Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 200803042355296862
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1GdvXk1

— Just Married —

Messages postés : 383
Inscrit.e le : 10/04/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Actuellement en ralentissement/absence jusqu'à fin novembre.
Inae Komori
« Son regard était fixé sur toi,
Comme si elle observait les étoiles. »

Généralités
Nom ;; Komori
Prénoms ;; Inae
Âge ;; Elle fêtera ses 26 ans, le 18 novembre 2112 (née en 2086)
Genre ;; Féminin
Origines ;; Japonaises, mais peut-être quelques lointaines origines occidentales.
Activité ;; Fleuriste, elle tient une toute petite boutique dans le quartier de Nakai à Nakano. Elle la gère seule.
Sexualité ;; Bisexuelle, mais elle n'a encore jamais eu d'aventures avec des hommes et une seule femme a partagé sa vie.
Avatar ;; Mona de l'artiste Punziella
Règlement ;; Je réserve une chambre. ♥ - Ari
Chemin ;; Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1518348080
Commentaire ;; J'espère qu'Inae vous plaira autant qu'à moi😌
Histoire
J’avais tout juste huit ans quand j’ai compris pour la première fois que l’amour qu’il y avait chez moi n’était pas le même que dans les autres maisons. Je me souviens que Papa et Maman se disputaient beaucoup, mais pour la première fois j’ai pris conscience de la douleur sur le visage de Maman alors que Papa lui criaient des choses. J’ai eu l’impression que chaque mot qu’il prononçait faisait apparaître une coupure sur la peau de Maman, la blessant encore et encore. Elle souffrait, elle a dit pardon, elle lui a dit qu’elle l’aimait. Il a dit qu’il l’aimait et que c’était pour son bien qu’il lui disait tout ça. Puis il l’a serrée dans ses bras et le silence est revenu dans la maison. Je n’ai pas compris pourquoi leur amour semblait faire si mal. Pourquoi Maman pleurait beaucoup. Alors Papa s’est accroupi face à moi, a posé sa main sur ma tête avec affection et m’a expliqué.

Il a dit : « Maman ne sait pas ce qui est bon pour elle. »
Il a dit : « Moi je sais. Je ferai toujours tout pour que vous alliez bien. »
Il a dit : « Alors obéis à Papa et Papa te rendra heureuse. D’accord ? »

J’ai hoché la tête, serré mon doudou dans mes bras et je n’ai plus jamais reposé la question. Après ça, je suis allée voir Maman qui pleurait encore et elle a souri quand elle m’a vu. Elle m’a emmené dans son petit bureau et elle m’a montré un nouveau livre. Elle m’a prise sur ses genoux et elle a lu. Sa voix était douce et reposante. Il y avait un peu de musique et ma tête ballottait doucement. Dans mon dos je sentais les battements de son cœur et sa poitrine qui se soulevait au rythme de ses mots. Ça sentait la bougie à la cannelle, le jasmin et la douceur. Elle me serrait contre elle et j’avais la sensation que tout irait bien.

Ces moments avec elle étaient rares mais précieux. Ils avaient lieu à chaque fois que Papa lui disait qu’il l’aimait en la faisant pleurer. Quand Papa criait, je pensais donc que c’était pour que je sois heureuse, parce que Maman venait toujours me faire des câlins et me lire une histoire. J’ai longtemps été persuadée que c’était comme ça que l’on exprimait son amour. Que l’amour ne pouvait pas être autrement que remplit de larmes, de douleur et de cannelle.


Et puis un jour on rencontre une personne sans même le vouloir, puis elle devient notre plus belle histoire.

J’avais seize ans et je venais d’entrer en seconde année de lycée quand je l’ai rencontrée. Elle et ses longs cheveux noirs, ses yeux gris et ses grandes mains fines. Elle et son parfum de lilas qui la suivait partout, sa voix chantante et grave, ses doigts abimés par le travail des fleurs, les fossettes sur ses joues lorsqu’elle riait. La façon qu’elle avait de remuer le nez quand elle réfléchissait, de ramener ses mèches de cheveux rebelles derrière son oreille, de sortir le bout de sa langue entre ses lèvres quand elle faisait un travail minutieux. Elle est entrée dans ma vie comme un feu d’artifice ou un feu de forêt, comme une explosion de bonheur. Elle y est entrée pour ne plus jamais en ressortir. Elle sentait le lilas, le pain d’épice et le coucher de soleil. Elle est devenue mon monde, mon univers, ma raison de respirer et de me lever le matin.

Je n’avais encore jamais réellement réfléchi à ma sexualité. J’aimais les livres, j’avais peur du monde qui m’entourait, les inconnus me faisaient me renfermer sur moi-même, alors ça ne m’a jamais traversé l’esprit parce que ça n’avait que peu d’intérêt pour moi. Mais elle, elle a repoussé mes peurs et mes craintes, elle a construit un nouvel univers autour de moi et plus rien n’avait d’importance en dehors de son souffle sur ma nuque, de ses bras autour de moi, de ses doigts qui caressaient ma peau. C’était l’une de ses rencontres que je lisais dans les livres, ce genre de choses inaccessibles, irréelles, un accident évité de justesse tandis qu’elle partait livrer ses fleurs. Elle avait tout juste vingt ans et elle travaillait dans une fleuristerie pour un couple de retraités. Elle s’est arrêtée et s’est approchée de moi, le regard inquiet sous son casque, ses grandes jambes interminables qui me surplombaient et ses longs cheveux d’un noir de jais qui venaient presque frôler mes genoux tandis que je la regardais du bitume où je me trouvais. Nos regards se sont croisés et n’ont plus jamais cessé de se chercher.

Elle a dit : « Tu vas bien ? Je suis désolée, je n’ai pas encore l’habitude du scooter. »
Elle a dit : « Tu vas au lycée à côté ? »
Elle a dit : « Je m’appelle Uegaki Yayoi, enchantée. »

Yayoi. Mon existence, tout comme le soufflaient les kanjis de son prénom. J’ai glissé mes doigts dans les siens, me suis remise debout et j’ai rougi, ce qui l’a fait rire. J’ai eu l’impression que plus jamais je ne pourrai vivre dans un monde où ce rire n’existait pas.

A ses côtés, j’ai découvert un nouvel amour, pur et sincère. Une nouvelle façon d’aimer, bien différente que celle que j’avais pu connaître jusqu’ici. Si d’un côté mes parents m’incitaient à faire tout ce qu’ils souhaitaient sous prétexte qu’ils payaient tout, de l’autre, Yayoi m’a appris à vivre par moi-même et à oser donner mon avis sur les choses. Notre relation s’est construite lentement mais sûrement, cachée aux yeux de tous, parce que nous ne voyions pas d’intérêt à l’exposer au monde. Ce que nous partagions n’appartenait qu’à nous.


Seules les personnes qu’on aime, en qui on a confiance peuvent nous trahir. Lorsque ça arrive, la douleur est telle qu’elle fait exploser notre cœur en mille morceaux.

J’allais bientôt fêter mes dix-sept quand notre petite bulle a éclaté, nous ramenant durement à la réalité. Il s’appelait Uchiyama Sumio, il était dans la classe à côté de la mienne, il était beau et gentil. Je ne le connaissais pas, je l’avais simplement aperçu quelques fois. Je n’ai jamais été très populaire au lycée, je faisais ma vie de mon côté, toujours le nez dans un livre ou la tête dans les nuages. Il avait cette odeur amère qui l’enveloppait mais dont je ne me suis pas méfiée. Il avait le regard pétillant et agréable, une voix douce remplie de compliments, des amis autour de lui et des promesses à foison. Il m’a déclarée sa flamme un beau jour d’automne et je l’ai regardé sans comprendre, tirant sur les manches de mon pull. Il m’a dit qu’il pouvait attendre, que je pouvais lui donner sa réponse le lendemain, qu’il serait patient. Mais j’ai senti qu’il était sûr de lui, sa popularité collée à la peau, ne laissant aucune place à la défaite.

J’ai poliment refusé sa déclaration et il ne l’a pas accepté. Sa colère était palpable, la honte qu’il a ressentie auprès de ses amis lui a suffisamment déplu pour que l’ombre de la vengeance se mêle à la sienne. Mais j’étais naïve. Naïve et aveuglée par la paix que m’apportait mon propre amour, comment aurais-je pu voir que quelque chose de mauvais allait arriver ? Comment aurais-je pu penser qu’il me suivrait, me prendrait en photo au bras de Yayoi et enverrait le tout à mes parents ? Rien ne pouvait détruire mon monde, c’était ce que je pensais. Ce dont j’étais persuadée à un point où je ne me suis pas méfiée, jusqu’à ce que je me retrouve face à un père en colère et une mère déçue. Papa a montré les photos sur la table.

Il a dit : « Qu’est-ce que c’est que ça ? »
Il a dit : « Comment oses-tu me faire une chose pareille ? »
Il a dit : « Je n’ai pas élevé une traînée et une lesbienne ! »

Il y a eu de la douleur, des mots violents, beaucoup de colère et de larmes. Pour la première fois de ma vie, j’ai élevé la voix face à eux et le lendemain j’étais mise à la porte par mes propres parents. Je n’ai ressenti aucune tristesse sur le moment. Il n’y avait plus de larmes à verser, plus de colère, juste un immense vide teinté de déception. J’ai appelé Yayoi et elle est venue me chercher pour me ramener chez ses parents. Ceux-ci m’ont accueillie avec chaleur et compréhension. Il y avait l’odeur du sucre, des câlins et de la douceur chez eux. Sa mère a préparé un gâteau au chocolat en expliquant que ça guérissait tous les maux. Elle s’est occupée de moi avec tendresse et ça m’a rappelé ces brefs instants passés avec ma propre mère lorsque j’étais petite.

Mais je n’étais plus une enfant.


L’amour c’est se tenir la main et avancer ensemble. C’est voir l’horizon et continuer de marcher sans avoir peur du vide qu’on pourrait y trouver.

J’ai eu vingt ans et j’ai obtenu ma liberté. Officiellement détachée de l’autorité parentale, je me suis sentie plus légère. Même après toutes ces années passées loin de mes parents, j’avais la sensation qu’ils pourraient arriver à tout instant pour me demander de revenir, m’emmener et me faire redevenir cette petite fille sage et docile. Plus de trois ans à craindre leur venue au moindre pas derrière moi, au moindre appel sur mon portable. Evidemment, nous avons fêté ça avec Yayoi. Elle et moi. Juste nous, personne d’autre pour briser ce moment magique. Depuis que le couple de petits vieux pour qui elle travaillait lui avait léguer la fleuristerie, nous nous sommes coupées du monde. Il n’y avait que nous face au reste de l’univers. Nous avons réaménagé le petit appartement au-dessus pour le faire nôtre. Un petit cocon d’amour et de douceur, où ça sentait les fleurs, le sucre et les rayons du soleil. Où le son des carillons nous faisait oublier celui du monde, la musique de sa voix m’emplissait de joie et de bien-être.

Il y avait ses doigts mêlés aux miens, ses lèvres sur les miennes et ses cheveux qui caressaient ma peau. Il y avait son sourire, les vibrations de sa voix au creux de mon oreille. Il y avait des promesses d’éternité dans ses baisers, d’infini et de délice. Il y avait elle et moi, moi et elle. Qu’aurais-je pu rêver de plus que ce qu’elle m’offrait déjà ? Tout était là pour que je puisse vivre une vie parfaite. Je n’avais besoin de rien d’autre pour me combler davantage.

Après le lycée je n’ai pas continué mes études, j’ai travaillé avec elle, j’ai découvert le langage des fleurs, leurs odeurs et leurs couleurs si belles. Quand elle a récupéré la boutique, j’ai appris l’art floral et le commerce. A nous deux, le magasin vivait sa vie, nous avions nos clients, nos habitudes, comme une danse rythmée qui ne change pas. Une chorégraphie teintée de tendresse. Un amour inégalable. Rien ne pouvait nous atteindre, pas même l’écho des Incontrôlables qui résonnait parfois jusqu’à nous. Pas même la crainte de recevoir un jour la lettre rose. Un matin, blotties l’une contre l’autre dans un fauteuil, à observer le plafond et le faux ciel étoilé qui s’y étendait tel le firmament, sa voix est venue caresser le creux de mon cou.

Elle a dit : « Avec toi je me sens meilleure. »
Elle a dit : « Avec toi je pourrai aller toucher les étoiles. »
Elle a dit : « Avec toi, je vivrai l’éternité. Pour toujours et à jamais, peu importe ce que l’avenir nous promet. »

Ses yeux m’observaient comme si elle regardait les étoiles et je l’ai cru. Comme à chaque fois que les mots franchissaient la barrière de ses lèvres. Comme à chaque fois qu’elle me prenait dans ses bras et me promettait l’univers. Elle me rendait vivante, elle était mon soleil.

Puis un jour, le soleil s’est éteint.


Il est trois heures du matin. Encore. J’ai perdu le fil des heures de sommeil que je ne pourrai jamais récupérer. Il y a des peut-être que qui tournent dans ma tête, des j’aurais dû qui me cognent dans les côtes et des plus jamais qui entourent mon cœur.

J’allais bientôt avoir vingt-trois ans quand la terre a tremblé si fort qu’elle a fissuré notre cocon sans que je ne m’en rende compte. Tokyo a souffert, sa population a pleuré si fort qu’un tsunami a ravagé la ville, violent, destructeur, implacable et incontestable. Yayoi était partie à l’hôpital pour faire vérifier sa tête après un choc qu’elle avait reçu pendant la nuit à cause du séisme. J’ai attendu à la boutique pour nettoyer et parce que me mêler au monde tokyoïte m’a toujours effrayée. Elle n’est pas rentrée. La vague est arrivée, avec les hurlements et les morts. J’ai mis deux semaines à la retrouver, allongée dans une chambre d’hôpital avec trois autres personnes. Elle allait bien même si son regard paraissait vide. Elle n’a pas voulu me raconter ce qu’il s’était passé, m’assurant que tout allait bien, que tout irait bien maintenant que j’étais là. Je l’ai crue, comme à chaque fois. Il nous a fallu du temps pour remettre de l’ordre dans notre vie. D’abord les réparations de la boutique, aider notre quartier comme on a pu, même si celui-ci a eu de la chance dans ce malheur. De l’eau jusqu’aux genoux qui a fini par se retirer comme l’océan sur le sable.

Puis le bonheur est revenu petit à petit. Les peurs se sont envolées, la tendresse est revenue. Ça sentait le renouveau. Un nouveau départ à deux, la découverte d’une seconde vie qu’on ne voulait pas gâcher. Yayoi était là. Ses parents allaient bien. Nos quelques amis aussi. Je m’accrochais à elle et à la stabilité qu’elle m’apportait. Les caresses, les bisous, les chatouilles de ses longs cheveux noirs, sa voix chantante et grave. Ses promesses d’éternité et d’infini. Tout était là, comme avant et le temps a repris son cours comme il l’avait toujours fait durant toutes ces années. Nous en avions maintenant la certitude : jamais rien ne pourrait détruire tout ça. Nous étions ensemble.

Jusqu’à ce qu’elle m’abandonne.

Ils ont dit : « Suicide sur la voie. »
Ils ont dit : « Impossible d’éviter le train. »
Ils ont dit : « Personne n’a rien pu faire. »


Aucun mot.


Aucune lettre.


Rien.


Je me suis longtemps demandée comment il était possible de survivre sans oxygène. J’ai très vite compris que c’était impossible. Mon cœur s’est brisé, mon âme a hurlé, mon cœur a sombré. Yayoi s’est arrachée à moi avec une telle violence que j’ai cru que je ne pourrai jamais me relever, que je ne pourrai plus respirer, que mon cœur ne pourrait plus réapprendre à battre. Encore aujourd’hui, tout cela m’est impossible. Plus de deux ans que j’ai arrêté de respirer. Dès que le flot de mes larmes s’est tari, j’ai repris la boutique. Anéantis, ses parents me l’ont confiée, m’ont tout donné. Ils ne m’en ont jamais voulu et je n’ai jamais compris pourquoi. J’étais là, à ses côtés, et je n’ai rien vu. Elle souriait, elle riait, elle me murmurait son amour, son envie de vivre, elle était vivante… Je n’ai rien vu…

Mon père est mort pendant l’épidémie qui a sévi plus d’un an après. Ma mère m’a envoyé un message. Je n’ai pas pleuré. Il ne méritait rien de tout ça. Depuis, elle a essayé de reprendre contact avec moi, je crois qu’elle essaye de me demander pardon, mais cela m’est bien égal. Je n’ai pas besoin d’elle, pas besoin de sa pitié. La seule personne dont j’ai besoin n’est plus là, m’a abandonnée du jour au lendemain, m’a laissée sur le côté, perdue dans un monde devenu vide. Effrayée par l’univers qui m’entoure, incapable de quitter ma zone de confort. Le souffle de la chasse à l’homme qui a secoué le pays m’a à peine frôlé, trop éloigné de mes intérêts, de ce dont je pouvais me soucier. Il n’y a qu’Ume, ce petit chaton abandonné qui m’a adopté, qui parvient à remplir une faible parcelle de mon cœur détruit.

Il y a ce parfum de lilas qui flotte dans l’air.
Il y a sa voix qui murmure dans le silence.
Il y a sa main sur mon épaule à chaque pas que je fais.


Caractère
Dès que je t’ai rencontrée, j’ai su que tu étais différente des autres. Ton enfance au sein d’une famille à l’amour toxique t’a forgée de telle façon que tu n’as jamais su doser ton propre amour. Tes parents t’ont laissée penser que l’amour était quelque chose que l’on donnait en échange d’une contrepartie alors quand tu m’as rencontrée et que nous nous sommes aimées, tu as compris que tout cela n’était que mensonge. Mais cette éducation a laissé ses traces. Quand tu aimes, tu aimes à fond, tu aimes de toute ton âme, tu aimes au point de t’oublier. Tu ne t’en rends pas compte, mais cela peut parfois devenir très étouffant et j’en ai souffert à certains moments de notre vie. Mais comment aurais-je pu t’en vouloir, toi qui continuais de me sourire et de me dire je t’aime avec un simple regard. Je suis devenue ton monde avant même de m’en rendre compte. Tu m’as tellement idéalisée que j’ai été incapable de te décevoir, je n’y arrivais tout simplement pas, je voulais être à la hauteur de ce que tu voyais. Tu donnes sans compter et tu attends qu’on t’offre la même chose. Je sais que tu as tendance à te sentir lésée si tu ne reçois pas à hauteur de ce que tu donnes. Tu peux alors devenir jalouse et possessive, et lorsqu’on t’en fait la remarque, tu ne comprends jamais en quoi c’est quelque chose de mauvais. A l’inverse, tu es extrêmement généreuse quand il s’agit de faire des cadeaux. Faire plaisir aux autres est quelque chose que tu aimes faire, sans pour autant chercher à recevoir en retour.

Aujourd’hui, maintenant que je ne suis plus là pour t’offrir cet amour, tu fuis. Tu as peur de t’investir, peur de ne pas recevoir suffisamment… Je sais que mon suicide est la cause de tout cela. Je sais que tu te sens coupable de ne pas avoir vu ce qui me rongeait, de ne pas avoir pu m’aider. Mais pire que tout, tu te sens coupable de m’en vouloir. Car oui, tu m’en veux. Tu as l’impression que je t’ai abandonnée dans ce monde, seule. Depuis mon départ, tu accumules de la colère, tu bouillonnes de l’intérieur sans même en avoir conscience, tu gardes cette rancœur en toi tel un serpent venimeux. C’est douloureux alors tu fais en sorte de ne jamais y penser. Pour ça, tu cherches à avoir tout le temps l’esprit occupé, ce qui fait de toi une jeune femme dynamique et énergique. Quand tu ne t’occupes pas de la boutique, tu ne t’arrêtes pas : couture, cuisine, art floral, origami, ukulélé, synthé, dessin… Il faut toujours que tu aies quelque chose à faire car si ton esprit s’arrête, tu rumines le passé et tu déprimes. Pourtant tu ne montres rien aux autres de ce mal-être qui te colle à la peau. Aux yeux du monde, tu es souriante, tu vas bien, tu encaisses beaucoup, tu te laisses entraîner par les gens parce que tu aimes faire plaisir et que tu as peur de dire non. Il n’y a qu’à ton chat que tu parviens à te confier sincèrement. Puis un jour, un événement ridicule, comme le jaune de ton œuf qui se casse, et tu craques. Tu pleures jusqu’à ce que la source se soit tarie. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien et que tu puisses de nouveau sourire.

Phobie sociale. C’est apparu quand tu étais au lycée déjà, mais ça a empiré avec le temps et depuis que je ne suis plus là pour être ton bouclier face au monde, c’est encore pire. Dès que tu dois manifester ton existence, montrer que tu existes à quelqu’un, tu angoisses. Que ce soit passer un coup de téléphone, envoyer un mail, poser une question à des inconnus, ça te terrifie et tu dois te préparer psychologiquement pendant un long moment avant de parvenir à te lancer. Le seul moment où cela ne t’angoisse pas, c’est dans le cadre du magasin, qui est un endroit que tu connais et que tu maîtrises. Quand des clients entrent, tu es dans ton élément, c’est eux qui viennent à toi, c’est eux qui ont besoin de toi, et tu es capable de leur venir en aide et de répondre à leur demande. Quand tu dois passer des commandes, tu t’en sors aussi, même si c’est un peu plus compliqué, mais en dehors du travail, cela te tétanise. Tu ne regardes pas la télévision, tu n’en as même pas. De même pour les réseaux sociaux, ils ne te servent qu’en cas d’extrême nécessité et tu utilises ton portable simplement pour appeler ou envoyer des messages à tes quelques amis. Tu vis dans ta bulle, dans un cocon hors du temps, perdue dans le passé. Tu as cette sensation de ne pas appartenir à ce monde. Ce monde trop grand qui t’effraie plus que tout. Jamais tu ne quittes le périmètre de ton quartier, car tu aurais trop peur de te faire avaler par l’univers tout entier. Alors tu restes chez nous, dans cet endroit qui nous appartenait, là où tu n’as jamais réussi à jeter mes affaires. Chaque chose a sa place, c’est très important pour toi. Comme si rien n’avait bougé depuis mon départ.

Tu vis dans le passé, tu as peur de l’avenir. Cette chose abstraite que tu ne veux pas voir arriver. Alors tu tentes d’oublier que l’Incontestable est au-dessus de toi, qu’il t’attend au tournant. Dans ta tête, il est impossible qu’il puisse te marier, car il n’y avait que moi à tes yeux. A ton cœur. Tu vis dans le passé et tu aimes rêver. La lecture est ton passe-temps favori, tu vis par procuration à travers les personnages. J’aurai aimé que tu puisses vivre par toi-même, j’aurai aimé t’accompagner jusqu’au bout… J’aurai aimé qu’il y ait toi et moi pour l’éternité, comme ce goût d’infini entre nous…

J’aurai aimé…
Je suis désolée…


Physique
Ce qui m’a toujours amusée, à tes dépens, c’est le fait que les gens te donnent toujours moins que ton âge. Si tu vas bientôt fêter tes vingt-six ans, il n’est pas rare qu’on te pense encore au lycée. Tu ne t’en soucies pas réellement, même s’il arrivait que tu fasses la moue quand je me moquais un peu de toi sur ce sujet. Il faut dire qu’avec ton mètre cinquante quatre, je te dépassais de presque vingt centimètres. Cela ne t’a jamais dérangée, bien au contraire, tu aimais que je sois si grande, tu disais que j’étais ton bouclier de cette façon et tu te cachais derrière moi. Ta petite taille n’a jamais été un frein à quoi que ce soit dans ta vie - si ce n’est le fait d’arroser les plantes en hauteur. Tu n’es pas bien grosse non plus, au contraire. Tu pèses cinquante kilos et varie d’un kilo ou deux de temps en temps. Ta morphologie fait que tu prends difficilement du poids mais tu restes en bonne santé en général. A force de porter nombreux pots de fleurs et de bouger beaucoup, tu as un corps tonique sans pour autant être particulièrement musclé. Une petite poitrine ne dépassant pas le bonnet B et des hanches fines constituent des courbes féminines, ce qui ne t’empêche pas de l’être.

Tes grands yeux bruns pétillent souvent derrière tes lunettes ou tes lentilles, mais se ternissent quand tu te perds en toi-même. Tes cheveux roses cachent ton châtain naturel, douloureux rappel des liens familiaux que tu as avec tes parents. Cette couleur est une façon de te démarquer de tes racines tout en obtenant ta propre identité. Tu l’aimes beaucoup et tu prends du temps pour t’en occuper. J’aimais t’observer en train d’étaler la préparation de coloration sur ta tête et l’envelopper de cellophane, c’était toujours un moment amusant. Tu as les cheveux ni trop fins ni trop épais et cela te permet de les coiffer un peu comme tu le souhaites, des tresses, des macarons, un chignon… Ils sont rarement laissés détachés. Le reste de ton visage est fin en dehors de tes lèvres un peu charnues, toujours rehaussées d’un peu de rouge à lèvres. Tu as commencé à aimer te maquiller depuis le jour où tu m’as vu le faire, depuis c’est devenu un geste quotidien.

Ta garde-robe est constituée d’un peu de tout. Des robes, des jupes, des shorts, des salopettes, des t-shirts, des pulls, le tout toujours un peu coloré. Tu ne fais jamais les magasins alors tu commandes sur des sites quand tu parviens à le faire. Tu n’as ni tatouage ni piercing, tu n’as même pas les oreilles percées. Seules tes mains sont parfois un peu abîmées à force de travailler les fleurs.

Glisser mes doigts dans les boucles de tes cheveux me manque tant.
Tout comme me perdre dans tes yeux bruns.
Frôler ta peau et y voir la chair de poule naître lentement…
J’aurai aimé pouvoir continuer à faire tout ça.
J’aurai aimé pouvoir continuer à regarder ton sourire comme on regarde un lever de soleil.
J’aurai aimé...
— Just Married —

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Bonjour vouuuuuuus Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 2837704232

Re-bienvenue à bord ! J'ai hâte. Oh, tu sais combien j'ai hâte Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1353670443

jtm bb
— Just Married —

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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Ebi-chan ♥
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Bon courage pour ce reboot Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1055899934

La demoiselle à l'air d'être très intéressante Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 2837704232
— Just Married —

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Je suis: neutre.
Époux/se : du vide.
Autre: ✚ Parle en : #913636
Elle a l'air vraiment trop choupi, j'ai hâte de découvrir la suite Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1984817200

(Et d'ailleurs elle a sa boutique dans le quartier où habite Momiji, j'dis ça... Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 3473897349)

Bon reboot ♥♥
Lisalisa

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Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Elle respire la douceur rien qu'avec son vava. Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 3912395661 ♥

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Stepping into the room, then the world slows down.

Voix de Arisa

merci Hatori & Fu pour les avatars + theme songs ♥

one brain cell:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori Uron

I got one only name:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori Unknown
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Ce vava trop mims Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 3488335006
Ce perso qui respire la douceur Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 3488335006
— Just Married —

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Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Actuellement en ralentissement/absence jusqu'à fin novembre.
Kan ▬ Vous me faites peur Monsieur Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 2047885044 Mais merci quand même Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1858451716

Mei ▬ Merci beaucoup ! J'espère qu'elle n'en aura pas que l'air :3 ♥

Momiji ▬ Oh Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1518348080 Il nous faudra donc un lien Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 2837215391 Merci ♥

Arisa ▬ Oh, merci Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 3912395661

Meiling ▬ Mrow, merci aussi Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 2837215391
— Just Married —

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Bon reboot à toi, en espérant que tout se passe bien pour la fleuriste. (c'est un métier que j'affectionne particulièrement dans la vraie vie, alors ce métier du cœur vient forcément transformer doucement ton perso en perso du cœur Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 4115966937 )
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Messages postés : 206
Inscrit.e le : 16/04/2018

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre: Merci Driss pour l'ava ♥
Elle a l'air toute douce !
J'ai hâte de pouvoir la découvrir à travers sa fiche puis ses rps c:
— Just Married —

Messages postés : 383
Inscrit.e le : 10/04/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Actuellement en ralentissement/absence jusqu'à fin novembre.
Faust ▬ Merci beaucoup ! J'admets que j'aime beaucoup ce métier aussi Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 4115966937

Maze ▬
Merci à toi c: ♥


L'histoire est postée. Me reste les descriptions Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 128457956
— Just Married —

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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Temporaire
Autre: Reste Fuyuka dans le cadre professionnel
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 501520050 C'est... magnifique, très triste, très prenant. Ta plume est superbe comme toujours, mais la choupette... Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 3637992759 Bon courage pour finir ♥
— Just Married —

Messages postés : 383
Inscrit.e le : 10/04/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Actuellement en ralentissement/absence jusqu'à fin novembre.
Merci Michi Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 501520050 Ca me touche beaucoup Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 3488335006

J'annonce que ma fiche est terminée Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1362171446
Lisalisa

Messages postés : 166
Inscrit.e le : 24/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Bon hein voilà t'es pré-validée. ♥
J'ai repéré une (1) faute : « Mon existence, tout comme le soufflait les kanjis de son prénom. », je pense que le sujet ce sont les kanjis donc soufflaient. Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 517494357
Pré-validation par Arisa
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Stepping into the room, then the world slows down.

Voix de Arisa

merci Hatori & Fu pour les avatars + theme songs ♥

one brain cell:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori Uron

I got one only name:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori Unknown
— STAFF JM —

— STAFF JM —
Messages postés : 5674
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Actuellement en ralentissement/absence jusqu'à fin novembre.
Effectivement, j'ai corrigé Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 128457956

Merci à toi ♥ Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1353670443

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori Ld7d
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori BbNTuR8
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori Cn3Ckyx
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 1EPYLUw
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Le temps qui passe ne revient pas || Inae Komori YqECw0j
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