La Sérénissime
Promise of the world - Shin Takejiro  LGIkJbc
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— Just Married —

Messages postés : 15
Inscrit.e le : 18/04/2020
Shin TAKEJIRO
"Even if I’m alone now, tomorrow is limitless"

Généralités
Nom ;; Takejiro
Prénoms ;; Shin
Âge ;; 29 ans, né le 28 février 2083
Genre ;;  Masculin
Origines ;; Japonaises et chinoises
Activité ;; Second de cuisine
Sexualité ;; Bisexuel
Avatar ;; Ye Xiu de King's avatar
Règlement ;;
Chemin ;; Par un top site !
Commentaire ;; Concept top et design super beau :)
Histoire


Chapitre I – Aux petits oignons

Plus jeune, j'ai été pendant plusieurs années terrifié par le noir. L'ombre avalait le monde, les repères, les contours connus de l'appartement et de son mobilier, pour me laisser seul. La veilleuse solitaire qui trônait sur ma table de nuit ne semblait jamais être suffisante, son halo de lumière avait une limite angoissante. Les ténèbres, c'était la solitude profonde, l'inconnu, un endroit où je n'étais pas même capable de me voir. Ennemi intangible qui me noyait dans son encre sombre. Aujourd'hui encore, je ne saurais pas exactement expliquer pourquoi je n'ai pas rationalisé le sujet, je n'ai pas été un gamin particulièrement plus crédule que les autres, mais cette peur me collait à la peau sans relâche. Un soir, ma mère est venue s'asseoir sur le bord de mon lit. Elle m'a fait éteindre toutes les lumières malgré mes protestations, afin de me raconter une histoire : dans la province d'où elle venait, sur les côtes de Dalian, régnait une lumière éternelle. Le jour, le ciel caressait de ses rayons la terre, la nuit, la mer s'illuminait de mille et une étincelles bleues. On racontait, que c'était l'endroit où le monde était né, que mer et ciel ne se lassaient jamais d'admirer leur création. Et qu'enamourée, la mer avait créé ses propres constellations, afin d'illuminer elle aussi la nuit. Je n'arrivais pas bien à un comprendre où elle voulait en venir, mais j'avais d'ores et déjà envie de déménager. Elle a alors entremêlé ses doigts aux miens, la voix pleine de promesses « Si les habitants s'étaient réfugiés dans leurs maisons tous les soirs par peur du noir, ils n'auraient jamais découvert les lumières. Tu ne laisses aucune chance à la nuit de te révéler ses secrets ». Après ça, j'ai entendu un bruissement, j'ai serré sa main très fort, complètement tétanisé, et la pièce s'est illuminée de millions d'étoiles. « Tu vois, tu ne lui laisses pas la chance de te surprendre » a-t-elle dit d'un air satisfait. Ma mère m'avait bien acheté une nouvelle veilleuse, si c'est la question que vous vous posez. Mais une veilleuse qui ne diffusait pas une lumière compacte, mais des petits points lumineux noyés dans la toile artificielle de la nuit. Elle voulait simplement me montrer que la lumière et l'ombre ne pouvaient pas se passer l'un de l'autre. Là où allait l'un, l'autre suivait toujours de près.

Avec du recul, j'admire ma mère pour sa pédagogie et sa patience infinie. Son histoire, c'est celle, déguisée, du plancton bioluminescent de la côte. Elle est arrivée doucement à faire partir cette peur, et un jour, je me souviens simplement m'être rendu compte, que la terreur s'était évaporée. A partir de ce moment, j'ai pris un goût prononcé à l'aventure, je me suis senti soudain complètement invincible, à être capable de braver les ténèbres sans trembler. C'est aussi à ce moment là que j'ai décidé de prendre parti pour moi, de me défendre lorsque c'était nécessaire. L'adolescence est une période difficile, quoi qu'on en dise. Je me souviens m'être senti complètement jeté dans un nouveau monde, découverte de soi, de son corps, des autres, des relations, des règles tacites de société. Je me suis fait un peu marcher dessus au début, comme tous les enfants silencieux. Et puis, finalement, il suffit de se donner l'air intouchable, j'avais regagné une partie de ma confiance et je n'étais pas prêt à me la faire dérober par quoi que ce soit d'autre. J'ai eu envie de tout tester, tout faire, tout apprendre. Je rêvais d'aventures, j'avais envie de faire éclater toutes les limites et tous les interdits, seulement parce que j'en étais capable.

Chapitre II – La mauvaise graine

J'ai fait un peu le mur, je rentrais plus tard le soir pour explorer la ville avec des amis, on fumait alors qu'on avait pas le droit, on jouait le rôle d'adultes parce qu'on se sentait forts. Ce n'était rien de bien méchant, je ne causais de tort à personne, sauf peut-être mes parents qui finissaient par se faire un sang d'encre dès que je sortais, par peur de la nouvelle lubie qui me prendrais. On ne peut pas réellement s'empêcher de s’inquiéter pour son gamin je crois, quand il tend à fourrer son nez partout. Quand bien même il est le plus sage de tous d'ailleurs. Et puis mon père avait peur que je parte en vrille, il est devenu plus sévère, attentif au moindre détail. Ma mère lui laissait gérer la situation, elle s'imaginait sûrement que c'était son rôle à lui de me recadrer. Alors je suis allé plus loin dans la provocation, parce que je voulais tester ses limites et lui montrer que j'étais une âme libre. Plus il me punissait, plus j'avais envie de résister. Et puis un jour, il s'est mis dans une colère si noire, que j'ai réellement cru qu'il allait me frapper. J'ai pris peur, il me semblait soudain avoir poussé les limites assez loin. Et je ne voulais pas forcer mon paternel à faire ça, je savais que ça casserait nos liens d'une manière irréversible. Je me suis calmé un peu, lui m'a inscrit à des cours d'aïkido, histoire que je « canalise mon énergie », qu'il aimait dire. C'était notre manière de faire un compromis, une manière de me défouler contre la tranquillité. Je garde une amertume de cet épisode de mon adolescence, envers ma mère pour être restée passive et envers mon père qui n'a pas forcément réagi de la meilleure manière qui soit.

J'ai essayé de me concentrer sur mes cours, mais je trouvais la plupart des matières enseignées complètement barbantes. Je ne sais pas bien comment je me débrouillais, mais je réussissais à rester dans la moyenne. De quoi ne pas trop attirer l'attention de mes parents, ni des professeurs, sans faire non plus trop de zèle. C'était ma manière à moi de survivre au quotidien, ma revanche secrète contre mon père. Être le plus discret possible, se faire oublier pour être tranquille. Je sais qu'il n'a jamais arrêté de me surveiller de loin, regarder l'heure à laquelle je rentrais et me punir pour des notes en dessous de la moyenne. Et puis les années passaient et je ne savais pas vraiment vers quoi me diriger. Je suis allé au lycée, au cas où je veuille faire de grandes études plus tard. En réalité, mes notes ne m’auraient pas permis d'aller bien loin. Les universités et écoles, particulièrement sur Tokyo, sont très exigeantes. Je n'avais pas mes chances. Ces années de lycée m'ont mis au supplice, j'avais peur de finir obligé de vivre avec mes parents encore quelques années, mon père m'aurait accablé de reproches si je n'avais pas fait un choix de vie décisif. Ma mère se faisait discrète, mon père imposant, et je n'avais pas l'impression que leur relation se portait bien. Je n'aimais plus l'ambiance à la maison, j'avais des envies d'escapades. Il y avait bien quelques éclaircies. Des temps de pause, la tête hors de l'eau. Ces étincelles de bonheur, je les chérissais. C'est au sein de l'école que je les trouvais, auprès de mes amis.

En dehors de mon groupe d'amis de classe, je traînais avec un duo de collégiens qui me faisait rire. Il n'était pas dans mes habitudes de traîner avec des plus jeunes, mais ces deux là avaient réussi à se frayer un chemin jusqu'à moi et je les appréciais. J'avais l'impression que Mizuki avait toujours un sourire accroché aux lèvres et Eren avait cette étincelle de liberté qui m'avait fait rêver, j'aimais bien la retrouver auprès de lui. Eren me piquait des cigarettes et on parlait de tout et de rien, dans notre petite bulle loin du monde. Parler avec lui était facile, quand bien même notre âge différait. A un tel point que je me suis obligé à prendre quelques distances à un moment. De peur de déclencher quelque chose entre nous. Le gamin m'appréciait, ça se voyait. Mais c'était tellement facile d'être le grand cool, de fumer une cigarette l'air impassible et intouchable. J'ai peut-être insinué à Mizuki qu'elle plaisait à Eren et vice-versa, ils faisaient un joli couple. Je n'avais pas vraiment envie que quelqu'un se mêle de ma vie, je ne voulais pas m’ouvrir et être fragile. Et puis la différence d'âge à l'adolescence est un véritable fossé, on se développe et on change si vite. Je ne voulais pas être le premier copain d'Eren, son premier baiser, ses premiers gestes tendres, parce que j'aurais eu l'impression de les lui voler.

Chapitre III – Comme un coq en pâte

L'été avant ma dernière année de lycée, je l'ai passé auprès d'un de mes amis de classe, Keichii Tsukino. Sa famille avait une maison de vacances sur l’archipel d'Ōsumi et ils m'ont invité à venir passer quelques semaines chez eux. Mes parents m'ont laissé partir parce que j'avais obtenu des notes correctes tout au long de l'année et peut-être aussi parce qu'ils souhaitaient se retrouver tous les deux un peu seuls. L'endroit était magnifique, ils avaient fait restaurer une maison traditionnelle isolée de la ville. Dans le jardin quelque peu en friche qui entourait l'endroit, se trouvaient des arbres fruitiers. J'avais l'impression que nous étions seuls au monde, pas un bruit autour sauf le chant des insectes.

Le premier jour, nous sommes allés nager Keichii et moi, dans la rivière la plus proche. L'eau chantait sur d'énormes pierres, parfois les ombres rapides des poissons se faufilaient entre nos pieds et quelques arbres se penchaient au dessus du cours d'eau afin d'offrir une ombre rafraîchissante. Nous avons passé l'après-midi dans ce cadre idyllique, puis lorsque la lumière basse a revêtit un aspect doré, nous sommes rentrés. Le père de Keiichi avait cuisiné une tarte pendant notre escapade. Une belle croûte dorée, les reliefs blanc d'un fruit que je n'étais pas sûr de pouvoir identifier avec précision, ornés de délicats tourbillons jaunes qui me semblaient être des zestes de citron. Deux parts nous attendaient, chacune dans une assiette. Nous nous sommes assis et avons tous les deux entamé le gâteau avec empressement, la faim nous creusant l'estomac. La douceur de la poire, son goût de miel est venue s'entrechoquer avec les éclats acides et aromatiques de yuzu. Je suis resté scotché, les mouvements suspendus le temps d'un instant. C'est sur cette chaise, sous la chaleur écrasante de l'été, ma petite cuillère en main, que j'ai su. D'abord que je venais de goûter la meilleure chose qui m’avait jamais été donnée de manger. Puis, que je voulais, moi aussi, apprendre à faire un jour cela. Je venais de découvrir la tarte au nashi et au yuzu d'un chef de partie d'un restaurant étoilé de Tokyo.

Je suis tombé follement amoureux de la cuisine. Et j'ai bien peur d'avoir embêté monsieur Tsukino pendant le séjour tout entier. Je l'amusais à poser des questions sur tout et rien. Je voulais cuisiner avec lui lorsque c'était possible, décrypter les saveurs, aller cueillir les fruits dans le potager... Je n'avais auparavant jamais imaginé que la cuisine puisse avoir plus qu'une fonction nourricière. C'était un tout nouvel univers qui m'était livré, les combinaisons semblaient infinies, seulement limitées par la créativité. C'est à cette période que je me suis mis en tête de devenir cuisinier. Je n'avais pas d'objectif précis, si ce n'est d'apprendre tout ce que je pouvais pour avoir un jour les clés afin de créer des choses par moi-même. Monsieur Tsukino a été très patient et il a accepté de me montrer quelques gestes, quelques techniques, de me parler un peu du monde strict de la cuisine et de la concurrence rude. Mais rien ne semblait pouvoir m'en faire démordre. C'était cela que je voulais faire de ma vie. Cet été là m'a insufflé un nouveau souffle de vie et une impulsion décisive pour le début de ma carrière professionnelle.

Chapitre IV – Du pain sur la planche

En revenant sur Tokyo, j'ai entamé ma dernière année avant le certificat d'étude avec un nouvel objectif en tête. Je souhaitais entrer dans une école de cuisine et travailler dans une autre ville afin de mettre de la distance entre mes parents et moi. J'ai fait des demandes dans de nombreuses villes, exception faite de Tokyo. J'ai fait part de mon projet à mes parents sans préciser que je n'avais pas l'intention de demander des écoles sur ma ville natale. Ils étaient au début réticents à l'idée et je crois que ma mère a fini par convaincre mon père. Elle m'a confié plus tard, qu'elle avait senti à la manière dont j'en parlais, que c'était une chose importante pour moi. L'année est passée plus vite que je ne l'avais imaginé, j'étais très occupé à essayer d'apprendre le plus possible avec les moyens qui m'étaient donnés. J'ai été accepté dans deux écoles, et j'ai choisi la plus lointaine possible, à Okinawa. Après l'obtention de mon certificat d'étude, j'ai fait mes aurevoirs à ma famille et mes amis et je suis parti.

J'étais plein d'appréhension, je ne savais pas vraiment dans quoi je me lançais, mais j'y croyais, c'était bien la seule chose qui comptait. Nous nous sommes mis d'accord avec mes parents pour qu'ils payent ma scolarité et que je m'occupe du reste. Ils avaient mis un peu d'argent de côté depuis ma naissance au cas où je veuille faire des études, j'étais heureux qu'ils aient envisagé l'éventualité, sans ça, je ne sais pas bien où j'en serais aujourd’hui. Je me suis fait engager pour un job de serveur en parallèle de mes études. Ce n'était pas facile à gérer, mais j'avais envie d'être au plus proche de la restauration, m'imprégner de l'ambiance pour voir si ça finirait par me dégoûter. Les cours étaient intenses, j'avais l'impression d'être un peu en retard par rapport aux autres. Beaucoup d'élèves venaient de ce milieu, avaient grandi près des fourneaux, à regarder les gestes et aider l'entreprise familiale.

J'ai passé deux années intenses sur Okinawa, à étudier la cuisine sous tous ses aspects. Avec l'argent qu'il me restait après avoir payé le loyer, j'achetais de quoi cuisiner le plus possible chez moi. J'avais toujours un surplus de nourriture, dû aux expérimentations auxquelles je me livrais dans ma minuscule cuisine d'étudiant. Mon voisin de palier, Minato, ne s'en plaignait pas, il était mon goûteur attitré et un ami précieux. Puisque j'habitais dans les logements étudiants reliés à l'école, j'avais l’occasion de croiser beaucoup de jeunes qui étudiaient dans des sections similaires à la mienne. Autant mon colocataire était emprunt d'une furieuse rivalité, autant mon voisin de palier, appartenant à la section œnologie, était un adorable bon vivant. Nous passions des heures à rêvasser de produits que nous ne pouvions pas nous offrir, de cépages merveilleux, et de repas en restaurants étoilés... Nous voulions tous les deux partir en Europe pour apprendre au mieux sur place. Et l'idée que je l'ai pour compagnon de route pour me lancer vers l'inconnu me rassurait.

La mobilité est importante dans mon métier, il est courant d'aller voyager vers un pays dont la cuisine nous intéresse. Beaucoup d'entre nous font à un moment de leur carrière un crochet par la France. Je le concède, l'image qu'on se fait de la cuisine française est clichée, tous les restaurants français ne proposent pas de la truffe et du Mouton-Rothschild. Il n'empêche que la France reste un emblème très important de la cuisine. Beaucoup de termes français sont conservés pour parler de techniques ou gestes de cuisine. De plus, Minato ne cessait de répéter, que même s'il existait d'excellents vins que ce soit en Italie ou au Chili, les cépages français restaient mondialement connus. C'était un endroit où je me devais de me rendre.

Chapitre V – A couteaux tirés

Voyager en Europe s'est révélé être une tâche beaucoup plus compliquée que je ne l'avais imaginé. Entre visas, autorisations et dérogations, s'installer dans un pays aussi lointain demandait de la ténacité. Minato et moi nous entraidions, lui en direction de la botte, moi de l'hexagone. J'avais commencé les démarches bien avant d'obtenir mon diplôme, complètement surexcité à l'idée d'aller en France, cela n'a pas été de trop. Grâce à un vieil ami de mes parents, j'ai réussi à trouver un logement sur Paris. Je parlais un anglais correct et je connaissais quelques mots de français, je ne me sentais pas assez à l'aise pour postuler dans un restaurant étoilé. J'ai décidé de passer ma première année dans un des établissements relativement bien côtés de la ville. Au bout d'un mois de recherche, je me suis fait engager, l'aventure venait de démarrer.

Le rythme était rude, mais j'étais trop heureux pour me laisser démotiver. J'ai travaillé comme un fou pendant toute l'année en tant que commis. Je n'aimais pas bien l'ambiance. C'était chacun pour soi, j'avais l'impression d'être obligé de surveiller mes arrières de peur que quelqu'un sabote mes préparations. J'ai tenu une année, le temps de pouvoir comprendre les bases de français de mon métier, ainsi que de m'acclimater à l'ambiance en cuisine. Cette période m'a permis de me convaincre que j'étais capable de faire ce métier et que j'étais prêt à passer à l’étape supérieure. Par la suite, j'ai envoyé des demandes et répondu aux recherches d'embauches de restaurants étoilés, ainsi que de ceux qui, disait-on, n'étaient pas bien loin d'obtenir leur première étoile. Je me suis fait engager à La huppe, sur la recommandation de Léo, un cuisinier que j'avais rencontré sur le marché de Rungis. Avide de nouvelles expériences, à la recherche de produits de qualité et parfois quelque peu rares, je passais une de mes matinées de pause parmi les étales colorées du marché de Rungis. Il se trouve que je croisais de manière systématique Léo au rayon agrumes, à un tel point que nous avons fini par échanger quelques mots – en anglais pour mon plus grand plaisir. Nous nous sommes liés assez rapidement grâce à notre passion commune pour la cuisine. Il aimait bien blaguer sur le fait qu'il m'avait pris sous son aile au vu du nom du restaurant. Il m'a par ailleurs donné le surnom de « moineau » qui m’est resté pendant mes années de cuisine dans l’établissement. En changeant de restaurant, j'ai également changé de salaire. Ce qui m'a permis de vivre plus à l'aise à partir de là.

Je suis resté cinq ans à La huppe, les deux premières années en tant que commis, puis j'ai été promu cuisinier lorsque le restaurant a obtenu sa première étoile. Au cours de ma quatrième année, le guide Michelin a donné sa deuxième étoile au restaurant. C'est durant cette période que j'ai réellement réussi à comprendre en quoi consistait le métier de cuisinier. L'excellence étant le maître-mot. La cuisine à haut niveau ne vous donne pas le luxe de relâcher votre attention une seule minute. C'est un travail minutieux et complexe qui ne peut pas s'effectuer sans passion. J'ai d'ailleurs eu des moments difficiles, à rentrer très tard chez moi, l'impression qu'on m'avait aspiré la moindre vie hors du corps. Ne faire que cela et uniquement cela, cuisiner encore et toujours. Le même rythme, les mêmes mots, les mêmes ordres, les mêmes habitudes.

Et puis un soir, Léo m'a fait remarquer que je m'étais laissé entraîner dans une certaine monotonie et que j'avais l'air de ne pas aller très bien. Il a évoqué le mal du pays et sa remarque m'a fait réfléchir. Je n'avais pas constaté que j'allais mal, le moral n'était pas à son plus haut, mais nous avons tous de ces moments, non ? Et puis mon ami m'a fait remarquer que la chose traînait depuis quelque temps, peut-être trop longtemps. J'ai nié en bloc bien sûr, c'était une chose passagère. Mais la graine était plantée et je ne cessais d'y repenser, d'observer mes comportements, de me regarder, de m'évaluer et de m'inquiéter. Il avait évoqué l'idée de changer de paysage pour retrouver ce qui m'avait réellement amené à la cuisine. Tout ça d'un air désinvolte, mais qui n'a toutefois cessé de me tracasser. J'ai pensé à la chose sous tous les angles, j'étais installé depuis plusieurs années en France, j'y avais des amis, des souvenirs forts et toute mon expérience avait été acquise sur ce territoire, on ne quitte pas tout cela sur un coup de tête.. Et finalement un soir, une fois dans mon appartement, je n'ai pas même eu la force de me faire à manger pour moi. Je me suis assis sur la chaise étroite de ma cuisine, et j'ai décidé que les choses étaient allées trop loin et que je devais rentrer. Alors j'ai suivi le conseil de Léo, j'ai déposé ma démission et je m'en suis allé, une lettre de recommandation en poche.

Chapitre VI – Mi-figue mi-raisin  

Je me suis donné un mois pour voyager à travers le Japon et retrouver la cuisine de mon enfance. Je pouvais me permettre ce luxe, car je n'avais pas été très dépensier ces six dernières années, seulement concentré et obsédé par mon métier. J'ai retrouvé les saveurs japonaises comme l'umami ou les petits momiji manju. Et je voyais le Japon dans toute sa splendeur, comme il ne m'était auparavant que rarement apparu. J'ai repensé à Minato qui ne cessait de parler de la « douceur de vivre » italienne, avant son départ. Il me semblait y goûter petit à petit. Prendre le temps. Doucement retrouver mes marques, mon amour du goût...Mais avant que le mois ne s'écoule, j'ai reçu une enveloppe rose qui me demandait de me rendre sous sept jours à Nagoya afin de me marier.

Je suis arrivé en premier dans notre appartement, je n'étais pas mécontent de pouvoir découvrir seul notre futur foyer. Cela me donnait un temps d'avance, histoire de pouvoir me poser et me faire doucement à l'idée du mariage. J'avais acheté un bouquet de pivoines roses, m'attendant à tomber sur elle en arrivant. Mais elle s'est fait attendre quelques jours, le bouquet avait commencé à faner quand elle a passé le pas de la porte pour la première fois. J'ai entendu un bruit de clefs, la porte s'ouvrir et se fermer, le cliquètement de ses talons contre le parquet, des bruissements, elle se déchaussait et enlevait son manteau. J'étais en train de lire, une cigarette au bec, je me sentais un peu désarmé face au comportement à adopter. J'ai posé mon livre en me levant, elle est entrée dans la pièce, j'étais figé, je ne savais pas bien quoi faire. Un sourire a retroussé ses lèvres et elle s'est approchée de moi pour me piquer ma cigarette, je l'ai regardée faire sans un mot. Elle s'est présentée et j'ai fait de même, comme si nous n'avions pas déjà lu nos noms sur nos lettres, puis elle m'a rendu ma cigarette, une empreinte rose imprimée sur le filtre. Ensuite, je lui ai fait visiter le logement alors que nous échangions quelques banalités. Il m'est impossible, je crois, de parler de ma rencontre avec Asako sans évoquer notre première activité. Une danse. J'ai à l'époque un peu grimacé devant ce qui était annoncé, cela ne faisait que peu de jours que ma nouvelle compagne et moi étions installés et surtout, je n'étais pas sûr de pouvoir effectuer quelques pas avec la plus grande dextérité. J'ai mis du temps à choisir une chanson qui correspondrait à la situation, j’ai fini par pencher du côté de la chanson française, par romantisme un peu absurde je crois.  Au début, je n'étais pas à l'aise avec l'activité, jusqu'à ce qu'elle se prenne au jeu et me demande de la faire tournoyer. Sa robe bleue entraînée dans le mouvement, je l'ai trouvée belle, là, lovée entre mes bras. Ses yeux onyx me fixaient avec la même fascination je crois, la même curiosité dévorante, de savoir exactement quels critères nous avaient réunis.

J'étais tout de même contrarié. J'avais l'impression qu'on m'avait à moitié volé mon voyage culinaire à travers le Japon. Je n'étais pas sûr d'être prêt à retourner en cuisine, j'avais envie d'être seul avec moi, de me retrouver, mais c'était impossible. Et puis, je savais bien entendu que j'allais me marier un jour, mais je ne me sentais pas prêt à le faire immédiatement. J'avais l'impression d'avoir été pris par surprise alors même que la chose me pendait au nez depuis bien des années. Vivre avec Asako n'a pas toujours été facile . Elle avait le don de me faire sortir de ma zone de confort. Elle était entreprenante, quand bien même l'Incontestable ne le demandait pas. Elle s'est très vite habituée à instaurer des petits gestes intimes, comme si nous nous connaissions depuis toujours. J'étais un peu mal à l'aise sur le sujet et j'avais tendance à la repousser.

Elle était espiègle, toujours prête à me surprendre. J'aimais son rire. Elle était la personne la plus rayonnante que j'avais jamais vu. Une peau laiteuse, un sourire doux, et le regard toujours pétillant. Asako se glissait souvent silencieusement derrière moi lorsque je cuisinais pour apposer soudainement ses doigts glacés sur mes joues. J'ai manqué plusieurs fois de me couper d'ailleurs. Elle ne me laissait jamais vraiment avoir le contrôle sur la situation et je détestais ça. J'ai fini par m'habituer à sa présence et par éventuellement l'aimer. Là où j'étais l'ordre, elle était le chaos. Le côté brigade avait fini par déteindre sur ma vie personnelle, sans que je m'en rende réellement compte. Elle laissait traîner ses carnets, ses livres, son maquillage, absolument tout, sans le moindre état d'âme. Elle partait le matin comme une tempête, alors qu'ensommeillé, je la regardais tenter de rassembler ses affaires. Elle aimait chanter, elle aimait danser, elle aimait rire, je la trouvais incroyablement vivante.

Chapitre VII – Le bouillon de onze heures  

Trois semaines après notre mariage, elle m'a poussé à postuler pour un restaurant bien côté sur Nagoya. J'ai été pris. J'avais forcément des horaires qui ne s'adaptaient pas aux siens. En tant que chef de partie, je me devais d'être là plus tôt et de repartir plus tard que la plupart de la brigade afin d'organiser la cuisine pour la soirée avec le reste des responsables. J'avais plus de responsabilités, plus de stress, j'ai mis un peu de temps à me ré-accommoder aux cuisines. Et puis je sortais à peine d'une période difficile et certaines soirées n'étaient pas des plus gaies. Elle m'attendait souvent, alors même que je rentrais tard, pour qu'on puisse échanger un joli moment tous les deux. Jusqu'à ce qu'un jour elle me fasse remarquer, toujours avec son air adorable « Tu sais, maintenant t'en es sorti Shin » Et elle avait raison, sourire ne paraissait plus être aussi difficile. Je lui ai recomposé la tarte aux nashis et au yuzu de mes souvenirs pour fêter ça.

Notre couple a survécu aux nombreux tumultes dans les mois qui ont suivi notre union. D'abord la catastrophe de Shukumei, qui a ébranlé le pays et gravement touché une partie de la famille de Asako. La ville où nous habitions a également été durement affectée, puisque Nagayo se situe près des côtes. Nous avions certes un peu les pieds dans l'eau et avons eu besoin de déménager temporairement, mais aucun de nous deux n'a été sévèrement blessé. Puis, au projet de recherche du gouvernement, qui n'a pas chamboulé nos habitudes, mais nous a tout de même inquiétés. Nous nous sentions chanceux, protégés par un je-ne-sais-quoi au cœur de ce monde tumultueux. Nous filions l'amour parfait, heureux d'avoir été rassemblés, nous nous sentions forts et beaux ensembles. La vie suivait son cours, les jours réservant chacun leur surprise. Et une ombre s'est profilée à l'horizon. Mon travail étant prenant, j'ai un peu lâché prise. Je ne trouvais plus autant de temps pour elle, hors activité obligatoire. J'avais retrouvé mon amour pour la cuisine, dépassé ma peur de ne plus être adapté à ce monde. Je passais plus de temps au travail, et même à la maison, je n'étais plus pleinement auprès d'elle. Asako m'en voulait un peu, silencieusement, je le lisais dans ses regards. Elle ne m'a rien dit, m'a laissé une chance de me rattraper. Un soir, j'ai quitté le travail un peu plus tôt, j'ai prétendu être malade et avant qu'elle ne revienne j'ai commencé à cuisiner un joli repas. J'avais acheté des lys, ses fleurs préférées.

On m'a appelé alors que je cuisinais. Je n'ai pas reconnu le numéro, mais j'ai tout de même décroché. J'ai calé le téléphone contre mon épaule tout en continuant de faire rissoler les légumes, complètement concentré sur ce que je faisais. J'ai entendu une voix masculine de l'autre côté. L'homme m'a demandé de m'asseoir, j'ai senti un poids s’installer dans ma poitrine. Je sentais l'inconnu à l'autre bout du téléphone un peu hésitant, retardant l’inévitable. Et puis au détour d'une phrase, il m'a révélé que ma femme s'était fait renverser par une voiture et qu'elle en était morte. J'ai rapidement perdu le fil. . Puis j'ai raccroché, comme si ça pouvait d'un coup annuler ce que je venais d'apprendre. Et j'ai tenté d'intégrer l'information. Mon plat, toujours sur le feu, dégageait une odeur de brûlé. Mais je m'en foutais. Il y avait un gouffre en moi. J'étais sonné, pas capable de bien aligner deux pensées. Nauséeux. Je faisais tourner l'idée en boucle dans ma tête, sans que je ne réussisse jamais à la formuler complètement. J'avais froid, horriblement froid, j'ai entouré mon buste de mes bras, dans la tentative de me rassurer, de me tenir tout près de moi-même. Soudain horriblement seul.

Et puis, plus j'y pensais, moins les choses s’additionnaient. Elle ne pouvait pas tout simplement être morte ainsi. Sans aurevoir, sans me laisser un dernier baiser. Ce n'était pas possible. Le matin même, j'avais été un peu froid avec elle. Elle n'avait pas le droit de mourir avant que je m'excuse. Elle ne pouvait pas partir sur quelques mots lancés sans arrière-pensée, sur ce « je t'aime » prononcé sans réelle passion. Ce matin avait été comme les autres, aurais-je dû voir quelque chose ? Aurais-je dû m’accrocher à la dernière vision de ses longs cheveux corbeaux qui se faufilaient derrière la porte de notre chambre ? Comment sait-on que c'est la dernière fois ?

Chapitre VIII – De la coupe aux lèvres

Je tire doucement sur ma cigarette, accoudé au cadre de la fenêtre. Les volutes blanches s'envolent en courbes paresseuses vers l'encre de la nuit. J'inspire, rends leur regard aux étoiles, et expire lentement, mes pensées virevoltent avec rage. Elles sont là, pas loin, au bord de mes lèvres , tout près de mon cœur. Vingt-quatre mai, jour maudit. Le printemps laisse s'échapper son odeur sirupeuse, le temps est doux, tout le monde est heureux, les beaux jours ont bel et bien signés leur retour.

Je lui ai acheté des lys blancs aujourd'hui. Ils ont éclos dans la journée, leur odeur capiteuse domine l'appartement avec violence. L'odeur me fend le cœur, alors je suis allé me noyer dans les méandres d'une cigarette à la fenêtre, histoire de penser à autre chose. Mais rien ne part, ils sont toujours tenaces les souvenirs et la mélancolie le vingt-quatre.

Je soupire, parce que je sais exactement ce que je vais faire, ce que j'ai déjà fait l'année dernière. Le temps que le rougeoiement incandescent se mette à presque manger mes doigts, je traîne encore un peu, historie de me dire, que non, je ne vais pas aller m'asseoir à ce foutu bureau. Mais bientôt, je m'observe tirer la chaise et m'y asseoir. J'extrais le carnet de ma bibliothèque, il est enfoui dans l'ombre, j'ai cru pouvoir le cacher de moi-même. J'inscris religieusement le jour, le mois, l'année en haut de la page. Puis pendant un instant, je suspends la plume arquée au dessus du papier. Je tente de me convaincre que je ne suis pas obligé d'écrire ce soir. Que je pourrais tout simplement la commémorer autrement.

Asako,

Trop tard, le papier boit l'encre, fait émerger les lettres. Je m'arrête, lève le stylo encore une fois. J'observe son nom flotter sur la surface blanche, je sens un sourire triste effleurer doucement mes lèvres. Je rallume une cigarette et commence. Les mots ont dansé dans ma tête toute la journée, je sais exactement ce que je veux lui dire.

Le temps est brisé. Tu me manques, tu es partout et à la fois nulle part. Ton empreinte de joie dans certains objets, ton rire dans d'autres. En ordonnant les étagères, je suis tombé sur un de tes carnets, je croyais les avoir tous jetés. Tes belles cursives, tes mots sucrés, le papier portait encore ton parfum. Je me suis effondré. Tu n'as plus le droit de me faire ça, comme ça sans prévenir. Je n'en peux plus de vivre dans les vestiges de notre vie, de te voir çà et là, d'imaginer tes regards, tes doigts froids contre mes joues. Je n'en peux plus de cette ville, de ces rues que je connais par cœur, des airs désolés que je lis dans le regard de certains. Lorsque tu m'as quitté l'année dernière, j'ai pourtant changé d'appartement, c'est minuscule, mais je n'ai pas besoin de grand chose tu sais. La vue te plairait. J'ai tes cartons, dans le cagibi que j'ai maintenu fermé toute l'année. Je n'ai pas arrêté de vivre, tu sais. Je me doute que si j’avais abandonné mon travail je t'aurais déçu. J'ai continué. Pour toi. Mais tout sonne faux. Tes cartons condamnés à rester dans le cagibi. Le silence. Je n'ai plus d'endroit que je puisse appeler « chez moi » sans toi.
C'est que, j'étouffe ici, tu sais. Minato m'a invité à passer par chez lui sur Tokyo. Il a réussi à m'arracher quelques rires, moi à respirer un peu. Et puis il m'a parlé du restaurant où il travaille en tant que sommelier. Une étoile, des inspirations européennes, l'ambiance a l'air bien. Ils cherchaient un second. J'ai postulé et j'ai eu le job. Je suis désolé Asako, mais il faut que j'avance. Je peux pas rester ici éternellement à t'attendre. Peut-être que changer d'air me fera du bien ? Nous étions si beaux tous les deux, et j'étais enfin prêt. J'ai mis un peu de temps à m'habituer à nous, j'ai gâché un peu de notre temps. Mais j'étais finalement prêt.
Prêt à t'offrir le monde, le monde entier Asako.

Caractère
Si plus petit Shin était un enfant ayant beaucoup d'énergie en réserve, son caractère s'est aplanit avec l'âge. Il est devenu un adulte plus calme et plus patient, ce qui lui rend par ailleurs plutôt service pour son métier. La brigade et sa rigidité lui a donné le goût des choses bien faites, bien ordonnées, bien rangées. Shin essaie de garder son espace de vie le plus propre et ordonné possible. Il est quelqu'un de routinier et d'autonome. Le jeune homme canalise son énergie dans son métier et s'il se sent par ailleurs incapable de dormir ou de se sortir une idée de la tête, il cuisine, invente, tente de nouvelles combinaisons. Il est plutôt créatif et inventif et reste minutieux dans la plupart des choses qu'il effectue. Avec Shin, soit on fait bien soit on ne fait pas.  Le second a parfois quelques tendances mélancoliques, il arrive qu'il se perde dans ses souvenirs et pensées. Il est toutefois quelqu'un qui a le contact facile et qui sait s'entourer. Si l'exercice reste pour le moment un peu plus difficile qu'auparavant, la chose lui reviendra vite. Il a le tort de fumer beaucoup, que ce soit parce qu'il est sous stress ou simplement par plaisir. Si le veuf est très capable de dissocier vie privée et professionnelle, il a développé un certain stress depuis la mort de Asako. Il sait qu'il serait temps qu'il aille voir un psychologue pour s'ouvrir sur ce qu'il a vécu, mais ne parvient pas réellement à s'y résoudre. Il a toutefois prit l'habitude d'intérioriser son stress, et n'aime pas trop l'idée d'étaler ses pensées négatives auprès d'autrui. Il se sent étrangement obligé de tenir la face, comme si un public constant le surveillait. C'est seulement dans l'intimité qu'il s'autorise à se relâcher, une fois seul.

Shin est fier de ce qu'il est devenu. Le monde de la cuisine n'a pas toujours été tendre avec lui, il ne l’est avec personne. Et, lorsque la passion n'était pas suffisante c'est son obstination qui l’aidait à maintenir le cap. Si l'obstination ne lui rend pas tout le temps service, elle lui est parfois d'une grande aide. Même si lui aurait du mal à formuler et avouer la chose, le second a un côté égoïste. Il se met souvent en priorité par rapport aux autres car c’est une technique qui a pour le moment plus ou moins fait ses preuves. Si ce n'était pas pour lui et pour ses efforts, il ne serait pas arrivé là où il en est actuellement. Il n'est toutefois pas incapable de témoigner de l'empathie et serait prêt à faire passer avant lui des gens qui comptent à ses yeux. De manière paradoxale, Shin ne ressent pour le moment pas l'envie de devenir chef, d'ouvrir un restaurant et de créer son propre concept. Au contraire, il se sent doué dans ce qu'il effectue, il a été promu très récemment second et il lui reste tout un panel du métier à découvrir. Par ailleurs, il peut à présent plus ou moins avoir le luxe de choisir les restaurants où il veut travailler et ne s'engage qu'auprès de personnes dont le projet culinaire lui plaît. Que ce soit sur le plan culinaire ou quoique soit d'autre, il n'est pas si compliqué que ça de devenir rapidement complice avec Shin, il suffit simplement de trouver la faille...

Devenu quelque peu cynique et pessimiste faces aux derniers événements, Shin n'a toutefois jamais cessé d'être dévoué à l'Incontestable. Il est d'avis que l’algorithme est parfait, et que la machine régit l'aspect matrimonial de leur société pour de bonnes raisons. Toutefois, il se sent quelque peu amer et certainement pas près à revivre de suite un mariage. Il se sentirait trahi si une nouvelle enveloppe rose arrivait trop vite après la mort de sa compagne. Il a suivi la chasse à l'homme de loin, encore empêtré dans le deuil. C'est en allant au recensement obligatoire qu'une réflexion lui est venue à la vue de tous les avis de recherche. Pourquoi certaines personnes souhaiteraient fuir leur mariage ? Un doute s'est depuis installé, l'erreur vient-elle de l'humain dans le déni de son couple où l'Incontestable est-il capable de faire des erreurs lors du choix de partenaires ?

Physique
Shin est une figure parmi tant d'autres dans une foule. Pas de trait particulier qui le ferait ressortir de la masse, si ce n'est peut-être sa taille, légèrement au-dessus de la moyenne japonaise. Ses un mètre soixante-seize, sûrement un héritage de sa mère, sont couplés à ce que certains qualifieraient de svelte, d'autres de maigre. Shin a perdu un peu de poids depuis la mort de sa femme, il est toutefois fermement décidé à reprendre les quelques kilos qui lui manquent. Pour le moment, sa taille ne semble que mettre en exergue son côté échalas. Si ses mains peuvent paraître fines au premier abord, elles sont en réalité musclées et agiles, ses gestes précis, il n'est en aucun cas quelqu’un de maladroit avec les objets. Ses cheveux noirs et raides sont coupés courts, certaines mèches plus courtes lui retombent mollement sur le front. Sa peau pâle vient opposer un fort contraste avec ses cheveux jais. Les yeux chocolat de Shin, prennent sous la lumière du soleil une jolie teinte ambre, presque couleur miel. Ses yeux en amande sont souvent creusés par de lourds cernes, du fait du nombre élevé d'heures que le jeune homme effectue chaque semaine. Lorsque le second marche dans la rue, c'est souvent d'une démarche assurée, la mine un peu fermée, car il est perdu dans ses pensées. Son métier l'a obligé à avoir une certaine présence ainsi que du coffre. En cuisine, il fait retentir sa voix pleine avec vigueur pour que tous les commis, cuisiniers et chefs de parties sous ses ordres puissent l'entendre. Lorsqu'il n’est pas préoccupé par ses pensées, son visage tend à s'ouvrir et sa mine se fait plus chaude.
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Je suis: pro-Incontestable.
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Autre: Merci à Fu Soda et Milo de Jaeger pour les avatars ♥
Bienvenue Shin ! Bon courage pour ta fiche ! :D
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Jin chaton
Autre: crédit avatars: doux bb Shôta
Promise of the world - Shin Takejiro  1518348080 Promise of the world - Shin Takejiro  1518348080 Promise of the world - Shin Takejiro  1518348080
Bienvenue à toi ♡
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Merci à vous deux ! Promise of the world - Shin Takejiro  2244379341
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Autre: La fiche est titanesque mais je sais que vous êtes courageux.
Helloooow you Promise of the world - Shin Takejiro  1518348080 Promise of the world - Shin Takejiro  1518348080 Promise of the world - Shin Takejiro  1518348080

Hâte de lire ta fiche complète et de voir ce que tu nous réserves !

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Époux/se : Akio N'Olafsson ❤
Autre: Merci à AkiLove pour le code rp
J'avoue, j'ai été pris par la lecture de ton histoire, et j'en voulais plus. Mais qu'est ce que j'ai aimé sa Maman et sa technique pour rassurer son enfant, tellement beau. J'adore. Promise of the world - Shin Takejiro  3912395661

Bon courage pour le reste de la rédaction, j'espère te voir bientôt parmi nous Promise of the world - Shin Takejiro  2837704232
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Merci à vous deux, je suis contente que l'histoire de sa maman t'ait plu Hisoka  Promise of the world - Shin Takejiro  2903594549

Je vais avoir besoin d'un petit délai pour finaliser la fiche, j'ai quasiment tout sur un fichier word, il ne me reste plus qu'à fignoler ça, héhé Promise of the world - Shin Takejiro  2026231687
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Bonjour ! Promise of the world - Shin Takejiro  2432113367

Ajout d'une semaine de délai Promise of the world - Shin Takejiro  1362171446

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Promise of the world - Shin Takejiro  4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Promise of the world - Shin Takejiro  1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Promise of the world - Shin Takejiro  Ld7d
Promise of the world - Shin Takejiro  BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
Promise of the world - Shin Takejiro  Cn3Ckyx
Promise of the world - Shin Takejiro  1EPYLUw
Promise of the world - Shin Takejiro  DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Promise of the world - Shin Takejiro  E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Promise of the world - Shin Takejiro  3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Promise of the world - Shin Takejiro  Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Promise of the world - Shin Takejiro  YqECw0j
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Autre: Merci Hisochou pour la signature tout mignoonne
Hellooooow ! Bienvenue et bon courage pour ta validation Promise of the world - Shin Takejiro  2244379341
Hâte de te compter parmi nous et de pouvoir lire cette fiche finie ! Promise of the world - Shin Takejiro  2903594549

Edit : Bon, j'ai quand même commencé à lire... et j'ai adoré ce début de fiche Promise of the world - Shin Takejiro  2245374581
A quand la suite Promise of the world - Shin Takejiro  2579413762
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Hello !
King's Avatar c'est un grand oui ! Promise of the world - Shin Takejiro  1362171446

Hâte de lire cette fiche fini Promise of the world - Shin Takejiro  1728200632
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Merci beaucoup pour le délai !

> Emma : merci ! La suite est en cours hehe  Promise of the world - Shin Takejiro  2903594549
> Max : Mince je suis repérée ! :P
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Hey hey 😌
J'ai fini de lire la fiche, et j'ai été ravie de découvrir ton petit Shin ! Autant dire que je suis curieuse de le voir évoluer ici, et j'ai hâte de la rencontre héhé, viens ruiner un peu plus ma vie déjà bien assez fucked up comme ça 😌
De mon côté coup de tampon du pré-lien, et encore merci à toi de t'y être intéressé ! Bon courage pour ta validation, et à bientôt en RP ♥
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Analyse de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction
Bienvenue sur le forum ! Promise of the world - Shin Takejiro  1362171446

Histoire

♠ Il y a deux toutes petites choses à revoir dans le paragraphe concernant l'emménagement. De ce que j'ai lu, l'Incontestable envoie déjà une action au couple (celle de danser) quand Shin arrive à l'appartement. Or il ne va pas envoyer d'action avant que les deux personnes aient emménagé puisque quand l'un des conjoints arrive au nouveau logement, il n'y a aucune garantie que l'autre arrivera le même jour. Il n'y a même aucune garantie qu'il y arrive tout court en fait. x) Donc si l'Incontestable veut leur donner une action dès le premier jour de leur rencontre, il attendra que les deux conjoints soient dans leur nouveau logement. Promise of the world - Shin Takejiro  4115966937
♠ Il manque quelques ligne sur Shukumei. Vu qu'il était déjà de retour en 2109, il n'a pas pu échapper à cette catastrophe climatique alors il a forcément été impacté.
♠ Il y a un petit souci avec ta chrono je crois. T'as parlé du fait qu'ils ont survécu au projet, à l'épidémie et à l'extinction des puces. Puis tu dis que le 24 mai est toujours une date difficile. Le hic c'est que le 24 mai 2112 n'est pas encore arrivé et de ce que j'ai compris, Asako est morte le 24 mai 2111. Ca ferait donc qu'elle est morte durant le projet qui a eu lieu juste avant l'épidémie. Ca ne colle plus vraiment avec le reste Promise of the world - Shin Takejiro  517494357
♠ Comment il a réagi face à la chasse à l'homme qui a été organisée récemment ?

Caractère

Validé !

Physique

Validé !

Conclusion
Je n'ai vraiment pas grand-chose à redire sur ta fiche. Elle a été très agréable à lire, avec vraiment très peu de fautes et bien aérée. J'ai aussi beaucoup aimé découvrir ton personnage et son évolution qu'il a eue. J'ai hâte de voir ce qu'il va devenir encore. Il y a juste les quelques détails demandés que j'te laisse corriger. Il y en a vraiment peu. En cas de problème, ma boîte mp reste ouverte. o/


Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Analyse : 1/3
Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥

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Promise of the world - Shin Takejiro  Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
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Délai dépassé, ajout de trois jours supplémentaires Promise of the world - Shin Takejiro  1362171446

*mange la nourriture sur le gif*

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Promise of the world - Shin Takejiro  4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Promise of the world - Shin Takejiro  1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
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Merci Karlito ♥️:
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Merci Oz ♥️:
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Alors, j'ai corrigé les détails demandés :

1. L'activité prématurée s'est transformée en anecdote:
Je suis arrivé en premier dans notre appartement, je n'étais pas mécontent de pouvoir découvrir seul notre futur foyer. Cela me donnait un temps d'avance, histoire de pouvoir me poser et me faire doucement à l'idée du mariage. J'avais acheté un bouquet de pivoines roses, m'attendant à tomber sur elle en arrivant. Mais elle s'est fait attendre quelques jours, le bouquet avait commencé à faner quand elle a passé le pas de la porte pour la première fois. J'ai entendu un bruit de clefs, la porte s'ouvrir et se fermer, le cliquètement de ses talons contre le parquet, des bruissements, elle se déchaussait et enlevait son manteau. J'étais en train de lire, une cigarette au bec, je me sentais un peu désarmé face au comportement à adopter. J'ai posé mon livre en me levant, elle est entrée dans la pièce, j'étais figé, je ne savais pas bien quoi faire. Un sourire a retroussé ses lèvres et elle s'est approchée de moi pour me piquer ma cigarette, je l'ai regardée faire sans un mot. Elle s'est présentée et j'ai fait de même, comme si nous n'avions pas déjà lu nos noms sur nos lettres, puis elle m'a rendu ma cigarette, une empreinte rose imprimée sur le filtre. Ensuite, je lui ai fait visiter le logement alors que nous échangions quelques banalités. Il m'est impossible, je crois, de parler de ma rencontre avec Asako sans évoquer notre première activité. Une danse. J'ai, à l'époque, un peu grimacé devant ce qui était annoncé, cela ne faisait que peu de jours que ma nouvelle compagne et moi étions installés et surtout, je n'étais pas sûr de pouvoir effectuer quelques pas avec la plus grande dextérité. J'ai mis du temps à choisir une chanson qui correspondrait à la situation, j’ai fini par pencher du côté de la chanson française, par romantisme un peu absurde je crois.  Au début, je n'étais pas à l'aise avec l'activité, jusqu'à ce qu'elle se prenne au jeu et me demande de la faire tournoyer. Sa robe bleue entraînée dans le mouvement, je l'ai trouvée belle, là, lovée entre mes bras. Ses yeux onyx me fixaient avec la même fascination je crois, la même curiosité dévorante, de savoir exactement quels critères nous avaient réunis.

2. J'ai évoqué Shukumei et conservé la date de mort de Asako :
Notre couple a survécu aux nombreux tumultes des mois qui ont suivi notre union. D'abord la catastrophe de Shukumei, qui a ébranlé le pays et gravement touché une partie de la famille de Asako. La ville où nous habitions a également été durement affectée, puisque Nagayo se situe près des côtes. Nous avions certes un peu les pieds dans l'eau et avons eu besoin de déménager temporairement, mais aucun de nous deux n'a été sévèrement blessé. Puis, au projet de recherche du gouvernement, qui n'a pas chamboulé nos habitudes, mais nous a tout de même inquiétés.

3. La chasse à l'homme, que j'ai ajouté dans la case caractère, là où j'explique son avis sur l'Incontestable:
Il a suivi la chasse à l'homme de loin, encore empêtré dans le deuil. C'est en allant au recensement obligatoire qu'une réflexion lui est venue à la vue de tous les avis de recherche. Pourquoi certaines personnes souhaitaient fuir leur mariage ? Un doute s'est depuis installé, l'erreur vient-elle de l'humain dans le déni de son couple où l'Incontestable est-il capable de faire des erreurs lors du choix de partenaires ?

Merci d'avoir relu ma fiche un peu longue. Je m'excuse quand même parce que je suis une quiche avec les chronos xD et que ce sont des détails pas forcément faciles à déduire de la lecture. Et bien sûr je suis ravie que la fiche ait été agréable à lire ^^


> Makoto : Encore merci pour le délai ! Ils sont sexy mes tempuras Promise of the world - Shin Takejiro  358773329  
> Eren : trop hâte de mettre ta vie sens dessus dessous hehe
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C'est bon pour moi ! Amuse-toi bien avec ce personnage ! o/

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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