Une nouvelle page ( Feat. Kaori Seigi ) 200803042355296862
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— Just Married —

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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Nouvelle épreuve





Le sable s’écoule dans le sablier du temps. Les jours passent, ne se ressemblent pas et m’enferment dans une monotonie que je ne pensais pas trouver désagréable un jour. On ne se rends compte de la valeur des choses qu’une fois qu’on lest a perdus… Il faut voir l’’évidence comme elle est : Yuzu me manque. J’ai beau avoir une triple présence à la maison, il y a toujours un manque. Une présence primordiale qui fait que la vie est devenue plus terne. Un long soupire s’échappe de mes lèvres alors que je sors de l’hôpital. Il faut croire que tout est question d’équilibre…  Depuis la mort de mon ex-femme, je n’ai de cesse que remis ma personne en question. Si au début j’étais sous le choc et prêt à me laisser mourir, finalement, j’ai décidé de me reprendre en main. Et pour se faire, me faire traiter plus sérieusement pour ma narcolepsie. Me retrouvant donc avec des médicaments supplémentaires, je rentrais chez moi pour profiter de ma journée de « repos ». Ou du moins, je l’espérais ?

A peine j’arrive à ma porte, j’ai comme cette impression qu’un imprévu va me tomber dessus. Mettant de côté cette sensation je vins à faire ma vie en douceur, sans trop essayer de me miner le moral. M’occupant des chats, je profitais de ma journée jusqu’à ce que le courrier arrive. Étant présent, je vins à aller ouvrir quand l’homme déposait le courrier, pour le prendre en main propre. Discutant rapidement avec lui, finalement celui-ci décrocha une lettre pour moi et la situation se figea dans le temps. La lettre rose... Une lettre qui se reconnait entre mille. Soupirant longuement, je saisis la lettre après une certaine hésitation, puis je laisse le facteur faire son travail.

Allant me poser dans le canapé, je mis un certain temps à encaisser cette révélation. Bien des souvenirs remontent dans mon esprit et pour le coup, mon cœur se serra. Cette lettre, c’est un nouveau départ, mais aussi et surtout une obligation de tourner la page avec mon ex. Yuzu Seigi… Est du passée désormais. Le système m’ordonne de la mettre au placard, mais c’est impossible… Trop cruel pour obéir, je me devais de travailler sur ça prochainement… Quoi qu’il en soit, je me dois de faire mes bagages et me préparer à déménager… Encore… Je le fais sans l’envie. Ceci est clairement une corvée et si autrefois je l’avais fait avec une quasi joie, là, il n’y a rien de tout ça. Je mets les affaires importantes dans un carton, je prépare les chats mentalement et finalement, j’essaie de voir le bon côté des choses. Cela me permet de faire un énième tri dans mes affaires… J’ai beau essayer d’être positif, au fond, je n’arrive pas à cacher cette tristesse. Tenant une photo encadrée de moi et Yuzu au Maroc, je soupire encore une fois. J’ai arrêté de compter combien de fois je soupire par jour maintenant, je me contente de me laisser aller.

« C’est la vie… N’est-ce pas ? »

Rangeant la photo, je me décide à la garder. Même si le système voudrait que j’abandonne, je n’en fais rien. Il ne faut pas céder à ce caprice. Si le gouvernement peut être juste à certains niveaux, il n’a aucun droit à me dire ce qui est bon ou non pour mon esprit. Yuzu est certes un souvenir, mais je me refuse de l’effacer comme si de rien était. Au même titre que ma « femme » ne le sera pas vraiment dès le début. Si autrefois je m’étais laisser aller au jeu, là, j’ai clairement un deuil à faire et il n’est pas passé. C’est cruel que d’imposer ça à ma future femme, mais c’est ainsi. Loin d’imaginer la démone qui remplacera mon ex, je sais que ce mariage ne sera pas de tout repos. Et c’est peu dire. Faisant ¾ de mes cartons, je m’octroie une pause et ouvre alors la lettre pour lire le contenu de cette dernière. Kaori Mogami ? Ce nom de famille ne me dit rien. Haussant les épaules, je me laisse aller en revanche à une certaine rêverie. En effet, si je ne désire pas être marié, que je voudrais refuser, je ne peux m’empêcher d’être curieux. Comme tout homme qui se respecte, je me demande à quoi elle ressemble, ce qu’elle aime, ou non. Cruelle lettre que voilà, des informations, un nom et prénom, mais aucune photo. Le suspens est intense jusqu’à son comble. Est-ce fait exprès ? Cela ne m’étonnerait même pas je me dis… Quoi qu’il en soit, après cette pause, je me décide à dîner, puis aller me coucher. Ce n’est que le lendemain matin que je me permets de finir mes cartons et souffler de soulagement. Bon, maintenant, je n’ai plus qu’à aller chez mon nouveau « chez moi ». Chargeant la voiture, c’est le cœur lourd que j’abandonne cet endroit et ferme une porte de ma vie. Quand je laisse la porte se verrouiller, c’est un fin murmure qui m’échappe, un constat.

« Adieu… Yuzu… »

Les chats dans leurs cages n’aiment pas vraiment ça. Heureusement, le voyage n’est pas énorme. Cependant, les miaulements sont déchirants. Je suis obligé de les caresser ou les divertir le temps des feux rouges, car je n’aime vraiment pas les entendre miauler ainsi. Quoi qu’il en soit, cette torture n’est pas longue et bientôt, j’arrive devant mon nouveau lieu de vie. Il ne paie pas de mine… Maiiiis, il ne faut jamais juger un livre à sa couverture. J’entre et déballe les cartons. Les posant dans le salon, je tente de me faire entendre, mais devant le manque de réaction, j’en déduis que ma femme n’est pas là. J’attendrais donc celle-ci pour déballer mes affaires.
Libérant les fauves, la petite famille s’aventure dans la maison et fait son petit nid tranquille, là où moi, j’essaie de me visualiser dans cet endroit. Ne sachant pas si madame compte venir de sitôt, je vins à prendre mon téléphone et appeler ma secrétaire.

« Oui bonjour ? Ici Monsieur Tsubaki, hmmm… Pouvez vous me noter absent pendant une semaine ? Repoussez mes rendez-vous, je m’excuse auprès de mes clients, même si en théorie je n’avais pas trop de dossiers n’est-ce pas ? Comment ? Deux ? Bon, tant mieux. Repoussez-les à la semaine prochaine et faites-les passer en priorité. Parfait, prenez soin de vous. »

Et sur ces mots, je me mettais officiellement en stand-by, attendant de voir quand la demoiselle viendrait. M’enfermant dans une boucle temporelle donc, je tentais de m’approprier les lieux et laissais le temps s’écouler. Un jour, deux… Trois... Finalement, le destin allait décider de me jouer un tour et pour cause, le jour J, alors que je lisais un livre tranquillement, je fis une crise. Me sentant léger, je vins à m’endormir pile au moment où ma demoiselle arriverait. Peu importe le nombre de fois où elle sonnerait – si elle le faisait – elle n’aurait aucune réponse. Et en ouvrant la porte, rien d’anormal se verrait, mais en ouvrant la première porte menant à la seconde salle de la maison, elle serait assaillie par deux démons. Deux démons à quatre pattes, viendraient accueillir la demoiselle et la harcèlerait de miaulements demandant une chose : des salutations. La matriarche de ces deux démons en revanche était aux côtés du maître des lieux, et en entendant ses petits miauler de la sorte, elle se lèverait avec lenteur pour aller inspecter ce qui se passait. Kaori serait donc accueillit par les trois chats, mais pas ma personne… Moi, j’étais assis, la tête baissée, un livre sur les genoux, tombant mollement sur le sol, comme si j’étais … mort… Joli accueil n’est-ce pas ?
Si panique il y avait et vérification du pouls, elle pourrait constater que je ne faisais que dormir. Par contre, là où les choses seraient plus marrantes, c’est qu’un simple appel ne suffirait pas à me réveiller. A croire que j’ai le sommeil très lourd. En revanche, qui sait l’effet que pourraient avoir des baffes ?

Une nouvelle pièce démarre, une nouvelle vie, entre deux inconnus au cœur blessé. Deux êtres différents sur bien des points qui devront clairement vivre bien des aventures avant de pouvoir éventuellement s’entendre. Est-ce possible au final ? Après ce mal qui les unis en quelque sorte, après une histoire d’amour qui se voulait éternelle. Comment les deux géreront la chose ? Allez savoir… En tout cas, tout ceci ne faisait que commencer et cela promettait d’être lourd en rebondissements.

« ZzzzZ … ZzzZZZZ… ZzzZZZZ… »

Pour peu, on pourrait imaginer une bulle s’échapper de mon nez, bien que le « ronflement » ne fût pas fort. En fait il était imperceptible, par contre, un œil avisé pourrait voir clairement le léger mouvement de ma cage thoracique, prouvant que derrière cet aspect de mort, j’étais bel et bien vivant. Pour son plus grand bonheur ou alors… malheur. A nous de voir qui pensera quoi de l’autre.



Codage par Libella sur Graphiorum

— STAFF JM : BOTAMSTER —

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Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine forever ♥
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Je maudis ce jour de toute mon âme. Je maudis l’Incontestable et ce sera sans doute le cas jusqu’à la fin de ma vie désormais. Comme si reprendre le cours de sa vie sans l’être aimé n’est déjà pas assez difficile, voilà que la machine pense que marier une personne en deuil est l’idée du siècle. Et bien non monsieur l’Incontestable ! C’est la pire chose à faire !

N’ayant pas envie de savoir qui je suis censée supporter désormais, j’ai juste jeté la lettre rose et j’ai continué ma journée presque comme si je n’avais rien reçu. J’ai seulement commencé à préparer les cartons. Même si je fais preuve de mauvaise foi dès le premier jour, je sais que je n’aurai pas le choix que de bouger au nouveau logement avant la fin du délai. Je ne sais pas encore où se situe ce nouveau lieu de vie mais là, tout de suite, c’est le cadet de mes soucis. Entre les cartons et les enfants, j’ai beaucoup mieux à faire.

Le deuxième jour, c’est Suki qui s’est chargée de me donner les infos. Elle a pris mon courrier en venant me rendre visite et lorsqu’elle a vu la lettre rose, elle a été trop curieuse. Elle sait aussi à quel point je peux être têtue et refuser de lire la lettre avant que le délai ne soit presque écoulé. Elle sait que j’en suis capable. Alors elle m’épargne des jours d’entêtement et d’ignorance en m’informant directement du contenu. Elle a de la chance que ce soit elle et pas quelqu’un d’autre qui lise mon courrier.

- Il s’appelle Tsubaki Seigi. Si ça se trouve c’est un type bien.

Elle observe les cartons autour de nous, encore piquée de sa curiosité.

- À voir les cartons, ce n’est pas la première lettre que t’as reçue.

- Juste la seconde… Et si ça se trouve, le type est un connard que j’vais devoir buter en prétendant la légitime défense.

Elle soupire et sa visite me permet du coup de mieux m’organiser encore. Elle m’aide à faire les cartons, à chercher des écuries plus proches du nouveau logement même si ce n’est pas le plus urgent. En plus elle cherche aussi pour elle. Pas parce que l’écurie actuelle ne lui plaît plus mais parce que de toute façon, ça va fermer donc il faut bien reloger nos chevaux quelque part. Ca fait depuis un moment qu’on devait s’organiser alors c’est le bon moment. En dehors de nos recherches, elle m’aide aussi à occuper les petits monstres.

Le troisième jour, tout est prêt au déménagement. Par simple mesure de sécurité, j’ai confié les jumeaux à Suki. Elle s’en chargera jusqu’à ce que je lui donne le feu vert pour me les rendre. Je ne sais pas à qui j’ai affaire. Je veux d’abord tâter le terrain avant de jeter mes mômes dans la fosse aux lions. Je ne veux pas leur faire courir le moindre risque. J’ai déjà perdu leur père, pas question que je perde qui que ce soit d’autre.

Je suis finalement arrivée à la nouvelle adresse. Bonne nouvelle, on a de la place pour deux véhicules. Tant mieux. Ce sera plus facile pour déplacer les quelques cartons que j’ai pu prendre. Je décide donc de prendre ceux que j’ai pu embarquer avec moi et les pose dans la maison. Il n’y sont pas tous. Il me faudra encore un ou deux voyages avant de tous les avoir.

Extérieurement la maison n’a l’air de rien mais intérieurement, elle me semble plus confortable que je ne l’imaginais. Dommage que je doive partager avec un parfait inconnu...qui est apparemment déjà présent. Je n’ai pas encore vu sa tronche mais je croise déjà la route de trois matous. J’aimerais bien dire que la présence de chats prouve que le type n’est pas un connard maiiiiiiiiiiis…ce n’est pas un fait avéré. Certains sont des enfoirés avec les humains et des nounours avec les animaux. J’effectue donc une caresse aux trois chats puis recommence mon petit branle-bas de combat pour déplacer les cartons. Je ne cherche même pas mon nouveau colocataire. En fait, qu’il soit là ou non m’importe peu. La présence des chats me permet de savoir qu’il a au moins posé les pieds ici une fois. Et d’après ce que je constate, il a même déjà ramené ses affaires.

De longues minutes passent. Un laps de temps durant lequel je m’occupe de foutre les cartons dans un coin, n’ouvrant que ceux qui contiennent mes vêtements, ceux des enfants que je place dans leur nouvelle chambre, quelques bricoles et bien sûr...la photo de mon défunt mari. Le vrai. Celui qui était réellement fait pour moi. Je n’ai jamais pu lui mentir sans qu’il ne parvienne à me faire dire la vérité par la suite. Il a toujours su lire en moi comme dans un livre ouvert et il m’a toujours comprise.

Après un long moment en solitaire, je redescends les escaliers et vais visiter un peu e reste de la maison. J’ai pu voir un peu à quoi ressemble l’étage en défaisant les cartons mais je n’ai pas encore vu le bas. La première chose que je vois en faisant réellement attention à ce qui est présent dans le salon, c’est l’homme sur le canapé. Il est là depuis le début ? Bien la preuve que la rage peut vraiment aveugler les gens. Bref je me suis approchée de lui et en fait, il n’a aucune réaction. On dirait qu’il dort. Ou qu’il est mort. Je lui tapote l’épaule sans réelle retenue.

- Hé, réveille-toi !

Aucune réaction. Oh mon dieu faites qu’il soit réellement mort ! Ce serait le mariage le plus court que j’aurais eu avant d’être à nouveau libre. Je m’approche du moniteur et le fixe, attendant une quelconque annonce de veuvage. Rien. Silence radio. Merde. Ca veut dire qu’il est juste endormi. Fait chier ! Je soupire un coup en jetant un œil vers l’homme.

- Tu ne pouvais pas être mort directement, toi ?

Un murmure soufflé par désespoir. Laissons-le dormir. Pendant qu’il pionce, il ne me m’agace pas. J’en profite donc pour finir le tour du propriétaire, terminant par la visite de la cuisine et de la buanderie. J’aime déjà cette petite salle. Elle va être très pratique. Les mômes se salissent trop souvent. Je viens ensuite m’asseoir à l’autre bout du canapé, prenant bien mes distances avec le bonhomme puis commence à caresser les chats qui sont revenus me dire bonjour. Plus qu’à attendre que monsieur daigne se réveiller mais s’il ne le fait jamais, ça m’arrangerait. Si le moniteur ou une lettre pouvait annoncer que ce mariage n’a plus lieu d’être, ça m’arrangerait mille fois plus.

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Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
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