Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. DgoiC4q
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 9oulLiP
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 620526BoutonElysion5050
Le Deal du moment : -40%
Ravensburger- Labyrinthe Junior – Jeu ...
Voir le deal
13.99 €

— Just Married —

Messages postés : 93
Inscrit.e le : 08/02/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre:
Alba Janna Ortega
La oscuridad de la noche es un saco que rebosa el oro del amanecer.
Informations générales
Nom : Ortega, le nom de son père, est le seul de ses deux noms qu’elle a conservé
Prénom.s : Alba, Janna
Âge : 31 ans / 20 juin 2081
Genre : Féminin
Origines : hispano-marocaine à l’accent exotique
Activité : auxiliaire de crèche
Sexualité : pan
Avatar : Allura - Voltron
Règlement : -
Chemin Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3912395661
Autre : j’ai préféré alléger l’histoire d’Alba pour qu’elle ne soit pas trop lourde, le caractère est vraiment complémentaire de l’histoire (tout comme le physique). Je précise un TW violences domestiques/situations familiale pas top. J'ai un gros doute sur la validité de la fin de la fiche, je trouvais ça fun mais ça passera peut-être pas xD
Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit.
En bref:
(Je vous mets des ancres qui vous emmèneront directement à la partie de l’histoire qui correspond, cétipabo)


  • 2081 : naissance à Alcala (Espagne).
  • 2092 : divorce de ses parents.
  • 2099 : voyage au Japon.
  • 2103 : départ définitif pour le japon / procédures de naturalisation.
  • 2104 : en plus de son travail dans une petite crèche, Alba donne des cours d’espagnol, français et Arabe dans un service de cours particuliers.
  • 2106 : mariage avec Saki Kimura, dont elle prend le nom.
  • 2108 : Incontrôlable, Saki meurt dans l’une des deux explosions du Big Bang Kiss et Alba commence une thérapie auprès d’une psy. La même année, pour combattre sa solitude, elle adopte un chien estropié, Hefesto.
  • 2109 : au cours du Shukumei elle se prend un panneau stop en pleine face mais n’a que de petits bobos, heureusement. Elle rencontre Naoki, un infirmier en formation, avec qui elle nouera contact par hasard ensuite. La crèche où elle travaillait est détruite.
    2110 : Elle est embauchée en janvier par l’OIC Hoikuen (Omotesando International Childcare) en tant qu’auxiliaire de crèche, où elle travaille encore.
  • 2111 : elle et Naoki sont malades, atteints au stade 2 seulement. Lors du bug des puces, ils improvisent un voyage d’une semaine au cours duquel ils partent se marier à Los Angeles et se livrent avant le début de la chasse à l’homme aux autorités, pour ne pas avoir de problème.


{{ ☽ }}

Pilar et Khaled, c’est l’histoire d’une passion qui a trop vite brûlé, l’histoire d’un incendie qui a tout ravagé sur son passage. C’est aussi l’histoire crépusculaire d’Alba.

Alba

Le jour se lève.

Toute fin a un début. C'est ce que pensa fermement Pilar, assise sur la cuvette des toilettes en ce bon matin de septembre. L'air hagard, elle tira la chasse d'eau en hésitant à y jeter l'objet en plastique qu'elle tenait entre ses doigts tremblants.

Elle sorti, fit quelques pas pour changer de pièce.

— Je suis enceinte, Khaled.

Il en fit tomber sa tartine, qui s'écrasa face contre terre dans un bruit digne des bruitages de film d'horreur, la confiture suintant sur les joints du carrelage comme de la cervelle explosée.

Khaled eut un temps d'hésitation, essayant de connecter tous ses neurones, avant de se précipiter vers sa compagne, sans manquer d'achever la tartine agonisante de son pied nu.

— Jodeeer...

Qu'importe... il allait être papa ! Une tartine n'aurait pas raison de sa bonne humeur à cet instant précis.

— Mais c'est formidable !

Des années qu'ils l'imaginaient de loin, ce moment, des mois qu'ils y songeaient vraiment.

— Je sais pas, tu crois qu'on est prêt ?
— Ça fait des mois qu'on essaie... Mais je crois qu'aucun parent n'est prêt, tu sais.


A ces mots, il embrasse le front, les joues et les lèvres de sa femme, sans songer une seule seconde qu'il vient de creuser sa propre tombe.

{{ ☽ }}

— Es una niña.

Dans la salle blanche de la clinique, la médecin informe le couple du sexe de leur enfant. Khaled est aux anges, s'imaginant déjà prendre sa toute petite dans ses bras. Pilar, elle, n'a pas regardé l'échographie de toute la consultation. Ce comportement, de plus en plus troublant, effraie de lentement, mais sûrement, le futur papa.

— C'est une réaction normale. La grossesse et la perspective de devenir parent chamboule beaucoup de jeunes gens. Ne vous inquiétez pas, soyez là pour votre femme et tout ira bien.

Moyennement rassuré, le moustachu rejoint Pilar, qui l'avait amplement devancé. Il la prend doucement par la taille et se penche vers elle.

— Ça va ?

— Ça va.

Silence.

— J'aurais préféré un garçon.

{{ ☽ }}


Peu à peu, quelque chose s'est brisé chez Pilar. Il n'y avait plus d'étincelle dans ses yeux. Plus le temps passait et plus elle angoissait de la naissance de son enfant.

Pourtant celle-ci naquit en bonne santé dans l'hôpital d'Alcalá de Henares, non loin de Madrid. Pour l'événement, les deux familles s'étaient réunies – fait impossible depuis leur mariage, où nombre de disputes avaient éclatées – malgré leurs différends. Entre celle catholique pratiquante de Pilar, résolument asturienne, et celle à la fois valencienne et marocaine de Khaled... autant dire que malgré les efforts et la bonne volonté de tous, la réunion familiale pris fin au moment où la religion de l'enfant a été mise sur la table. Et puis, pourquoi un prénom espagnol ? Pourquoi pas « Janna » comme Khaled l'avait suggéré ?

— Es MI hija ! Ostia ! avait hurlé Pilar.

La petite assemblée s'était tue et Khaled avait rapidement enchaîné sur une pirouette pour détendre l'atmosphère.

Alarmée par le bruit ambiant, Alba s'était pourtant mise à pleurer.

— Khaled ! siffla Pilar. Ocúpate de tu hija.

Fatiguée, elle avait quitté la table sans ajouter un mot et n'avait dit au revoir à personne, ni à sa famille venue des Asturies, ni à celle de son mari, venue de Valences et de Fès.

Rapidement, au rythme des crises de sa femme, qu’il mit sur le compte d’une dépression post-partum pour laquelle elle s’était mise à consulter, Khaled compris deux chose ; lorsque Pilar était de bonne humeur, Alba était sa fille, le fruit de ses entrailles, sa chose. Si l'enfant avait le malheur de dévier de la trajectoire parfaite tracée par sa mère, elle devenait alors le rejeton de son père.

{{ ☽ }}

Ensuite naît le crépuscule.

Pour sa fille, Khaled aurait donné sa vie. Il en était certain. Mais plus le temps passait et plus la compagnie de sa femme devenait pesante. Elle allait d'un état à un autre, insatisfaite au possible. Néanmoins, comme elle ne pris pas de congé parental à l’issue du congé maternité nécessaire, au contraire de lui, le père eut sa fille pour lui tout seul pendant les premiers mois d'Alba. Il n'avait pas protesté lorsque Pilar lui avait planté son contrat devant les yeux, stipulant qu'elle irait travailler sur un gros chantier d'aéroport aux Emirats. Il n'avait pas protesté non plus lorsqu'elle s'était mise à rentrer de moins en moins souvent.

Lui était heureux, Alba aussi.
Pilar le fut aussi, loin d'eux.

Et la dégringolade arriva trop vite pour que Khaled s'y prépare.

{{ ☽ }}

Lever de rideau.

— Je sais ce que tu dis dans mon dos !

— Ahora qué ?


Dans cette scène, la mère entre, furibonde, dans la chambre de sa fille, endormie. Le père a les traits fatigués par cette comédie sans fin. Combien de fois l'a-t-elle déjà accusé injustement ? Il ne compte plus les disputes, les éclats, les insultes.

— C'est pour mieux te faire voir des femmes au foyer de la résidence, hein ?

— Mais, cariño, Alba dor-

— Si Alba doit entendre que son père est un menteur et un coureur de jupons, elle l'entendra !

— Papa est un menteur ?


Alba, à moitié éveillée, ouvre des yeux plein de brume.

— No, te lo juro, albaricoque, no soy un mentiroso.

— Ah ! C'est que tu ne croies plus ta propre mère, Alba ? C'est MOI qui t'ai donné la vie ! YO !

— Ala ala, pas ici, pas maintenant, cariño.


Les parents sortent de la pièce. Alba se rendort, bercée par l'écho brisé de leur voix. Est-ce qu'elle entend sa mère accuser son père de faire passer sa fille pour une demi-orpheline en son absence ? Est-ce qu'elle entend les bruits sourds dans le salon ?

Ses yeux se voilent et se ferment.
Elle ne veut pas entendre.

{{ ☽ }}


— Je suis désolé, albaricoque, je ne peux pas rester.

— Pourquoi ?


L'enfant pose son regard innocent sur la grosse valise de son père. Il ne la sort que lorsqu'ils partent en vacances chez papy pendant l'été, de l’autre côté de la mer. Elle ne comprend pas.

— Tu pars en voyage ? Où ?

— Oui, mais je reviendrai te chercher, c'est promis.

— Tu veux pas dire où ?


Khaled se fend d'un sourire triste.

— C'est maman ?

— Ne sois pas trop sévère avec elle, elle a ses propres problèmes.

— Mais papa...


La séparation est dure et l'enfant fond en larme. Impossible de dire si elle savait ce qu'il se passait ou si elle craignait ce qui allait arriver.

{{ ☽ }}

— Alba, ta mère est encore absente cette année ?

Cristina, c'est la meilleure amie d'Alba. Elle est un peu plus mature que les enfants de son âge et super gentille.

— Je crois.

— Mon papa et ma maman ont dit que tu peux venir faire ton cumple à la maison. On a douze ans qu'une fois ils ont dit !

Ses parents aussi sont gentils. Ils n'aiment pas savoir Alba toute seule chez elle quand sa mère est loin et l'emmènent à l'école en même temps que Cristina.

— C'est vrai ?

— Oui ! Même qu'on pourra inviter Raquel et Monica !

— Guay ! Mais je fais quoi si mon papa vient cette année ?

— ... Je sais pas.


Cristina, c'est la seule copine d'Alba qui sait que son père n'est pas vraiment en voyage pour le travail.

— Je mettrai un mot sur la porte de l'appartement !

Cristina sourit doucement, d'un air un peu triste.

{{ ☽ }}

— Toi aussi, tu veux me voler mi hija ?

La voix de Pilar est vibrante d'une ire terriblement effrayante.

— No, señora, mais c'est vous qui-

Un objet vole, s'abat contre le mur derrière la femme de ménage.

— C'est moi qui quoi ?! SIEMPRE es MI culpa, eso es, eh ?

Une assiette traverse la pièce. Ni la première, ni la dernière.

Teresa déglutit difficilement, sa voix tremble.

— Señora, vous m'avez demandé d'aller à votre place au rendez-vous avec l'enseignant d'Alba... ose-t-elle souffler.

Une nouvelle assiette finit brisée en morceaux.

— Depuis quand tu me réponds, Teresa ? No eres NADA, ni pour moi, ni pour ma fille ! Ne t'avises plus d'essayer de me la voler !

Elle passe dans le salon, la domestique suit, paniquée. Cette fois, c'est un service à thé marocain qui y passe.

— Elle est tout ce qu'il me reste ! Tu entends ? VEN AQUÍ ALBA !

Un vase se fracasse sur le parquet. Avisant sa fille, Pilar se précipite vers elle et prend ses joues dans ses mains.

— Quién es tu madre, Alba ?
— Toi, mamá...
— Gentille fille.


Faisant volteface, la tornade vivante renverse plusieurs livres d'une bibliothèque et regarde de haut Teresa.

— Maintenant tu nettoies tout ça ou je te vire. Tour ce bazard, c'est ta faute. Si tu réfléchissais... Y TÚ, ALBA, HIJA MIA, ¿CÓMO PUEDES HACERME ESO? YO, TU MADRE ! LA QUE TE DIO LA VIDA ! Ça t’amuse de me faire honte, comme ça ?

Un livre atterri dans le visage d'Alba, qui ne réagit pas. Elle avait cru qu'avoir de mauvaises notes ramènerait sa mère à la maison. Elle avait cru que ça l'inquièterait. Mais Pilar, au terme d’innombrables sermons au téléphone, avait finalement oublié tous les rendez-vous avec les professeurs et demandé à Teresa d'y aller à sa place.

— Lo siento...

Pilar n'entend pas, elle a déjà claqué la porte d'entrée derrière elle, laissant l'appartement sens dessus dessous. Alba s'en veut. Elle s'en veut d'avoir mis Teresa dans une telle situation. Teresa a un fils malade et avec son réseau de connaissances, Pilar peut la ruiner. Mais elle a compris.

Elle n'aura plus jamais de mauvaise note.

{{ ☽ }}

— Pardon ?

Pilar manque de s'étouffer avec son repas.

— Répète ça, Alba, venga.

Sa voix est froide. Alba a fait une erreur, elle baisse les yeux instinctivement.

— Je voulais dire... C'est important, 16 ans, nan ? J'aimerais juste voir papa... una sola, única, vez. Por favor...

Sa voix baisse jusqu'à être presque inaudible. Il y a un silence, qui semble durer une éternité et pendant lequel la jeune fille ne lève pas les yeux.

— J'ai fait quoi, Alba, pour que tu me fasses ça ?

— Je-

— Je t'ai tout donné. Je t'ai donné la vie, je t'ai nourrie, je t'ai élevée, logée... Il te faut quoi de plus pour que tu arrêtes de penser à ton père ??

— C'est pas-

— T'as pas eu assez de cadeaux aux Reyes Magos peut être ? Ooh, mais t'aurais préféré ceux que ton papounet t'a envoyé, c'est ça ?


Alba relève un regard perdu et Pilar plaque ses mains sur la table en se redressant au-dessus de celle-ci avec un air mauvais.

— Je le savais ! J'ai bien fait de tout renvoyer, espèce de petite ingrate !

Elle plante une fourchette dans la table, pas loin du bras nu de sa fille.

— Ton père, ton père, ton père... mais ma pauvre, tu crois que si il t'aimait vraiment, il t'aurais laissée ? Nooo, hija mía, t'es comme moi, Alba, il te déteste ! Mais maman elle t'a protégée, elle l'a empêché de te revoir, elle l'a empêché de t'emmener loin d'elle...

Alba pleure, muette.

— Tu le sais, non, qu'il nous a abandonné ? Tu padre es un mentiroso y un cobarde, cariño...

Elle passe une main sur la joue de sa fille, dans un rare geste de tendresse.

— Lo sé, lo sé, la vérité est dure à entendre, n'est-ce pas ? Mais maman est là, mi cielo. Nous on est là l'une pour l'autre, nan ? Tú no me abandonarás, Alba.

Ce n'est pas une question, pas une demande, encore moins une promesse.
C'est un ordre.

Dans les bras de sa mère, Alba a la nausée. Elle voudrait vomir, vomir toute la colère qu'elle éprouve à cet instant précis, vomir tous les non-dits. Mais cela fait bien longtemps qu’Alba n’avale plus rien.

Ses lèvres demeurent closes, simplement secouées de hoquets.

{{ ☽ }}


Puis l'obscurité de la nuit nous aveugle.

— Comment t'as fait pour convaincre ta mère au fait ?

À l'aéroport de Madrid, Monica fait la moue. Alba regarde les départs prochains jusqu'à trouver le numéro de leur porte d'embarquement.

— Je lui ai promis de pas partir loin faire mes études.

— C'est pour ça, le CAP ? Les profs étaient fous de te voir faire ce choix...

— No no no, j'adore les enfants tu sais, j'ai fait que m'occuper de petits ces dernières années, ça me permettait de sortir de l’appartement tout en restant pas trop loin. Et puis un CAP c'est que deux ans !

— Tu veux pas faire d'études longues ?

— On peut dire ça...

— À 20 ans tu bosseras peut être direct, wha, c'est pas une si mauvaise idée. Mais rien que pour ça elle t'a laissée partir ?

— J'ai pris des dates où elle est en déplacement, mais à tous les coups dans deux semaines elle va m'appeler pour me dire de rentrer, que je l'aime plus, patati patata...

— Boh t'inquiète ça lui passera, même si elle est spéciale. Tiens, la mienne a pleuré toute la soirée aussi hier tellement elle a peur de me laisser partir...

— Ouai...


Instinctivement, les mains d'Alba se posent sur ses rougeurs, bien dissimulés sous ses vêtements.

La porte d'embarquement du bol en destination de Tokyo s'ouvre. Pour Alba, c'est un avant-goût de la liberté qu'elle prévoit d'acquérir. Visa et passeport en main, elle s'avance, grisée.

{{ ☽ }}

— Tu es sûre que c'est ce que tu veux, Alba ?

Dans la noirceur des yeux de Khaled, la brune peut se voir, nerveuse.

— C'est la seule solution... Je t'ai raconté la fois où j'ai fugué chez papy et mamie au Maroc ? Elle est venue elle-même me chercher... Pareil pour Oviedo, pourtant j'avais fait du stop...

Khaled pose un baiser désolé sur le front de sa fille. Ce n'est pas un conte de fées, ce n'est pas une histoire qui finit bien, ce n'est que le début de son histoire à elle.

— J'y ai bien réfléchi, ça fait des années que je m'y prépare. J'ai un peu peur mais y'a que comme ça que je lui échapperai.

— J'aimerais venir avec toi.


Un sourire étire les lèvres d'Alba. Elle sait que c'est impossible. Son père, douze ans après son départ, est heureux et ça, ça lui suffit.

— Tu peux pas, je sais, t'en fais pas.

Alba a retrouvé par hasard son père, rencontrant par le fait sa demi-sœur, Janna, dans la crèche où elle effectuait son alternance. Si elle lui en a d'abord voulu, entendre son récit, à lui, lui a fait oublier toute colère.

Mais, au fond d'elle, elle aurait aimé qu'il se batte davantage pour elle.

— Je vais te payer le billet, comme ça il n'y aura aucune trace sur ton compte.

— C'est gentil... papa.


Des larmes plein les yeux, Khaled enlace tendrement sa fille. C'est la première fois qu'elle l'appelle comme ça. Peut-être la dernière.

— Lo siento tanto, albaricoque...

Elle a les yeux brillants de larmes.

— C'est pas ta faute. Et j'ai tout prévu, maman n'y a vu que du feu.

— Tu imagines, si tes grands parents le savaient ?


Mimant un signe de croix et une prière dévote, Alba explose de rire.

— Mamie dirait quelque chose comme « Uyy, señor, llévame pronto », ironise-t-elle. Et papy pointerait son fusil de chasse sur moi, c'est sûr !

Khaled se joint au rire de sa fille et passe une main dans ses cheveux. Un silence se prolonge.

— Ça va aller, tu es sûre ?

Alba se mord les joues.

— Il le faut...

Elle retient ses larmes.
Elle ne veut pas pleurer devant lui.
La séparation n'en serait que plus douloureuse, pour la seconde fois.

{{ ☽ }}


Fin et commencement, l'aube solaire irradie la terre de lumière.

— Ortega-san, vous avez conscience que vous ne pourrez pas revenir sur votre décision après avoir signé ces papiers ?

— Absolument.


— Alba Ortega, née le 20 juin 2081 à Alcalá de Henares en Espagne, renoncez-vous de votre plein consentement à votre nationalité et à votre citoyenneté d'origine?

Depuis le temps qu'elle attendait ça.

— Oui...

Avec la ferme impression de se marier a la patrie nippone, Alba déglutit difficilement. Sous la pression, elle perd plus facilement ses mots de japonais, mais heureusement, aujourd'hui, elle n'a plus qu'à apposer sa signature en bas de page.

Car aujourd'hui est le début de sa nouvelle vie.

— Vous avez un travail, c'est ça ?
— Oui, dans une crèche.


Vive le visa vacances-travail.

— Bien, il faudra peut-être vous dégager un moment pour l'implantation de votre puce, voici votre convocation. Pensez à bien apporter toutes les pièces justificatives.

— Entendu, merci beaucoup.


Là où tout le monde voyait une dictature froide et illégitime, Alba, elle, y voyait son salut et sa liberté. Dans ce but, qu'elle préparait depuis la trahison de sa mère, elle avait suivi des cours intensifs de japonais – de toute façon, Pilar était trop absente pour le remarquer – et même réussi à passer 3 mois et une semaine sur le sol nippon, entre son bachillerato et le CAP.

À présent, elle pouvait enfin souffler.
Elle était en sécurité.

{{ ☽ }}


Une chanson traditionnelle espagnole retentit dans l’appartement. Les yeux rivés sur son ordinateur, pour lire les actualités du jour, Alba faillit ne pas décrocher. L’image de son père apparaît à l’écran et finalement, la voix tonitruante d’un chanteur andalou l’arrache à ses recherches.

A des kilomètres de là, la voix de son père, au téléphone, est tremblante et inquiète. Ils s’étaient mis d’accord pour ne pas s’appeler souvent et pour ne rien dévoiler de la situation d’Alba. Quand bien même sa mère essaierai de s’en prendre à son ex-compagnon pour savoir où se trouve sa fille, celui-ci ne sait même pas où elle habite ou où elle travaille.

— Albaricoque, estás bien ?

— Oui, t'en fais pas... Viste las noticias ?

— Oui, le Japon parle d'attentats et de terrorisme... Les rues du Japon sont sûres ?

— Je pense... C'est pas la guerre non plus tu sais... Monica m'a dit la même chose haha...

— Sabes lo que realmente pasó ?

— Mhm no sé, no entiendo... Ça n'avait pas l'air si violent, comme mouvement. Je ne sais pas qui croire mais j'ai lu trop de livres pour croire mot pour mot le gouvernement. Orwell est ma référence ici, tu sais bien...

— C'est bien ce qui m'inquiète, tu n'étais pas dans les rues au moins ?

— No, no, cálmate. J'ai découvert ça en même temps que toi... Enfin un peu avant, avec le décalage horaire.

— D'accord, fais attention à toi.

— Promis. Besos.

— Un abrazo fuerte.


Khaled raccroche, Alba reste un moment interdite, à contempler son écran de téléphone.

Elle sait que Saki y était, là-bas. Elle ne l’a pas suivie, parce qu’elle n’adhère pas au mouvement, mais sans nouvelle de son épouse, elle ne peut qu’attendre, rongée par l’angoisse.

Elles étaient mariées depuis presque deux ans, un fardeau pour sa moitié qui n’avait rien demandé à personne et qui avait un léger passif avec les étrangers. Au fur et à mesure du temps, les échanges houleux s’étaient mus en compréhension, puis en ce qu’Alba aimait appeler une amitié.

Mais ce n’était que la face visible de l’iceberg, car la personnalité de Saki était bien trop forte pour se laisser brider par un mariage. Le matin même, elle avait prévenu sa moitié qu’elle se rendrait à la manifestation, l’enjoignant à venir. Devant son refus, elle s’était emportée, l’avait accusée de lâcheté et de trahison, avant de claquer la porte devant elle.

Alba était restée muette, terrifiée et partagée, entre l’envie de mériter l’attention de Saki et la peur de se rebeller contre un système qui l’a accueillie à bras ouvert lorsqu’elle en avait le plus besoin.

Quelques jours après, des jours passés dans l’angoisse, l’attente et la peur, la nouvelle est tombée.

Le corps de Saki avait été retrouvé sous les décombres, elle n’avait pas pu se mettre à l’abri de l’explosion.

A nouveau, Alba sentait qu’une part d’elle lui avait été arrachée.
A nouveau, Alba se sentait sombrer.

{{ ☽ }}


Ses yeux bleus plongés dans les billes d’encre du chien qui lui fait face, Alba affiche un grand sourire.

— Vous êtes sûre que c’est celui que vous voulez ? Il a une patte en moins, c’est beaucoup d’entretien et ça peut parfois être décev-

— Merci, merci, mais pas de problème, c’est LUI que je veux !


Le chien, presque adulte, semble sonder les prunelles émerveillées de l’étrange bipède accroupie auprès de lui. Peut-être sent-il à quel points ils sont semblables, à quel point elle comme lui a besoin de l’autre. Deux erreurs, deux verrues, dans ce monde si étrange.

Le bénévole darde un regard empreint de surprise et de désespoirs face aux éclats de voix de l’étrangère, avant de se rendre avec un soupir. Comme beaucoup, elle se lassera sûrement du handicap du chien. Comme beaucoup, elle ne s’en servira que comme d’un instrument pour nourrir son propre narcissisme. Comme beaucoup, elle l’abandonnera.

Sauf qu’il n’en est pas questions.
Au fond des yeux d’Alba, c’est de l’espoir qui scintille.
L’espoir de se reconstruire, de se retrouver, d’aller mieux.

S’occuper d’un animal aussi brisé qu’elle, éclopé, lui permettra d’aller mieux. C’est en tout cas ce que lui a assuré sa psy, qu’avoir un animal auprès d’elle stabiliserait sûrement son état.

Le fait est qu’elle ne s’attendait peut-être pas à ce qu’Alba aille dans de tels extrêmes. Si beaucoup de gens cherchez à adopter des Shiba Inu, celui-ci, non seulement noir et feu, avait également eu le malheur de passer sous les roues d’une voiture. Jeune, ni chiot, ni adulte, personne n’avait voulu de lui comme compagnon de vie.

Personne à part une espèce d’étrangère complètement ravagée.
Alba.

Et elle le trouvait magnifique.
Hefesto.

{{ ☽ }}


— Combien de doigts voyez-vous ?
— Tres ?
— Ah ! Tsukino, tu m’avais pas dit que la patiente était Japonaise ??
— Euh no, no, no… je veux dire : TROIS DOIGTS !


Alba voit flou, mais elle entend distinctement les questions d'un homme.

— Ok mademoiselle Ortega, vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé ?
— Non ?
— Vous avez pris un panneau stop dans le visage.


Silence.

— Pardon ?

Elle porte instinctivement la main à son visage, où son nez semble enfoui sous une tonne de pansements.

— Oui, ahem, ça vous fait une belle bosse, quelques bleus et une légère fracture au nez, mais normalement vous n'avez rien de grave et ça ne devrait pas laisser de trace, il n’y a pas de déplacement nasal.
— Ah bon.
— J'ai besoin que vous remplissiez ce formulaire, après on fera un contrôle moteur et vous serez libre. Dépêchez-vous s'il vous plait, il faut laisser votre lit.


En prenant conscience du chaos qui règne dans l'hôpital, Alba se souvient des événements qui ont précédé sa perte de conscience.

Le tremblement de terre. Les craquements sinistres des bâtiments, les alarmes et les cris qui envahissent les oreilles et déchirent la nuit. Pourquoi était-elle sortie, au juste ? Est-ce que ça en avait valu la peine ?

— J'avais un sac de course avec moi ?
— Quoi ? Non, juste votre sac à main. Heureusement que vous le portiez en bandoulière d'ailleurs, on a pu avoir votre identité comme ça.


Ce karma.
Ça lui apprendra à faire des courses d’appoint la nuit.

— Tout me semble bon, voilà de quoi soigner tout ça, bon retour chez vous.
— Merci...


A l'extérieur, c'est le chaos. L'aube sinistre est éclairée de mille et une alarmes, le vent s'emballe, siffle et souffle tout sur son passage, les prévisions météorologiques dévoilent une situation alarmante et l'arrivée prochaine d'un aléas d'une ampleur toute autre.

Avec peine, à cause du trafic surchargé, Alba put regagner son appartement, ce petit 20m² pas trop cher, qui avait miraculeusement survécu au séisme et dans lequel l'attendait un chien particulièrement secoué, mais vivant.

Le pire restait néanmoins à venir. Dans les heures qui suivirent, Alba décida de s'exiler en urgence dans les hauteurs de la périphérie Tokyoïte, au moyen d'une réservation improvisée, chère mais assurerait la survie d'Hefesto et la sienne. Ils y restèrent une semaine, le temps d'obtenir des informations sur les dommages subis par l'appartement et leur potentielle relocalisation.

Malgré les dégâts et le nombre désolant de morts durant le Shukumei, la vie ne s'arrêta pas, malgré une ville dévastée et un licenciement pour cause de catastrophe naturelle – la crèche avait été ensevelie sous un bout d'immeuble voisin.

{{ ☽ }}

— Oh mademoiselle Ortega, quelle coïncidence !

— Aluba-oneechaan !


Une voix féminine et celle d’un enfant tire Alba de sa rêverie, au milieu du rayon légumes de la supérette du coin. Occupée à pleurer devant les prix de ce magasin du centre de Tokyo, non loin de son travail, elle ne les a pas entendu s’approcher. Surprise, elle s’incline en vitesse, légèrement gênée.

— Bonjour madame Kurosawa. Bonjour Sayo.

— Quelle coïncidence, je voulais justement vous parler, mais avec le travail, je n’ai pas pu vous voir à la crèche.

— Ah oui ?


Le ton d’Alba est poli mais tendu. Elle a toujours eu peur que ses origines froissent les Japonais déposant leurs enfants dans cette crèche si particulière. Beaucoup d’étrangers y sont pourtant employés, mais certains regrettent parfois leur décision. Pourtant, le haut standing de cet établissement accueillant les enfants des ambassadeurs étrangers et des hauts fonctionnaires de l’Etat n’est pas sans séduire bon nombre de Nippons plein aux as.

— Je voulais vous remercier.

Sourire étonné.

— Grâce à vous ma fille est bien plus ouverte qu’avant, sans parler de ses progrès en anglais. Son père et moi sommes très satisfaits de l’OIC… d’autant plus que Sayo vous adore.

Alba sourit poliment et se penche légèrement en avant.

— Je n’ai rien fait de particulier, c’est mon métier.

— J’y tiens. Merci.


La femme s’incline à son tour. Devant cette scène atypique, d’une femme indéniablement japonaise, habillée des plus hautes marques, montrant autant de respect et d’humilité face à une étrangère à la peau tannée, plusieurs clients se retournent et s’interrogent.

— Ce n’est rien…

Elle pourrait mourir d’embarras à cet instant précis, quand bien même au fond d’elle, elle se réjouit. Le challenge de l’OIC Hoikuen – Omotesando International Childcare – est de faire accepter par ces parents extrêmement occupés par des voyages à l’étranger, des réunions incessantes et un rythme de travail complètement fou, que la présence d’auxiliaires parlant plusieurs langues est un grand plus pour leurs enfants. Dans la crèche, qui accueille des enfants étrangers ou Japonais pour une durée plus ou moins déterminée, presque toutes les langues sont parlées. Pour Alba, c’est une consécration, puisqu’il lui arrive de parler espagnol, anglais, français ou même arabe, en fonction des attentes des parents. Elle qui a toujours aimé les langues et les enfants peut aujourd’hui vivre de ces deux passions, et elle trouve ça fantastique.

{{ ☽ }}


Dans le noir de la pièce, la télévision, où passe un film loué pour l’occasion, occupe tout l’espace. Malgré tout, Alba n’arrive pas à se défaire des mauvaises nouvelles qui n’ont cessé de tomber. Le virus, les premiers décès… l’été est à peine entamé que déjà, le pays est à nouveau en alerte. Venue chercher son salut sur le sol nippon, elle ne s’attendait pas à se prendre une catastrophe tous les deux ans dans la tronche.

— Nao, t’es en sécurité à l’hôpital ?

Naoki presse doucement l’épaule de sa copine.

— Je sais pas, c’est en train de prendre une ampleur super inquiétante, mais normalement c’est le dernier endroit où je devrais chopper ce virus.

— C’est pas le pire, justement ?

— … tu m’aides vraiment pas, Alu.

— Désolée…


Du fait de l'épidémie, la crèche tournait à un rythme complètement fou. Beaucoup de couples étaient touchés, obligés de quitter le domicile familial, parfois, et les enfants les plus jeunes se retrouvent sans repères, seuls. De son côté, comme si la fatalité jouait avec elle, Alba se retrouva bel est bien hospitalisée du fait de l'étrange maladie qui frappait tout le territoire, diagnostiquée au stade 2.

{{ ☽ }}

—Naoki ?!
— Alu ? Je peux savoir pourquoi tu m’appelles à 5 heures du mat’ ?
— Bah… c’est que c’est écrit que t’es mort, sur internet.
— C’est pas drôle…
— Nan mais je déconne pas, va voir ton ATAI.


Grognements étouffés au bout du fil.

— Oh merde. Mince, toi aussi t’es morte.
— Je rêve pas, hein ? T’es vivant ?
— Oui mais c’est quoi ce délire ?
— Je sais pas…


Silence.

— Tu crois qu’on est… libre ?
— Et si c’était un piège ?
— Tu crois qu’on peut fuir ?
— Pourquoi ?


Silence.

— J’ai reçu ma lettre, Alu. Y’a deux jours.
— Oh…


Silence.

— On pourrait partir en Espagne, d’où tu viens ?
— Impossible, j’aurais trop peur de tomber sur ma mère !
— L’Amérique du sud ? L’argentine, l’Uruguay… attends, ils parlent espagnol au moins là-bas ?
— Mais Naoki… je fais quoi si je perds mon travail, moi ?
— … c’est tout ce que ça vaut pour toi ?
— Mais ouvre les yeux ! C’est sûr qu’ils laisseront jamais personne fuir impunément !
— Ils ont rien fait la dernière fois ! On vaut moins que ton boulot ?
— Tu comprends pas… j’ai rien moi, ici !
— Tu m’as moi !
— Mais t’es marié, Nao…
— Pas encore, on peut l’éviter !
— Et les conséquences ?
— On s’en fout, on part à Las Vegas et on se marie.


Alba s’étrangle.

— Quoi ?
— Ouai, épouse-moi Alu.


Silence.

— Mais t’es un grand malade, Naoki.
— C’est un oui ?


Elle pleure de rire.

— Il se passe quoi si je dis oui ?
— J’arrive.


Un congé anticipé plus tard, les voilà qui s’engagent dans une course effrénée avec le temps et les autorités. Soucieux de conserver leurs emplois et de ne pas finir dans un camp de détention, ils rentrèrent et se dénoncèrent eux-mêmes aux autorités quelques temps après. Naoki et Alba s’aimaient bien, mais ils avaient toujours eu conscience qu’un jour arriverait leur séparation, tout en espérant qu’une lettre rose les unirait officiellement.

Mais la vie d’Alba n’est pas un conte de fées.

Alors ils avaient juste profité de l’occasion de faire quelque chose de complètement fou et dans l’avion de retour, malgré le poids de leur séparation, ils s’amusaient d’avoir eu le temps de se faire marier par un prêtre plus ou moins officiel dans une église un peu louche en bordure de Los Angeles et de repartir avec des goodies plein de photos d’eux dans leurs bagages.

Physique
Ce qui saisit le plus, chez Alba, c’est sa carnation foncée, qui ne passe pas inaperçue dans le paysage japonais. Fière de ses origine, elle n’a pas honte de dévoiler sa peau, s’habille comme elle l’entend et ne laisse rien ni personne lui dicter sa conduite.

Enfant, elle a énormément souffert et si elle ne s’est jamais directement fait du mal, son corps porte les marques de son mal-être, sous la forme de vergetures, au niveau des cuisses notamment, mais aussi de sa poitrine, et très légèrement du ventre. Ce qui a marqué la moitié de son enfance, c’est son envie désespérer de voir sa mère s’inquiéter pour elle et s’occuper d’elle. Chaque tentative a échoué. Tout d’abord, elle a essayé de faire chuter son dossier scolaire, mais devant l’échec cuisant, c’est finalement vers la nourriture et sa santé qu’elle s’est tournée. Chaque repas finissait recraché aux toilettes, peu de temps après, au moyen de quelques doigts introduits dans la gorge. Peu à peu, elle s’est dégoûtée de la nourriture.

C’est Cristina qui a alerté l’infirmière de leur lycée et celle-ci qui a commencé à s’intéresser au cas d’Alba, qui pourtant faisait tout pour cacher ce comportement. Avec le soutien de Teresa et les années, mais certainement pas par l’action de sa mère, elle a très lentement recommencé à manger, en petites quantités et surtout, avec des compléments. A partir de cette période, ses règles sont devenues de plus irrégulières, voire interrompues sur de longues durées. Aujourd’hui, c’est au contraire de ménorragie qu’elle souffre, son corps réagissant très vite à ses états psychologiques. Son taux d’hématocrites est assez fréquemment contrôlé.

Alba fait attention à ce qu’elle mange, depuis ces années-ci, et ne consomme plus de viande, ou que très rarement, lors de fêtes par exemple, et uniquement si elle a la certitude que l’animal ne provient pas d’un centre industrialisé mais d’une ferme responsable.

L’une des rares rébellions qu’Alba a imposé à sa mère, se sont ses oreilles. Ado, elle a eu sa période « fantasy », où elle se plongeait des heures durant dans la lecture de romans et de bd prenant place dans des univers complètement différents qui lui permettaient de rêver. A dix-huit ans, donc, elle s’est fait retailler les oreilles pour que celles-ci soient pointues. Hélas, devant le fait accompli, sa mère n’a rien pu faire d’autre qu’éclater de colère et de rage. Elle lui a tout de même fait porter été comme hiver un bonnet pour couvrir cette « horreur ».

Ce n’est cependant qu’au Japon, après avoir trouvé une situation stable, qu’Alba a pris la liberté de se faire décolorer les cheveux. Elle fréquente depuis le même salon de coiffure, où seuls des produits bios et vegans sont utilisés et où elle est devenue une habituée.

Alba aime la légèreté, elle ne s’embarrasse pas de couches superflues et se contrefiche pas mal de l’avis de la société. Elle a tendance à s’habiller court, confortable, parfois élégamment, parfois sexy, capable aussi bien de s’habiller de manière très professionnelle pour la crèche que comme un sac poubelle en période rouge. Cela n’a pas toujours été le cas, car longtemps Alba a été prisonnière du regard des autres, cherchant à plaire à ceux qui la regardaient avant de se plaire à elle-même.

Cela fait partie des choses sur lesquelles elle travaille encore aujourd’hui.

Du haut de son 1m62, largement rehaussé par des talons lorsqu’elle ne travaille pas ⎯ elle a une collection assez impressionnantes de chaussures ⎯ elle adore tout particulièrement porter des robes, qui sont ordonnées par couleur dans sa garde-robe.
Caractère
{ Contrastée }

Alba a une personnalité qui s’est affirmée au fil de son indépendance. Avec le départ de son père et le travail de sa mère, qui envoyait cette dernière parfois à l’autre bout du monde, sur des chantiers très longs et importants, Alba a appris à vivre seule, dans l’ombre de sa mère. Longtemps, on lui a trouvé des comportements bien différents : lorsque sa mère était là, on la voyait silencieuse, renfrognée, sombre. Elle ne parlait plus sortait plus, demandait la permission pour la moindre chose à sa mère, jusqu’à ce que celle-ci parte à nouveau. Là, Alba redevenait une enfant « comme les autres », ou du moins elle essayait. Elle a grandi dans ce permanent changement et cela l’a grandement perturbée.

Adulte, elle est d’un naturel jovial, au moins en apparence, et semble extravertie. C’est une facette qu’elle a travaillé en imitant ses amies en Espagne. Parler fort, rire aux éclats, sourire et bitcher tout bas, ces comportements font à présent partie intégrante d’elle. Pourtant, dans le fond, c’est quelqu’un d’angoissé qui a peur de deux choses : l’échec et l’abandon.

{ Secrète }

Jamais Alba ne parle de son histoire ou n’aborde les raisons qui l’ont poussée, elle, une espagnole qui avait tout ce qui aurait dû lui suffire dans un pays libre, à demander la nationalité japonaise. Elle évite le sujet comme la peste, donnant des réponses chaque fois différentes, profondément bateau, et s’il le faut, elle précise bien qu’elle n’a aucune envie d’en parler. De nombreux pans de son histoires finissent pourtant inscrits à l’encre noire par sa psychologue, à laquelle elle s’ouvre difficilement, petit à petit.

{ Dépendante }

Alors qu’elle voudrait le contraire et qu’elle affirme qu’elle est indépendante, Alba a tendance à s’agglutiner très vite aux gens qui la laissent entrer dans leur vie. Elle cherche désespérément l’affection qu’elle n’a pas reçu enfant. Combler ce vide émotionnel est presque un besoin. Elle ne supporte plus la solitude depuis la mort de Saki, qu’elle a vécu comme une trahison supplémentaire. Plus récemment, c’est le mariage de Naoki qui l’a le plus peinée. Le problème, c’est que cette dépendance émotionnelle l’a amenée dans des situations assez compliquées. Elle est du genre à se penser amoureuse très vite, souvent des mauvaises personnes, en Espagne du moins. Au Japon, cette tendance s’est calmée, avec la sensation, très positive, de changer véritablement de vie et d’échapper à l’emprise de sa mère puis son mariage.

Sa peur de l’abandon est profondément maladif, elle est capable de se faire des films toute seule sur le fait que ses proches la délaissent et puisqu’elle a tendance à s’enfermer dans ces schémas sans communiquer, les choses ne s’arrangent pas. C’est un défaut que plusieurs de ses amis ont déjà pointé du doigt sans qu’elle n’arrive à le corriger.

C’est vital, pour elle, d’exister dans les yeux d’autrui, parce qu’elle n’a jamais pu grandir dans le regard de ses parents.

{ Bienveillante }

L’amour qu’elle n’a pas eu, Alba s’est fait un devoir de le transmettre. Que ce soit à ses proches, auxquels elle demeure loyale (parfois trop) et pour qui elle ferait tout, à son chien, ou aux enfants, auprès desquels elle a trouvé sa vocation. Auxiliaire de crèche, d’abord en Espagne, puis une première fois au Japon, jusqu’à finalement exercer ce métier dans le cadre d’une crèche internationale, elle adore cette profession et les enfants.

Elle a lu des centaines d’ouvrages sur le développement de l’enfant, mais, malgré son amour pour eux, elle se sent incapable d’être mère actuellement, tant sa propre personnalité lui fait peur. Elle craint de répéter les schémas qu’elle a vécu et d’infliger ça à un enfant qui n’a rien demandé.

{ Autonome }

Malgré tout, Alba a grandi presque seule. La seule présence adulte dans sa vie, outre celle, ponctuelle, de sa mère, était celle de la femme de ménage Teresa, qui prenait soin d’elle en l’absence de sa génitrice. A plusieurs reprise, dans le secret le plus total, elle l’a emmené dormir chez son fils, mais la plus belle chose qu’elle ait faire pour Alba, c’est de lui avoir appris comment gérer sa vie.

Tri du courrier, cuisine, ménage, Alba l’a appris auprès d’elle ⎯ en forçant un petit peu Teresa, puisque l’ombre de la maîtresse de maison rôdait toujours, même en son absence ⎯ et est né de ce lien une véritable passion pour la cuisine.

{ Passionnée }

Depuis trois ans maintenant, Alba a une chaîne lifestyle où elle poste des vidéogramme de contenu varié, axé essentiellement sur les tutos beauté/makeup et coiffure, notamment pour les peaux aussi basanées que la sienne, où elle a malgré tout sa petite communauté. Elle y partage également des recettes de cuisines du monde. Cette chaîne lui permet d’affirmer sa confiance en soi, au lendemain d’événements assez bouleversants et elle s’amuse à déballer sa garde-robe tout en donnant des astuces pour chaque silhouette et ses avis sur telle ou telle tendance. Evidemment, Hefesto en est la mascotte.

(Elle a notamment publié un vlog sur son voyage à LA, mais a passé son « mariage » en carton sous silence.)

Malgré tout, ce n’est pas parce qu’elle se plait dans cette vision d’elle-même qu’elle s’enferme dans des modèles sociaux. Elle est plus rondelette que dynamique, a des formes bien loin des muscles et déteste par-dessus tout le sport. De temps à autre, elle fait du yoga, mais il lui faut une très très très grosse dose de motivation. Elle se maintient en forme et en poids grâce à un mode de vie plutôt healthy et consomme en de rares occasions de la viande (elle est partisane des salades toute l’année).

{ Polyglotte }

Alba a grandi au sein d’un foyer espagnol et a toujours pratiqué cette langue. Son père lui parlait quant à lui jusqu’à ses 11 ans en arabe, puisque sa famille était originaire de Fès, au Maroc. Durant longtemps, Alba a entretenu cette langue ⎯ taboue auprès de sa mère ⎯ via une correspondance à sens unique. Elle a longtemps, très longtemps, écrit des lettres à son père dans un journal, c’était le seul moyen pour elle d’échapper à la réalité de la présence de sa mère. Elle s’est forgé un père imaginaire au fil de ces échanges, auquel elle se rattachait désespérément.

Ayant été placée dans un collège puis un lycée privés (communs en Espagne), elle a appris à l’école le français, qu’elle parle relativement bien, puisqu’il s’agit d’une langue latine d’un pays voisin, et l’anglais.

Au lycée enfin, elle a eu l’opportunité de suivre des cours de Japonais, langue pour laquelle elle nourrissait déjà une grande passion, de même que pour la culture nipponne. Elle et son amie, Cristina, suivaient des cours à distance auxquels Alba n’était pas officiellement inscrite (grâce à la technologie, toutes les choses sont possible aujourd’hui), ce qui a lui a permis de garder cela secret.

{ Enragée }

Elle n'est qu'ire et colère envers ses parents, avec plus de douceur pour son père. A lui, elle en veut de ne jamais avoir fait quoi que ce soit pour l'extraire à sa situation, mais avec le temps et leur rencontre, des années après, elle a appris qu'il n'aurait rien pu faire, que Pilar avait scellé sa vie et que la justice l'avait suivie. A sa mère, elle en veut terriblement et n'a jamais réussi, pour le moment, à se débarrasser de cette colère.

Elle en veut aux parents qui délaissent leurs enfants et fait tout pour être une part de bonheur dans leur vie.

{ Engagée }

Militante écologiste, elle est engagée dans une association qui a pour but la préservation du paysage naturel japonais et la sensibilisation des citoyens aux actions écoresponsables. Elle anime des ateliers avec des collègues dans les milieux scolaires mais aussi dans des forums spécialisés. Cela la pousse à se déplacer la plupart du temps en vélo, quand bien même elle déteste l’effort physique.

Vous l'aurez remarqué, elle s'occupe beaucoup, pour éviter d'avoir à trop penser.

{ Libre }

Alba s’est forgée au Japon, alors que beaucoup voudraient fuir ce pays. Elle a échappé à l’emprise de sa mère, un personnage extrêmement toxique auquel seule une dictature lui permettait d’échapper, ou du moins en apparence. Elle n’a jamais eu le courage de confronter sa mère, ni même d’avertir les autorités sur les maltraitances dont elle a été victime. Les coups ont été rares, la violence était principalement psychologique et Alba s’est forcée à endurer ça jusqu’à pouvoir fuir, sans un mot.

Petit à petit, elle lutte pour reprendre le dessus sur son histoire.
Invité
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
Jeu 26 Nov - 18:41
Bienvenue \o/

Je dois dire, j'adore cette fiche :D Et ce vava magnifique Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3488335006

Hâte de voir ce que tu vas en faire en RP Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3488335006
Invité
Invité
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
Jeu 26 Nov - 20:07
c’est donc ça, l’amour Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 367806265

bon reboot♥
Invité
Invité
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
Jeu 26 Nov - 22:25
Rebienvenue Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 1518348080
Invité
— MODÉRATEUR FICHE —
yuki
— MODÉRATEUR FICHE — yuki
Messages postés : 1222
Inscrit.e le : 10/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Jo ❤️
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Modération de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction

Une hispanophone ! Spoiler: J’aime déjà Alba Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3912395661 ♥

Histoire


J’ai beaucoup aimé l'histoire d’Alba, elle m’a énormément touchée Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3912395661
Juste quelques petites fautes et points à éclairer ensemble et ce sera bon Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3998388675
(Yo también hablo español así que corregí los errores en ambos idiomas)

Ocupete de tu hija > ocúpate de tu hija
COMO PUEDES HACERME ESO ? > ¿CÓMO PUEDES HACERME ESO?
unica > única
Porfavor > Por favor
hija mia > mía
llevame pronto > llévame
bachiller > bachillerato

je lui échapperais.
croire mots pour mots
l’avait accusé

“Les alarmes, les cris, les coups de téléphone en panique, les embouteillages, le tremblement de terre... et les promos du konbini pas loin de chez elle…” > Le tremblement de terre a eu lieu dans la nuit du 11 au 12 Octobre 2109. Donc est-ce qu’elle était au konbini pendant la nuit ? C’est possible, j’aimerais juste éclaircir ce point et savoir donc si elle était déjà à l’hôpital, lors du tsunami (vers 13h) ? D’ailleurs, comment ça s’est passé pour le panneau stop, il lui est tombé dessus dans la rue ? Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3182035657

“Et elle a bien fait, parce comme si la fatalité jouait avec elle, elle a bel et bien attrapé le virus.” > En ce qui concerne l’épidémie, il ne s’agit pas d’un virus. Même si les gens ne savent absolument pas que c’est dû aux puces défectueuses, ils se rendent rapidement compte que ce n’est pas contagieux, donc les mesures d’hygiène ne sont pas nécessaires dans sa crèche. Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 4115966937

Caractère

Une toute petite coquille : on va voyait silencieuse

On voit que tu as beaucoup travaillé ton personnage, elle est super intéressante, profonde, c’est parfait, je valide cette partie ! Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3998388675

Physique


L’une des seule rébellion

Rien à dire mise à part cette petite faute, c’est validé aussi !

Conclusion

Eh bien, comme annoncé plus tôt, j’adore Alba. J’adore ta fiche, j’adore le personnage, j’adore le fait qu’il y ait de l’espagnol. Bref, j’ai hâte de te valider Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3912395661 ♥

Modération : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Il s'exprime (peu, mais il fait des efforts !) en #cc0000.

Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. Signat11

Merci à Keanu, Takashi et Natsume pour les vavas ♥️
— Just Married —

Messages postés : 354
Inscrit.e le : 29/08/2015

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se :
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Que vois-je? Encore un belle demoiselle de ton cru? Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 1518348080

Du peu que j'en lis, c'est encore un encore beau personnage avec une très belle histoire. Je vais la garder sous le coude et la dévorer ce weekend Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 1518348080. Bon courage pour la validation Sweetie ♥
— Just Married —

Messages postés : 93
Inscrit.e le : 08/02/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre:
Merci pour vos compliments, ça me fait trop trop plaisir Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 2310585803
Alba aura au moins votre amour /pan

Merci Yuki pour cette correction rapide olalalala ♥

L'envie d'avoir un perso hispanophone me démangeait depuis un moment, je suis trop contente que ça passe !
(Je ferai attention pour les accents, pas évident sur clavier fr  Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 128457956  merci infiniment pour la reprise bilingue ! Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3998388675 )

Au sujet du Shukumei, effectivement je m'étais dit qu'elle aurait fait des petites courses dans la nuit, parce qu'elle a, à mon avis, un rythme nocturne un peu particulier. Cela expliquerait notamment que son chien n'ait pas été là d'ailleurs ! Pour le panneau stop, j'ai envie de dire : oui ? Je me dis que si même des bâtiments s'effondrent, un panneau stop fait pas le poids face à un séisme de magnitude 9 Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 517494357

J'ai donc modifié ce passage comme ceci (grosso modo je dis bien que c'est le séisme qui a causé sa blessure, que quelques heures après elle est sortie, une fois consciente, et qu'au vu du bazar ambiant et (j'imagine) des alertes, elle a choisi de partir dans les terres, à l'extérieur de Tokyo, pour trouver refuge) :

Le tremblement de terre. Les craquements sinistres des bâtiments, les alarmes et les cris qui envahissent les oreilles et déchirent la nuit. Pourquoi était-elle sortie, au juste ? Est-ce que ça en avait valu la peine ?

[...] (passage avec le médecin)

A l'extérieur, c'est le chaos. L'aube sinistre est éclairée de mille et une alarmes, le vent s'emballe, siffle et souffle tout sur son passage, les prévisions météorologiques dévoilent une situation alarmante et l'arrivée prochaine d'un aléas d'une ampleur toute autre.

Avec peine, à cause du trafic surchargé, Alba put regagner son appartement, ce petit 20m² pas trop cher, qui avait miraculeusement survécu au séisme et dans lequel l'attendait un chien particulièrement secoué, mais vivant.

Le pire restait néanmoins à venir. Dans les heures qui suivirent, Alba décida de s'exiler en urgence dans les hauteurs de la périphérie Tokyoïte, au moyen d'une réservation improvisée, chère mais assurerait la survie d'Héphaïstos et la sienne. Ils y restèrent une semaine, le temps d'obtenir des informations sur les dommages subis par l'appartement et leur potentielle relocalisation.

Malgré les dégâts et le nombre désolant de morts durant le Shukumei, la vie ne s'arrêta pas, malgré une ville dévastée et un licenciement pour cause de catastrophe naturelle – la crèche avait été ensevelie sous un bout d'immeuble voisin.

Est-ce que ça te semble plus cohérent ? Je voulais un truc nul, l'histoire du panneau stop est clairement accessoire et je peux modifier ça plus en détail au besoin !

J'ai remplacé l'évocation d'un "virus" (je crois que les circonstances actuelles ont influencé mon écriture /pan) par ceci :

Du fait de l'épidémie, la crèche tournait à un rythme complètement fou. Beaucoup de couples étaient touchés, obligés de quitter le domicile familial, parfois, et les enfants les plus jeunes se retrouvent sans repères, seuls. De son côté, comme si la fatalité jouait avec elle, Alba se retrouva bel est bien hospitalisée du fait de l'étrange maladie qui frappait tout le territoire, diagnostiquée au stade 2.

Les autres petites fautes ont bien été corrigées ! Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 2244379341
— MODÉRATEUR FICHE —
yuki
— MODÉRATEUR FICHE — yuki
Messages postés : 1222
Inscrit.e le : 10/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Jo ❤️
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Reprise de fiche rapide et efficace, bien joué ! Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3998388675
(Oui les accents ne sont pas évidents en clavier fr. J’utilise alt + des numéros pour les faire, mais encore faut-il avoir un pavé numérique : alt + 160 : á ; alt + 161 : í ; alt + 162 : ó ; alt + 163 : ú Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3182035657 )
Ça me semble beaucoup plus clair en tout cas ! Je te valide ! Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 2432113367

Pré-validation par Yuki
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Il s'exprime (peu, mais il fait des efforts !) en #cc0000.

Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. Signat11

Merci à Keanu, Takashi et Natsume pour les vavas ♥️
— STAFF JM —

— STAFF JM —
Messages postés : 6129
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre:
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 716243026

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. Ld7d
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. BbNTuR8
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. Cn3Ckyx
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 1EPYLUw
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Alba {{ ☽ }} Hasta que salga el sol. YqECw0j
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum