Ode à l'oubli.  200803042355296862
Ode à l'oubli.  1GdvXk1

— Just Married —

le Jeu 1 Oct - 23:31
Messages postés : 221
Inscrit.e le : 19/06/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : du vide.
Autre: ✚ Parle en : #913636
Nom ;; Kanda 苅田
Prénom ;; Momiji 紅葉 (feuilles de l’automne)
Âge ;; Va sur ses 28 ans, né le 4 Novembre 2084
Genre ;; Masculin.
Origines ;; Japonais.
Activités ;; Ancien infirmier reconverti en Agent de propreté. C’est lui qui s’occupe de nettoyer les centres commerciaux, bureaux, musées ou métros (et ramasser les salarymen qui décuvent sur le passage au petit matin, accessoirement). Depuis peu il lui arrive aussi de faire du bénévolat dans des maisons de retraite.
Sexualité ;; Disons qu’il a des phases selon son état psychologique (et elles sont pas toutes très cool).
Avatar ;; by kouri aoki.
Règlement ;;
Chemin ;; poussiéreux.
Commentaire ;; Ode à l'oubli.  2837215391 Je préviens que l'histoire peut s'avérer un peu difficile à lire, si vous avez l'âme sensible, be careful Ode à l'oubli.  517494357
紅葉 苅田


Nous avons tous des choses à cacher. Que ce soit aux autres ou à nous-même, personne ne fait exception. Personne. La seule chose qui nous différencie, c’est peut-être que notre faculté à faire croire l’inverse…

• • •

Je me souviens...

Le ciel était dénué du moindre nuage. Sous ma chemise, s’engouffrait une brise fraîche qui faisait claquer le tissu sur ma peau frissonnante. Non loin, on entendait l’écho familier des sirènes d’ambulances qui se rapprochaient petit à petit ; rugissant dans la nuit pour disparaître entre les murs de l’hôpital.

Mon refuge se situait en haut des escaliers de secours, derrière le bâtiment principal. C’était là que je venais fumer ma clope en toute quiétude, pour tenter vainement de me détendre. La journée avait été éprouvante et j’étais exténué, vraiment. Une heure plus tôt, il nous avait fallu annoncer la mort d’un patient à ses proches, affronter grief et douleur tout en puisant dans nos réserves de quoi faire front, faisant preuve d’écoute et d’empathie.

Et mon cœur cognait toujours. Il hurlait sans raison apparentes tandis que j’admirais en contrebas, le béton qui s’étendait comme une flaque noire. Cette vision, elle n’avait strictement rien de rassurant, pourtant, peut-être étais-je malgré tout séduit par ce vide qui s’ouvrait sous mes pieds. Je m’interrogeais : cela faisait-il mal de tomber de cette hauteur ? Que ressentait-on ? Et si je sautais, moi, allais-je mourir rapidement ?

Je n’ai jamais eu le courage de sauter...

Curiosité morbide ou intuition d’une envie à venir ? Sans en avoir pleinement conscience, je vibrais de me sentir si proche du vide. J’avais cette impression fugace ; celle qu’avant même d’être monté ici, tous mes espoirs s’y étaient déjà élancés. Envolés, comme la vie de cette personne que j’étais encore, avant cette nuit-là.

Les gens croient souvent à tort que les belles institutions, idées ou valeurs, n’abritent aucune laideur. On se dit – ou on veut croire, dur comme fer – que les gens qui vouent leur vie à sauver celle des autres, à aider, ne peuvent pas être mauvais.

C’est ce que je pensais, moi aussi, avant d’intégrer l’hôpital et de pouvoir toucher du doigt ce quotidien pesant. C’est ce que je pensais, ouais. Mais les belles pensées valent que dalle, en fait, face à certaines cruautés…

Il faut y être pour le comprendre. Faut baigner dedans. Faut savoir comment fonctionnent les choses. Connaître les enjeux, la manière dont nous sommes dirigés. Parce qu’il n’y a pas de temps, trop peu de personnels, que derrière chaque patient demeure un rendement, l’ombre du client. Que certains s’en foutent, qu’il faut fermer les yeux sur les dérives, s’exécuter, suer, se taire, s’oublier, puis recommencer le lendemain. Je pensais pas que poursuivre une vocation pouvait s’avérer si compliqué. Mais le pire, non, c’était pas ça. Le pire, c’est quand l’horreur prend la forme inattendue d’un seul homme.

Un homme qui, un soir, franchit les limites.
Un homme qui ose profaner tout ce qu’il y a de plus sacré.


Un homme qui à bien des égards, aura fait imploser mon monde en s’y incrustant de force. Il a posé sur moi bien plus que des mains, en vérité… Ce qu’il a posé, ce sont les fondations de mon trépas. C’est l’idée de la mort et de la honte qui vous remuent le bide à n’en plus savoir que faire, en avoir la gerbe, du matin au soir, sans arrêt.

J’entends encore mon nom dans sa bouche, lui qui susurrait, mielleux, qui se croyait tout permis, tout le temps, vis-à-vis de tout le monde. Mon prénom dans sa bouche comme la source de tous mes maux. Jusqu’à ce soir ; jusqu’à cette fatale nuit où j’étais de garde. Heures supplémentaires. Épuisé. Je sais pas ce qu’il foutait là. Je pensais pas… Je pensais pas qu’il était là pour moi. Un hasard comme un autre qui se transforme en malheur… Et un malheur qui frappe, violemment, pour façonner un futur dénué du moindre sens.

J’ai envie de pleurer…
Pleurer des larmes de rage et de honte.


Il m’écrase. Et moi, je ne sais pour quelle raison je ne parviens plus à bouger. Je suis pas un mec faible. J’ai jamais été un mec faible. "Ça va aller…" Qu’il crache dans ses murmures. Vraiment ? Sa bouche qui se colle sous mon oreille me dit tout le contraire. "Je vais te faire du bien, tu vas voir. Combien d’heures sup’ tu as fait, cette semaine ?" Je crois que j’ai jamais voulu voir ce qui clochait, chez lui. Je l’ai toujours ignoré, tout en sachant pertinemment que l’inverse était impossible. "J’ai vu les regards que tu me lances. C’est ça que tu veux, pas vrai ? C’est ça ?" Qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce qu’il fait ? Qu’est-ce qu’il veut ?! "Tu vois ce que tu me forces à faire ?" Son haleine me percute la tempe tandis qu’il maintient sur mes lèvres une main moite. Il a une force qui me pétrifie. Joue plaquée contre le mur froid alors qu’il se frotte contre moi, sa main libre cherchant à déboutonner quelque chose. Là, dans cette petite remise à la lumière glauque, le cauchemar a pris vie… Et dans ma tête, l’horreur s’est mêlée à un effroyable déni. Ce n’était pas possible ? Il n’était pas en train de me faire ça, à moi ? Non ?! Pourquoi ?!

Et le regard est fou ; flou, brouillé par des larmes qui ne veulent pas tomber malgré la peur et la détresse. Je me dis que ce qui va arriver est inéluctable désormais. Comment font les autres ? Comment font-ils, après ? Tous ceux à qui ça arrive ?

Moi, je n’arrive plus à respirer.
Moi je meurs. Je me sens mourir, à l’intérieur.
Comment font les autres ?!


J’aurais aimé pouvoir fermer les yeux, n’être la victime de rien, ne jamais l’avoir connu, n’avoir jamais ouvert les yeux sur ce monde ; ne jamais avoir voulu devenir infirmier. J’aurais aimé ne jamais l’avoir rencontré chez mes parents, ne jamais lui avoir permis de devenir si terrifiant, lui donner au fil des ans tant de pouvoir.

J’aurais voulu pouvoir parler, être plus fort, ignorer la pression constante que lui et toutes ces figures autoritaires au sein de l’établissement exerçaient sur nous tous. J’aurais voulu… beaucoup de choses, en vérité.

Mais je n’en veux plus qu’une seule, à présent.


Mourir.


Il suffit d’une rencontre. D’un hasard. Un "Momiji, voici Omori-sensei, ton père et lui ont fait leurs études ensemble, il va être nommé directeur de l’hôpital très bientôt. Il pourra te guider, te faire progresser ! N’est-ce pas merveilleux ??" Une mère naïve et si contente d’annoncer la nouvelle à son fils unique. Et du jour au lendemain, le garçon intelligent qui bossait d’arrache-pied afin de poursuivre sa vocation, disparaît. Du jour au lendemain, il se voit retirer tout ce qui lui permettait de briller. Du jour au lendemain… il n’est plus qu’une coquille vide, une souillure, gardienne d’un intolérable secret.

Je venais d’avoir vingt-quatre ans lorsque c’est arrivé. Et lorsqu’il en a eu terminé avec moi, après s’être attardé, avoir rangé quelques trucs ; il a placé entre mes mains une seringue et m’a laissé là, tétanisé dans cette petite remise.

Ce n’était plus qu’une question de minutes avant que je ne pète les plombs.

J’ai tenté de me suicider. Je savais où étaient les médicaments, je les ai pris au hasard, les ai tous engloutis. Je ne pensais plus. Ma tête était vide. Creuse. Un gouffre d’épouvante. Rien ne m’importait plus que de faire taire ce sentiment de salissure extrême et de honte.

Personne n’a rien dit...

Malgré les bruits de couloir. Ces rumeurs qui s’étirent au fil des heures sans suivre de chemin logique. Personne n’a daigné remarquer ou comprendre. J’ai voulu leur dire, moi, avec le peu de lucidité qu’il me restait encore, quand ils m’ont trouvé ; j’ai voulu exprimer quelque chose ; leur parler, alors que mon souffle s’éteignait, de l’indicible douleur qui m’étreignait.

Ils ont dit que je délirais…

Tout a été étouffé de la plus sale façon qui soit. Si ma découverte a jasé, s’il y a eu des doutes, alors ceux-ci ne sont pas sortis de l’établissement. Ils m’ont remis sur pied, m’ont transféré dans l’aile psychiatrique pour mon observation, au cas où je chercherais encore à me refaire du mal. Ils ont parlé de burn-out, de surmenage. Mais personne ne m’entendait. Étaient-ils tous devenus sourds ?!

Ils m’ont surveillé le temps qu’il a fallu... Puis ensuite sont venues les accusations… On m’a parlé de fautes graves que j’avais commises, d’erreurs insignifiantes autrefois, qui prenaient soudainement des proportions démesurées. C’était drôle de voir la liste. J’aurai ri, si j’en avais eu la force. En vérité, je peinais à comprendre tout ce qui se passait. Parce que j’étais en service ; parce que j’avais volé des médicaments, manqué à mon devoir, mis des personnes en danger ??? Mais ?!

Du reste... Et c’est probablement ce qui est plus horrible encore, c’est que… Je pense qu’ils savaient…

Tout le monde savait, ou se doutait du truc. Ce n’était pas que de la paranoïa. Je n’étais certainement pas le premier. Ce n’était pas possible ? Mais personne ne voulait faire de vagues. Je sais pas pourquoi. Quand j’ai essayé d’ouvrir ma gueule, on a fait la sourde oreille. Il n’y a pas de preuves. Aucune preuve. Je délire.

Je délire ?

Omori a fini par sortir de son trou et venir me voir. Mon père était avec lui. Je devais avoir l’air d’un fou, ouais, de les voir ainsi côte à côte, tous les deux. Le cœur qui battait à tout rompre. Une vraie furie. Et la voix doucereuse de l’un venait contraster l’amertume qui planait dans celle de l’autre. Mon père ne m’a pas demandé pourquoi j’avais tenté de me tuer. Lui, ce grand politicien à l’image parfaite ne voulait pas que le monde sache que son fils était mal au point de vouloir en finir. Ah, il n’y a pas si longtemps, nous étions toujours la belle petite famille incontestable parfaite. Je me souviens encore de son regard sévère, de sa déception âcre, ce dégoût profond dans ses yeux. « Ce n’est pas le premier à qui la pression fait perdre la tête. C’est regrettable. » A marmonné Omori avec son air faussement navré, une lueur sale pourrissant au fond de son regard. « Papa tu vas pas le croire ?! » Avais-je aboyé dans un élan désespéré – mais pas très malin. « C’est lui !!! Tout est de sa faute ! »

J’ai été renvoyé chez moi quelque temps plus tard. Seul, dans mon petit appartement, avec une interdiction d’exercer mon métier et une obligation de suivre une psychothérapie, afin que l’on puisse juger de ma santé mentale – et surtout de mon aptitude à reprendre du service, si jamais l’envie se présentait. Se rendaient-ils compte de ce qu’ils avaient fait ? Ma mère a beaucoup pleuré. Si elle avait pu, je sais qu’elle serait venu vivre avec moi. C’était dur pour elle. C’est toujours dur de découvrir que l’on a raté un truc, dans l’éducation de son fils.

Et la lune était pleine, oui, sur le toit, cette nuit-là. Plus triste que jamais. Gorgée de chagrin, elle aussi, sûrement, car elle savait déjà ce qui allait se produire lorsque ma courte pause s’achèverait.

Et sous mes pieds s’étendait l’asphalte.

J’y ai repensé plusieurs fois au cours des mois qui ont suivi. Ces horribles mois qui m’ont vu sombrer – et même jeter de ma vie la personne qui comptait le plus. J’aurai dû sauter avant qu’il ne me saute ce bâtard… Crever pour m’arracher à lui. Bousiller sa volonté de prédateur en amont. J’ai plus confiance en rien.

• • •

Quelques mois plus tard Shukumei dévastait le Japon. Je l’ai vu déferler, impuissant. Culpabilité qui éclate, découverte de tous ces corps et mort de mes grands-parents, desquels j’étais très proche. Nouvelle tentative de suicide. Et 2110 qui passe comme un vol d’oiseau, moi qui ne parviens à garder la tête hors de l’eau. 2111 arrive et voilà qu'il faut faire face à une épidémie ; voilà qu'en plus, une chasse à l’homme lui succède, lancée par le gouvernement. Stress qui ronge, les médias assomment mais la milice qui rôde est bien réelle. Tout ça à cause de puces défaillantes ? Incompréhension ; c’est du délire. Ce qu'il reste de ma famille n'est pas touché, toutefois, je suis bien obligé d’y croire – tout comme je suis obligé d’accepter l’implantation de la nouvelle puce. Mais pour moi, pas de lettres roses à l’horizon et je crois qu’au final, c’est tout ce qui m’importe.

La psychanalyse quant à elle s’approfondit et les traitements m’aident, un peu. Je ne sais cependant plus avouer ou mettre de mots sur ce qu'il s’est vraiment passé – de peur que lui aussi me prenne pour un fou, et parce que j’ai toujours affreusement honte de m’être laissé faire. Mais mon psy est utile. Même si je râle, j’ai l’impression qu’il est devenu essentiel à ma vie. Il m’aide à gérer mon anxiété, à parler, trouver des solutions quand j’ai juste envie de tout foutre en l'air. Peut-être est-il l’ordre face à mon chaos. Lorsqu’un drame agite le Japon, il est là pour tenter de me garder suffisamment lucide et faire face. Du reste, c’est lui qui m’a suggéré de faire du bénévolat.

Quant à ma reconversion en agent de propreté… j’sais pas. J’aimais bien la métaphore derrière : nettoyer la saleté. L’enlever de mon chemin pour rendre celui-ci plus propre. Ça me plaît pas vraiment, mais comment le dire : j’en ai plus rien à foutre.

Je voudrais juste pouvoir les haïr comme je me haïs…

I'm drawn and quartered
PHYSIQUE ◉
Plus vraiment d’avenance chez cet homme qui se fond savamment dans la masse des visages tristes de Tokyo. Pourtant, quand on le remarque on lui trouve parfois quelque chose de magnétique. Il y a une assurance cachée dans son profil fin, une force qu'il ne soupçonne plus lui-même, contenue dans son regard ou dans la façon dont ses sourcils se froncent, sa mâchoire s’avance. Là, le coin des lèvres qui frémit avant de retomber.

On peut le deviner, ses sourires autrefois débordaient de charme. Mais ceux-ci ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, à présent, il les garde pour ses proches ou tous ceux qui arrivent encore à faire naître en lui du positif. Aussi éphémère soit-il.

Et il a les yeux génétiquement modifié de son père. Des yeux de loup d’un gris profond, dense, légèrement plus clair sur le pourtour des pupilles. Un regard qui épingle tous ceux qu’il observe, qui dérange, met souvent mal-à-l’aise car il sonde et pénètre avant de se détourner, comme s’il cherchait à acquérir une certitude avant de se désintéresser de vous.

Sa peau est lisse mais terne, son visage fané, son corps élancé. Adolescent, Momiji donnait toujours une impression de solidité rassurante, avec ses épaules larges. Les gens avaient naturellement tendance à lui faire confiance et se tourner vers lui en cas de pépin. Mais du haut de son mètre soixante-quinze, la vérité c’est qu’il ne l’est plus tant que ça : solide. Certains corps ne sont pas faits pour ployer ; le sien y aura été contraint une fois, et il ne veut surtout pas faire l’étalage de cette possibilité quand bien même il demeure fêlé. Donc même nonchalant, même nimbé d’indifférence et parfois un peu voûté de fatigue, monsieur s’impose une certaine rigidité, une rudesse prudente. Ses mains enfoncées dans ses poches, poings serrés pour affronter le monde : il cache parfaitement son stress.

Quant à ses fringues, elles empruntent au streetwear ou au grunge quelques caractéristiques. Tissu ample, abîmé mais pratique, qui camoufle aisément les vilaines plaies et cicatrices qui ornent ses bras. Des fringues sombres comme l’air qu’il arbore. Comme ses cheveux lisses, couleur corbeau, qui lui tomberaient bien jusqu’aux omoplates s’il ne prenait le soin de les attacher sur sa nuque (ou d’en faire parfois quelques tresses).

+++ Lobes et anti-hélix gauche percés. Il a un tatouage caché quelque part, fait par un pote. Une "erreur de jeunesse" comme il dit. (Par contre j’ai pas encore déterminé ce que c’était, je comptais voir ça en rp.)

to never heal.
CARACTERE ◉
D’aussi loin qu’il se souvienne, Momiji a toujours été perçu comme quelqu’un de très terre-à-terre. Là où les autres cherchaient par tous les moyens à s’évader, lui, encouragé par ses parents, faisait tout son possible pour rester ancré dans le réel. Son enfance stricte y est sans doute pour quelque chose, mais il a toujours eu ce côté rigoureux, un peu chiant et moralisateur qui le faisait soit passer pour un gros relou, soit pour un fils à papa hors catégorie.

Dans les groupes, c'était lui qui faisait office de mec sûr, c'était lui, le pilier de la bande ; le diplomate à l’écoute qui soignait tous les bobos, bon gré mal gré. Esprit pratique et méticuleux, même s’il a toujours eu un peu de mal avec la pression, ça s’est imposé comme une évidence pour lui de devenir infirmier. Malheureusement, c’est tombé comme un sujet de discorde à la maison, son père n’ayant jamais daigné comprendre pourquoi il n’avait pas plutôt choisi de faire médecin, ou chirurgien… Quelque chose de plus prestigieux, en somme, qui collait mieux à l’image que l’on devait se faire du fils de l'une des grandes figures politique. Mais Momiji voulait rien entendre. Il ressentait cette envie, ce besoin au fond de ses tripes de dédier sa vie à autrui, de cette façon, pas d'une autre. Et personne n’allait changer ça. Personne.

On peut dire que la violence de ce qu’il a vécu aura foutu un grand coup de pied dans sa façon d'être. Et les cartes ont été redistribuées, pas forcément comme il fallait.

Écœuré et constamment piqué par ses souvenirs, il ne sait plus comment puiser dans sa résilience de quoi le sortir de son marasme intérieur. En quelques années, c’est comme s’il s’était mangé quarante ans dans les dents.

À défaut de n’avoir pu se rendre pleinement utile lors des catastrophes qui ont secoué le japon – parce qu’après sa suspension officielle, il a longtemps été jugé inapte psychologiquement à reprendre son taf – il aurait pas craché à l’idée de crever à la place d’un autre, emporté par les flots mortels de Shukumei ou ceux, beaucoup plus sournois, de l’épidémie l’été dernier. Oui, il a été ébranlé par tous ces évènements, ses grands-parents n’y ont d’ailleurs pas survécu. Oui, il doute à présent, du gouvernement, de l’incontestable (qu'il ne conteste pas mais qui s'avère être la source de flippe par excellence), de lui-même et de sa vie. Problème, sa conscience lui fout pas la paix. Son emmerdante et encombrante petite conscience qui, bien qu’il soit devenu profondément blasé, ne sait souffrir l’indifférence qu’il prétend ressentir envers et contre tout.

Homme perdu dans les méandres de son propre esprit, qui dérive, c’est comme si toute la pression qu’il avait emmagasinée durant ses années à l’hôpital, lui avaient sauté à la gorge d’un coup sec pour l’étrangler. C’est sale. Triste, aussi ? Qu’il soit devenu celui qui caresse secrètement l’espoir de se faire percuter par une voiture en traversant la rue ? Celui qui ne se soucie même pas de regarder à gauche ou à droite, ce faisant, et qui avance, tête baissée, par manque de prudence ou d’instinct de survie ? La vérité c’est qu’il se fout pas mal de son sort. Mais les autres, en revanche, c’est une autre histoire. Pas de dommages collatéraux. Il ne veut pas être responsable. Ne sait d’ailleurs pas fermer les yeux.

Et Momiji fume sans envie, travaille par ennui (parce que même rien foutre lui est devenu insupportable et qu’au fond, fallait bien essayer de rester indépendant malgré le fric que sa mère lui filait ou l’héritage qu’il avait touché, à la mort de ses grands-parents). Il dort. Dort beaucoup – ou très peu, et très mal, lorsque son sommeil se dissout fatalement dans l’acide de ses souvenirs. La plupart du temps il se sent mal. Mal dans sa tête, mal dans cette peau qu’il écorche jusqu’au sang, pour essayer d’en faire ressortir autre chose que cette douleur psychique qu’il se traîne. S’il ne bossait pas et n’avait personne pour le tirer de son quotidien, lui rappeler qu’il faut vivre, il passerait probablement le plus clair de son temps à fixer les taches sur le plafond de sa chambre sans rien branler d’autre que se lever parfois pour pisser.

Mais dans le fond, Momiji c’est devenu un bel emmerdeur. C’est vrai. Ses petits penchants de base n’ont pas disparu. Mais qui aime les gens malheureux ? Qui aime les mecs aux idées trop noires qui n’ont plus peur de crever ; les pessimistes aux verres à moitié vides, qui râlent constamment au sujet d’un quelconque bonheur égaré ? Il le sait, que ça fait chier les autres – et qu’il y a pire, aussi. Mais il se voile pas la face, il a cette conscience exacerbée d’être le genre d’humain à laisser sur le côté. Parce que les gens sont sensibles ou susceptibles, parce qu’ils n’aiment pas qu’on leur pourrisse leur groove, qu’on gratte la surface de l’émail, et que son malheur, à lui, peut paraître envahissant – ou du moins, c’est ce qu’il s’imagine. Mais Dieu sait que ça lui fait mal, ça aussi. Dieu sait qu’il a besoin des autres, pour survivre... Besoin de contact, de chaleur humaine, de se sentir encore utile à quelque chose, malgré son manque de volonté.

Mais Momiji est Momiji. Et Momiji n’est pas forcément facile à appréhender, ni agréable à vivre. Un peu dur, imprévisible, il a ce truc contradictoire qui emmerde. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! ». Et il ne dit plus "bonjour" ou "bonsoir" ; il lui arrive de parler beaucoup pour ne rien dire et de dire beaucoup en ne disant strictement rien (les jugements silencieux, ça le connaît). Il raille, dégueule sa franchise à la face du monde, rechigne à la tâche dès qu’il en a l’occasion, tout simplement parce que c’est devenu une foutue habitude. Et il s’en fout qu’on l’écoute ou pas – même si très franchement, ne pas l’écouter c’est partir avec de mauvais points dès le départ. Parfois trop affecté par ce qui l’entoure alors qu’il se voudrait indifférent, il n'est pas rare de le voir vriller complètement. Car ses idées comme ses émotions font des loopings incessants que seuls les traitements que son psy accepte encore de lui prescrire arrivent à endiguer, l’épuisant jusqu’à la trame.

Et son monde est gris, fade, obstrué par un filtre menaçant qui a la même couleur que ses yeux. Il a été habitué à gérer son stress, mais la dépression majeure dans laquelle il s’est enfoncé a fait de lui un autre homme. Alors sans doute qu’elle était déjà là, avant, qu'une sorte de burn-out couvait ouais, ne demandant qu’à lui exploser à la gueule. Mais maintenant, il a l’impression de n’avoir plus de passion. Plus d’ambitions. Parfois quelques envies balbutiantes, mais aucune qui puisse vraiment ressortir du lot. C’est idiot, parce qu’on pourrait dire le contraire quand on voit les piles de revues scientifiques et médicales qui jonchent le sol de sa piaule. Mais la seule chose qu’il aimait par-dessus tout, il s’en défend désormais l’accès… Parce qu’il a peur, parce qu’il n’oublie pas, parce qu’il ne se sent pas capable d’y retourner, et par-dessus tout : qu’il ne pardonne pas.

La psychothérapie l’aide beaucoup mais il reste fragile. Déjà deux tentatives de suicide à son actif et, encore aujourd’hui, il semble évoluer sur le fil de sa propre vie tel un funambule au-dessus du vide, se demandant, chaque jour : Tombera ? Tombera pas ?

— Just Married —

le Jeu 1 Oct - 23:43
Messages postés : 73
Inscrit.e le : 26/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Dieu.
Autre: MERCI SHIBAMORE POUR L'OC :ouin:
Ce caractère est une potite pépite, j'ai hâte de lire son histoire Ode à l'oubli.  2310585803
J'avais hâte de découvrir le reboot et je suis joie ✨

Bon chance pour la suite de la rédaction ♥♥♥
— ★ —

— ★ —
le Ven 2 Oct - 0:59
Messages postés : 352
Inscrit.e le : 19/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Jin chaton
Autre: crédit avatars: Shôta, Hatori, Oz, Viktor, les meilleurs.
T'ES SOYEUX JTM Ode à l'oubli.  2310585803 ♥♥♥
— Just Married —

le Ven 2 Oct - 6:38
Messages postés : 223
Inscrit.e le : 08/10/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre:
Ahhh, et bien voilà ! Enfin !
Rebienvenue, tu sais déjà ce que j'en pense. *applaudit bien fort.*
En tout cas je le répète : l'illu' est vraiment superbe.

La bise et bonne validation ; ).
— Just Married —

le Ven 2 Oct - 9:45
Messages postés : 248
Inscrit.e le : 12/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célib-heureux.
Autre: Ryû râle en #99ccff.
Je l'attendais.
Tant de choses à dire: un codage de toute beauté, qui fait parfaitement ressortir ce que l'on ressent en lisant son caractère, un avatar qui envoie du rêve, un prénom qui me fait ronronner (comment ça, c'est hors de propos ?) et le dit caractère, ohlàlà... J'aime toujours autant ta plume. ♥
Momiji me fait mal au coeur. J'ai envie d'me poser à côté d'lui et de lui patpat le dos. Ode à l'oubli.  367806265
Je sais pas encore vraiment ce qu'il lui est arrivé mais, bizarrement, j'ai peur de savoir. Ode à l'oubli.  2047885044 Je sais déjà que je te grognerais dessus après. /shot
Bonne fin de rédaction, hâte de voir ce qu'il va devenir. Ode à l'oubli.  1518348080
— Just Married —

le Ven 2 Oct - 9:58
Messages postés : 132
Inscrit.e le : 06/05/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Peut-être toi ? ♥
Autre: Avatars crédits à: Kinboloss, Carmine, Chiharu, Fu, Milo, Malva et Akihiko.
AAAAH, j'avais tellement hâte de lire enfin sa fiche Ode à l'oubli.  2310585803 !
Rip Hanz, il laisse la place à un autre personnage tout aussi intéressant. Le codage est sublime, je te jalouse tellement Ode à l'oubli.  1518348080 !
Bon courage pour la suite de la rédaction, tes fiches sont toujours agréables à lire, avec un univers bien à elles ♡. Hate de pouvoir lire tout ça une fois terminée, le suspens était trop haut là, gimme la lecture Ode à l'oubli.  3488335006

(Et ohlala, comme quoi il suffisait d'une musique pour avoir les parfaites phrases d'ambiance Ode à l'oubli.  2078551763 )
— Just Married —

le Ven 2 Oct - 11:17
Messages postés : 221
Inscrit.e le : 19/06/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : du vide.
Autre: ✚ Parle en : #913636
MAIS VOUS ÊTES TROP SWEET OMG?! Ode à l'oubli.  501520050

Ilhem> Merci beaucoup Ode à l'oubli.  2837215391

Eren> Tu sais que j'suis pas aussi soyeux que toi ♥♥♥ Ode à l'oubli.  1406025597

JaeJae> Merci à toi, acolyte de l'ombre hehehehe ♥ *tape la bise parce que c'est gratuit*

Ryû> Accroche-toi, mon cœur. Merci beaucoup, j'attendrai que tu viennes me grogner dessus alors Ode à l'oubli.  367806265

Karma> J'espère que ça sera à la hauteur du suspense damn !!!! *heavy breathing* Merci beaucoup pour les compliments pfuhh t'es vraiment trop doux j'mérite po q_q

*retrousse ses manches pour s'atteler à la suite* Ode à l'oubli.  1451543918
— Just Married —

le Ven 2 Oct - 12:44
Messages postés : 31
Inscrit.e le : 28/08/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire... Un jour, je recevrais cette lettre rose aussi !!
Autre: Merci à tout le monde pour l'accueil
Bienvenue à toi et bon courage pour la suite.

Effectivement, le peu lu est magnifique, hâte de voir la suite. Et de rp avec (ma demande en mariage pourrait être bien sérieuse... fufu <3 )
Lisalisa

le Sam 3 Oct - 19:57
Messages postés : 161
Inscrit.e le : 24/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Olala, quelle plume. Histoire déchirante, mais si bien écrite. Ode à l'oubli.  367806265
Je l'aime déjà beaucoup ce Momiji, hâte de le voir évoluer in rp. ♥
Bonne chance pour le physique (tkt vite fait bien fait).

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Stepping into the room, then the world slows down.

Voix de Arisa

merci Hatori & Fu pour les avatars + theme songs ♥

one brain cell:
Ode à l'oubli.  Uron

I got one only name:
Ode à l'oubli.  Unknown
— Just Married —

le Lun 5 Oct - 12:28
Messages postés : 221
Inscrit.e le : 19/06/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : du vide.
Autre: ✚ Parle en : #913636
Charline > Ode à l'oubli.  4200135721 Ode à l'oubli.  4200135721 La suite est arrivée haha ! Merci ♥

Arisa > Merci pour ton message, ça me touche ! ♥ Ode à l'oubli.  428445822

Et c'est fini. Merci d'avance à la personne qui s'occupera de la modération Ode à l'oubli.  128457956
— Just Married —

le Mar 6 Oct - 18:03
Messages postés : 154
Inscrit.e le : 08/12/2015
Bon courage pour la validation, TOUT VA TRES BIEN SE PASSER.
— STAFF JM —

— STAFF JM —
le Jeu 8 Oct - 13:30
Messages postés : 5674
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Actuellement en ralentissement/absence jusqu'à fin novembre.
Bonjour toi Ode à l'oubli.  1353670443

Je n'ai pas grand chose à dire, à part que j'ai envie de lui faire des câlins et lui dire que tout ira bien Ode à l'oubli.  367806265
La fiche est très bien écrite mais ça c'est même pas une surprise avec toi Ode à l'oubli.  3998388675 Néanmoins, même si tu mentionnes vite fait l'épidémie dans le caractère, ce serait bien de mentionner la chasse à l'homme dans l'histoire, même ça l'a pas touché, il en a sûrement entendu parler Ode à l'oubli.  4115966937

Ensuite je te valide Ode à l'oubli.  2984341854

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Ode à l'oubli.  4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Ode à l'oubli.  1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Ode à l'oubli.  Ld7d
Ode à l'oubli.  BbNTuR8
Ode à l'oubli.  V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
Ode à l'oubli.  Cn3Ckyx
Ode à l'oubli.  1EPYLUw
Ode à l'oubli.  DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Ode à l'oubli.  E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Ode à l'oubli.  3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Ode à l'oubli.  Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Ode à l'oubli.  YqECw0j
— Just Married —

le Jeu 8 Oct - 14:47
Messages postés : 125
Inscrit.e le : 29/12/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Issei ♥
Autre:
Wow, quelle histoire Ode à l'oubli.  501520050 ta fiche se lit toute seule, tu as vraiment une plume magnifique ! Bonne validation ♥
— Just Married —

le Jeu 8 Oct - 20:12
Messages postés : 221
Inscrit.e le : 19/06/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : du vide.
Autre: ✚ Parle en : #913636
>Mako : Hey !! Merci pour ta modération  Ode à l'oubli.  4228984879

J'ai rajouté un passage vers la fin de l'histoire du coup, tu me dis si ça suffit ! :]

Spoiler:
2111 arrive et voilà qu'il faut faire face à une épidémie ; voilà qu'en plus, une chasse à l’homme lui succède, lancée par le gouvernement. Stress qui ronge, les médias assomment mais la milice qui rôde est bien réelle. Tout ça à cause de puces défaillantes ? Incompréhension ; c’est du délire. Ce qu'il reste de ma famille n'est pas touché, toutefois, je suis bien obligé d’y croire – tout comme je suis obligé d’accepter l’implantation de la nouvelle puce. Mais pour moi, pas de lettres roses à l’horizon et je crois qu’au final, c’est tout ce qui m’importe.

Catarina > Merci beaucoup ♥ Ode à l'oubli.  2837215391
— STAFF JM —

— STAFF JM —
le Jeu 8 Oct - 20:54
Messages postés : 5674
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Actuellement en ralentissement/absence jusqu'à fin novembre.
C'est Ode à l'oubli.  3998388675

Amuse-toi bien Ode à l'oubli.  2984341854

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Ode à l'oubli.  4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Ode à l'oubli.  1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Ode à l'oubli.  Ld7d
Ode à l'oubli.  BbNTuR8
Ode à l'oubli.  V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
Ode à l'oubli.  Cn3Ckyx
Ode à l'oubli.  1EPYLUw
Ode à l'oubli.  DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Ode à l'oubli.  E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Ode à l'oubli.  3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Ode à l'oubli.  Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Ode à l'oubli.  YqECw0j
— Just Married —

le Ven 9 Oct - 6:37
Messages postés : 31
Inscrit.e le : 28/08/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire... Un jour, je recevrais cette lettre rose aussi !!
Autre: Merci à tout le monde pour l'accueil
Une belle plume <3
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
#17 —Re: Ode à l'oubli.
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum