i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 200803042355296862
i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 1GdvXk1
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— Just Married —

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Inscrit.e le : 29/12/2020

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Canadienne paumée au Japon parlant l'anglais et le japonais avec un accent plus ou moins prononcé.
HEATHER WILLIAMS
don't leave me, i love you
Informations générales
Nom : Williams
Prénom.s : Heather
Âge : 29 ans et 26.11.2083
Genre : Féminin
Origines : Canadiennes
Activité : Prostituée
Sexualité : Pansexuelle
Avatar : Tifa Lockhart de FF7
Règlement : Validos - Ari
Chemin : Vous êtes devenu.es mon oasis mes chéwis 😭
Autre : C'est parti pour une étrangère ! J'espère ne pas avoir trop foiré la partie de la naturalisation et que la raison de sa venue au Japon soit acceptable MDR ENJOY ! (PS : Yusei est un don juan mais ju l'aime bcp.)
Histoire || you know me like no one has known me before
Tu es née avec une cuillère d'argent dans la bouche. Tu es née dans l'opulence et le matérialisme. Tu as eu tous les cadeaux que tu voulais, absolument tout. Tu as même pu commencer divers instruments mais le piano restait ton favori. Tout ce confort avait malgré tout un prix.

Des parents absents et occupés.

Tu avais des chats pour te tenir compagnie mais ce n'était pas la même chaleur que tes parents après tout. Tu as fait avec. Tu t'es aussi rendu compte que tu n'étais douée qu'au piano. En effet, tu n'excellais pas du tout à l'école – tu étais dans la moyenne basse – mais personne n'était là pour t'engueuler de toute manière.

Non, on se souciait plus de tes exploits au piano. Ta prof et ton père voulaient absolument que tu deviennes une professionnelle et que tu fasses des compétitions. Toi, tu ne le désirais pas particulièrement. Tu t'amusais quand tu jouais, certes mais au point d'en faire un travail ? C'était une autre paire de manches. Tu ne savais pas trop quoi faire de ta vie de toute façon donc tu flânais.

Tu étais désormais une adolescente pas du tout accomplie mais tu n'étais pas malheureuse non plus. Tu t'étais faite à cette vie. Une vie pas si mal si on oubliait que ta mère tombait souvent malade. Elle avait des bronchites à répétition et elle vous cachait qu'elle avait mal au cœur quand elle toussait. Bref, tu continuais à jongler entre le piano,  tes études... et ta solitude. Même si ta mère restait plus souvent à la maison quand elle était en convalescence.

C'était horrible de le penser mais n'était-ce pas mieux ainsi ? Tu voulais presque que ta mère reste malade.

Et ce jour est arrivé.

Ta mère avait mal au cœur, elle sentait comme une pression. Tu as dû l'emmener à l'hôpital paniquée. Tu regrettais presque ton souhait. Tu préférais être seule et que ta mère soit en bonne santé plutôt qu'elle reste à la maison toujours fatiguée et mal. Au final, les médecins ont remarqué une insuffisance cardiaque et ont décidé de la garder.

C'était donc parti pour les visites. Quand ta mère ne se sentait pas trop mal, tu l'emmenais se promener à l'extérieur de l'hôpital en lui jouant du mélodica. Tu passais du temps avec elle, c'était agréable. Il manquait juste ton père et vous seriez un semblant de famille unie.

Toutefois, ton père n'est jamais venu.

Il travaillait trop. Beaucoup trop mais aussi parce qu'il ne voulait pas se confronter à l'état de sa femme. Elle s'affaiblissait à vue d’œil et son sourire n'était plus aussi lumineux qu'auparavant. Or, elle a fini par rentrer à la maison. Tu ne savais pas pourquoi exactement mais tu étais heureuse qu'elle soit là. C'était un retour à la normale.

Tu as pu profiter d'elle avant qu'elle ne se plaigne de brûlures d'estomac. Tu as pu lui jouer un morceau avant qu'elle ne sente ses bras s'engourdir. Tu as pu lui cuisiner un bon petit plat avant qu'elle n'ait la nausée.

Des signaux que tu n'as pas remarqués, petite idiote.

Ta mère est morte.

Crise cardiaque.

Tu n'as rien vu venir. Ton père a tenté de la ranimer avec l'aide des secours au téléphone, en vain. Les secours eux-même sont arrivés rapidement – toujours trop lentement à ton goût -, ils ont réussi à faire repartir son cœur mais il était trop faible pour tenir le coup. Tu n'entendais plus rien. Seule le corps de ta mère captivait encore tes sens.

Maman est partie.

Maman est morte.


C'est alors que tout a implosé.

La relation avec ton père a volé en éclats. Il n'est pas venu à son enterrement, c'est la famille maternelle qui s'en est occupée. Une trahison. Déjà qu'il venait jamais lui rendre visite, il n'allait même pas lui dire au revoir ?!

Trahison.

Tu as aussi dit adieu au piano. Tu jouais mal. Non, c'est faux. Tu jouais toujours aussi bien mais chaque note te rappelait la voix de ta mère. En plus, ton père voulait toujours que tu sois compétitrice et que tu te professionnalises. Tu n'avais aucune envie de lui obéir, oh que non.

Qu'il aille se faire foutre.

Tu désirais aussi arrêter totalement la musique mais tu n'étais bonne qu'à ça. Tu as décidé alors de faire des études de musicologie. Ton paternel n'était pas vraiment heureux de ce choix mais il t'a laissée faire. Avec lui, ce n'était plus que cordial. Vous viviez sous le même toit mais tu le voyais à peine. Ça ne changeait pas de d'habitude mais dès qu'un mot sortait de ta bouche ou de la sienne, les hostilités pouvaient démarrer.

Enfin bref. Tu étais mal, très mal. Tu t'occupais pour oublier le chagrin. Tu avais maintenant 21 ans. Tu passais ta vie à faire la fête et à t'amuser – tout en maintenant tes notes à flot. Tu voulais oublier, oublier, oublier. Oublier que ta vie n'avait aucun sens désormais. Et pourtant, quelqu'un va lui en redonner.

Il n'était au début pas du tout ton genre.

Oh que non.

Trop calme, trop doux, trop gentil. Tu étais bien plus explosive et rentre-dedans que lui. Vous étiez le parfait opposé en apparence. Vous aviez des amis en commun donc tu le revoyais souvent. Un jour, alors que tout le monde dormait et que tu fumais ta clope sur le balcon, il est venu te voir.

Vous avez discuté de tout et de rien. Il t'a arraché quelques rires. Il n'était pas du tout laid, il avait beaucoup de charme. Son stupide sourire t'ensorcelait. Tu ne pouvais pas t'empêcher de sourire aussi.

Vous vous êtes embrassés sur ce balcon froid.

Vous avez continué à vous fréquenter. C'était drôle, frais, spécial. Tu n'avais jamais rien ressenti de pareil de ta vie. La plupart de tes anciennes conquêtes étaient triviales, ennuyeuses et sans saveur. Alors qu'avec lui, tu revivais. Tu oubliais tous tes soucis dans ses bras, dans ses baisers, dans ses yeux.

Ton père était contre cette relation mais tu t'en fichais. C'était ta vie, ton cul, tu faisais ce que tu voulais avec. Oh, on pourrait te dire : « Mais pars de chez toi, non ? » mais ta maison était confortable et puis, ton père n'était jamais là. Il a eu vent de cette relation car il était miraculeusement présent quand ton désormais petit-ami te raccompagnait à la maison.

En tout cas, le désaccord de ton paternel était le cadet de tes soucis. Tu vivais une idylle. Tu vivais à travers lui même. Sans lui, tu pouvais mourir. Quand il rentrait dans son pays, tu étais tellement mal. Tu ne mangeais et ne dormais plus correctement. Tu avais besoin de sa présence pour survivre. Vous faisiez absolument tout ensemble.

C'était ta lumière au bout du tunnel, ton oxygène, ton oasis. Il était littéralement tout pour toi. Comment respirer sans un homme aussi merveilleux ? Impossible. Vous partagiez tout, des points communs, des secrets. C'était totalement passionnel et sans doute trop rapide mais tu ne le voyais pas. Tes ami.es te mettaient en garde mais tu ne les entendais pas.

Il était ta vie, point.

Quatre ans de romance fusionnelle jusqu'au jour où il t'a demandé de venir avec lui dans son pays pour se marier.

Il était Japonais après tout.

Tu avais presque oublié tout ça. Tu étais dubitative. Il venait d'y avoir un attentat au Japon, ce n'était peut-être pas le meilleur climat pour faire quoique ce soit. Et puis la dictature que dépeignaient les médias de ton pays n'était pas génial. Il a balayé ces problèmes d'une main et t'a raconté que l'Incontestable attendait sans doute ta présence pour vous marier. Pourquoi pas ? Ça faisait des années que vous étiez en couple et il n'a jamais reçu la lettre rose. Il était convaincu qu'une fois naturalisée et la puce mise, tu serais sa femme pour l'éternité.

Vous ne vouliez pas vous séparer. Au grand jamais. Et le système allait évidemment vous aider dans ce dessein.

Tu lui as dit que tu allais y réfléchir mais ça n'a pas duré très longtemps. Plus rien ne te retenait au Canada. Tes ami.es n'étaient rien à côté de son importance. Vous pouviez garder contact et de toute façon, tu pouvais te faire des ami.es au Japon. Ton père ? Aucun commentaire, il pouvait mourir demain, tu ne pleurerais pas – c'était faux mais tu aimais te le dire. Le reste de ta famille n'était pas plus important non plus.

Tout ce qui comptait était ton amour.

Tu projetais tout dans cette romance. Ton existence entière était vouée à cette relation. Ça devrait être effrayant mais tu t'en fichais. Ça ne pouvait pas échouer, n'est-ce pas ? Tu ne pouvais pas être malheureuse. Tu avais tout, n'est-ce pas ?

Sois heureuse, petite idiote.

C'était donc parti pour faire les démarches. Ca allait prendre du temps mais tu n'avais pas peur. Ca aurait pu prendre mille ans, tu allais le faire malgré tout.

Il te fallait apprendre la langue. Même si ton amant te parlait parfois japonais, ce n'était pas suffisant pour prétendre le parler. Tu as décidé alors de choisir un visa étudiant pour apprendre la langue là-bas. Tu as pioché dans tes économies pour payer une école et tu as fait tout ce qui était demandé pour avoir ton visa.

Tu cachais tout à ton père et tu lui as menti sur ta raison de l'avoir. Enfin, seulement à moitié. Tu disais simplement que tu voulais apprendre le japonais tout en découvrant la culture de ton amoureux. Il ne disait plus rien ton vieux père. Du moins, plus en face. Tu l'écoutais plus de toute manière.

Bref, après des mois d'attente, tu as obtenu ton visa. Tu as pu partir et découvrir le pays de ton amoureux. C'était un choc de culture mais ce n'était pas non plus déplaisant. Tu étais bonne élève, l'amour te motivant à réussir et à apprendre plus vite que les autres. Tu voulais converser avec lui dans sa langue maternelle. Tu voulais qu'il te félicite. Tu voulais qu'il t'aime et rien d'autre.

De nombreux mois sont passés quand tu as fini ton cursus. Ton niveau en japonais n'était pas exceptionnel mais tu pouvais au moins comprendre et te faire comprendre – même si on pouvait entendre ton accent.

Tu t'es fait une check-list pour être sûre de bien tout faire. Une fois tous les éléments réunis, tu t'es rendue au Ministère de la Justice à Tokyo pour prendre rendez-vous. Pour ça, il a aussi fallu attendre quelques temps. Le rendez-vous a bien eu lieu et c'était parti pour l'entrevu avec un fonctionnaire.

Tu l'écoutais attentivement mais tu étais juste impatiente d'en finir pour enfin être mariée à ton amour de toujours. Tu as complètement omis tous les risques possibles avec cette situation folle. Non, votre amour était tout ce qui comptait. Ce fonctionnaire pourrait te dire que tu avais une chance de mourir demain que tu l'aurais fait malgré tout.

Tu étais à ce point engrainée dans ce merdier.

Tu as donc passé ton premier entretien et il restait le deuxième qui se passait deux semaines plus tard. Durant ce temps, tu as jubilé encore et encore. Tu étais tellement heureuse que ça devrait être interdit. Tu dissimulais ton désespoir par cette joie excessive. Tu ne voulais plus penser à tes parents, à ton passé. L'avenir radieux du Japon te souriait.

Ton deuxième entretien  était pour bien confirmer que tu étais toujours d'accord d'entrer dans cette folie. Mais oui, tu l'étais. Tu le serais toujours à ce moment-là.

Que tu étais sotte, petite idiote.

On t'a donné un rendez-vous pour l'implantation de la fameuse puce. Tu ne pouvais plus revenir en arrière. Tu allais tout abandonner pour l'homme de ta vie. Mais il n'y avait plus que lui donc au diable le reste, non ? Oui, au diable le reste.

En attendant l'opération, tu devais suivre un enseignement pour qu'on t'explique les conditions du mariage japonais. Pour toute personne hors du pays et de la propagande, on pourrait penser que c'était bizarre tous ces droits et devoirs  - sans parler des sanctions et peines – mais pour toi, non.

Tu allais te marier avec l'homme de ta vie.

Une fois le séminaire accompli, il ne te restait plus que l'opération. Bien que tu savais que ça allait arriver, tu y es allée à reculons. Non parce que tu ne voulais plus devenir Japonaise mais parce que tu ne supportais plus les hôpitaux.

Ça rappelait trop ta mère.

Malgré tout, ton compagnon t'a soutenue et tu as pu t'y diriger sans faire de crise. Tu t'es réveillée et... ça y est. Tu étais Japonaise... Enfin... C'était long mais l'attente valait le coup. La première chose que tu as vue, c'était lui et la première chose que tu as faite, c'était pleurer. Pleurer de joie de pouvoir enfin avoir la chance de se marier avec lui.

Enfin.

Tu t'es donc enfuie de chez toi pour un homme. Tu n'as prévenu personne. A part quelques proches qui ont abandonné l'idée d'essayer de te raisonner. Encore une fois, tu n'as besoin de personne d'autre que lui.

Vous vous êtes installés ensemble dans un bel appartement. Il gagnait assez bien sa vie donc ça ne changeait pas de ton quotidien... hormis que tu étais dans un pays étranger. Tu t'accommodais de plus en plus à la vie japonaise et tu as rencontré ses ami.es. Pourquoi seulement maintenant ? Car ton niveau de japonais était trop bas auparavant puis tu voulais te focaliser sur tes études plus qu'autre chose.

Tu continuais de vivre ton idylle jusqu'aux catastrophes naturelles qui ont touchées le Japon en 2109. Tu étais avec lui, bloqués dans les transports. Tu venais à peine d'arriver – quelques mois auparavant – et voilà que les éléments ont presque voulu te punir d'avoir pris une telle décision. Vous avez malgré tout survécu alors que tu pensais bien que c'était votre dernière heure.

Vous avez dû déménager car votre logement a été en partie détruit. Nouvel appart' pour une nouvelle vie. Vous avez vécu ainsi, attendant impatiemment que deux lettres roses avec vos noms dessus arrivent.

Et une lettre rose a fini par être envoyée.

Qu'une seule.

Une. Seule.

Dire que c'était la douche froide serait un euphémisme au sentiment ressenti. C'était le désespoir, la trahison, l'incompréhension. Ce n'était pas écrit Heather Williams sur la lettre de son homme mais le nom de quelqu'un d'autre. Tu ne comprenais plus rien. Votre amour ne comptait pas aux yeux de la machine ? Vous avez été en couple durant six putain d'années et c'était comme ça que tout allait se finir ?!

Tu ne pouvais pas l'accepter, oh que non. Tu n'avais pas tout sacrifié pour le perdre. Pas maintenant, pas comme ça. Et pourtant, il n'y avait rien à faire. Ton homme était plus raisonnable que toi. Vous avez pleuré tous les deux toutes les larmes de votre corps. Tu lui as demandé de rester avec toi durant la semaine qui lui restait avant de partir à son nouveau domicile mais il a refusé.

Il avait peur de craquer et de se faire exécuter pour adultère. Tu l'as vu partir et tu as pleuré une nouvelle fois. La personne que tu aimais le plus au monde t'avait quittée. Malheureusement pour toi, ta descente aux enfers ne se terminait pas là. Tu n'avais pas les moyens de rester dans le luxueux appart de ton ex-compagnon sauf que l'annonce a été si brutale que tu n'as pas eu le temps de trouver un nouvel emploi ou logement.

Tu étais donc SDF.

Tu dormais alors chez des amis de ton ex. En tout cas, ceux avec qui tu avais forgé un lien assez  fort pour qu'ils t'acceptent. Tu cherchais désespérément un bon boulot pour gagner assez et te trouver un logement fixe mais rien ne marchait pour X raison. Était-ce ton manque d'expérience professionnelle ? Peut-être.

L'idée de demander de l'aide à ton père a germé dans ton esprit mais jamais de la vie. Tu avais une certaine fierté et tu ne voulais pas baisser la tête face à lui. Pourtant cette fierté a été mise à rude épreuve quand, après une dispute avec un colocataire de fortune, il t'a crié : « T'as qu'à te prostituer ! »

Oh.

Bien sûr, c'était dit comme une insulte et tu l'as pris en tant que telle mais plus les mois avançaient, plus ta situation était désespérée. Tu avais perdu des kilos et le moral. Ne plus être avec l'amour de ta vie t'avait métamorphosée. C'était une catastrophe. En tout cas, tu as fini chez quelqu'un d'autre. De moins en moins de personnes voulaient t'accepter chez eux, tu allais un jour finir dans la rue si ça continuait.

Pour autant, une nouvelle personne a accepté de t'héberger. Yusei Nekawa. C'était un ami de kendo de ton ex. Il était une star donc ça t'étonnait qu'il te reçoive chez lui – tu ne l'avais pas vu mille fois non plus étant donné qu'il semblait assez occupé avec sa vie pro – mais en même temps, c'était son très bon pote. Tu n'allais pas refuser de vivre chez lui.

Votre cohabitation était au départ assez maladroite, comme la plupart du temps quand tu commençais à habiter chez autrui. Tu ne voulais pas déranger et tu te sentais mal d'exister. Tu ressemblais à un parasite et c'était énervant.

Au début, vous ne vous parliez pas trop. C'était cordial, voire « professionnel » et tu continuais à chercher de quoi remplir tes poches sans attendre que Yusei ne remplisse le frigo. Un jour, il t'a invitée à boire avec lui. Une mélancolie se reflétait dans vos yeux. Avec l'alcool, ta langue se délit plus facilement alors tu lui as parlé de ton parcours. Tu n'osais pas le penser mais ç'avait été idiot et dangereux comme idée.

Pour toute personne normale, le risque que l'un de vous se marie avec un.e autre était la chose qui aurait refréné leur envie de venir ici.

Mais pas toi.

Non, toi, tu n'étais pas une personne normale. Tu étais brisée à ce moment-là et tu espérais que cette relation te sauve. Ton ex était devenu un père, une mère, un ami, un confident,  un amant, il était tout pour toi. Le perdre a été une déchirure des plus cruelles. Pourquoi l'Incontestable n'a pas pu voir la solidité, la force, la fraîcheur, la joie de votre amour ?

Tu voulais croire en ce système. Tu espérais que ce ne soit qu'une erreur. Une pitoyable erreur. Mais maintenant, ça faisait plusieurs mois qu'il était marié à quelqu'un d'autre. Il touchait quelqu'un d'autre. Il embrassait quelqu'un d'autre. Il couchait avec quelqu'un d'autre.

Tu n'étais plus sa seule et unique. Tu n'étais plus que son ex. Une pauvre ex qui embrassait elle-même un autre homme. Tu avais besoin d'oublier, d'oublier, d'oublier. Oublier que ta vie n'avait plus aucun sens.

Et rien ne pourrait lui en redonner sauf lui.

Tu as eu une première relation sexuelle avec Yusei. Puis une deuxième et ça s'est enchaîné. Tu faisais ça pour du réconfort mais aussi pour projeter ton trop plein d'amour pour lui à quelqu'un d'autre. Tu n'aimais pas Yusei de cette manière mais tu l'aimais bien malgré tout.

Toutefois, ça ne pansait pas les blessures correctement. Tu avais des sentiments contradictoires pour cette histoire. Tu avais l'impression de trahir ton ex-compagnon car lui, il avait une bonne raison de le faire avec un.e autre. Toi, c'était de ton plein gré. Beaucoup d'alcool quand même mais de moins en moins.

Alors tu devais partir au plus vite.

Ta recherche de travail prenait maintenant tout ton temps mais rien n'allait, tu ne gagnais pas assez et surtout, pas assez vite. Tu n'avais pas les diplômes nécessaires pour avoir un bon travail qui paye bien. Une autre idée du passé est venue te hanter : utiliser ton talent au piano.

Néanmoins, tu as vite effacé cette idée. Jamais de la vie. Tu ne jouais plus depuis des années, ton niveau a dû drastiquement baisser. Étais-tu encore capable de faire des concerts ? Tu n'en savais rien.

Tu n'as qu'à te prostituer !

Cette pensée t'est revenue comme un cheveu sur la soupe. Tu ne voulais pas. Ca serait encore pire que coucher avec Yusei. Ou pas ? Au moins, ces personnes seraient des inconnu.es... Tu ne savais pas comment ton nouvel amant gérait toute cette histoire mais toi, tu le vivais clairement très mal.

Puis, ça n'allait pas durer longtemps.

Juste le temps de trouver un logement et un nouveau travail puis adieu la vie de prostituée, non ?

Tu étais désespérée.

Tu as alors fait des recherches. La chose sûre était que tu ne voulais pas tomber dans un trafic humain et/ou être dans les mains de quiconque. Tu voulais travailler à ton compte. Tu t'es donc reprise en main. Adieu les cernes et les joggings à longueur de journée. Tu as pioché dans tes anciennes affaires et les cadeaux de ton ex pour te mettre le plus en valeur.

Tu as commencé ta vie de call-girl.

Tu le cachais à Yusei, tu ne voulais surtout pas qu'il l'apprenne. Tu t'éloignais de lui au fur et à mesure... surtout après ton premier client.

Ton premier client.

Tu avais mis des annonces un peu partout et ç'a fini par payer.

Tu ne pouvais pas l'inviter chez Yusei – et même si c'était chez toi, tu ne le voudrais pas – donc vous avez fini dans un love hotel. Tu as manqué de faire plusieurs crises d'angoisse et nausées. Tu te trouvais sale. Stupide. Dégueulasse. Débile. Tout le champ lexical de la bêtise et de la souillure. Et pourtant, tu as réussi à gagner de l'argent.

Tu as pris une douche et tu as frotté, frotté, frotté pour effacer l'odeur de cet homme. Tu ne savais pas si tu pleurais ou si c'était l'eau de la douche qui coulait sur ton visage. Quoiqu'il en soit, ça ne t'a pas empêchée de continuer.

Yusei devait remarquer ta distance et tes rentrées nocturnes. Après tout, tu essayais de pas trop t'afficher et de viser des endroits différents, allant parfois chez ton client. Tu ne lui parlerais pas des choses que tu vivais de temps en temps. Tous les clients n'étaient pas doux, gentils et ne sentaient pas tous bon. Tu revenais avec des marques parfois mais tu disais que tu étais tombée.

Tu ne voulais pas qu'il t'arrête. Tu voulais partir. Tu voulais déguerpir. Tu voulais mourir. Tu jouais une double-vie et c'était lourd pour ton moral. Te prostituer alors que tu venais d'une famille de riche était un comble pour toi. Tu avais comme idée que seules les personnes en soucis financiers le faisaient... Enfin, tu l'étais désormais. Tu n'étais plus raccrochée à ton père... Tu avais encore des bouts de l'héritage de ta mère mais pas assez pour vivre sur la durée.

Dans tous les cas, tu es un jour rentrée. Tu étais épuisée, ce client avait voulu beaucoup de choses étranges. Bizarrement, tu t'étais résignée à cette vie. Ce n'était pas celle dont tu rêvais mais encore une fois, t'ignorais pourquoi tu étais encore en vie donc franchement, tu n'étais plus à ça près.

Tu avais trouvé un logement mais il fallait encore que tu déménages et que tu l'annonces à Yusei. Tu as donc poussé la porte d'entrée et Yusei était là. Il avait une position qui puait l'embrouille. Il était énervé, voire plus. Vous vous êtes éloignés mais tu le portais toujours dans ton cœur donc tu allais t'inquiéter.

Tu pensais qu'il allait juste te crier dessus et t'insulter mais non, il était complètement gentil et compréhensif avec toi. Beaucoup trop. Il pensait que ton client tantôt te faisait chanter. Tu as simplement nié. Tu as fini par lui avouer que tu te prostituais et que tu souhaitais juste t'en aller loin d'ici.

Il ne voulait pas, craignant pour ta situation instable et fragile. Il ne te croyait pas non plus quand tu lui hurlais que tu voulais partir. Tu as fini par craquer et lui dire des saloperies. Tu ne désirais pas qu'il soit aussi doux avec toi, ça te rappelait trop ton ex. Et puis, tu ne voulais pas plus t'attacher à Yusei, ça serait le trahir, n'est-ce pas ?

Il t'a alors fixée puis t'a laissée partir.

Tu n'as plus jamais revu Yusei.

Tu perdais tous les hommes de ta vie un à un par tes bêtises. Quoiqu'il en soit, tu avais maintenant un petit appartement. Ce n'était pas le luxe mais c'était convenable. Au moins, tu avais un toit sur la tête. Tu étais totalement seule. Tu avais perdu beaucoup d'ami.es dans cette aventure.

Tu ne voulais toujours pas voir la vérité en face, te rendant compte que ta vie était une farce. Non, tu croyais toujours au retour de ton homme.

Et il est revenu.

System error.

Il t'a appelée et t'a demandé rapidement où tu habitais. Tu n'as pas refusé. Tu n'étais plus aussi heureuse de l'entendre qu'auparavant mais tout s'est évanoui quand tu l'as eu devant toi. Mon dieu, a-t-il toujours été aussi beau ? Tu as pleuré en le voyant, de joie et de soulagement. Par contre, tu ne comprenais pas sa présence. Tu n'as pas eu le temps de dire un mot que ses lèvres étaient sur les tiennes.

Tu l'as repoussé aussi sec. Non que tu ne voulais pas mais tout s'est bousculé dans ta tête. Il allait se faire exécuter ! Il t'a prise dans ses bras et t'a expliqué la situation. L'Incontestable est bugué, les mariés ne sont plus enchaînés l'un à l'autre. Tu étais si heureuse mais en même temps, tu te sentais si souillée et plus légitime d'être avec lui... Encore des sentiments contradictoires... qui se sont envolés avec un nouveau baiser.

C'était reparti pour se fréquenter.

Tu ne savais pas combien de temps tout ça allait durer donc tu allais profiter. Tu n'as pas pour autant arrêté la prostitution. Tu avais toujours besoin de vivre. Tu ne trouvais pas de travail qui gagnait assez. Tu étais tellement trempée dedans que tu ne voyais plus rien d'autre, habituée à une certaine rentrée d'argent.

Votre nouvel idylle n'a duré qu'un mois et demi avant qu'on annonce que tout ça n'était qu'un test. Que les choses allaient redevenir comme avant. La séparation a été moins violente que la première. Tu commençais à t'y faire. Tu commençais à être lasse. Tout devenait morne dans ta vie. Plus rien ne t'excitait ou te faisait plaisir. Manger était devenu une dure labeur, dormir n'était plus reposant. Rien ne l'était.

Tu continuais à vendre ton corps.

C'était sans doute de la fatigue. Même si des pensées noires commençaient à arriver en masse. C'était sans doute de la fatigue. Même si les crises d'angoisses s'enchaînaient. C'était sans doute de la fatigue. Même si tu avais constamment envie de mourir.

Et ç'a empiré quand tu as vu que ton ex était décédé.

Tu t'es effondrée sur le sol, tu ne pouvais pas le croire. C'était impossible. Pas lui. Il ne pouvait pas mourir. Il ne pouvait pas. Tu as pleuré. Tu as perdu l'amour de ta vie. Tu étais hystérique.

Tu ne comprenais rien et tu faisais maintenant un nouveau deuil. Il y avait déjà eu une épidémie quelques mois auparavant qui avait emporté certains de tes amis alors lui, c'était le comble, l'enfer, le pire.

Jusqu'au jour où on a sonné chez toi.

C'était quelqu'un portant un masque, une casquette et un sweat à capuche. Tu as pris peur mais c'était lui. Il était en vie. Il était en vie. Comment était-ce possible ?! Tu n'avais plus de larmes pour pleurer mais mon dieu, tu l'as giflé à ce moment-là. Tu as voulu lui crier dessus mais il t'a faite taire en t'amenant à l'intérieur, claquant la porte derrière lui.

Il a commencé à faire ta valise et tu lui demandais en boucle ce qu'il se passait. Tu as levé le ton et c'est là qu'il t'a annoncé qu'il y avait un nouveau bug quelque part. Il n'était plus fiché et qu'il était donc mort aux yeux du système. Il voulait donc s'enfuir de là, avec toi. Sauf que tu n'étais pas « morte », toi. Encore une fois, tu allais être séparée de lui.

Tu as poussé un long soupir et tu l'as supplié de partir. Tu savais que c'était la fin pour vous deux. Quoiqu'il arrive, tu ne pourrais jamais revenir auprès de lui. Même s'il restait au Japon, vous ne pourriez pas vous voir à cause de son mariage. Bien sûr, il ne voulait pas te laisser ici. Après tout, c'était à cause de lui que tu étais là mais tu as secoué la tête.

Pars.

Tu n'étais plus la même qu'il y a un ou deux ans.Tu n'étais plus dans cet enthousiasme trompeur. Tu étais revenue à la dure réalité. Tu t'es condamnée pour un homme avec qui tu ne pourrais jamais être. Tu aurais dû te rendre compte de cette folie mais tu ne l'as pas fait. L'amour rend aveugle et con.

Vous ne vous êtes même pas touchés pour vous dire au revoir. Tu ne voulais pas replonger donc tu l'as juste salué. Tu ne lui as pas dit tout ce que tu avais sur le cœur alors que mon dieu, tu en avais des choses à dire. Tu voulais l'accuser, l'aimer, le détester.Tout ça en même temps.

Il est donc parti. Définitivement. C'était presque pareil que s'il était mort au final mais au moins, il était quelque part bien portant – tu l'espérais du moins.

On t'a implanté une nouvelle puce. Tu n'as pas bronché à cette ordre. Tu étais fatiguée. Juste trop fatiguée pour te battre. A quoi bon ?

Trop épuisant.

Pour autant, tu as décidé de te reprendre en main après une tentative de suicide ratée. Tu as essayé de te trancher les veines puis de prendre un bain chaud mais tes plaies étaient trop superficielles pour que ça marche. Tu ne voulais peut-être pas mourir mais simplement avoir de l'aide.

Donc tu es partie faire la fête. Tu n'avais plus la fougue de tes 21 ans mais tu avais besoin de contact. Tu es sortie dans des bars, dans tout. Tu voulais rencontrer du monde – autre que tes clients - et te faire de nouveaux amis. Ton japonais s'était aussi amélioré depuis le temps, même si tu gardais encore ton accent. Ça faisait ton charme peut-être.

Tu as pu te faire de nouveaux potes mais ils ignoraient ton métier. Tu mentais en disant que tu étais serveuse. Tu servais des clients donc c'était pas vraiment un mensonge, si ? Quoiqu'il en soit, ta vie continuait.

Comme prévu, tu n'avais plus de nouvelles de ton ex, tu priais juste qu'il soit en sécurité, où qu'il soit. Tu  n'étais pas aussi triste que tu l'aurais cru. Tu étais comme anesthésiée de tout. Les seuls moments où tu revivais étaient quand tu étais avec tes potes et que tu buvais beaucoup. Tu n'étais pas alcoolique, tu faisais attention à ton argent après tout et tu ne pouvais pas sortir tous les soirs non plus.

Aujourd'hui, tu continues de remonter la pente petit à petit mais tu ne sais pas comment t'en sortir réellement. Tu ne veux plus être une prostituée mais tu gagnes beaucoup et surtout rapidement... C'est devenu ton quotidien. Toxique et malsain pour toi mais ton quotidien quand même. Tu ne sais pas comment t'en séparer tellement tu en as pris l'habitude désormais.


Physique || you're the reason i think this life might not be meaningless
Une belle femme. C'est ce que tu es. Tu prends soin de toi et tu te mets en valeur. Tu es en réalité comme le vilain petit canard. Enfant, tu n'étais pas particulièrement jolie ou mignonne mais la puberté t'a curieusement fait du bien. Tu as grandi d'un coup et ç'a modelé ton corps comme il le fallait. Tu mesures donc 1m75 pour 65 kg. Tu es grande et tu as pris ça de ton père. Tu ne le supportes pas mais c'est comme ça. Tu as aussi des doigts longs et fins dus à ta pratique au piano.

Tes cheveux sont beaucoup trop longs et tu refuses de les couper, en hommage à ta mère sans doute. Elle avait elle aussi des cheveux longs et c'était elle qui te coupait les cheveux. Tu as du mal que d'autres personnes manipulent ta longue chevelure du coup. Quoiqu'il en soit, ils sont châtains et mettent en valeur tes pupilles rouges. Modification génétique que tes parents ont choisie.

Tu ne les détestes pas tes yeux. Tu les adores même. Tu trouves que ça rehausse ton regard et l'accentue. Bref, tu es satisfaite de ton apparence. Tu n'as pas un manque de confiance en toi sur ce point-là... même si tu te trouves sale pour ce que tu fais et ton image peut en prendre un coup. A cause de cette sensation de souillure, tu n'oses pas trop toucher les gens que tu aimes. Tu es pourtant assez tactile, ayant besoin de ça pour montrer ton affection.

Alors tu te limites. Tu te retiens. C'est dur mais c'est comme ça, tu essayes de travailler sur ce point-là.

Ton hygiène de vie n'est pas saine non plus. Si on oublie les risques de ton métier de base, tu bois sûrement en excès dès que tu le peux. Tu fumes encore, même si tu as diminué ta dose curieusement. Tu ne manges pas ou dors correctement. Tu fais beaucoup d'insomnies et tu développes de plus en plus de l'anxiété. En effet, il t'arrive de faire des crises d'angoisse sans aucune raison.

Tu devrais sans doute voir quelqu'un mais tu t'efforces à nier la gravité de ton état.

Ca va passer.

C'est ce que tu te dis à chaque fois. Ca va passer. Ca va s'arrêter tout seul. Tu ne veux pas voir de psychologue, psychiatre ou tous ces gens-là. Tu n'es pas prête. Pas prête à parler ou à te confronter à ton mal-être. Tu es encore fragile en réalité, même si tu le caches derrière un masque.

Tu caches aussi tes cernes derrière du maquillage. Tu ne sors pas sans être maquillée. Déformation professionnelle. Tu te dois d'être parfaite à tout moment, en tout cas à tes yeux. En même temps, ça aide pour ton moral. Tu ne veux pas particulièrement séduire – sauf en cas de client - mais juste te faire plaisir et être présentable. Ton style vestimentaire est plus dans le moulant et le sexy. Tu t'es toujours habillée comme ça car tu aimes ça.

Ca dérangeait ton père ou certaines conquêtes mais tu t'en fichais... et tu t'en fiches toujours aujourd'hui. Selon toi, tu as perdu le contrôle de ton corps en te prostituant donc c'est aussi une manière de te le réapproprier.

Tu te balades toujours avec les mêmes boucles d'oreille que ta mère t'a offertes. Tu ne les mets pas spécialement en valeur mais tu aimes les porter. Sinon, tu aimes accessoiriser tes tenues, pour être à la pointe de la mode. Tu as en réalité les moyens d'acheter des choses chères – ou de demander un client de te l'acheter pour toi – mais tu es trop économe – ou radine – pour le faire.

Caractère || you know i'm not selfish but me, me
On pourrait dire que tu n'es plus que l'ombre de toi-même mais ça serait mentir. Certes, tu n'es plus aussi lumineuse qu'auparavant - tu es devenue plus amère – mais tu as juste grandi et mûri. La fougue et la folie de la jeunesse ne coulent plus dans tes veines. Non, maintenant, la réalité y coule à flots... même si tu es encore dans un parfait déni. Tu sais au fond de toi que tu as merdé mais tu ne veux pas l'admettre.

Tu n'es plus autant sanguine mais tu as gardé ton fort caractère. Franche, tu n'as pas du tout ta langue dans ta poche. Tu n'es pas agressive mais si on te cherche, on peut te trouver. Tu es honnête et spontanée, peut-être trop. Tu ne réfléchis pas toujours à tes actes avant d'agir, préférant suivre tes pulsions plutôt que ta raison. Ça t'a perdue aujourd'hui donc tu essayes d'être plus raisonnable. Après tout, tu es une passionnée. Quand tu t'impliques dans quelque chose, c'est toujours à fond.

Sans doute trop.

Avec toi, c'est toujours démultiplié. Tu aimes plus fort, tu vis plus fort, tu détestes plus fort. On te dit alors hypersensible et émotive. Tu pleures souvent, à chaudes larmes. Tu es un véritable ruisseau quand tu éclates en sanglots. Malgré tout, tu tentes de ne pas trop pleurer devant n'importe quel public. Tu n'aimes pas afficher ta faiblesse, tu n'aimes pas les regards de pitié, tu détestes qu'on te prenne de haut.

Ta colère aussi est brûlante. Encore une fois, tu t'es calmée avec les derniers événements qui ont marqués ta vie mais quand tu es enragée, il vaut mieux s'écarter et se taire. Ton anglais va ressortir et des immondices vont être crachées de ta bouche. Tu penses rarement ce que tu dis quand tu es énervée mais les faits sont là.

Tu n'es pas une mauvaise personne, tu le jures.

Tu as juste trop de blessures et de plaies mal cicatrisées. Tu n'en veux pas au monde entier, tu ne souhaites pas non plus qu'il disparaisse. Tu aimes la vie mais elle t'a trahie plusieurs fois. Tu ne comprends pas ton but ou ta raison d'exister. Tu as déjà intenté à tes jours mais c'était presque pitoyable comme tentative.

Tu ne veux pas mourir, tu l'as compris ce jour-là.

Le problème avec tes émotions décuplées est que tu es aussi sacrément empathique. Tu ressens aussi celles des autres et les comprends avec une certaine facilité. Pour autant, tu n'en tiens pas toujours compte. Tu peux devenir impitoyable et manipulatrice si la situation l'exige. Si ces informations te servent pour arriver à tes fins, tu les utiliseras.

Ton autre défaut est que tu as un soucis d'organisation. Au lieu de faire des priorités claires, tu préfères butiner de fleur en fleur, là où ça t'intéresse. Bien sûr, tu arrives à maîtriser ce côté électron libre quand ça sent le roussi. Sinon, tu vas aller là où tes envies résident et oublier encore ta raison.

Pourtant, tu n'es pas bête.

Juste impulsive et instinctive – enfin, ton instinct te dit souvent de la merde quand ça concerne l'amour. Ah. L'amour. Un gros morceau dans ta vie, hein. Un énorme bout qui a gaspillé de nombreuses années – tu veux pas l'admettre. Tu n'es pas si romantique que ça. Tu ne détestes pas ça mais tu n'es pas particulièrement fleur bleue.

Tu as besoin de combler un vide et tu le fais par l'amour d'autrui. Ce n'est pas sain, tu le sais mais comme toujours, tu refuse de l'admettre. Tu cherches quelqu'un qui pourrait être tout à la fois, comme ton ex. Tu souffres de dépendance affective et ça t'effraie quand c'est pas lui.Tu ne veux plus t'attacher et perdre de nouveau. Tu as déjà perdu ta famille, tes amis, lui, Yusei. Trop de monde.

Tu ne veux plus perdre quiconque.

Tu privilégies les relations superficielles. Avec tes amis, tes clients, tout le monde. Tu ne t'ouvres pas, tu n'es pas vulnérable. Pas assez. Si quelque chose te brise, tu préfères souffrir seule et en silence plutôt que de le confier à quelqu'un. Avec les hommes, c'est pire. Le traumatisme dû à ta rupture forcée est encore présent. Tout ça n'est pas aidé par ton travail, ta relation avec ton père, Yusei.

Sinon, niveau sexe, tu as maintenant un rapport plus étrange avec.

C'est devenu professionnel, froid, automatique. Tu n'as pas couché pour le plaisir depuis des années. C'est bizarre maintenant. Ca deviendrait peut-être une déformation professionnelle. En vendant ton corps, tu t'es forgée une autre personnalité. Plus désinhibée, plus lointaine. Parfois, tu joues la comédie. Un faux rire par-ci, un faux orgasme par-là.

Tu es devenue une actrice en plus d'une prostituée. Tu dois faire plaisir à tes clients et tu es prête à tout pour qu'ils lâchent le plus gros billet possible. Tu n'es pas accroc à l'argent ou vénale mais ta période sans domicile fixe t'a profondément marquée. Tu as peur d'être sans le sous du jour au lendemain, une raison de plus pour ne pas savoir s'arrêter.

Aussi, tu as un don pour le piano et la musique. Tu t'en es détachée depuis le décès de ta mère mais ça fait partie de toi. Même si tu veux les fuir, tu regardes fixement les pianos quand tu en aperçois. Tu hésites toujours à en jouer mais tu y renonces chaque fois au dernier moment. C'est ton passé tout ça, tu peux plus revenir en arrière selon toi.

Parlons ensuite de ton avis sur l'Incontestable. Ha, l'Incontestable. Tu as une relation compliquée avec. Au départ, tu ne t'y intéressais pas trop. Tu voyais passer des journaux qui en parlaient péjorativement mais sans plus. Quand ton ex t'en a parlé, tu étais convaincue que cette machine allait finalement faire des miracles et que le concept était merveilleux.

Après tout, si tu es avec la personne de ta vie, c'est génial, non ?

Sauf que tout éclate quand l'amour de ta vie est marié à quelqu'un d'autre. Tu n'as pas compris et cette incompréhension s'est transformée en mécontentement. Tu ne peux juste pas t'avouer que cet homme n'est pas la personne de tes rêves, la personne qui t'est la plus compatible. C'est impossible, n'est-ce pas ? L'Incontestable a dû se tromper. Malgré tout, à choisir, tu serais plus contre le système désormais mais pas pour son côté absolu mais juste parce qu'il n'a pas répondu à tes attentes.

Puisque oui, tu peux être assez égoïste et capricieuse.

Tu as appris avec le temps à privilégier ton bonheur plutôt que celui des autres. Tu t'en fous pas non plus mais à choisir, tu prendrais le tien. Tu ne veux pas te retenir à cause des autres. Tu n'es pas la plus grosse égoïste mais ça peut arriver que t'oublies le monde pour ton propre confort. Ca arrive même que tu n'agisses pas sur une situation pourtant désastreuse tant que ça ne te dérange pas.

Or, tu te soucies des autres. Ah la la, c'est compliqué tout ça. Tant que tu ne mets pas ton bonheur ou ton bien-être en péril, tu peux bien aider les autres. Malgré tout tes défauts, tu gardes un bon fond. Tu culpabilises facilement donc tu peux aisément t'excuser pour une faute commise. Tu n'aimes pas manipuler mais tu enfouis tes sentiments pour accomplir ce qu'il doit être fait.

Tu es aussi assez taquine et joueuse. Tu aimes rire et t'amuser. On pourrait presque dire que tu ne te prends pas la tête... enfin, c'est ce que tu aimes croire. C'est ta manière d'aller mieux malgré toutes tes blessures. Bien sûr, tu as des rechutes et tu as parfois du mal à sortir de ton lit mais c'est pour le moment gérable.

Pour le moment.

Enfin, tu es devenue lasse. Ce n'est pas au point où tu t'en fous de tout mais tu essayes de faire en sorte que les choses te touchent moins qu'auparavant malgré ton hypersensibilité. Tu n'as pas froid aux yeux et tu dégages une certaine désinvolture insolente.

— Just Married —

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Je passais par là, quel hasard i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 1518348080 rebienvenue, hâte de voir ce que ça va donner ** ♡ j'attend ma lecture i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 1620036270
Lisalisa

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Je voulais être la prems i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 2310585803 i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 2310585803

BON QC NOAHCHISHI i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 1984817200 et mets moi vite ce bel avatar !!

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i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams CjjIPFG i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams UlmRG6s i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams NlRYT1U i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams NwQ16ft
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Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Leonore Mizutaka
Autre: Je piapiate en : #CC4E5C
Et Bien!!! J'ai très envie de te lire vue notre discussion ♥

Tellement hâte de découvrir ton avatar, ton perso en détail et puis la suite ensemble en rp avec notre lien ^^
Je t'attends avec impatience mon petit sucre.

Re bienvenue officiellement avec ton énième perso :D
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Époux/se : Célibataire.
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Michi > Oui, oh la la, quel hasard MDRRR Oui, ça va arriver ma douce, t'inquiète. TU L'AURAS TA LECTURE POUR TON TRAIN MDR

Ariri > Ah merde, bah déso i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 3182035657 SI JE FAIS UN CC, JE TE PREVIENS (bon, je vais pas m'emballer lô mdr) JE L'AI MIS, JE L'AI MIS. J'espère qu'il sera à ton goût i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 3912395661

Reikou (Edit : j'ai changé, j'ai changé) > Zouiii, j'espère qu'elle va te plaire et que ça va pas te faire fuir MDR

Vous en faites pas, je poste tout demain ! j'ai pas encore fini la fiche à l'heure où j'écris ces mots mais bientôt, bientôt mdr
Sexy Miss of Harmony

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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Magoichi Fuma, un homme merveilleux
Autre: Je viens d'un monde que tu ne connais même pas
Hehe trop cool l'ava ; j'approuve complet le choix du perso O/
Bon courage pour la fiche ^^
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : ★
Autre: #0066ff
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Le doux Moon ♥
Autre: #FBD14B, aussi lumineux qu'le soleil
C'EST QUOI CETTE FICHE TOUTE VIDE LÀ ??! i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 501520050

En tout cas, rebienvenue avec ce QC, bon courage pour la rédaction, j'ai trop hâte de te liiiiire i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 1984817200

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Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Canadienne paumée au Japon parlant l'anglais et le japonais avec un accent plus ou moins prononcé.
Ali > Merci i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 501520050 J'ai galéré à trouver un truc qui me convenait (Heather n'a pas cessé de changer et de vieillir) donc pfiuh, contente d'avoir trouvé et que ça plaise !

Michiru > i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 3303333686

Jûzô > CA ARRIVE MDRRRR Je me relis là, pour voir les fautes et les trucs à rajouter ! donc ça devrait bientôt être postée, vous inquiétez même pas 😌
Lisalisa

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désinhibé - désinhibée i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 1518348080

Sinon rien à dire. i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 3998388675 Ça se lit tout seul, on espère juste que Heather va retrouver le bonheur et sortir de cet enfer. i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 367806265
Bonne aventure avec ce QC !!

Pré-validation par Arisa
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

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Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams Ld7d
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i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
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i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 1EPYLUw
i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
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Merci Oz ♥️:
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Je suis: anti-Incontestable.
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WOOOOW, MERCI BEAUCOUP 😭

Toute mon angoisse est redescendue maintenant, je peux mourir en paix i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 3912395661 (J'ai corrigé la faute Ariri i hate u. i love u. dont go. i know. || Heather Williams 3303333686)

ENCORE MERCI, MERCI, MERCI 💛
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