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— Just Married —

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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: nonbinaire, utilise iel/cellui
協川休
quand bien même j'affiche mon sourire, mon coeur ne se trouve nulle part

Généralités
Nom ;; kyokawa 協川
Prénoms ;; matsuri まつり yasu 休
Âge ;; 22 ans, 4 juillet 2090
Genre ;; non-binaire
Origines ;; japonais·e
Activité ;; freeter, actuellement caissier·ère dans un konbini
Sexualité ;; attiré·e par les femmes (iel se considère comme un.e lesbienne genderqueer)
Avatar ;; toru asakura - the idolm@ster shiny colors
Règlement ;; Validé - Ari
Chemin ;; je m'étais déjà inscrit.e "orz
Commentaire ;; je reviens après presque 1 an (désolé.e)...... j'espère que cette fois ci tout va bien haha...
concernant le genre de yasu:
j'ai essayé de me renseigner du mieux que je pouvais sur la question des nb au japon! pour ce qui est de son changement de nom, j'ai lu que les japonais trans pouvaient changer de nom uniquement s'ils ont fait leur transition: je ne sais pas si c'est le cas pour les nb sachant qu'ils ne font pas obligatoirement de chirurgie, j'ai tout de même pris la liberté de lea laisser changer de nom légal (puis j'ose espérer que presque 100 ans après les lois lgbt soient quand même plus sympa). j'utiliserais les pronoms neutres utilisés ici dans mes rps, sachant qu'ils ne sont pas "officiel" en français, cependant, je laisse la liberté aux autres d'utiliser les pronoms que leur personnage associera le plus à yasu, sachant que le japonais est beaucoup moins genré que le français & qu'iel ne peut pas lire dans les pensées donc iel ne le saura jamais!
Histoire
En quoi sont faites les petites filles ?
En quoi sont faites les petites filles ?
D'épices et de sucre d'érable
Et de tout ce qui est agréable
Ainsi sont faites les petites filles.


Tu n'as jamais aimé être restreinte. Pourtant, toute ton enfance, ta mère t'a forcée à être sa poupée. Tu étais la fille de ses rêves, la fille qu'elle a eue tant de mal à avoir, étant la petite dernière d'une fratrie de quatre enfants. Pendant que tes frères jouaient dehors, tu étais confinée à l'intérieur en écoutant à moitié ce que ta mère te disait. Au début, ça ne te posait pas tant de problèmes que ça. Tu faisais beaucoup de crises de colère lorsque tu ne pouvais pas bouger du tout cependant, chose qui arrivait beaucoup trop souvent, alors tu avais le droit à une heure par jour dehors. Tu n'avais que peu d'occasions de rester avec tes frères, bien que ceux-ci ne soient pas bien plus âgés que toi.

Lorsque ta mère ne te kidnappait pas pour jouer avec elle, c'était ton père, travaillant dans la milice, qui restait à tes côtés, seulement pour te parler de l'Incontestable et de son travail gratifiant—de faire respecter la loi et la merveilleuse chose qu'était ce système de mariage forcé, tout en répétant que toi aussi, un jour, tu seras femme au foyer, avec un merveilleux mari et de beaux enfants qui auront ta belle chevelure longue. Depuis le mariage avec ta mère, il n'a jamais été aussi heureux, et la milice comblait le peu de vide restant dans sa vie. Tu gobes ses paroles sans trop y réfléchir, mais boudant sur la partie où tu allais rester à la maison toute la journée en tant que femme au foyer. Rester à la maison, c'est ennuyant, tu ne peux rien faire.

Vient l'entrée au collège.

Tes cheveux beaucoup trop longs deviennent la cible de garçons qui s'amusent à les tirer, et plus le temps passe plus tu te mets à les détester. Les garçons, eux, n'ont pas des cheveux longs à tirer comme ça... C'est pas juste, les garçons ont beaucoup plus de chance que les filles. Tes premières règles arrivent à l'école et te tâchent toute ta jupe, tout le monde se met à t'appeler « Matsuri au pipi rouge », qui en plus se fait encore pipi dessus au collège. Aller à l'école devient de plus en plus insupportable. Tu t'enfermes dans ta chambre et commences à rester sur Internet pour te plaindre de tous tes problèmes qui commencent à t'étouffer. Tu n'oses pas en parler à tes parents par peur qu'ils les minimisent alors tu te réfugies en ligne. Les gens ne connaissent pas Matsuri au pipi rouge sur Internet, alors tu peux faire ce que tu veux.

Tu peux même te faire passer pour un garçon, puisqu'ils ne verront jamais tes cheveux beaucoup trop longs que tu détestes. Et bizarrement, tu te sens beaucoup plus à l'aise. En tant que « garçon qui aime les garçons (enfin, probablement) », tu rencontres plus ou moins accidentellement plusieurs internautes LGBT. On ne t'en a jamais vraiment parlé, juste à l'école, quand on faisait des blagues sur eux. En discutant avec eux, tu te rends compte que ce sont de vrais humains, en fait. Tu commences à te sentir un peu mal à l'aise à mentir sur ton identité, alors tu mens une nouvelle fois en disant qu'en fait, tu es une fille trans.

Une fille.  女の子.

Sans vraiment savoir pourquoi, lorsque tu dois taper ce mot sur l'écran, tu surprends un pincement au coeur.

Au collège, les brimades empirent. Tu commences à complètement t'isoler des autres sans pouvoir en parler à qui que ce soit, de peur qu'on se moque de toi. Lentement, lentement, tu tombes en dépression. Sous la douche, voir ton corps nu te donne la nausée, le voir se transformer en corps de jeune fille te fait suffoquer.  Le seul moyen pour toi de respirer, c'est de tailler. Tu laisses couler ce sang impur sur ta poitrine, chaque entaille semble échapper une sorte de drogue qui te fait planer, oublier tout ce qu'il t'arrive. Tes yeux vides regardent chaque goutte tomber sur tes cuisses, se mêlant à tes larmes, souvent silencieuses.

Fini les vêtements qui, d'après ta mère, te mettent en valeur. Maintenant, tu caches ton corps entier, quitte à en crever de chaud. Tu ne veux plus le montrer à personne, ni à toi-même. Tu décides d'arrêter de faire semblant. Désormais, ta mine triste n'est plus un secret pour personne et tes parents ne veulent plus rester avec toi, parce que tu déprimes tout le monde.

« Je peux me couper les cheveux ? C'est plus pratique de les avoir court.
— Ça va pas ou quoi? Y'a que les gouines qui ont les cheveux courts ! »


Tu découvres que ton père est homophobe. Tu as l'impression de vivre en Enfer et la seule chose qui te retient d'en finir, ce sont ces visages anonymes sur Internet, avec qui tu peux partager tout ce que tu vis.  Tu ne sais ni leur nom, ni leur visage, mais parler avec eux te semble bien plus apaisant que toutes les drogues du monde.

« J'ai envie d'en finir. » « Pourquoi est-ce que je suis encore là ? »« A quoi ça sert de continuer ? » « Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? » « Il serait temps que je me taille les veines pour une fois non ? »

« T'inquiète pas, c'est qu'une mauvaise passe. » « Ça m'est arrivé aussi, quand je suis partie de chez moi tout s'est arrangé » « Je comprends ce que tu ressens, on doit se soutenir » « Si tu meurs, je pourrais plus me plaindre et parler dans le dos des gens »

Un jour, tu as une révélation.

Ce qui te fait souffrir, depuis que tu es toute petite, cette chose qui te rend si malheureuse. C'est ton sexe. Tu n'as jamais été une fille. Tu n'as jamais voulu être une fille.  Si c'est ça qui te rend si malheureuse, alors tu n'as qu'à arrêter, non ?

Le soir même, tu coupes tes cheveux longs et abîmés qui chatouillaient tes cuisses. Et bizarrement, le simple fait d'avoir des cheveux courts comme tu le souhaitais, c'est comme une renaissance. Tu as l'impression d'être complètement différente.

Enfin, non.

Différent·e.

Lorsque tu sors de ta chambre et que ton père te croise avec les cheveux frottant à peine tes épaules, c'est bien plus qu'une gifle que tu te prends.

« JE T'AVAIS DIT QUE JE VOULAIS PAS DE GOUINE CHEZ MOI ! »

Tu souffres énormément, mais pas à l'intérieur. Même si ton père te tabasse, s'il te coupe un bras, s'il t'écorche la peau, s'il te crève un œil, tu sais que tu auras moins mal que ce que tu as vécu ces quinze premières années. Depuis ce jour, tu as l'impression de remonter la pente. Une pente très, très glissante et très raide, que tu grimpes petit à petit.

Tu transformes ta garde-robe en quelque chose de beaucoup plus androgyne. Les garçons ne peuvent plus te tirer les cheveux maintenant, alors ils te donnent des coups dans le ventre.  Ils se moquent de ta poitrine qui a rétrécie, celle que tu caches derrière un binder. Cette fois, on se moque de toi parce que tu as changé complètement de style, comme si tu essayais de commencer une nouvelle vie alors que tu te fais harceler au collège. Lorsque tu te relèves pour aller en cours, tu vois tes cicatrices couvertes d'hématomes. Bizarrement, ce ne sont pas les bleus qui te font le plus souffrir, mais plutôt la vue de ces cicatrices. Comme si elles faisaient resurgir de vieilles histoires auxquelles tu ne veux pas penser.

Tes absences diminuent, et finalement, tu arrives à être accepté·e dans un lycée, un lycée pas très populaire, mais tu peux toujours continuer tes « études ». L'inscription est douloureuse, et tu dois choisir ton sexe. F ou M? Cocher la case F te fait mal mais tu n'as pas vraiment le choix, et ta main tremble lorsque tu commences à écrire Matsuri. Alors tu décides de tenter quelque chose. Tant pis si ça ne marche pas, qui ne tente rien n'a rien.


yasu

Ils te disent que la seule « Kyokawa » enregistrée chez eux, c'est une « Matsuri ».  Tu essaies d'insister sur le fait que c'est une erreur, peut-être une cousine éloignée, et que toi, tu t'appelles Yasu. Mais ça ne marche plus lorsqu'on te force à sortir une carte d'identité. Légalement, tu portes ce nom maudit, alors tu dois continuer de le supporter pendant quelques années encore. Cependant, à la rentrée, tu sors un semi-mensonge en disant que « Matsuri » n'est pas ton vrai nom et qu'ils se sont trompés lors de ta naissance—tu t'appelles en fait Yasu, et Matsuri est ton deuxième prénom. Bizarrement, malgré cette histoire qui ne tient qu'à moitié debout, tu arrives à convaincre la plupart de tes camarades.

N'entendre que « Yasu » semble être le début d'une nouvelle vie, et tu préfères largement rester avec tes nouveaux amis, qui ne connaissent pas Matsuri au pipi rouge. Certains sont au courant de ton passé, d'autres non. Tu ne passes que très peu de temps chez toi maintenant, ta mère ne s'est toujours pas remise de la perte de la petite fille dont elle a tant rêvé, tandis que ton père, lui, semble faire semblant de ne pas te connaître. Tes frères, eux, n'ont aucun avis sur la question, préférant te voir te faire des amis plutôt que déprimer dans ta chambre toute la journée.

C'est grâce à ta situation familiale chaotique que tu arrives à complètement oublier ce qu'il s'est passé, au point où tu sembles prétendre que l'époque du collège n'a jamais eu lieu. La seule chose qui témoigne de son existence, ce sont les cicatrices partout sur ton corps qui ne partiront jamais, peu importe le nombre de crème anticicatrices que tu appliques. Elles te forcent à te souvenir de -------, et t'empêchent de pouvoir avoir complètement confiance en toi. Ta première petite amie, ta première fois. Ce sont des choses que tu as essayé de repousser le plus longtemps possible, de peur de dégoûter ta partenaire avec ton corps mutilé.

Le lycée passe et tu arrives à décrocher ton diplôme. Les trois années qui suivent sont trois années à ne rien faire du tout. Tu es obligé·e d'attendre la majorité afin de changer de nom, et tu n'as pas le luxe de pouvoir faire des études supérieures. Tu deviens ces personnes qui attendent leurs amis devant leur école parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire si ce n'est rester dans leur chambre à regarder des animes ou écouter de la musique. Tu n'as pas envie de travailler tant que ton nouveau nom est officiel, parce que sinon, tu vas devoir parler de Matsuri, et tu ne veux plus jamais entendre parler d'elle.

Lorsque tu atteins la majorité, la première chose que tu fais est changer ton nom légal. Tu as du mal à expliquer ta situation sachant que tu n'es pas « vraiment » transgenre, mais à force de les harceler, tu arrives enfin à t'appeler officiellement Yasu. Cela prend quelques mois avant que tu puisses finalement laisser ce nom derrière toi en recevant tes nouveaux papiers avec écrit Yasu dessus.

Alors que ta vie commence à se stabiliser, le chaos commence à s'installer non pas dans ton entourage, mais dans ton pays natal entier. Un groupe qui refuse ce fameux système si cher à tes parents—particulièrement ton père, qui lui, ferait n'importe quoi pour le protéger. Tu entends de la part de tes frères que ton père rentre de plus en plus tard et qu'il semble presque frôler le burn-out. Tu ne fais que hausser les épaules face à ça et bien que cette histoire d'Incontrolables semble juste compliquer ton quotidien, tu espères bien que ton père en souffre pour qu'il ressente ne serait-ce qu'un dizième de ce que tu as vécu en restant à ses côtés. Tu te surprends à souhaiter le malheur de quelqu'un—d'un membre de ta famille, qui plus est. Tu gardes cette idée pour toi-même et tente de la faire disparaître, mais tu y penses de temps à autre.

12 octobre 2109.

Plusieurs typhons réduisent les trois-quarts du Japon en miette. Des milliers de Japonais sont portés disparus et beaucoup d'autres décèdent. Ton toit de l'époque s'effondre et tes colocataires et toi-même se retrouvent dans des réfuges à attendre que quelque chose se passe. L'aîné de ta fraterie te contacte pour prendre des nouvelles de toi, avant de prononcer seulement trois mots. Trois mots qui ont comme l'effet d'une bombe sur toi.

« Papa est mort. »

Tu tires sur ta cigarette sans rien dire.

« Ils l'ont retrouvé hier soir dans les décombres d'un centre commercial.
— … Ah bon. »


Tu as l'impression que le temps s'arrête autour de toi. Tu n'es pas triste, tu ne ressens rien de spécial. Ton cerveau essaie juste d'enregistrer ces trois mots que tu ne pensais pas entendre avant un long, long moment.

« Et maman alors, elle va bien ?
— La moitié de son corps est en miette, mais apparemment, elle ne va pas en mourir, y'a des chances qu'elle soit paralysée à vie par contre.
— Ah ouais. »


Tu essaies de retrouver des souvenirs heureux que tu as vécu avec tes parents, mais rien de spécial ne te vient en tête.

« Je sais pas trop encore quand on va l'incinérer, le temps que tout ça se calme.
— Pas intéréssé·e.
— Tu comptes vraiment pas venir ?
— Non. »


Un silence pesant s'installe. Tu as l'impression qu'il ne réalise que maintenant à quel point la relation entre tes parents et toi-même est grave. Tu apprends que de son côté, il n'a juste plus d'électricité. Lorsque tu lui dis que tu n'as plus de toit, il te propose de rester quelques temps chez lui le temps de trouver un autre appartemment. Tu rencontres sa femme dont il n'a dit que du bien. Elle n'est pas si incroyable que ça, mais elle est sympa avec toi et en tout cas à l'air de plutôt bien vivre le fait que tu squattes chez elle. Tu en profites pour découvrir comment marche vraiment ce système de mariage forcé, qui ne te semble pas si horrible que ça. Pourquoi est-ce que les Incontrôlables le détestent tant que ça ? Et puis, c'est pour que la fertilité de votre pays remonte, c'est pas si mal que ça. En tout cas, ton frère a l'air de bien le vivre. Tant mieux pour lui. Si toi aussi, tu pourrais être si heureux·se avec ta future femme, ce serait bien.

Un an après, le Japon ouvre un monument dédié à la catastrophe, avec les noms de toutes les victimes gravés dessus. Par simple curiosité, tu décides d'y aller et de chercher le nom de ton père. Kyokawa Natsuki. Noyé dans une masse d'autre noms que tu ne connais pas. En partant, tu croises ta mère en fauteuil roulant, accompagnée par un autre de tes frères. Tu ne t'arrêtes même pas pour les saluer, et passes ton chemin.

Quelques mois après, c'est une autre catastrophe qui frappe ton pays. Cette fois-ci, c'est une épidémie—et pas un petit virus qui disparait avec quelques antibiotiques. Putain, mais quel pays de merde est la seule chose que tu arrives à déduire de cette épidémie. Ahhh, si seulement j'étais né·e dans un autre pays bien plus tranquille, je sais pas genre, la Suède ou l'Irelande. En tant que personne qui sort assez fréquemment dehors, tu décides de te faire tester rapidement. Comme prévu, le test est positif et, bien que tu ne présentes aucun symptôme, ils décident de te garder en observation, au cas où.

Heureusement pour toi, tu ne développes rien et l'épidémie est très courte, cela devient du passé assez rapidement. Jusqu'à-ce qu'un beau jour de novembre, tu reçoives une tonne de message de la part de plusieurs membres de ta famille, demandant de tes nouvelles. Ils ont reçu un message comme quoi tu es décédé·e cette nuit, alors que tu es bien là, dans un canapé miteux à passer le temps sur les réseaux sociaux. Lorsque tu parles de cette mésaventure sur Internet, tu apprends que tu es bien loin d'être lea seul·e à être déclaré·e mort·e.

Le gouvernement explique rapidement que les puces viennent de rendre l’âme—expliquant également que c’est la fatigue de ces dernières qui ont causé l’épidémie d’il y a quelques mois. Tout ce que tu retiens, c’est que c’est encore quelque chose qui t’embête et t’empêche de vivre tranquillelent, alors tu te rends rapidement au poste le plus proche pour prévenir que, contre toute attente, tu es encore en vie. Tu n'entends plus parler de tes quelques amis anti-Incontestable : est-ce qu'ils se sont enfuis ou enfermés dans ces camps que ton père avait rapidement mentionné dans le passé ? Tu ne sauras probablement jamais. Et peut-être ne vaut-il mieux pas savoir.


Caractère
休 (yasu): se reposer, faire une pause.

Bien qu'à la base, tu aies pris ce nom en référence au chanteur d'un ancien groupe de J-rock que tu apprécies,  l'écriture de ton nom, lui, est une des choses que tu as le plus souhaité durant de nombreuses années. Alors aujourd'hui, tu profites de ce calme du plus que tu peux. C'est pour cela que tu arrives à rester calme et posé·e dans pratiquement toutes les situations. Tu sembles avoir une sorte de paix intérieure en toi, comme si rien ne pouvait vraiment t'atteindre. Souvent, tu essaies de relativiser en comparant une situation à quelque chose de beaucoup plus grave—et ton aura rassurante arrive à convaincre tes interlocuteurs.

Assez silencieux·se bien que tu sois capable de tenir une conversation, tu préfères rester sur le côté et attendre que ton tour vienne.  Tu essaies d'entretenir une espèce d'aura mystérieuse autour de toi, un mini mythe sans pour autant te rendre inaccessible. En étant serviable, souriant·e et (quelques peu) extraverti·e, tu arrives à ne t'attirer les foudres de personne, ce qui est ton principal but : toutes ces années à être harcelé·e et détesté·e ont, après tout, laissé une marque indélébile sur toi, et c'est pour cela que tu essaies de plaire à tout le monde.

Très doué·e avec les mots, tu arrives à tourner les choses en ta faveur et à convaincre les gens de te suivre sans avoir l'air de forcer le groupe. Ainsi, il t'arrive rarement de te retrouver dans des situations embêtantes, chose que tu détestes. Car tu paniques très rapidement et lorsque c'est le cas, tu as tendance à agir avant de réfléchir, ce qui en général est très mauvais signe. Bien que cela fasse plusieurs années que ta vie a complètement changé, tu as toujours cette âme d'enfant seul face à monde qui ressort de temps à autre. Les crises de paniques sont présentes bien que souvent cachées dans ta chambre, et ce sont lors de ces moments que tu remets en question si est-ce que, vraiment, tu mérites de vivre correctement ? Est-ce qu'il ne va pas t'arriver une connerie un jour ?

Tu anticipes surtout ton futur mariage. Après ces dernières années paisibles, est-ce que ton union avec ce parfait inconnu te refera basculer en Enfer ? Peut-être que finalement, tu n'es juste pas fait·e pour le bonheur.  Tu sais très bien que l'Incontestable fait des couples parfaits—ton père te l'a répété maintes et maintes fois, mais est-ce que tu pourrais être l'exception qui confirme la règle, finalement ? Tu as l'impression de devoir supporter toute la misère de ton entourage qui lui, semble pouvoir vivre en paix grâce à un sacrifice que tu n'as jamais voulu. À un point où tu pourrais presque en être jaloux·se

Peut-être que tu exagères. Tu exagères sûrement, d'ailleurs. Mais c'est une idée qui semble bloquer toute tentative d'aller vraiment mieux. Parce qu'on ne guérit jamais vraiment de ce genre de traumatisme, même si tu essaies de t'en persuader.

Physique
En général, les descriptions des personnes transgenres ou non-binaires commencent toujours par quelque chose de triste, sombre, leur rappelant qu'ils détestent leur corps.

Mais ce ne sera pas le cas.

En te regardant dans le miroir, tu penses à la petite fille d'il y a dix ans, aux cheveux longs et robes extravagantes. Tu compares son corps à celui aux cheveux courts dont les pointes sont colorées en un bleu fuchia, avec ton binder qui remplace l'ablation des seins que tu comptes faire dès que tu as l'argent. Tu vois cette personne androgyne qui dégage une aura cool grâce à son regard bleu accompagné par des cils longs. Alors tu te dis que finalement, la vie n'est pas si mal que ça, et que bien qu'il y a encore bien des choses à changer, pour l'instant, tu ne t'en sors pas si mal que ça. Tu poses de l'anticernes sous tes yeux qui pendent légèrement. Ta chemise blanche glisse un peu, et tu remarques rapidement ces nombreuses cicatrices sur ton avant bras, que tu tentes désesperemment de cacher.

Elles sont présentes presque partout: sur tes cuisses, ta poitrine, tes bras. Ces marques du passé que tu n'arrives pas à dissimuler malgré toutes ces crèmes anticicatrices que tu as vidé. Elles se confondent avec les quelques vergetures que tu as accumulé lorsque tu mangeais des paquets de bonbons entiers dans ta chambre, seul·e, attendant que les journées passent. Aujourd'hui, bien que ton alimentation soit beaucoup plus saine qu'à l'époque, il te reste encore quelques bourrelets que tu essaies tant bien que mal de faire disparaître en faisant du sport. Tu as la chance de tout de même paraître svelte, bien que tes ami·es s'amusent à te charrier lorsqu'une chemise ou un shirt trop court affichent ton ventre. Tu fais comme si tu ne le prends pas mal, mais au fond, s'en prendre à ton physique, ça te fait un peu mal.

Tu caches tes cicatrices du mieux que tu peux, souvent avec des vêtements qui te donnent beaucoup trop chaud—mais tu préfères avoir chaud que montrer aux autres ce qui te fait autant honte. Le peu de personnes les connaissant te répètent que ce n'est pas si grave, qu'elles prouvent que tu es devenu·e beaucoup plus fort·e. Tu as du mal avec le maquillage, alors tu n'as jamais considéré le fond de teint—est-ce que ça marche au moins, du fond de teint sur autre chose que le visage ?

Malgré cette contrainte des vêtements longs, tu arrives à trouver des vêtements qui te plaisent. Souvent des jeans, puisque des shorts montreraient tes (autres) cicatrices. Les rares fois où tu te permets de porter des shorts, c'est lorsque tu as des collants foncés qui vont avec. Tes doigts sont abîmés parce que tu te ronges souvent les ongles : tu essaies d'arrêter, mais après quinze ans à passer le stress de cette façon, c'est un peu dur. Tu essaies de compenser en portant des bagues (des chevalières), qui s'accordent à tes piercings aux oreilles. Tu en as toute une collection et tu les changes tous les jours, pour les assortir avec ta tenue. Bien que ce ne sont que des détails mineurs, tu te dis toujours que c'est une sorte de cerise sur le gateau.

Ce corps à moitié massacré et toujours en construction, tu l'aimes bien, quand même. Tu as toujours du mal à te voir nu·e sous la douche, mais au moins, tu n'as plus envie de vomir.
— Just Married —

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Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Milo ma petite Lune
Autre: he/him ☾ libra
AHHHH

rebienvenue olala je suis grave heureux que tu sois de retour ici i can't remember a single role i was suited for ; 2837215391
ça fait plaisir de revoir yasu en tout cas & toi par la même occasion ! faut que je m'empresse de lire tout ça i can't remember a single role i was suited for ; 1518348080
que je puisse lui redonner tout l'amour qu'iel mérite i can't remember a single role i was suited for ; 2310585803 ❤

bon courage pour la validation ! ✨
— Just Married —

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Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre: Merci Hatori, Ludwig, Reiko, et Tomie pour les cadeaux ♥ vous êtes les meilleurs /o/ Puis Ibi et Eto pour toujours remettre en question ma crédibilité avec le Zachacarpe et le Zachabbit... Je suis condamné au célibat u.u je vous hais ♥
Rebienvenue sur le forum ! :)

C'est un chouette personnage, j'ai hâte de voir comment iel va évoluer en RP ^^

Bon courage pour la validation ! o/
— Just Married —

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Miih quel personnage touchant ♥
J'ai vraiment aimé découvrir Yasu et j'ai particulièrement apprécié le côté très réaliste des événements de la vie (genre les règles) !

Yasu me touche i can't remember a single role i was suited for ; 1055899934

Pleins de love pour la validation i can't remember a single role i was suited for ; 4228984879
PGneM

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Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Mon nouveau PC.
Autre: Je joue pour gagner.
Ce personnage est magnifique ^^. J'adore déjà Yasu omg.

Bonne validation (et bon retour visiblement) !
— Just Married —

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Époux/se : Célibataire.
Autre:
J'adore ce personnage oh mon dieu. Rebienvenue en tout cas!
Lisalisa

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Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Rebienvenue parmi nous de ce que j'ai compris. i can't remember a single role i was suited for ; 1518348080

Et bien je n'ai rien à dire, tout me va, c'est fluide et ça se lit seul.
Yasu est un personnage très sympathique et tu maîtrises très bien le sujet !
Je suis contente de te pré-valider du premier coup, bonne aventure sur le forum. i can't remember a single role i was suited for ; 2984341854

Pré-validation par Arisa
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

might be a sinner ; might be a saint

Hear her - THE Arisa
merci Hatoclown pour l'avatar ღ


one brain cell:
i can't remember a single role i was suited for ; Uron

grbfh:
i can't remember a single role i was suited for ; Unknown
i can't remember a single role i was suited for ; CjjIPFG i can't remember a single role i was suited for ; UlmRG6s i can't remember a single role i was suited for ; NlRYT1U i can't remember a single role i was suited for ; NwQ16ft
— STAFF JM —

— STAFF JM —
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Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre:
Bienvenue !

Je t'ai mis chez les hommes. Si jamais tu préfères le groupe des femmes, hésite pas à me dire !

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Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

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Merci Lucci pour le kit i can't remember a single role i was suited for ; 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
i can't remember a single role i was suited for ; Ld7d
i can't remember a single role i was suited for ; BbNTuR8
i can't remember a single role i was suited for ; V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
i can't remember a single role i was suited for ; Cn3Ckyx
i can't remember a single role i was suited for ; 1EPYLUw
i can't remember a single role i was suited for ; DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
i can't remember a single role i was suited for ; E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
i can't remember a single role i was suited for ; 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
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Merci Oz ♥️:
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Autre: nonbinaire, utilise iel/cellui
tout d'abord merci beaucoup pour les retours positifs sur yasu!! iel est très important.e pour moi vu que je suis également nb T___T & merci pour la validation surtout!!
ensuite, sachant que comme précisé dans la fiche iel se considère plutôt comme lesbienne/qu'iel est afab, si ce n'est pas un problème j'aimerais bien plutôt être dans les femmes! merci d'avance ❤
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