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Sexy Miss of Harmony

Messages postés : 232
Inscrit.e le : 06/09/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Magoichi Fuma, un homme merveilleux
Autre: Je viens d'un monde que tu ne connais même pas
PARTIE 1
"Plus rien ne sera comme avant"
ft Sanaé Klein (PNJ)

[FLASHBACK DU 15 AOUT 2111]

« Salut Aliyah, comme tu t’en doutes, c’est encore moi. Tu sais, celle qui te sert de sœur jumelle… On ne s’est pas revues depuis l’enterrement de papa et je voulais savoir comment ça allait. Tu pourrais au moins me répondre non ? »


[FLASHBACK DU 22 SEPTEMBRE 2111]

« C’est encore moi, Sana’. Ca doit faire le dixième message que je te laisse depuis des semaines et tu n’es toujours pas fichue de me répondre. Merde, tu sais que ça me fait souffrir ! Ça doit bien te faire souffrir non aussi à force ? Réponds Ali’… Et au fait, je suis allée voir ton concert au Umeda Arts Theater. J’étais sur Osaka, j’en ai profité et c’était dément, vraiment. »


[FLASHBACK DU 8 DECEMBRE 2111]

« Félicitations pour ta fin de tournée ! Oui j’ai appris ça grâce à un de tes musiciens – il me suit sur instagram. T’es vraiment têtue quand tu t’y mets hein… Ecoute Aliyah, pourquoi tu ne veux pas que l’on enterre la hache de guerre ? Je te demande pardon si je t’ai blessé à de nombreuses reprises… Mais on n’a qu’une vie, je souffre que tu ne répondes pas à mes messages, ni à mes appels. J’ai l’impression d’avoir un fantôme en face de moi et je me sens mal après. N’est-ce pas aussi ton cas ? »


[FLASHBACK DU 22 DECEMBRE 2111]

« Vas-y tu me gaves avec tes trente-six messages là Sana’… »

« Whaou ! Ma sœur daigne enfin me répondre ! Ca t’a pris tout ce temps ou quoi ? Tu réfléchissais à ce que tu comptais me dire ou c’est autre chose ? Est-ce que tu vas me dire pourquoi tu en as encore après moi ? Et ce depuis le big bang kiss… Je sais bien que l’on a perdu maman qui était en fonction ce jour là mais merde, je t’ai fais quoi pour que tout d’un coup, tu coupes les ponts avec moi ? »

« En fait t’es pire que moi niveau aveuglément. Tu sais quoi ? Là, je n’ai pas vraiment le temps. T’as qu’à me rejoindre à Yoyogi le 25, à 10h. Je ne suis pas non plus aussi insensible que tu ne le crois, pour te laisser seule, le jour de Noël. Oublie pas de te grimer la mannequin ; ce serait ennuyant que la presse nous épie et sache que l’on est jumelles. »

« T’en fais pas Ali-toujours-grognon, je n’ai pas oublié. Oui, après tout, c’est mieux que personne ne sache la vérité. Les sœurs ennemies hein… »

« Appelle moi encore une fois par ce surnom, je te fais bouffer ton mascara par le nez. »

« Que de violence, comme toujours… Bref, à mercredi. Je t’aime quand même hein, tu le sais j’espère. »


[FLASHBACK DU 25 DECEMBRE 2111]

10h du matin, je me les caille et je suis au lieu de rendez-vous indiqué où je suis censée retrouver ma sœur jumelle, que je n’ai pas vu depuis un bon bout de temps. Elle est vraiment aveugle pour ne pas voir que je suis toujours en colère contre elle, pour avoir mis sa vie en danger pendant le big bang kiss ? Tin, dans le couple, c’est moi qui aime le danger, pas elle ! Okay, sur une échelle de 1 à 10 en terme de détestation de l’Incontestable, je dois être à 7 et Sanaé à 8… Mais il n’empêche ! Même si je suis contre cette machine à la noix, je n’avais aucune raison de participer à cet événement puisque je ne me sentais absolument pas concernée. Je suis déjà en colère, grognon dès le matin alors que je l’attends, tapant du pied contre le sol. Dépêche Sana, je commence à crever de froid là de faire du surplace. Je finis par enfin voir une silhouette fine, cheveux mi-long marron grâce à la perruque et lunettes. Ouais, là, on dirait vraiment Sana et moi quand on était jeunes… Manteau qui a l’air de coûter un bras et toujours aussi bien habillée, avec son petit béret couleur crème.

« Ali’ ! Je suis vraiment contente de te revoir, tu sais ! »

« Oui… Oui je sais, moi aussi… »

Etais-je réellement contente de voir ma sœur après tout ce temps ? Au fond de moi, oui sans doute un peu quand même. Elle me prit dans ses bras sans que je ne m’y attende, et je lui proposais ensuite de marcher tout en discutant.

« Vraiment Sana’, tu crois sincèrement que l’on peut tout reprendre à zéro, comme ça toi ? »

« Pourquoi pas ? On est censées avoir grandi Ali’, depuis ce temps non ? Ou alors, il n’y a que moi qui ai réellement mûri. »

« Toi… Ouais c’est ça, toujours toi. Depuis que l’on est gamine, toi t’es toujours parfaite. Toujours meilleure que les autres. »

« Attends, t’es sérieuse ? Tu veux vraiment qu’on s’engueule ? Et toi alors ! Tu penses que ça a fait plaisir aux parents, que ça m’a fait plaisir quand tu t’es retrouvée en prison pour mineurs ?? Je me suis retrouvée seule du jour au lendemain ! Et les parents qui ne voulaient plus te parler… T’es une putain d’égoïste de première, mais ça tu le savais déjà non ?! »

Elle a envie qu’on se fighte décidément. Aucun problème, qu’elle soit ma sœur ou pas, ça ne m’empêchera pas de la frapper si elle commence à me souler un peu trop. Lassée et sans doute un peu trop énervée, je la choppais par son col tout en plongeant mon regard dans le sien. Sanaé sait très bien de quoi je peux être capable, surtout le matin quand je ne suis déjà pas d’humeur. Je n’aime pas du tout son ton, mais alors pas du tout. Seulement, si on se bat ici, qu’il y a des journalistes, ou même de potentiels followers d’une de nous deux… Ca risque de poser problème. Les sœurs ennemies, filles de l’ancien ambassadeur de Norvège, ah quelle réussite vraiment ! Sans rien dire, je finis par la lâcher avant de commencer à partir. Laissant quelques mètres entre nous deux, avant de me retourner subitement.

« On va aller régler ça, comme toujours, de la même manière. Et pas de triche, on est bien d’accord. »

« Ah, je ne te promets rien ; tu sais bien que je ferais tout pour gagner. »

Vous mettez deux mauvaises perdantes dans une pièce, avec un jeu vidéo type Mario Kart, vous pouvez être sûr que ça se termine en règlement de compte verbal, voire physique, les trois quarts du temps.
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PARTIE 1
"Plus rien ne sera comme avant"
ft Sanaé Klein (PNJ)

Nous rentrâmes dans une salle d’arcade que je fréquentais pas mal, quand j’étais un peu plus jeune et je lui proposais que l’on se fasse un défi sur un jeu musical. Je suis quasiment certaine qu’il n’y aura pas de triche comme ça. Oui je sais, c’est assez débile comment nous réglons nos conflits, mais c’est disons, le meilleur moyen pour nous, de ne pas tout de suite s’étriper non plus et d’envoyer l’une ou l’autre à l’hôpital. Ce serait assez gênant quand même puisque nous faisons partie du domaine de l’image et celle-ci doit être toujours parfaite. Je n’ai jamais appris à Sanaé la meilleure manière de se battre, il faut croire qu’elle aussi a pris des cours ou je ne sais quoi. On pourrait tout à fait faire un petit combat de boxe pour en finir rapidement, mais où est le plaisir d’écraser sa sœur à un jeu vidéo après ?

« Ce jeu, je suis certaine que tu ne pourras pas tricher Sanaé. Un jeu de danse, comme tu les détestes. »

« Hé ! Ce n’est pas juste ! Tu prends tout de suite les jeux où tu te sens la plus forte. Je te connais par cœur Ali’. »

« Rappelle-toi, je ne suis qu’une égoïste de première après tout. Ce serait grave si tu ne me connaissais pas Sana hein… On est jumelles après tout. »

Bien que je me demande parfois si elle me connait réellement mais bon. Cette phrase m’avait complètement blessé, même si malheureusement, c’est un peu vrai. Je sais que j’agis presque toujours en fonction de ma personne. Mais il arrive tout de même que je pense aux autres. J’ai tellement été déçue par pas mal de personne, que je me suis créée cette bulle où je ne laisse rien transparaître, m’étant renfermée sur moi-même, quitte, oui à devenir une grande égoïste. Je me protège juste et j’ai l’impression que ma propre sœur a du mal à le voir ou à le comprendre. Je ne peux pas lui en vouloir, puisque d’une certaine manière, elle aussi s’est enfermée dans son monde. D’ailleurs pour ça qu’on a du mal à se comprendre, à être d’accord sur des choses même insignifiantes.

Une fois devant le jeu en question, je mis de la monnaie avant d’enlever mon manteau pour être plus à l’aise. Je porte un jean noir avec une écharpe à carreaux rouge et noir en guise de ceinture. Un polo blanc pour compléter le tout. La soeurette fait de même et pose ses affaires à côté : slim blanc avec des bottines noires et chemise blanche/or d’un grand couturier. Mademoiselle je me la pète car je défile pour de grands noms de la mode. Vu le salaire que j’ai, je pourrais tout aussi bien m’acheter des pièces de grands couturiers mais là, je me ferais concurrente directe ! Il est donc bien entendu hors de question que je m’achète du Dolce & Gabana, Chanel ou encore Yves Saint Laurent, pour ne citer qu’eux. Je me place sur le jeu avant de regarder ma sœur avec un air de défi dans les yeux. Le même regard en échange, nous commençons alors le jeu sur une musique plutôt enflammée. C’est bien entendu fait exprès. Les esprits commencent à s’échauffer des deux côtés après plusieurs parties où nous faisons du ping-pong en termes de résultats.

« Tin tu fais chier Sana’ ! »

« Et toi alors hein ?? Toujours à proposer des jeux pourris ! Et ce n’est pas de ma faute ! »

« Tu veux qu’on se batte c’est ça ? Je serais ravie de te refaire le portrait hein. »

« Et moi donc ! Moi aussi je sais me battre hein. »

« T’inquiète, ma main gauche s’en souvient encore. »

Nous regardant en chiens de faïence pendant plus de trois minutes sans rien dire. Il faut dire qu’il y a un sacré orage entre nous deux-là, à ce moment précis. Comme si c’était ma faute que la chanson coupe au moment où je suis en train de gagner !

« Dommage que je ne puisse pas réellement te foutre une raclée, ton employeur m’en voudrait sans doute à vie si tu devais être arrêtée pendant quelques jours à cause d’un œil au beurre noir et d’une arcade cassée. Au secours, le visage de mon mannequin a été abîmée par sa sœur maléfique ! Je vais lui faire un procès puisque c’est comme ça. »

« Pffeuh, quant à moi, je n’en ai rien à faire si ton prod’ te pète un scandale parce t’as une arcade cassée. »

Je sifflais tant je ne m’étais pas doutée que Sanaé était devenue comme ça. Où est passée la sœur qui quand nous étions petites pleurait si souvent que je devais chanter pour l’apaiser ? Et où est passée la sœur qui a bien plus d’humanité que moi ? Ce n’est pas ma sœur que j’ai en face de moi, un remake du dragon que je peux être, quand je suis noire de colère.

« Belle répartie chère sœur, je dois dire. Je ne m’y attendais pas du tout venant de ta part. »

« Ho, je peux donc encore te surprendre ? C’est bon à savoir. Bref, ça fait deux heures qu’on joue, qu’on se tire dans les pattes. On ne pourrait pas aller manger un morceau et discuter ? Comme deux adultes responsables, si tu vois ce que je veux dire Aliyah. »

« Va pour aller manger un morceau. C’est Noël après tout… Au restaurant du Hilton de Ginza ? »

« Hum ça me va oui ! Mais d’ailleurs, tu ne fêtais pas Noël avec tes musiciens et ton prod’ ? Je me suis demandée sur le trajet pourquoi ce jour précis. »

« Ne va pas te faire des films, toi. Cette année on l’a fêté le 24 au soir, c’était déjà prévu comme ça pour que l’on soit libres sur le jour de noël. »

« Mouais, mouais, mouais… Avoue, tu t’attendais quand même à ce que je débarque et t’as eu peur alors tu t’es dit qu’il fallait que ton 25 soit libre et comme ça, je ne verrais pas tes musiciens, ni ton prod’. »

Mais qu’elle m’exaspère celle-là à toujours comprendre tout de suite ce que je peux bien penser. Suis-je aussi prévisible que ça ?? Et il est hors de question qu’elle aille déverser son venin sur ma personne à mes musiciens et à Tom. Même si ce dernier est au courant que j’ai une sœur jumelle, car il l’a déjà vu et malgré tout, il en a entendu parler – fait des recherches même – je ne voulais pas l’avoir dans les pattes ce jour bien spécifique. J’ai enfin réussi à avoir une famille et à trouver ma place ; certes, nous sommes une famille dysfonctionnelle mais je suis à ma place dans celle-ci et il est hors de question que Sanaé vienne tout foutre en l’air. Oui, il fait partie aussi de ma famille, on partage le même sang, mais pour l’instant, c’est difficile de dire que l’on est une vraie famille toutes les deux. On est tellement différentes l’une de l’autre en plus de ça… J’aurais peur qu’elle vienne mettre le bazar dans la famille que je me suis composée.

On finit par prendre un taxi, plus simple et on a les moyens ; pourquoi donc se priver. Celui-ci nous emmène au Hilton de Ginza. J’en ai profité dans la voiture pour faire une réservation dans le salon VIP du restaurant, afin que l’on soit à l’abri des regards. Comme c’est très rare que nous nous voyons, et que nous sortons ensemble dans un lieu public, les quelques curieux iront sans doute juste se dire que ça va parler business. Ce n’est pas rare en tout cas. Comme nous sommes grimées, on pourrait juste dire que nous sommes deux amies de la haute sphère qui vont déjeuner ensemble. Ma sœur n’a pas besoin en temps normal de se déguiser un peu, c’est juste que comme personne dans les médias ne sait que nous sommes sœurs, c’est une sorte de garantie pour moi. Enfin, si on nous mettait toutes les deux sans nos déguisements, côte à côté… On pourrait déjà croire que nous ne sommes pas du tout sœurs. Sauf qu’il y a un détail qui ne trompe pas : la forme du visage, ainsi que les yeux, le nez et la bouche. On a exactement le même visage ; pour le reste, bien heureusement, on a chacun nos styles. Mais il vaut mieux être prévoyante, quitte à être parano même. Et une fois arrivées, nous partons en direction du restaurant, nous sommes accueillies par un serveur nippon, plutôt sympathique qui nous amène vers le salon. Comme c’est opaque – nous avons une sorte de petite salle rien que pour nous, nous pouvons nous relâcher et enlever nos déguisements pour que ça paraisse plus naturel.
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PARTIE 1
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ft Sanaé Klein (PNJ)

Nous voici attablée toutes les deux, l’une en face de l’autre et la tension est encore assez omniprésente. Oui, si je présente réellement ma jumelle à mes musiciens et à Tom, certainement qu’ils verraient que nous sommes sœurs, tant nous nous ressemblons sous les couches de coloration/décoloration. Je jette un rapide coup d’œil sur le menu, Sanaé fait la même chose et nous commandons par la suite. Comme c’est un restaurant un peu haut standing, nous avons plusieurs choix de haute gastronomie. Cuisine Kaiseki pour la gastronomie japonaise ; ce qu’on fait de plus raffiné, ou bien alors de la gastronomie française. J’ai personnellement opté pour un Kaiseki car ça fait bien longtemps que je n’en ai pas mangé ; précisant au serveur de faire attention à enlever tous types de noix. Normalement, il n’y en a pas mais sait-on jamais. Je préfère être insistante là-dessus pour ne pas me faire avoir. Ma sœur prend aussi un Kaiseki… On a quasiment les mêmes goûts, sauf qu’elle au moins, elle n’est allergique à rien. Le serveur repart avant de nous amener un cocktail alcoolisé maison et la jeune femme en face de moi, le décline et en demande un non alcoolisé. Hum… Je ne savais pas qu’elle ne buvait pas. Fin, en fait, maintenant que j’y repense, ah oui c’est vrai qu’à nos quelques repas, elle ne prenait jamais d’alcool. Brave fille, va. Je devrais peut-être m’ouvrir un peu plus à elle et m’intéresser un peu plus à ce qu’elle fait. C’est vrai que je suis complètement égoïste sur ce coup-là mais bon… Je sirote mon cocktail tout en la regardant avec des yeux neutres. Je ne laisse rien paraître sur ce visage froid qui est le mien.

Nous nous regardons en silence pendant de longues minutes, chacune à siroter sa boisson et c’est le serveur qui nous sort de notre torpeur, en nous amenant nos plats Kaiseki. Une multitude de couleur, très bien présentés, comme toujours. J’ai pris un kaiseki avec du canard pour ma part, et elle avec du bœuf gyudon. Les meilleurs Kaiseki selon mon point de vue. Lui souhaitant bon appétit, je commence à manger. Peut-être devrions-nous juste parler de la pluie et du beau temps, ou d’un autre sujet que ledit sujet brûlant qui perce mes entrailles un peu plus chaque jour. Mais j’ai peur qu’en parlant de tout et de rien, en parlant de nos métiers, de nos ambitions, nous arrivions encore sur ce terrain extrêmement glissant. Quand on était petites, on n’avait pas besoin de mots pour comprendre ce que l’autre voulait dire, ou simplement pour se comprendre. En grandissant, de part nos actions, on a mis un fossé, j’ai mis un fossé avec elle et on n’arrive plus du tout à parler calmement, sans que l’on n’en vienne à des paroles blessantes, voire plus. Tandis que je déguste tranquillement mon canard en mode gyudon de mon Kaiseki, Sanaé vient m’en piquer un bout pour goûter avant de me tirer la langue. Par vengeance, je viens lui prendre un bout de son gyudon de bœuf et je me surprends à rire de cette situation. Merde ! Depuis combien de temps, il ne m’était pas arrivé de rire avec ma sœur jumelle pour une chose aussi insignifiante que celle-ci ?... Je n’ai jamais d’humour, tout le monde le sait et là, avec elle, c’est simple.

Mais je reprends assez rapidement mon air sérieux parce que c’est celui que j’arbore toujours. Le silence est quelque peu pesant mais finalement, il me va bien. Je peux plonger dans mes réflexions tranquillement, sans me faire interrompre inutilement. Mais bien sûr, le silence ne dure jamais assez longtemps. Les choses ne sont pas faites pour durer, c’est bien connu. Si je devais décrire ma sœur jumelle en quelques mots, je dirais que c’est une jeune femme tout aussi solaire que moi, un peu trop solaire parfois d’ailleurs. Je suis entrain de réfléchir mais en fait, je me rends compte que l’on est quasiment pareilles ! Deux mauvaises perdantes, deux femmes qui peuvent s’emporter très facilement, deux putains de perfectionnistes et deux égoïstes… Ho merde… On est vraiment jumelles hein ? La seule chose qui change entre nous deux, c’est qu’elle sait ce qu’est être une véritable amie, une confidente et malgré que l’on peut baigner dans la violence toutes les deux… Jamais elle ne l’utilise pour réellement faire du mal ou par simple plaisir. C’est une femme modérée contrairement à moi, et elle fait toujours des efforts pour que notre relation aille mieux alors que moi, je n’en fais aucun, je le sais. Sanaé ne sait pas que je suis jalouse d’elle car elle a toujours su mieux s’intégrer que moi dans la société. Je ne lui en ai jamais parlé… Fin, en fait, c’est aussi pour ça que je nous ai réunies. Parce qu’il va bien falloir qu’un jour, on crève l’abcès entre nous deux. Je prends moi l’initiative pour une fois… Je sais que la situation la fait souffrir, elle me fait souffrir tout autant, si bien que je prends mon plaisir chaque fois que je peux aller déverser ma colère sur quelqu’un…

« Je voulais te dire… »

« Je voulais te dire… »

« Hum non toi d’abord Sana’ »

« Non, vas-y Ali’, ce n’est pas souvent que tu veuilles me parler donc je t’en prie. »

« Hum… Bon okay. Fin tu te doutes que c’est difficile pour moi, ce genre d’exercice… »

« Je le sais, même petite… Tu me disais les choses pour que je les répète aux parents ou aux professeurs car tu ne voulais jamais parler en public. Pourtant, tu arrives à bien communiquer avec ton producteur, tes musiciens non ? »

« Ce… Ce n’est pas pareil. On a appris à s’apprivoiser, à se connaitre et j’ai fais pleins d’efforts pour ça. Mais encore une fois Sana’, tu me connais. Je n’aime pas les trop longs discours, donc laisse moi juste te dire ce que j’ai sur le cœur, avant de changer d'avis. »

« Oui pardon, je t’écoute attentivement, promis. »

« Ahem… J’ai pensé qu’on pouvait essayer de crever l’abcès de ces dernières années… Je t’en veux pour une chose principale soeurette. Ta participation au Big Bang Kiss. J’ai cru te perdre à tout jamais ce jour-là. Nous avions déjà perdu notre mère, et toi en bonne effrontée que tu étais, tu y as quand même participé. Et pour finir avec une cicatrice disgracieuse sur le visage. Ca m’a clairement fait beaucoup de mal et je t’en veux toujours pour ça. »

Je suis assez rancunière, enfin surtout avec ma sœur, faut croire. Je lui ai dis le fond de ma pensée, en fait, je ne veux pas non plus aller dans de trop grandes explications et lui dire combien je la jalouse, elle la grande prêtresse qui a su se faire une place dans ce monde, mieux que moi. On dirait moi et Rei en fait. Rei qui est constamment jalouse de moi ; fin en même temps, contrairement à elle, je bosse. Et Sanaé bosse aussi, je ne remets pas en question cela, mais… Dans certains domaines, elle a beaucoup plus de facilités que moi comme : pour se lier d’amitié, parler en public en étant sûre d’elle, écouter quelqu’un parler de ses problèmes, la conseiller. Elle est un peu trop parfaite en tant que femme équilibrée. Elle a toujours été très sociable, s’entourant de plein de monde, contrairement à moi. Sanaé ne cherche jamais les ennuis comme moi je peux le faire. Je sais qu’elle a fait pleins d’efforts quand nous étions jeunes, pendant que j’étais en centre de détention pour mineurs, pour venir me voir quand j’avais le droit aux visites, ou pour essayer de rattraper le coup auprès des parents. Mais… Ca n’a servi à rien. Maman ne m’a plus jamais regardé, ni adressé la parole et papa… Ah ce bon vieux père, on a bien réussi à s’entendre sur la fin de sa vie mais je savais qu’il m’en voulait toujours et qu’il avait du mal à être bienveillant et clément envers moi. Je sais que Sanaé a été sa fille la plus « méritante » et dont il était fier car elle ne causait pas de problème, et pour son image d’ambassadeur de Norvège… Bah valait mieux quoi. Les médias savent que son père était l’ancien ambassadeur, alors il arrivait qu’elle pose souvent avec lui lors de photos officielles. Moi personne ne le sait sauf Tom et mes musiciens. Il vaut mieux que ce soit comme ça ; que personne dans les médias ne sachent que je suis aussi la fille de l’ancien ambassadeur de Norvège. Ca pourrait se retourner contre moi, mais aussi contre l’ambassade directement car malgré tout, on reste liées à cette image.

« Ho euh… Je… Je ne pensais pas que ça t’avait fait autant de mal Ali’… Je suis désolée. »

« Tu ne pensais pas ? T’as pas vu la détresse dans laquelle je me suis retrouvée ? J’ai eu peur de te perdre ce jour-là putain ! »

De nouveau en colère, c’est avec un grand regard blessé que je regardais ma sœur jumelle.

« Tu me dis que je suis égoïste, que je ne pense qu’à moi mais à ce moment-là, tu n’as pensé qu’à toi. »

« Ah tu veux qu’on mette tout sur le tapis alors ? Je me suis excusée ! Et toi tu t’es excusée pour m’avoir laissé toute seule pendant que tu étais en prison ? Bien sûr que non, tu ne t’es pas excusée ! »

« Bah vas-y allez ! Réglons nos comptes une bonne fois pour toutes, Mademoiselle je suis la plus équilibrée du couple, je réussis toujours tout ce que je fais, je suis toujours souriante et sociable, j’ai toujours été la préférée des parents, je sais tout mieux que quiconque et je n’hésite pas à me la péter. Ah bah oui hein, regardez-moi bien, je suis la fille de l’ambassadeur de Norvège, c’est moi la fille chérie à son papa. »

« Attends Aliyah… Tu… Tu es jalouse de moi ? »

« OUI Je suis jalouse de toi ! »

Ha merde, j’ai fini par le dire… Je me sens tellement irritée que je n’ai plus du tout faim et je décide de quitter la table précipitamment, en la laissant en plan sans qu'elle n'ait le temps de répliquer quoi que ce soit. Ca conclue ce noël à la con.
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PARTIE 2
"Plus rien ne sera comme avant"
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[FLASHBACK DU 29 DECEMBRE 2111]

Cela fait quelques jours depuis le repas catastrophique de noël que j’ai passé avec Sanaé. Je lui ai avoué ma plus grande faiblesse et je l’ai laissé en plan par honte d’avoir dû lui dire que j’étais jalouse d’elle. Je n’ai pas reçu de message de sa part, et c’est peut-être mieux comme ça. Ce matin-là, je fais mon footing habituel autour de Yoyogi tout en écoutant de la musique un peu bourrin car j’en ai besoin. Je tente de me vider la tête alors que je commence à accélérer la cadence. L’ancienne championne de sprint que je suis, a aussi besoin de se défouler à la course de temps en temps. Mais ce n’est pas ça qui m’aidera réellement et je le sais bien. Frapper encore et toujours, ce qui me tombe sous la main. Un sac de boxe comme une personne ; les deux fonctionnent très bien. J’espère qu’elle va bien se rendre compte que c’est à cause d’elle finalement que le fossé a naquit entre nous deux. On est différentes et on se ressemble tellement à la fois.


[FLASHBACK DU 10 FEVRIER 2112]

« Salut Aliyah… Désolée, je ne t’ai pas envoyé de message à la suite de Noël. J’ai été sciée… Tu m’as vraiment laissé sur le cul. Je… Déjà, je n’ai pas trop aimé que tu te casses comme ça, mais sincèrement. Je ne pensais pas que tu étais jalouse de moi. Enfin, moi, j’ai toujours eu du respect pour toi car tu te mettais en marge de la société. Mais de là à être jalouse de moi… J’avoue que je suis encore sur le cul. »

J’ai vu son message mais je n’avais même pas envie de lui répondre. Pour dire quoi de toute façon ? Comment veut-elle que j’enterre la hache de guerre et que la jalousie que je lui porte s’envole comme par miracle ? Elle me fait bien rire… Ca ne se règle pas du jour au lendemain. Par contre, je vois qu’elle m’a en respect parce que j’ai toujours été en marge de la société. Je ne le savais pas, je prends ça comme un compliment. Mais ça ne change rien au fait que je ne sais pas quoi lui répondre. Alors je préfère faire silence radio.


[FLASHBACK DU 8 MARS 2112]

« Comme d’habitude, tu as décidé de faire silence radio à ce que je vois… Clairement, je te comprends pas Ali’ des fois. Tu me dis juste que t’es jalouse de moi mais j’aimerais bien qu’on en discute davantage. Franchement, il n’y a pas de quoi être jalouse de moi… »

« Et toi tu ne te rends pas compte de tout ce que tu as réussi. Ah mais j’oubliais, tu es trop humble et sainte d’esprit pour réellement faire attention que tu as pris tous les bons côtés des parents. Non, je sais pas. T’as jamais vu que je restais toujours loin dans ton ombre parce que tu brillais trop pour moi ? Ou toutes ces fois où j’ai essayé de sourire pour te ressembler mais que finalement, je n’y arrivais pas ? »

« J’avoue que je trouvais ça étrange que tu essaies d’imiter mon sourire mais je me suis juste dis que c’était ta manière de sourire malgré notre enfance difficile. Que tu essayais de sourire pour montrer que tu étais forte. »

« Pffiou et bah à nous deux, on en tient une sacré couche à ce que je vois hein. Je voulais te copier parce que je t’ai pris comme modèle Sana’… Je voulais devenir comme toi : une fille sage qui obéit à ses parents, qui se fait aimer d’eux, malgré qu’ils ne se soient pas bien occupés de nous, une fille équilibrée. Mais malheureusement, je me suis prise tous leurs mauvais côtés. Toute la violence dont ils ont pu faire preuve l’un envers l’autre. T’es la lumière, je suis les ténèbres et ça ne changera jamais. »

« Ali’, ne dis pas ça voyons ! Et je n’ai jamais pensé une seule seconde que je pouvais être un modèle pour toi… J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour toi car tu n’a jamais lâché. Je n’approuve pas la violence dans laquelle tu t’enfonces mais t’as un caractère tellement fort… T’as pris ton indépendance bien plus rapidement que moi et j’ai été admirative pour ça. Ne dis pas que ça ne changera jamais. Le jour où tu tomberas amoureuse, et j’espère qu’on ne t’enlèvera pas cet amour, tu verras que les ténèbres peuvent se transformer en une lumière éclatante. »

« Mais bien sûr ouais, une lumière éclatante… Vas-y, joue moi des violons. Je n’aurais plus besoin de la violence car je connaitrais autre chose et puis finalement, je vais devenir un bon petit toutou bien obéissant, qui va se complaire dans une vie d’épouse, et je ne sais quoi d’autre ? Non merci. »

« J’avais oublié combien tu pouvais être coincée sur ce sujet… Tu ne vas pas devenir un petit toutou obéissant Ali… Mais disons que par amour, tu vas plutôt t’assagir et surtout toute la frustration et la violence que tu ne cesses d’alimenter, tu vas les passer au lit. C’est quand même plus agréable une bonne partie de jambe en l’air, que d’aller frapper dans un punchingball ou sur de pauvres innocents non ? »

« Ah bon ? Permets moi de douter du bienfondé de faire… du sexe… avec quelqu’un. »

« T’es trop prude, j’hallucine. Pourtant, j’étais certaine que tu perdrais ta virginité avant moi ! »

« Raté. Et épargne moi le nombre de tes conquêtes s’il-te-plait. Ca me dégoûte rien que d’en parler. On peut passer à autre chose ? »

« Pffeuh, tu n’es vraiment pas drôle. On peut jamais parler de ces choses avec toi. Aaah c’est quand qu’il y a un prince charmant qui vient enfin te débarrasser de ça ! Non parce que vraiment, tu verras le jour où tu y goûteras, je parie une tenue créée par tes soins que tu ne le regrettera pas et que tu en redemandera même. »

« P’TIN SANA ! »

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PARTIE 2
"Plus rien ne sera comme avant"
ft Sanaé Klein (PNJ)

[FLASHBACK DU 24 MARS 2112]

{Sanaé qui parle}

Ma sœur commençait vraiment à me taper sur le système. Je l’aime mais elle m’agace vraiment à ne pas répondre à mes messages. Je devrais avoir l’habitude puisque je connais le spécimen depuis 25 ans mais… Ca me fait toujours aussi mal quand elle m’ignore comme ça, et j’ai l’impression de son côté que ce n’est pas le cas. Aliyah est toujours hermétique aux moindre sentiments, que ça fait un peu peur quand même. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris cette nuit-là d’être allée la ramasser dans un caniveau non loin de mon appartement. Elle m’avait envoyé un message un peu spécial en mode « ah je vais mourir, viens me chercher » et ses coordonnées gps… Et quand j’arrive à l’endroit indiqué, c’est une épave que je retrouve. Merci bien la fin de soirée quoi. Je me demande bien ce qu’elle a encore pu faire… En essayant de la mettre debout pour pouvoir la ramener chez moi, j’ai vu que ses mains étaient ensanglantées. Je ne sais pas combien de verres elle a bu dans le même temps mais elle n’a pas intérêt à vomir. Sinon, je la laisse se débrouiller toute seule.

Enfin, non, je ne pourrais pas la laisser mourir dans un coin comme une vieille merde. C’est ma sœur jumelle quand même. Alors résignée, je tente tant bien que mal de la ramener jusque chez moi où je la dépose sans aucune délicatesse sur mon lit. J’en profite pour retirer un peu ses vêtements ; mademoiselle me scandait qu’elle avait chaud et qu’elle était limite prête à se mettre à poil dans la rue… Mais bien sûr voyons Aliyah… Faudrait peut-être que je lui dise de se modérer un peu plus sur la boisson… J’en profitais ensuite pour soigner ses mains, avant qu’elle ne me mette du sang de partout. Des coupures… Soit ça a été fait avec un couteau, soit ça provient de verre cassé. Le mystère est complet et je n’ai pas trop envie de me prendre la tête non plus ce soir. Je soigne ses mains, les bande et la recouvre pour qu’elle n’ait pas froid avant d’aller me recoucher, à côté d’elle. Même si elle est dans un état pitoyable, sa présence me fait du bien. Et dormir l’une à côté de l’autre dans le même lit, rappelle des souvenirs. Une époque nostalgique faite uniquement de souffrance.


{Aliyah qui parle}

Ah je me sens agressée ! Et je suis dans mon lit… Remuant un peu en grognant, je finis par ouvrir les yeux car une migraine affreuse m’arrive dans la gueule. La lumière du soleil m’aveugle pendant un instant alors je referme instinctivement les paupières pour essayer de m’y habituer. J’ai l’impression que dix éléphants me sont passés dessus, tellement que j’ai mal au crâne. Je finis par rouvrir un œil puis l’autre, pour découvrir qu’en fait, ce n’est pas du tout mon lit ! Bah merde ; j’ai fini où, chez qui ? Aaaah j’ai la tête qui tourne en plus de ça ; pitié, achevez-moi tout de suite. La porte s’ouvre ensuite dans un léger bruit et j’ouvre grands les yeux en voyant ma sœur. Gné ? Je comprends que je suis chez Sanaé et je ne comprends absolument pas ce que je fous ici.

« Ca y est tu es réveillée Aliyah ? Je ne m’attendais pas à ce que tu m’envoie un message cette nuit pour que je vienne te sauver d’une mort incertaine. »

« Hein… Comment ça ?... »

« Tu te rappelles de rien, ça ne m’étonne pas. Tu te souviens de ce que t’a fais au moins hier soir ? Regarde tes mains. »

Je suis déjà complètement à l’ouest ce matin alors je regarde mes mains et je vois qu’elles sont bandées. Ah… J’ai déjà fais quoi hier soir en fait ? Je me souviens juste que j’étais partie en soirée après le duel en concert contre le groupe de Rei ; les Dark’s Blood mais c’est tout. Me serais-je battue contre elle ? L’aurais-je envoyé à l’hôpital ? Cette idée me réjouit même si je ne me rappelle de rien ! Je me redresse, enfin je tente de me redresser dans son lit mais le mal de tête me fige sur place et cette impression de me sentir mal en même temps, ensuquée même. Sanaé m’apporte un jus de pamplemousse avec un comprimé tout en me regardant d’une façon pas contente. Comme une mère à son enfant, après que celui-ci ait fait une bêtise.

« Quoi… ? »

« Prends le comprimé et repose toi. T’avais de la fièvre ce matin. Et par pitié Aliyah, tu pourrais pas te modérer un peu sur la boisson ? Quelle honte quand même pour la chanteuse que tu es, de te retrouver à moitié ivre morte dans un caniveau. Imagine un de tes fans aurait vu ça ? Ou même pire, un paparazzi ? Tu ne fais vraiment pas attention. »

« Me casse pas les noix dès le matin s’il-te-plait. Pas toi qui souffre de la célébrité ; t’as plutôt l’air d’aimer ça même. »

« C’est bien la meilleure ça dis donc. Si tu ne voulais pas souffrir de la célébrité, tu n’avais qu’à pas le devenir. Je te rappelle sœurette, que les avantages vont avec les inconvénients de ce métier. Tu ne te souviens pas que c’est toi-même qui me l’avait dit un jour ? Et que malgré tout, tu prenais plaisir à chanter devant du public. Enfin, t’as l’air encore complètement pétée en plus d’être malade donc divague bien. J’ai une séance photo ce matin pour un magazine ; alors tu peux te reposer. Je nous cuisinerais un truc pour ce midi. Et tu ne peux pas partir d’ici, je t’enferme à clé. »

« Tss… mais merci Sana’… »

J’ai pris le comprimé et je jus de fruit ; elle s’est changée puis est partie, me laissant avec mes démons. J’ai fini par me rendormir, complètement épuisée, avant d’entendre mon téléphone sonner plusieurs fois, quelques heures plus tard. Fin j’ai supposé… Par habitude, je ne regarde jamais qui appelle et me contente de répondre.

« Woui allô ? »

« ALIYAH ?! Mais putain t’es passée où encore ??? Tu n’étais pas chez toi ce matin. T’es où là ?? Je t’ai laissé nombre de messages, tu n’as jamais répondu. Fais-moi penser à installer un traceur sur ton téléphone, histoire que je te retrouve rapidement. »

« Maaiis gueule pas stp… J’suis chez Sanaé. »

« Chez ta sœur ? Ho, c’est une nouvelle ça dis donc. Je te demanderais bien ce que tu y fous mais je crois que la réponse m’énerverait encore plus que nécessaire. T’as disparu après le duel hier soir, t’es allée où ? Tu étais dans une colère si noire que je me suis demandé à un moment si je n’allais pas devoir t’attacher et te museler pour que tu te calme. »

« Ah bon ? Pourquoi j’étais en colère en fait ? J’en sais rien, je me souviens plus vraiment de ce qu’il s’est passé. »

« Ca, ça veut dire que t’as bu, et pas qu’un peu. Tu remercieras ta sœur de t’avoir récupéré pour moi hein. Aliyah, non mais vraiment… Les Dark’s Blood ont gagné ce duel, forcément ça t’a mise dans une colère noire parce que ce soir-là, ils ont été meilleurs que vous. Et je ne sais pas ce qu’il t’a pris, t’as commencé à casser les guitares de leurs musiciens, avant de vouloir sauter sur Rei avec un regard de tueuse. Comme si tu voulais l’exterminer. Je ne t’avais jamais vu comme ça Aliyah… J’ai eu beaucoup de mal à te retenir tant tu te débattais, et après t’as disparu de la circulation sans que je n’ai eu le temps d’intervenir. Il se passe quoi Ali’ ? Si c’est encore à cause des relations tendues que tu entretiens avec ta sœur, il va peut-être falloir faire une thérapie de couple et enfin tout mettre à plat non ? Ca ne te ressemblait pas du tout Aliyah, ce que tu as fait hier soir… J’espère que cela ne se reproduira plus. »

Ah oui, ça y est, j’ai de vague souvenirs de la soirée maintenant. Avant que l’on ne débute le duel entre les deux groupes, Rei était venue me voir dans ma loge et on en était arrivées aux mains, assez rapidement. En même temps, c’te con****e, je me suis pas méfiée sur le moment, elle me tend une boisson que je prends et que je commence à boire sans hésiter. Sauf… Qu’il y avait un goût bizarre. Elle avait mis de la drogue dedans. J’avais encore un peu de fièvre, trainant depuis quelques jours, et dans le plus grand secret, une méchante grippe. Rei m’a achevé avec son truc et malgré tout, j’ai joué. J’ai donné le meilleur de moi-même, mais on a perdu et sous l’effet de la drogue, je me suis emportée comme jamais. Après, je m’en souviens pas.

« Ah ouais m’tenant que tu l’dis… Bah écoute, prochaine fois, tu penseras à interdire à Rei l’accès à ma loge hein. Elle m’a drogué en m’apportant une boisson… »

« Et toi, t’as encore été trop conne et t’as accepté. Je me demande encore pourquoi je produis tes albums. »

« Ecoute Tom… Ca fait quatre jours que je me traine une grippe, t’étonne pas que j’ai pris la boisson sans réfléchir. »

« Et en plus, elle me dit ça avec une nonchalance telle une impératrice de la dynastie chinoise. Aliyah… Quand on est malade, on ne fait pas passer le boulot avant sa santé ! Tu m’agaces fortement, tu le sais ça ? Bon, je suppose que ta sœur n’est pas là ? »

« Non, l’est au boulot… Elle revient ce midi elle a dit. »

« Okay. Bon, je vais te laisser tranquille pour aujourd’hui. Mais demain, on va discuter. »

« Ouais… Ouais… »

Tss… Je vais bien encore me prendre une leçon de morale sur le fait que la santé c’est quand même plus important que le travail. Si j’ai arrêté la drogue, c’est bien pour une raison. Je sais très bien, et Rei le sait très bien aussi, que quand je prends de la coke ou n’importe quelle drogue, la violence qui me régit refait surface encore pire que d’habitude. Je pourrais presque me transformer en sociopathe. Enfin, surtout quand je connais le coupable. Je ne voulais pas montrer cette facette à Tom ; parce que j’ai chaque fois honte de comment je fini. Heureusement, je n’ai pas l’air d’être allée trop loin, malgré mes coupures aux mains. Midi arrive bien vite, j’ai fais l’effort de me lever. Je me suis permise de faire comme chez moi en prenant ma douche et lui en empruntant des vêtements. Ce n’est pas encore la grande forme mais je me sens déjà un peu moins dans le flou. La porte d’entrée s’ouvre alors que je suis sur le balcon entrain d’admirer la vue. Je me retourne puis rentre dans l’appartement, pour y découvrir ma sœur jumelle.

« Ca va mieux que ce matin ? »

« Un peu… Ton boulot s’est bien passé ? »

« Oui merci. T’as faim ? »

« Pas vraiment… Fais ce que t’as envie. Tu sais bien que je ne suis pas difficile. »

« D’accord. Il faut que je t’appelle un taxi ou c’est bon ? »

« Non, c’est bon. Je ne suis pas encore complètement KO, même si je suis encore un peu grippée. »

« Ah c’était donc ça la fièvre de cheval… Je me demande encore où tu as trouvé la force de te lever. »

« T’inquiète, moi aussi, je me le demande. »

Notre échange est plutôt froid. Je sais que Sanaé m’en veut d’avoir fini ivre morte dans un caniveau, de l’avoir un peu appelé à l’aide cette nuit. Pour ne pas dégrader un peu plus la situation, je décide d’aller me poser dans le canapé. Comme elle sait que je ne sais absolument pas cuisiner, elle ne me propose pas de l’aider. Je lui dis vaguement que mon prod’ la remercie de m’avoir accueilli cette nuit ; ce à quoi elle me rappelle qu’elle est ma sœur et qu’elle serait malgré tout, toujours là pour moi. Attendant que je fasse pareil pour elle, bien entendu. Le repas se passe ensuite sans que l’une d’entre nous ne se parle. On se regarde, on n’a pas besoin de mots pour savoir ce que l’un et l’autre ressent. Je décide ensuite de prendre congé et de rentrer à la TK. Une thérapie de couple pour que l’on règle nos différends hein… Ce n’est peut-être pas si bête que ça.

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PARTIE 2
"Plus rien ne sera comme avant"
ft Sanaé Klein (PNJ)

[FLASHBACK DU 2 JUIN 2112]

Nous avons pris rendez-vous chez un psychologue pour entamer une ridicule thérapie de couple. Une thérapie de couple pour deux sœurs qui ont du mal à s’entendre ; c’est pitoyable et drôle à la fois. En même temps, nous n’avions pas le choix. Ces derniers mois, on ne faisait que s’engueuler à chaque fois que l’on se parlait. J’étais aussi beaucoup sur le qui-vive parce qu’on préparait un autre album, que ça n’allait pas tout seul dans ma vie personnelle. Je n’avais personne mais je suis tombée dans une période un peu funeste ; la dépression étant devenue mon amie. De grands moments d’angoisse avec Tom qui en rajoutait une couche, n’ont pas aidé à ce que je me sente mieux dans ma tête. C’est moi qui ai pris l’initiative pour une fois, car je commençais aussi à me rendre compte de combien je pouvais souffrir de cette situation entre Sanaé et moi. Alors, nous avions prévu de nous retrouver devant chez le psychologue en ce début d’après-midi. J’étais à l’heure mais… Elle n’est jamais venue et la seule excuse qu’elle m’a sortie le soir même en message, c’est qu’elle avait oublié et qu’elle avait eu un contrat de dernière minute. Je fais des efforts, voilà comment je suis remerciée. Ce n’est pas ça qui va arranger mon état mental.


[FLASHBACK DU 14 JUIN 2112]

Nouvelle tentative plus ou moins réussie cette fois-ci. On s’est retrouvées à l’heure prévu chez le psychologue. Je lui en ai encore un peu voulu de m’avoir faussé compagnie la première fois, surtout que j’y suis quand même allée, histoire d’être polie tout de même mais… Je ne savais pas quoi lui dire moi au psy. Je n’ai pas de problème, je dois juste régler le problème avec Sanaé, c’est tout. Nous entrons dans son bureau, il nous accueille avec un sourire et nous demande de nous asseoir sur le canapé, en face de lui.

« Bon Mesdemoiselles Klein, on va peut-être y arriver cette fois-ci. Je vous avoue que quand vous m’avez contacté Aliyah-san pour cette demande, je pensais en premier lieu que vous étiez en couple avec une femme. J’ai été par la suite surpris que vous vouliez faire une thérapie de couple avec votre sœur, pour régler vos différends. Mais je vous félicite pour ce premier pas, néanmoins. Vous allez me parler un peu de ce que vous reprochez l’une à l’autre et on va essayer une approche différente. Vous mettre à la place de l’autre afin de ressentir la souffrance que vous avez pu ressentir l’une envers l’autre, à travers vos reproches. Vous êtes d’accord ? »

« Oui… »

« Oui… »

« Et bien parfait ! Qui veut commencer ? Aliyah-san peut-être ? »

« Non, c’est bon… Sanaé, commence toi. »

« Tss, vous voyez docteur. En vrai, je ne suis pas certaine que cette thérapie fonctionne. Aliyah ne veut jamais parler. Mais puisque je commence, d’accord. Ce que je lui reproche ? Son égoïsme : elle pense toujours à elle avant les autres. Et même si elle me dit qu’elle pense quand même à moi, je ne la crois pas une seule seconde car c’est toujours en fonction de son planning ! Elle ne prend jamais en considération que moi aussi j’ai un travail prenant et que je ne peux pas être là n’importe quand. Ou quand elle a fini en prison pour mineur, là aussi, elle n’a pensé qu’à elle. Puis, elle a l’air de s’en foutre aussi que je souffre de notre éloignement. On dirait qu’elle est hermétique aux sentiments, aux ressentis des gens et ça m’énerve. Quand on était petites, on était super proches et parce que j’ai participé au Big Bang Kiss, Mademoiselle s’est éloignée de moi car elle n’a pas apprécié. Certes, je me suis retrouvée avec une blessure mais je suis toujours vivante ! Du jour au lendemain, elle a coupé les ponts et quand on se parle, on en devient méchantes car on n’arrive plus à se comprendre. Vous savez ce qu’elle m’a fait l’autre jour ? Elle m’a appelé en pleine nuit car elle était ivre morte dans un caniveau en plus d’être malade. Elle m’a à peine remercié de l’avoir secouru. »

« Hm, je vois. Je vous remercie Sanaé-san pour cette franchise. Aliyah-san ? »

Je ne veux pas parler. Je déteste parler de moi, de qui je suis au fond et ce, même si c’est moi qui ai insisté pour cette thérapie de couple. Je ne me sens pas bien face à mes peurs, mes propres faiblesses. J’ai deux paires de yeux braqués sur moi tandis que je me sens vraiment à l’étroit. Aliyah, tu chantes devant des milliers de personnes tout le temps, tu donnes des interviews, tu parles à pleins d’inconnus. Ca ne devrait pourtant pas être difficile ? Ce n’est pas la même chose. Ici, je dois me délivrer… Devant les gens, j’arbore un masque que je manie à la perfection. Je me tiens la poitrine, comme si en dessous, mon cœur me faisait souffrir.

« Elle ne voudra pas parler, je la connais par cœur. Elle se sent mal rien que de devoir se dévoiler. Je pense docteur que pour aujourd’hui, on va s’en arrêter là. »

« Aliyah-san, ça va aller ? »

« Je… Je vais prendre l’air un moment. »

Me levant précipitamment en prenant mon sac, je sortis du bureau pour aller m’en griller une avant… de partir. Sanaé, comme d’habitude, s’en sort merveilleusement bien à parler. Moi, c’est risible à souhait tant il y a un blocage.


[FLASHBACK DU 4 JUILLET 2112]

Nous voilà de retour dans son bureau au psychologue. Je me suis fais incendiée pour la dernière fois par ma sœur, parce que j’étais partie sans revenir. Okay, le psy n’a pas trop apprécié non plus et cette fois-ci, je ne peux plus m’échapper… La garce avait amené des menottes avec elle et m’a carrément menotté à une chaise pour que je ne m’enfuie pas.

« Bon Aliyah-san, cette fois-ci, il va falloir que vous parliez. Que reprochez vous exactement à votre sœur ? Plus vite vous parlerez, plus vite on pourra passer à la suite et vous rabibocher. »

« Tss… Ce que je lui reproche hein… Comme elle l’a dit… Elle est allée au Big Bang Kiss, elle a failli se tuer et notre mère qui est morte à cause des explosions parce que son escouade a été prise dans une embuscade. J’ai cru que je perdais ma sœur, ça m’a fait souffrir alors j’ai décidé de lui tourner le dos. Pour me protéger de cette souffrance. Okay, elle est pire anti-incontestable que moi mais elle n’a pas pensé une seule seconde que c’était dangereux. Elle dit que je suis égoïste mais elle l’est aussi. C’est sensiblement tout ce que je lui reproche… Après, c’est plus de la… jalousie. Parce qu’elle a toujours tout réussi, parce qu’elle est plus équilibrée que moi… »

« Hm je vois, je comprends un peu mieux à présent Aliyah-san. Mais tout n’est… »

« Ha on parle de dangerosité ? Ce n’est pas moi qui vit dans la violence depuis mes 13 ans hein ! Ce n’est pas moi non plus qui prend du plaisir à frapper tout ce qui bouge. T’es sûre en fait que t’es ma sœur de sang ? »

« AH mais tu crois que ça me plait réellement d’avoir encore tant de violence accumulée en moi ??? Tu sais pourquoi je suis comme ça ? Tu sais pourquoi je me défends systématiquement ? Parce que quand j’étais petite, maman me frappait souvent ! Oui, t’as bien entendu Sana’. Elle n’a jamais été capable de m’aimer pour qui j’étais, alors souvent, quand tu n’étais pas là, elle me prenait par le poignet avant de me coller une gifle. C’est arrivé plusieurs fois sauf que personne ne le sait ! Papa n’a jamais rien fait pour l’arrêter. Tu comprends pourquoi je lui ai voué une haine pendant si longtemps ? Et pourquoi j’ai tant de mal à parler ? Si je parlais, je me faisais frapper. J’ai toujours fais attention à ce que tu ne voies rien, pour que tu sois préservée. Ca y est, ça fait tilt dans ta petite tête ?! »

« Aliyah… Je… »

« Nan ferme là, ne dis rien. Tu sais maintenant pourquoi je suis jalouse de qui tu es. Toi, on ne t’a jamais frappé ; on t’a aimé car tu étais la fille parfaite à leurs yeux. Moi je n’ai toujours été qu’une rebelle, un déchet de la société comme la mère aimait bien le dire. Et pourtant je l’aimais quand même. »

En me débattant, je lui ai arraché ses menottes de pacotilles, non sans avoir une trace sur le poignet et je suis partie. Mettant fin ainsi à la séance. Je ne compte pas revenir ; j’ai trop souffert d’avoir parlé. Ma toute dernière barrière s’est effondrée dans ce bureau, sous le regard médusé de ma sœur jumelle et du psychologue qui a compris de quel mal-être je souffrais. Si Sanaé ne comprend pas avec tout ce que j’ai dis aujourd’hui, combien je pouvais souffrir de notre enfance toxique, alors je ne suis pas certaine qu’on puisse arriver à s’entendre à nouveau. Mais elle est intelligente, alors elle saura que ce n’est pas forcément par méchanceté, que je ne prends pas de nouvelles, que j’ai du mal à communiquer. C’est juste que… je ne sais pas comment communiquer, même avec elle, et je m’en suis faite une sorte d’ennemie. La jalousie que je lui voue, m’empêche de la voir comme quelqu’un qui est de mon côté, et pas comme une ennemie. C’est trop douloureux, j’ai besoin d’aller frapper dans quelque chose. Il faut que je retourne à la boxe ; peut-être croiserais-je Caleb ? Je n’aurais qu’à lui demander de me frapper de toutes ses forces.

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FINAL
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[FLASHBACK DU 30 SEPTEMBRE 2112]

« Je ne compte plus les messages que je t’ai laissé depuis l’entrevue chez le psychologue. Pourquoi ne me réponds-tu pas Aliyah ? J’ai bien compris que tu avais grandement souffert, bien plus que je ne l’aurais imaginé… Mais ne t’enferme pas dans ta bulle. Il faut que tu apprennes à dépasser tes démons, ce qui t’empêche d’avancer. Je sais bien que tu vas me dire que c’est dur mais je suis là. Puis, pourquoi tu ne parles pas avec un psy de tout ça aussi ? »

« Je n’ai rien à dire Sana’… Je vais très bien, je n’ai pas besoin de psy ou de qui que ce soit. Ah au fait, j’ai terminé en prison pendant quelques jours. C’était pas drôle du tout. »

« T’es sérieuse de me sortir ça comme ça toi ? Qu’est-ce que tu as encore foutu pour te retrouver là-bas ? Rien de grave j’espère ? »

« Bof, j’ai juste ignoré la lettre de l’incontestable. »

« Quoi ?? Tu l’as reçu ?? T’aurais pu me le dire avant ! Et genre sérieux, le centre de redressement c’est comment ? »

« Inutile, tu l’aurais bien su un jour ou l’autre. C’était naze, ils te traitent comme de la merde. Même si t’es pire anti que moi, je ne te souhaite pas finir en taule Sana’, le jour où tu recevras cette lettre. Sois heureuse que j’ai fait le cobaye pour toi. Ma main gauche non plus n’a pas apprécié le voyage. »

« Ho non, me dis pas que tu t’es encore pété la main ou fracturé ? »

« Tout juste ; bah t’aurais préféré que je frappe le gars qui me sert de mari ou le mur ? »

« Hum… Ouais quitte à choisir, le mur était plus de rigueur. Ha je suis sur le cul que tu sois mariée. J’espère qu’il te rendra pas la vie trop impossible. »

« Je crois qu’il devrait plus avoir peur de moi en fait. »

« C’est pas faux. Tu me le présenteras ? »

« Jamais. »

T’es pas drôle qu’elle m’a rétorqué ensuite. Je ne suis jamais drôle, c’est bien connu. Je repense soudainement à notre discussion de l’autre fois sur le fait que le sexe était le meilleur remède contre la colère et la frustration… Sauf que je ne me sens absolument pas prête pour ça. Avec un inconnu, un basketteur pro de la NBA s’il-vous-plait. On se ressemble tellement pas en plus lui et moi. Enfin bref.


[FLASHBACK DU 3 DECEMBRE 2112]

« Ah tu vas être ravie d’apprendre Sana’, que le divorce a été prononcé avec l’autre de la NBA ! »

« Ho seriously ? Félicitations à toi ! Comment ça se fait ? »

« Problème de compatibilité semblerait ; tant mieux. On n’arrêtait pas de s’engueuler, ça n’aurait jamais pu marcher entre nous. »

« L’ordinateur qui se trompe sur un couple ; c’est assez drôle et pitoyable. C’est quand qu’on se refait un déjeuner ? Pas que ça fait un peu plus de trois mois que l’on s’est vus hein… »

« Pas le temps, j’ai le concert au TD qui arrive prochainement. Trop de travail et en plus, j’ai un nouveau garde du corps depuis hier. »

« Ho est-ce qu’il est sexy ??? »

« Sana’… Tu me fatigues. Au revoir. »

J’aurais pu lui accorder un peu de temps mais non. Pas envie de la voir pour le moment. J’arrive enfin à peu près à mettre de l’ordre dans ma vie personnelle, dans tout ce qui s’est passé depuis que je me suis dévoilée chez le psy. Ce n’est pas pour qu’elle vienne tout foutre en l’air maintenant. Ca me va si on parle de sujets un peu légers. Je ne veux pas qu’on retourne avoir cette conversation, même si un jour ou l’autre, il faudra bien à nouveau y faire face.


[FLASHBACK DU 21 DECEMBRE 2112]

« Salut Sana’, c’est Ali’. J’ai changé de numéro. »

« Ho Aliyah ! J’ai enfin de tes nouvelles ! Je t’avais envoyé un message pour te féliciter du concert et pour discuter avec toi sur pourquoi t’as décidé de mettre ta carrière en pause. J’ai essayé de t’appeler car tu ne répondais pas, je ne comprenais pas jusqu’à ce que le numéro me dise qu’il n’était pas attribué. Tu as perdu ton téléphone ? Il s’est passé quoi exactement ? Je me suis sentie très mal à un moment donné, comme si je te sentais partir… »

« Rien… J’ai juste fais une crise d’allergie un peu plus grave que les précédentes. Mais oui, j’ai décidé de mettre en pause ma carrière de musicienne. »

« Mouais, j’ai l’impression que tu mens et que tu ne veux pas me dire la véritable raison. Mais t’inquiète, je la trouverais bien. »

Bien sûr qu’elle avait tout de suite compris que j’avais menti sur la véritable raison. A elle non plus, je ne peux pas lui dire que j’ai été kidnappée. Je n’ose même pas lui dire que je suis tombée amoureuse de mon garde du corps, qui est parti en me laissant en plan. Je ne peux pas non plus lui dire que j’ai perdu ma voix momentanément. Non, je ne peux rien lui dire.


[FLASHBACK DU 26 DECEMBRE 2112]

« Joyeux Noël Aliyah ! J’ai appris que tu étais de nouveau mariée ; avec ton chéri en plus ? C’est le garde du corps, c’est ça ?? Ouuuuh vas-y je veux le rencontrer ! Cette fois-ci, tu ne te défileras pas. »

« Merde, comment t’as su ? Je n’avais pas l’intention de te le dire tout de suite… »

« Grâce à Naoki, c’est un très bon informateur tu sais. Je suis en vacances dans deux semaines, je débarque chez toi ! »

« T’as pas intérêt non. »

« Vas-y me dis pas qu’il est pas au courant que tu as une sœur ? »

« … »

« Je le crois pas ! Tu ne le lui a rien dit ?! Mais t’es sérieuse ! T’es vraiment une sale peste Ali’ ! Pour la peine je débarque vendredi prochain chez toi, pour le rencontrer. Et vu que tu es mariée avec ton chéri, j’espère bien que vous avez déjà baisé ensemble. »

« T’es sérieuse de me parler de ça maintenant toi ?! Et je serais pas là. Je pars en voyage avec lui, en Italie. »

« Ouuuh la timide elle veut rien dire mais je suis sûre que t’as adoré et que tu vas en redemander ! »

« SANA’ ! Vas-y, je te parle plus. Va te faire voir pour que tu rencontres mon époux. »

« Allez ! Raconte-moi, t’a aimé hein ? Et bien sûr que si. Passe pour le premier époux mais celui-là, t’a intérêt à me le présenter. C’est Fuma ton patronyme maintenant c’est ça ? Je demanderais à Naoki son nom et j’irais me présenter à lui pour la peine. »

« Je… Je ne te dirais rien du tout ! Même si tu avais raison… C’est mieux le sexe que de frapper sur quelqu’un… Je le concède. Et attends quoi ? T’ose me faire du chantage en plus ?? Vas-y, tu me fais chier. Je te le présenterais… »

Ou pas.

« Fufu, j’en étais certaine que tu aimerais ça. Tu ne peux pas rester innocente Aliyah, c’est psychologiquement impossible de rester pure et innocente, après la première fois. Surtout si ton mari est un mec exceptionnel au lit. »

« RAAAAH TU M’EMMERDES ! Comment peux-tu arriver à lire dans mes pensées alors qu’on est juste au téléphone ? Et comment tu as pu deviner qu’il était exceptionnel ? »

« Ta voix te trahit ma petite ; et j’ai juste bien deviné, c’est tout. Ne va pas te faire des films. Puis, fais pas la mijaurée comme ça. C’est tout à fait normal tu sais de vouloir recommencer avec son chéri, et d’aimer ça hein. C’est l’amour ma sœur. Tu ne fais qu’expérimenter un amour sincère et profond avec lui. Tout à fait normal de vouloir s’unir l’un à l’autre dans une étreinte charnelle endiablée. »

« La ferme avec ta poésie à deux balles… J’y vais, je dois rejoindre mon époux. On a des trucs à faire. »

« Oui, oui allez, amusez-vous bien fufu. Mais attends quand même un peu avant de mettre en route le gosse hein. »

« … »

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#8 —Re: FB - LES SOEURS ENNEMIES | SOLO
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