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— Just Married —

le Sam 10 Oct - 0:55
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Inscrit.e le : 09/10/2020
Futaba Ryoko
Nom ▬ Futaba
Prénom ▬ Kyoko
Age ▬ 27 ans
Naissance ▬ 10 avril 2085
Profession ▬ Embryologiste
Nationalité ▬ Japonaise
Genre ▬ Féminin
Orientation ▬ Sans préférence.
Histoire
CHAPITRE 1 - « L’enfance. Elle n’est donnée qu’à quelques-uns. »


C'est chaud... Ça brûle...

Ton corps était lourd, tes membres ne pouvaient plus bouger. Tu ne comprenais pas ce qui se passait. Tu avais chaud. Une douleur se frayait un chemin tout le long de ta jambe gauche, comprimée, tordue. Une douleur vive, intense et brutale te martelait la cuisse. Tu haletais, tu sentais ton souffle s'alourdir, ton ventre se gonflait difficilement avec ta respiration, ta vision était trouble. Et cette odeur, cette foutue odeur d'essence qui embrumait ta pensée, te remplissait les narines et te brûlait la trachée.

Maman... ? Papa … ?

Ta voix fluette d'enfant résonnait dans la voiture retournée, ta vision floue tentait de chercher refuge vers tes parents, à l'avant. Une forme, une image sombre qui se définissait au fil des minutes durant lesquelles tu ployais sous la souffrance de tes jambes encerclées par les sièges de la boite de métal. Un bras, un bras se tendait vers toi, tu criais, tu tendais les tiens, si petits, trop petits pour attraper cette main tendue vers ton visage, tes tympans ne répondaient plus, tu n'entendais rien, tu ne comprenais pas ce brouhaha qui turbinait autour de toi. Cette main, qui se voulait rassurante n'était qu'à quelques centimètres de toi pourtant si loin lorsque soudain des lumières apparaissaient à travers les vitres, d'autres formes venaient s'ajouter autour de la carcasse. Des gens s'activaient, criaient, faisaient des aller-retour.

Maman !

Ton petit cœur s'affolait, tu t'agitais, tu pleurais, tu ne comprenais pas ce qui t'arrivait, ce qui se passait autour de toi, tout s'embrouillait, tout devenait sombre et lointain. Ton esprit s'évadait pour te protéger de cet enfer brûlant.
______________________

bip... bip... bip...

Où étais-tu ? C'était doux et rugueux en même temps... des draps... pas les tiens, trop épais, trop rigides. Le son des machines autour de toi était comme dans de l'eau, tout était distordu, lointain. Tes doigts se serraient sur le tissu. C'était ta chambre ? Non, trop de blanc, ton univers de petite fille était bleu, rose et violet, où étais-tu ? Ton regard se perdait sur ce qu'il y avait autour de toi, des câbles, des formes et des lumières un peu partout, tu ne comprenais pas et tu t'agitais. Les machines s'affolaient, ton cœur s’accélérait jusqu'à ce que tu te sentes suffoquer. Un tube dans ta gorge t’empêchait de respirer, tu t'étouffais, tu pleurais, ça brûlait.

Les sons des machines s'affolaient avec toi, jusqu'à ce qu'une nouvelle fois tout se fasse sombre autour de toi, convulsant ton corps miniature tandis que la porte s'ouvrait en grand pour laisser entrer des inconnus en blouse blanche.
______________________

Tout était calme à présent, un filet d'air caressait ta joue alors que tu t'éveillais. S'infiltrant sans peine dans tes narines jusqu'à tes poumons. Tu te sentais légère et apaisée. Ta respiration était longue et profonde, tu émergeais lentement, comme si tu avais dormi des années, un goût âpre et sec dans la bouche, tu grimaçais, tu te crispais quant soudain la douleur revint au galop. Foudroyant ta jambe, tout ton corps, tu voudrais crier, mais à qui ? Tu ne savais pas où tu étais, tu ne percutais pas, tu ne te souvenais pas bien de comment tout ça était arrivé, tu ne comprenais plus rien, lorsqu'enfin une chaleur douce vint se poser sur ta main.

Tes yeux ne te trompaient plus, tu la vis, ta grand mère avec ses cheveux gris attachés en chignon négligé, son sourire tendre et rassurant. Sa bouche s'articulait, mais aucun son ne sortait ? Tu n'entendais pas, pourquoi tu n'entendais pas ? D'un geste calme elle posait sur ta tête cet objet qui te suivrait tout au long de ta vie, un appareil auditif. Un bruit sourd mais supportable à l'allumage avant d'enfin retrouver tous tes sens.

Petit à petit, tu comprenais, tu interprétais, tu analysais, tu gobais avec ton regard d'enfant tout ce qui venait de se passer, tout ce qu'on tentait de t'expliquer avec des mots plus simples, moins savants. Tu refoulais, tu enfouissais, tu encaissais dans ton petit cœur de 8 ans, tu voyais ton monde s'effondrer autour de toi.

Sourde. Une nouvelle adaptation à mettre en route, lire sur les lèvres, la langue des signes, réapprendre de nouvelles habitudes, de nouvelles choses de la vie qui étaient si simples avant pourtant.

Bien que la médecine moderne t'octroya le droit à l'audition, celle ci avait un prix. Tu avais droit à un appareil auditif de gamme moyenne, ayant un bon fonctionnement à durée de vie moyenne, ce qui signifiait qu'il faudrait en changer plus tard, si les moyens le permettaient. Sujet à des interférences et des bruits parasites avec le temps, tu verrais bien à ce moment.
______________________

Un ciel gris, une robe noire, une chaise roulante pour ta jambe fracturée et ta cheville encore enflée. Le regard vide sur ces deux urnes sur l’hôtel, belles, lisses, ornementé avec goût, posées avec la photos des défunts, tu les regardais avec des larmes silencieuse sur les joues, avant qu'on ne les emporte pour les enterrer dans la tombe familiale.

L'atmosphère était pesante, tout le monde discutait autour de toi, passait à coté de toi sans te voir, tu baissais le son de ton appareil auditif, tu ne voulais plus rien entendre, tu ne voulais plus voir personne, tu t'exilais dans la chambre qui t'était à présent attribuée chez tes grands parents.

Ton regard se perdait sur les meubles anciens et ceux récupérés dans ton ancienne chambre, tes peluches, tes livres, tout ça était à toi, mais sans que tu ne les reconnaisses. Plus rien ne serait comme avant.

Orpheline. Cliché tout de même, orpheline habitant chez ses grands parents. Même toi tu le savais, tu sentirais toujours ces regards sur toi, tantôt de pitié, tantôt de jugement, dans ce monde où la compréhension et l’intérêt sans arrière pensée n'existait plus, tu savais que cette information n'était pas à mettre sur ta fiche de présentation scolaire.
______________________

La maison était petite, les murs anciens, l'odeur d’humidité était présente dans chaque pièce, pour autant que tu te souviennes, tu avais eu de bons souvenir entre ces murs, ces murs qui seraient ton refuge désormais. Le silence, même lorsque tu te mettais à entendre, tout était vide, c'était ça la campagne, seul le bruissement des arbres et les remous du court d'eau qui traversait la propriété se faisaient entendre dans toute cette étendue de rien.

Ta nouvelle école était beaucoup plus petite que celle de la ville. Elle aussi, elle sentait le vieux. Lorsqu'on s'attardait un peu sur tout ce qui t'entourait, en fait tout était vieux ici. Tout sentait l'humidité, la moisissure et rapidement, ta santé s'en vit détériorée.
Un asthme soigné avec le plus grand soin depuis tes premiers mois par des parents bienveillants, réprimé par des médicaments que tu ne prenais plus depuis l'accident, oubli, mégarde, qu'importe, le fait étant que tu te retrouvais alitée chaque soir, une machine sur la bouche et le nez pour t'aider à mieux respirer, permettre à tes bronches de s'ouvrir et t'empêcher de suffoquer.
Au moindre effort, à la moindre accélération de la respiration, tu sentais ta poitrine brûler et ta gorge se serrer, tes crises n'étaient pas de tout repos, ni pour toi que ça fatiguait, ni pour tes tuteurs qui ne cessaient de s'inquiéter nuits et jours.

Les maigres économies qu'avaient laissé tes parents partirent dans une rééducation intensive, des appareils pour te permettre d'entendre et de respirer un peu plus chaque jour. « Ça ira mieux avec le temps », c'est ce que disaient les médecins. « L'asthme infantile peut être parfois impressionnant, mais ce n'est pas si grave que ça en a l'air. », ce n'était pourtant pas eux qui se sentaient diminués, incapables de courir comme une enfant normale, ou qui étaient obligés de rester à l'intérieur constamment. L'enfer est pavé de bonnes intentions, c'est alors que protégeant ta santé, le seul être qu'il leur restait, la dernière trace de leur fils sur terre, tes grand-parents te couvaient et t'incitaient à te protéger toi même du monde extérieur.

CHAPITRE 2 - « L'adolescence ne laisse un bon souvenir qu'aux adultes ayant mauvaise mémoire. »


Un masque noir couvrant la moitié de ton visage. Voilà tout ce qu'on voyait de toi en premier, hormis ton serre-tête blanc, dissimulant à la perfection son utilité première. Tu te cachais du monde extérieur que tu avais appris à craindre, ou du moins en craindre les dangers microscopiques qui te promettaient des journées épouvantables. Car si ton asthme avais desserré son emprise sur ta main droite, la gauche avait été saisie par des allergies à tout et n'importe quoi : pollen, acariens, moisissures.
Durant tes crises tes yeux se mettaient à pleurer, les muqueuses internes de ton nez à gonfler, ta gorge à te gratter et tu ne pouvais t’empêcher d'éternuer, irritant tes pauvre poumons déjà fragiles. Tout ça pouvait durer des jours et si tu n'y faisais rien, c'était au tour de ta gorge de se serrer, puis tes bronches, déclenchant ainsi une énième crise d'asthme intense et incontrôlable.

Chaque pas en dehors des murs de la maison était aujourd'hui un calvaire, si bien que tu avais fini par prendre des cours par correspondance et restais confinée dans ta chambre. Petit à petit, tu vins à développer une certaine crainte de l'extérieur, des germes et des particules.
______________________

Les mois filaient au même titre que les années et la petite fille laissait place à une jeune adolescente renfermée sur elle même. Le temps avait passé et tes escapades hors de la maison s'étaient maintenant effacées de ta mémoire, si tu pouvais y rester enfermée pour toujours, ça serait bien, c'était à ça que tu songeais lorsqu'on abordait le sujet du « plus tard ». Juste rester à l'abri, tu pensais vraiment que ça allait marcher comme ça ? Bien sûr que tes grand-parents cautionnaient ce comportement, mais il n'en serait pas toujours ainsi.
______________________

Le premier des deux à partir fut ton grand père. Une chute idiote alors qu'il réparait le toit de la maison, le printemps de ta dix-huitième année. Comme une impression de déjà vu dans ce cimetière, un arrière goût de tristesse qui t'envahissait, qui te faisait serrer les dents et brisait ton cœur. Il ne restait donc que toi et ta grand mère pour veiller sur la vieille bâtisse. Elle n'allait cependant pas en rajeunissant, rien n'était simple pour elle, tout était sujet à douleurs et difficultés, même les tâches quotidiennes.

Responsable, tu te sentais responsable, redevable. Elle qui avait pris soin de toi, tu te devais d'en faire autant à présent. Et comme saisissant l'opportunité de pouvoir encore rester au chaud dans ton cocon, sous sa couveuse, tu suivais ta lancée et choisis tes cours universitaires de biologie à distance après ton diplôme de fin de secondaire en poche.
Tu contactais tes professeurs de fac en visioconférence ou par Email et ne rejoignais les classes que lors des examens et des cours de pratique, toujours en jouant la carte de la santé, accentuée par ta germaphobie aujourd'hui bien ancrée dans tes habitudes.

La journée tu prenais soin de ta grand mère, accédant à ses besoins, prenant soin de la maison comme tu pouvais, te protégeant au maximum jusqu'à ce que tout soit aseptisé et la nuit tu travaillais sur tes cours sans vraiment savoir ce que tu voudrais faire ensuite. Ensuite...
______________________

C'était l'été, tu te souviendras toujours de ce soir là, de lourd et chaud, du vent léger dans les arbres. Tu avais presque terminé ta formation d'embryologiste, ta grand mère restait alitée la plupart du temps mais restait joyeuse et se battait pour rester encore auprès de toi. Quand bien même tu ne sortais quasiment jamais, tout allait pour le mieux, ça ne pouvait pas continuer ? Si ?

Tu préparais à manger comme chaque soir, fenêtre à peine ouverte, masque sur le visage, reniflant, sentant déjà venir les congestions du bout du nez. Ta grand mère, posée devant la télévision te rabâchait les mêmes choses sur la société, des événements récents, du système qu'elle approuvait plus que tout, crachant sur les rebelles. Tu souriais tendrement, car au fond toi aussi tu attendais silencieusement ton propre mariage, espérant une vie meilleure pour toi et ta famille, autant que tu le redoutais.
Tu avais la peur au ventre malgré tout, cette peur de ne pas voir ce jour venir et de ne pas pouvoir assurer ton rôle de tutrice de ta grand mère, tu l'aimais tellement, plus que tout. Cette peur viscérale de devoir déménager, de devoir sortir, de devoir t'adapter à une personne qui pourrait ne pas te comprendre, comprendre ton mal être, ta vision du monde, tes phobies, ta santé, tu appréhendais, mais il faudrait sauter le pas un jour.

Habitant encore dans la maison de campagne, tu devais te faire à l'idée de devoir partir pour la ville tôt ou tard, travailler, te réintégrer à la société, te fondre dans le monde. Tu ne pensais pas que ça serait si tôt que ça.

- J'ai demandé une aide à domicile.

Ton aïeule venait de lâcher une bombe en plein milieu du repas. Tes yeux rivés sur elle, figée, comme buguée. Pourquoi ? Tu ne lui suffisais plus ? Elle ne voulait plus de toi ? Pourquoi ? Tout se bousculait de nouveau dans ta tête, ton pouls s'accélérait et voyant ton désarroi, elle sourit doucement.

- Calme toi, Ryo-chan... tu dois vivre ta vie. Je ne serais pas toujours là et il faut bien que tu partes bientôt ? Je suis peut être vieille mais je ne suis pas encore sénile ahah ! Je sais que ton temps avec moi est compté et je ne veux pas que tu me traînes comme un fardeau toute ta vie.

Elle avait tout calculé, elle savait, elle comprenait plus qu'elle ne voulait le faire croire. Te libérant de sa charge sans que tu n'aies à le faire, sans que tu n'aies à t'adapter pour votre vie future. Tu pensais que vous resteriez ensemble jusqu'au bout.

CHAPITRE  - « Être adulte c'est être seul. »


Une chambrette. Tu étais dans un studio d'à peine 25 m², en centre ville de Tokyo. Les mur plus blanc que blanc, dans un immeuble neuf, tu avais mis du temps à trouver ton « bonheur ». Tu avais passé des jours à le nettoyer encore et encore pour le rendre le plus propre possible, pas de poussière, pas d'animaux, pas de plante, pas de surfaces inutiles à nettoyer, rien de superflu.

Assise sur un futon encore emballé dans son plastique épais, de peur de croiser des acariens entre les mailles, tu fixais le mur en face de toi, vide, blanc immaculé. Tu retraçais ton parcours, calmais tes angoisses, ton cœur palpitant de cette nouvelle solitude, de ton nouvel environnement de vie, de travail.

Tout le silence qui englobait ton environnement te manquait, le son de la télévision, des émissions ridicules que ta grand mère affectionnait te manquait, elle te manquait. Tu te retrouvais là, seule, désespérément seule dans la grande ville. Seule contre tous. Face à cette machine, toi qui voyais en elle un soutien infaillible, tu devrais affronter seule la difficulté d'un mariage, d'un quotidien futur dont tu avais peur.

Avec pour seule fenêtre sur le monde ton ordinateur et ton portable, tu soupirais doucement en suivant l'actualité, des profils de personnes que tu ne connaissais pas, te volant parfois un sourire entre deux mêmes et trois photos de couples parfaits formés par l'Incontestable.
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Employée dans un centre de fécondation in vitro, pas tout à fait à coté de chez toi,  c'était ça de vivre en ville, tu devais traverser les rues bondées, grouillant de monde, étouffant nid à microbes, effrayant bouillon de culture que tu te forçais franchir chaque jour pour gagner ta croûte. Une horreur folle des véhicules en tout genre, tu n'avais qu'un vélo que tu enfourchais à chaque sortie. Armée de tes gants en vinyle noirs, de ton masque, cachée de tous derrière de grosses lunettes de soleil, priant, tremblant d'agonie à chaque pas que tu faisais en dehors de ton cocon de pureté. Toussotant comme une mamie, courbée sur toi même, qui aurait vu une jeune femme sous tout ce déguisement ?

Tu l'aimais pourtant ton boulot, une fois les grandes portes passées, tout un environnement stérile s'ouvrait à toi, tu te retrouvais plus sereine dans cet univers blanc et frais, l'air conditionné, filtré, pas une trace de poussière, pas d'allergie en vue, rien.

Embryologiste. Un véritable choix ? Tu reportais ton potentiel désir d'enfant sur les autres, un désir caché, refoulé au plus profond de toi, celui dont tu ne parlais à personne. Ça devait être ça, qui t'avait poussé vers ce choix de carrière.
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Tout se passait bien, globalement, quoique c'était sans compter sur un tremblement de terre qui avait réduit à néant plusieurs bâtiments de la ville, sans compter ensuite le ras de marée qui suivit. Heureusement pour toi ta grand mère était en sécurité, loin de la côte, contrairement à toi, en ville, au 5ème étage de ton immeuble. La vague avait  eu le temps de s'affaisser un peu mais avait tout de même entichée la façade extérieure avec de grandes traces de boue et de débris, accrochant le ciment, écorchant la peinture et le revêtement.

On ne pouvait pas dire que tu avais vécu ça de manière relativement paisible, cachée dans ta minuscule salle de bain, en position fœtale contre les toilettes, tu n'étais pas bien fière.

Les mois qui suivirent furent sans doute les plus difficiles de ta vie, le temps que tout se reconstruise, se remette en place, tu avais été mise en arrêt, le temps pour le système de se relever. Quoique c'était sans compter l'épidémie. Alors là, c'était la goutte de trop. Confinée chez toi, tu avais fait des réserves pour des mois comme tu pouvais, tu avais calfeutré toutes les issues, les possibles entrées d'air, posant des filtres de fortune, vivant dans l'angoisse constante. Tu ne te reconnaissais plus, tu étais une ombre, maintenant le contact avec ton aïeule et les nouvelles par téléphone et internet, tu voyais déjà la fin venir, c'en était fini de l'Incontestable ? Pourquoi ?

Des rebelles, les incontrôlables, pourquoi après toutes les catastrophes qui venaient de frapper le pays, pourquoi étaient ils là, a encore en rajouter ? N'y avait-il pas eu assez de victimes ? Tu ne voyais du système que ce qu'il voulait bien montrer via les médias, et à travers tes yeux bouchés, tu ne pouvais pas voir la réalité.

Une chasse à l'homme avait été lancée, plusieurs personnes se voyaient comme dépourvues de puces ! C'était incroyable, incompréhensible, comment ça pouvait arriver ? Des puces désactivées, des personnes supposées décédées. Tu n'en avais pas cru tes yeux, le pays devenait vraiment fou, la milice, le gouvernement, tu espérais, soir après soir que tout rentre dans l'ordre. Bien sur, lorsqu'enfin tout revint à la normale, il y eut un recensement, tu avais dû y passer toi aussi, aussi désagréable que ça soit, bien qu'étant passé à travers toutes les mailles du filets avec une chance incroyable.
______________________

Aujourd'hui les choses s'étaient enfin tassées. Tu avais recommencé à sortir sous les encouragement de ta grand mère, petit à petit. Retrouvant ton rythme de vie, rendant au silence tes peurs à coups de calmants pharmaceutiques.


Ton quotidien n'était pas si moche, une fois qu'on le voyait à travers tes yeux. Les yeux d'une fille un peu paumée, seule et emplie de vice de fabrication.
Psychologie
Une petite souris cachée au fond d'un trou, ne cherchant pas la sortie, au contraire elle s'y enfonce un peu plus chaque jour pour mieux s'y cacher...

Ryoko n'est pas une personne compliquée en soit, elle s'impose simplement une rythmique qu'il faut percer et suivre si on veut entrer dans son univers. Hors de sa zone de confort elle est facilement paniquée et peut vite se sentir acculée, comme un animal blessé, anxieux qui chercherait une échappatoire.

A contrario, lorsqu'elle se sent en confiance et en sécurité, elle se permet de montrer un jour plus joyeux, plus doux et posé. Comme deux faces d'une seule et même pièce que l'on fait tournoyer entre ses doigts en fonction de la situation donnée. Quand bien même, elle sentirait une certaine forme de curiosité, d'envie de découverte, ses angoisses peuvent très vite reprendre le dessus aussitôt un pied dehors et la faisant se renfermer comme une huître.

Ryo' n'est pas le genre de femme à s'imposer, ou du moins pas avec n'importe qui. Réfléchie et tout de même intelligente, elle sait jauger la personne en face d'elle à toute allure, estimer le danger, y mettre un pourcentage et ajuster sa fuite potentielle. Tout n'est aujourd'hui que chiffre, probabilité et chance de réussite. Son esprit, devenu rationnel au fil du temps, à force de ne côtoyer personne, de ne prendre en compte que des « paramètres », tente à chaque instant de la protéger.

Elle ne se rend pas bien compte de son état, pour elle, tout va bien, elle ne conçoit pas d'être si différente du reste de la population, elle n'y prête que l'attention qu'elle mérite, rien de plus rien de moins. Ryoko, émotionnellement parlant, n'existe qu'à travers l'amour qu'elle porte à sa grand mère, c'est tout. Malgré ses attentes envers l'Incontestable, ses peurs de l'inconnu, personne, elle y compris, ne sait trop à quoi s'attendre venant d'elle.

Malgré tout, elle n'est pas faible pour autant, entre moqueries, bousculades d'enfant et jugement à l'emporte pièce d'adultes, elle a su se forger une carapace qui lui permet de se détacher des choses, faire preuve de maturité et de pouvoir prendre beaucoup de recul sur une situation donnée sans trop patienter.
Physique
Des petits pas dans l'herbe, un petit pas pour l'humanité, un grand pas pour les gens comme toi.

Petite, toute petite. Ryo' ne mesure pas plus d'un mètre cinquante trois les bras levés pour quarante petits kilogrammes toute mouillée. Autant dire qu'elle est une petite souris. Souvent en posture courbée vers l'avant, comme pour se cacher derrière ses longs cheveux raides, teintés de rose non naturel. Elle se fond dans la masse et elle aime ça.

Perchée sur deux jambes fines et galbées, sa ligne globale est droite, mince et proportionnée, comme la majorités des japonaises, bien qu'elle fasse plus adolescente qu'adulte normalement constituée. Un cerveau bien ordonné dans le corps d'une à-peine pubère.

Son visage en dit sûrement plus long sur elle, bien que caché derrière un masque en tissus, la plupart du temps, son regard reste très expressif, il lui est difficile de cacher les émotions qui la traversent. Elle a toujours eu du mal à ne pas pleurer pour quelques raisons que ce soit, hyper émotive? Peut être bien, qui sait. Elle se trouvait simplement trop sentimentale, rien de plus.
De grands yeux bleus cernés de noir qui trahissent ses pensées, Ryo' ne sait pas vraiment d’où elle les tenait en vérité et ça lui importait peu. Il n'avait jamais été soulevé par la famille que ses parents aient pu modifier génétiquement ce détail de ta personne, mais ce n'était pas à exclure, c'était même très probable.

Montés au dessus d'un petit nez recourbé et droit, de deux pommettes hautes, dénuées de toutes tâches de rousseur ou de grain de beauté, ta peau est comme une toile vierge, d'un blanc pâle immaculé.

Si sa carrure laisse penser qu'elle est un petit être fragile, il n'en est rien, elle fait preuve d’ingéniosité pour palier à sa petite taille dans son quotidien : escabeaux, paliers, pinces longues, bref, elle ne manquait pas d'imagination ! D'ailleurs, ça a été plutôt un avantage pour elle d'être petite et étroite, elle a pu se faufiler dans des trous plus petits que ses poursuivants au primaire, cherchant à lui arracher son appareil auditif dissimulé dans son serre-tête.

Celui ci, d'ailleurs est orné de petites cornes toute mignonnes, en accord avec son style vestimentaire simple et confortable. Arborant fièrement tes pulls XXL, des leggins, baskets de ville et des brassières de sport adaptées à sa petite poitrine qu'elle ne change qu'une fois sur son lieux de travail, échangeant son pull pour une blouse blanche tout aussi informe. Elle ne se met sur son trente-et-un que pour de très, très rares occasions, évitant les gros événements au maximum.  
Info +++
Avatar ▬ Zero two de Darling in the franxx
Chemin ▬ Je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour !
Commentaire ▬ NOPE

Validey - Ari
— Just Married —

le Sam 10 Oct - 0:58
Messages postés : 46
Inscrit.e le : 30/06/2020

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Dany le macho
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
You're back Darling Ryoko FUTABA - 100% 1518348080

Rebienvenue à toi ma belle ♥
— Just Married —

le Sam 10 Oct - 1:05
Messages postés : 12
Inscrit.e le : 09/10/2020
OH YES I'M BACK BABY Ryoko FUTABA - 100% 901032552
— Just Married —

le Sam 10 Oct - 9:14
Messages postés : 221
Inscrit.e le : 19/06/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : du vide.
Autre: ✚ Parle en : #913636
(re)Bienvenue et bonne rédaction à toi Ryoko FUTABA - 100% 3303333686
— Just Married —

le Sam 10 Oct - 15:50
Messages postés : 12
Inscrit.e le : 09/10/2020
merci :)
— Just Married —

le Dim 11 Oct - 11:47
Messages postés : 154
Inscrit.e le : 08/12/2015
Bienvenue et grand courage pour la fin de rédaction de la fiche et la sacro-sainte validation. ~
— Just Married —

le Mar 13 Oct - 15:39
Messages postés : 12
Inscrit.e le : 09/10/2020
xD merci !

Je re-post pour prévenir que j'ai terminé ma fiche ! :D

Merci à ceux qui me corrigeront !
Lisalisa

le Mar 13 Oct - 18:44
Messages postés : 161
Inscrit.e le : 24/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Modération de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction
Hello et re-bienvenue de ce que j'ai compris ! :D Alors je te dis ça va être rapidos tout ça. c:

Histoire

Il me manque certains éléments du contexte qui sont très importants, je te renvoie donc à la chrono --> https://www.just-married-rpg.com/h16-just-married-chronologie
Aussi je te félicite de ne pas avoir basculé vers le cliché de "elle a perdu ses parents et n'a plus personne", au moins tu rappelles que la famille proche existe dans ces moments-là. Ryoko FUTABA - 100% 3998388675
Caractère

RAS

Physique

Le fait qu'elle ne sache pas elle pourquoi elle a des yeux verts ok, mais d'un point de vue extérieur j'aimerais que tu nous le dises (changement génétique, parent étranger éloigné ?).

Conclusion
Comme tu peux le voir tu n'as pas grand chose à rajouter. Globalement ta fiche s'est lue toute seule, quand bien même ce qu'elle a vécu est bien triste, c'est (bieen) raconté légèrement et c'est logique ! Donc le gros point c'est le contexte dont il manque pas mal d'éléments (sûrement rajouté du temps où tu n'étais pas là).


Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)
Une fois cela fait, on pourra te valider.

N'hésites pas à mettre en gras, souligné ou en couleur ce que tu auras rajouté.

Modération : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Stepping into the room, then the world slows down.

Voix de Arisa

merci Hatori & Fu pour les avatars + theme songs ♥

one brain cell:
Ryoko FUTABA - 100% Uron

I got one only name:
Ryoko FUTABA - 100% Unknown
— Just Married —

le Mar 13 Oct - 19:25
Messages postés : 12
Inscrit.e le : 09/10/2020
Coucou ! merci pour ta correction ! j'ai tout modifié et ai mis en gras histoire que ça soit pas trop complexe à retrouver ! :D

merci !
Lisalisa

le Mar 13 Oct - 19:47
Messages postés : 161
Inscrit.e le : 24/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Hey ! :D

Toutes les modifications me vont, il manque juste la partie sur Soosaku : la période où les puces ont été désactivées + le recensement et ce sera bon !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Stepping into the room, then the world slows down.

Voix de Arisa

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— Just Married —

le Mar 13 Oct - 19:55
Messages postés : 12
Inscrit.e le : 09/10/2020
Mercii, c'est corrigé xD

mis en couleur cette fois !
Lisalisa

le Mar 13 Oct - 20:01
Messages postés : 161
Inscrit.e le : 24/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
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Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Plus rien à dire Ryoko FUTABA - 100% 2984341854 o7

Pré-validation par Arisa
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

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Stepping into the room, then the world slows down.

Voix de Arisa

merci Hatori & Fu pour les avatars + theme songs ♥

one brain cell:
Ryoko FUTABA - 100% Uron

I got one only name:
Ryoko FUTABA - 100% Unknown
— Just Married —

le Mar 13 Oct - 20:06
Messages postés : 12
Inscrit.e le : 09/10/2020
Merci ;_;
— STAFF JM —

le Mar 13 Oct - 20:23
Messages postés : 3397
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Bienvenue ! Ryoko FUTABA - 100% 1362171446

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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Ryoko FUTABA - 100% Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
— Just Married —

le Mar 13 Oct - 20:44
Messages postés : 12
Inscrit.e le : 09/10/2020
Merciii AYACHOUCHOUPOULPINETTE ♥ Ryoko FUTABA - 100% 901032552
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#16 —Re: Ryoko FUTABA - 100%
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