Les jours de haine. 200803042355296862

Ichiban

le Lun 4 Mai - 1:01
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Takuvore.
Autre: They ask you how you are and you just have to say that you’re fine

Nom • Kamikaze 神風, qui signifie littéralement vent divin. Mais si l'on oublie ce premier sens, il porte affreusement bien son nom en ce moment.
Prénoms • Oz, Gohan ご飯, dans cet ordre improductif. La faute à un papa impulsif et à un père inattentif.
Âge • 46 cheveux blancs. 30 Novembre 2065. (⛎)
Genre • Masculin.
Origines • gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin gaijin
Activité • Dans les cuisines d'un club "Naka".
Sexualité • Tout n'a pas besoin d'un nom.
Chemin • Bro. I don't answer stupid questions.
Commentaire • Et on remercie Keanu Hatori pour le vava spank spank fesse fesse, je m'en lasse pas 👌
Règlement •
Je perds mon temps à dessiner aussi
No matter how hard you hold on.
Nom • Kamikaze, qui signifie littéralement vent divin, même si les jeunes de nos jours pensent qu'aux explosions dans les films de Michael Bay.
Prénoms • Oz comme le magicien, et Gohan comme le riz ou le dîner. L'est pas gâté.
Âge • Age is just a number. And so is 911. (♐)
Genre • Il ne s'est jamais questionné.
Origines • Américaines du côté paternel et euh... américaines du côté paternel...
Activité • paradise kiss.
Sexualité • Tant que c'est bon.
Chemin • Même en me cachant mes fesses dépassent.
Commentaire • Je suis edgy ouin ouin sortez les violons ouin ouin
Règlement • Fleeemme. Les bg sur phone, cliquez sur la fiche svp. De même, le physique s'élargira au passage du doigt (mauvais jeu d'mots ? ptêtre bien )
ft. Cid Highwind de Final Fantasy VII
Time... It will not wait...
« Allez Oz, excuse-toi. »

Dix. Pute. Disent. Pute. Pute pute pute.
Oz, c'est un enfant adorable, même s'il connaît probablement trop d'insultes pour un gamin de primaire. Bien heureusement, il les garde pour lui. Il est poli, serviable et charitable, bien qu'il ne partage jamais sa nourriture. Il fait en sorte d'avoir des notes respectables et se montre aussi indépendant que faire se peut à son âge. Comme ça, Daddy peut souffler un peu, et Otosan l'aimera peut-être un peu plus. Oz ne le sait pas encore, mais il a compris que quelque chose chez lui dérange Otosan.
Vivre avec un homme ? À la limite. Mais il faut avouer qu'être marié à un gaijin ne vendait pas de rêve, même dix ans après la mis en place de l'Incontestable. Alors si en plus l'ovule du bébé imposé deux ans plus tard est lui aussi étranger, certains rêves s'écroulent. Ou se fendent la gueule, comme diraient ses parents. Mais Oz ne le dit pas. Il sourit simplement en pensant aux vilains mots. Sinon, Daddy et Otosan risquent encore de se dire pute.

Oz, c'est un enfant adorable, oui.
Mais il ne voit pas ça comme une raison pour se faire embrasser.
Il y a cette fille dont il oubliera bientôt le nom, dans sa classe. Elle lui a fait un bisous sans rien lui demander, et tout le reste de la journée il a paniqué. Est-ce qu'ils seront mariés quand ils seront grands parce que leurs lèvres se sont touchées ? Daddy lui explique que non, ça ne veut dire. Oz est alors rassuré, parce qu'elle est gentille mais franchement, il ne l'aime tout simplement pas.

Oz, c'est un enfant adorable, encore une fois.
Mais c'est dur de ne pas dire pute, parfois.
Il y a cette fille dont il n'oubliera jamais le nom, dans sa classe. Sakura. Une enfant adorable elle aussi. C'est simplement qu'elle l'appelle "le gaijin", en dehors de la classe. D'autres la suivent, parfois. C'est fatiguant. Usant. Énervant. Alors une fois, juste une fois, blondinet lui a tiré les cheveux. Fort fort fort. Mais il lui a juste tiré les cheveux. C'est pas bien, mais c'est pas bien grave non plus, si ? En tout cas, c'est assez pour transformer la déception d'Otosan en honte. Il lâche même que cette fille, elle a pas tort en quelque part. Le mal est dit, et les parents se disent pute une nouvelle fois. En tout cas, Sakura ne l'appelle plus "le gaijin". Elle se contente de le lui crier avec les yeux.

Oz, lui, est terrifié au moment de revenir en classe. Cloué sur sa chaise, il se fait tous les films du monde jusqu'à ce qu'une voix familière retentisse à côté de lui.
« Eh, tu peux me passer un crayon ? »
Oz n'aime pas Wataru - il le déteste presque. Ce garçon est toujours là pour demander quelque chose à quelqu'un. Il a même mangé un bout de sa gomme, une fois. Seulement, à cet instant précis, il lui est reconnaissant. Peu de choses ont changé, finalement.

« Ôz̞͐ ? Pour la teinture c'est d'accord, mais ce sera en partie sur ton argent de poche. »

Kiyoshi Kamikaze, alias Otosan.
Étrangement, sa famille a l'air de mieux prendre son mariage que lui.
Akemi alias Obaachan, sa mère, sait qu'au fond il doit être en train de bouder. Qu'il est de mauvaise foi comme toujours, mais que les choses vont s'arranger. Il faut dire que Lee, alias Daddy, est un homme discret, mais adorable et charmant. Compréhensive, elle ne lui reproche même pas les quelques chocs des cultures - il n'a pas majoritairement vécu ici après tout. Pour autant, il n'est pas le plus bel exemple à suivre en ce qui concerne les coutumes, et il serait dommage que le petit Oz ne prenne de mauvaises habitudes. Alors elle fait pression sur Kiyoshi, pour qu'il soit un bon père. Un bon mari ? Ce ne sont pas ses affaires, dit-elle...
Mais voilà, le petit Oz grandit dans une famille relativement aimante et il se plaît parmi ses quelques cousins. Aoba en particulier. Garçon doux mais peu bavard et timide, d'un an son aîné. Depuis la disparition de sa mère à la réception de sa lettre rose et, son géniteur étant inconnu, il vit avec leur grand-mère. Oz n'habite pas loin, alors ils vont à la même école et se retrouvent souvent chez Obaachan. Tous les trois, ils lisent des livres numériques, regardent des émissions de mode et font la cuisine (bien que les petiots ne salissent plus qu'ils n'aident), entre autres. Très vite, ils deviennent pour l'un le frère que l'autre n'a jamais eu.

L'adolescence arrive bientôt et avec elle, l'odeur des hormones, des coups de cœur et des coups au cœur. L'odeur de la teinture à cheveux, aussi. Car il n'y a jamais eu que Sakura, après tout. Elle n'était que le symptôme d'un mal plus profond. Alors lorsqu'il arrive au collège, Oz se dit que c'est l'occasion de prendre un nouveau départ. Ses cheveux s'assombrissent inexorablement et ça le change beaucoup, même si ça ne sera jamais assez. Il y a les notes à garder élevées, les bonnes manières à arborer, tout pour leur prouver leur stupidité.
Il y a les frères Agena, aussi. Dylan, qui a le même âge, et puis Ashley, qui ne rentre au collège que deux ans plus tard. Des étrangers, des gens qui ne sont à la base pas d'ici. Qui ont un accent d'ailleurs, comme Daddy. Le blondinet s'entend bien avec eux, leur montre les bons coins en ville, ou les aide à écrire tel ou tel kanji avec exactitude. Il ressent le besoin de les prendre sous son aile, en somme. Surtout Ashley. Il le fait rire. Oz aime les gens qui le font rire.

Mais la vie n'est pas toujours aussi rose, à la maison. Elle est ponctuée de moments de douceur dignes d'une famille parfaite, tout comme de disputes conjugales d'une violence étouffante, gênante, parce que y en a un qu'était pas foutu d'acheter les olives dénoyautées. C'est facile de se dire que le gosse entend pas, mais c'est moins facile pour le gosse de ne pas entendre.

« Hey, Ôzͤ. Tu voudrais combien d'enfants plus tard ? Enfin, si t'en veux tout court. »

Il y a cette fille dont il voudra bientôt oublier le nom, au lycée. Emi. C'est à partir d'un intérêt mutuel dont la nature était nouvelle que leurs doigts ont finit par s'entrelacer. Timidement. Des passions différentes mais voisines - jardinage et cuisine. Des amis en commun. Des messages échangés à la nuit tombée. Jusqu'à ce que leurs lèvres finissent par un jour se toucher. Tel un rêve devenu réalité. Oz est enchanté, plus rien ne peut l'arrêter. Durant un temps, au moins. Il faut quitter les étoiles, redescendre progressivement sur Terre. Observer avec inquiétude le calendrier, voir le seizième anniversaire approcher et se rendre compte qu'on a pas été très futé. Il faut discuter de cette éventualité. Un avenir où ils seraient séparés.
Mais elle ne veut pas en parler, Emi.
Elle ne veut pas y penser, Emi.
Elle le prend trop mal, Emi.
Elle lui fait mal, Emi.
À pleurer ainsi.
Parce que Oz "ne veut pas croire en eux". Il est simplement réaliste et elle prend ça comme une volonté de tout arrêter. Ce n'était qu'une éventualité. C'est devenu une réalité. Le bougre pourrait blâmer l'Incontestable, tout lui mettre sur le dos, mais ils n'étaient tout simplement pas compatibles.
C'est ce qu'il se dit.
En vérité, cet esseulement douloureux ne fait que renforcer sa volonté de recevoir une lettre rose. Pour recommencer et que cette fois, tout soit parfait.

« Bah, je sais pas comment dire ? Ça se voit à ta tête. Même O̟̺͊z͡ c'est un prénom de blond. »

Il n'a invité personne à son anniversaire, cette année-là. Pas Wataru, avec qui il s'entendait finalement bien au lycée. Pas même Ashley. La douleur était encore trop vive. Mais la vie continue. Oz ignore comme il peut le chagrin et se reprend rapidement en main. Bientôt, tout n'aura plus l'air que d'être un mauvais rêve.

Travailler en tant que serveur n'est pas si mal. Certes, on a plus vraiment de weekends, on est parfois en service pendant les périodes de fêtes et on peut tomber sur des abrutis en phase terminale. Mais du côté positif, il y a de belles rencontres, on peut se faire plus ou moins facilement remplacer si on a un empêchement, tout comme se baigner dans les pourboires quand les gens ne restent pas cloîtrés chez eux. Tout ça, Oz l'a appris durant ses études où il a travaillé en alternance dans un restaurant. Même si son dada à lui c'est bien la cuisine, et c'est ce qu'il fait actuellement.

Du côté des autres, Aoba est infirmer, Ashley a intégré l'école de police et Wataru... Wataru est goûteur de nourriture pour chien. Ça paie bien mieux que ce que l'on pourrait croire. Mais avec les années, Oz ne s'étonne même plus de ce que ce type est capable de mettre dans sa bouche. Surtout quand on sait qu'ils fricotent ensemble.

Tout a commencé sur l'ATAI. Un pseudo derrière lequel se cacher, un petit message, suivi de longues discussions. Des atomes étrangement crochus. Et il est tellement plus facile de parler de sa vie à des inconnus plutôt qu'aux gens que l'on côtoie. Au début on se plaint, un peu. Et puis ça dérive. Ça devient plus personnel. C'est sous cette influence que le bougre a décidé de repasser au blond. Puis il y a eu la première rencontre.
Oz il était choqué, que l'inconnu ne soit pas si inconnu. Oz il était vexé, que Wataru ait pas eu l'air aussi surpris que lui. Qu'il avait déjà tout compris. "Je crois qu'on se connait irl en fait", était-ce trop demander ? Ça a compliqué les choses au début, les a facilitées par la suite. Tant et si bien que sans s'en rendre compte, ils se sont mis à passer de plus en plus de temps ensemble. Sans jamais mettre les choses au clair, sans jamais donner un nom à cette relation. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. C'est pour cela que l'année de leurs vingt-cinq ans, Wataru est marié.

« Tonton Ō̪z̶̸͆ ! »

Durant la poignée d'années qui suit cet épisode, la majeure partie de l'entourage d'Oz trouve un amour et une vie incontestables. Il est content pour eux, au début. Mais ça finit par le blesser, à force. Tonton Oz, que l'appellent les enfants de certains. Il y a des fois où ça lui fait chaud au cœur, d'autres où ça remue le couteau dans la plaie. Ça ne fait que le rendre plus conscient de la solitude dans laquelle il baigne. Mais il ne s'autorise pas de relations sérieuses, de peur de tout perdre.

Il finit par adopter un petit chat qu'il nomme Mouse. Ils sont deux à avoir un prénom original, comme ça. Mouse, c'est un peu de chaleur dans un appartement vide. Un remède à la solitude. Le seul auquel l'Incontestable ne peut pas toucher.

Oz n'est pas particulièrement triste ou malheureux, en vérité. Il vit même très bien. Mais ça ne l'empêche pas de vouloir mener une vie japonaise stéréotypée. Celle que la propagande incontestable lui a inculquée depuis sa plus tendre enfance. Il aimerait pouvoir y goûter ou même juste l'effleurer des doigts. En vérité, la partie douloureuse n'est pas le fait qu'il ne vive pas cette vie, mais plutôt que tout son entourage et tous les gens de son âge y ont droit. Sans parler des plus jeunes. Ceux qui sont mariés dès vingt ans, voire plus tôt. Trop tôt peut-être, mais Oz commence à se dire qu'il va être trop tard pour lui.

Les jours où il pense ainsi, téléphone éteint, il prend souvent un train sans aucune destination fixée. Puis finalement, comme à chaque petite dépression qui le prend en pensant au mariage, il en vient à la conclusion qu'il n'y a rien qu'il puisse faire. Que se faire du mal pour ça ne l'aidera pas. Alors le bonhomme finit par profiter de ses journées au milieu de nulle part : il va voir un film, s'achète de nouveaux vêtements, prend à manger à un yatai et se pose sur une plage ou dans un parc. Il revient chez lui tard dans la nuit et après une douche éclair, il se laisse tomber sur son matelas. Fatigué, mais heureux à sa manière.

Puis arrive 2109 et la Vague qui ébranle tout. Même Oz, du haut de son appartement encore tout sec. Du restaurant où il travaillait, il ne reste rien de beau. Heureusement qu'il était de repos. Il héberge Aoba et sa famille à bras ouverts et, même si son chez lui se fait vite petit quand on y vit à six, sa vie en est bien animée. Blondinet retrouve rapidement un emploi en tant que cantinier dans les locaux de l'entreprise Hitachi. Ce n'est pas ce qu'il préfère mais il fait avec. Et puis il y a les clubs Naka. Il trouve l'endroit douteux au départ, et puis le patron doit être narcissique (à raison) pour avoir des établissements à son nom, mais qu'importe. Tout ce qu'a perdu Obaachan avec les inondations ne va pas se remplacer gratuitement, et Otosan, même s'il l'héberge sans trop rechigner, n'est pas du genre à regarder des émissions de mode avec sa mère. Surtout lorsqu'elle lui donne des baffes parce qu'il ne "parle pas correctement" à son adorable mari. Dans les semaines qui suivent, Oz apprend tout de même la disparition de quelques amis comme Takako, l'épouse d'Ashley.
Il ne se retient pas de pleurer, pour une fois.

« ... Kamikaze O̟͐̀͑͑z͕͏̴ͩ̔̀͡ Gohan. Enfin, Saijō, maintenant qu'on est mariés... »

Takashi Saijō. C'est le nom dont il rêvait depuis si longtemps. Il le tient maintenant entre ses doigts tremblants. La missive est soigneusement pliée et rangée dans sa poche, près du cœur. Il est déjà un peu amoureux avant même de l'avoir vu, de l'avoir entendu. Pour ça, il n'a eu besoin que de l'avoir lu.

Vingt-six ans. Il est jeune, le mari. Oz, lui, s'en fiche pas mal. Parce que Takashi à vingt-deux, vingt-six ou soixante ans reste Takashi. Il reste la personne qu'il attend depuis si longtemps. Néanmoins, monsieur ne sait pas si cette indifférence vis-à-vis de leur âge est partagée, et ça l'angoisse un peu en sachant qu'il en est déjà à quarante-cinq années.

Dans tous les cas, il tombe bien vite des nues. Takashi n'est pas facile à vivre : il se couche à des heures peu probables, politesse n'est pas sa première vertu, et il réussit à être plus vexant que son propre beau-père (c'est dire !). Il n'y a que leurs corps qui semblent pouvoir communiquer efficacement, sous les draps, sur le canapé ou contre l'encadrement de la fenêtre... Et pas même trois mois après leur union, voilà que le moniteur fait des siennes. Silence radio du TPAI et du gouvernement. L'incompréhension est totale au départ, jusqu'à ce qu'ils comprennent que tout manquement à leurs devoirs de mariés reste impuni. À partir de ce moment-là, Takashi ne fait plus aucun effort. Oz le vit mal, très mal, mais il garde la tête haute comme toujours. Il quitte Hitachi pour pouvoir se consacrer à temps plein aux cuisines du club Naka, fait des heures supplémentaires, y reste plus que nécessaire pour fuir le foyer qui, au final, n'en a jamais vraiment été un.

Et comme le pire peut toujours arriver, tel un mauvais rêve, l'épidémie fait son entrée.

« ... O̡̻̫̘ͨͭ̀̇̾Z̠̣͉ͦ̄̍ ? Tu es vivant ? »

Omelette. Nori. Poulet. Et beaucoup d'eau. De quoi faire un bon repas, équilibré et nourrissant. Le tout serait même appétissant, s'il ne flottait pas dans de la vomissure. Oz a probablement été malade durant une bonne partie de sa vie - plus que ce qu'il veut admettre. Mais ce qui est sûr, c'est que rien ne l'a jamais foutu aussi mal que l'annonce de ce "projet de recherche sociale".
La nouvelle le rend rouge, malade, le purge du peu de bien qu'il restait en lui, du peu qu'il avait ingurgité aujourd'hui. Il ne tombe pas - ne pose même pas un genou à terre. Il préfère s'accroupir, se donner l'illusion de contrôler encore quelque chose malgré son souffle qui se fait court. Mais il finit par se prendre la tête aux creux des mains, jusqu'à ce que son estomac se remette à le mordre tel un requin.
Pourtant, il ne lui reste plus rien.

Le divorce est survenu directement après la remise en marche de la machine. Il ne se faisait plus d'illusions et pourtant, ça le blesse toujours en quelque part.
Un peu.
Pas autant que ce grand sentiment de haine et de trahison, qui le déchire à l'intérieur. Pas autant qu'Ashley, qui a été emporté par l'épidémie. Oz, lui, n'a eu droit qu'à quelques migraines. Parfois- souvent- tout le temps, il se dit que ça aurait dû être lui qui soit parti. Tout serait plus simple pour tout le monde aujourd'hui. Il ne recevrait pas des appels paniqués des dernières personnes qu'il aime.
« Tu es vivant ?! »
Oh, il ne sait plus trop. C'est la puce, apparemment. C'est ça qui a tué tout le monde. Peut-être que ça l'a tué, lui aussi. Ils mentent depuis le début, et maintenant ils lancent des avis de recherche ? Oz ne compte ni décamper ni se cacher. Il les attend de pied ferme, prêt à se rebeller pour la toute première fois. Bien qu'en vérité, c'est simplement le seul moyen qu'il trouve sur l'instant pour extérioriser. Mais Oz ne sait pas se battre, il n'a jamais su. Il est trop gentil pour ça. Il frappe juste aussi fort qu'il peut, aussi fort que la colère le lui permet, jusqu'à ce qu'il soit mis hors d'état de nuire.

Oz est parti.
O̡̻̫̘ͨͭ̀̇̾Z̠̣͉ͦ̄̍ est revenu. Et depuis, les jours de haine s'enchaînent.
Oz, dernier à juger, premier à se faire mener par le bout du nez.
Abordable, adorable.
Malléable aussi, parfois.
C'est bien pour cela qu'il a noirci ses cheveux durant l'adolescence. Gaijin, gaijin. Ce mot l'épuisait. Maintenant il feint l'ignorance.
Et c'est bien pour cela, qu'il est comme ça. À placer le mariage incontestable sur un piédestal. À désirer plus que tout ce mode de vie avec lequel il a été martelé. Âme sœur et enfants. Il en voulait tout plein, qu'il disait. Alors il a attendu, attendu, attendu. Puis il a désespéré, déprimé de manière épisodique pendant ces presque-trente années qui ont suivi son seizième anniversaire.

Bien sûr, tout cela, le bougre le garde pour lui. Car après tout, Oz est l'ami optimiste aux bons conseils. Celui qui vous frappe à coup de pelle pour avoir osé penser à creuser plus bas. Celui qui mêle les belles paroles aux belles actions. Celui qui empeste les mauvaises blagues et l'autodérision, rayonne de sincérité et d'excitation. Quoiqu'un peu bruyant et fouineur, dans le feu de l'action. C'est que Oz s'énerve peu, s'emporte beaucoup.

Mais Oz est parti.
Il n'est toujours pas revenu.

Patience et tolérance approchent dangereusement de leurs limites insoupçonnées.
Ō̪z̶̸͆ est usé d'encaisser, épuisé de sauver la face.
Ses yeux ont perdu leur étincelle. Il n'y reste plus qu'un froid mordant, cassant, qui se dissipe parfois devant une colère brûlante.
Fini l'idémisme. Déçu pendant bien trop longtemps par le système, trahi bien trop de fois en trop peu de temps par le gouvernement, il n'attend plus rien de personne. Il communique peu, ne sort presque plus. Car il a beau détester le monde entier, il ne veut pas emmerder, il ne veut pas blesser avec ses propres problèmes.
Pas toujours.
Quitte à devoir se battre avec lui-même certains jours, pour retrouver une once de self-control. Sa douceur et ses bonnes habitudes d'antan ont laissé place à une impondérabilité ravageuse. Et elle l'effraie. Mais seulement après coup. Seulement après que le mal ait été fait.
Le corps est puissant, lisse et glabre. Les épaules, le thorax et le bassin sont d'une largeur imposante pour les deux premiers, envoûtante pour le dernier. Les pommettes s'affichent avec une franchise presque naïve, tout comme le nez légèrement bombé. Et le visage tout carré, le menton en particulier, ils crient "à l'étranger !". Vérité auparavant insupportée, aujourd'hui appréciée.
Les yeux, ils sont d'un bleu bien plus givré que lui. Au-dessus, les sourcils sont visiblement épais et les cheveux en brosse couleur paille.
Et la barbe, elle qui est pourtant si lente, elle réussit à s'étendre négligemment sur toute la surface de la mâchoire.

Au tableau, il faut ajouter cette vilaine cicatrice au niveau de la pommette gauche, vestige d'une rébellion imprévue, impromptue. Le pire est probablement qu'elle a été causée non pas par un coup, mais par le bord d'un meuble.

Le corps est puissant, oui, mais mis à rude épreuve. Les coups de mou, normalement épisodiques, se font plus longs, plus fréquents, se développent dangereusement. Gavage. Grève de la faim. Inertie totale ou hyperactivité. Plus rien n'est sûr et le poids en est finalement instable. Le volume des muscles et du ventre s'en voit également affecté, mais la rondeur de ce dernier demeure inchangée. De même, les ongles restent courts, régulièrement coupés. Raisons esthétiques mais surtout pratiques. Niveau complexes, on peut loucher sur de trop grands pieds ou des bras un peu courts, lorsque l'on se trouve en face à face. Mais il faut avouer que bigler sur tout ce qu'offre le dos tourné est bien plus attrayant.

La taille, elle, est loin d'être impressionnante, mais déjà bien suffisante pour détonner dans le paysage tokyoïte : un mètre presque-quatre-vingt. On s'attardera probablement plus sur la facilité avec laquelle la peau se teinte de rouge. Rire, colère, effort, ou même une douche un peu trop chaude. Tout est une bonne excuse pour que l'épiderme ne révèle les activités des vaisseaux sanguins, s'agitant juste en dessous. Cela démarre généralement au milieu du visage et finit en haut des épaules, dans les pires - ou les meilleurs - cas. Ces rougissements, ainsi que les chaussettes et les sous-vêtements à motifs douteux, sont des caractéristiques stables et constantes. Denrées rares, en l'état actuel des choses.
— Just Married —

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Re bienvenueee Les jours de haine. 2432113367

Bravo pour cette fiche de qualitey Les jours de haine. 3488335006 ce code Les jours de haine. 3998388675

Sinon, si tu n'as pas finis ta fiche, bon courage, sinon bonne validation hehe <3
— Just Married —

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re-welc !

Oz c'est un sucre woah, il a l'air trop attachant.
oz c'est aussi le nom du chien à une amie
il nous faudra un lien. <3
— Just Married —

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Olalala mais where is la suite, je rejoins Yuu Les jours de haine. 1620036270

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Les jours de haine. 2464953146 Les jours de haine. 2464953146 Les jours de haine. 2464953146

Re-bienvenue, Kinky Daddy Les jours de haine. 1353670443
Shôta

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Bonjour. Bonne rebootsurrection monsieur Les jours de haine. 3766924225
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*Spank Oz*

Salut Daddy Les jours de haine. 2432113367.
Ichiban

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Les jours de haine. 4158426957 Les jours de haine. E7tlYJ5
Hisoka > Je crois bien qu'on s'était tout dit et plus encore en cb Les jours de haine. 2432113367
Aoi > Un sucre aussi brûlant que les flammes de l'enfer, oui bien sûr Les jours de haine. 2837215391 ouaf
Yuu > Les jours de haine. WU2Iw3M
Jin > Fight me you coward.
Beloved > Les jours de haine. 95bgbQK Les jours de haine. 1406025597
Shôta-kun > Les jours de haine. 3otQi2T
Marek > *spank également*
*laisse sa main là*
*agrippe de façon dérangeante*
*le soulève*

Merci pour tous vos messages Les jours de haine. 3912395661

Du coup c'est terminé, ça peut avoir l'air long mais c'est parce que j'ai essayé d'avoir une taille de police grosse comme les melons d'Oz (j'ai encore du boulot je sais), en vérité ça fait 2000 et quelques mots de moins que la première fiche (et elle me faisait un peu cringe, so) Les jours de haine. T1lEPKS
Hésitez pas pour les fautes, ça me fait toujours chialer de relire mes fiches un mois après et de les découvrir là, snif
Y a aussi des chances que vous retrouviez des bouts de l'histoire sur un site chelou qui s'appelle "Just Married", je sais vraiment pas d'où ça vient mais je plagie pas ok Les jours de haine. Egjut4t
Débisus d'avance

ps : me suis probablement foiré pour l'âge, dieu sait que c'est pas grâce aux maths que j'ai eu le bac ou le brevet 😂
edit/ ma foi, je crois bien que c'est le bon âge
— STAFF JM —

— STAFF JM —
le Sam 16 Mai - 12:15
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Bonjour me voilà Les jours de haine. 1353670443

Je n'ai rien à redire à ta fiche. C'est bien écrit, tout y est, c'est Les jours de haine. 3998388675
J'ai trouvé ça cool que tu intègres Ashley à ta fiche malgré son départ du forum, même s'il meurt à la fin Les jours de haine. 367806265
J'espère qu'Oz finira par trouver l'amour de sa vie, il le mérite Les jours de haine. 3912395661

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Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

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• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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Les jours de haine. 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Les jours de haine. 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Les jours de haine. Ld7d
Les jours de haine. BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
Les jours de haine. Cn3Ckyx
Les jours de haine. 1EPYLUw
Les jours de haine. DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Les jours de haine. E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Les jours de haine. 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Les jours de haine. Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Les jours de haine. YqECw0j
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#11 —Re: Les jours de haine.
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