La Sérénissime
Le Petit Prince LGIkJbc
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— Just Married —

le Mer 8 Avr - 15:48
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Inscrit.e le : 08/04/2020
Leonore MIZUTAKA
"Je suis arrivé à la conclusion que je ne pouvais pas accepter cette résolution."

Généralités
Nom ;; Mizutaka
Prénoms ;; Leonore
Âge ;; 20 ans, né le 20 février
Genre ;; Beau gosse, nan ?
Origines ;; Allemand des deux parents, nationalité japonaise
Activité ;; Gogo danseur maintenant
Sexualité ;; Ce que l'Incontestable me choisira
Avatar ;; S9, Nier Automata
Règlement ;;
Chemin ;; Tournez à gauche.
Commentaire ;; GLORY TO MANKIND INCONTESTABLE
Histoire
« Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) » Antoine de Saint-Exupéry.



C'était mon livre préféré, je m'en souviens.

Oui, je me souviens.
Je me souviens encore des moments paisibles. Des journées ensoleillées, des matinées de pluie, des nuits de neige. Et du bonheur bien sûr, qui rayonnait dans le monde entier. Le tien, le mien. Et surtout le nôtre.
Je me souviens de tes hurlements de joie, de tes folies de grande enfant, de l'énergie éternelle qui te tirait très tôt le matin, et ne te ramenait que tard le soir au lit, au grand désespoir de nos parents.
Ton chahut, tes caprices, tes cris, tes pics de colère ou de joie... Le tout formait ma berceuse. M'apaisait, à vrai dire. Car je te sentais à mes côtés. Et je n'avais pas besoin de plus.
Toi, Wendy Bäuer, chère grande-sœur, tu étais la personne qui comptait le plus à mes yeux. Du haut de tes 1 mètre, tu étais la plus forte, la plus fière. La meilleure.
Je me rappelle des contes que nous lisaient père et mère. J'étais toujours émerveillé en apprenant les nombreuses péripéties de la princesse, du guerrier, de la créature fantastique ou des divers autres personnages. Mais rien ne me faisait autant rêver que ta petite histoire à toi. Toi, la reine de tout un monde, le personnage principal. Tu me laissais parfois une place importante dans tes aventures, au parc du coin, ou dans la rue voisine. Je te laissais gagner sans problème si tu le demandais, dans nos confrontations fictives – et après tout, je n'avais pas spécialement envie de me prendre une pichenette entre les yeux – et je faisais de toi la grande héroïne à chaque fois. Quelque part c'était vrai : tu gagnais toujours mon cœur. Mais je me demandais des fois, si tu devais choisir, quel personnage, quel récit tu serais... Et lequel serais-je ?

Nous n'avions qu'un an de différence. Peut-être que cela jouait sur le fait que nous nous entendions si bien. Pourtant, cette seule année qui nous faisait défaut parvenait à nous séparer dans bien des moments : nous partagions la même école, mais nous n'étions pas dans la même classe par exemple, forcément. Il y avait aussi tes cours de gymnastique et mes cours de danse qui nous différenciaient et nous prenaient un certain temps. Et alors, j'appréciais davantage le fait de te retrouver après tout cela, dans notre cour de récréation qu'était ce vaste monde. C'était même toi qui m'apprenait la vie ; jouant un temps, m'aidant à faire mes devoirs ensuite. La meilleure en tout, je le disais bien...
Et tout allait si bien. Pour nous, et nos parents. Qui aurait pu croire que leur union, l'union de deux personnes faite par une machine pouvait donner autant de bonheur ? Ah, mais après tout... L'Incontestable ne pouvait se tromper... C'était toujours ce que père et mère nous répétaient avec amour. Et tout était vrai.
Ils étaient heureux. Tu étais heureuse. Alors, j'étais heureux.
J'aurais pu mourir comme ça.
Peut-être même que j'aurais voulu mourir comme ça.
Et sans aucun doute une partie de moi était morte, ce jour-là. Lorsque, enfoui dans tes bras, contre ton cœur affolé, je cherchais refuge. Un refuge pour fuir celui que je venais de perdre. Ce dernier refuge que l'on appelait « maison » ou « univers », qui succombait peu à peu aux flammes de l'enfer. Je ne me souviendrais que des crépitements incessants, des cris horrifiés, des ordres incompréhensibles hurlés par les combattants du feu. Je ne me souviendrais que de cette odeur insupportable de cramé, qui te donne un goût de fumé, qui t'en brûle les narines sans même t'avoir vraiment atteint. Et je ne me souviendrais que de la froideur de tes larmes, qui parvenait presque à me rafraîchir malgré ce lointain brasier. J'avais pu voir, l'espace d'un échange de regard, que tout était fini. Tout avait changé. J'avais pu voir une lueur de l'enfer étinceler dans tes yeux bleus. Avait-elle déjà brûlé ton cœur aussi ?

Et nous voilà, plus tard. A persister dans la douleur. Orphelins mais pas seuls, ni sans espoir. Brave grand-mère qui, ravagée par la douleur d'avoir perdu son fils et sa belle-fille, mais alertée par l'idée de sauver le peu d'innocence restante de ses petits enfants, vint nous prendre en charge. Mais ce n'était pas ta faute, grand-mère. Le mal était fait. Et sans le savoir ni le vouloir, tu en auras causé davantage.
On t'aimait. Bien sûr qu'on t'aimait. Et on retrouvait quelques fois des étincelles de bonheur, d'espoir, à tes côtés. Mais tu étais seule, à porter ce fardeau. Et c'était bien ainsi.
Pourtant, la machine n'avait pas dû être du même avis. Les derniers « Bäuer » devinrent officiellement des Mizutaka : tu reçus ta lettre qui te remaria, effaçant les traces du précédent homme que tu avais aimé parti bien trop tôt.
C'était une lettre qui allait ouvrir un nouveau chapitre. Et ce qui aurait pu être ton doucereux épilogue, devint notre prologue de malheur, à Wendy et moi.
Car cet homme, ton mari, ne nous aimait pas. Par hypocrisie, ou simple besoin de récolter deux boucs émissaires, il nous avait adoptés et gardés jusqu'à la fin. Mais l'amour ne vint jamais. Et nous, naïfs encore à ce moment là, nous avions décidé de rester. Avec toi surtout... Et lui, par conséquent. J'avais su que l'on pouvait aimer sans raison, j'apprenais à présent que l'on pouvait détester sans motif également. D'un seul regard, on pouvait lire qu'il voulait se plier en quatre pour toi, mais nous briser en deux, nous. La vie n'était pas aisée. Ne l'avait jamais vraiment été finalement, après le départ de père et mère. Mais une tangible entente s'entretenait entre nous quatre, car tu étais encore là, grand-mère et que tu faisais de ton mieux.
Pouvait-on seulement utiliser le mot « entente » lorsqu'il n'y avait absolument rien ? J'avais peur de cet homme, je profitais de cette grand-mère, et cette sœur... Je ne l'aimais plus. Je n'aimais plus voir cette lueur morte dans ses yeux, voir ce sourire triste et muet. Tout me rappelait notre déchéance, ma déchéance. Ainsi je détestais la voir tout donner, faire comme si de rien n'était. Et la voir, assise par terre dans un coin du dépotoir qui lui servait de chambre, à relire les livres qu'on nous avait lu à l'époque... Je trouvais ça amer, à présent. Et ridicule.
Les contes, ce n'était que pour les enfants. Les héros n'existaient pas. Et nous ne pourrions jamais nous sauver de ce monde de flammes.

Mais j'imagine que j'étais faible aussi. Des fois – peut-être toujours, en fait – je repensais encore au passé. Mes parents me manquaient. La Wendy fière et rayonnante de mes souvenirs me manquait. Les cours de danse aussi, d'ailleurs. Ma vie, toute entière, me manquait. Mais tout continuait. Et tout irait de mal en pis.

Comme les parents, notre grand-mère partit à son tour, fatiguée de par son grand-âge. Les avait-elle rejoint ? Étaient-ils tous au moins heureux là-bas ? Car ici, l'enfer persistait.
La mort dans l'âme à cause du chagrin, mais pourtant bien animé par la haine, notre seul « famille », l'homme Mizutaka qui nous avait à la charge, ne cherchait plus même à retenir ce dégoût pour nous. Les engueulades, les moqueries et les menaces devinrent notre quotidien. J'avais très vite regretté l'éternel silence pesant. Mais si j'avais peur, si j'avais mal au cœur, je savais que cela devait être bien plus terrible pour elle. Pour la grande-sœur, stupide et naïve héroïne d'une tragédie, qui prenait doucement ma défense dés qu'elle pouvait, et se prenait en retour une violente offense verbale. Quelques mains levées, peut-être aussi, lorsqu'il devait sans doute avoir abusé de la boisson, ou du chagrin. La peur ne faisait que me fermer les yeux, le cœur également.
Avais-je voulu profiter de la situation ? Ou étais-je simplement assez stupide pour laisser l'amertume et les dures paroles de cet homme m'envenimer quelques fois ? Me détourner de cette fille à peine plus âgée que moi, qui faisait pourtant le maximum et avait été autrefois ma grande alliée ? Dans tous les cas, peu à peu, il parvenait presque à me laisser un espace. Tout petit, mais dans lequel j'avais une tranquillité. Je n'avais juste qu'à laisser Wendy dans cette misère. Je n'en souffrirais que moins.
Et je la laissais faire sa petite vie. Elle avait toujours ce sourire et ces quelques paroles encourageantes. Je les lui rendais, quelques fois. Mais je ne les pensais... Jamais.
J'étais sur ma planète sûrement, perdue dans les étoiles, à broyer du noir. Quelque chose comme ça.

Et je me rappelle encore des quelques moments où il nous arrivait d'être ensemble, lorsqu'elle ne sortait pas à des horaires aléatoires dans la journée. Des sorties que j'avais considérées comme « fuites », juste car elle ne supportait pas l'ambiance de la maison. Je me rappelle avoir critiqué ses livres enfantins aussi. Je me rappelle l'avoir jugée salement en apercevant cette manière dont elle reluquait les femmes plutôt que les hommes. Je me rappelle même avoir été un peu rebuté, en la voyant revenir un jour, avec une chevelure colorée d'un bleu océan ridicule.
Je me rappelle ne pas l'avoir beaucoup aimée.

Je crois que je n'espérais plus rien de la vie. Et j'avais pourtant réussi à être une fois de plus, déçu.
Déçu, en apprenant le départ de Wendy. Encore un départ... J'y étais pourtant habitué.
Elle avait disparu, du jour au lendemain. « Envolée, juste avant que tu ne reviennes des cours », qu'avait déclaré l'ivrogne du salon. La lettre était arrivée, pour elle, avant même qu'elle n'atteigne la vingtaine, la grande chanceuse. C'était là toute la preuve qu'elle était impatiente de quitter ce foyer, pas vrai ? De nous lâcher, m'abandonner moi. Pouvais-je seulement la blâmer, alors que je n'avais fait que la laisser à son triste sort en permanence ?
Je ne sais plus si je me suis réjoui, lorsque j'avais appris qu'elle avait laissé son ordinateur. J'avais cru à un oubli, qui la ferait revenir dans les jours suivants, et je l'avais gardé précieusement dans ma chambre dans l'espoir de le lui rendre. Peut-être avais-je voulu de réels adieux, dans le fond.
Mais elle n'est jamais revenue.

Puis le temps passait. Silencieusement. Et commençait à faire son œuvre. L'homme que j'avais tant craint n'était plus qu'un colocataire muet, passant une partie de la journée à regarder ses vieux feuilletons, lorsqu'il était à la maison. J'avais trouvé un job étudiant dans un konbini, en un lieu paumé. Je n'étais qu'impatient de finir mes études, pour enfin m'installer quelque part ailleurs. Loin, si loin d'ici.
Mais le PC était toujours là. Dans un coin de ma chambre. Avait-elle eu une vie aussi luxueuse qu'elle n'avait plus même besoin de ce dernier ? Je me mettais doucement l'idée en tête de le revendre simplement. Juste pour gratter des sous. Juste pour rayer ce dernier souvenir d'elle.
Et j'y jetai un œil, enfin. Curiosité ou temps à tuer ? Qu'importe.
Car c'était tout un autre univers, que j'avais découvert, en à peine quelques clics.
Ses dossiers. Ses souvenirs. Sa vie. Elle, dans le plus profond de son âme.
J'avais découvert ce qu'elle avait fait pour gagner sa vie, et s'occuper de la mienne. De l'argent sale... Ecoeurant. Et j'avais vu tous ces documents, ces écrits faisant l'éloge de l'Incontestable qu'elle devait sûrement se lire les étoiles dans les yeux. Malgré ce qu'il avait pu nous faire indirectement de par le mariage entre Grand-mère et l'homme Mizutaka, elle n'avait jamais pu renoncer à croire en lui. Elle se préparait, même. A jouer son rôle de future épouse, et à se rendre utile.
Ce qu'elle avait toujours voulu faire, finalement. Auprès de moi, comme auprès des siens.

J'avais été sonné, en apprenant trop de choses en une fois. Je me rappelle avoir claqué le clapet et ne plus avoir osé le retoucher avant le lendemain soir. Juste... Pour vérifier ce que mes yeux avaient pu voir.
Ces comptes, ces notes, ces listes de courses et recettes, écrits sur le même bloc-note, qui me faisaient comprendre que c'était elle qui nous payait le peu de bouffe qu'on ingurgitait tous les deux – Je comprenais mieux d'ailleurs, pourquoi après son départ, le vieux Mizutaka avait râlé quelques fois quand je me cuisinais des petits trucs. C'était ses réserves, simplement –. Je crois avoir fermé mon ordinateur après cette autre découverte.
Le lendemain, je tombais sur des écrits stockés dans ses dossiers. Il s'agissait de témoignages, appartenant à des couples faits par l'Incontestable. Ça vendait du rêve... Et ça donnait envie d'y croire. Mais était-ce seulement vraiment possible ?
Alors, les nuits suivantes, comme en guise de petit rituel avant de partir dormir, je continuais à lire ce que je pouvais lire. Plus de poèmes, de jolies histoires, décrivant une union parfaite, une vie saine. Le tout toujours organisé par notre Grand-Manitou.
Et la journée, quand je tombais sur des familles, des couples, je me demandais... Était-ce là encore dû à l'Incontestable ? Étaient-ils heureux grâce à lui ?
Sa magie opérait-elle vraiment ? Donnait-elle réellement du bonheur à ceux qui le voulaient ?
Mes parents s'étaient aimés. Même le vieux Mizutaka, bien qu'affreux, avait pu devenir un homme bon pour ma grand-mère, malgré le fait qu'il n'avait pu nous supporter. Wendy, elle avait dû être récompensée pour toute cette foi; elle était mariée, devait sans doute rendre heureux son compagnon... Et être épanouie. Une vie étincelante dans toute cette obscurité...

Et encore plus tard, j'avais lu de quelle façon héroïque – selon les documents de ma grande sœur – le système avait vaincu les intrus et fauteurs de trouble, ces Incontrôlables qui ne voulaient croire en rien et voulaient nous imposer cette vision du monde. Je découvris aussi comment, soudés entre eux, les couples... Non, le pays entier, avait peu à peu réussi à surmonter ce Shukumei.
Ces événements difficiles par lesquels je n'avais pas été touché et dont je ne m'étais pas tant préoccupé... J'avais un tout autre regard dessus. Celui de ma sœur.
L'Incontestable nous rendait heureux, nous aidait du mieux qu'il pouvait, nous sauvait, même. Il créait une petite histoire, une destinée à chacun, qui lui apporterait toujours un peu de joie, tant qu'on se laissait faire.
L'amour était partout. Le bonheur aussi.

Et alors, moi aussi, finalement. Je voulais connaître ce genre de belle histoire.
Moi aussi je voudrais vivre.
Je voudrais rendre heureux quelqu'un.
Je voudrais être utile.
Je voudrais que l'on compte sur moi.
Je voudrais être le héros de mon propre conte, en fait.

...

Alors je ferais tout, pour être prêt, à mon tour. Je ferais tout pour endurer ce qu'elle a pu endurer tout ce temps. Je voudrais aider les gens, accepter le regard des autres. Être présent, pour qui le veut. Et vivre, surtout.
J'ai fini mes études, continué de travailler dans le konbini. Ai pris des cours de danse que j'avais pourtant laissés si loin derrière moi. Ai tenté de parler un peu à la vieille loque cloîtrée dans son fauteuil.
Les mois, les saisons se sont succédés sans que je n'y fasse plus trop attention.
J'ai quitté le konbini, ai trouvé une place en tant que serveur dans un petit club et bar nocturne perdu dans un quartier mal famé. Ai plutôt pas mal progressé déjà, en danse. Ai finalement abandonné l'idée de parler au ramassis du salon.
Les seuls vrais événements qui des fois ont troublé mon quotidien, ont été ce système Error, cette violente épidémie... Et même ces fugitifs... Mais le système tient bon. Il est absolu après tout. Il est là, par nous, et pour nous.

Et vingt ans, maintenant... J'ai quitté ce foyer de ruines, m'installant dans un studio miteux mais pas bien cher.
Après avoir négocié longuement un contrat et fait mes preuves, j'ai fait mes débuts en tant que gogo-danseur dans le club où j'ai pu travailler en tant que serveur. Au plus grand bonheur des habitués qui visiblement ne m'ont jamais trouvé repoussant. Et ai commencé à animer de diverses façons le public qui devient toujours un peu plus grand et enjoué.

Puis, je t'ai revue une fois. Toi, la petite bleue qui traverse le pas rapide, pressée par la vie peut-être ? Tu es entrée dans une bibliothèque, plus loin.
Et mes pas t'ont suivie, sans que ma conscience n'ait tenté de me dire quoique ce soit.
J'ai alors vu, cette pile de livres que tu as prise sur toi, tandis que timidement déjà, tu t'es glissée dans un coin, à une table isolée, et que tu t'es mise à lire. Un ancien conte, n'est-ce pas ? Je le reconnaîtrais même à sa tranche.
Je me suis assis en face de toi. Tu as levé les yeux. L'air interdite, perdue un temps, à vrai dire. Mais malgré mon nouveau style, tu m'as reconnu, bien évidemment. Et tu as souri, innocemment.
Tu m'as tendu ton livre, et mon regard a glissé dessus, lorsque tu as murmuré :
« Tu le reconnais, celui-là ? »
Mes lèvres ont frémi. Une chaleur a étreint mon cœur.

Le petit blond perdu sur sa planète, au fin fond des étoiles.
Bien sûr que je le reconnais.
C'était mon livre préféré, je m'en souviens.

Caractère
Un éternel enfant. Et à ses côtés.
Voilà ce que j'aurais préféré être.
Mais je me contenterai de rêver dans mon coin, jour et nuit. Imaginant quelques fois les péripéties de mon héroïne disparue.
Et en même temps je continuerai d'écrire mon histoire, page après page. M'inspirant toujours et encore d'autres récits. Car ils me représentent tous, en fait.

C'était moi Peter Pan, le grand gamin inconscient, qui ne cessait de réclamer sa grande amie Wendy, pour voler dans un monde de fantaisie sans fin, ignorant les conséquences. C'était toute notre enfance. Mais ça me suit encore, aujourd'hui. Cette envie futile de retrouver les vieux souvenirs, relire des livres bien trop lus, rejouer à des jeux dont j'ai connu bien trois fois la fin. Et cette mélancolie surtout, qui vient me tourmenter de temps à autres.
Puis ça a été moi le Petit Chaperon rouge, si innocent et fragile, mais trop peureux pour faire face au Grand Méchant Loup, laissant Grand-mère et ce faible bûcheron à la bleue chevelure s'en occuper. Et les vivres de mon panier ? Je les aurais tous mangés. Tout gardé, rien que pour moi.
C'est moi Boucle d'or, qui envie le confort et le superflu d'autrui. Qui profite quelques fois des présents des uns, de la pitié des autres. Espérons seulement que je ne me fasse jamais attraper et juger, à la différence d'elle. Mon visage angélique, mon sourire chaleureux, une façade ? Pas toujours. C'est juste que je ne résiste pas longtemps lorsqu'il s'agit de se faire inviter prendre un verre, ou avoir un petit pourboire par ces messieurs et dames.
C'est moi l'Alice dans son pays merveilleux. A courir après les bêtes, tomber dans les trous et pièges. A colorer le monde à ma façon – Même si du rouge pour des fleurs, c'est pas ouf -, à tenter sur un coup de tête de me prendre pour plus grand que la reine. Ça n'est pas forcément facile, mais j'ai toujours su trouver une issue. En y laissant parfois des plumes.
Et c'est moi le Petit Prince, à défaut d'avoir été le roi. Qui naïvement mais avec détermination se croira possible de passer d'un univers à l'autre. Curieux de toujours en découvrir plus sur les gens, quitte à chercher parfois trop. Le Petit Prince malade d'envie de se lier un jour éternellement avec Renard, Rose et tous ceux qui resteraient sur le chemin trop longtemps. L'andouille qui espérerait combler les gens d'une simple attention, ou d'un petit sourire. L'enfant trop tôt égaré, toujours à la recherche de son chemin. Celui que l'Incontestable me donnera.

Car je saurais le ou la combler. Je ferai tout pour que cette personne soit heureuse.
Je saurais faire en sorte que tu m'aimes.
Et je crois que je t'aime déjà.

Physique
En vérité, je n'ai pas de petit ruban rouge. Pas ma vieille combinaison verte ou de grande cape flottante. Ni de renard ou de rose éternelle se tenant à mes côtés. Pas ce soir du moins. Peut-être que vous penserez que le Petit Prince s'est égaré trop loin.
Vous n'auriez pas tellement tort.

J'observe ma silhouette grandir davantage dans le miroir, tandis que je m'y rapproche silencieusement, le pas léger et gracieux. Juste pour un dernier regard, une dernière vérification.
Mes yeux bleus se glissent sur la glace, et rencontrent mon image comme s'il s'agit là de la première fois.
Un corps fin, taillé, une musculature légère mais visible qui se dessine autant sur les jambes que sur les bras, et encore plus timidement au niveau des abdominaux. Des vêtements – ou plutôt à peine quelques bouts de tissus, actuellement – d'un noir profond, mettant bien plus en valeur chaque parcelle de peau. Un corps svelte qui se tient bien droit, fier et fort. Ce n'est pas mon style habituel, juste une « tenue de travail ». J'aime les couleurs en fait, je ne me prive jamais d'en porter en-dehors de cette pièce. C'est comme si j'avais le besoin de mettre bien plus de tons et nuances, dans ce monde obscure ou trop rouge flamme à mes yeux.

Je passe une main dans cette douce chevelure d'une blancheur parfaite. Oui, moi aussi, j'ai abandonné mes cheveux dorés. Je voulais te suivre sur ce modèle-là, sans pour autant te copier.
Alors, toi Wendy, tu auras choisi le bleu océan. Tu es la pluie. Moi, je serai la neige. Et de cette façon, je t'aurais toujours en moi, quelque part.
Il arrive que de mèches indomptables me retombent sur les yeux ces derniers temps, me signalant qu'un retour chez le coiffeur commence à être nécessaire. Mais j'aime ces cheveux si doux au toucher qui m'ont valu des compliments. Quelques compliments seulement. On ne regarde plus tant la tête, dans ce genre d'endroit.
J'ai un visage ovale. Les traits fins. Un nez fin. De légères lèvres rosées. L'expression innocente.
J'ai le teint plutôt pâle, sous ces légères couches de maquillage, mais la peau impeccable. J'ai la voix douce, qui évoque la chanson. L'air aimable, le sourire accueillant. Le même que le tien, grande sœur. Tout, dans l'espoir d'être agréable pour leurs yeux. Tout, dans l'espoir d'attirer les regards.

Des pas commencent à se faire dans ma direction.
Mon regard quitte le miroir, met fin à l'observation, je me retourne. j'entends au loin un homme me signalant que le show va commencer.
Dit Winny, tu crois que je suis prêt ?



Note : Winny c'était le pseudo de Wendy sur son site
— Just Married —

le Mer 8 Avr - 17:27
Messages postés : 134
Inscrit.e le : 03/01/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Mariée par l'esprit.
Autre:
Bienvenuuuue !

J'ai dévoré ta fiche et j'aime beaucoup ce personnage !
Ton style est fluide et très agréable à lire et je suis passée par divers sentiments au cours de ma lecture, au fur et à mesure de l'évolution de Léonore. D'abord de la tendresse pour son enfance, puis presque de l'agacement pour la personne qu'il était devenu après l'accident. J'étais plus team sa soeur que team lui à ce moment-là ! Le revirement est super chouette avec la découverte de ce que sa soeur a fait pour lui aussi !
En tous cas, hésite pas à me contacter pour un lien, puisque nos persos font tous les deux de la danse et ont très bien pu se croiser en travaillant dans un bar !

Bonne validation et à très vite sur le fofo !
Bizuuu
— Just Married —

le Jeu 9 Avr - 21:44
Messages postés : 7
Inscrit.e le : 08/04/2020
Oh...
Trop de compliments, je fonds Le Petit Prince 2244379341
Merci beaucoup ! Moi aussi je suis carrément team Wendy hein faut juste pas l'dire tout haut uerf
En tout cas, c'est cool que ça te plaise autant :3 et yep, je filerais te réclamer un lien dés que ça sera bon !
— STAFF JM : REINE DES CHAGASSES—

— STAFF JM : REINE DES CHAGASSES—
le Ven 10 Avr - 3:18
Messages postés : 658
Inscrit.e le : 09/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : BELLANDIVE (╯°□°)╯︵ ┻━┻
Autre:
Hellcome parmi nous Le Petit Prince 1362171446

Ta fiche est bien écrite, c'est délicat et plein de drama (et tout le monde sait que me gusta drama Le Petit Prince 3303333686) ; Leonore est vraiment un gars touchant, j'espère qu'il trouvera le bonheur auquel il aspire pendant son passage sur le forum Le Petit Prince 3912395661

Il y a quelques fautes qui trainent, ainsi que deux ou trois erreurs de syntaxe (par ex : Ces événements difficiles dont je n'avais pas été touché et sur lesquels je ne m'étais pas tant préoccupé ; tu ne devrais pas avoir de mal à les spot avec une relecture à voix haute).

Juste dans ton histoire je vais avoir besoin que tu me dises en quelques phrases que le vieux Mizutaka a adopté Wendy et Leonore, sinon ça ne fait pas sens qu'ils restent chez lui. Je ne saurais pas leur donner d'âge à ce moment-là de l'histoire, mais si ils ont plus de 13 ans ils ont également le droit de donner leur accord (ou non, mais on va dire qu'ils sont d'accord hein ?).

La bonne soirée, et courage pour tes petites modifs Le Petit Prince 1362171446

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Le Petit Prince 181202111716271804

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Le Petit Prince 85277910
— Just Married —

le Ven 10 Avr - 12:44
Messages postés : 7
Inscrit.e le : 08/04/2020
Hoy !

Aww, merci pour les compliments aussi :3
Alooors, j'ai bien (je crois) relu, bon à voix haute c'pas la classe quand ton pc se trouve dans le salon au milieu de la famille (confinement oblige, oups) eeet je crois avoir à peu près fait le tour ! J'ai repéré les quelques fautes égarées, c'est surtout l'accord (j'ai un peu mélangé Wendy et Leo' ouaip'.)

Pour la grosse faute j'ai mis ça ;
Spoiler:
Ces événements difficiles par lesquels je n'avais pas été touché et dont je ne m'étais pas tant préoccupé

et le petit rajout nécessaire, j'ai mis ça (vers le début-milieu de "histoire") :
Spoiler:
Car cet homme, ton mari, ne nous aimait pas. Par hypocrisie, ou simple besoin de récolter deux boucs émissaires, il nous avait adoptés et gardés jusqu'à la fin. Mais l'amour ne vint jamais. Et nous, naïfs encore à ce moment là, nous avions décidé de rester. Avec toi surtout... Et lui, par conséquent. 

ça paraît potable ?
♛~Drama Queen~♛

le Ven 10 Avr - 14:46
Messages postés : 292
Inscrit.e le : 02/02/2020

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Nagamour ♥
Autre: ♪ Don't worry, be happy ♪
Quel drama boy, je meurs. J'adore ta fiche. Tu as une belle plume et ça l'embellit de fou Le Petit Prince 3998388675 Leonore est trop choupinou et c'est pas impossible que je te demande un lien avec l'un de mes persos.

En tout cas bon courage pour ta validation ♥
— STAFF JM : REINE DES CHAGASSES—

— STAFF JM : REINE DES CHAGASSES—
le Dim 12 Avr - 22:01
Messages postés : 658
Inscrit.e le : 09/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : BELLANDIVE (╯°□°)╯︵ ┻━┻
Autre:
Aight c'est tout bon pour moi, have fun Le Petit Prince 1362171446

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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