C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 200803042355296862

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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Ne vous fiez pas aux apparences.
Kayoko Komeiji Akira
C'est le diable qui a fait un pacte avec moi
Informations générales
Nom : Anciennement Komeiji, Akira désormais
Prénom : Kayoko
Âge : 28 ans, née le 04/06/2083
Genre : Féminin
Origines : Japonaise - léger métissage inconnu.
Activité : Autrice à succès de science-fiction, connue sous le pseudonyme masculin de Kira Tomohiko
Sexualité : Oui
Avatar : Fanart d'Atomic Blond
Règlement : -
Chemin Pardon, chef, j'ai glissé.
Autre : J'ai fait une erreur en remplissant mon pseudo. Pardon  C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 128457956
Physique
Silhouette longiligne aux dimensions olympiennes, de celles que s’arrachent les mannequins en couverture des papiers glacés, Kayoko vous contemple de ses yeux d’un bleu polaire. Au-delà de ce corps musclé dont les épaules noueuses et les jambes affûtées trahissent un entraînement régulier, il ne reste plus rien de l’enfant Komeiji.

Le visage harmonieux mais terriblement ordinaire qu’ont connu proches et famille s’est dilapidé sous les coups de bistouri. C’est un nez parfaitement dessiné qui s’ouvre sur des lèvres charmeuses d’où pend une cigarette, indispensable accessoire. Pommettes hautes, menton volontaire et un regard immense complètent le portrait dont on ne distingue plus aucune origine nippone. Ce visage-là n’est qu’un mensonge de plus pour le reste de cette société.

Des cheveux décolorés oscillant entre le platine et le blanc font écho au teint diaphane qu’elle arbore avec tant de fierté. Une peau laiteuse que ses vêtements, soigneusement choisis, laissent croire immaculée. Elle porte pourtant son lot de cicatrices. Discrètes, sans doute invisibles pour l’œil non averti, elles s’étendent en une multitude de coupures sur son flanc gauche ainsi qu’une partie de son dos et de ses reins. Moins discret, un implant au niveau de sa hanche gauche suinte sous la peau, intrication d’acier et de chair.

Le reste de son corps n’arbore aucun stigmate. Ni tatouage, ni piercing ne viennent combler la beauté surréaliste de cette contrefaçon; pas même un bijou car, voyez-vous, si Kayoko ne le révélera à personne, elle porte en horreur le contact du métal sur sa peau. Le choix de ses vêtements, quant à lui, n’est que le reflet de cette vie multiple qu’elle se plaît à mener. La nuit, elle se pare des tenues les plus en vogue, cherchant à révéler les atouts que les yeux avides cherchent à contempler. Rien de l’effraie, l’audace est son apanage. Le jour, elle se métamorphose et c’est au travers de vêtements masculins savamment sélectionnés qu’elle se compose un air androgyne de dandy d’un autre temps. Agencement de noirs et de blancs où les formes sont suggérées, à peine révélées, afin de jouer sur l'ambiguïté des genres.
Caractère
La nuit déploie ses ailes et elle se pare de ses plus beaux atours pour s’en aller plonger au coeurs des festivités mondaines. On la voit sans cesse graviter autour des soirées les plus branchées. Personne ne sait vraiment ce qu’elle fait, ni même d’où lui vient l’argent qui lui permet d’acheter ses accès aux carrés VIP. On la prend pour une gosse de riche avec son rire facile, ses airs juvéniles et ses robes de tailleurs célèbres. Lorsqu’on s’aventure à lui poser la question, elle répond sans hésitation d’une vanne de son invention. Sa préférée : trafiquante d’armes. Elle plonge son regard cristallin dans le vôtre et vous répond avec l’aplomb de ceux qui connaissent le langage de la mort. L’illusion fait effet et certains proches de son entourage pourraient même vous confier l’avoir vue manipuler les armes à feu avec un savoir-faire déconcertant. D’autres, plus intimes encore, vous parleront de cicatrices inexplicables. Si vous lui posez la question directement, en revanche, vous n’obtiendrez qu’un sourire sibyllin en guise de réponse. Elle cultive le mystère, détourne l’attention d’elle avec un talent d’acrobate. Oh c’est qu’elle est habile, Kayoko, tant avec les mots qu’avec le cœur des gens. A force de les observer de ses yeux avides, elle connaît ces excès qui les dévorent et elle en joue, parfois jusqu’à la déraison. Tout ce qu’elle peut bien raconter n’a qu’un but, vous soutirer davantage d’informations. Le reste n’est qu’un tissu de mensonges et de futilités. Mais que peut-elle bien faire de ces informations qu’elle glane au détriment de ces âmes déroutées ? Elle joue, tout simplement. Une cigarette fichée entre ses lèvres espiègles, elle n’hésitera pas à vous faire chanter si vous continuez à vous intéresser de trop près. Méfiez-vous de cet oiseau de nuit, mentir et manipuler sont ses apanages. Tout n’est qu’illusion.

Puis la nuit s’étend aux premières heures du matin. Quelques heures de sommeil éparses suffisent à la défaire de ses atouts de la veille et c’est une nouvelle facette qui se dévoile. Alors, pour combattre l’insomnie, c’est armée d’une tenue de sport qu’elle entame le même sempiternel rituel. Entretenir son corps, réveiller de vieilles douleurs, repousser ses limites. L’endorphine qu’aucune drogue ne pourrait lui fournir. Les muscles roulent sous la peau, retrouvent cette gestuelle ancrée depuis son enfance. Doutes et pensées s’échappent tandis que le corps se délie. La séance se termine toujours par un petit déjeuner spartiate. Généralement, c’est en contemplant la cité qui s’éveille depuis sa terrasse aux dimensions herculéennes qu’elle songe au programme de la journée qui s’annonce et aux rencontres que la soirée lui promet.

Le jour, elle étudie et lit. S’abîme dans les livres. Elle écrit, aussi, beaucoup, de cette plume prolifique qui a fait sa renommée. Parfois on l’aperçoit flâner dans les cafés branchés de la ville, un livre entrouvert, son ordinateur à portée de main. Une paire d’écouteurs vissés dans les oreilles, la musique est omniprésente. Des mélodies d’un autre âge, un autre temps. Elles la transportent vers une nostalgie que rien ne justifie. Les journées sont son havre de paix. Tout le reste n’est que routine et illusion, de la poudre aux yeux, car c’est le jour que son talent se cristallise. Elle écrit les romans qui auront fait le succès de Kira Tomohiko. Un pseudonyme qu’elle s’est choisie. Les lecteurs imaginent un vieil homme, passionné d’histoire, qui revit à leurs côtés la gloire passée du Japon, l’ère des shôguns, au travers de récit dystopiques futuristes. Un nouveau mensonge de sa conception, une nouvelle facette de son visage factice. Imaginez donc leur surprise s’ils découvraient cette blonde décolorée en terrasse d’un café branché en train d’écrire les prochains récits qu’ils s’arracheront en librairie. Même son talent, elle le dissimule sous une couche crasse de mensonges et d’illusions.

Et Kayoko paie un prix d’or auprès de son éditeur pour conserver la supercherie. Elle n’a que mépris pour l’argent. Sa fortune n’est rien, sinon un moyen d’acheter sa tranquillité. Le mystère est complet. Absente des entretiens, dédicaces et autres événements réservés aux auteurs de sa trempe, elle consent de temps en temps à la rédaction d’un article à son sujet. Enfermée au sommet de sa tour d’ivoire, fleuron de sécurité, elle tient à son anonymat. Les visites sont rares, contrôlées à l’excès. La décoration du salon de réception épurée, presque aseptisée. Personne en dehors du personnel d’entretien ne s’aventure au-delà. Et pourtant, ils y découvriraient l’essence même de sa passion. Un musée privé recensant parmi les plus belles pièces du Japon féodal que l’on puisse trouver, le tout disposé dans une décoration précieuse et soignée.

Parfois, certains matins se dérobent à elle. Des excès de la veille ou de son obstination à refuser le moindre analgésique, son corps refuse de lui obéir. Étendue au milieu de ses draps, elle ferme les yeux et maudit cette carcasse incomplète qui ne cesse de vouloir la trahir. Ses pensées finissent par se dérober également et c’est dans une léthargie narcotique qu’elle s’enfonce au cœur d’un abîme de haine et d’autodestruction. En dépit de sa réussite, de l’illusion dans laquelle elle se pare, son enveloppe corporelle lui rappelle la toile de mensonges sur laquelle son existence s’est tissée. Poupée brisée, contrefaçon de luxe. Non, vraiment, ne vous fiez pas à ce que vous voyez. Rien n’est vrai là-dedans.

Mais que dire de ses amis, de ses proches et de son entourage ? Le cercle est restreint, assurément. Le prix de sa loyauté est trop haut alors, pour éviter les trahisons, elle préfère se dire que rien n’a d’importance. Kayoko morcelle les informations et segmente le cercle de ses fréquentations pour faciliter le jeu des illusions. Certains connaissent la jeune femme studieuse qui flâne dans les cafés de la ville, d’autres l’ancienne combattante déchue, l’oiseau de nuit dont on ne connaît que le nom et les rires ou encore, plus rares, l’autrice à succès sous pseudonyme.
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le Jeu 20 Aoû - 9:32
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Je suis: neutre.
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Autre: Ne vous fiez pas aux apparences.
Le spectacle de l’orgueil humain est inégalable.
- J’ai un rêve tu sais. Il va sûrement te paraître dérisoire. Chaque fois que je sors, je ne cesse de jeter un œil au ciel et j’espère qu’un jour l’immense nuage de cendre se fendra pour me laisser apercevoir un vrai rayon de soleil, éclatant. Je me lève dans l’espoir de voir le soleil comme il se levait autrefois. Avant tout ça.

Rûka avait levé les yeux au ciel, tentée d’ôter son masque pour percevoir le ciel sans ces filtres usés qui ternissaient tant les couleurs. Son frère avait gardé le silence un moment puis s’en était retourné. Il n’avait rien répondu mais elle savait qu’il l’avait entendu. Ichiban était ainsi, silencieux, taciturne mais attentif. Il n’oubliait rien, pas plus qu’elle. Rûka se souvenait de tout, absolument tout. Et c’était parfois un fardeau lourd à porter. Alors elle cloisonnait sa mémoire, triait les souvenirs puis enfermait ceux qui devenaient trop douloureux avec le temps. Elle avait vu des horreurs inimaginables, elle avait vécu des moments terribles mais pourtant elle s’accrochait à la vie. Plus que tout, elle aimait chaque instant et cherchait à le vivre comme s’il ne devait être que le dernier. Elle oscillait sans cesse entre cette idée et celle de pouvoir améliorer son quotidien mais aussi celui de tous ceux qui vivaient auprès d’elle. C’était pour cela qu’elle s’était lancée dans ses recherches des vestiges du passé. C’était également pour cette raison qu’elle cherchait sans cesse à accroître ses connaissances, améliorer ses capacités. Et surtout, les transmettre. L’humanité n’avait plus le droit d’oublier.


*

- Comment ça, c’est de mon histoire que vous voulez que je vous parle ?

Les jambes se croisent puis se décroisent tandis qu’un sourire étire ses lèvres. Le croissant d’éclat polaire filtre sous ses paupières amères. Profitant de l’interlude, une cigarette est venue se ficher entre ses lèvres. A gestes lents, elle l’allume avant d’en tirer une première bouffée. De l’index, elle désigne son œil droit en tapotant sur l’angle saillant de sa pommette.

- Vous voyez ces yeux ?

Elle se penche en avant tout en ôtant la cigarette de ses lèvres. La fumée brûle sa rétine dont elle refuse le moindre battement de paupière.

- Ce sont ces yeux-là qui ont causé ma perte.

Nouveau sourire. Elle sait qu’elle vient d’accrocher son attention. D’un battement de cils, elle se réinstalle confortablement dans son fauteuil. Sur ses jambes croisées, elle pose sa main droite bien à plat tandis que de l’autre, elle tire une nouvelle bouffée de sa cigarette.

- Maintenant, avec une telle accroche, vous voulez en savoir davantage, n’est-ce pas ?

Et, sans plus de cérémonie, elle se lance dans le récit de sa vie.

*

Née de deux pères sous le nom de Komeiji. C’est d’Akisada qu’elle tiendra la génétique et de Mitsukane l’affection. Elle ne s’en souvient pas, bien sûr, mais ce sont ces yeux-là qui ont croisé l’expression meurtrie d’un géniteur trahi. C’est de ce bleu polaire qu’est née l’yre du père. Akisada, ce nom pour lequel elle danse, enfant au rire facile. Elle virevolte, ses grands yeux écarquillés à la recherche d’une approbation qui ne viendra jamais. Ce sont les bras de Yuu qui la saisissent, le sourire de Mitsukane auquel elle s’accroche. Elle grandit dans cet univers bancal, trouvant son équilibre auprès de son deuxième père, celui dont les sourires sont aussi doux que les paroles, et de ce frère pour qui elle n’a qu’admiration. A leurs côtés, elle apprend l’amour et, dans les yeux d’Akisada, l’appréhension. Ses prunelles de geai la scrutent et l’évaluent sans un mot. Enfance studieuse, soigneusement supervisée et contrôlée, elle excelle et relève tous les jalons qu’imposent son nom. Née Komeiji, Kayoko apprends bien vite les attentes qui reposent sur ses épaules d’enfant. Elle dont les yeux sont trop bleus pour briller aux côtés de son père et de son frère. Qu’importe, elle laisse les doutes pour plus tard. Bercée par les récits de son frère, elle traverse l’enfance avec application.

Dans les moments de solitude, elle découvre une passion pour les récits historiques. Mais si elle décide de s’abîmer dans les livres qui relatent l’époque du japon féodal, c’est au cœur des arts martiaux qu’elle confirme cette passion. Du Kyûido jusqu’au Kendô, c’est dans le Yoseikan Budô qu’elle excelle véritablement. A quatorze ans, elle remporte les championnats régionaux. Une fois de plus, elle n’essuie qu’indifférence de la part d’Akisada. Ce n’est pas vers une carrière sportive qu’elle aspire pourtant. Contre vents et marées, elle s’oppose au patriarche qui nourrit d’autres aspirations pour elle. Pas assez belle, pas assez brillante à ses yeux, il souhaite la placer dans l’ombre de son nom et la propulser vers une carrière de Seiyuu. Kayoko s’accroche, elle ne veut pas encore interrompre sa scolarité, au fond d’elle-même elle rêve même d’universités. Aidée de son frère pour lequel elle découvre une violence qu’elle ne soupçonnait pas, elle campe fermement sur ses oppositions. La fracture est brutale. Pour Yuu, pour elle aussi. Sa volonté est faite, ce père qui n’a jamais voulu d’elle ne l’effraie plus.

C’est auprès de son frère qu’elle se réfugie. Si, au fond d’elle, la peur alimente encore un peu ses doutes, elle s’accroche à lui car elle sait, désormais, qu’il a besoin d’elle aussi. Elle l’accompagne au travers des épreuves qu’il s’est imposé. Elle suit sa transformation progressive, le sevrage qu’il s’impose. Et bon sang, quelle est fière de cet homme. La surface est trop brillante, malheureusement, pour qu’elle ne puisse voir les ombres qui s’y cachent. Kayoko termine le lycée et prévoit d’entamer des études supérieures en histoire. Désormais, elle ne doute plus et c’est une jeune femme déterminée, carapace en acier blindé, qui se présente à ses pères pour leur parler de ses projets. Evidemment, Akisada n’a pas abandonné ses plans pour elle. Le lycée n’était qu’une concession. L’opposition est violente mais c’est sans Yuu, cette fois-ci, que la fracture commence. C’est l’éclat de trop, elle s’enfuit et disparaît sans un mot. Elle erre sans but, déroutée. Elle n’ose même pas revenir vers son frère, lui qui l’aura soutenue dans chacun de ses combats. A force d’errances et d’emplois sans lendemain, elle prend sa décision quelques mois plus tard : Kayoko s’engage dans les forces d'autodéfense japonaises. La veille de s’engager, en proie aux remords, elle décide d’en parler à son frère. Elle débarque un matin chez lui, sans prévenir, et découvre les ruines d’une nouvelle soirée de débauche. La désillusion est cruelle. Désormais, le charisme solaire ne son frère ne parvient plus à l’aveugler. Ce qu’elle redoutait au fond d’elle se confirme : Yuu est nocif pour elle, elle n’en tirera rien de bon pour sa propre existence.

Crâne fraîchement rasé, Kayoko se lance dans une carrière militaire. Un an et demi plus-tard, profitant des accords de protection américains, elle poursuit une carrière d’officier aux Etats-Unis. Lors d’un exercice, un accident met prématurément fin à sa carrière. Oh bien entendu, elle ne se souvient pas de ce carnage. Corps mutilé, broyé, les organes demeurent intacts mais chairs et os se fondent en un amas indéfinissable. Elle, tout ce dont elle se souvient, ce sont les rêves brouillés par les narcotiques. La douleur aussi lorsqu’elle émerge progressivement et réalise que ce corps-là ne lui appartient plus tout à fait. Le flanc gauche polycriblé lui racontent les médecins. Les opérations s’enchaînent jusqu’à la greffe d’un morceau de platine et d’électronique dans sa hanche. Pour continuer de se mouvoir, disent-ils, mais chaque jour, chaque fois qu’elle tente d’esquisser un nouveau pas, le doute l’assaille. Progressivement, elle s’ancre dans la douleur et refuse les analgésiques. Si seulement il n’y avait eu que cette maudite hanche à remplacer. Son visage n’a pas été épargné par l’accident, toute la partie gauche y est passée : mâchoire, pommette et arcade brisées. Il ne reste plus rien du sourire mutin qu’elle offrait à son frère. Alors, en une parodie d’un spectacle qu’elle aurait préféré oublier, les opérations s’enchaînent tandis que son visage se transforme sous les incisions. Elle ravale ses larmes et s’accroche à l’éclat polaire de ses yeux qui lui ont valu tant de haine. Akisada. Ses dents se serrent tandis qu’elle redéfini ce nouveau visage. Yuu, elle songe à ce frère qui s’est mutilé pour retrouver ce que la génétique lui a dérobé. Elle non plus ne veut plus de ce code qui anime chaque cellule de son corps et elle y renonce sans l’ombre d’un remord.

Sa rémission, qu’elle partage entre les Etats-Unis et le Japon lui prendra plus d’un an. Cloîtrée dans sa chambre d’hôpital, elle renoue au travers des lectures son ancienne passion pour l’histoire du japon féodal. Refusant de reprendre contact avec sa famille, elle se finance des études supérieures à l’aide de sa pension militaire. Kayoko voyage quelques temps à travers le Japon, s’arrêtant aux endroits clés qui ont marqué son histoire féodale. Elle écrit plusieurs essais, tentative désespérée et, contre toute attente, voit l’un d’eux publié dans une revue scientifique spécialisée. Ayant repris son véritable nom pour le signer, Akisada parvient à la retrouver. Une nouvelle fois, la confrontation est violente mais Kayoko n’est plus l’adolescente en recherche d’approbation, cette dernière dispute marque la scission. La jeune femme ne veut plus rien de ce nom maudit. Avec l’accord de Mitsukane, elle entame les démarches pour prendre son nom à lui.

Kayoko délaisse le monde de la recherche scientifique, n’y percevant qu’un avenir trouble. Elle se lance dans la rédaction de son premier roman et, cette fois-ci, elle décide d’emprunter un pseudonyme. Sous les conseils de l’éditeur qui l’a repérée, ils décident d’opter pour une identité factice, montée de toute pièce. C’est ainsi que naît Kira Tomohiko historien retraité passionné de l’époque féodale nippone. Sa plume marque les esprits pour la poésie et la mélancolie qui suivent des personnages profondément humains dans une époque impitoyable. Le premier roman, sous fond d’univers dystopique, est un succès. Sollicitée de toutes parts, elle se tient au contrat qu’elle a imposé à son éditeur : Kayoko refuse la moindre apparition publique qui pourrait trahir sa véritable identité. Aujourd’hui, elle est l’auteur d’une trilogie qi la classe parmi les écrivains les plus en vogue de sa génération. Le mystère autour du pseudonyme reste pourtant complet, prenant sans doute part dans sa renommée.

Affectée par la catastrophe Shukumei, Kayoko insiste pour reprendre du service et rejoindre la réserve militaire. Elle consacre les premiers mois après la catastrophe à la coordination du secours des rescapés. Elle profite de la reconstruction de la ville pour financer plusieurs projets de construction. C’est dans l’un de ces projets qu’elle investit dans un nouvel appartement, le sien ayant été partiellement détruit. Elle conçoit les plans en collaboration avec un architecte dont elle admire le travail depuis plusieurs années. Elle n’a pas le temps d’y emménager qu’elle reçoit une lettre de l’Incontestable. Elle se retrouve greffée à un couple marié depuis deux ans. La surprise est totale, elle hésite à contester l’ordre de l’IA mais se ravise. La cohabitation est tumultueuse. Incapable de se ménager des moments pour s’isoler, elle abandonne tous projets d’écriture pendant le temps de ce mariage erroné. L’annonce du bug national en signe la fin qu’elle accueille avec soulagement. L’expérience reste encore amère pour la jeune femme. En voyage en Europe au moment où l'épidémie se développe au Japon, Koyako décide de prolonger son séjour en attendant que la situation soit sous contrôle. Elle va y rédiger le dernier tome de sa trilogie avant de retourner au Japon. L’événement qui sera nommé par la suite Soosaku soulève son intérêt. Elle suit les déboires au travers des médias et des récits qu’on lui en fait. La jeune femme se documente énormément sur le sujet.

*

- Mes prochains projets d’écriture ?

La cigarette s’est éteinte depuis longtemps. Du bout de l’index, elle tapote sur celle-ci pour en dégager le tas de cendres qui s’y est amassée. Sourcils froncés, elle finit par l’écraser dans le cendrier. Lorsqu’elle relève les yeux, c’est un rai polaire qui contemple son interlocuteur.

- Vous ne trouvez pas que je vous en ai assez révélé pour cette fois-ci ? Allons, avec tout ça, vous avez de quoi faire un tabac, non ?

Elle se lève sans plus de cérémonie, rajuste les plis de son pantalon à pinces avant de saisir la veste qu’elle avait posé sur l’accoudoir de son fauteuil. Elle se redresse et plonge son regard sur l’homme qui n’a toujours pas quitté son siège. Sourire de fiel.

- Je vous laisse voir avec mon éditeur pour les détails.

*

Elle soupire tandis que l’ascenseur entame sa longue descente dans un chuintement feutré. Plantée au centre de la cabine, dos aux portes qui viennent de se refermer, son reflet la contemple dans l’immense miroir. Elle s’approche, si près que son souffle brouille son image. L’éclat arctique de ses yeux la trouble. Elle se noie dans l’iris qui engloutit peu à peu sa pupille. Elle sent la brûlure, progressivement, qui emplit ses yeux auxquels elle refuse le moindre battement de paupière. Puis ils se ferment un instant et se dérobent à son reflet. D’une main, elle décrit la courbe de sa pommette avant de poursuivre l’angle de sa mâchoire. Elle ne se souvient plus de son visage d’antan. Il n’en reste rien sinon ces yeux aux reflets céruléens. Même Mitsukane ne l’a pas reconnue quand elle s’est présentée à lui. Les larmes, celles qu’elle avait gardé toutes ces années, elle les a versées dans ses bras tandis qu’ils se retrouvaient. Elle lui a compté ses peines, les combats qu’elle a menés loin de lui et de son frère. Elle lui parle de ses rêves aussi et lui avoue pourquoi elle a mis tant de temps à revenir vers lui. De Yuu, ils en discutent à demi-mots. En dépit des années, la douleur est trop vive encore. Il lui faudra du temps pour assimiler la trahison.

*

C’en est terminé pour l’histoire de ce personnage. Ainsi, vous l’aurez compris Kayoko n’arbore plus le nom de son géniteur. Seul son second père est au courant de sa double-identité et de ses véritables activités. Pour le reste, y compris son premier père et son frère, elle n’est qu’une gosse de riche qui jouit d’un pécule inexplicable; le tout avec une rente qu’une pension d’ancien combattant ne justifie pas et qui tirerait ses sources, d’après certaines rumeurs, d’activité illégales. Il faut dire que ni la collection d’armes enregistrées à son domicile, ni ses visites fréquentes dans des stands de tir n’aident vraiment à atténuer ces rumeurs.
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olala ce que j'aime ce que je lis, c'est beau C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 1518348080
atomic blonde, en plus  C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 2837704232

bienvenue sur le forum, bonne chance pour la suite de la rédac' !
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Autre: Je suis le résultat non-désiré d'une bonne baise entre Bagdad et l'Enfer.
Un beau berceau de paroles, de mystères travestis et de mensonges cinglantes ...
Heureux de découvrir une nouvelle actrice de l'ombre !

Bienvenue à toi, bien du courage pour terminer cette dernière étape. C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 716243026
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hé bien hé bien, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu ! ♥

En tout cas, elle est très intéressante cette dame et je te souhaite du bon courage pour la dernière ligne droite ! C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 2432113367

Bienvenue à toi ♥
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Merci à tous pour ces messages d'accueil. Je suis contente que la lecture de la première partie vous ait plu ! Je viens d'ajouter l'histoire.

Fiche terminée C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 1984817200
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Ohlalalalala jtm viens déchainer dans ma vie les enfers sur terre C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 2310585803 ♡♡♡
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Bienvenue à toi par ici :P

Je vois pleins de surprises à l'horizon aussi bonne que mauvaise ! C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 2432113367

Bonne chance pour la validation en tout cas ♥
Shôta

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DAAAMN ♥♥♥ Une sacrée demoiselle C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 1518348080

J'espère que tu t'amuseras bien avec ce nouveau perso, elle claque ! *v*
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Punaise. Premier mot qui m'est venu à la fin de cette fiche. C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 3312792343
Evidemment, je l'ai dévorée. Tu le sais déjà, mais j'ai surkiffé. ♥ Ta plume est toujours aussi exquise et poétique... Un réel plaisir à lire.
Quant à Kayoko en elle-même, elle promet de nombreuses épopées, à n'en pas douter. C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 1518348080
Hâte de la voir validée, héhé.
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Merci vous trois <3

T'inquiète Dany, on va s'concocter des épopées du genre épique C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 2432113367
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Fiouh. Didon, quelle histoire. J'ai graillé la fiche comme j'ai graillé un excellent chocolat noir 85% (quoi mes comparaisons sont nazes ?). Elle promet de sacrées aventures, c'te minette. Bonne valid' d'avance, ciao bella.
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Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Bienvenue sur le forum ! C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 1362171446

Voyons cette fiche. Et bien en fait je n'ai pas grand-chose à redire. J'ai apprécié découvrir ton personnages à travers cette fiche qui a été agréable à lire. Elle est fluide, aérée et j'aime beaucoup ta plume. J'ai hâte de voir ce que tu réserves encore pour la vie de cette femme. Amuse-toi bien avec elle ! o/

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

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C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
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Inscrit.e le : 20/08/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Ne vous fiez pas aux apparences.
Encore merci ! Yeah, une validation du premier coup ça se fête o/

Hâte de pouvoir commencer avec Kayoko (Yuu, gare à tes fesses frangin !) C'est le diable qui a fait un pacte avec moi - Kayoko 1362171446
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