Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 200803042355296862
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— Just Married —

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Inscrit.e le : 26/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Léo Matsuo
Autre:
Soren Matsuo
Les idiots apprennent de leurs expériences, les sages apprennent de l'histoire.

Informations générales
Nom : - Matsuo.
Prénom : - Soren.
Âge : Né le dix octobre de l'année 2082. Vingt-neuf ans à l'heure actuelle, il s'en va sur ses trente.
Genre : Masculin.
Origines : Né de deux parents Japonais.
Activité : Psychologue.
Sexualité : - Hétérosexuel.
Avatar : Sieg Jägger de Shingeki no Kyojin - Artiste : dreamxxdream90 sur Tumblr/Twitter.
Règlement : -
Chemin ; topsite !!
Autre : /

Celui qui lie l'amour au bonheur n'a jamais aimé.
Te souviens-tu du jour où tu l’as perdu ?

Un stylo à plume entre les doigts, le regard sur ces lignes bleutées dessinées sur les pages de son cahier allongé, l’esprit de Soren se remémore aujourd’hui encore le passé qui ne cesse de lui coller à la peau, qui ne cesse de revenir l’assaillir à la manière d’une tumeur qui réapparaît sur une personne en rémission. Le ciel est terni par la pluie qui s'abat sur le bitume, une douce mélodie pour ses oreilles, le son du tonnerre sonnant comme une basse en fond, donnant plus de profondeur à la musique. Assis sur sa chaise d’un brun décoloré, l’ombre de sa main grossit à mesure que celle-ci se rapproche de la page, éclairée par une bougie dont la cire pourpre s’écoule lentement.

Par où commencer ? Quelle première lettre ? Est-ce qu’il doit parler de lui, de comment il a perçu ce changement, cet incident ? Il fait la même chose, années après années, à la même période, le même jour. Ses pupilles ne cessent de fixer cette page blanche qui ne l’est pas tant que ça, ornée de lignes bleues et rouges délimitant les espaces sur lesquelles il doit écrire. 

Pourquoi changer. Autant continuer. La même chose, la même manière d’écrire, la même façon de laisser ses émotions se déverser sur ce cahier qui n’a été acheté que pour cette occasion. Les jours se ressemblent autant qu’ils diffèrent, une belle métaphore de la vie qui s’appliquera également sur cet écrit, sur ce qu’il s’apprête à encrer contre ces pages. Les minutes passent lentement, mais elles passent. Il faut écrire, il faut avancer, de toute façon, le résultat sera le même que l’année dernière, le même que l’année d’avant, puis celle encore d’avant. La plume s’abaisse lentement, ses lèvres s’entrouvrent pour laisser s’infiltrer un peu d’air qu’il inspire. Sa seconde main vient remettre en place ses lunettes qui glissaient le long de son nez, et enfin, la pointe du stylo se met à danser, à valser, à s’adonner à la seule chose qu’elle sait faire.

Écrire.

À toi, que mes yeux ne pourront plus contempler.
_________________________________________

Mon enfance n’a pas été des plus radieuses, mais je n’ai pas été le plus à plaindre. Mes yeux virent le jour un dix octobre, dans un hôpital en plein centre de Tokyo. Des dires de mes parents, je fus le plus beau des cadeaux, la plus belle des créations qu’ils aient eu la chance d’observer un jour. La plus belle des roses, le plus beau des agneaux, le plus resplendissant des loups, le plus adorable des bébés.

J’ai aussi pourtant créée beaucoup d’excuses pour leurs disputes. Des cheveux blonds, des yeux d’un châtain si clair qu’ils paraissent régulièrement dorés, ma pilosité a suscitée beaucoup de débat au sein de ma famille. Des dires de mon père, celle-ci a été utilisée afin d’envenimer des disputes, se demandant d’où ce blond pouvait apparaître bien qu’il y ai une explication tout à fait logique et scientifique concernant celle-ci. Des disputes qui démarraient tout d’abord d’une histoire n’ayant pas d’importance, que ce soit sur le ménage, le programme de la soirée, ce qu’ils doivent acheter. Puis, mon père venait l’engueuler, lui demander la raison de ce blond, se posant même la question si elle ne l’avait pas trompée, bien que ce soit totalement impossible.

Gâté. J’étais un enfant gâté. J’obtenais ce que je ne demandais pas, puisque je ne demandais rien, mais j’obtenais tout. Des jouets en passant par les sorties, les bonbons. Ma couleur de cheveux naturelles m’apportait beaucoup de regards, j’en étais heureux, très heureux, bien qu’au départ, je ne comprenais pas la raison de ces yeux braqués sur moi. Ce n’est qu’en demandant que j’ai su.

Je n’étais pas l’enfant le plus drôle, le plus joueur, le plus intelligent ni même le plus apprécié de mes classes, mais j’avais assez d’amis pour me retrouver après l’école à jouer au foot, à faire la course, à essayer de faire des tractions comme les grands, s’aidant des barres d’acier du but blanc sur le terrain de foot. Une vie des plus sereines, des plus simples. Des disputes ? J’en ai eu dans ma vie de jeune garçon, comme tout le monde, mais je ne me suis jamais battu, je n’ai jamais réellement détesté une personne, je n’ai jamais exclu personne et, curieusement, je n’ai jamais été exclu d’un quelconque groupe. Des cheveux blonds qui auraient pu me donner une enfance des plus misérable, détesté et moqué par la majorité. De la chance, j’en ai eu.

Ma famille a toujours été dans la moyenne haute, leurs revenus étant suffisant pour me payer des vêtements de marque tout en ayant assez pour s’offrir des choses, partir en vacance. Suffisant pour qu’ils puissent partir en vacance. Une mère dentiste et un père musicien. La musique. Dès mon plus jeune âge, mon père a essayé de m’introduire à la musique, aux instruments, me chuchotant à l’oreille qu’il vaut mieux s’y prendre tôt, qu’un jour, je risque de regretter. Il n’en fallait pas plus pour que mon jeune moi, commence à tâter tout type d’instrument. Du piano que je trouvais étrange à mes quatre ans, disant clairement dans les yeux de mon père que je trouvais ça mauvais, au violon à mes six ans. Ce dernier, je l’ai aimé, je l’ai adoré, je l’ai chéri et j’en joue toujours aujourd’hui. J’en jouerai probablement jusqu’à ma mort. Aujourd’hui ? Je ne déteste plus le piano, loin de là. Est-ce que ma préférence vis-à-vis du violon est dû à ma maîtrise de l’instrument ? Probablement. Peut-être que si je maîtrisais aussi bien le piano, je serai plus enclin à m’adonner à la pratique de ce beau bijou.

Le lycée. Les ennuis ont commencé ici. C’est ici que j’ai réellement connu la discrimination, c’est ici que j’ai réellement commencé à me rendre compte que ma teinte posait problème au sein d’une société japonaise qui, bien qu’évoluée, a toujours des lacunes sociales. Tous ceux qui sortent du moule sont bien souvent rejeté. J’en ai réchappé durant l’enfance, le début de mon adolescence. C’était bien trop beau. Alors je me suis forcé à m’endurcir. Je n’aimais qu’à peine le sport durant les treize premières années de ma vie. Quand les critiques sur ma chevelure, sur mon corps chétif ont commencé à faire leurs apparitions, j’ai décidé de changer, de compenser par autre chose. Courir, muscler mon corps, travailler ma manière de parler pour ne plus m’arrêter en cours de phrase, pour pouvoir enchaîner les mots à la manière d’un chanteur qui connaît sur le bout de la langue son morceau.

Ça avait l’air d’avoir fait son effet. Avait. Trois ans ans à sculpter mon corps, à donner de ma personne pour ne plus être celui que l’on moque, celui qui se fait pointer du doigt. Je devais vivre une enfance difficile et le temps devait s’améliorer au fil des âges. Ce ne fut pas le cas. L’inverse s’est produit. À cette époque, mes notes commençaient à chuter et mes parents n’étaient plus les mêmes, se demandant en permanence ce qui n’allait pas chez moi. Pourquoi est-ce que je n’arrive plus à travailler aussi bien qu’à l’époque ? Pourquoi est-ce que je ne suis pas capable d’aller au bout de mes études ? Est-ce que je veux finir à la rue ? Est-ce que je compte vivre sous leur toit durant des années, jusqu’à ce que l’incontestable m’appelle ? Des mots que j’aurai préféré ne jamais entendre. Des mots qui émanaient des lèvres de mes deux parents. Je ne voulais plus aller à l’école tout comme je ne voulais pas rater mon avenir. Quelles solutions s’offraient à moi ? Comment le savoir. Un jeune adolescent en perdition dans le flou de l’avenir. Un déclin qui se veut de plus en plus oppressant, ses épaules lourdes se faisant écraser par le poids de son présent. 

Puis tu es arrivé. Dix-sept ans. Des cheveux à la couleur d’un bois humide, brunâtre. Un sourire qui ne laisse personne indifférent, des iris d’un châtain étincelant lorsque la lumière du soleil rayonne sur ton visage, laissant transparaître tes fossettes aussi timides qu'élégantes. Des petites jambes ne faisant qu’appuyer le caractère mignon de ton corps qui ne dépasse pas le mètre cinquante-deux. Pourtant, la première fois que je t’ai vu arriver, que je t’ai vu te présenter devant la classe, je n’ai pas réagi. La seule chose à laquelle j’ai pensé fut “Est-ce que cette fille va rentrer dans le moule, se joindre aux autres, comprendre qui est-ce qu’il faut aller prendre la tête lorsque notre journée a été mauvaise et que l’on souhaite se soulager ?”.

Comment ai-je pu penser ça de toi ?

Tu as été l’une des premières à venir me voir pour me demander comment je me sentais, comment j’allais, comment je pouvais supporter ça. Tu as voulu être proche de moi, tu m’as proposé de sortir à maintes et maintes reprise, tu as réussi à te lier d'amitié avec moi, moi qui n’en avait presque plus. Mes notes sont remontées. Mon envie d’aller à l’école s’est décuplée grâce à toi. J’ai eu le courage d’affronter les tempêtes et de me surélever, de m’opposer aux autres, de ne plus me laisser faire. Surtout parce qu’après t’être rapprochée de moi, tu es devenu l’une de leurs cibles. Je ne pouvais plus faire l’aveugle, je ne pouvais pas t’entraîner avec moi dans ce cimetière qu’était ma vie avant ta rencontre, depuis que le lycée a pourri celle-ci. M’opposer, me mettre face au monde, affirmer sa différence et en être fier. J’ai su le faire, grâce à toi. J’ai compris que la souffrance que je vivais n'était qu’une étape avant de trouver le bonheur, avant de m’épanouir dans cette relation. 

Tu habitais loin de chez moi et tu refusais que je te raccompagne. Je le faisais quand même. Je ne te laissais pas rentrer seule bien qu’il me fallait plus d’une heure pour faire le chemin inverse. Mon seul regret fut de ne jamais avoir pu rentrer chez toi, de ne jamais avoir pu visiter ta chambre, l’endroit où tu passais tes fins de journées. Tu ne me parlais pas souvent de ta vie à la maison. Tu me disais que c’était difficile, que tu avais du mal depuis le décès de ton premier père. C’est pour cette raison que tu as changée d’école. Tu as dû déménager puisque le salaire de ta mère ne convenait plus à l’appartement que vous aviez. On révisait devant chez toi, assis sur le petit escalier de pierre. Tu voulais devenir médecin, je souhaitais devenir psychologue. Tu avais envie d’aider ceux atteint de maladies incurables. Je souhaitais aider les personnes ayant des problèmes dans leurs vies. Tu m’as sauvé.

Je t’aimais.
Je ne te l’ai jamais dit.

Après le lycée, nous avions gardé contact, nous avions fait en sorte de nous voir tous les week-ends, que ce soit pour aller au karaoké ou pour dîner, déjeuner, passer des après-midis au parc à discuter de la dernière série que nous regardions. Vingt-deux ans. C’était l’âge que nous avions lorsque tu as reçu ta lettre. Lorsque tu m’as envoyé ton message par téléphone. Vingt-deux ans, ça ne me rajeunit pas. Je m’en souviens comme si c’était hier.

Comme aujourd’hui, la pluie tombait sur la ville. Les orages se jonchaient et le ciel était d’un gris à en donner le cafard. Les gouttes d’eaux sonnaient comme des larmes et les grondements résonnaient en harmonie avec les hurlements de mon coeur. 

“Aujourd’hui, j’ai reçu ma lettre. Tu sais, j’ai l’impression de ne jamais être née. Depuis que je suis petite, ma famille a des soucis financier et je n’ai jamais pu profiter de la vie. Tu es vraiment le meilleur ami que je n’ai jamais eu. Merci d’être là et de m’accompagner au quotidien. Aujourd’hui, peut-être qu’avec mon mari, je trouverai enfin le bonheur. Je le sens. J’en suis sûre. Aujourd’hui, je vois enfin le jour. Aujourd’hui, je suis enfin née.”

Oui. Je m’en souviens comme si c’était hier.
Je ne t’ai pas répondu.
Je t’ai évité nombre de fois bien que tu venais devant chez moi. Je ne t’adressais pas la parole, je ne te regardais même plus. Ça aurait dû être moi.

Quand tu as vu le jour, il pleuvait.

Tu as compris. Tu m’as demandé si je voyais un autre futur, si j’espérais quoi que ce soit de ce monde qui est régis par une intelligence artificielle ? Évidemment, quelle question. Que croyais-tu ? Je ne me faisais pas d’illusion, sur toutes les vies du pays, il n’y avait aucune chance que je tombe sur toi, mais j’y croyais. J’y croyais tellement tout en gardant à l’esprit que ça n’arrivera jamais. Ça n’est jamais arrivé. Après quelques mois, tu as décidé d’arrêter de venir. Sans laisser de lettre, sans laisser de mot, sans m’envoyer de message. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même de t’avoir perdu. Je pouvais te recontacter, je pouvais essayer de renouer des liens, mais je ne l’ai jamais fait, je n’ai jamais osé affronter la fille que j’ai aimé, la fille que je n’aurai jamais, la fille qui a été choisie pour vivre avec un autre. Pas moi.

Ma vie ne s’est pas arrêté. Je te l’avais promis, je te l’avais juré, je deviendrai psychologue, j’assurerai mon futur et j’aiderai ceux à qui la vie n’a pas fait de cadeaux, ceux que le destin n’a pas épargné par les malheurs de la société.

J’ai réussi.

Je suis là, ce vingt-sept juillet, à écrire une nouvelle fois cette histoire. Tu t’en es allé il y a sept-ans. Ce qui a déchiré mon coeur fut ta manière de décrire tes émotions lorsque tu as reçu ta lettre. N’étais-je pas assez bien pour te permettre de naître avant de te marier ? Non, c’est évident, tu ne l’aurais pas exprimé ainsi. Pourquoi n’ai-je pas pu prendre sur moi ? Pourquoi ai-je fait passer mon ego, l’amour que j’avais pour toi devant l’amitié que tu me vouais ? Parce que je ne pouvais supporter cette manière d’écrire, je n’arrivais pas à accepter l’image de toi dans les bras d’un autre. Je ne voulais pas me dire que ma présence ne fut pas suffisante pour te permettre de vivre, de ressentir du bonheur, malgré les rires que j’entendais, malgré la joie que tu montrais lorsque tu me voyais.

Oui, j’ai été égoïste. Tu me manques.
Je ne veux plus te voir.
Je vais avoir trente ans, tu sais. Trente ans et je n’ai toujours pas reçu de lettre. Qui sait, je ne trouverai peut-être personne. L’incontestable considère peut-être que je ne suis pas digne d’avoir une femme, qu’aucune ne me correspond. Qu’importe.

Ici tu n’es pas là. 

J’ai terminé mes études, je suis devenu psychologue, j’aide les hommes qui n’arrivent pas à combattre la vie, ceux qui se sentent désespérément abandonné par le ciel.

Tu n’es toujours pas là.
Est-ce que tu as un enfant ?
Est-ce que tu es heureuse ?
Je m’en contre fiche.
Mais je pense à toi.

Lorsque le typhon a frappé le Japon, lorsque les morts ont commencés à pleuvoir, tu fus la première personne qui m'est venu à l'esprit. J'ai voulu t'envoyer un message, j'ai désiré revoir ton visage, j'ai cru t'avoir perdu. Je n'ai pas osé, je ne l'ai pas fait. Au final, ne t'ai-je pas perdu il y a sept ans maintenant ? Je n'ai pas réussi à aller contre mes émotions, contre mes sentiments, contre ma rancune envers toi et l'Incontestable. Par chance, ma famille n'a pas subi de perte, tout comme moi. Je n'ai eu personne à pleurer, je n'ai pas eu la malchance de regarder vers le ciel et de hurler au monde ma tristesse, demandant au seigneur ou à une quelconque entité supérieure de faire revenir ceux que j'ai perdu. 

Peut-être que tu n'es plus.
Peut-être que tu as été englouti par les flots.
Je n'ai même pas eu le courage de me rendre dans le quartier où tu vivais, l'adresse de ta nouvelle demeure que tu m'avais envoyé par message. Au fond de moi, j'en avais envie, mais m'y rendre signifiait accepter que tu comptes encore pour moi. Bien que ce soit le cas, je ne pouvais l'admettre, je ne peux toujours pas l'admettre. Tu as partagé ma vie, tu m'as rendu heureux, désormais, tu me tires vers le bas alors même que tu n'es plus là.

Ça n'a pas d'importance. On ne se reverra jamais.

Est-ce que tu as survécu à l'épidémie ? Est-ce que tu t'es dressé contre le monde comme tous ceux qui s'alignent contre le système, ou bien est-ce que tu es allée te recenser ? Peut-être que tu es devenu une hors-la-loi et que tu as été tué. Peut-être aussi que tu te caches, que tu as fui ton compagnon. Je n'ai vu aucune affiche avec ton visage, je ne sais plus rien de toi et c'est pour le mieux. Il n'y a qu'un jour dans l'année où je parle de toi, où je pense à toi, où tout me reviens. C'est la dernière fois.

Comme l'année dernière aurai dû l'être.
Celle d'avant aussi.
Tu m'as empoisonné autant que tu m'as guéris.
____________________________

Aucunes larmes ne coulent sur ses joues, aucune peine n’est visible sur son visage. Il n’y a que le son de la pluie, le grondement du tonnerre et l’ombre de son corps reflété par la lampe qui l’accompagnent. Son corps se redresse, faisant grincer la chaise qui glisse sur le parquet de l’appartement. Quand est-ce qu’il la changera ? Elle fait du bruit depuis tellement de temps.

Ses doigts déposent doucement le stylo sur le côté du cahier, refermant ce dernier à l’aide du capuchon qu’il fait rouler délicatement autour de la pointe, posant une dernière fois ses pupilles sur ses dernières lignes.
Qu’est-ce qu’il va en faire ? Comme toujours. Il va le ranger au même endroit que ceux des années précédentes. Pourquoi changer. Son corps s’abaisse légèrement pour venir récupérer le cahier et quitter son bureau, traversant la pièce, quittant celle-ci et empruntant le couloir sombre éclairé par la seule lampe allumée de l’appartement, celle de son bureau.

Jusqu’à arriver dans la cuisine. Son pied se pose sur la petite pédale de la poubelle afin de l’ouvrir, le couvercle d’acier se surélevant. Peut-être que l’année prochaine, ce sera bon. Peut-être qu’il réussira à faire son deuil, à arrêter de se rattacher au passé. Le cahier tombe, et avec lui s’achève ce rituel qu’il s’adonne depuis des années maintenant. Il n’a plus besoin d’elle ni de son souvenir. Qu’elle ait été présente pour lui, qu’elle ait été la personne lui ayant permis de surmonter les épreuves difficile de la vie ne lui importe pas. Elle n’est pas là, c’est tout ce qu’il voit.

Physique
 Décrire le physique de Soren n’est pas la chose la plus difficile qui soit. Une peau blanche au teint légèrement bronzé, l’homme d’un mètre quatre-vingt-huit arbore des lunettes sur son nez venant donner un air plus sérieux à son regard, à son visage qui, par bien des aspects, démontre une facilité déconcertante à ne pas se laisser distraire. Une mâchoire tissée, dessinée, celle-ci vient se faire couvrir par une longue barbe blonde, épaisse et douce au touché. Des poils blonds qui viennent couvrir sa tête, des cheveux bouclés dont Soren prend grand soin, appliquant masque et produit hydratant pour que chaque poil qui traîne au-dessus de son crâne restent en aussi bonne santé que le reste de son corps.

Son abdomen et son buste montrent des muscles finement taillés résultants de ses longues années de sport, continuant encore aujourd’hui. De longues jambes, des cuisses aussi sec que ses bras lorsqu’il se met à contracter ses muscles. Une bonne alimentation ayant énormément aidé le psychologue. Un poids de soixante-quinze kilos composé en partie de muscle. Il n’est pas le nouvel Apollon, loin de là, mais il connaît ses qualités physique bien qu’il n’en fasse pas grand-chose.

Un corps qui n’a rien à envier aux plus saillants des gabarits, Soren ne se montre pourtant jamais et n’affiche jamais son corps au grand jour, préférant garder ça pour lui, ne voyant aucun intérêt à jouer sur la beauté de son corps. Pour séduire ? Ça ne sert à rien, il ne décide pas du destin. Pour se vanter ? Auprès de qui ? Il n’a que très peu de connaissance et lorsqu’il est à l’extérieur, c’est pour faire du sport, pour se balader ou se rendre à son lieu de travail.

Une tâche de naissance à la couleur d’une feuille d’automne est observable à l’arrière de son épaule droite. Son nez droit, non courbé, possède une très légère bosse au milieu de celui-ci, se laissant ainsi comparé aux nez des anciennes statues grecques. 

Enfin, son style vestimentaire. Soren se complaît dans la sobriété et la simplicité, n’omettant pour autant pas du tout l’amour et l’attirance qu’il a pour la mode. Vêtu, lorsque le temps lui permet, de chemises et de pantalon aux couleurs variables, s’alignant ensemble, le psychologue s’aime à s’essayer par moment à différent style. Un t-shirt coupé plus court, un short au design et au motif dessinés en passant par des pulls à col-roulés. Peu d'excentricité, en somme.

Caractère
Sérieux. C’est ce qui viendrait à l’esprit de quiconque pour décrire Soren. Un homme sérieux qui cache pourtant bien son jeu. Sous ses airs d’hommes ne riant jamais, Soren aime énormément se laisser porter par les événements, par l’action, par ce qui arrive dans sa vie. Ses lèvres ne s’étirent que très peu, mais lorsqu’elles le font, lorsque l’on arrive à tirer un peu cette carapace, on peut observer un homme qui ne désire que s’amuser. Un sérieux qui résulte de sa maturité, de ce qu’il a vécu et de son métier. Lorsque vous le verrez sourire, rire, au détour d’une ruelle ou en rendez-vous, sachez profiter de l’instant, profiter de l’atmosphère qui règne.

Égoïste. Ce n’est pas le plus flatteur des adjectifs pour le décrire, mais il le sait, il en est conscient et il n’en est pas fier, mais il le sait. Attention à ne pas confondre égoïsme et avarice, radinerie. Il fera passer son intérêt, ses émotions, ses sentiments et ses besoins avant ceux des autres, privilégiant toujours sa personne et ceux qui sont autour de lui au reste. Un égoïsme qui se met en parallèle avec l’envie qu’il avait, plus jeune, de devenir psychologue, d’aider les autres. Est-ce que l’on peut penser à soit-même au détriment des autres et quand même être capable de leur apporter de l’aide, du soutien, des solutions ? Il semblerait que oui puisque son cabinet marche à merveille et qu’il se considère comme un très bon docteur.

Possessif et attaché à ce qui l’entoure. Ceux qu’il aime par-dessus tout, bien qu’il n’existe pratiquement plus de ces personnes, sont tout pour lui. Il ne voudra jamais les partager. À la manière d’un cadeau que l’on nous offre et que l’on ne quitte pas, Soren ne se détachera jamais de ceux qu’il aime. Il n’acceptera jamais que cette personne puisse se sentir attaché à une autre personne, qu'elle puisse imaginer apprécier quelqu’un autant que lui l’apprécie. Si elle est haute dans son estime, celle-ci se doit d’offrir et de donner autant d’attention et d’affection qu’il lui en donne. Il ne la laissera jamais s’en aller et offrir autant qu’elle lui en a donné à quelqu’un d’autre.

Empli de paradoxe. Comment peut-on se prétendre psychologue, pratiquer cette profession et avoir autant de défauts psychologique ? Parce qu’il différencie sa personne de ses patients. Il s’est déjà analysé, il s’est déjà posé dans son salon et noté des dizaines de problèmes que comporte sa personne, c’est juste qu’il n’a aucune envie de changer. Pourquoi changer ? Quel intérêt ? Il s’apprécie, il s’aime, il est heureux d’être ainsi. Les autres, ce n’est pas pareil. Si les autres ont un problème social, s’ils sont possessifs, il leur exposera le problème et les aidera à trouver des solutions, leur expliquant qu’en société, qu’en groupe avec des amis, avec son époux ou son épouse, il n’est pas bon d’être trop possessif.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Au-delà de ça, son cœur est bon et lorsqu’il aime quelqu’un, Soren donnera tout pour cette personne. Il se dévouera, corps et âme et ce, qu’importe le problème qu’elle rencontre. Une attention qu’il offrira avec passion et gentillesse. Sans une once de méchanceté, une once de condescendance ou d’envie de posséder la personne, ses lèvres se mettront à bouger très souvent pour exprimer avec candeur et légèreté l’amitié ou l’amour qu’il lui voue. Il n’est pas timide envers ses émotions et n’a pas peur de les montrer, bien que cela ne soit pas arrivé depuis des années maintenant.

Fier. Fier de ce qu’il est, fier de ce qu’il a réussi à accomplir malgré les obstacles, malgré le passé qu’il ressasse souvent, il est fier d’en être arrivé là, lui qui était destiné à arrêter les études à cause de ses notes en chute libre. Fier avec une pointe d’arrogance, n’omettant jamais de rappeler à quel point il est bon dans son domaine. Le Soren du cercle privé et celui du professionnel sont deux hommes totalement différent. Il aime la nature tout autant que la ville, se sentant bien plus à l’aise dans cette dernière cependant. 

La nature est calme, la nature est belle, mais la nature, à force, lui donne l’illusion de ne plus faire partie de la vie active, de ne plus être en présence d’être humains. Pour quelqu’un travaillant sur les pathologies mentales et les relations humaines, c’est quelque chose d’assez perturbant. 

Joueur. Il l’est, ou plutôt, il aimerait l’être, mais avec qui ? Comment ? Il n’y a plus grand monde. Alors il se cache derrière cet air sérieux qu’il arbore en permanence, mais lorsque l’instant s’y porte, lorsque le moment daigne sortir de sa cachette et que les astres sont alignés, il s’élance, il se faufile et ne laisse pas passer une seconde, profitant de chacune d’entre-elle. 

Puis… Ses centres d’intérêts. En dehors du sport, la lecture est un passe-temps qui occupe une petite partie de son temps libre, l’autre grosse partie est réservée à la pratique de son instrument qui lui permet de s’apaiser, de s’envoler et de laisser son imaginaire parler, sa créativité s’exprimer au travers des mélodies qu’il crée.
— Just Married —

Messages postés : 61
Inscrit.e le : 22/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Veuf ;_;
Autre:
(Re ?)Bienvenue Soren et bon courage pour la rédaction de ta fiche ! Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 1518348080
J'aime beaucoup ton avatar, ça lui donne un genre pas commun. :3
— Just Married —

Messages postés : 18
Inscrit.e le : 26/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Léo Matsuo
Autre:
Hey, merci pour le compliment sur l'avatar et le soutien :) ! Pas de re, du moins, pas à ma connaissance ? Je pense avoir terminé ma présentation ! Si il y a quoi que ce soit à redire, je me ferai une joie d'écouter !
— Just Married —

Messages postés : 56
Inscrit.e le : 30/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Dany le macho
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Un personnage intéressant avec un caractère délicieusement paradoxale, j'adore Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 2837704232

Bienvenue à toi et bon courage ta validation !
— Just Married —

Messages postés : 18
Inscrit.e le : 26/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Léo Matsuo
Autre:
Merci beaucoup, ça me fait plaisir !  Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 1362171446
Lisalisa

Messages postés : 219
Inscrit.e le : 24/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Bienvenue ! La famille des avatars snk s'agrandit hehe.
Je sais pas pourquoi, mais ton perso m'inspire la tranquillité, j'espère qu'il accepte de nouvelles patientes. Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 1518348080
Shôta

Shôta
Messages postés : 772
Inscrit.e le : 09/09/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Salil ♥
Autre: ✚ Parle en : #cc6699
C'est un très beau personnage que tu as là, et une très jolie plume ! Bienvenue et bon courage pour la suite ! Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 1988361910
— Just Married —

Messages postés : 57
Inscrit.e le : 06/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : kusagibb ♥
Autre:
olala cette jolie fiche, ce joli vava et cette jolie plume djkhs  Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 3998388675
bienvenue sur le forum !

il nous faudra un lien Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 1518348080
— Just Married —

Messages postés : 18
Inscrit.e le : 26/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Léo Matsuo
Autre:
MERCI À VOUS TROIS !!! Ça me fait autant plaisir que ça me donne envie de RP avec vous ! Ça veut dire BEAUCOUP.
— Just Married —

Messages postés : 31
Inscrit.e le : 13/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: .
Bienvenue ici & bonne chance pour la validation.
— Just Married —

Messages postés : 435
Inscrit.e le : 06/03/2017

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Lullaby ♥
Autre:
BIENVENUE ! Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 1362171446
J'ai adoré te lire. Tu as une plume fluide, très agréable, prenante. Et cette lettre. Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 3998388675 C'était un vrai plaisir.

J'ai bien relevé deux-trois fautes mais tellement peu qu'honnêtement, ça ne compte pas. Soren est un personnage très intéressant, paradoxal et profondément humain. J'aime son égoïsme et sa fierté, j'aime son histoire et la façon dont il s'en est sorti et continue pourtant de se noyer dans les souvenirs à l'occasion.
Je suis curieux de voir ce que tu vas lui faire vivre sur le forum et je pense que je vais te stalker au détour d'un RP. Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 2837704232

Tu as gagné ton coup de tampon sur le front. Bienvenue parmi nous, amuse-toi bien ! ❤

Pré-validation par Alekseï
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.
— Just Married —

Messages postés : 18
Inscrit.e le : 26/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Léo Matsuo
Autre:
!!!!! MERCI. BEAUCOUP. Je suis content que Soren ait été apprécié, et merci pour les compliments  Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 1984817200. Comme toujours, avec plaisir pour les RP !
— STAFF JM —

Messages postés : 3415
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Bienvenue ! Quand tu as vu le jour, il pleuvait. 1362171446

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Quand tu as vu le jour, il pleuvait. Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
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