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— Just Married —

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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : satan.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Ashlynn Y. Hara
look at all those good, little cogs, unaware of the wheel they turn.
Informations générales
Nom : Hara.
Prénom.s : Ashlynn, dont seule une minorité peut se permettre de l'abréger en Ash. Yuumi également ajouté par son père lors de son arrivée au Japon, mais le prononcer, c’est avoir des tendances suicidaires.
Âge : 25 ans, née le 3 mars 2087.
Genre : Intrinsèquement une sassy bitch.
Origines : Gaijin gaijin gaijin et encore gaijin. Mais aussi du Japon dans les veines, dur à avaler.
Activité : Hacktiviste anti-Incontestable, travaille également dans un restaurant japonais.
Sexualité : Pas fan de ce qui respire, mais doit admettre avoir une préférence pour les femmes.
Avatar : Akali (K/DA) de League of Legends.
Règlement : - oh lol je fais le mal, et je le fais bien.  4158426957 - Ollie
Chemin devine je fais le mal, et je le fais bien.  1518348080
Autre : jviens botter le cul de l'incontestable mdr cc
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Ashlynn courait toujours.
Quand elle était plus jeune, elle courait les marathons - elle courait derrière les félins dans les ruelles de New York.
Maintenant elle court après le temps, elle court après la liberté, toutes ces choses qu’on lui a retiré.

L’Ancien Testament - 2087


Rares sont les Hommes pleinement bons. Il y a du bon et du mauvais en chacun de nous - mais les plus naifs et ignares qui composent ce monde n’en sont pas toujours conscients. Et, avec le temps, l’Homme a fini par couvrir son prochain de haine. Idéologies préfaites, hiérarchie des races, discrimination.. L’Homme n’était pas bon. En désespoir de cause, l’on donnait des noms sur ces discriminations sans pour autant les tasser. Simplement pouvait-on penser « ça finira pas disparaître », mais Ashlynn ne croyait pas que le temps résolvait les choses.
Même qu’elle le savait, elle l’avait toujours su. Elle qui, de son petit mètre vingt observait avec de grands yeux son père gravir les échelons, ou encore sa mère et sa capacité de devenir la personne qu’elle désirait. Ils avaient toujours été si parfaits, elle aussi espérait avoir cette vie toute tracée. Cette vie à l’image de la perfection.

Le rêve américain, qu’ils lui disaient. Travail, courage et détermination, répétaient-ils.
L’Amérique est ta force, qu’ils insistaient - tu deviendras toi aussi, une enfant prospère.
Elle y croyait dur comme fer. Elle croyait à cette bête idée ; mais il fallait s’endormir pour y croire. Ce n’était qu’une gamine qui après tout, vivait dans l’idéologie imposée par sa famille - et comment pouvait-on avoir d’idées sur cela à un si jeune âge ? Tendance répétée à croire tout ce qu’on lui racontait, Ashlynn était une enfant candide. Jusqu’à ce qu’une tâche carmin ne vienne violemment brutaliser ce tableau de douceur et d’espoir.

Le rêve américain s’effritait sous ses yeux quand on lui avait annoncé qu’elle ne devrait se souvenir plus que des baisers maternels mourants sur son front - Maman avait chuté dans les escaliers. Une marche défaillante, que Papa avait remarqué il y a bien un moment maintenant. Il l’avait remarqué et n’avait rien fait. Son monde s’écroulait ; de ne plus recevoir les bêtes baisers sur ses joues rubicondes ou même sur son front, de ne plus sentir sa délicate odeur vanillée où la chaleur de sa main. Quand Ashlynn regardait les gradins, il n’y avait même plus Papa pour la regarder, lui qui était autrefois si fier. Toute l’énergie qu’elle donnait pour ses compétitions n’était plus, et avec le temps, elle finit par totalement abandonner. Ce n’était pas propre à leur famille, mais qu’était-ce qu’une famille sans elle ? C’était entacher l’honneur d’abandonner cet avenir sportif qui lui était réservé, mais Ashlynn se fichait de tout ça. Alimentée par le désir de grandeur et l’ambition, la famille Inoue avait perdu ses couleurs, ne laissant à présent qu’une entaille béante et saignante derrière elle.

À New York, le dôme devenait grisaille. Les faisceaux lumineux du Soleil semblaient définitivement disparus - faute à l’hiver qui s’étendait, ou à la tristesse dévorante ? Journées autrefois passées à courir les ruelles ou les compétitions étaient désormais un passé lointain, il n’existait plus que le regard scotché derrière l’écran quand Ashlynn réussissait à lui porter interêt.
L’enfant ne portait plus d’importance à quoi que ce soit , motivation et ambition - optimisme et amour-propre, tout avait disparu. Elle ne recevait plus d’amour en retour, et alors qu’elle avait plus que jamais besoin de lui, son père creusait un fossé énorme entre lui et elle.
Elle le savait, de toute manière - elle savait qu’elle ne pourrait jamais combler le trou que Maman a laissé, un vide acrimonieux. Compté ce jour, Ashlynn perdit le cours du temps, elle en oubliait les jours et les mois, elle regardait l’horloge pour aussitôt en oublier l’heure. Parfois, elle courait pendant des heures sous la pluie, fine ou impétueuse. Elle rentrait trempée, regardait Papa et son énième bouteille d’alcool. Elle laissait s’imbiber l’odeur immonde de la pluie dans ses vêtements et dans son épiderme.
Elle avait des arômes de tristesse.
Et faute d’autant courir, Ashlynn enchaînait les pneumonies, sous le regard désintéressé de son père. Elle aurait fait n’importe quoi pour revenir quelques temps plus tôt et réparer cette fichue marche. Elle le sait car elle a prié tous les Dieux existants de ramener sa mère. Elle les a supplié maintes fois pour qu’au moins les choses s’arrangent, mais rien ne s’est jamais arrangé. Comme si c’était pire - même. Car un beau jour, son Père est tombé sur la tête.

C’était la première fois depuis longtemps qu’il lui adressait la parole, c’était aussi la première fois depuis longtemps qu’il affichait tant d’espoir sur son visage.
Il prononçait quelques mots au sens déroutant, aux intentions pourtant si pures.
« Allons retrouver Maman. » Qu’il disait, ce jour là elle le sait, ça faisait longtemps qu’il n’avait pas tapoté son épaule si chaleureusement.
Quand il a parlé de la retrouver, Ashlynn ne savait pas de quoi il parlait, franchement elle s’en fichait. Elle a pensé qu’eux aussi chuteraient dans les escaliers - ça lui était égal. Rien ne pourrait jamais la consoler, après tout.
Papa disait aussi, « Prépare tes affaires, on part bientôt. » alors Ashlynn préparait ses affaires.
Il ne lui dira jamais, mais il n’avait pas pris cette décision sur un coup de tête. Ça faisait au contraire, quelques temps qu’il préparait leur nouveau départ. Pour ça qu’il s’était envolé si loin d’elle - parce qu’il avait un espoir bien caché. Celui que le Japon lui rende sa femme.

Si seulement il avait su ; il n’aurait jamais mis de nouveau un pied dans le pays de ses ancêtres.
Pourtant il l’avait vu et le savait - mais il y croyait.
Elle était là, elle l’attendait. Elle aussi elle y croyait.
Mais ni le Japon, ni Dieu, ni même l’Incontestable ne lui rendra jamais.

Le Nouveau Testament - 2102


Parmi tout ce qu’elle désirait, Ashlynn n’avait rien eu de ce qu’elle espérait. Elle était dépaysée quand ses orbes se perdirent dans la foule sans percevoir Maman. Mais Papa prit son bras pour l’entraîner sans qu’elle ne puisse contester. L’enfant avait tout oublié de ce pays dans lequel il l’emportait. Toutes les histoires racontées, toutes les informations données à la télé. Peut-être qu’Ashlynn l’avait juste oublié, mais c’était dans ses racines. Même qu’elle parlait souvent la langue avec Papa, et que Maman ne comprenait pas grand chose. C’était presque la trahir que de partir si loin de là où ils avaient abandonné leurs souvenirs, et l’enfant ressentait un peu de peine et de nostalgie à cet instant.

C’était à cet instant précis que tout s’était accéléré.
La découverte en elle - fut bien longue. La découverte des ruelles ne s’imprimait pas dans la mémoire de l’américaine. À chaque détour de ruelle, elle repensait à l’Amérique. Elle fut totalement déboussolée, horloge interne déréglée - le pays se couchant quand elle, habituellement se levait.
Ashlynn qui avait pris l’habitude de ne plus rien faire de ses journées se retrouvait surchargée - surtout les premiers jours qui précédaient leur arrivée. Que ça soit leur nouveau chez-soi ou l’hôpital où il fallut se rendre, Ashlynn ne comprenait pas tout.
Mais elle lui faisait confiance, Papa savait ce qu’il faisait. Elle, n’était qu’une enfant encore, ne savait probablement rien du monde. Avait-elle eu raison ? Ne finirait-elle pas par regretter ?

Mais avec le temps et le recul, Ashlynn avait fini par comprendre.
Elle avait été bouffée par l’espoir, mais Maman était bien morte et elle le savait. Ce que croyait son père dans sa folie était que le Japon lui rendrait, que cette puce infiltrée dans son corps finirait par lui rendre. Mais quand Ashlynn comprenait, il était déjà trop tard.

2104, et elle n’avait pas oublié Maman. Il ne se passait ni un soir ni une nuit sans qu’elle ne prie Dieu pour elle.
Pourtant, c’est bien derrière elle qu’elle a laissé sa tombe et leurs derniers souvenirs.
C’est douloureux, Papa le sait. Mais lui a trouvé un nouveau travail et se démène pour la faire vivre. Elle ne lui dira jamais mais elle lui en veut. Un peu pour tout ; la marche d’escalier, la fuite des souvenirs, l’arrivée au Japon, son espoir qui n’est que désespoir.
Mais elle savait qu’elle pouvait lui en vouloir plus encore - elle le fit quand elle découvrit une lettre rose dans la boîte aux lettres.
Au départ, elle se mit à croire. Elle l’ouvrit dans la hâte pour au final, ne pas distinguer ce nom qu’elle connaissait par coeur ; alors elle la jeta.
Pourtant, Ashlynn n’avait que plus étudié l’Incontestable et ses règles. Elle le savait, tout le monde en parlait - et elle était piégée dans cette propagande. Ashlynn avait regardé la lettre se morfondre dans la poubelle d’une oeillade espiègle. Qu’est ce qu’ils feraient, de toute façon ? Strictement rien, qu’elle avait songé.
Sauf que jours après jours, les lettres arrivaient. Et un beau matin, Papa finit par en desceller une.

Quel répugnant sourire il affichait.
Ashlynn déglutissait. Comment pouvait-il afficher autant d’entrain ? Comment pouvait-il si joyeusement lui demander de préparer ses affaires ?
Encore une fois ? Avait-elle questionné. Et Ashlynn commençait à en avoir marre, de faire ses affaires. Elle en avait marre, de jongler d’un point à un autre. Elle espérait que celui-ci serait le bon. La vérité était bien plus cruelle mais à cette époque, personne ne pouvait l’affirmer. Puis, sûrement pas Ashlynn.
Une dernière fois alors, elle fit ses affaires. Encastrait la moitié de ces dernières dans un gros sac - ne prit plus autant. Papa disait que ça serait Maman. Il y croyait dur comme fer. Maman, ou une autre ; Ashlynn l’avait compris et n’espérait plus autant.
Alors, quelle tête elle avait fait quand ce ne fut pas une femme mais un homme qui se tint face à eux. Probablement qu’ils s’étaient trompés - elle croyait, espérait.
Non la vérité, elle la connaissait déjà. Elle tentait de se persuader cependant, se disant que c’était une erreur, un peu comme Papa qui s’excusait du dérangement, qui stipulait s’être trompé. Mais la grosse voix de l’homme résonnait pour gronder ensuite, c’était bien eux, qu’il disait.
Et quand elle le regardait, son corps tremblait presque. Quel homme gigantesque pour un japonais ; ou alors était-il simplement trop imposant ? Il donnait l’impression de pouvoir les écraser à tout moment. Fleur de l’adolescence, Ashlynn n’était que plus écoeurée. Elle n’imaginait sûrement pas avoir deux pères désormais, et l’idée de vivre simplement avec deux hommes ne l’enchantait pas. Si seulement elle savait ce qu’il se cachait derrière cette porte.
Un énième - quand elle rentra, elle se figea. Un homme qui puait l’aisance financière lui tendait la main. Quel accoutrement, quelle coiffure ridicule, que pensa Ashlynn sur le moment. Elle le dévisagea, sans doute était-il un homme venu pour le déménagement.

Demi-frère. C’était ce qu’il était finalement. Quand elle l’apprit, Ashlynn cru mourir instantanément. Elle ne voulait pas de cette vie qu’on lui offrait ; c’était même une horreur. Et catégoriquement, elle refusait de passer sa vie entourée de trois hommes. Même s’il s’agissait de sa famille, c’était une question de principes.
Ce jour-là, on avait coupé les ailes à Lucifer.
On l’avait même condamné ; condamné à errer dans les enfers.
Alors, Ashlynn regrettait ses nuits grises à New York, les jours qu’elle passait, enfermée au fond de sa chambre à ne trop rien faire. Elle regrettait aussi le temps qu’elle a passé à courir sous la pluie jusqu’à s’en rendre malade. Elle espérait que Maman ne lui en voudrait pas trop pour ça ; elle ne l’avait jamais voulu.
Après tout, c’était bien Papa - c’était de sa faute si tout était arrivé. S’il avait réparé la marche, ils ne seraient pas ici.
S’il avait fait plus attention, sans doute. Franchement, comment avait-il pu lui faire ça ? Haine, rancoeur ; c’était bien ça. Ces sentiments qui comblaient son coeur avec lenteur. Ashlynn se refusait de détester le seul qu’il lui restait. Maman lui en voudrait probablement.
Mais Papa était un menteur, pourquoi lui avait-il promis ? Pourquoi avait-il juré que les choses s’arrangeraient ?

Elle a eu le malheur, de le croire encore - de se dire que l’Incontestable était fiable.
Et maintenant, elle en avait honte. Elle avait honte d’avoir cru.
Il n’était pas bon, ce nom qui remplaçait Inoue - il sonnait trop cruellement quand Ashlynn le répétait sur ses papiers. Il ne lui appartenait nullement, mais Papa avait insisté - il avait ce désir de "refonder" leur famille. Alors elle s'y était pliée et était devenue la fille d'Hirake ; Ashlynn Hara, officiellement adopté par lui-même. Et ce que c'était horrible de porter ce nom désormais.
Pire encore combiné à cet horrible Yuumi d’inscrit. Elle détestait le prononcer, elle détestait l’entendre. Yuumi Hara, ce n’était pas elle. On lui avait tout imposé, elle n’avait pas eu le luxe de refuser.

Ashlynn finissait par se dire qu’elle n’avait jamais été chanceuse. Que Dieu n’existait pas et qu’il était une simple image créée par les Hommes pour se rassurer. Une chose à laquelle se raccrocher quand on le nécessitait. Car en réalité à ses yeux, il n’existait pas. Papa lui avait coupé les ailes sans s’excuser, Hara avait jeté du sel sur les plaies. Et ce demi-frère - Kaido était surplombant. Dans la demeure familiale, Ashlynn était papillon sur une toile. Son avis ? Les trois hommes n’en avaient pas grand chose à faire. Ils lui refusaient catégoriquement tout, pour son bien disaient-ils. La famille ? Il n’en était rien pour Ashlynn. Ils n’étaient que des microbes. Et la jeune femme mourrait d’envie de les écraser un à un, tant leur existence suffisait pour les rendre détestables.
Quand Papa songeait que tout rentrerait dans l’ordre, il ne le pensait pas vraiment - pas vrai ? Sinon, comment pourrait-il entendre de telles insultes sans réagir ?
Jours après jours, nuits après nuits, il répétait la même chose. Sale gosse, qu’il disait. Ashlynn rentrait tard, elle sortait avec des amis. C’était déjà beaucoup, elle avait toujours eu du mal à se faire des amis. Papa aurait pris sa défense, autrefois, mais là il la regardait juste, totalement indifférent.
Pourtant quand elle le regardait, elle était plus dégoûtée que pleine de peine. Quand elle regardait - entendait cette attraction du quatorzième jour, elle aurait pu en vomir. C’était de la trahison, il trahissait Maman.
Mais Ashlynn ne la trahissait-elle donc pas en prenant part à cette étrange reconstitution ?

Franchement, elle s’en voulait. Penser à toutes ces choses lui donnait la nausée. Quand elle voyait Papa si près de son nouvel époux, quand ils s’embrassaient quotidiennement. Kaido lui, était totalement indifférent, ni dégoûté ou joyeux. Il quitterait bientôt la résidence familiale de toute façon, alors il lui fallait être patiente.
Tout l’écoeurait dans cette union - l’absence de Maman particulièrement. Pouvait-on seulement la comprendre ? Ashlynn en doutait. Alors, elle était toujours restée silencieuse. Elle avait patiemment attendu, songeait qu’un jour elle se réveillerait de ce mauvais rêve.
La faute à pas de chance, sans doute. Mais Papa lui, au fur et à mesure que le temps passait s’habituait à sa nouvelle vie. Elle semblait même cruellement lui plaire, mais non il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas s’y faire et tout oublier si aisément. C’était presque une trahison - non, ça en était une. Quelle nausée avait Ashlynn quand elle s’en rendit compte. Papa oubliait-il toutes les dures choses qu’ils avaient traversé ? Comment pouvait-il si facilement se remettre de tout cela ? C’était impossible. Il ne pouvait pas non plus ignorer cette pression que créait cet Hara. Tout ce qu’il prononçait à longueur de journée, toute cette haine. Comme si Ashlynn ne subissait déjà pas assez de ségrégation en dehors des murs de la maison. Pourtant, japonaise elle l’est ; Papa était japonais, même son nom l’était « Inoue » mais maintenant, il devait se faire à ce Hara, et ça la dégoûtait. Inoue, c’était tout une histoire - une famille épanouie et heureuse, qui rigolait plus qu’elle ne parlait lors des repas familiaux. Maintenant ? Il n’y a que des regards méprisants.
Puis Papa, il se tuait à la tâche, il faisait de son mieux pour sa famille. Surtout pour Ashlynn, mais va savoir pourquoi elle se rétractait comme ça à chaque fois.
Kaido se fichait toujours d’elle ; ses idéaux étaient complexes et personne ne cernait jamais l’aîné, pas même son propre père. Ashlynn, elle n’arrivait pas à se faire à ses « soeurette » incessants, ni à ce Yuumi qu’elle trouvait écoeurant.
Encore une fois, Papa s’envolait pour la laisser loin derrière ; et plus le temps passait et plus il disparaissait. La vision quotidienne qu’Ashlynn avait de son père devant la machine à café disparaissait, elle aussi. Lentement, elle se remplaçait par le grand Hara. Son beau-père. Un inconnu pour elle - quelqu’un qu’elle ne voudrait jamais connaître. Un homme de haine, qui avait bien réussi à embobiner Papa grâce à son argent. Il ne remplacera jamais la présence maternelle de Maman, jamais. Il ne le pourra jamais, de toute façon.
Au final, Ashlynn ne sait - et ne saura - jamais grand chose de lui. Juste son nom et son prénom ; Hara Hirake. Mais jamais elle ne l’appellera par son prénom, ou même par « Papa », et toujours elle l’ignorera. Comme s’il n’existait pas et n’avait jamais existé.
Lui donnait l’impression de se démener pour trouver une place confortable à la seule femme de la maison, Ashlynn ne décelait pas ça car elle le savait ; ils n’étaient pas bons.


« Y’a pas moyen que vous divorciez, genre. »
Cette soirée-là, un silence de mort régnait autour de la table. Pas besoin qu’Ashlynn ne dise la phrase de trop pour qu’il le soit ; il l’avait toujours été. Autour de cette table, il n’y avait jamais de discussions, jamais de sourires. Juste une énonciation brève des journées, passées et à venir. Travail, encore et toujours travail, argent, organisation. Les hommes n’avaient que ce terme à la bouche, et Ashlynn en était épuisée.
Voici sans doute pourquoi elle avait dit ça, ce soir-là, alors qu’elle jetait cette air si désintéressé à la bouffe. Et ça l’écoeurait, que Papa vive une aussi belle vie. Peut-être qu’elle était jalouse. Et dégoûtée aussi, et sans doute tant d’autres choses.
Alors, si le peu d’évènements l’avaient dégoûté, comment devrait-elle décrire ce qui survenu suite à ces quelques mots ?
Une gifle en plein visage. Papa n’avait jamais été violent. Il avait toujours les mots justes, il ne s’énervait quasiment jamais. Il s’appliquait toujours dans ce qu’il faisait, et même quand la vie lui rendait mal - il souriait. Dans les pires situations aussi, il souriait.
Mais plus maintenant.

Là, son visage était noirci par la rage, Ashlynn le décelait aisément. Même que ses tempes étaient couvertes de pulsion, elle le distinguait. Elle, elle le regardait, offusquée.
Non, autrefois il ne l’aurait jamais touchée - pas même effleurée. Peut-être qu’elle avait oublié les tapotements sur ses épaules, après tout.
Peut-être qu’Ashlynn oubliait toutes traces de sa bonté, peut-être qu’un poison s’était infiltré dans son corps ; lui causait de remplacer tout le bien par le mal.
Alors, elle se dit que l’Incontestable avait peut-être raison de les avoir unis ; peut-être parce qu’ils étaient similaires ?
Ce soir-là, elle le sait Ashlynn, les choses avaient changé.

La déchéance - 2105


L’année était prometteuse.
Ashlynn se souviendrait de cette année comme de celle qui marquait le plus sa vie. Mais peut-être ce terme était-il inapproprié ?
Cette année, Kaido était parti faire sa vie - il repassait à la maison quand il n’était pas en train d’étudier. Il ne manquait franchement pas à sa demie-soeur. C’était même une délivrance de ne pas être contrainte à le supporter matin et soir. Ashlynn elle, maîtrisait de mieux en mieux l’informatique ; et bientôt déjà son ordinateur était comme l’un de ses membres - faisait partie intégrante d’elle-même.
Mais elle n’oubliait pas, le démon qui rôdait dans la maison.
Chacun de ses pas était brutal sur le parquet froid, il faisait même trembler les murs parfois. Prisonnier d’un gros costume toujours noir, il était de ces gens qui couraient toujours vers les centres économiques. Pourtant, et va savoir pourquoi - Ashlynn avait fini par plus le voir que son père biologique, qui ne rentrait que tard le soir, assez tard pour accomplir les quelques ordres quotidiens laissés par la machine.
Parfois, il demandait même son aide - puis la maison se bondait des soirs de tonnes d’inconnus en costumes noirs.

Et Hara disait « Ashlynn, vient donc dire bonjour à nos invités. » et Ashlynn venait.
Il disait « Kaido m’aidait toujours pour mon travail, à toi de prendre la relève. » et Ashlynn ne voulait pas.
Mais elle le faisait, parce qu’elle le devait. Parce qu’elle espérait que ça puisse bien se passer.
Si seulement elle savait à quel point elle avait eu tort ; mais trop tard elle le comprit.
Toujours proie, toujours cible sur qui on lançait des flèches. Leurs regards étaient écoeurants.
Chaque coup d’oeil était plus terrifiant encore - où était cette chaleur maternelle désormais ? Envolée - blanche et anonyme.
Oui, l’année était prometteuse.

Prometteuse de soirs désormais bien noirs, d’un futur criblé par les balles de la déchéance.
Ashlynn avait déjà oublié ce jour, celui où on lui avait coupé les ailes. Ses omoplates pourtant, en saignent encore.
Et chaque jour il lui répète « Ashlynn, viens m’aider. » et chaque jour elle le fait ; chaque jour ça l’effraie, ce regard insistant.
Un jour, elle avait réussi à attraper Papa en plein vol ; alors qu’il quittait le domicile pour se rendre au travail.
Elle se souvient ce jour-là, elle lui avait dit qu’elle avait peur - elle lui avait dit qu’elle voulait partir.
Il a hoché de la tête et il est parti, il a dit « On trouvera une solution ce soir, c’est promis. »
Et Ashlynn l’a cru, encore une fois.

Qui aurait cru qu’elle finirait entre quatre murs avec un psychologue ? Sûrement pas elle. Elle rêvait éveillée, comment avait-il pu lui faire ça ?
Alors, 2105 s’était éteint, avait laissé place aux songes maléfiques. Archange déchu Ashlynn songeait aux tourments qui l’habitaient.
Les choses ne changèrent jamais. Sauf peut-être dans le courant deux mille cent sept, deux mille cent huit.
Il y a eu eux ; les Incontrôlables. Ashlynn avait été scotchée par les tripes qu’ils avaient.
Puis il y a eu le Big Bang Kiss, et pour la première fois depuis bien longtemps Ashlynn avait eu de l’espoir.
C’était presque impensable que des gens visualisent la chose comme elle le faisait ; elle était simplement ravie. Elle se disait que Papa les suivrait, et pour sûr !
Mais elle avait oublié que cette maison était totalement contrôlée par l’Incontestable.
L’avenir, qu’ils disaient, et même que Papa disait que la machine était « l’envoyée de Dieu », mais il n’y a pas de Dieu, Papa. Elle avait eu envie de lui dire, mais elle l’avait simplement regardé en baissant les yeux.
Ashlynn touchait à sa majorité, mais elle avait l’impression d’être tellement prisonnière.
Et encore une fois, New York lui manquait, et Maman aussi.

Un soir était revenu le sujet des Incontrôlables. Un terme récurent mais qui ne plaisait pas aux deux seuls hommes.
Ni Papa ni son époux n’avaient le courage de rejoindre le mouvement, que pensait Ashlynn. La vérité, pourtant elle la connait.
Ils étaient pro-Incontestable, ne juraient que par cette technologie dévastatrice.
Tout le monde l’implore et pourtant, elle avait ruiné sa vie. Et Ashlynn n’avait qu’une seule envie, c’était la détruire à coup de machette.
Elle refusait qu’on puisse ainsi lui prendra sa liberté ; elle ne trouvait pas cela juste, elle ne trouvait pas cela bon.
Un nouveau soir, une nouvelle lune éclairant le ciel.
Ashlynn, un soir d’octobre deux mille cent neuf s’était envolée. Elle avait laissé tout derrière elle, puis elle avait de nouveau couru.
Ce qu’elle était délicate, cette sensation, et finalement, ce qu’elle se sentait vivante.
Quand le vent froid caressait sa peau - quand elle sentait la brise immaculée dans ses cheveux.
Elle se sentait libre.
Elle avait donné quelques coups silencieux contre la porte avant que Yamato ne lui ouvre. Elle se souvenait aussi du temps qu’elle prenait à bien la contempler à chaque fois. Yamato était la seule qui comptait réellement ; corps fantôme aux rayons de lune. Elle semblait murmure de l’Ange ; courbe qui ornait ses lèvres doucement. Cerbère serait charmé de sa beauté - mais son regard dur et tendre à la fois transformerait Médusa même en pierre pour l’éternité.

Ashlynn gardait cette affection toute spéciale bien au chaud à l’intérieur. Peut-être même que Yamato avait été la raison pour laquelle la jeune femme avait encore un peu d’humanité en elle. Yamato était juste et formelle, une jeune femme qui avait un peu besoin d’être poussée à faire les choses. Elle avait même un côté naïf qu’Ashlynn aimait bien. Mais elle lui faisait se sentir en sécurité, et c’était agréable. Elle en aurait vomi de niaiserie, à l’époque, mais devait s’avouer vaincue par la jeune femme.
Yamato ne comprenait pas tout ; qu’il s’agisse de la fugue d’Ashlynn ou de ce qu’elle avait désormais derrière la tête. En réalité, elle n’avait jamais totalement cerné les idéologies de la jeune femme. Elles étaient totalement différentes ; Ashlynn avait connu la liberté en Amérique, Yamato elle, vivait depuis toute petite sous le régime de l’Incontestable - on lui avait appris à ne rien contester. À ses yeux, les ambitions de son amie étaient démesurées, elle ne pourrait jamais faire tomber la machine. Et si elle se révoltait, elle ne ferait que mettre sa vie en danger un peu plus.
C’était inespéré de souhaiter une telle chose, car la vie était ainsi faite. La liberté n’avait pas la même signification pour les deux jeunes femmes. Si on avait arraché les ailes d’Ashlynn, Yamato n’en avait jamais eu.

Pour son incompréhension de son point de vue, Ashlynn ne lui en avait jamais voulu. Au contraire même elle trouvait ça normal ; normal et pourtant bien triste.
Suite à l’explication totale des derniers évènements, Yamato hébergea pendant quelques jours la jeune femme, elle lui devait bien ça ; elle avait toujours été si gentille avec elle. Elle l’avait toujours défendue sans rien demander. Puis, elle le savait, elle s’en doutait ; elle l’aimait. Sans doute qu’elle ne lui avouerait jamais, mais ça l’arrangeait. Yamato ne pourrait jamais répondre à ses sentiments, alors elle espérait la consoler dans l’aide qu’elle pouvait lui fournir.
Mais Ashlynn ne pourra pas rester indéfiniment, même si Yamato lui avait elle-même proposé. Même si sa situation était complexe, viendrait le jour où elle pourrait voler de ses propres ailes.
Alors, Yamato fit ce qu’elle songea être le mieux pour son amie - informer le couple Hara de là où se trouvait leur fille.
Silencieusement, elle lui souhaitait du courage ; elle savait qu’elle réussirait.
Et, au fin fond de son petit coeur, elle priait pour qu’Ashlynn réussisse son objectif semblant inaccessible.

Elle s’était bien doutée de la réaction d’Ashlynn lorsque cette dernière avait perçu les deux hommes devant la porte. Ce matin là, son visage s’était décousu - et le regard déjà bien terne de l’étudiante s’était finalement éteint vers la jeune femme.
Ashlynn se souvient, ce jour-là, elle avait l’air tellement désolée.
« T’es sérieuse ? Comment t’as pu me balancer comme ça ? » Elle avait dit ; elle ne ressentait rien. Peut-être qu’elle était trop épuisée, trop envahie par la rage pour ressentir quoi que ce soit d’autre.
Puis Yamato l’avait regardé, elle avait ensuite baissé le regard. Honteusement elle s’était excusée. Elle avait regardé ses pères et la pression de leurs phalanges autour de ses bras ; alors elle avait peut-être compris son erreur à cet instant.
Elle s’en voudrait toute sa vie, parce que ce jour-là elle a simplement dit « Courage, ça va s’arranger. »
Alors, elle a tout mémorisé ensuite, tous ses mots rageusement prononcés, elle s’en souvient comme de ces musiques stupides qu’elles écoutaient en boucle.
Elle se souvient de la raideur, de la rage de ses mots - prononcés avec désespoir alors qu’elle s’était défaite un moment de l’emprise de ses parents.
Puis elle se souvient aussi de cette claque brutale contre sa joue ; aujourd’hui elle pensait qu’elle l’avait mérité.

« Ça va s’arranger, ouais ? » Même qu’elle se souvenait de cette courbe nerveuse qui avait envahi son visage.
« Sauf que ça ne s’arrangera pas. Mais est-ce que tu peux le savoir ? Du haut de ton fichu-ridicule petit mètre soixante deux, tu te fonds tellement dans la masse. T’es née d’une union inexistante, d’un amour même pas existant en fait. Comment tu peux dire que ça ira ? Franchement, tu me balances et tu me dis ça, putain ce que je te hais, au final. »

Ashlynn ne la haïssait pas. C’était totalement faux, elle s’était trop attachée à elle.
Mais c’était trop compliqué de s’avouer de la sorte vaincue, trahie. Elle se sentait minuscule et ridicule. Peu signifiante.
Elle lui avait craché dessus quand ses paternels l’avaient de nouveau exhibée hors des lieux.

Le retour fut brutal. Sermons et diableries - Ashlynn les oubliait au fur et à mesure qu’elle les entendait. C’était pas important, on venait de lui planter un énième couteau.
En plus, c’était Yamato. Elle avait toujours été si gentille avec elle - mais pour quelles raisons ? Peut-être parce qu’elle s’accrochait, un peu désespérée.
Toutes ses pensées se troublèrent instantanément. Papa avait haussé le ton ; c’était quelques chose qu’il avait acquis en arrivant ici. L’autorité. Pour la première fois, ça avait été compliqué de le regarder dans les yeux.
Mais dans le fond, il était juste inquiet, alors qui pouvait bien lui en vouloir ? Personne d’autre qu’Ashlynn.

« Je ne pense pas que Yuumi nécessite de théorie pour le moment, après tout, l’apprentissage n’est-il pas plus bénéfique dans la pratique ? »
Elle lui aurait dit de la fermer, si elle en avait eu le courage - la force, la foi. Mais Ashlynn était désespérée, et acceptait son sort. Forces l’avaient quitté - elle ne songeait plus à rien l’espace d’un instant. Mais tout était passé si vite, entre le temps où s’effaçait la télévision du salon et qu’elle se retrouvait dans les sombres ruelles. Hara lui tenant fermement le poignet, et elle ne comprenait pas tout.
Elle s’en souvenait, il lui avait dit « Accepte que tu ne changeras jamais rien dans un pays qui n’est pas le tien. »

Ashlynn avait juste hoché la tête, elle laissait les fluets de pluie effleurer sa peau ; si seulement savait-elle ce qui lui était réservé.
Elle ne s’était pas affolée quand elle avait traversé cette ruelle étroite et sombre, elle ne s’était pas horrifiée quand elle a pénétré cette pièce toute décorée.
Il l’avait lâché là, grommelant quelque chose de vague - si elle s’en souvenait bien ça disait « Tu voulais te faire tatouer ? Regarde comme ce tatouage va ruiner ta vie. »
Et Ashlynn s’en fichait, puisqu’elle était déjà tombée si bas.

Nouvelle étreinte - 2109


Vingt-trois ans. Qu’est ce que ça signifie, vingt-trois ans. Vingt-trois années, huit mille trois cent quatre vingt quinze jours, près de deux cent mille heures d’existence.
Trop compliqué de songer depuis quand tout avait divagué de la sorte; alors Ashlynn n’y songeait pas, elle n’y songeait plus.
Papa qui autrefois trouvait les mots justes s’était métamorphosé. Comme Hara désormais il disait « Sale gosse » il répétait toujours ça. « Sale » partout où il pouvait le caser. « Sale gamine » il pouvait lui dire encore et encore. Ashlynn l’humiliait rien qu’en existant, rien qu’en respirant. Elle était consciente de tout ça, alors pourquoi désirait-il tant la garder à la maison que cela ? Sans doute le peu de confiance qu’ils avaient en elle dorénavant.
Lentement pourtant, elle avait réussi à rassembler les fragments - décider de se faire fantôme. Études poursuivies dans l’informatique, le démon s’était en réalité doté des pires parures pour sa quête quant à l’élimination de la machine. Plongée au plus profond d’Internet elle découvrait la face cachée du Japon et tout ce qu’on ne disait pas. Même l’Incontestable, un être si grandiose ; n’était qu’imperfections.

Deux mille cent neuf était un nombre grandiose, une année grandiose. Ashlynn se cheminait lentement vers son objectif ; dissimulant une facette aussi déroutante qu’ensorcelante. Même si tout le monde l’avait remarqué - personne ne s’en souciait réellement. Tous croyaient qu’Ashlynn suivait de nouveau la parole de Dieu.
En réalité, Dieu lui même semblait de son côté. Ce que les tokyoïtes appelaient catastrophe était un chant délicat aux oreilles de Satan - une symbiose parfaite.
Elle n’avait plus de peine à offrir - effrayant était son insensibilité face aux évènements. En soit, Ashlynn n’en avait rien à faire. Ils s’étaient retrouvés les pieds dans l’eau - une grande partie de l’habitation était devenue inhabitable. C’était l’occasion rêvée. Fuir un monde qui ne voulait pas d’elle ; ou plutôt fuir des gens dont elle ne voulait pas non plus.
Même quand elle courait dans les ruelles inondées avec un ridicule sac sur le dos, elle sentait la pluie.
Puis elle courrait, et elle se sentait libre. Un contraste des plus déroutant.

Mais malgré son grand âge, Ashlynn ne réfléchissait pas toujours avant d’agir.
Et trouver un logement était devenu impossible par ces temps. Elle avait songé à rebrousser chemin - mais dans quel but ?
Épuisée de ne pas avancer, elle a enfoncé un pied dans la boue.
Ses vêtements puaient l’eau de pluie. Cette dernière avait tellement cogné contre sa peau qu’elle laissait des tâches sur celle-ci.
Puis elle se rappelait à quel point elle était sale, comme disait Papa.
Dans un coin moins étouffé, Ashlynn s’était reposée. Ici au moins, l’eau avait déjà été toute dégagée. Son timing avait dû être impeccable ; car elle aurait été malheureuse de partir plus tôt. Mais la fuite, courir, c’était tout ce qu’elle pouvait offrir au monde qui tentait de l’écraser.
Petite ruelle lointaine où les odeurs les plus immondes s’imprégnaient, Ashlynn commençait à désespérer un peu.
Elle s’en voulait d’être si ridicule ; de ressembler plus à une pauvre adolescente révolutionnaire droguée qu’à une femme de vingt trois ans qui passe sa vie à étudier et travailler en attendant l’arrivée de la lettre rose.
En marchant, Ashlynn avait trouvé une façade taguée, et ça avait été de loin la plus belle chose qu’elle n’avait jamais vu.
Les Incontrôlables. Même s’ils semblaient tous avoir été arrêtés, la cause elle ne mourrait pas. Alors, elle avait encore le courage de croire un petit peu.
Elle avait des compétences, mais pas de patience. Elle pouvait faire demi-tour et silencieusement avancer parmi les déchets. Mais elle avait peur que ses paternels lui mettent des bâtons dans les roues.

Ce jour-là pourtant dans sa déchéance, une lumière était apparue.
Elle portait un nom ; Ishizu. De loin, elle l’avait difficilement perçue. Mais la jeune femme face à elle en grandes enjambées l’avait retrouvée.
Même que dans ses pensées les plus étranges, elle psalmodiait « Maman ? » mais ce n’était pas elle.
Elle n’avait pas un regard si doux, mais il était chaleureux. Pourtant elle avait posé sa main sur son crâne si doucettement.
Aussi avait-elle prononcé deux-trois choses pas très importantes. Ashlynn ne savait plus exactement, elle avait oublié.
Pourtant, elle ne savait pas pourquoi mais ce jour-là elle l’avait suivie. Elle avait admiré les murs violets de cette pièce qu’elle découvrait, puis dans la lumière avait même observé celle qui tenait son dos de sa paume. De longs cheveux violacés qui tombaient délicatement dans son dos - un épiderme opalescent et de petits yeux lugubres noircis qui brillaient dans l’obscurité. Ashlynn l’avait suivie.

Pour la première fois, elle n’avait pas regretté.

Quand elle l’avait regardée plus en profondeur, Ishizu s’était questionnée.
Elle lui avait demandé son identité - Ashlynn avait répondu sans dévier.
Puis elle lui avait demandé ce qu’elle faisait dehors par des temps si sinistres.
Ashlynn n’avait pas répondu et ses yeux s’étaient fait piétiner par la douleur. Elle songeait encore ; et elle aura voulu s’effacer.
Là Ishizu commençait à parler sans s’arrêter, trop d’informations peu d’explications. Juste des choses énoncées à la chaîne.
Bar à hôtesse, travail, proposition. C’était ce qu’elle avait retenu. Mais ça ne l’intéressait pas, alors Ashlynn refusait.
Inspiration grandissante, se relevant avec fierté - l’odeur immonde de la pluie et des germes s’était glissée dans ses narines.
Et sur l’instant elle s’en souvient ; Ashlynn avait vomi sur la patronne.

Drôle de première rencontre.

Finalement, elle est restée.
Parce qu’Ishizu semblait gentille. Quand elle a refusé, elle n’a rien dit. Juste un signe de tête avant qu’elle ne se prenne cette vague qu’on ne décrira pas car trop écoeurante.
Là non plus, elle ne l’a pas traité de sale gosse. Elle l’a même invitée à se laver et se changer ; elle s’est occupée d’elle comme l’on ferait à une gosse.
Alors qu’elle lui tendait un bol de nouilles, Ishizu demandait de plus belle « Qu’est ce qu’une aussi charmante demoiselle fait-elle seule en cette tragique période ? »
Ashlynn n’avait pas répondu aussitôt. Épaules haussées nonchalamment, elle a finit par cracher ses mésaventures comme elle cracherait une poésie. Elle n’avait pas tout expliqué. Simplement le nécessaire - elle n’offrirait plus sa confiance, elle se l’était promis. Pourtant elle le sait, il n’y a qu’elle qui puisse l’aider actuellement.
Quand elle n’aura plus besoin d’elle, elle la jettera.

Alors Ishizu lui proposa son aide. Ashlynn dénichait ainsi un travail dans un restaurant japonais - où elle fut félicitée et remarquée pour son hygiène irréprochable.
Elle lui offrit un toit, la couvrait d’une affection toute particulière. Comme une enfant trop gâtée, elle lui offrit tout ce qu’elle désirait.
Non sans prix cependant. Car si elle lui avait épargné le bar d’hôtesse, Ashlynn devait se résoudre à se plier aux désirs de la jeune femme. Informatique, domaine dans lequel Ashlynn excellait, Ishizu s’était réservée le droit d’utiliser ses dons de piratage pour obtenir ce qu’elle voulait.
Une relation 50/50 - un échange équivalent. Un toit, un travail, tant de choses en échange d’un ridicule service. Ashlynn n’aurait jamais eu le luxe de refuser une telle proposition.
Elle le savait, quand elle n’aurait plus besoin de son aide, elle la délaisserait elle aussi. Elle pourra lui en vouloir plus tard pour ça, quand il sera trop tard, quand tout ne sera plus si important. Quand le monde aura changé. Quand l’incontestable sera tombé. Tout ne fait que plus augmenter sa mégalomanie, l’épidémie - Soosaku, les puces défaillantes. Bien qu'elle n'avait été touchée par aucun de ces évènements, son esprit lui les percevait de plein fouet. Ce système était bien défaillant et il le montrait de la sorte ; car tout cela n'était pas vain. Le Japon et l'État ne pouvaient s'offusquer de représailles. Pourtant au fond d'elle elle le sait ; elle sait tout ce que les autres ne disent pas. La fuite de certains citoyens - mais personne ne mentionnera cela, bien entendu. Dans le fond, Ashlynn se demande si elle aurait aimé être laissée pour morte et avoir tenté de fuir. Mais à la réflexion, son ambition est trop grande pour qu'elle puisse décider de son sort ; et bientôt elle ne songea plus qu'à une seule chose - la destruction de l'Incontestable.
Ashlynn se sentirait presque libre ainsi, presque disponible à engager ce combat qui lui plaît tant.
Pourtant, bien qu’elle l’ignore - encore aujourd’hui ses ailes ne sont plus. Elle s’emprisonne une énième fois - dans ce bar qu’elle ne connaît pas vraiment, parmi ces gens qu’elle ne connaît pas vraiment. Elle se laisse bercer par des rêves lointains, quand ses plaies guérissent enfin.
Bourgeonne la vingt cinquième année d’existence, débute de nouveau la chasse. Après l’homme, après l’imbécile, après l’assassin. Celui qu’elle déteste par dessus tout ; le Japon. Lucifer n’a plus besoin d’ailes pour être dangereux, mais de lui-même.
Et éventuellement pour après, une prière à Dieu qui fanera dans l’air.
Avec les inconditionnels baisers maternels.


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Ici, il n’est ni question de cornes ou de sabots - bien loin des représentations que les Hommes se font du diable. Passé ce fait, il est nécessaire de préciser que Lucifer était autre fois un ange, là où tout fait étrangement sens. Ange d’une grande beauté, pourrait-on même dire. Mais la haine semble avoir piétiné les attraits d’Aphrodite, car désormais - toute somptuosité apparente n’est que masque d’une laideur ésotérique. Cocktail asiatique-américain, l’on ne distingue que très peu les terres nippones sur ce corps ou bien même ce visage. Le démon est menaçant ; de sa taille et surtout par sa carrure. Il n’y a probablement rien de japonais là-dedans. Un épiderme clairvoyant et lunaire presque où se dessinent des muscles saillants bâtis par des années d’acharnement. Peu sont les chanceux à percevoir un jour cette musculature habilement dessinée, mais beaucoup ont déjà affronté cette taille surplombant de loin les idéaux japonais.
Si seulement sa taille était le seul détail surprenant de son apparence ; mais non - car l’excentricité de Lucifer est gravée jusque dans sa peau. Gravure qu’elle n’a autrefois pas désiré, il se dessine dans son dos un dragon - ce dernier occupant bien toutes ces terres où autrefois devaient se loger ses ailes. Désormais il est diable, malfaiteur jusqu’à s’éterniser sur ses épaules. Preuve de sa déchéance imagée, Ashlynn s’arracherait la peau si elle en avait la possibilité.
Cette horreur demeurera toujours dissimulée ; vêtements longs, tout ce qui sera suffisant pour camoufler l’immondice qu’a laissé ce démon bien plus grand que satan lui-même. L’avis que peuvent bien porter les tokyoïtes sur ce tatouage est au contraire - le cadet de ses soucis, mais si elle avait le luxe de pouvoir le faire disparaître, alors elle le ferait.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce n’est pas tant le visage du démon qui étonne - on ne s’attendrait pas à une personne si enflammée lorsqu’on l’observe de loin. Autre ce physique atypique ; le visage d’Ashlynn étonne par sa douceur. Malgré ce constant froncement de sourcils l’on distinguerait presque de la douceur sur cette physionomie ; ne vous fiez cependant pas à cela. Si vous venez vous éterniser chez le démon, vous y trouverez ses alliés les plus féroces. Deux orbes bleutées qui ne sont ici que pour analyser et toiser avec brutalité et froideur même. Deux petits néons qui brillent dans l’obscurité et qui vous observent ; ils revêtissent parfois une couleur bien moins naturelle car Ashlynn est reine du changement d’apparence. À ce titre, il est très rare de mémoriser visuellement la jeune femme - cela pour une raison particulière qui est le port presque quotidien d’un masque chirurgical. Dans l’ennui que lui offre la vie, elle s’est même personnalisé l’un d’entre eux en toute excentricité, noir denté ; aspect démoniaque qui ressort. Dans la rue ou ailleurs, autant dire qu’Ashlynn ne passe pas inaperçue. Et pour cause ; sa chevelure à l’origine brune a fini par viré au prune - puis au rose. Un rose pas des moindres, difficile ainsi de la rater. Faute à un nombre interminable de teintures et décolorations, leur toucher est devenu désagréable. Une partie de sa nuque est même rasée en arabesques étranges et fulgurantes - oeuvre d'une envie soudaine peu réfléchie. Sans doute moins excentrique qu’il n’y paraît, il n’empêche que bien des regards lui sont accordés - rarement admiratifs cependant.
Lucifer se fiche pas mal de ce que peut signifier le regard d’autrui, désireux ou malsain ; malhonnête ou désespéré. Bien qu’elle chercha toujours à propager la disgrâce.

Ses courbes s’étendent dans la nuit, quand elle passe dans les ruelles - on change de trottoir. C’est une habitude, une aura soulignée par cette trop grosse carrure. Non pas que ça la dérange, puisque plus loin elle est des gens, mieux elle se porte. Mais son problème est le suivant ; elle ne peut vivre sans se délecter du malheur des autres. Petit démon intérieur, sa taille lui permet de se faire Nahash sur l’épaule d’Eve - de lui susurrer des tentations salvatrices ; saisis-donc ce fruit qui t’es défendu. De longues phalanges prisonnières sous des gants qui malaxeront les épaules des plus ignares pour les convaincre. Laisse-toi tenter ; goûte au péché. Elle murmure.
Comment ne peuvent-ils pas pêcher lorsqu’elle les tente ainsi ? Une voix grave océanique - des syllabes sentencieuses. Des lippes qui se meuvent sous le masque de l’enfer, celui qui masque une partie de ce visage vicieux et tourmenteur. Acculant est le diable lorsqu’il se repose au dessus de ses misérables pêcheurs inconscients, inconscients de la roue qu’ils tournent. Lâcheté de profiter de ce corps avantageux pour écraser les plus petits ; la silhouette presque imposante de la jeune femme n’a que très peu de formes si l’on oublie ces hanches bien cisaillées. Mais tout est bien camouflé sous les tissus, ne faudrait-il pas que son épiderme menace de rentrer en contact avec les germes diaboliques. Ça n’empêche cependant pas Ashlynn de revêtir un style qui lui est propre - comme cette casquette qui tasse ses cheveux qu’elle quitte rarement. Elle ressemble bien plus à une adolescente rebelle qu’à une adulte mature ; mais l’habit ne fait pas le moine et le démon n’est que trop ambitieux de reconstruire et remodeler la justice. Elle n’hésitera pas non plus à user de grosses battes s’il le faut, frappe de ses mots, frappe de ses actes toujours dissimulés.  

RETRY ?
Avant sa déchéance, Lucifer était un ange. Le porteur de lumière qui, prit d’orgueil, enivré par l’élévation, devînt ange déchu.
Le prophète Isaïe l’a donc questionné ; Comment es-tu tombé des cieux, Lucifer, étoile du matin ?

J’ai renoncé aux commandements de Dieu. Alors j’ai chuté.
Je suis devenu l’accusateur, je suis devenu le Diable.
Je suis devenu Nahash, ai murmuré aux Hommes les plus grandes immondices, ai révélé leurs plus grands désirs.

Alors Lucifer fut jeté aux enfers.
Alors ; plus bas, prise dans les flammes véhémentes de l’Enfer,
Ashlynn avait chuté, archange désormais déchu - Satan, mal incarné.
Le simple reflet vicieux des désirs des hommes les plus malsains, les plus inavoués. Elle pointe la faiblesse des Hommes, manipule chacune de leurs failles contre eux-même. Jusqu’à ce qu’ils finissent par s’auto-détruire, car ils sont faibles. Trop vulnérables et fragiles.
Dans ce corps, il n’y a pas d’amour, ni à donner - ni à recevoir. L’amour n’existe pas, il n’y a par conséquent pas de place pour le chagrin et l’attachement. Car Ashlynn le sait, tous sont voués à disparaître. Calomnies à la chaîne, il n’y a pas de vérité en elle. Le diable était père du mensonge. Ange déchu, le démon sait tout, de tout le monde ; connaît les faiblesses de chacun, Ashlynn n’a nullement besoin de foi, ce n’est qu’un poids plus lourd imposé par Dieu sur ses épaules. Au contraire, elle souhaite à cette confiance de brûler - lentement se consumer jusqu’à ce qu’elle disparaisse, parce qu’elle fait tout pour l’arracher aux gens et la piétiner ensuite, de la plus grande satisfaction qui soit.
Tout ce qu’elle désire, c’est s’infiltrer dans les coeurs pour y propager son poison, y signifier que son mal est le bien. Désireux - ceux qui empruntent le chemin vers elle, douloureuse est la tâche ; le démon déteste tout et tout le monde. Dans ce monde où elle ne se prend d’affection pour plus grand chose, c’est admirer les Hommes se morfondre de leurs erreurs qui lui arrache un sourire aussi profane et satané. Mal, haine, rancoeur. Les plaies béantes qui pleurent, elle jette du sel dessus quand elle ne plante pas un énième couteau à l’intérieur. Il est difficile, pour ne pas dire impossible, de distinguer dans cet esprit profané, une once d’humanité. Tout semble avoir déserté il y a bien longtemps. La douceur, la délicatesse, la candeur - pas d’éther, mais les démons les plus tyranniques. Tout a disparu en même temps que s’est envolée la trace mourante des baisers affectifs maternels. Ashlynn, en sommes, n’aime pas grand chose. Elle piétine les pauvres âmes qui peinent à se reconstruire, les petites épaves qui pleurent encore. Mots poignards dans les chrysalides effritées ; le démon ne fait preuve d’aucune empathie. Elle est Iscarioth ; traître qui échangera avec aise votre confiance contre quelques pièces. Elle ne vous aimera probablement pas - mais sachez que vous la détesterez bien plus. Égoïsme exacerbé car il n’importe que son propre bien-être. Les autres ? Ils n’existent que pour l’alimenter. Pourtant, c’est pas marqué qu’elle est mauvaise sur son visage, juste qu’elle a beau le laver encore et encore, il est entaché. Elle devrait le brûler pour qu’il ne reste rien.

Ashlynn a toujours couru. Au départ, elle courait les marathons - avec le temps, elle a couru après la liberté, puis le temps. Parce qu’elle n’a pas le temps et parce qu’on lui a coupé les ailes. Parce qu’elle est condamnée aux Enfers. Elle fuyait les immondices familiales mais ceux qu’elle a rencontré en fuyant s’avéraient pire encore. Parce qu’à ses yeux elle subissait trop elle s’est condamnée ; l’inconfiance perpétuelle. C’est elle qu’elle punit - car Dieu sait qu’il n’est pas bon que l’Homme soit seul. Les quelques courageux qui composeront son entourage décriront toujours Ashlynn comme une personne démesurée : ses ambitions sont inimaginables, et elle se jettera toujours tête la première dans les situations même les plus inespérées. Cependant, ça ne l’empêche pas de rester réfléchie. Taciturne quand ses pensées sont ambigües, il faudra s’avérer patient car l’on ne pénètre pas l’esprit d’un démon si aisément. Il faudra également chercher bien plus loin que cet air désabusé qu’elle affichera, car au contraire les tonalités sinistres de sa voix se feront chant d’une colère indéniable - incontestable. Avec Ashlynn, c’est soit tout, soit rien. Par conséquent, soit elle percevra le monde en noir & blanc, soit tout sera rouge. Satan est colérique, sans raisons particulières cependant. Un jour arrivera où elle aura la simple envie de passer ses nerfs sur quelqu’un - puis l’autre où elle n’adressera la parole à personne. Dans les deux cas, elle se fichera pas mal de ce que son vis-à-vis peut ressentir. Car Ashlynn est aussi égoïste qu’imprévisible. Si par malheur le monde n’est que noir et blanc - alors le désespoir attend.
Pour faciliter son caractère brûlant et tonique - l’américaine n’est pas plus tactile. La raison est-elle, plutôt simple. Ashlynn est atteinte de mysophobie. Le toucher de n’importe quoi ou qui est pour elle, simplement écoeurant. Cependant, on peut facilement considérer cette phobie comme de la germophobie. Puisqu’il s’agit en sommes d’une peur irrépressible d’être contaminée par les microbes. Parallèle subjuguant quand les autres ne sont pour elle, qu’un ramassis d’ordures. Ashlynn a, par conséquent, besoin d’une distance de sécurité avec tout le monde - elle est de ceux qui longent les murs pour esquiver la foule, et par conséquent passe la plupart de son temps enfermée chez elle. On peut même la qualifié de nerd en vue de sa passion accentuée pour les sciences techniques ; l’informatique est son domaine. C’est notamment grâce à ces connaissances qu’Ashlynn peut être la personne qu’elle est ; manipulatrice par la majorité des informations qu’elle est capable de récolter en quelques clics. Si ses capacités atteignent des sommets, elle ne s’en sert pas toujours pour le bien ou la justice, et il peut même lui arriver de les utiliser d’une façon presque banale ; tricher sur des jeux en ligne faisant partie d’une de ses occupations favorites. Hormis ce petit amusement, Ashlynn ne se fait virus informatique que lorsqu’elle en a besoin.

Toute cette toile cache une âme révolutionnaire ; c’est bien la raison pour laquelle Ashlynn s’est autant acharnée à l’apprentissage informatique et scientifique. Si elle déteste bien de toute son âme l’être humain, il n’empêche qu’elle est dans l’espoir d’un futur plus ou moins meilleur pour le monde ; surtout pour la capitale japonaise qu’elle doit à présent fréquenter. Son désir n’est en fait que personnel - et ainsi se fichera-t’elle d’autrui, plaçant son objectif avant tout le reste. Manque de son pays d’origine, Ashlynn, jours après jours, ne fait que plus détester le Japon alors que coule ce sang dans ses veines. Finalement n’est-elle que haine ; condamnée à mépriser son prochain. Après tout - elle n’est qu’archange dont les ailes ont été coupés, peut-on ressentir sa peine dissimulée derrière tant de colère ?

Ô le désespoir - dans les bras de Satan s’étend.
Il ; elle, ne pense qu’à ça. L’offrir aux autres. Détestable, qu’ils diraient en la voyant. Il n’y a pas d’exception, rien que de la haine et de la colère. L’ange n’a rien de plus à donner, ils seront tous déçus, s’ils attendent autre chose de sa part. Toute bonne action est à songer une seconde fois - pourquoi et dans quel but ? Agir pour soi avant les autres, l’égoïsme à son apogée. Les autres ne sont qu’une perte de temps, ou des pions remplaçables. Ils finissent par être oubliés, car ils n’ont pas d’importance à ses yeux. Après tout, tout fini par sombrer dans l’oubli, un jour ou l’autre. Ce n’est qu’une question de temps. Croyez-le ou n’y croyez pas, Ashlynn n’a plus rien à donner aux autres, même pas de la compassion. Elle n’a plus la compétence de s’ouvrir aux autres - ou l’incompétence. Le moindre de ses actes est sujet à l’hypocrisie. Après tout, elle ne peut que se venger de la sorte, en replantant les couteaux qui autre fois l’ont blessé. Rancunière ne serait pas le mot juste, qu’ils soient des connus ou des ignares, ils finiront blessés s’ils l’approchent. N’était-ce pas ce qu’ils méritaient tous ? Ashlynn le songeait - elle songeait que tous n’étaient que des déchets. Quelle pauvre vision du monde pour un si jeune âge. Mais les effluves de la manipulation l’ont transformé. Le sens des aiguilles a changé et désormais, Ashlynn n’agit que de son plein gré. Tous les moyens sont bons pour qu’elle puisse atteindre son objectif, et faire tomber la machine infernale.
Dans un monde où cette machine est Dieu ; Ashlynn est l’ange déchu pour avoir tenté de se placer au rang du Tout-puissant.
À cause de cette terreur, on lui avait coupé les ailes. Pas de problème, elle détruira la machine.
Si l’Homme doit conduire à sa propre perte sans cette machine, alors qu’il meurt.

— Just Married —

Messages postés : 85
Inscrit.e le : 06/09/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Takeshi ❤
Autre:
Bienvenue à toi ! Bon courage pour la suite de ta fiche :)
— Just Married —

Messages postés : 598
Inscrit.e le : 05/02/2017

Les plus du perso :
Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Bienvenue et bon courage pour ta fiche ! o/
— Just Married —

Messages postés : 140
Inscrit.e le : 25/03/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre:
Bienvenue !
Ce début de fiche est tellement je fais le mal, et je le fais bien.  3998388675
Le côté misophobe va être intéressant à mettre en pratique en mariage je fais le mal, et je le fais bien.  3182035657
— Just Married —

Messages postés : 18
Inscrit.e le : 29/09/2020

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : satan.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
merci bien pour les potits mess vous êtes mims je fais le mal, et je le fais bien.  2837215391

j'en profite pour annoncer que ma fiche est terminée !
encore une fois, j'ai l'impression que je m'étale de ouf omg
ma foi, bonne lecture et plein d'amour sur vous sksksj<33
— MODÉRATEUR FICHE —

Messages postés : 429
Inscrit.e le : 08/03/2018

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Paweł ♥
Autre: cause en #CC6666. Bosse chez un fleuriste. Aussi menteur que mignon. Aime le rose. Et les lapins. Et aimer, tout simplement.
Modération de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction
Re-bienvenue hihi ✨ Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu cet ava prétendre à une fiche de perso je fais le mal, et je le fais bien.  1518348080 et je trouve que ça colle très bien au tien !

Un truc me chiffonne : si son père est japonais, elle n'est pas à 100% gaijin, non ?

Histoire


Même en étant mineure, Ashlynn ne prend pas le nom de l'époux de son père ! Sauf si Hirake l'adopte de manière officielle (avec de la paperasse étou), autrement elle reste Inoue ! (à voir du coup si on change ton pseudo en fonction ou pas)

"Quelle répugnant sourire il affichait."

Je vais être chianchiante mais ce serait bien d'avoir juste quelques lignes en plus sur le bug des puces, l'épidémie et Soosaku je fais le mal, et je le fais bien.  367806265

Caractère


RAS !

Physique


RAS !

Conclusion
Eh bien j'ai eu beaucoup de plaisir à lire cette fiche ! Ash m'a fait beaucoup de peine tout le long de son histoire (genre vraiment, y'a qu'à la fin que tout va bien, qUOI) et j'lui mettrais bien une torgnole au père aussi mdrr- Plus que les quelques détails à régler et ce sera tout bon !

Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Modération : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥
— Just Married —

Messages postés : 154
Inscrit.e le : 08/12/2015
Sacré histoire que voilà

Bienvenue à toi sur le forum !
— Just Married —

Messages postés : 18
Inscrit.e le : 29/09/2020

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : satan.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
j'ai fais les modifs nécessaires !

pour la tuile au niveau de la nationalité : my bad, je voulais renforcer l'idée qu'Ashlynn ne se sent (même pas un peu) japonaise.  je fais le mal, et je le fais bien.  128457956 Elle n'aime pas le pays, du coup je voulais renforcer le fait qu'elle est vraiment étrangère sans aucun amour pour ce pays qu'elle n'a finalement pas choisi. j'ai rajouté ce qui manquait du coup!

pour le nom : je pensais que toute la famille prenait le ndf (comme son père biologique l'a pris, je trouvais plus judicieux qu'elle fasse de même) du coup comme son père à ce désir de reformer sa famille, il aurait poursuivi avec son nouvel époux tout le processus d'adoption pour qu'elle porte cet ignoble nom de famille. Je sais pas si c'est nécessaire que je l'édite dans ma fiche du coup!

les quelques lignes en plus sur les puces/l'épidémie/soosaku :

Spoiler:
Tout ne fait que plus augmenter sa mégalomanie, l’épidémie - Soosaku, les puces défaillantes. Bien qu'elle n'avait été touchée par aucun de ces évènements, son esprit lui les percevait de plein fouet. Ce système était bien défaillant et il le montrait de la sorte ; car tout cela n'était pas vain. Le Japon et l'État ne pouvaient s'offusquer de représailles. Pourtant au fond d'elle elle le sait ; elle sait tout ce que les autres ne disent pas. La fuite de certains citoyens - mais personne ne mentionnera cela, bien entendu. Dans le fond, Ashlynn se demande si elle aurait aimé être laissée pour morte et avoir tenté de fuir. Mais à la réflexion, son ambition est trop grande pour qu'elle puisse décider de son sort ; et bientôt elle ne songea plus qu'à une seule chose - la destruction de l'Incontestable.


j'espère que ça va comme ça je fais le mal, et je le fais bien.  4112942667
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Paweł ♥
Autre: cause en #CC6666. Bosse chez un fleuriste. Aussi menteur que mignon. Aime le rose. Et les lapins. Et aimer, tout simplement.
L'edit me va 👌 mais oui ce serait bien de marquer cette raison pour le nom quand même !

Et après ça tu seras au poil je fais le mal, et je le fais bien.  1362171446
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Les plus du perso :
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Époux/se : satan.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
c'est modifieeeey  je fais le mal, et je le fais bien.  1362171446
Spoiler:
Il n’était pas bon, ce nom qui remplaçait Inoue - il sonnait trop cruellement quand Ashlynn le répétait sur ses papiers. Il ne lui appartenait nullement, mais Papa avait insisté - il avait ce désir de "refonder" leur famille. Alors elle s'y était pliée et était devenue la fille d'Hirake ; Ashlynn Hara, officiellement adoptée par lui-même. Et ce que c'était horrible de porter ce nom désormais.
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Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Paweł ♥
Autre: cause en #CC6666. Bosse chez un fleuriste. Aussi menteur que mignon. Aime le rose. Et les lapins. Et aimer, tout simplement.
Parfait, l'ami 👌

On souhaite bien du bonheur à Ash je fais le mal, et je le fais bien.  3912395661

Pré-validation par Ollie
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.
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Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Actuellement en ralentissement/absence jusqu'à fin novembre.
je fais le mal, et je le fais bien.  716243026

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Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

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• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
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• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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Merci Lucci pour le kit je fais le mal, et je le fais bien.  1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
je fais le mal, et je le fais bien.  Ld7d
je fais le mal, et je le fais bien.  BbNTuR8
je fais le mal, et je le fais bien.  V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
je fais le mal, et je le fais bien.  Cn3Ckyx
je fais le mal, et je le fais bien.  1EPYLUw
je fais le mal, et je le fais bien.  DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
je fais le mal, et je le fais bien.  E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
je fais le mal, et je le fais bien.  3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
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Merci Oz ♥️:
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