GET ULGY ➤ @umitori 200803042355296862

— Just Married —

le Dim 30 Aoû - 21:16
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Inscrit.e le : 30/08/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Merci Oz, Tomie et Ilhem pour les vavas ♡
Matsushime E. Umitori
let’s play peek a boo
Informations générales
Nom : Matsushime.
Prénom.s : Umitori comme nom adoptif, Ehara anciennement, un nom qui ne lui rappelle rien, si ce n’est une affreuse migraine.
Age : 20 ans le 2 février 2092, même s’il a l'impression d’avoir ouvert les yeux il y a trois ans, en 2109.
Genre : Masculin.
Origines : Japonaises.
Activité : Umitori est étudiant en photographie, il travaille aussi dans une librairie pour gagner un peu d’argent.
Sexualité : Si on lui demandait, il se désignerait comme hétérosexuel, la vérité est qu’il est plutôt bisexuel.
Avatar : Sabito de Demon Slayer.
Règlement : -
Chemin Merci tomie chacal pour l’invitation
Autre : Y’a beaucoup de fois le mot stupide et moche. Sinon, je suis pas une pro en codage alors j’espère que j’ai rien cassé
Histoire
« Vas-y. Choisis deux kanjis qui te plaisent. »

C’est à peine s’il entendait ce qu’elle lui disait. Ses yeux fixaient ses grosses lèvres lippues. Elles baignaient dans son gloss. Il voulait toucher. Toucher pour voir son doigt luisant de paillettes. Il trouvait ça cool. Son pouce martelait la pulpe de son index, il frottait incessamment. Quel gamin bizarre.  Il se demandait un instant qui elle était, il s’en souvenait plus. Il savait juste qu’il faisait froid quand il l’a vue pour la première fois. Elle lui avait posé deux-trois questions, ça non plus il s’en souvenait plus. Ses membres étaient gelés. Il voulait l’insulter de l’avoir laisser attendre aussi longtemps dans le froid.

Mais maintenant il faisait chaud, trop chaud. Quatre murs et une porte. Des bouquins par milliers qui s’encombraient dans des étagères poussiéreuses. Ses yeux glissaient sans interêt sur le bouquin en face de lui. Les belles endormies que ça s’appelait.
Jamais entendu parler. Pourtant ça fait trois jours d’affilés qu’il les lisait. Il les lisait dans le vent. Il n’était pas si intéressant, de toute façon. Il était même bizarre, ce bouquin. Ça parle de vieux. Ces vieux tout fripés qui ont mauvais caractère. Un vieux qui dort avec une femme qu’il ne connaît pas. C’est même bizarre, trop bizarre. Il s’en fout pas mal de ce bouquin. Il l’a pioché au hasard parmi les grandes étagères. Il était carrément nul, même.

Ça l’ennuyait, ces trop longues descriptions sur plusieurs pages, c’était ennuyeux. Mais c’était la seule chose qui l’occupait, la seule chose sur laquelle il réussissait à se concentrer.

« Celui de rivage. » Son index se déploie, il flirte avec les lignes suintantes du bouquin, plante sa pulpe crochue sur le 海. Il n’y avait même pas pensé au départ, il ne se rappelait même plus qu’il y avait le mot rivage, en fait.

« Et celui d’oiseau sauvage. » Scrupuleusement, il s’attarde sur le 鳥. C’est débile. Il n’aime même pas les oiseaux. Leurs piaillements lui perforent le crâne à peine le soleil levé.

Ça semble la satisfaire, un court instant elle annote deux-trois trucs sur un bout de papier. Elle sourit niaisement, ou bêtement, à voir. Ses grosses lèvres s’étirent, ça le fait sourire en retour. Puis elle grimace. Qu’il est moche, ce gosse.

« Umitori. Tu t’appelles Umitori, tu aimes ? » Elle sourit encore, moins franchement. Mais c’est cool de la voir sourire. Le gosse fait une fixette sur ces grosses lèvres. Il voit que ça. Elles sont vraiment énormes par rapport au reste de son visage. C’est disproportionné et pas très élégant. Mais il peut pas trop parler d’élégance.

Le gosse fait la sourde oreille, il entend sans trop entendre. Ses yeux ont dérivé, il fixe la couverture de ce putain de livre. Elle est toute bleue. Y’a rien dessus. Puis il hoche la tête après un instant. Il a entendu l’association des kanjis. Il se demande si elle lui a fait lire tout ses livres depuis des jours pour lui demander de choisir des kanjis. Il s’en tape de comment il s’appelle. Il est vide. Ça va rien changer du tout.
Il fronce du nez quand il entend le grincement des pieds de la chaise contre le sol. Il déteste le bruit. Ça l’agace.


Madame Matsushime revient tout les jours après ça. Ses longs cheveux ébènes dégringolent le long de ses clavicules marquées. Elle porte toujours cet affreux gloss qui rend ses lèvres énormes. Elle ramène toujours plus de papiers, elle dit qu’ils ont fini de les compléter. Lui comprend rien, il se souvient même pas avoir complété des papiers. Le seul papier qu’il a vu c’est les pages qui sentent bon la vieillesse de ce fichu livre.

Aujourd’hui c’est différent. Si elle parle pas de papiers en premier temps, elle le constate avec ces grands yeux, ils sont tout petits en fait. Mais quand elle l’observe, ils paraissent immense. Ses fines phalanges font glisser quelques papiers sous ses yeux, comme s’il était censé y comprendre quelque chose. Pourtant il lit. Il a tellement lu depuis ces semaines. Manquerait plus qu’il arrive pas à lire ces quelques lignes.

Umitori Matsushime. Il déteste ce nom, il l’a prononcé une fois et ne l’a plus jamais répété. La prononciation est trop dure.
Il zieute vite fait les quelques lignes, pas important, pas intéressant. Son poids, sa taille, son groupe sanguin.. Tout le monde s’en fout. Surtout lui, il veut juste sortir d’ici. C’est pas grave s’il s’appelle Umitori au nom imprononçable. Il a l’impression d’être né il y a trois jours. Que tout ce qu’il apprend s’efface automatiquement. C’est horrible cette boucle infernale. Condamné à oublier. Mais il y a quelque chose qu’il n’oublie pas. Cette grande dame qui s’élève. La façon dont elle serre sa minuscule main toute frêle.

« Tu m’appelleras Okaa-san, d’accord chaton ? » Sa voix est toute chétive, ses yeux admirent ce visage trop laid. Ce regard perdu.
Umitori hoche la tête, encore. C’est plus simple que de prononcer Matsushime à chaque fois. Mais il tique à l’appellation, quel insulte pour les chatons. En parlant de chaton, il en veut un. Il veut un chaton avec de grandes moustaches, et de grandes oreilles.

Clac, clac.

Ses talons aiguilles résonnent sur le carrelage. On dirait des gouttelettes d’eau, un métronome assourdissant. Il y a une lumière qui s’étend brutalement, elle perfore sa rétine instantanément, c’est gênant. Il râle. Puis il entend du bruit dans la silence de leur marche. Umitori a déjà oublié la couleur du carrelage quand il se trouve dans une pièce éclairée. Autour de lui, ça crie, ça bondit. Trop dépaysé pour comprendre quoi que ce soit, il regarde la femme qui lâche sa main.

« Bienvenue à la maison. Soyez gentils avec Umitori. » Elle sourit une énième fois. Il ne les compte plus. Elle a l’air contente, elle n’est pas seule. Il en faut peu pour que la silhouette de la jeune femme se dissimule parmi d’autres tailles. Jusqu’à ce qu’il ne la distingue plus. Là, ils l’acculent, tous ses enfants, ses pré-adolescents ou ses adolescents. C’est l’incompréhension. Ça durera une éternité à partir d’aujourd’hui.



« Umitori, tu ressembles à une carotte. »

Qu’elle est chiante cette gamine. Avec ses deux petites tresses blondes et ses petits yeux sombres. Elle court toujours partout et parle toujours trop fort. Elle croit que sa naïveté lui permet de lui trouver toujours des défauts déplaisants. Umitori est une carotte. Umitori a les cheveux en feu. Aha. Pas drôle. Il n’a même pas souri. Il aurait souri, elle aurait pleuré. Tout ça à cause de son vieux sourire tordu. Et il se passe de ses larmes de crocodiles qui réveilleraient tout le centre d’adoption.

« Umitori, est ce que tu t’es bagarré avec un méchant monstre ? Un dinosaure ? Un.. Un dragon ? Oh ! Umitori est un chasseur de dragon, je suis sûre ! »

Qu’elle est débile, cette gosse.
Qu’elle est petite, surtout, petite est candide. Qu’est ce qu’elle sait de la vie ? On peut pas lui en vouloir. Mais il peut l’insulter intérieurement de prononcer une succession de paroles si peu censées. Il en sait rien. C’est chiant les gosses.

« Ouais, c’est ça. J’ai tué un dragon. » Il ne sourit pas. Sa mâchoire se crispe après. « Il m’a brûlé les cheveux, aussi. » Elle a l’air impressionnée, ébahie même. C’est pas étonnant, c’est qu’une mioche. Après tout, plus elle en dit plus elle est ridicule. Peut-être qu’il finirait par apprécier ça. Il peut pas lui en vouloir, ça serait puéril. Il a dix-sept ans, cette année est nouvelle. Il découvre, il explore, il comprend. Il évolue dans un nouvel environnement. À y réfléchir, il est pas si nouveau, il est juste inconnu, comme tout. Le monde est inconnu. Pourtant où qu’il aille, une chose ne lui échappe pas. Ce froid accablant qui parcourt tout son corps. Parfois la nuit, quand les orages retentissent, dans son esprit ça s’écoule. Il se met à serrer contre lui les draps, ses doigts jaunissant sous la pression. Protégé par les draps, il ne voit jamais la silhouette longiligne de Madame Matsushime le regarder de haut. Au début, elle avait rigolé. Un grand rire qui grondait, sarcastique et moqueur. C’est pas marrant. Il a l’impression que le plafond allait s’écraser sur son crâne. Il a peur, elle rit. Quelle garce. C’est suffisant pour la détester, avec ses talons aiguilles qui claquent dans le couloir, ses longues phalanges qui agrippent fermement son poignet, qui flattent même parfois sa chevelure rousse.

L’école est un calvaire. Heureusement qu’il y a Eunjung. Elle est belle avec sa face rubiconde et ses grosses joues. Et puis, elle sent les agrumes. Même si elle a un prénom imprononçable, elle est cool. Il pourrait passer toutes ses journées avec sa trombine en viseur.
En plus, elle s’en moque de ses cheveux à l’immonde couleur rouillée, elle se fiche aussi de ce gros truc qui prend la moitié de son visage. Il est imprévisible, elle est étrange. Ils se complètent plutôt bien.

« J’espère que l’Incontestable va nous marier. » Son index décapsule la canette, elle boit une gorgée. Lui crache la sienne, surpris de cette franchise soudaine. Son nez se colore d’une teinte rose. Moche mais mignon, elle ajoutera. Parce qu’elle est stupide elle aussi. « Et qu’on aura des gosses. » C’est pas surprenant venant de Eunjung. Elle est bizarre de toute façon. Bizarre et c’est captivant.
« Comme les cents un dalmatiens. » Ses yeux jonglent entre le beau ciel bleu et son visage.

« Hein ? » Elle le toise, interloquée. Puis elle comprend. « Ah, ouais. » Elle hoche de la tête. Elle imagine déjà des gosses roux avec son visage tout rond, les yeux comme des olives implantées dans de la pâte à brioche. Dix-huit ans, année déconstruite.



C’est niais le printemps. Avec tous ces pétales de cerisiers qui s’abattent sur la capitale. Les gens qui s’entassent sous le soleil levant, couchant. Là, parmi tous les citoyens, quatre gamins bruyants qui font les cons dans une parcelle du parc tout décoré. L’eau est déjà parsemé de pétales roses.

« Ça te fait rire bouffon ? » Mollement assis l’air agacé dans l’eau, Umitori est tout trempé. L’un des plus jeunes rit plus fort encore. Pas trop longtemps, juste avant de se trouver à son tour le cul dans l’eau. Eunjung rigole à gorge déployée, ça donne l’occasion d’admirer son incisive qui chevauche maladroitement sur l’autre.

« Oh t’es vraiment une sale petite- » Pas de suite, un éclaboussement brutal. Umitori a mentalement cinq ans, et il aime pas qu’on insulte Eunjung. Petite poupée ravissante de porcelaine.

« Arrêtez, shh.. Faites moins de bruit.. » Le plus grand. Le plus chiant, avec sa voix anormalement grave, son petit nez enfoncé sur son visage qui fait glisser ses lunettes comme du beurre sur l’arête étroite de son nez. Une tête à claque, une tête qu’on veut cribler de baffes. Un gamin impétueux, lui aussi.
Il faut compter peu - dix ou quinze minutes grand max, pour que le petit comité se retrouve totalement trempé. Le soleil tape fort, alors c’est même pas dérangeant. C’est même plutôt agréable, comme des gosses qui s’amusent dans des flaques. Compte à rebours avant la majorité : deux ans.
Ils se sont séchés par la seule force solaire et se sont installés dans l’herbe fraîchement coupée. Ils riaient si incessamment que ça dérangeait les citoyens qui passaient en roulant des yeux. Ça sentait bon l’herbe mouillée. La fraîcheur de l’adolescence.
Umitori a fermé les yeux un instant. Il oubliait les gens. Il oubliait un peu tout. Un vide agréable.

« Ehara ? Oh, Ehara ! »

Eh-a-ra. Il répète ses trois syllabes dans sa tête. Il a l’impression qu’on lui assène un coup à l’arrière du crâne. Ses paupières s’ouvrent furtivement, vue sur le beau ciel dégagé. Puis, l’appellation se répète, elle se rapproche. Umitori cligne cinq fois des paupières, successivement. Puis il se relève. Il s’appelle pas Ehara. Il s’en fout royalement, alors pourquoi il se redresse, pourquoi il constate ce visage inconnu courir vers lui ?

C’est l’incompréhension générale. L’inconnu n’est pas japonais, pas totalement, mais il est un peu plus jeune que lui aussi. Il se pointe du pouce quand il saisit son incompréhension. Air fier collé au visage. Pourquoi il est fier ?
« Ça fait un bail non ? C’est Gen’ ! Putain, j’ai cru que t’étais mort ! » Il sourit. Il est sérieux. Les trois autres contemplent le scène sans rien comprendre non plus. Pourtant Umitori jette un coup d’oeil aux autres, mais non, il s’adresse bien à lui.

« Tu dois faire erreur sur la personne. Je ne suis pas Ehara. » Sa tête pivote de droite à gauche. L’homme face à lui fronce un peu plus des sourcils. Il a pas l’air de plus comprendre, il a juste dû se tromper. On dirait qu’il va tourner les talons.

« J’ai appris ce qui est arrivé à tes parents, je suis désolé en tout cas. C’est un miracle que tu ai survécu à l’accident ! » Il l’ignore complètement. Ça l’énerve parce qu’il ne comprend pas. Il n’a pas de parents, pas de géniteurs. Et quand bien même il aurait besoin de figure paternelle ou maternelle, il était persuadé ne rien comprendre de ce que cet inconnu lui disait.
Ce que c’était gênant. Ses sourcils se froncent plus encore, son nez suit le mouvement. C’est silence dans la salle.

« Ehara, t’es sûr que ça va ? » Il a pas écouté un traître mot de ce que qu’il a dit. Ça l’énerve, mais il n’a pas fait l’effort de le comprendre non plus. Ça fait deux ans qu’il battit une nouvelle vie après avoir soudainement tout oublié. Il s’apprête à répondre une seconde fois mais Eunjung le coupe. « C’est vrai, t’as réagit quand il t’a appelé. » Pourquoi elle parle, personne lui a rien demandé.

« J’ai réagis ? » Oui. Il a réagi. Mais le mal de tête grandissant l’empêche de bien réfléchir et ses oreilles sifflent. « Genji ? » Il souffle à voix basse.

Genji ? C’est qui ça, Genji ? Il connaît pas de Genji. Peut-être dans ses rêves ou dans un bouquin.
Ça siffle plus fort. Comme un vent trop froid. Puis c’est terminé, quand la vision troublée devient noire.
C’est tellement trouble. C’est vrai, il en sait rien. Il se souvient pas. Mais ce garçon a écrasé la coquille, il l’a cassé.


Il ouvre les yeux lentement. Il a l’impression que ça fait des années qu’il dort. C’est lointain. Tout est blanc. Il est dans un hôpital. Il le connaît bien, il le fréquente très souvent. Les murs tous blancs. Les minuscules fenêtres. Les draps qui sentent mauvais. Madame Matsushime se tient sur une chaise. Assise les jambes croisées, jambes crayeuses. Elle tape nerveusement ses talons contre le sol. Au rythme des tics tacs incessants de l’horloge. Elle est toute en noire, et son visage, pour le peu qu’il le distinguait, était verrouillé au sol. Umitori s’est redressé en la regardant, il avait les yeux pleins d’incompréhension. Il admirait sa mine troublée, comme la sienne, deux visages similaires. Quoi que l’un était plus beau que l’autre.

« Voilà pourquoi je ne veux pas que tu sortes sans moi. » Sa voix est contrariée. Elle sonne si grave, si colérique mais sans toucher des octaves hargneuses non plus. Elle a froncé les sourcils mais ses muscles se sont détendus aussitôt qu’elle a remarqué qu’il la regardait. Elle a sourit. C’était comme si elle lui disait que c’était bien fait.
C’était injuste.
« Je vais pas être tout le temps avec toi. » Il regarde ses jambes sous la couverture. Il peut pas être avec elle pour toujours. Il veut pas non plus. Il veut être libre et s’amuser avec ses amis. Comme un adolescent normal au final.
Puis, elle ne lui a jamais rien expliqué. Jamais dit d’où il venait. Maintenant il saisissait, se posait un peu plus de questions. Mais c’était jamais assez. Il veut savoir qui est Ehara, il veut même savoir qui il est. Même si ça doit faire mal. « Et si tu m’expliques pas, je trouverais les explications moi-même. »

Elle sourit. Quelle arrogance. Ce qu’elle aime ça. Mais elle sait qu’il partira de toute façon, elle l’a toujours su. C’est un boulet, de toute façon. Il finira écrasé par lui-même, par ses incertitudes.

Mais son visage a brutalement changé, ses sourcils se sont froncés, elle est devenue si pleine de conviction que ça en était effrayant.
Elle se souvenait du jour où elle l’avait trouvé. Il était ridiculement assis dans une petite ruelle, emmitouflé dans une grosse écharpe. Il faisait froid, sa peau se confondait avec le peu de neige qui s’était entassé sur les poubelles. Il devait être adolescent, il avait les yeux vides, il semblait perdu. Dans son grand manteau beige, Madame Matsushime s’était avancée. Elle l’avait regardé un instant et c’était demandé ce que faisait un gosse ici. Il était tout pâle et maigre. Elle lui a demandé son nom, il n’a pas répondu. Elle lui a demandé où était ses parents, il n’a pas répondu. Pire encore, il n’avait pas l’air de l’entendre. Elle a insisté et il l’a regardé un instant. Il a prononcé quelques mots, il ne savait pas.
Il ne savait pas qui il était.

Madame Matsushime a décidé de cracher le morceau. Probablement parce qu’elle se rappelait de ses nuits douloureuses qu’il avait passé, sans nom, sans identité. Il devait savoir, mais elle n’en savait pas plus que lui finalement.

« Ehara. » Elle a prononcé sans hésitation, sans même fourcher la langue une seule fois. C’était pas bien compliqué. Mais ce nom était affreux à entendre, il frappait dans sa boîte crânienne sans retenue. « C’est comme ça que tu t’appelais. » Tout est court. Ses mots, ses phrases. Elle laisse le temps que les informations lui parviennent, parce qu’elle sait que ça sera difficile à entendre. « Deux mois après les évènements de Shukumei, ils ont eu un accident. Un éboulement d’une violence sans nom. Apparemment, tu as réussi à être extirpé à temps. Mais le choc était si violent que tu en as perdu la mémoire. » Il le sait, il a déjà entendu ses mots, comme une boucle infernale. Pourtant ils sont durs.
« Ça va faire depuis que tu es sorti que les médecins et moi-même nous tuons à te le répéter. Mais tu oublies. » Ses mots sonnent comme un glas désagréable. C’est dur d’assimiler ce qu’elle dit, Umitori ne se souvient vraiment de rien. Il ne peut pas se rattacher à tout ce qu’elle dit, ni la croire. C’est normal après tout. Elle ne lui en voudra probablement pas non plus. « Ils disent que c’est ton cerveau qui choisi de ne pas te souvenir. Comme s’il voulait te protéger. »  Umitori est troublé. Lui, il aimerait se rappeler. C’est pas sa faute après tout.
Alors Umitori se rappelait cette immense colonne de marbre au Hamarikyu Gardens. Ce mec et ses « Ehara » insensés. Il se rappelait de ces visites répétées à l’hôpital, avec tous ces gens qu’il ne connaissait pas - qui lui posaient toujours tout un tas de questions auxquelles il avait déjà répondu, mais il ne s’en souvenait simplement pas.
Ils disaient qu’avec le temps, ça finirait par rentrer. Umitori essayait d’y croire, peut-être qu’un jour il se souviendrait.

Après ce jour, tout s’est accéléré. Les visites à l’hôpital se sont répétées. Umitori a commencé à détester l’hôpital, il ne l’aimait déjà pas, alors s’y rendre encore et encore devenait un calvaire. Comme un filtre noir et blanc qui rend tout très chiant, il a fini par passer plus de temps avec le Docteur Hisahiro qu’avec Eunjung, et ses autres amis. Ils se sont éloignés. C’était triste. L’apprendre avait accentué ses faiblesses. Il avait cueilli le fruit défendu et l’avait dévoré, il en subissait les conséquences.
Il parlait beaucoup, ce foutu docteur. Il a dit des mots compliqués, comme « Traumatisme crânien » ou encore « Choc thermique ». Umitori ne comprenait rien, il retenait juste qu’un jour peut-être, il se souviendrait. Il a fini par mémoriser les visites répétées, il se souvenait de ce que les médecins disaient. Il mémorisait le visage de la psychologue à l’hôpital, même le nom de ses médecins. Mais il y avait toujours un trou béant quand il pensait aux dernières années de sa vie.
Parfois, Umitori se demandait qui était réellement Ehara, alors il a tenté de se redécouvrir. Peut-être que ça déverrouillerait quelque chose. C’était aussi Hisahiro qui avait dit ça.

Madame Matsushime a décidé de l’aider un peu plus. Elle lui a fait visiter cette capitale que sa mémoire avait totalement oubliée. Chaque recoin venait se mémoriser plus encore dans sa mémoire. Le gamin tumultueux est devenu plus calme, et il est devenu adulte. Il a compris que les gens étaient fragiles. Surtout lors de l’épidémie, et surtout lors de Soosaku. C’est bizarre parce qu’il ne s’est jamais soucié de l’Incontestable, trop occupé à se reconstruire. Le temps fera les choses.

Pourtant, Umitori est pourchassé par un passé qu’il ne peut changer.
Plus il le découvre et plus il en a peur. Qui était-il ?
Un gamin stupide, sans doute.
Un gamin stupide et bien moche.





Physique
Sourire angulaire, Umitori fait peine à voir. Un gamin impétueux qui ressemble à une carcasse fragile, une coquille vide. Sa carrure est toute étriquée, et il est tout replié sur lui-même. À côté de ces jours gris, sa tête cible le sol, ses pieds, et ne regarde jamais vers l’avant. Tout droit c’est le néant. Et s’il offre son visage aux autres, ils vont crier. Amas de brousaille rousse sur le crâne. Quelle horreur. Ce que c’est laid, cette couleur, ce qu’il trouve ça moche. Coupés maladroitement par-ci par-là, couleur dénaturée rosâtre qui a finit par naître sur son crâne. Un si petit crâne, minuscule. Si vide. Un petit crâne avec deux gros yeux ronds au milieu. Deux billes éméraldines cernées, enfoncées dans sa trombine cireuse.  

Grosse montagne en plein milieu, arabesques croissantes, son nez est une masse étroite dont le pic est tout pointu, comme un lutin. Un lutin idiot et stupide, parfois un clown faute à cette stupide couronne rougie qui naît sur le sommet de son nez. Son épiderme est tout rugueux, tout pâle, et contraste avec ce gros truc béant qui s’étend sur quelques centimètres le long de sa joue.
Prolongation d’un sourire, ça fait flipper. Ça se plisse quand il sourit, ça se creuse dans ses fossettes d’imbécile. Une grosse lésion dont on ne connaît pas l’origine, peut-être même une brulure. Un gros défaut bien moche sur ce visage bien moche.

Rébarbadif, quand on le distingue de loin, il ressemble à un petit agneau fragile et passif. Il se laissera probablement bouffer si plus gros que lui venait s’élever en face. Silhouette ascétique, il est là sans être là. On le bouscule sans s’excuser, il hoche la tête ; les guirlandes sur son crâne s’agitent. Roue infernale, ça continue sans s’arrêter.

Bousculade, hochement de tête. Bousculade, hochement de tête. Il est stupide, de toute façon.

Oeuvre de Picasso, même son profil est laid. Les formes sont crues, triangulaires sur le milieu, circulaire sur deux trous creusés maladroitement. Il aurait pu être beau, d’un point de vue lointain. Si maman n’avait pas faillit en lui donnant ce gros trait sur la figure. Cette grosse rature, cette grosse tâche d’encre qui fait fuir les gamins. Et même si c’est pas maman mais une blessure, ça reste quand même dégoûtant.

Comme sur la toile de Moro Jacques, maman a dessiné des formes par-ci par-là, elle a découpé les éléments les plus laids dans ses stupides magasines de beauté névrosées et elle les a collé. Maman doit être stupide, de toute façon, elle doit elle aussi être bien moche. Parce qu’il aurait pu être beau et avoir une vie de merde. Mais là il est moche et il a une vie de merde, alors ça fait beaucoup pour un mètre soixante sept de laideur.


Caractère
Il aurait pu être moche s’il était moins con. Mais il est stupide. Il tend toujours la main pour qu’on lui tranche. Il est gentil, finalement. Toujours serviable, toujours là à laisser sa place dans le métro, toujours à être celui qui marche derrière quand le trottoir n’est pas assez large. Il est trop con, tout le monde lui dit, mais ses lèvres sont scellées et il ne sait pas dire non.
Il est trop naïf. Il pense trop aux autres. Il se blesse. Puis ça continue jusqu’à ce qu’il soit terrassé, plus apte à bouger, plutôt à ramper sur le sol comme une vulgaire chenille. Une vulgaire chenille dégueulasse qu’on écrase sans même y prêter attention tant elle est ridicule.

Son existence est ridicule. Trop de semaines pour briser la chrysalide et devenir papillon. Papillon éphémère, qui se fera bouffer par un volatile ou mieux encore, qui se coincera dans une toile deux minutes après s’être envolé. C’est débile, un insecte, alors Umitori est comparable à un insecte. Il est aussi comparable à un poisson. Un poisson rouge, avec ces gros yeux globuleux et son but asthénique de tourner en rond dans son bocal. Un poisson rouge avec des problèmes de mémoire, un pauvre homme malheureux qui court à la recherche de son passé alors qu’on lui impose un futur. C’est trop stupide d’autant s’accrocher à la vie, alors qu’il n’a plus rien pour lui.

Il cueille ses malheurs dans l’arbre de ses faiblesses.
Il y a quelqu’un de tapis dans un inconscient et il en a peur. Il l’observe avec de grands yeux bleus luisants de frénésie.
Umitori n’a pas toujours été le même. C’est pour ça qu’il est si ignare. Mais son esprit n’est qu’un immense trou noir. C’est obscur, car il ne se souvient de rien. Il ne peut que se rattacher aux trois dernières années de sa vie. Il ne peut se forger que sur ces courts souvenirs. C’est pas assez. Définitivement pas assez. Il conçoit la personne qu’il était comme un boulet traîné, enchaîné à sa cheville. Mais il trouve sur sa route des gens qui le connaissent mieux que lui même, ça l’effraie. Il fait pitié, on peut le comprendre. On peut se mettre à sa place. Tous ces gens qui s’acculent autour de lui, ils sont trop stressants. Ils lui collent une pression suffisante. Il mérite pas ça, après tout, il y est pour rien. C’est ce qu’il pense mais pas ce qu’il dit. Ses lèvres bougent tout le temps pour prononcer des excuses basses et faibles. À peine audibles. Il veut balayer ses torts, mais il pense trop.
Alors Umitori est juste un gosse stupide, un gosse stupide qui dit des trucs sans réfléchir.

Il cache bien son jeu, l’imbécile. Il sait être arrogant, il sait être condescendant aussi. Quel contraste surprenant quand on admire cette figure pleine de terreur. Pourtant, c’est comme si c’était inné. Des mots qui sortent sans être contrôlés. Un tact assourdissant, souvent court. Des mots restreints, tassés. C’est pas normal de pouvoir être si fragile et faible puis si écrasant après. Limité par ses incertitudes. Des eaux profondes qui le rendent instable. Courir après son passé, mais avoir peur d’en découvrir la couleur. Elle a l’air terne, quand il entend les gens. Il a envie d’en changer les couleurs. Peut-être une excuse pour rebâtir ce qui est détruit, qui sait. Mais il a peur. Il sait pas s’il veut se souvenir ou rester ignare, tassé dans l’inconnu. Il a peur de ce qu’il a pu être. Tout le monde a peur de ce qu’il peut être. Ce qu’il peut devenir lorsqu’il se souviendra.


— Just Married —

le Dim 30 Aoû - 21:39
Messages postés : 210
Inscrit.e le : 13/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Leonore Mizutaka
Autre: Je piapiate en : #CC4E5C
Bonjour :) et BIENVENUE ♥

Il a l'air tout choupi ce perso, un photographe en étude... je peux servir de modèle xD

Sinon, bonne fin de rédaction de fiche et bonne chance pour la validation. Merci à tomie-Chou de t'avoir ramené à nous ♥
— Just Married —

le Dim 30 Aoû - 22:00
Messages postés : 235
Inscrit.e le : 12/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célib-heureux.
Autre: Ryû râle en #99ccff.
Oh my god !
J'ai vu "tomie" dans les descriptions alors je pense ne pas me tromper en disant que... j'attendais de lire ta fiche GET ULGY ➤ @umitori 2078551763 (merci à Tomiechou de t'avoir amené à nous du coup ❤)

Ok, elle est où la suite de cette histoire ? GET ULGY ➤ @umitori 2794187138 je reste sur ma faim là !
Que dire sinon que j'aime beaucoup ton style ? GET ULGY ➤ @umitori 1518348080 Umitori me fait si mal au cœur ;w; le pauvre chaton, j'ai envie de lui faire un câlin...
Pourquoi tant de haine ?! ;A;

Erm. Tout ça pour dire: bienvenue sur JM, hâte de lire la suite GET ULGY ➤ @umitori 1353670443
— Just Married —

le Dim 30 Aoû - 22:17
Messages postés : 71
Inscrit.e le : 26/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Dieu.
Autre: MERCI SHIBAMORE POUR L'OC :ouin:
BIENVENUE AU CLUB DES MOCHES ET DES BLESSES DU VISAGE GET ULGY ➤ @umitori 361633772
Shôta

Shôta
le Lun 31 Aoû - 10:02
Messages postés : 758
Inscrit.e le : 09/09/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Salil ♥
Autre: ✚ Parle en : #cc6699
Mais ce perso.... si doux si triste GET ULGY ➤ @umitori 428445822 Bienvenue ! J'ai beaucoup aimé te lire et j'attends la suite aussi~ GET ULGY ➤ @umitori 1988361910
— Just Married —

Messages postés : 40
Inscrit.e le : 30/08/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Merci Oz, Tomie et Ilhem pour les vavas ♡
Merci pour l'accueil, c'est sympa ! Et ravie de voir que vous trouvez cet enfant.. si doux est charmant. (Spoiler : c'est une vraie peste parfois ptdrr)
J'ai fini de rédiger l'histoire, enfin si je n'ai rien oublié.J'espère que la suite plaira aussi alors !

Bonne lecture !
— Just Married —

le Lun 31 Aoû - 18:35
Messages postés : 53
Inscrit.e le : 06/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : kusagibb ♥
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Merci tomie chacal pour l’invitation

n'étant pas tomie, je ne me sens pas visé par ce chacal saugrenu GET ULGY ➤ @umitori 4158426957

mais sinon, j'adore ce que je lis, bonne chance pour la validation bg GET ULGY ➤ @umitori 2837704232
— Just Married —

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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: La demoiselle s'exprime en #ffccff
Oh bien le bonjour, il est tout doux comme ça mais j'ai bien l'impression qu'il pourrait nous suprendre haha GET ULGY ➤ @umitori 4222599891
En photographie ? Sweet, nos persos sont donc camarade. Bonne chance pour la validation
— STAFF JM —

le Mar 1 Sep - 21:43
Messages postés : 3376
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Le code n'est pas le bon, j'repasse donc ta fiche en cours le temps que tu puisses le changer.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

GET ULGY ➤ @umitori Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
— Just Married —

Messages postés : 40
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Merci Oz, Tomie et Ilhem pour les vavas ♡
Mince je croyais que je pourrais vous éviter mon humour pourri, du coup j'ai corrigé !

Et sinon, mercii encore vous êtes doux <3
— STAFF JM —

— STAFF JM —
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Seyfried Bellandi
Autre:
Le bonjour par ici. GET ULGY ➤ @umitori 361633772

Comme tu n'avais pas repassé le sous-titre en 'terminé' je viens seulement de voir ton post, du coup on arrive un peu sur le tard, scusi. GET ULGY ➤ @umitori 128457956
C'est un charmant petit bonhomme que voici en tout cas, tout perclus d'angoisse et de hargne. Il va faire honneur à la petite communauté d'amnésiques du forum je sens, bien hâte de voir ce qu'il va donner quand son passé finira par le rattraper (ou pas GET ULGY ➤ @umitori 1518348080). Le style brut et net de l'écrit qui l'accompagne lui sied à ravir. GET ULGY ➤ @umitori 3998388675

J'ai relevé des petites fautes, rien de méchant :
Il s’en fou > foutre est un verbe du 3ème groupe, il se coltine donc des terminaisons en s et en t (il est présent plusieurs fois dans la fiche)  
il se souvient même pas avoir compléter
Il en faut peut
Il n’a même pas sourit > attention à la fin des participes et la façon dont ils s'accordent (en nombre ou genre uniquement, donc rarement avec un -t), ce sont des petits salopiots. Vérifie aussi les 'a réagi' 'a dit' 'a fini' 'a failli' etc.
plus elle en dit plus elle ridicule. Peut-être qu’il finirait pas apprécier ça > tes doigts ont ripé je pense GET ULGY ➤ @umitori 1518348080
quand la vision troublé devient noire.
ses « Ehara » incensés
cette capitale que sa mémoire avait totalement oublié > le fameux 'le participe de l’auxiliaire avoir ne s'accorde pas sauf si le COD est devant le verbe', ici la capitale oubliée
C’est comme pourtant si c’était inné > kamoulox GET ULGY ➤ @umitori 1518348080

Sinon je n'ai que deux questions sur l'histoire :
Le passage 'd'enfant trouvé victime d'une amnésie' à 'intégration à l'orphelinat' est un peu flou : au début de l'histoire, où se trouve Umitori ? A l'hosto ? Si oui, a priori les docteurs expliquent aux patients ce qui leur est arrivé -avant- de les laisser sortir. Difficile de le découvrir seulement des années plus tard. Même s'il a des troubles de mémoire à court terme qui l'empêchent de se souvenir de ce que lui disent les toubibs ou que ces derniers préfèrent n'en parler qu'avec sa responsable légale au début, ils ne le laisserait probablement pas sans un suivi médical régulier ensuite (voir des entretiens avec psy et/ou psychiatre). Et j'imagine qu'ils finiraient par lui expliquer la situation ou Umitori à se poser des questions sur pourquoi il doit aller à l'hosto aussi souvent.

L'avalanche > on parle d'une avalanche de neige dans la ville de Tokyo ? Ou d'un éboulement d'immeuble à cause des dégâts du tsunami ? Je suis confusion. GET ULGY ➤ @umitori 3833194854


Je pinaille un peu sur du détail mais autrement c'est nickel. Courage pour les corrections, see you pour la validation. GET ULGY ➤ @umitori 2984341854

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


So if you want to push, I'm a shove || If you want to spar we can do it no gloves || And if you're gonna run at me you better do it hard || 'Cause I fear no fall, no brawl, no scars
I'm two pounds shy of a bomb || I'm one shade short of alarm || I'm too past wrath that I'm calm || Got two last laughs in my palms

And all around the sirens play
Don't get in my way
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Bonsoir!
Ah my bad, j’ai oublié de modifier le en cours en terminé. Merci pour les corrections, normalement j’ai corrigé et ça doit être bon!

Pour l’histoire, je suis partie du principe que la mémoire d’Umitori flanchait même après l’accident. (Comme quand il oublie les livres qu’il dit, qu’il ne se rappelle plus avoir complété les papiers ect..) Donc les docteurs ont beau lui expliquer, il a oublié. Après c’est pas sur long terme, et quelques années plus tard il finit par s’adapter et se souvenir.
Au début de l'histoire, Umitori est bien à l'hosto, mais ça fait un moment qu'il y est, la scène se répète mais il n'en a pas réellement conscience comme il l'oublie. Il se demande ce qu'il fait là, les médecins lui répètent, mais ça ne rentre pas.

Suite à ça, j’ai donc rajouté ce qu’il manquait ici :

Spoiler:
« Ehara. » Elle a prononcé sans hésitation, sans même fourcher la langue une seule fois. C’était pas bien compliqué. Mais ce nom était affreux à entendre, il frappait dans sa boîte crânienne sans retenue. « C’est comme ça que tu t’appelais. » Tout est court. Ses mots, ses phrases. Elle laisse le temps que les informations lui parviennent, parce qu’elle sait que ça sera difficile à entendre. « Deux mois après les évènements de Shukumei, ils ont eu un accident. Un éboulement d’une violence sans nom. Apparemment, tu as réussi à être extirpé à temps. Mais le choc était si violent que tu en as perdu la mémoire. » Il le sait, il a déjà entendu ses mots, comme une boucle infernale. Pourtant ils sont durs.
« Ça va faire depuis que tu es sorti que les médecins et moi-même nous tuons à te le répéter. Mais tu oublies. » Ses mots sonnent comme un glas désagréable. C’est dur d’assimiler ce qu’elle dit, Umitori ne se souvient vraiment de rien. Il ne peut pas se rattacher à tout ce qu’elle dit, ni la croire. C’est normal après tout. Elle ne lui en voudra probablement pas non plus. « Ils disent que c’est ton cerveau qui choisi de ne pas te souvenir. Comme s’il voulait te protéger. » Umitori est troublé. Lui, il aimerait se rappeler. C’est pas sa faute après tout.
Alors Umitori se rappelait cette immense colonne de marbre au Hamarikyu Gardens. Ce mec et ses « Ehara » insensés. Il se rappelait de ces visites répétées à l’hôpital, avec tous ces gens qu’il ne connaissait pas - qui lui posaient toujours tout un tas de questions auxquelles il avait déjà répondu, mais il ne s’en souvenait simplement pas.
Ils disaient qu’avec le temps, ça finirait par rentrer. Umitori essayait d’y croire, peut-être qu’un jour il se souviendrait.


Après ce jour, tout s’est accéléré. Les visites à l’hôpital se sont répétées. Umitori a commencé à détester l’hôpital, il ne l’aimait déjà pas, alors s’y rendre encore et encore devenait un calvaire. Comme un filtre noir et blanc qui rend tout très chiant, il a fini par passer plus de temps avec le Docteur Hisahiro qu’avec Eunjung, et ses autres amis. Ils se sont éloignés. C’était triste. L’apprendre avait accentué ses faiblesses. Il avait cueilli le fruit défendu et l’avait dévoré, il en subissait les conséquences.
Il parlait beaucoup, ce foutu docteur. Il a dit des mots compliqués, comme « Traumatisme crânien » ou encore « Choc thermique ». Umitori ne comprenait rien, il retenait juste qu’un jour peut-être, il se souviendrait. Il a fini par mémoriser les visites répétées, il se souvenait de ce que les médecins disaient. Il mémorisait le visage de la psychologue à l’hôpital, même le nom de ses médecins. Mais il y avait toujours un trou béant quand il pensait aux dernières années de sa vie.
Parfois, Umitori se demandait qui était réellement Ehara, alors il a tenté de se redécouvrir. Peut-être que ça déverrouillerait quelque chose. C’était aussi Hisahiro qui avait dit ça.

Pour l’avalanche, je me suis mal exprimée. C’est plutôt un éboulement, je trouvais plus mes mots. J’imagine un éboulement causé par les dégâts de Shukumei, du coup j’ai aussi corrigé ça pour que ça soit plus clair !
J'espère que c'est un peu mieux niveau histoire. Je savais pas trop comment rajouter ça alors j'espère que c'est plus compréhensible.J'ai rajouté le fait qu'on lui a déjà dit ça mais qu'il oublie, le fait qu'il soit suivi et qu'il aille aussi parler à une psychologue à l'hôpital (et que petit à petit il commence à se souvenir et mémoriser)
J'espère que ça ira du coup! Merci encore pour la correction.
— STAFF JM —

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Perfecto, amuse-toi bien sur le forum bichon. GET ULGY ➤ @umitori 1988361910

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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#14 —Re: GET ULGY ➤ @umitori
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