres… Mais si toi tu as quelque chose à proposer, je veux bien ! Je vais juste appeler ma mère avant si ça ne te dérange pas.

Je ne pense pas que ça le dérangera, mais par politesse, mieux vaut le prévenir. Je lui souris, attendant de voir quel type de film, il va me proposer. Ça se trouve, on est compatible ! Ce serait trop beau pour être vrai mais, on ne sait jamais ! Alors je préfère attendre, m’activant à préparer la table pour manger. Je fouille dans les placards à la recherche des assiettes et des baguettes. J’installe tout rapidement, organisée, et désireuse d’en faire une jolie, et quand je suis satisfaite, j’observe mon oeuvre avec un petit sourire. Elle est jolie ! Je suis contente ! Je me tourne vers lui, fière de mon travail et lance en souriant.

- La table est mise !~

Ft.Setsuna
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le Mer 26 Fév 2020 - 7:47
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Tu lui adresses un sourire quand elle évoque la lecture. Un nouveau point commun. Du manga au roman, de la bande dessinée belge au thriller américain, tu n’as aucune limite et tu aimes découvrir les cultures étrangères. Et pour cela, rien de mieux que les livres. Après tout, c’est bien souvent au travers de l’écriture, de la formulation et du vocabulaire choisi, que l’on en apprend le plus.

Tu réfléchis à ce que vous pourriez regarder à la télé. Au pire, il vous suffira de la mettre en fond sonore et de parler entre vous pendant le repas. Dans un premier temps, ce sera certainement plus intéressant – et respectueux pour vous deux – de passer du temps à en apprendre plus sur l’un et l’autre. Ta famille t’a toujours appris que chaque repas devait être un moment convivial. D’ailleurs la télé était toujours éteinte dans ces moments-là, et tu dois bien reconnaître que tu as gardé de cette règle de vie d’excellents souvenirs entre toi, tes parents et tes deux sœurs cadettes.

– Au cas où, même les garçons peuvent aimer les histoires d’amour, dis-tu en souriant.

Car c’est ce que tu crois comprendre quand elle t’évoque ses goûts qui pourraient t’ennuyer. Eh oui, tu as aimé autant de films romantiques, que de films d’action ou de fantasy. Les seuls que tu fuis comme la peste, ce sont ceux qui traitent des sujets de société. Ton métier te force à être pragmatique au quotidien, et à faire face à de nombreuses situations complexes où des hommes et des femmes protestent contre le gouvernement actuel. Quand tu regardes la télévision, tu n’as donc aucune envie d’y retrouver les difficultés auxquelles tu es confronté à ton travail, ni de découvrir les conflits internes des autres pays à travers un film étranger.

– Merci d’avoir mis la table.


Tu lui souris et la laisses s’isoler le temps de téléphoner à sa mère. Tu jettes un coup d’œil vers le salon. Il y a peut-être une chose qui va te manquer par rapport à ton ancien appartement : le balcon. C’est souvent sur le balcon que tu te posais, soit pour observer la vie nocturne de l’infatigable Tokyo, soit pour lever les yeux au ciel et te perdre dans les étoiles pendant que la brise caressait tes cheveux.

Ce n’est pas grave, tu t’y feras. Et peut-être qu’un jour, vous aurez l’occasion de déménager pour un appartement plus grand. Cette fois, tu demanderas s’il est possible d’avoir un balcon.

Tu te tournes donc vers les aliments en train de cuir. Avec une spatule en bois, tu retournes les karaage pour que la panure puisse dorer uniformément, et tu vérifies que le riz n’est pas en train de trop bouillir. C’est alors que tu te rends comptes de ce que tu es en train de faire : tu tournes en rond, et tu cherches désespérément à t’occuper.

Tu n’aurais jamais imaginé que d’entrée de jeu, tu perdrais ainsi tous tes repères dès lors que ton épouse s’absente. C’est à la fois déroutant pour quelqu’un d’indépendant comme toi, et évident au vu des circonstances. Emménager est déjà un chamboulement en soi, mais passer de célibataire à marié, et découvrir ces nouveaux lieux en présence de la personne qui t’est destinée, c’est un véritable bouleversement de ta routine habituelle, et un raz-de-marée de sentiments nouveaux et confus.

C’est évidemment pour une bonne raison que Mei s’isole, et tu n’as aucun souci avec ça. Toi-même, tu ne serais pas contre l’idée d’appeler tes parents, si tu étais sûr que ça ne durerait pas plus d’une heure. Après tout, tes deux sœurs, Sayuna et Suzuna – tu es persuadé que tes parents ont fait le pari de trouver des prénoms commençant par le son « s » et terminant par -una – sont déjà mariées depuis quelques paires d’années. En tant qu’unique fils de cette belle fratrie, tu as été le dernier à recevoir ton enveloppe. Tu notes par ailleurs dans un coin de ta mémoire que tu as intérêt à téléphoner à ta grand-mère pour lui annoncer la nouvelle. Il ne s’est pas passé une semaine depuis tes vingt ans sans que tu reçoives un appel pour te demander si, enfin, tu avais épousé quelqu’un.

Les liens du sang sont particulièrement forts dans ta famille, et tu n’as jamais ressenti la moindre impatience en voyant le numéro de la doyenne des Myūji s’afficher sur ton écran, inlassablement, tous les dimanches soir. La seule fois où tu n’as pas pu répondre, tu étais en mission, et ce jour-là, elle est tombée dans ses escaliers et s’est cassé le bras. Depuis, en bon superstitieux que tu es, tu ne refuses jamais un appel, même dans le feu de l’action.

En sept ans de carrière, il a été plutôt rare que tes missions empiètent sur l’horaire strict de cet appel devenu sacré. L’anecdote la plus décalée que tes collègues aiment ressasser tous les ans, lors de la fête de ton escouade, c’est celle où tu as passé les menottes à un mari récalcitrant, tout en répondant avec amour et bienveillance aux questions intimes de ta grand-mère concernant ta vie privée, et ses lamentations de ne pas pouvoir serrer le futur héritier Myūji dans ses bras. Un moment où tes partenaires et même l’époux réfractaire ont fini hilares.

Alors que tu souris en repensant à tout ça, tu entends soudain ton téléphone sonner. Surpris, tu regardes l’écran… et c’est justement ta grand-mère. Nul doute que tes parents se sont empressés de lui annoncer l’heureuse nouvelle.

– Moshi moshi.
Setsuna-chan, j’ai appris que tu es enfin marié ! C’est ta mère qui me l’a dit. Pourquoi tu ne m’as pas appelée ?
– Désolé, obaa-chan. J’étais occupé à préparer mes affaires et je me suis laissé env…
Cela fait plus de sept années, depuis que tu as emménagé seul dans cette grande ville, loin de ta famille, que je te téléphone toutes les semaines pour savoir si tu as enfin reçu ton enveloppe. Et je l’apprends par ma belle-fille !

Sa voix que l’âge rend un peu tremblante n’est pas dépourvue de véhémence. Manifestement, elle est un peu vexée de ne pas avoir été prévenue la première.

Je t’ai tenu dans mes bras à ta naissance, je t’ai porté vers le ciel en priant les kami de veiller sur toi, dès que tu es entré à l’école, je t’ai préparé un goûter tous les jours, et pas des cochonneries industrielles ! Des gâteaux faits par moi-même ! Et tu oublies de passer un appel à ta pauvre grand-mère qui se languit de te savoir enfin uni à une gentille petite femme ?

Tu te masses les sinus un instant, un sourire gêné. Elle est de l’ancienne génération, et comme toutes les personnes âgées, elle n’a jamais retenu que L’Incontestable n’était pas regardant sur le genre. Les couples mixtes n’étaient plus aussi majoritaires en nombre depuis l’implantation des puces. Heureusement pour elle – et pour toi –, tu as été marié à une jolie jeune fille.

– Désolé, obaa-chan, répètes-tu, un peu penaud, en gérant à une main la cuisson de votre repas.
Mh… j’espère que tu viendras vite me voir avec… comment elle s’appelle déjà ?
– Mei. Elle s’appelle Mei.
Quel beau prénom ! Comment est-elle ? Est-ce que vous vous êtes embrassés ? J’entends un bruit de cuisson, elle fait bien à manger ou c’est toi qui dois cuisiner ? Tu es gentil avec elle ? Vous avez parlé du nombre d’enfants que vous allez avoir ?
– O… obaa-chan… On vient de se rencontrer il y a à peine une heure.
Je ne vois pas en quoi ça apporte des réponses à mes questions.

Embarrassé, tu te racles la gorge. Grossière erreur.

Tu es malade ? Elle s’occupe bien de toi ? Va te coucher, tu te surmènes trop avec ton travail. Tu serais moins malade si tu revenais en campagne, tu sais ? Tu devrais demander à être muté par ici, je pourrais te préparer tes bentō pour le midi. J’apprendrai à Mei à faire les cookies gourmands que je te fais quand tu passes nous voir.
– Obaa-chan, je ne suis pas malade, et… On en est encore à se découvrir. Mais je te promets de te la présenter. Elle a beaucoup de qualités et je suis sûr que tu vas l’adorer.

Elle bougonne un peu et tu lèves les yeux au ciel, amusé.

– Elle est douce, gentille, très jolie et bien élevée.
Est-ce qu’elle a de bonnes hanches pour porter des enfants ?
– Obaa-chan !
C’est important et tu le sais !
– Je sais mais… tu vas un peu vite en besogne.

Tu l’entends éclater de rire.

Setsuna-chan, à mon âge, on sait prendre du temps pour soi, mais on est vite impatient pour les autres ! Allez, je vais te laisser tranquille. J’entends bien que tu es occupé. Prend bien soin d’elle, je te rappellerai plus tard.

Elle raccroche et tu pousses un soupir. Elle a beau avoir quatre-vingt-deux ans, c’est une véritable tornade.

Une bulle d’huile éclate et quelques gouttes brûlantes viennent te picoter la main. Avec un « aie ! » maladroit, tu ranges ton portable dans la poche arrière de ton jeans et tu finis de préparer le repas pour le servir dans les assiettes.

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le Mer 26 Fév 2020 - 17:51
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Je ne sais pas quels types de films il aime, mais quand il me dit, juste au cas où, que certains garçons aiment les films romantiques, je cligne des yeux de surprise. Il a lu dans mes pensées ou quoi ?! Ou alors je suis trop prévisible ! C’est sûrement le cas… C’est peut-être un peu général, mais les filles de mon âge aiment ce genre de film. On rêve toutes du grand amour après tout. Mais c’est surprenant de pense que certains hommes aiment les films niais…
Je mets rapidement la table, un peu perturbée par ses paroles. Je pourrais peut-être lui proposer un petit film mignon alors… Enfin, si son but était de me faire comprendre que ça ne le dérange pas. J’ai peut-être mal interprété. Mais j’avoue que…ça m’aiderait peut-être de mettre un film comme ça… ça… me mettrait dans le bain…pour…la suite. Je rougis légèrement alors que je place les assiettes. Il faut que je considère ça comme une nuit de noce… C’est une nuit de noce d’ailleurs ! J’avoue que j’aurais bien aimé que ça se passe ailleurs… À l’étranger, dans un endroit romantique, au bord de la mer… Mais on n’a pas trop le choix… Je finis ma tablée, l’annonce avec un sourire et il me remercie.

J’en profite donc pour filer et prendre mon téléphone pour me réfugier dans la chambre. Quand je me tourne vers le grand lit, mon cœur se met à accélérer et j’inspire profondément. Je m’avance timidement et m’assoit dessus pour tester le matelas, il s’enfonce sous mon poids et j’écarquille les yeux face à tant de confort. C’est un nid de nuages !! Je m’allonge sur le dos, les yeux fixés sur le plafond et me détendant, pour en profiter un petit peu, quand je me mets à fermer les yeux.
Soudain, une vision s’offre à moi, et j’imagine mon mari venir au-dessus de moi, m’enfonçant encore plus dans le matelas, torse-nu, et me regardant avec des yeux fiévreux. Ce même regard qu’il m’a offert tout à l’heure. Je rouvre les yeux dans un sursaut et l’image disparait, me laissant pantelante sur le matelas.

« C’était quoi ça ?! »

Je me redresse et passe mes mains sur mon visage rouge. Je deviens folle… Je deviens vraiment folle… Je le connais à peine et pourtant… Je m’imagine déjà ce genre de choses ?! Je déglutis et m’éloigne rapidement du lit, comme s’il m’avait piqué ou mordu, et je compose le numéro de ma mère, m’installant en tailleur sur le fauteuil à côté de la baie vitrée, loin de la source de mes pensées tentatrices.
Après quelques tonalités, elle finit par répondre, et entendre sa voix me détend aussitôt. Je souris tendrement et inspire.

- Mei ? Tout va bien ?
- Oui. Oui ça va.
- Ça se passe bien ? Je pensais que tu allais plutôt profiter de ton amoureux ce soir pour m’appeler demain… J’espère que tu ne l’as pas abandonné pour m’appeler… Vilaine.
- Non ! Non, il est d’accord. Et puis, il est très gentil vraiment… Il est parfait…

Un petit silence s’installe et je me mords la lèvre, hésitante. Est-ce que je peux lui dire ? Est-ce que je peux lui parler de mes doutes ? De mes doutes sur l’Incontestable… De mes doutes sur ce qu’il va se passer bien trop tôt… Je l’entends soupirer au bout du fil et je déglutis, me sentant un peu coupable de l’embêter avec ça.

- Alors s’il est si parfait… Quel est le problème ma puce ?
- C’est… l’Incontestable…
- L’incontestable ? Vous avez eu un ordre ?! Si tôt ?
- O-oui… On a 12h pour… le faire en public…
- Le faire en…Seigneur… Mei…

J’entends à sa voix qu’elle ne sait pas quoi me dire, qu’elle est juste désolée pour moi. Je sais qu’elle est autant impuissante face à ça que moi, mais une part de moi ne peut pas s’empêcher de penser qu’elle va trouver une solution. Comme elle l’a toujours fait.

- Je ne sais pas quoi faire maman…
- Fais-lui confiance ma chérie.
- Hein ?
- Ton Setsuna. Je pense qu’il est aussi perturbé que toi. Et il m’a vraiment l’air d’être quelqu’un de bien. Si tu veux mon avis, il ne te fera jamais de mal. Et puis tu sais, l’Incontestable ne met pas énormément de détails dans ses ordres pour que vous puissiez l’effectuer à votre manière. Le faire en public, ce n’est pas forcément le faire aux yeux de tous. Vous pouvez très bien être cachés. Le but c’est qu’il y ait un risque même infime que vous vous fassiez prendre. Tu vois ?
- O-oui… Je vois.

Je rougis à cette pensée quelque peu…salace. C’est quand même étrange… Est-ce des ordres au hasard ou est-ce qu’il y a un but caché ? Peut-être que c’est pour que je me détende vis-à-vis de ça et que je désacralise la chose ? C’est injuste… Et beaucoup trop rapide. Mais je n’y peux plus rien… Il faut qu’on le fasse. Mais il faut aussi que je n’oublie pas que je ne suis pas seule. On est deux dans cette histoire.

- Cachez-vous pour le faire, c’est tout ce que je peux te dire.
- Oui et… je… je lui ai demandé si on pouvait le faire une fois…avant… Qu’on soit…tranquille pour la première fois. Mais je ne sais pas trop ce que je dois faire.

Je l’entends rire au téléphone et je me renfrogne, embarrassée. Elle se moque de moi ?! Pourquoi elle rigole ? J’ai dit quelque chose de bizarre ?

- Quoi ? J’ai dit une bêtise ?
- Non non~ Rien ~ Tu m’amuse. Hihi. Laisse-toi guider ma chérie. Et guide-le aussi ! Ça va dans les deux sens. Crois-moi, il doit être aussi, voir plus nerveux que toi~
- Plus nerveux que moi ?! Alors que c’est sûrement pas sa première fois ?
- Justement ! Il doit faire attention. C’est lui qui sera le responsable ! Il a beaucoup de pression sur les épaules. Il peut avoir peur de te faire mal, peur que tu n’apprécies pas. On parle de sa technique là. Et crois-moi, les hommes ont pas mal fierté vis-à-vis de ça~
- Ah…

J’avoue que je ne comprends pas trop mais je me tais. Je ne suis pas là pour juger… Il sera mon premier et sûrement mon dernier. C’est plutôt moi qui devrais stresser puisqu’il a déjà eu des expériences avec des femmes sûrement plus à l’aise que moi… Enfin…
Donc il faut que je le guide alors… Mais… je fais ça comment ? Je me mets à réfléchir sans vraiment avoir la réponse.

- Quand tu dis guider… c’est en-
- Parlant. Oui. Il faut parler, Mei.

Je rougis violemment. Parler ?! Pendant ?! Mais parler pour dire quoi ?! Attends. C’est une blague ?! C’est super embarrassant ! Je ne vais jamais pouvoir !! Je n’oserais jamais… c’est… non. Non non non. Ma mère semble m’entendre paniquer car je l’entends soupirer doucement.

- Mei. Il faut que tu le guides pour qu’il arrive à te donner du plaisir. Il n’y a que toi qui sait. Il ne ressent pas ce qu’il te fait. Si tu n’oses pas, il pourrait continuer de la mauvaise manière et ce sera un cauchemar pour toi. Il faut que tu lui dises si tu ressens du plaisir ou si tu as mal, sans avoir peur.
- J’ai compris !! Tais-toi maintenant ! C’est embarrassant !

Je l’entends glousser au téléphone et je fais une moue renfrognée. Elle s’amuse. Ça l’amuse beaucoup trop, je le sais… Et c’est frustrant. D’un côté, je regrette de l’avoir appelée parce qu’elle s’est moquée de moi, mais d’un autre… Je dois bien reconnaitre qu’elle m’a bien aidée…

- Merci maman…
- Mais avec plaisir ma puce. Ne t’en fais pas. Ça va bien se passer. Fais-lui confiance et guide-le comme tu peux. Si tu as des doutes ou d’autres questions n’hésite pas à m’appeler. Mais sache aussi qu’il est là pour toi.
- …O-oui… bye.
- Bye~

Elle raccroche, et je me détends dans le fauteuil, regardant le plafond. Me confier aussi à lui ? Lui parler de mes doutes et de mes peurs ? Ce ne sera pas vraiment pour tout de suite. Elle dit que je peux lui faire confiance mais… j’aimerais en avoir le cœur net. J’inspire profondément quand je me souviens. Ah !… Je ne lui ai pas parlé de mes sentiments ! Peut-être que ce n’est pas plus mal… elle se serait moquée de moi, c’est certain. Je souris légèrement, amusée. Elle est vraiment un cas à part, parfois je me demande si elle est vraiment ma mère. On est si différentes. Je lui ressemble physiquement, mais j’ai plutôt pris du caractère de mon père… Je me redresse, décidée à retourner dans le salon pour faire face à Setsuna-san.

- Mes sentiments seront mon secret.

Je sors donc de la chambre et quand j’arrive, j’entends une voix dans un téléphone. Lui aussi il a appelé quelqu’un ? Je m’approche, un peu hésitante, je n’ai pas envie de le déranger… J’espère que je ne le dérange pas.

Est-ce qu’elle a de bonnes hanches pour porter des enfants ?
– Obaa-chan !

Je me stoppe dans le salon et mon visage devient soudainement cramoisi. Je baisse les yeux vers mes hanches fines et me mord la lèvre inférieure. Ah.

C’est important et tu le sais !
– Je sais mais… tu vas un peu vite en besogne.

C’est…vrai qu’elle va un peu vite… C’est sa grand-mère à ce que j’ai compris… Ce n’est pas si étonnant du coup. Elles ont tendance à accélérer les choses par peur de ne plus être là pour le voir, sûrement. Je souris en coin, quand je croise son regard. On l’entend tous deux rire, et je détourne le regard. C’est gênant, mais c’est aussi amusant. Il a l’air perturbé par ce qu’elle lui dit, et c’est rigolo de le voir comme ça. Elle continue de parler et je n’en perds pas une miette. Elle a l’air drôle sa grand-mère. Elle raccroche et il pousse un soupir qui a le don de me faire glousser. Quand soudainement, il se plaint d’une douleur, j’accoure dans la cuisine, inquiète.

- Ça va ? C’était quoi ?

Ft.Setsuna
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le Jeu 27 Fév 2020 - 16:21
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Durant l’appel de ta grand-mère, tu as senti la présence de Mei dans ton dos. Il y a fort à parier que de là où elle se tient, elle a pu entendre les propos de la doyenne de ta famille. Avec un sourire un peu gêné  à l’attention de ta jeune épouse, tu espères que la discussion va vite prendre fin, et sans être plus embarrassante qu’elle ne l’est déjà. Quand enfin la communication se termine, tu entends Mei glousser à ton soupir. Tu souris doucement dans sa direction avant de te masser la nuque, quand même pas mal troublé par cet échange.

Quand l’éclat d’huile résonne et atterrit sur ta main, elle accourt aussitôt. Ton « aïe » était plus un réflexe qu’un réel signe de douleur, et pourtant elle est près de toi. Tu la regardes, surpris par cette réaction si spontanée. Dans des circonstances semblables, tu as plutôt connu des partenaires qui riaient doucement, un peu moqueuses, quand tu faisais preuve de maladresse. Tu lui souris et lui montres la peau à peine rougie à cet endroit.

– Ce n’est rien. Je n’ai pas fait attention, la rassures-tu simplement.

Après tout, tu en vois d’autres tous les jours, en témoignent les quelques égratignures et les marques que tu portes sur les bras, visibles avec tes manches retroussées. Tu ne cherches ni à les cacher, ni à les montrer : ça fait partie de ton histoire et tu n’en fais pas cas. Tu t’estimes d’ailleurs heureux car jusqu’à présent, avec ton escouade, vous avez su gérer efficacement la plupart des incidents graves survenus en mission. Tous les dissidents ne sont pas forcément impressionnables face à l’arrivée de la milice, et les débordements ne sont pas rares. Alors certes, toi et tes collègues, vous portez tous vos propres « cicatrices de guerre ». Toi-même, tu comptes une longue estafilade sur le bras droit, un impact de balle sur le flanc gauche et la marque d’une lame de couteau sur la cuisse. Alors un éclat d’huile sur la main, c’est déjà oublié.

Tu ôtes la poêle du feu et tu déposes les karaage dans vos deux assiettes. Tu sers le riz enfin cuit, laissant à Mei la fierté de déposer sa « Salad Potato » et sa soupe miso. Repensant à l’appel de ta grand-mère, tu fais reviens doucement sur ce sujet :

– Tu as dû entendre la discussion… elle a tendance à parler un peu fort au téléphone. Ne t’inquiète pas pour ce qu’elle a dit, c’est… une personne un peu âgée, qui réfléchit autrement.

Tu espères que Mei n’en sera pas trop gênée, d’autant que vous serez amené l’un et l’autre à rencontrer les membres de votre belle-famille. Autant tes parents et tes sœurs sont assez calmes, autant ta grand-mère est du genre dynamique, à ne pas s’encombrer de chichis quand il faut dire les choses. Une dame de la campagne, qui porte la bonté sur son visage et la malice dans ses petits yeux plissés par le poids des ans. Une femme qui a connu une ère sans puce implantée, et qui a vu le monde évoluer si étrangement. Heureusement, l’exemple de ses fils et de ses belles-filles l’ont elle aussi convaincu du bien-fondé de cette politique menée par L’Incontestable.

– Ta mère est bien rentrée ? demandes-tu pour rebondir adroitement sur un autre sujet.

Peut-être que ça aidera à relancer la discussion ? Et au fond, même si tu sais que les discussions mère-fille sont sacrées et défendues, tu ne peux t’empêcher de te demander ce qui s’est dit dans la chambre. Évidemment, tu ne chercheras pas à en savoir plus. Mais… tu dois reconnaître que tu te demandes ce que Mei pense de toi, ce qu’elle a pu dire à sa mère, ce que sa mère en conclut à ton sujet. Est-ce qu’elle vous invitera à manger ?

Tu sens ton portable vibrer dans ta poche et tu l’extirpes pour lire le message… de ta grand-mère. Tu rougis un peu et tu le poses plus loin. Pas besoin d’appareil quand on mange. Tu préfères discuter avec ta jeune épouse pour en apprendre plus sur elle.

Tu t’installes à ta place, et avec un « itadakimasu » en chœur, vous entamez la soupe miso.

– Tu es de Tokyo ?

Tu t’interroges. Est-elle née dans cette grande ville ? Ou bien a-t-elle a dû y emménager au cours de son enfance ? Ou encore, vient-elle seulement d’y emménager ce soir, quittant son ancienne ville comme elle a quitté son ancienne vie ? Ce genre d’indication te permettra de savoir si tu dois lui faire découvrir Tokyo ou non. Et puis d’une manière plus générale, tout ce que tu apprendras sur elle, ce sera autant d’indices pour mieux la cerner. Et à mieux la cerner, alors tu pourras t’adapter à elle, et l’aider à prendre ses nouveaux repères.

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le Jeu 27 Fév 2020 - 18:06
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Je ne sais pas ce qu’il s’est pris pour pousser ce petit « aïe », mais ça m’alerte instantanément. Je me précipite dans la cuisine pour attraper sa main et l’inspecter sous tous les angles, sous son regard surpris. En voyant la petite trace rouge sur le dos, je comprends rapidement qu’il s’agit de l’huile qui a sauté. Je grimace un peu, mais il n’a pas l’air de vraiment souffrir alors je me calme. Il me rassure en me disant que ce n’est rien et je me détends vraiment, jusqu’à ce que je remarque quelque chose sur sa peau. Il a pleins de cicatrices, plus ou moins grandes. Mon cœur accélère et je me surprends à ne pas aimer ça et à m’inquiéter pour lui. Pourquoi ? Pourquoi il a toutes ces cicatrices ? C’est si agité un travail de gardien ? Non… j’ai dû me tromper… ce n’est pas possible. Il doit avoir un autre métier… Il faudra que je lui demande. Ça me concerne. Je garde sa main dans la mienne, dans mes pensées, quand il bouge pour retirer la poêle du feu. Je le lâche, sortie de mes pensées, et me détourne rapidement, les joues rougies, allant récupérer ma salade que je pose sur la table.

– Tu as dû entendre la discussion… elle a tendance à parler un peu fort au téléphone. Ne t’inquiète pas pour ce qu’elle a dit, c’est… une personne un peu âgée, qui réfléchit autrement.

Je souris doucement à ses paroles et pouffe encore, allant récupérer la soupe miso. Il a donc vraiment été gêné par les mots de sa grand-mère. Il a d’ailleurs l’air d’avoir peur qu’elle m’ait mise mal à l’aise. Mais ce n’est pas vraiment le cas, je pense même que la mienne aurait été du même genre si elle avait été toujours là pour le voir. À la place, j’ai ma mère, qui me dit de parler pendant l’acte… Je soupire à cette pensée et vais m’installer à la table.

- Ne t’inquiète pas. Elle a l’air adorable.

Certes, elle m’a mise mal à l’aise en parlant de mes hanches, mais ce n’était pas parce qu’elle parlait d’enfants, mais principalement parce que je risquais de la décevoir avec mon corps tout fin… C’est vrai que je n’ai pas vraiment le corps adapté pour faire des enfants… et c’est un peu effrayant. Mais ma mère m’a dit de lui faire confiance, et je pense qu’en disant ça, elle ne parlait pas seulement du…sexe, mais aussi de tout le reste.

Je l’observe alors qu’il nous sert et j’en profite pour vraiment le détailler. Des cheveux bruns, mi-longs qui ont l’air doux… des yeux marrons avec une expression calme et rassurante… Grand, avec une belle carrure… Pas gros, pas maigre, pas trop musclé non plus… Et la chemise lui va bien. Je me mords doucement la lèvre inférieure, dans mes pensées. Il est vraiment beau… Et c’est mon mari… Un homme aussi parfait ? C’est… je ne comprends pas vraiment. Est-ce que je le mérite vraiment ? Mon cœur s’accélère alors que la peur de ne pas le satisfaire grandit en moi. Je ne sais pas si je serais à la hauteur…

– Ta mère est bien rentrée ?

Je relève les yeux vers lui et hoche la tête pour lui répondre, lui souriant discrètement. Je ne vais pas lui dire de quoi on a parlé. Mais les paroles de ma mère me reviennent, me dictant qu’il faut aussi me confier à lui. Je détourne le regard, embarrassée. Il faut vraiment que je lui dise tout ça ? Je…je n’ai pas le droit de lui mentir. Et lui cacher des choses serait contre-productif… Je soupire. Ça le concerne aussi après tout… Mais je suis coupée avant même de commencer, par une vibration de téléphone.

Il le sort et quand je le vois rougir, je me redresse, intriguée. Qu’est-ce que c’était ? Pourquoi il a rougi ? Il s’installe en face de moi, ne répondant pas au message et je sens une petite boule se former dans mon ventre. Une femme ? J’ai envie de demander. J’en meurs d’envie. J’ai aussi envie d’être rassurée. Mais j’ai peur de l’embêter. Et puis, de quoi je me mêle ? Je ne le connais que depuis une petite heure ! Oublie-ça Mei ! Ce n’est pas grave ! Toi aussi tu es amoureuse de quelqu’un d’autre. Tu ne peux pas lui en vouloir pour ça…

Je me détends, et l’accompagne dans la formule de politesse, puis on commence à manger. Je prends une gorgée de miso, puis un morceau de karaage, revenant sur ce que je voulais lui dire et tout en réfléchissant à la manière de formuler les choses.

– Tu es de Tokyo ?

Ah. Il a changé de sujet. Je n’ai pas eu le temps de lui parler de ma mère…et de mes doutes. Une part de moi est rassurée, mais une autre continue de me dire que ce n’est pas bien. Qu’il doit savoir. S’il ne les connait pas, il pourrait faire des bourdes. J’hoche doucement la tête en réponse, la bouche encore pleine, et une fois libérée, je lui réponds plus précisément.

- Je suis née à Tokyo et on n’a jamais bougé. Même quand mon père est décédé.

Je me tais, alors que je réfléchis rapidement à ce que je voulais lui dire. Il faut que je lui en parle. C’est important ! J’inspire profondément avant qu’il me coupe pour avoir des infos sur mon père que je n’ai pas encore envie de lui partager. Ce n’est pas le moment. C’est un sujet trop sensible et triste. Alors je préfère parler de notre couple, et de ce qu’on va devenir.

- Ma mère va bien, elle pensait que j’allais l’appeler demain. Mais… j’ai eu besoin de…conseils… concernant l’ordre… et… ça.

Je rougis violemment et fixe mon assiette, embarrassée. Mais qu’est-ce que je raconte ?! J’ai les joues en feu. J’ai super chaud, et un peu peur qu’il me juge. Je regrette même un peu de m’être lancée mais je continue tout de même. Il faut que notre relation démarre sur de bonnes bases. Et si la communication est la clé, alors il faut que je me force. Je veux que ça fonctionne. Je ne veux pas qu’on soit triste malgré les obligations.

- Elle… elle m’a dit de me confier à toi… alors… J’essaie… Je…, dis-je en levant un regard timide vers lui. Je…lui ai demandé ce que je devais faire…

Ft.Setsuna
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le Ven 28 Fév 2020 - 5:05
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L’entendre rire en évoquant le caractère affirmé de ta grand-mère te rassure un peu. Au moins, elle n’a pas l’air de s’être offusquée par les propos sans détour de la doyenne de ta famille. Alors que vous entamez le repas dans le calme et que tu saisis tes baguettes pour prendre un peu de riz, tu suspends ton geste en entendant Mei parler de son père décédé. Quand tu vois chez tes sœurs le rôle important que tient votre père, tu ne peux t’empêcher d’éprouver de la peine pour la jeune fille qui te fait face, et qui s’est vue privée d’une figure paternelle. Tu n’auras pas l’indélicatesse de lui demander depuis quand sa mère l’élève seule, mais la formulation de sa phrase te laisse penser que cela fait plusieurs années.

Sans trop faire attention, tu repenses à cet instant où elle a pris ta main entre les siennes. Elle est restée songeuse un bon moment, sans te lâcher, et ça t’a fait du bien. Ce que tu vis est extrêmement troublant. Ce mois-ci, tu as assisté au décès de ta partenaire illégitime. Hier matin encore, tu faisais ton deuil, comme tu le pouvais du moins. Ces choses-là ont toujours été compliquées pour toi. Hier soir, tu as découvert l’enveloppe rose dans ta boîte aux lettres, provoquant un bouleversement dans ta vie. Et ce soir, après un peu plus d’une heure face à ton épouse assignée, tu te rends compte que tu ne t’imagines déjà plus sans elle.

Est-ce que la foudre frapperait deux fois au même endroit ? Il faudra que tu vérifies cette information sur internet. Même si ta façon d’être avec Mei est très différente de celle avec Helena, ce serait mentir que de prétendre que tu n’as pas de sentiments pour la jeune fille. Ce baiser que tu as échangé avec elle est une preuve suffisante à tes yeux. Tu n’es pas le genre de type capable de simuler. Cette étreinte, si torride, elle est venue du fond de ton cœur que tu croyais éteint.

Tu lèves les yeux vers Mei quand elle aborde le sujet de son appel avec sa mère. Tu l’écoutes patiemment, sans l’interrompre malgré ses silences et ses hésitations. Tu n’es pas étonné qu’elle se soit confiée sur tout ça. L’ordre qui vous a été donné est on ne peut plus délicat, et tu comprends bien que pour elle, cela précipite un peu trop votre relation.

Quand finalement, elle semble ne plus savoir quoi ajouter, tu acquiesces et lui montres que tu es apte  à faire preuve de compréhension quant à ses doutes et ses angoisses.

– Je n’étais pas sûr que tu en parles à ta mère, mais ça ne me surprend pas tant que ça malgré tout. J’aurais préféré ne pas recevoir cet ordre. Deux semaines pour te mettre en confiance, ça me paraissait déjà court. Mais là…

Tu t’arrêtes le temps de chercher tes mots. Bien sûr que la situation te prend de cours, mais tu ne veux pas qu’elle s’imagine que tu as peur. Cela ne ferait que confirmer ses angoisses pour votre première nuit d’amour.

– Là, j’ai bien conscience de tout le courage dont tu fais preuve depuis le début, alors qu’on t’en demande encore plus.

Tu préfères éviter de lui faire part de la pression que tu portes sur tes épaules. Elle en a peut-être déjà conscience, ou bien sa mère lui en aura fait part pour l’aider à relativiser. Ce qui n’est pas faux car effectivement, on t’a donné une sacrée responsabilité, et dont le laps de temps fourni pour l’honorer a été réduit à une demi-journée. C’est certain, tu n’en mèneras pas large quand les préliminaires seront terminés et qu’il faudra concrétiser les choses. Mais tu sais également que tu as les épaules assez larges pour ça, et que tu sauras gérer à la fois tes inquiétudes et affronter calmement les angoisses probables de la jeune mariée.

Le rétro-éclairage de ton téléphone s’enclenche à nouveau, te signalant la réception d’un nouveau message. Par réflexe, au cas où ce serait un collègue ou une urgence, tu vérifies rapidement l’expéditeur. Encore ta grand-mère. Avec un sourire sage et résigné, tu demandes soudain à Mei :

– Donne-moi trois prénoms, s’il te plaît.

Voilà une requête qui n’a rien à voir avec votre discussion. Amusé, tu la regardes un moment, avant de répondre à la question implicite :

– C’est le deuxième message de ma grand-mère en moins de cinq minutes. Elle m’a demandé si on avait réfléchi aux prénoms pour nos futurs enfants, et là elle me dit qu’elle ne veut pas d’arrière-petits-enfants avec des prénoms occidentaux.

Tu reposes le téléphone. Tu répondras plus tard. Elle se doute que vous êtes en train de manger, et quand elle ne tiendra plus, tu sais que c’est à ta mère qu’elle enverra des messages pour espérer en savoir plus.

– Ne t’inquiète pas, je n’ai pas prévu d’avoir des enfants tout de suite. Elle en parle beaucoup par ce qu’elle est toute excitée d’apprendre que je suis enfin marié, mais ça va lui passer.

Du moins, tu l’espères…

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#26 —Re: "Wait… What ?"
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