Tu es le risque que je veux prendre DgoiC4q
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— Just Married —

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❝Tu es le risque que je veux prendre ❞


On dirait que mon repas était un échec, ce n'est pas une fatalité. Je m'y attendais. Pendant des années j'ai été habitué aux plats de ma mère, et pour tout avouer je n'ai jamais cherché à apprendre, ni même poser les pieds dans une cuisine. Lorsque je me suis retrouvée seule, j'ai pris la mauvaise habitude de me commander à manger ou de me faire des boîtes de nouilles instantanées. Et sinon, mes repas du soir étaient seulement quelques cochonneries avalées devant la télé. La fainéante que je suis hésite à lui dire de me condamner l'entrée de la cuisine. Ainsi, il s'en occupera, je serais débarrassée de cette corvée. Mais, je dois faire des efforts. J'ai bien conscience que Ludwig ne sera pas toujours là pour s'en occuper. Et je devrais certainement m'y coller après son opération.

- Apprends-moi alors ! Je ferais des efforts pour m'appliquer, promis ! Mais si c'est pour me crier dessus toutes les cinq minutes, je passe mon chemin !

Je lui fais une petite moue avant de lui adresser un grand sourire. Bien sûr,  je le taquine, j'aime remettre sur le tapis son côté militaire à vouloir tout contrôler.

- Bon, tu me puniras si je salis tout !

Je pousse son épaule avec mon doigt, en souriant. Je sais que c'est compliqué pour lui de voir le bazar.
De retour à l'intérieur, je passe par la cuisine pour me servir un verre d'eau. Je me retourne et appuie mon dos sur le plan de travail, j'observe Ludwig s'affaler sur le canapé. Il m'indique qu'il a préparé à manger et que je peux me servir. C'est donc sans attendre que je commence à aller fouiller dans le frigo en l'écoutant attentivement. Dimanche, on va voir sa famille, et comme je m'y attendais, il n'a pas réussi à convaincre sa tante. Je laisse un long soupire m'échapper. Je vais devoir me faire une raison... je ne sais pas encore ce que je veux. Ludwig le prendrait certainement très mal si je ne me présentais pas à la cérémonie. Je sors la tête du frigo et attrape une assiette dans le placard à côté que je remplis d'omelette. Je m'installe sur la table.

- Et si j'en parlais moi-même à ta tante ? Elle changerait peut-être d'avis ? Elle a l'air difficile à convaincre, mais je pourrais essayer...

J'imagine que c'est perdu d'avance, mais qui ne tente rien à rien ? Je n'ai pas envie de participer à cette cérémonie. Et j'ai peur que cette histoire ne sème encore la discorde entre moi et Ludwig. Je vide rapidement mon assiette et la repousse.

- Ah, Daisuke ne sera pas là samedi soir... et si on sortait ? Longtemps que je n'ai pas mis les pieds dans une boîte de nuit.. Enfin, si tu veux ? Sinon je demanderais à Haru s'il est disponible. J'imagine qu'à ton âge, tu préfères rester tranquillement à la maison...

D'accord, le pic que je viens de lui lancer, c'était gratuit. On a le même âge. Mais, on ne se refait pas, j'ai toujours été du genre à occuper mes week-ends en sorties en tout genre. J'ai encore du mal à m'adapter à la vie de famille, les samedis soir à restés à la maison, très peu pour moi.

Je me lève pour aller déposer mon assiette dans le lave-vaisselle et attrape une éponge pour nettoyer la table.

- Ma journée a été calme, je serais présente à l'appartement pour les 15 jours à venir... je vais réviser ici avant mes examens. On est en pleines révisions, donc c'est plutôt calme au bar. Et ne m'en parle pas, ils vont certainement venir fêter la fin des examens après. Je suis sûr que ça va être une horreur de les supporter...

J'enchaîne rapidement pour changer de sujet, cette idée m'agace d'avance. Les soirées risquent d'être longues et j'espère ne pas devoir gérer de situations trop difficiles avec des bourrés incontrôlables.

- Ah ! et pour l'escape game ,on va se retrouver enfermé dans une pièce. On devra résoudre des énigmes ou trouver des objets pour pouvoir sortir de la pièce. En gros c'est le principe du jeu...

Monsieur avait l'air partant pour mon activité, en soit, rien de bien violent pour son dos ou son poignet, donc ça ira. Cependant il n'a jamais fait d'escape game. Un sourire se fige sur mon visage. J'aime l'idée d'être la première à lui faire découvrir de nouvelles choses. Son quotidien lui laisse peu de répit, je veux devenir sa bulle d'oxygène, et qu'il apprenne à relâcher la pression en ma présence.
Je jette rapidement mon éponge dans levier et rejoins Ludwig sur le canapé. Je me penche vers lui, avec un air taquin.

- Et...si un de ses bourrés me mettait de nouveau une main aux fesses, tu lui donnerais une bonne leçon ?

Je me rapproche encore de lui. Il recule doucement. Je crois que j'aime bien m'amuser avec lui, le mettre mal à l'aise et voir ses réactions. Il s'enfonce dans le canapé et j'attrape ses joues entre mes mains pour déposer un baiser sur ses lèvres. Je me recule et me lève du canapé.

- Le baiser du jour, c'est fait...

Je lui adresse un sourire en coin et lui fais un clin d'œil avant de partir à la salle de bain. Je crois bien que j'ai trouvé mon nouveau jeu, faire tourner Ludwig en bourrique. Je passe rapidement par la douche, me passe un short et un débardeur et retourne au salon. J'attrape la télécommande et me tourne vers lui.

- C'est moi qui choisis le film ce soir !

Je lance la plate-forme de films et les fais défiler un par un. Je sais exactement ce que je veux. Je sélectionne le film et attrape un coussin que je place sur mes cuisses. Ce même coussin avec lequel je compte me couvrir les yeux à chaque fois que mon cœur fera un bon de frayeur. C'est le genre de film surnaturel, qui après l'avoir vu, m'empêche de fermer les yeux  la nuit. Je profite donc de la présence de Ludwig pour le regarder, je sais que je ne l'aurais jamais fait toute seule. Des portes de placards qui s'ouvrent toutes seules, des escaliers qui craquent. Et d'un coup... je ne sais pas, l'oreiller a fini plaquer sur mon visage que je commence à descendre lentement pour voir l'écran. Une poupée me regarde comme si elle allait me sauter dessus. Je me colle à Ludwig et replace le coussin sur mes genoux en me raclant la gorge, comme pour feindre que je n'ai pas du tout été effrayée. Je ne lâche pas l'écran des yeux, sursaute, attrape même la main de Ludwig. Et ce jusqu'à la fin du film. C'est au moment du générique de fin que je me rends compte que je tiens encore sa main. Je la lâche rapidement.

Il se fait tard, et je me décide à aller me coucher. J'attends Ludwig enseveli sous les draps, la lumière allumer. Voilà que je m'imagine toute sorte de choses. À son arrivée dans la chambre, je me sens soulager. Quand il s'installe, je me colle à lui comme un aimant.

- Désoler, ça te dérange si on reste comme ça juste pour cette nuit ?

Qu'il le veuille ou non, je resterais là ! Quand je regarde un film d'horreur avant d'aller me coucher, je tourne en rond toute la nuit dans mon lit. Et je n'ose même pas me lever pour aller aux toilettes...


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ft. Rose

Quand je soumets l’idée de lui apprendre à cuisiner, Rose est plutôt partante pour que je lui apprenne. Seulement, je sais bien comment je suis et comment ça peut se terminer. Très justement, elle me le fait remarquer, ayant déjà bien compris comment je fonctionnais. Un petit sourire suivit d’une grimace apparut sur mon visage, parce qu’elle m’a démasqué. Mais, je sais que je dois faire des efforts et je vais essayer de faire du mieux que je peux…

Je la sens pousser mon épaule du doigt et ça me fait sourire, surtout quand elle me dit que je n’aurais qu’à la punir si elle salit tout. Je passe ma langue sur mes lèvres tout en la regardant ; très charmante idée Madame Stein. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, pour sûr. Par la suite, je lui parle de ma non réussite avec ma tante à faire annuler cette foutue cérémonie de mariage à la noix. Elle pourrait attendre que l’on s’entende mieux, que l’on ait réellement développé quelque chose l’un pour l’autre, au lieu de se précipiter comme ça. Je n’allais pas non plus leur montrer, à elle et à mon oncle que j’étais le pire des connards quand même… Sans doute ma tante a cru que j’avais entièrement fait le deuil d’Hanabi, et que je pouvais ainsi passer à autre chose. Ils ne sont pas au courant pour Zach, pour tout ce qu’on a vécu ensemble. Je ne leur ai rien dis car je sais que mon oncle n’apprécie pas trop les personnes homosexuelles, alors j’ai évité.

Il n’y a que Elijah qui le sait, parce que je lui fais confiance. Je sais qu’il n’est pas une balance, contrairement à sa sœur. Par je ne sais quelle sorcellerie elle a réussi à faire cela mais quand ma chère épouse a émis l’hypothèse qu’elle pourrait parler avec ma tante, dimanche midi, une sorte de bouée de sauvetage est apparue devant mes yeux. Avec un peu de chance, oui, elle voudra peut-être bien écouter la demoiselle.

« Je t’avoue que c’est une excellente idée ! Peut-être avec un peu de chance, avec toi, elle voudra bien annuler le truc. Sinon, je crains que l’on soit obligés d’y assister… Mais pas plus d’une heure, je te promets. Après on s’enfuit loin. »

Je n’ai pas très envie que toute cette histoire sème encore de la discorde entre elle et moi. On est déjà assez chien et chat sur les bords, même si à présent que l’on s’est dit beaucoup de choses, ça va mieux. Sauf que chassez le naturel, il revient au galop. Malgré tout, je ne peux pas encore trop me rapprocher d’elle et je dois faire attention à mon cœur. Je redoute beaucoup qu’il soit brisé à nouveau par quelqu’un. Par la suite j’explique que Daisuke ne sera pas là samedi soir et Rose me propose du coup de sortir. C’est vrai que ça peut être une bonne idée. Et puis si on n’est pas du tout en état de conduire, ni l’un ni l’autre, il y a toujours des petits hôtels qui sont à côté. On pourra toujours aller dormir là-bas. Quand elle prononce le nom de son ami, je secoue la tête, légèrement piqué.

« Non, non, on peut y aller ensemble ! Ca fait aussi un long moment que je ne suis pas sorti. Ca peut être cool d’aller se pavaner en boite de nuit pour une soirée. Je fais si vieux que ça ? C’est vrai qu’avec mes problèmes de santé, on pourrait me prendre pour un vieux, mais je ne le suis pas tant que ça chère femme. »

A mon âge, si je préfère rester tranquillement à la maison… Non mais ho !

« Fin, remarque, t’aimerais peut-être pas aller en boite de nuit avec un vieux. C'est vrai que j'ai l'allure d'un pédophile à côté de toi. »

Je lui tire la langue, lui lançant une petite pique de retour. L’ambiance reste quand même bon enfant. On a notre caractère, on est comme ça, on ne pourra pas nous changer du jour au lendemain. Rose m’explique ensuite que sa journée a été calme, et qu’elle sera à la maison les quinze prochains jours pour motifs de révisions. Ha oui, c’est vrai que nous arrivons dans la période des examens. Quand je lui demande s’il n’y avait pas trop de personnes bourrées, elle finit par me dire qu’une fois que tout le monde aura fini les examens, ils vont sûrement venir s’éclater au bar et que ce sera certainement une horreur de les supporter. J’opine du chef, je veux bien le croire. J’avoue qu’au fond de moi, j’espère qu’elle trouvera un truc en journée, une fois ses examens finis.

Je n’aime pas trop la savoir entourée de gars pervers et bourrés, qui boivent jusqu’à point d’heure. Je fais un peu partie de ces types là, même si je n’accoste jamais personne, mais je sais que ça peut-être pénible de supporter des ivres morts qui ne veulent pas partir du bar. On revient ensuite sur l’escape game et du coup, elle m’explique un peu le principe. Bon, ça va, je ne suis pas particulièrement claustrophobe, ça devrait aller. Ho donc on va devoir résoudre des énigmes ? C’est vraiment très intéressant ça dis donc. Je vais pouvoir lui montrer toute l’intelligence de son mari à se sortir des pires situations possibles. La jeune femme finit par me rejoindre sur le canapé, se penchant vers moi alors qu’elle me demande ce que je ferais si un de ces types bourrés lui mettait de nouveau une main aux fesses… Je fronce les sourcils alors qu’elle se rapproche de plus en plus de main, reculant bien contre le canapé alors qu’elle commence à me mettre un peu mal à l’aise. Si elle joue encore avec moi, ça va mal finir pour elle… Et on s’évitera encore pendant des jours…

« Si… qui que ce soit… te fout une main aux fesses… je l’envoie direct à l’hosto… »

M’enfonçant dans le canapé, le souffle un peu coupé, ses mains sur mes joues, finalement, nos lèvres s’entrechoquent. Je l’ai échappé belle quand elle se recule mais encore une fois, j’ai l’impression qu’elle a voulu un peu trop jouer avec le feu. Si elle veut me faire tourner en bourrique, et bien c’est gagné… Sauf que ma patience a des limites au bout d’un moment. Je soupire longuement alors qu’elle finit par aller à la salle de bain. Si elle pouvait arrêter de me chauffer comme ça ; c’est vraiment une salle peste ! Je reste un homme merde quoi… Je prends ce temps pour aller me fumer une cigarette et calmer mon cœur qui bat à tout rompre. Elle me fait vraiment tourner en bourrique… Par pitié, que quelqu’un me sorte de là ! Quand elle revient, Miss décide du film de ce soir alors je la laisse décider sans broncher. Un film d’horreur… Comme c’est étonnant, je sais d’entrée ce qui va se passer. Elle va bien flipper sa race, s’accrocher à moi pendant tout le long du film et elle ne voudra pas aller dormir après.

Franchement, va falloir m’expliquer qu’est-ce qui est excitant à regarder un film dont on n’aime absolument pas le genre… L’adrénaline peut-être ? Il y a bien d’autres moyens de chercher un peu d’adrénaline, que de regarder des films qui font peur… On regarde le film, rien de bien palpitant pour moi, alors quand je zieute du côté de Rose, de temps à autre, je la vois flipper comme jamais. Intérieurement, je me marre parce que c’est vraiment trop drôle.

« Nan mais va vraiment falloir arrêter de regarder des films d’horreur si t’as autant la frousse après hein… BOUUUUUUH ! »

Et j’explose de rire, me moquant littéralement de ma femme. Bah oui, je me le permets. Après tout, on reste chat et chien tous les deux. Ce ne serait pas moi si j’étais compatissant et que je lui disais qu’on devrait changer de film au lieu de s’infliger une torture inutile. Finalement sa main a atterri dans la mienne, et elle s’est complètement collée à moi. Je secoue la tête amusée et finalement, arrivés à la fin du film, nos doigts sont encore entrecroisés. Sa main lâche la mienne puis je la laisse partir en premier pour éteindre la télévision.

Je la rejoins ensuite dans notre lit, puis m’installe à ma place. Elle est ensevelie sous la couette, la lumière allumée. Je secoue la tête amusé de voir qu’elle a encore peur et vient me mettre tranquillement. Elle finit par me coller comme un aimant, et tout en souriant, je passe mon bras autour de son épaule. Si ca me dérange qu’on reste comme ça toute la nuit ? Non bah ça devrait aller, faut juste pas que Daisuke se réveille en pleine nuit quoi… Enfin, avec un peu de chance, elle s’endormira et ça ira très bien jusqu’au lendemain.

« Non, non… Par contre, tu me devras hum… un strudel aux pommes ! T'aura qu'à demander la recette à mon oncle. »

Je lui tire la langue puis de mon autre main, je viens éteindre la lumière. Je l’ai collé bien contre moi et je me suis endormi comme ça, presque comme une masse. Le lendemain est arrivé bien vite, encore une journée à bosser avec celle-ci et nous sommes déjà le weekend. En plus de ça, outre l’activité escape game, une petite sortie en boite et le repas avec ma famille dimanche midi, début de semaine signe aussi le rendez-vous avec le médecin à l’hôpital. J’ai hâte que l’on m’enlève une bonne fois pour toute ce plâtre et que je puisse retrouver plus de mobilité sur mon poignet droit. Daisuke est tout content de revoir Rose au matin, et à peine levé, commence à lui raconter tout ce qu’il a fait avec sa grand-mère. Bizarrement, ma nuit a été agréable, même si j’avais Rose à moitié dans les bras.

« Bien dormi miss froussarde ? Les corbeaux ne sont pas venus te manger cette nuit ? »

Ricanant en lui envoyant cette pique gratuite. Bah oui, il y avait des corbeaux à un moment donné dans le film d’hier, et bonne ambiance ultra glaçante alors forcément. Daisuke déjeune tranquillement, Kinox est sur les starting-blocks. Il a envie de jouer et de sortir, ce que je comprends tout à fait…

« Ah au fait, du coup c’est bon pour te laisser emmener Daisuke à la crèche, aujourd’hui ? Je prends Kinox avec moi au fait, donc tu n’as pas besoin de t’occuper de lui. »

Je lui souris, je suis entrain de faire un gros effort de confiance envers la jeune femme, en lui laissant mon bébé d’amour là. Ce n’est pas rien ! Quand il entend que Rose va l’emmener à la crèche, l’enfant est tout content. C’est un amour ce gosse, j’ai tellement de chance de l’avoir… Je donne rapidement les directives à Rose : son déjeuner est déjà prêt, suffit de lui choisir une tenue, peu importe laquelle et qu’elle m’envoie un message si elle veut le récupérer à 16h ou pas ; sinon j’irais le chercher moi. Un bisou sur la tête de mon fils avec un gros câlin, un rapide baiser à ma femme histoire de la faire chier puis je récupère Kinox ainsi que mes affaires et c’est parti pour le travail. D’ailleurs, Rose ne m’a jamais encore vu dans ma tenue de militaire. Il est vrai que je préfère partir en civil puis me changer à la caserne.

Une fois là-bas, je laisse Kinox gambader sur le terrain, un de mes collègues de la Cynophile vient me demander s’il peut les accompagner pour une mission de recherche à l’aéroport d’Haneda, ce à quoi je réponds que c’est OK avant d’aller rejoindre le commandant, après m’être changé, pour que l’on commence la mini formation sur les papiers administratifs que j’aurais à faire en tant que Second Lieutenant. Ca prend bien toute la matinée au moins. La journée se passe plutôt rapidement, puis finalement je reçois un message pour dire que je n’ai pas besoin d’aller chercher Daisuke. J’ai un peu le cœur serré parce que c’est la première fois, outre ma famille, que je laisse quelqu’un d’autre s’occuper du petit garçon comme ça… Mais, j’ai promis de faire un effort pour intégrer Rose au mieux dans notre famille.

Je finis par rentrer vers 16h30 avec Kinox qui a eu sa dose à priori de sensations pour la journée. Une fois rentré à l’appartement, Daisuke me fonce dessus pour que je le prenne dans les bras en pleurant à moitié.

« Mais qu’est-ce qui se passe mon grand ? Tu vois, je suis là… »

« Paapaaaa… ouiiiin… pas toi venu me checher ! »

« Mais mon grand, ce matin tu était tout content que Rose t’emmène à la crèche… Pourquoi tu te mets dans cet état ? Ca s’est pourtant bien passé non ? Et puis je suis là, maintenant. »

« Voulais que tu me cheches ! »

Je ne m’étais pas changé et avais toujours mon uniforme de militaire. Posant mes affaires sur le sol, je pris Daisuke dans mes bras pour le câliner et essayer de le réconforter, tout en regardant la jeune femme.

« Il s’est passé quelque chose entre vous deux ? »

Je ne regarde pas Rose durement, je veux juste essayer de savoir ce qui a bien pu se passer pour qu’il se mette à pleurer et à me foncer dessus à peine rentré. Je veux bien que je lui ai manqué, qu’on ait un peu changé les habitudes mais j’avoue que je ne comprends pas. C’était peut-être trop tôt pour le trajet retour ? Le petit se calme doucement dans mes bras, et je me rapproche de la jeune femme tranquillement.

« J’aurais peut-être dû aller le chercher pour cette première fois où tu l’emmenais… Au fait, moi qui choisi le film de ce soir ! »


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❝Tu es le risque que je veux prendre ❞


Un sourire en coin, lorsqu'il accepte de m'accompagner samedi soir, j'ai fait exprès de lui lancer un pic. Il a mordu à l'hameçon. Je savais pertinemment qu'Haru aurait décliné mon offre, avec une nouvelle femme dans sa vie, je suis à présent relayée au second plan. Un léger pincement au cœur à cette idée. Mais, si j'étais sincère avec moi-même, j'avouerais que de mon côté, je l'ai aussi relayé au second plan. Ludwig est en train de se glisser à la première place. Seulement, je ne veux pas me l'avouer. Par peur.

« Fin, remarque, tu n’aimerais peut-être pas aller en boite de nuit avec un vieux. C'est vrai que j'ai l'allure d'un pédophile à côté de toi. »

Il devrait être content d'avoir une femme qui fait jeune. Je tiens ça de ma mère. Malgré les années, elle a toujours gardé un visage lisse, des traits enfantins. On la trouvait souvent bien trop jeune pour avoir un enfant, pourtant elle avait trente-deux ans à ma naissance. Comme souvent, les gens jugeaient sans savoir.

- Ne t'inquiète pas, s’ils ne me laissent pas entrée en boite parce que je fais trop jeune, je leur expliquerais que je suis venue accompagnée de mon père!

Je lui lance un large sourire. Me gardant bien de préciser que son physique me plaît beaucoup, il n'a rien d'un vieux à mes yeux. Peu importe ses problèmes de santé. Dès notre première rencontre, je l'ai trouvé physiquement attirant. Est-ce le côté étranger ? Allemand, qui change des Japonais. Son allure toujours soignée. Ses yeux bleus. J'ai bien peur de paraître fade à ses côtés, la femme qui ressemble à une adolescente, aux cheveux roses. Des opposés.

Je l'ai bien vue se foutre de moi tout le long du film. Peu importe, j'aime me faire peur. Cette sensation m'attire, mon cœur s'emballe, je sursaute. Je lui tire la langue quand il me dit d'arrêter de regarder ce genre de film. C'est vrai,  lorsque je repense aux frousses que je me suis fichues, seule dans ma chambre d'étudiante. À ne pas fermer l'œil de la nuit, fixant mon plafond. Mais ce soir, tout ira bien, il est à mes côtés. Et une fois dans le lit, il confirme ce que je pensais en passant son bras autour de mes épaules. Mes joues rougissent légèrement, je camoufle mon visage dans mon oreiller pour ne rien laisser paraître.

« Non, non… Par contre, tu me devras hum… un strudel aux pommes ! Tu auras qu'à demander la recette à mon oncle. »

Il est confiant, je ne sais déjà pas m'y prendre avec la cuisine japonaise. Et là, il me demande un truc allemand au nom imprononçable pour moi. Il veut que je le dégoûte de sa cuisine natale ? Je suis la bonne personne alors.

- Euh... oui. Tu n’as pas une meilleure idée ? Ce que tu veux mais pas en rapport avec la cuisine... réfléchit et tu me le diras demain soir.

Franchement, demande-moi quelque chose à ma portée. Là, vraiment...
Après m'être assurée que rien de paranormal ne venait me tourner autour, je me suis accrochée à Ludwig, m'imprégnant de sa chaleur. J'ai rapidement été happée par le sommeil.
Au réveil, je n'ai rien le temps de faire que Daisuke me saute dessus pour me raconter sa soirée chez ses grands-parents. Je suis moi aussi ravie de le voir, ce petit déborde d'énergie et j'ai du mal à suivre tout ce qu'il me raconte. J'acquiesce, le sourire aux lèvres.

« Bien dormit miss froussarde ? Les corbeaux ne sont pas venus te manger cette nuit ? »

À la réflexion de Ludwig, je fronce les sourcils. Il aime rire de mes faiblesses.

- J'ai bien dormi, merci, les corbeaux n'ont pas voulu de moi. Je ne te retourne pas la question, après avoir dormi dans mes bras, j'imagine que ta nuit a été bonne.

Je songe même à regarder un film d'horreur chaque soir, s'il me laisse le coller ainsi. Trêve de plaisanterie. Je lui confirme que je me chargerais de déposer le petit à la crèche et me dépêche de terminer mon petit déjeuner pour ensuite aller m'habiller. À son départ j'en conclus que Ludwig a changé le moment du baiser, le matin à la place du soir ? Peu importe, je prends le relais pour aller préparer le petit. Un jean et une chemise. Avec son aide, je prépare ses affaires et jette un œil sur ma montre. On est en retard, j'ai dû lui courir après pendant vingt minutes pour qu'il accepte d'enfiler son pantalon. Je crois qu'il a dû prendre cela pour un jeu, vu qu'il n'a pas arrêté de m'appeler le " loup ". On prend enfin le chemin de la crèche, on s'arrête toutes les cinq minutes sur chaque insecte qu'on croise. Et arrivons enfin à destination. Je sonne au portail, celui-ci étant déjà fermé. Expliquant rapidement que je viens déposer le petit Stein, l'auxiliaire m'ouvre la porte, j'ai à peine le temps de faire un signe à Daisuke qu'elle l'emmène avec elle. Et bien, je crois qu'ils n'apprécient pas qu'on soit en retard.

Je retourne à l'appartement. Les révisions rythment ma matinée. Je déjeune rapidement et décide de flâner un peu devant la télé. J'envoie un message à Ludwig pour lui indiquer que je m'occupais de récupérer Daisuke à seize heures. Finalement l'heure arrive vite, j'ai juste passé mon temps à regarder une nouvelle série. Ma journée n'a pas été super productive pour le coup. J'attrape mon sac et me dépêche d'aller récupérer Daisuke à la crèche. Si j'étais en retard ce matin, cette fois-ci j'ai un bon quart d'heure d'avance. Et je déteste les regards de ses mamans tirées à quatre épingles qui me scrute. Je n'y prête pas attention et rentre à l'intérieur de la crèche à l'ouverture des portes. Quand j'arrive près de Daisuke, il a une petite moue triste. J'essaye de savoir ce qu'il se passe, mais il reste muet. Je n'ose pas insister, je le sens aux bords des larmes.

Je comprends vite ce qu'il se passe quand je me fais attraper par une maman. Elle insiste pour voir Ludwig. Pour la faire courte. Daisuke et son fils se sont apparemment battus pour un jouet, l'un a poussé l'autre, donc l'autre l'a mordu. J'écoute, à demi-mot. Partant du principe que ce sont des enfants de trois ans et qu'il arrive qu'ils se chamaillent. Dans ce cas-là, les auxiliaires sont là pour gérer. Inutile d'en faire tout un foin. Seulement la mère du petit, outré du comportement de Daisuke, ne veut pas lâcher l'affaire, et elle commence à sérieusement me gonfler.
J'ai bien l'impression que ma nonchalance face à la situation l'irrite. Je finis donc par en prendre pour mon grade. Elle me dit que Ludwig, ce super père célibataire, qui apparemment émoustille toutes ses mères en manque d'attention, n'a pas eu de chance d'avoir été marié avec moi. Une gamine irresponsable - merci, j'y ai déjà eu le droit à celle-là - Daisuke à côté de moi, s'agrippe à ma jambe, face à l'autre sauvage qui n'arrête pas de me lancer un regard dédaigneux. Et c'est à ce moment-là que je regrette d'avoir une langue rebelle. Je saisis calmement l'avant-bras de la blonde en face de moi et m'approche de son oreille, pour chuchoter.

- Hé, la mal-baisé. Arrête de m'emmerder et rentre demandé à ton mari qu'il te décoince.

Je retire ma main et lui adresse un sourire courtois. J'attrape la main de Daisuke et l'entraîne avec moi. J'entends l'autre folle déblatérer tout un tas de conneries et ne lui prête aucune attention. J'ai sans le vouloir resserrer un peu trop fort ma main sur celle de Daisuke. Qui, arriver en bas de l'immeuble, se met à exploser en sanglots. J'essaye de le convaincre de monter avec moi, mais il refuse catégoriquement, voulant attendre son père ici. Je me retrouve obligée de le porter de force pour le monter. Je le dépose dans le couloir, il court aussitôt s'enfermer dans sa chambre.
Après plusieurs minutes, il daigne enfin ouvrir sa porte. Je lui souris tendrement. Il m'explique que la dame lui a fait peur. Je me mords la lèvre inférieure, regrettant de ne pas lui avoir refait la dentition, à cette mégère coincée. Je le serre doucement contre moi. Ses larmes reviennent à la charge. Quand la porte d'entrée s'ouvre, il se précipite vers son père. Je les rejoins à mon tour dans le salon.

« Il s’est passé quelque chose entre vous deux ? »
- Pas vraiment...

Je laisse Ludwig s'occuper de Daisuke. Le garçon finit doucement par se calmer et retourne jouer dans sa chambre, le sourire aux lèvres, ce qui m'apaise un peu.

« J’aurais peut-être dû aller le chercher pour cette première fois où tu l’emmenais… Au fait, moi qui choisis le film de ce soir ! »

Je n'ose pas parler à Ludwig de ce qu'il s'est passé. Il va me détester, lui qui prête beaucoup d'attention aux apparences, je viens peut-être de ternir son image auprès des autres mamans de la crèche. Je recule légèrement quand il s'approche.

- Oui. La prochaine fois il vaut mieux que ce soit toi qui ailles le chercher...

Je suis sûr que Ludwig, avec son sourire à faire tomber, aurait réglé la situation calmement. Cette espèce de conne aurait certainement bavé en face de lui et aurait rapidement mis un terme à cette stupide histoire en essayant de lui mettre le grappin dessus. D'accord, je ne sais pas pourquoi je m'imagine ça. Mais ça m'agace. Alors je change de sujet. Sachant pertinemment que cette querelle reviendra aux oreilles de Ludwig, et qu'il finira par me tomber dessus. Il me dira certainement que je suis irresponsable, trop impulsive, et tout ce qui s'ensuit... pour le moment, je n'ai aucune envie de me disputer avec lui, alors je préfère changer de sujet.

- D'accord, as-tu une idée du film que tu veux voir ?

Je n'ai d'ailleurs aucune idée du style de film qu'il aime ? Pitié, qu'il ne me sorte pas un film comme "Star Wars" ou un truc du genre...
Je propose à Ludwig de se commander à manger pour ce soir, c'est moi qui réglerais. Je sais très bien qu'il veut faire attention à l'argent à cause de son opération. D'ailleurs, en pensant à ça. Il ne faut pas que j'oublie mon rendez-vous à la banque mardi. Le rendez-vous avec son médecin approchant, j'en saurais un peu plus.
Je retourne dans la chambre voir Daisuke. Je n'aime pas le voir triste. Mon cœur ne tiendrait pas s'il venait à m'en vouloir pour une quelconque raison. Je frappe à la porte de sa chambre et rentre calmement. J'attrape son doudou lapin, puis m'assoie en face de lui. Je place le doudou en face de son visage et commence à le faire parler avec ma voix.

- Coucou Daisuke ! Est-ce que tu es en colère contre Rose ?

Le petit fronce les sourcils. Je commence donc à lui chatouiller les côtes. Un fou rire résonne dans la pièce. Je lui repose de nouveau la question. Il reprend son souffle et fait un signe de tête pour me dire non. Je l'attrape dans mes bras et dépose un baiser sur sa joue.

- Je suis désolé, Daisuke. Je t'ai fait peur tout à l'heure ? J'ai serré ta main trop fort ?

Il me dit oui. Je m'en veux de ne pas avoir su gérer la situation plus calmement. Je ne suis vraiment pas prête à m'adapter à cette place auprès de lui. Une nouvelle fois, je doute de ma place à leurs côtés.

- Tu sais, j'ai voulu chasser la vilaine sorcière qui te regardait mal. Alors, je n'ai pas fait attention... je m'excuse si je t'ai fait mal...

Il me sourit. Je le relâche et le laisse retrouver sa liberté auprès de ses jouets. Il lève le doigt et me montre la porte.

- Papaaa !!

Ludwig est appuyé sur l'encadrement de la porte, les bras croisés. Depuis quand est-il là ? Qu'a-t-il entendu ? J'espère qu'il ne va rien s'imaginer. Je me redresse rapidement et me dépêche de sortir de la chambre. Quand je passe à côté de Ludwig, il m'attrape par le poignet pour me ramener vers lui.

- De quoi parliez-vous ?

Au même instant, mon téléphone se met à sonner. Je récupère rapidement mon poignet et l'attrape pour décrocher.

- Oui monsieur ?
- Rose, je suis désolé de te déranger... je sais que tu ne devais pas travailler demain soir, mais serait-il possible que tu viennes ? Seulement, quelques heures ?

J'en profite pour m'éloigner. Laissant Ludwig rejoindre Daisuke et s'occuper de lui. J'ai finalement accepté d'aller travailler demain soir, mon collègue a un empêchement, je vais donc y aller seulement quelques heures. Ça ne perturbera pas vraiment notre soirée. Je me faufile dans la salle de bain, pendant que Ludwig donne la douche à Daisuke. Je lui tends mon téléphone pour qu'il sélectionne ce qu'il veut manger.
Par la suite, je vaque à mes occupations pendant que Ludwig fait manger Daisuke. Lorsqu'il l'emmène se coucher, j'en profite pour sortir Kinox. À mon retour, notre commande de nourriture arrive. Je la récupère et paie le livreur. Je dépose le tout sur la table basse en attendant Ludwig. Il me rejoint quelques minutes après. J'imagine que Daisuke a dû lui expliquer ce qu'il s'est passé. Il me paraît plutôt détendu. Je m'assois en tailleur face à la table et déballe notre repas.

- Alors, quel film veux-tu regarder ?

Je lui ai imposé celui d'hier, alors je me plierais sans sourciller à celui qu'il choisira, dans le pire des cas, j'en profiterais pour réviser si le film est trop barbant à mon gout.


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ft. Rose

Je souris en secouant la tête ; dire qu’elle viendrait accompagné de son père si elle ne passait pas… C’en est presque vexant pour le coup. Puis le film est passé et quand je lui ai dis que je voulais un strudel aux pommes fait maison, par ses soins – c’est une blague bien entendu, elle est tombée dans le panneau comme je le pensais. Si j’ai une meilleure idée ? Si t’en fais pas, j’en ai une bien meilleure huhu. Elle m’a dit de réfléchir et de me dire cela demain soir. Je sais ce que je vais lui demander mais je préfère attendre demain soir, pour la faire flipper un peu pendant la journée.

La nuit a plutôt été bonne ; je n’ai pas fait de cauchemar bizarrement. Serait-ce parce que je l’ai tenu contre moi, toute la nuit ? Je suis vraiment entrain de venir dingue avec cette femme à côté de moi… Je me suis moquée de ses faiblesses, après tout, je reste qui je suis et hop toujours une petite réflexion qui ne fait pas plaisir. Je ne peux malheureusement pas m’en empêcher… C’est plus fort que moi ; je sais que je devrais retourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler mais c’est devenu un jeu appréciable que de la voir un peu vriller et monter sur ses grands chevaux. Je suis maso, dit comme ça… Enfin, elle finit par répondre à ma question et quelque part, tant mieux si elle a bien dormi.

« Oui inutile de demander, j’ai bizarrement passé une nuit merveilleuse huhu. Les cauchemars ne sont pas venus me hanter. »

J’ai fait exprès de l’embrasser par la suite, mais on peut tout à fait recommencer ce soir hein. De plus en plus, je commence finalement à apprécier ses lèvres contre les miennes. Puis donc je suis parti bosser, laissant soin à Rose de s’occuper de Daisuke. Et en rentrant le soir, le drame absolu quand Daisuke s’est mit à pleurer dans mes bras, parce qu’il voulait que j’aille le chercher. Rose me répond qu’il ne s’est rien passé entre eux deux, ça me rassure mais j’ai l’impression qu’elle ne me dit pas tout. J’aurais bien l’occasion d’en reparler avec elle. Une fois que le petit s’est calmé, il finit par retourner dans sa chambre pour aller jouer. J’en profite pour dire à Rose que demain soir, j’irais le chercher à la crèche et que je choisis le film de ce soir. On est d’accord, je crois que l’on va y aller étape par étape.

D’accord pour que je choisisse le film de ce soir, je me prends à la réflexion. Qu’est-ce que l’on pourrait regarder comme film ? Peut-être un petit thriller pourrait être sympa. J’aime bien les films de science-fiction, mais uniquement les Marvel et Harry Potter. Sinon, exit les autres. Rose me soumet l’idée de commander pour ce soir ; j’avoue que je ne sais pas quoi nous préparer à manger, et j’en ai marre de manger des trucs simples car je suis diminué pour cuisiner. Même si l’on doit faire des économies pour mon opération, une fois de temps à autre…

« Va pour que l’on commande, et je pensais à un thriller pour ce soir. »

Je laisse Rose pour aller à la salle de bain et prendre ma douche, me changer tandis que Kinox lui a déjà repris ses quartiers dans son panier confort, près de la baie vitrée. Une douche rapide, je me change et mets juste un pantalon de jogging avec un t-shirt qui dessine particulièrement bien mes muscles, vu comment il est cintré. Sans faire de bruit, je sors, passe par la chambre conjugale pour y déposer des affaires et une fois dans le couloir, j’entends du bruit de la chambre de Daisuke. Sans un mot, je m’approche suffisamment pour écouter mais sans que l’on ne me remarque. Hum… Les bras croisés, je fronce légèrement les sourcils. Elle a voulu chasser qui ? Attends quoi, elle a mal regardé mon fils et Rose aurait fait mal au petit, sans faire attention ? Comment ça ? J’aimerais bien savoir le fin mot de l’histoire-là, alors je me rapproche et me présente dans l’encadrement de la porte, les bras croisés. Daisuke me voit et j’attrape le poignet de Rose qui tente de s’enfuir subitement pour le lui demander.

« De quoi parliez-vous ? »

Sauf que je n’aurais pas mes réponses tout de suite, que son téléphone sonne. A contrecœur, je la laisse partir répondre et en profite pour m’occuper de Daisuke. On passe par la douche, il m’éclabousse en même temps pour s’amuser et à un moment donné la jeune femme me passe son téléphone pour que je puisse commander à manger. Je ne dis rien, ce n’est pas trop le moment pour cela. Je commande rapidement deux menus burger/frites avec un thé glacé avant de la remercier puis lui rendre son téléphone. Tout en séchant Daisuke et l’aidant à mettre son pyjama, il me raconte ce qu’il s’est passé aujourd’hui à la crèche.

Il s’est disputé avec un autre enfant à cause d’un jouet, et il aurait tapé cet autre enfant qui voulait lui piquer le jouet. Alala… les gosses, je vous jure. Enfin, c’est bien de son âge, ça commence tôt les querelles pour des jouets et ça ne fait que s’aggraver en grandissant. Mais plus pour les mêmes raisons. Le petit garçon m’explique que quand Rose est venue le chercher, la maman du petit garçon elle lui a crié dessus. Je comprends un peu mieux du coup pour la vieille sorcière… Il me dit ensuite qu’il a eu mal car Rose a resserré sa main sur la sienne – avec ses mots d’enfants bien entendu, et j’en profite pour l’examiner un peu mais rien de grave, c’est bon. Un bisou magique et c’est passé. Okay, je comprends tout maintenant.

Pendant que Rose vaque à ses occupations, je fais manger Daisuke puis quand je l’emmène coucher, je la remercie de faire sortir Kinox. Au moins ça, c’est fait et on sera tranquille comme ça. Une petite histoire du chat Potté qui doit aller sauver son amoureuse des griffes d’un méchant. Et je ne sais pour quelle raison, Daisuke se met à chouiner quand l’amoureuse de Potté se fait kidnapper. Un gros câlin et un bisou sur le front plus tard, il a fini par se calmer et s’endormir au milieu de l’histoire. Je souris puis sors de la chambre pour aller rejoindre Rose. Ho le repas est arrivé, chouette. Je vais m’installer sur le canapé en face d’elle puis prend la télécommande pour pouvoir mettre les infos en premier lieu.

« J’ai choisi : Nous n’irons plus au bois de Marie Higgins Clark, tu connais ? Ah et j’ai réfléchi pour une meilleure idée : je voudrais un massage de ta part ! »

C’est un film qui parle du dédoublement de la personnalité. Une jeune femme a été kidnappée dans la rue, devant sa maison, quand elle avait 10 ans. Ses ravisseurs l’ont gardé deux ans environ avant de la relâcher mais elle a subi les pires traumatismes qu’un enfant peut subir. Et le film se passe un peu dans ce décor sombre, de cette jeune femme qui essaie de se reconstruire et qui doit faire un gros travail pour guérir de ça. On ajoute à ce contexte une enquête sur un meurtre, qui n’est pas de la faute de la demoiselle mais pourtant, tous les soupçons vont vers elle et surtout une de ses personnalités. J’aime beaucoup ce thriller. Je profite que ce soit que les infos pour faire part de ce que m’a raconté Daisuke et mettre les choses au clair avec Rose. J’en profite d’abord pour croquer dans un morceau de mon burger, avant de la regarder sans animosité de ma part.

« Daisuke m’a un peu raconté ce qu’il s’était passé. Une querelle pour un jouet, c’est ça ? Et du coup, tu te serais un peu énervée sur la maman du petit garçon qui a reçu un coup de la part de mon fils ? Je ne t’en veux pas mais pense peut-être à faire preuve d’un peu plus de diplomatie. »

Je lui fais un petit sourire, continuant de manger par la suite mon burger. J’attends qu’elle me donne son feu vert pour le massage, puis je retire mon t-shirt et me mets dans une position confortable. Je finis par mettre le film et comme il m’intéresse, forcément je le suis avec attention. Une fois le film terminé, il est temps d’aller se coucher. Une dernière cigarette sur le balcon, les poubelles débarrassées et au lit. J’espère ne pas avoir été trop dur en lui disant de faire preuve d’un peu plus de diplomatie la prochaine fois… Mais en même temps bah… Je n’aime pas trop manquer de respect aux autres, pour moi les apparences restent importantes alors forcément. Ça ne me plait pas trop mais je ne peux pas non plus lui rejeter la faute à 100%. Je verrais bien demain, en allant le chercher, ce qu’en dit la maman du petit garçon.

La nuit passa plutôt rapidement et cette nuit, je ne sais pas trop pourquoi mais je n’ai pas très bien dormi. Les douleurs fantômes ont ressurgi et j’ai dû me lever pour aller fumer une cigarette et essayer de me calmer dans le même temps. Ça a été un peu dur le lever ce matin mais je commence à avoir l’habitude. Pour donner l’habitude à Daisuke de s’habituer à Rose et inversement, je lui demande si elle peut encore l’emmener ce matin à la crèche, mais j’irais le chercher moi cet après-midi. Quand c’est convenu, je prends Kinox avec moi, comme tous les jours où je vais bosser et c’est parti pour une nouvelle journée. Plutôt tranquille, un peu d’administratif à faire principalement. Je pensais que la journée serait tranquille, pas de catastrophe mais il semblerait que la roue en ait décidé autrement. Vers 14h30, je reçois un appel de la crèche pour me dire que Daisuke s’est non seulement battu avec le même petit garçon qu’hier, encore pour un jouet, mais aussi qu’il est tombé méchamment par terre et qu’il s’est écorché le genou.

Comment dire que… mon cœur a raté plusieurs bonds dans ma poitrine. Il ne m’a pas fallu plus de cinq minutes pour plier mes affaires, dire au Commandant que je devais partir et prendre la voiture pour rouler comme un malade et me rendre à la crèche. Je crois bien que je vais recevoir un PV… Il me semble que le radar à la sortie que je prends pour aller à la crèche a flashé. Zut mais… la santé de mon gosse est plus importante là ! Quand je suis arrivé, la maman du petit garçon était là aussi… Pourquoi ? Ha belle morale de l’histoire, le petit garçon a poussé Daisuke pour qu’il se prenne le sol durement et Daisuke tout en pleurant, l’a fait tomber. Bon rien de méchant pour l’autre bambin. Une égratignure sur la joue mais, je comprends ainsi qu’il y a une convocation de la part de la directrice de la crèche derrière tout ça. Quand je récupère mon fils, il est toujours entrain de pleurer à chaudes larmes. L’infirmière de la crèche a fait tous les soins nécessaires, mais je suis certain que ce n’est pas tant grave que ça.

Nous allons ensuite dans le bureau de la directrice pour aller discuter entre parents. Comprendre ce qu’il s’est passé pour que ces deux gosses en arrivent à une telle violence. Pour sûr que je vais devoir m’expliquer avec Daisuke. On n’a pas le droit de pousser les gens comme ça. Je regarde la maman du petit qui ne peut s’empêcher de me regarder avec des yeux fondants. A vomir. Elle m’explique en s’offusquant que ma femme lui a mal parlé, l’insultant dans le même temps et qu’elle n’aurait pas daigné rejeter la faute sur Daisuke qui avait mordu son fils. Je fais toujours très attention aux apparences mais là… C’en est ridicule. Intérieurement, je soupire complètement blasé.

« Bon écoutez chère Makiya-san… Ce n’est qu’une querelle d’enfant pour un jouet. Il n’y a pas de quoi en faire tout un plat, c’est de leur âge. Par contre, je ne vous permets pas d’insulter ma femme de la sorte. Je tiens tout de même à vous dire que votre fils a poussé le mien, ne l’oubliez pas s’il-vous-plait. »

J’essaie de temporiser les choses, je n’aime pas sortir de mes gonds inutilement. La directrice nous explique ensuite que les deux enfants se sont encore battus aujourd’hui et qu’on en ait arrivé à ce « drame ». Je regarde Daisuke l’air légèrement dur, et lui demande de s’excuser auprès du petit garçon. Sa mère daigne enfin faire pareil avec son fils et les deux petits garçons s’excusent tout de même l’un envers l’autre.

« Daisuke, Minato, je compte sur vous. Vous ne recommencez pas hein. Sinon, vous ne pourrez plus venir jouer ici d’accord ? »

« Oui Madame… »

Une fois que tout le monde s’est excusé, on peut enfin partir. A la sortie de la crèche, je pose Daisuke par terre car il commence à être tout de même un peu lourd pour moi qui suis handicapé d’une seule main et me mets à sa hauteur.

« Mon grand… Je ne suis pas fier de toi là, tu le sais ? Tu ne peux pas garder les jouets pour toi tout seul, il faut prêter. »

« Mais… papa… c’est mon jouet que j’aime ! »

« Les jouets qui sont à la crèche ne sont PAS QUE à toi. Oui tu l’aimes, mais il faut aussi savoir partager. Allez rentrons, Rose sera surprise de nous voir aussi tôt mais bon. »

Fin techniquement on n’est pas rentré tout de suite car je suis allé faire trois courses pour pouvoir préparer un strudel et la miss va m’y aider ! Nous rentrons, il est à peine 15h30. Daisuke s’est tenu à carreaux tout le trajet ; il a bien compris que je n’avais pas du tout aimé ce qu’il a fait. C’est très rare que j’élève la voix mais disons que dans mon ton, il y a ce quelque chose qui fait que l’on obéit immédiatement à ce que je dis. Tout penaud avec une légèrement mine triste, il part dans sa chambre jouer. Je rejoins la cuisine ensuite pour y déposer mes achats et va y mettre mon tablier avant de m’approcher de la jeune femme, et passer un bras autour de son épaule.

« Hey toi ! Ça te dit de m’aider à préparer un strudel maison ? Je ne pouvais décidément pas attendre dimanche pour en manger un. »

Je m’enlève ensuite, ne voulant pas non plus trop la pousser et jouer avec le feu avant qu’elle ne veuille me brûler. Je retourne vers la cuisine pour y préparer casseroles et tout ce que j’ai besoin. Elle va être mon commis, qu’elle le veuille ou non !

« Ha ouais, faut que je te raconte pourquoi on est là aussi tôt. Daisuke et le petit d’hier se sont encore battus pour le même jouet. Ils se sont poussés l’un l’autre, et Daisuke en tombant s’est écorché le genou. Convocation avec la directrice dans le même temps… Du coup, là il n’est pas content car j’ai remis les points sur les i. Franchement, même si j’aurais préféré que tu fasses preuve d’un peu plus de diplomatie, je ne regrette pas que tu l’ais insulté. »

Une fois qu’elle est dans la cuisine avec moi, je lui explique la recette et les étapes. Je l’aide comme je peux, et pour la première fois de ma vie, je prends beaucoup sur moi pour ne pas exploser à chaque fois qu’elle fait un truc mal. Il m’a tout de même fallu trois cigarettes et une bière pour arriver au bout de ce dur labeur. Ce sera pour le repas de ce soir. En attendant, je retourne voir Daisuke qui me boude à moitié, comme c’est étonnant… Il me met même la misère pour que j’aille le doucher, s’accrochant à son lit.

« Veux que ce soit Roozeee ! Pas toi ! »

Flèche en plein cœur, je suis touché et complètement triste qu’il me rejette ainsi. Me relevant en soupirant, je vais voir Rose et lui explique que Daisuke veut que ce soit elle qui l’aide à se laver… J’ai les larmes aux yeux, parce que je suis sensible dès qu’il s’agit de lui. Alors je vais prendre mon mal en patience et cuisiner pour lui en attendant. Puis enfin, il apparait semble-t-il de meilleure humeur. Je l’aide à manger, puis de nouveau il demande à ce que ce soit Rose qui lui lise l’histoire du soir. Mais… Je vais me fumer une cigarette, tout triste que je suis. Mais bon, je sais qu’il teste aussi. Les gosses à cet âge-là essaient tout type de trucs pour tester leurs parents et là je sais qu’il est encore en colère contre moi pour l’avoir un peu engueulé. En même temps, c’était en partie de sa faute. Je n’ai pas à me justifier, j’ai agi comme je devais agir. Une fois que l’on est tranquille tous les deux, le repas préparé pendant que Rose était avec Daisuke, je me pose en face d’elle à table.

« Ta journée s’est bien passée sinon ? Et tu veux regarder quoi comme film ? Encore un film d’horreur, pour pouvoir te coller à moi cette nuit ? »

Rire amusé, lui tirant la langue dans le même temps.

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Il me propose un thriller, très bien, je suis preneuse pour découvrir de nouveaux films. Par la même occasion, il me demande un massage. Eh bien, monsieur ne se gêne pas. Il n'aurait pas pu penser à quelque chose de moins... intime. Je ne sais pas, je m'attendais à devoir m'occuper des tâches ménagères ou quelque chose du genre.

- Non, je ne connais pas ce film. Ah, euh OK pour le massage...

Je baisse la tête et m'attaque au repas en face de moi. Je me laisse rapidement absorber par les informations à la télévision. Les yeux rivés sur l'écran, Ludwig reprend la parole. Il m'explique que Daisuke lui a expliqué ce qu'il s'est passé cette après-midi. Je m'en doutais un peu, que le petit lui raconterait la querelle dont il a été témoin. Je détourne la tête de la télé pour le fixer.

- Oui, une histoire dans le genre... par contre, autant te prévenir, faire preuve de diplomatie, ce n’est pas mon truc. J'ai un tempérament de feu, je ne sais pas prendre sur moi. Et peu importe ce qu'en pensent les autres...

Autant que les choses soient claires. J'apprécie Ludwig, mais je ne changerais pas pour autant. En faite, je ne changerais pour personne. Je l'ai fait par le passé, et quand je vois ce que ça a donné, on ne m'y reprendra plus. Je peux paraître égoïste, mais il devra s'adapter à moi et mon comportement. Si ce n'est pas dans ses cordes, alors on risque d'être souvent en conflit. Mais je préfère prendre le risque d'avoir une relation conflictuelle plutôt que de changer. Je ne serais jamais un petit chaton bien docile, qu'il l'intègre rapidement. Je finis d'avaler mon repas et le laisse s'installer sur le canapé, torse nu, prêt à se faire masser. Le ventre plaquer contre celui-ci, je m'installe à côté de lui et commence à masser le dessus de ses épaules. Je laisse descendre mes mains le long de son dos, les passant par la même occasion sur ses hanches. Avait-il l'intention de jouer avec le feu en proposant un massage ? Je me concentre donc sur ma tâche, pour ne pas laisser mes pensées vagabonder sur des idées impures.
Une fois terminé, je visionne attentivement le film choisi par Ludwig, pris par l'intrigue, je ne vois pas le temps passer. À la fin de celui-ci, je ne tarde pas à rejoindre mon lit. Je trouve sans mal le sommeil.

Au lever, j'accepte de m'occuper une nouvelle fois de Daisuke. Certes, je ne le ferais pas chaque matin, mais pour qu'on s'apprivoise un peu plus l'un l'autre c'est une bonne idée. Après le petit déjeuner, j’apprête le petit dans le calme cette fois-ci, et le dépose à la crèche. À mon retour, je passe ma matinée à réviser. Je déjeune rapidement et remets aussitôt le nez dans mes cahiers.

Vers quinze heures trente, la porte de l'appartement s'ouvre, et je vois apparaître Ludwig et le petit. Je suis étonnée qu'ils rentrent aussi tôt, j'aperçois au loin Daisuke, la mine grisée, même si ça m'inquiète, je préfère rester silencieuse, pour ne pas m'immiscer au milieu d'un conflit père-fils.
De toute manière, je n'ai pas vraiment le temps de m'attarder sur le sujet, étant rapidement interpellé par Ludwig. Son bras autour de mon épaule.

« Hey toi ! Ça te dit de m’aider à préparer un strudel maison ? Je ne pouvais décidément pas attendre dimanche pour en manger un. »

Je souris, ainsi tu veux faire de moi ton commis ? Soit, mais qu'il ne vienne pas se plaindre de ma manière de cuisiner.
Il m'explique par la même occasion la raison de leur retour prématuré à l'appartement. Alors comme ça,  il ne regrette pas que je l'aie insultée, cette vieille mégère coincée. Ne t'inquiète pas mon lapin, je serais là pour remettre en place quiconque ennuiera Daisuke.

- Ah !  je comprends. Après, ne sois pas trop dur avec Daizuke, ce n'est qu'une querelle d'enfant. Il devait certainement beaucoup aimer ce jouet, il n'y a pas de mal à protéger ce qu'on aime. Mais bon, ça ne me regarde pas, c'est toi qui gères son éducation...

Exact, je ne suis pas sa mère,  je n'ai aucune raison de me mêler de son éducation, je donne seulement mon avis, libre à lui de le prendre en considération.
On passe donc à l'étape pâtisserie, j'avoue prendre un malin plaisir à essayer de tester ses limites, je dois bien avouer qu'il s'est amélioré de ce côté-là, au début de notre rencontre, je ne pense pas qu'il aurait fait preuve d'autant de patience. Je me marre à chaque fois qu'il sort se griller une clope, je sais très bien que c'est pour ne pas exploser face au bordel que je mets.
Mais, on finit tout de même par y arriver, et j'ai trouvé cette activité amusante, je ne sais pas si c'est de faire de la pâtisserie, ou de voir Ludwig prendre sur lui, la deuxième option, j'imagine.
Je laisse Ludwig aller s'occuper de Daisuke et m'affale sur le canapé, quand j'entends le petit protester contre son père, je ne suis donc pas étonnée lorsqu'il me demande d'aller s'occuper de sa toilette. Hé bien, on dirait que ce petit à du caractère finalement, je commençais à penser qu'il était bien docile pour son âge, mais il sait faire preuve de résistance. Je me lève donc et tapote le bras de Ludwig pour lui indiquer que je m'en occupe.
Sans aucune résistance de sa part, je récupère Daisuke et l'emmène à la salle de bain. Je lui donne sa douche dans le plus grand des calme et lui enfile un pyjama. Avant de sortir de la salle de bain, je l'assois sur mes cuisses et brosse calmement ses cheveux.

- Tu sais Daisuke, tu as le droit aussi de t'exprimer. Et ton papa n'est pas en colère contre toi, je pense qu'il a surtout eu peur. Alors, tu me promets d'être gentil avec lui maintenant ?

Je lui tends la paume de ma main pour qu'il tape la sienne dedans. Je sais bien qu'à son âge, il a du mal à intégrer les émotions des adultes et que la partie n'est donc pas gagnée. Au moment du coucher, il me réclame de nouveau. Je m'exécute et pars donc lui lire son histoire, les yeux rivés sur ma montre. Je ne dois pas oublier que je suis censé aller aider au bar ce soir. Même moi, avec toutes ses péripéties, ça m'était complètement sorti de la tête. Je me charge donc rapidement de l'histoire et rejoins Ludwig à la cuisine. Il est vingt heures, je dois y être pour vingt et une heure. J'ai encore un peu de temps devant moi.

« Ta journée s’est bien passée sinon ? Et tu veux regarder quoi comme film ? Encore un film d’horreur, pour pouvoir te coller à moi cette nuit ? »

Et bien, on dirait qu'il y prend goût finalement, à ce que je me colle à lui. Je souris, en m'attaquant à mon repas.

- Oui ça a été. Merci. Et pour le film je ne sais pas, je choisirais à mon retour. Par contre, c'est vrai que j'ai complètement oublié de te prévenir, mais je dois être au travail dans une heure. Je n'y vais que pour quelques heures, mais mon patron avait besoin que je le dépanne...

Je dois avouer que j'ai encore du mal à m'habituer au fait que je ne suis plus toute seule, je partage mon quotidien avec quelqu'un et il est vrai que j'aurais pu le prévenir plus tôt, que je devais m'absenter ce soir. Pas seulement une heure avant de partir.Je reprends donc la parole, un peu hésitante.

- Et du coup, est-ce que pour ce soir, tu pourrais me prêter ta voiture ? Pour m'éviter le trajet en bus. Il fait tellement de détours que j'en ai pour quarante-cinq minutes, alors que le trajet en voiture ne prend que vingt minutes...

Par chance, il accepte. Je lui promets bien sûr de faire attention et de lui ramener sa voiture entière. On dîne donc rapidement. Un passage par la salle de bain pour me changer et me voilà partie au boulot.
Lorsque j'arrive, avec quelques minutes de retards, mon patron m'accueille avec le sourire. Certainement content de voir du renfort arriver, vu la salle bondée. Je dépose mes affaires dans mon casier et passe en salle. Enchaînant les commandes. La soirée passe vite, j'accueille les clients les uns après les autres. Déjà une heure que j'ai pris mon service, je suis plutôt de bonne humeur, souriante. L'ambiance avec mon patron est plutôt bon enfant.

Jusqu'à ce que j'accueille les trois prochains clients.

Mon sourire s'évanouit aussitôt. Je le reconnaîtrais entre mille. Des baskets montantes blanches, un jogging noir qui paraît bien trop grand pour lui. Un simple tee-shirt blanc. Un bonnet noir sur la tête, toujours le même, après tant d'années ! Ses yeux, inoubliables, qui m'absorbent. Ce bleu saphir, l'impression de plonger dans un océan. Ses traits fins, et cette tignasse brune. À son entrée, mon cœur s'arrête, puis s'accélère. Mon corps ne répond plus, il reste figé. J'ai l'impression de vivre une descente aux enfers, aspirer par mon passé. Autour de moi, plus rien n'a d'importance, je suis sourde et muette. Je ne vois que lui. Lui et son sourire. Celui qui, par le passé, m'a fait vaciller et perdre toute notion de réalité. Celui qui m'a charmé, envouter et tromper. J'ai l'impression d'être face à un fantôme, pourtant il est bien fait de chair et d'os. Je le sens lorsque sa main vient doucement, affectueusement, s'écraser sur le dessus de ma tête. J'aimerais faire un pas en arrière, seulement mes jambes refusent catégoriquement de m'obéir.

- Salut, Rose, ça fait longtemps... tu m'as manqué !

Du miel dans la bouche et du venin dans les veines. Toujours cette voix douce et envoûtante, et pourtant si fausse. Il sourit , pensant certainement qu'il a toujours le contrôle sur mes émotions.

- Salut, Rio...

Prononcer son prénom m'hérisse le poil, j'ai bien essayé de l'oublier par le passé. Seulement, il est logé dans mon cœur, comme une balle qu'on ne peut retirer. Ça me demande un effort surhumain de revenir à la réalité et de les installer à une table.

- Qu'est-ce que je vous sers ?
Je suis passé en mode automatique, j'ai sorti cette phrase de façon robotisée, comme si j'avais affaire à des clients inconnus.
- Comme d'habitude, tu sais ce que je bois n'est-ce pas ?
- Oui...

Je m'éloigne pour atterrir vers le bar. Je sais ce qu'il boit. Whisky, pur, sans glace. La même chose que moi, je tiens d'ailleurs se penchant pour cet alcool de lui. Il m'a initiée, apprise à boire ainsi, comme le font les vrais hommes. C'est ce qu'il répétait constamment. Si je tiens aussi bien l'alcool, c'est à lui que je le dois. Il m'a toujours répété de savoir tenir l'alcool mieux qu'un homme, ainsi, si je me retrouve un jour à boire avec eux, je devrais être la dernière debout. Pour qu'on ne puisse jamais profiter d'une femme alcoolisée. C'était dans le but de me protéger de tous ses loups. Il avait oublié d'omettre qu'il en était un aussi.
Je demande donc trois whiskys à mon patron, qu'il prépare dans la foulée. Il me demande aussi de m'occuper d'aller nettoyer les tables des autres clients, déjà partis. Je n'ai même pas fait attention à leur départ, perturber par cette rencontre. Je m'exécute, machinalement. Mon cerveau n'arrive plus à se concentrer sur les tâches à réaliser. En débarrassant une des tables, un verre m'échappe, venant s'éclater sur le sol. En le ramassant, je me coupe les doigts et la paume de la main, je ne sais pas pourquoi j'ai essayé de ramasser les débris à pleine main. Resserrant dans ma paume les éclats de verre. Mon patron arrive rapidement, prononçant mon prénom. Je l'entends, mais j'ai l'impression d'être ailleurs, comme si on m'appelait au loin. Il finit par attraper mon épaule. Je relève la tête et croise son regard inquiet.

- Rose... qu'est-ce qu'il t'arrive ? Va dans la cuisine te nettoyer la main ! Regarde, tu saignes...
- Hein ??

Il me fixe, interloqué. Je retrouve enfin mes esprits et lâche le verre. Laissant une traînée de sang sur celui-ci. Je devrais ressentir de la douleur, mais je suis comme anesthésiée. Je me lève et file dans la cuisine, passe ma main sous l'eau. Mon patron finit par me rejoindre et attrape la trousse à pharmacie. Il saisit ma main et l'enroule de bande blanche.

- Rose, tu aurais dû me le dire si tu étais fatiguée... tu serais resté chez toi te reposer.
- Non ! Tout va bien !

J'ai répondu instinctivement. Je ne veux rien laisser paraître. Et je ne veux pas non plus m'avouer que cet homme peut encore avoir un quelconque contrôle sur mes émotions.

- Je suis désolé pour le verre... Je retourne m'occuper des derniers clients.

Je dois lui faire face. Je dois me prouver que je n'ai plus peur. Je dois lui montrer qu'il ne me domine plus. Je récupère la commande sur le bar, et part d'un pas décider jusqu'à sa table. Je dépose les verres sur celle-ci. Lorsqu'il attrape le sien, je peux lire mon prénom gravé sur son poignet. Rose, tatoué en noir. Je reste estomaqué par cette découverte. Quand a-t-il fait ça ? Pourquoi ? Mon prénom n'est pas courant au Japon. L'entendre est très rare. Mes parents avaient fait un voyage en France, l'ayant entendu là-bas, ils me l'ont par la suite attribué. Ce n'est pas un prénom japonais. Je suis donc persuadé d'être la seule " Rose" qu'il ait pu rencontrer dans sa vie. J'ai envie de lui poser la question, elle me brûle la langue.
Je ne dois pas céder. Je fais donc comme si je n'avais rien vu et tourne les talons.

La salle du bar s'est vidée. J'en profite donc pour respirer un instant. Je m'installe sur un des tabourets présents vers celui-ci et bois un verre d'eau. Je sens son regard rivé sur moi, même de dos, je sais qu'il me fixe. Il me brûle. Je finis donc par me retourner, laissant nos regards se croiser. Il a les pupilles dilatés et m'adresse un sourire en coin, puis passe son pouce sur sa lèvre inférieure. Je me retourne rapidement, pour ne pas être prise au piège par ses filets. Mon patron revient, dans un instinct de survie je lui demande si je peux à présent quitter mon poste et rentrer. Prétextant être fatigué. Il répond positif à ma demande. Je me dépêche donc d'aller récupérer mes affaires à l'étage, montant les marches quatre par quatre. Je ne prends même pas la peine de me changer et garde ma tenue de serveuse. Redescends, passe devant le bar et souhaite bonne soirée à mon employeur avant de me précipiter à la voiture. Au moment où j'ouvre la portière de celle-ci, elle se referme instamment sous mes yeux. Claquant dans un bruit assourdissant. Brusquement.
Je me retourne, sachant très bien à qui je vais devoir faire face.

- Tu veux filer sans dire au revoir ?
- Qu'est-ce que tu me veux ? Laisse-moi partir...

Je ne cherche pas à cacher l'agacement dans ma voix. Ni même mon regard rempli d'amertume. J'aperçois se noir désire dans ses prunelles. Celui qui rappelle nos nuits partagées ensemble. Ça aussi, c'est lui qui m'a initié. Moi, qui étais cette fille naïve. Je tressaille. Ignorant ce qu'il a derrière la tête. Je m'efforce de garder un visage impassible. Mais dans le fond, j'aimerais disparaitre, me fondre, devenir flaque. J'entends encore mes os qui craquent sous ses mains. Il me possède encore, me malmène. Et prends plaisir à me voir ainsi. Sa voix tranche soudainement ce silence pesant.

- Que deviens-tu , ROSE ? Je n'aurais jamais pensé te retrouver ainsi !

Il prend un malin plaisir à s'attarder sur mon prénom, à le prononcer avec insistance. Cette façon qu'il a toujours eue de faire palpiter mon coeur innocent. Qui ne l'est plus aujourd'hui. Il s'avance encore, je recule d'un pas, venant claquer mon dos sur la portière froide en métal.

- On m'attend, laisse-moi partir...
- Qui ?
- Quelqu'un...

Je veux couper court à cette rencontre, à cette conversation. Je veux rentrer auprès de Ludwig. Lui qui pense être un connard, voilà ce qu'est véritablement un connard !

- L'incontestable s'est donc occupé de toi... Tu sais que j'emmerde l'incontestable! Ne me dis pas que tu t'es gentiment rangé de son côté. Tes pauvres parents doivent se retourner dans leur tombe à voir ça !

Ça fait mal, il sait taper là où il faut pour me blesser. Utiliser mes souffrances pour me faire vaciller. Il essaie de me mettre en colère, de me faire culpabiliser. Il essaie de me ranger de son côté. Mais qu'est ce qu'il attend de moi exactement ? Que je saute dans ses bras ? Plutôt mourir que de m'abaisser à ça.

- Laisse mes parents là où ils sont. J'y vais maintenant !

Je me retourne, prête à ouvrir la portière. Je sens son corps venir se plaquer contre mon dos. Ses deux mains passent rapidement de chaque côté de mon visage, venant se claquer sur la portière. Prise au piège. Il se colle à moi et ramène sa bouche près de mon oreille.

- À partir de maintenant, je sais où te trouver... Juste une chose... Quand ce mec avec qui t'es mariée te touchera, tu penseras à mes mains. Quand il te regardera, tu penseras à mes yeux, et quand il prononcera ton prénom, tu penseras à ma voix... Je reviendrais te voir bientôt, ne t’inquiète pas ma belle.

Je sens son souffle chaud effleurer ma nuque, il s'amuse à souffler sur mon oreille avant de me libérer. Enfin. Il retourne enfin dans le bar. Je n'ai pas bougé d'un millimètre. Pétrifiée. Me repassant en boucle sa dernière phrase. Je me décide enfin à monter dans la voiture, allume le contact et démarre en trombe.
Je tremble encore, pour essayer de contrôler mes tremblements je serre mes mains sur le volant. Mon bandage blanc sur ma main gauche passe au rouge. La pression que je mets à serrer le volant a certainement dû rouvrir la plaie. C'est douloureux. Mais j'ai besoin de cette douleur pour me calmer et reprendre rapidement mes esprits avant de rentrer à l'appartement. J'espère que Ludwig sera couché.

Une fois garé au pied de l'immeuble, je reste un moment dans la voiture, je n'ai plus la notion du temps, dix minutes, peut-être même vingt. Aucune idée. Je reste figée. Les larmes ont commencé à monter, évacuant la pression en même temps qu'elles perlent sur mon visage.
J'attrape mon sac et sors de la voiture. Je prends une profonde inspiration et me décide enfin à monter. Je préfère les escaliers à l'ascenseur. Pour reculer encore le moment de rentrer. Me laissant encore un peu de temps pour camoufler mes émotions. D'un revert de main, j'efface les larmes sur mon visage et ouvre la porte d'entrée. La télé résonne. Je retire ma veste ainsi que mes chaussures et rentre dans le salon. Ludwig est couché sur le canapé. Je lui souris, je n'ai aucune idée si mon sourire paraît sincère ou forcé. Je l'ai fait machinalement, dans l'espoir de ne rien laisser paraître. Il se redresse et s'assoit sur le canapé.

- Salut... je ne t'ai pas réveillé ?

Je m'approche de lui, voir son visage m'apporte soudain réconfort et sécurité. Je me baisse et attrape son visage entre mes mains pour l'embrasser. Je l'embrasse fougueusement, sans aucune délicatesse. J'ai juste besoin de sentir sa chaleur, qu'elle m'enveloppe et me fasse oublier ma soirée. Après de longues minutes, je me décide à le lâcher, nous laissant retrouver enfin notre souffle. Je tourne les talons, sans justifier mon geste. J'imagine que de toute manière, il doit être habitué à mes sautes d'humeur.
Je m'enferme dans la salle de bain, me passe un coup d'eau sur le visage et enfile rapidement le premier pyjama qui me tombe sous la main. Je fouille dans l'armoire à pharmacie et attrape une bande propre. Je retire celle en sang et la jette dans la poubelle. Je nettoie ma plaie et essaie de me refaire un bandage propre. Pas si facile à une main, mais je finis par y arriver. Je retourne au salon, Ludwig se trouve sur le balcon, certainement encore en train de fumer. Je me saisis rapidement de la télécommande et sélectionne un film. Sans même attendre le retour de Ludwig, je le lance. J'ai choisi une comédie, la première qui venait. Dans l'espoir de me changer les idées.
Ludwig revient s'installer sur le canapé. Je me colle instinctivement à lui. Mon cerveau n'a même pas eu le temps de réfléchir que mon corps avait déjà agi. Mes bras entourant sa taille, m'imprégnant de la chaleur de son corps. Je sais qu'il ne me repoussera pas. En faite, je veux juste donner tort à mon tortionnaire de la soirée. Lorsque je suis avec Ludwig, je ne veux pas penser à lui. Mais le fait d'essayer de me le prouver, et la preuve qu'il a déjà réussi son coup. Je le fixe dans les yeux, détourne rapidement mon regard. Puis brise le silence.

- J'ai choisi une comédie. J'espère que ça te convient ? Ta soirée s'est bien passée ?

Parle-moi toi, de n'importe quoi, de la pluie et du beau temps, mais détourne mes pensées de cette soirée, de cet homme et du passé. Fais en sorte de me replonger dans le présent. Auprès de toi, pour que je ne puisse pas me perdre.


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Tu es le risque que je veux prendre

ft. Rose

Ça, je m’en étais bien douté que la diplomatie n’était pas trop son truc et qu’elle avait un tempérament de feu. Mais ça ne me dérange aucunement ; je préfère quelqu’un qui a un fort caractère, que quelqu’un qui s’écrase et dit oui à tout ce que je peux bien lui dire. Son massage fut des plus agréables pour mon dos, je dois dire. Elle sait très bien s’y faire, je devrais le lui dire à l’occasion. Quand je lui ai raconté le lendemain, ce qu’il s’était passé entre Daisuke et son camarade de jeu, la miss me demanda de ne pas être trop dur avec mon enfant. Elle sait bien que ça ne la regarde pas mais a quand voulu essayer de m’aider en me donnant un conseil. S’il aime autant ce jouet, je devrais peut-être lui en acheter un et l’envoyer à la crèche avec. Peut-être que comme ça, il arrêtera de vouloir monopoliser le fameux jouet et ça évitera les querelles d’enfant ainsi.

« Je sais bien mais bon, ce jouet ne lui appartient pas non plus alors du coup… bah voilà… Et au fait… Merci pour le massage hier, tu ferais une très bonne masseuse. »

Être parent, une perpétuelle remise en question sur les choix et décisions que l’on prend. Je sais qu’il n’a que trois ans, qu’il ne comprend pas forcément tout ce que je peux lui dire, mes émotions, mes décisions tout ça mais si on ne commence pas à les éduquer dès le plus jeune âge, qui sait comment ils pourraient devenir en grandissant. Je ne suis qu’un jeune papa qui a dû apprendre à l’être relativement tôt et qui a dû se dépatouiller seul un peu trop rapidement. Alors oui, peut-être ce n’est pas la bonne éducation, je n’en sais rien… J’essaie de me baser sur ce que je me souviens lors de ma vie avec mes grands-parents, puis quand mon oncle a eu ses propres enfants. Toujours est-il que c’est malaisant de se faire « remonter les bretelles » par son épouse…

Quand Rose répond à ma proposition de film, histoire de jouer un peu avec elle, elle me rappela qu’elle avait complètement oublié de me dire qu’en fait ce soir, elle bossait. Bon d’accord. Après si elle n’y va que pour quelques heures, ça devrait aller.

« Pas de souci, je devrais pouvoir survivre à cet imprévu. »

Pas comme si c’était de mon ressors de toute manière, et heureusement que je n’avais rien de prévu style une sortie au cinéma ou pour aller voir un ami. Oui non, fort heureusement. La jeune femme me demanda ensuite l’autorisation d’emprunter ma voiture car c’est moins long que le trajet en bus qui prend une éternité. Je peux bien lui accorder cette concession ; après tout, on est censé tout partager alors bon. J’accepte et avant même de lui demander qu’elle me la ramène en un seul morceau, elle me promet de faire très attention avec et de me la ramener entière.

« Ah oui juste… Tu as le droit d’emprunter la voiture pour aller travailler. En fait, je crois que je préférerais, on ne sait jamais ce qui peut se passer passé une certaine heure. Et vu que le soir, je ne l’utilise jamais, à part si j’ai un truc de prévu mais il n’y en a pas dans mon agenda, par chance. »

Ou malchance, à voir. Enfin toujours est-il que je lui donnerais tout de même confirmation de cela, une fois que j’aurais inspecté la voiture demain. C’est mon côté tatillon qui revient au galop, bien entendu. La soirée est plutôt calme dans son ensemble ; j’ai pu promener Kinox aux alentours de l’immeuble sans trop de problème et quand je suis remonté, je me suis installé devant une série à la con. Vers 21h45, on sonna à la porte. Je n’attendais personne à ce que je sache, et Rose ne doit pas attendre non plus qui que ce soit, puisqu’elle est au travail. Quand je vais ouvrir la porte, je découvre mon cousin/frère Elijah qui semblait effrayé. Le faisant rentrer bien que je ne sois pas de très bonne humeur après cet imprévu, je tente de calmer mes nerfs qui commencent déjà à être à fleur de peau.

« Désolé de venir à l’improviste Ludwig ! J’ai besoin de ton aide, toi seul doit le savoir… »

« C’es… C’est pas grave… Tu voulais me dire quoi ? »

Enfin si c’est grave ! Je suis à deux doigts de faire une crise d’angoisse parce que tu viens de bousculer mon planning qui était certes vide mais tout de même. T’as intérêt à ce que ce soit un truc important et urgent pour débarquer ici et me demander mon aide en pleine nuit.

« Tu crois que tu pourrais m’aider à trouver des informations sur quelqu’un ? J’ai surpris une conversation entre deux personnes et l’une d’entre elle disait s’appeler Jana Stein. »

« Stein ? Comme notre nom de famille… T’es sûr t’avoir bien entendu ? »

« Oui ! Cette femme paraissait jeune, tu crois qu’elle pourrait avoir un lien avec mon père ? »

« Je ne sais pas, je suis perplexe… Le truc Elijah, c’est que je ne suis pas détective privé et c’est plutôt ce dont tu aurais besoin. Je n’ai pas le droit d’infiltrer les services de Renseignement pour faire ce genre de choses. »

« Oui, tu as sans doute raison… Désolé pour le dérangement. Tu n’as pas l’air de te sentir bien, tu veux que je t’apporte quelque chose ? »

« Ou… Ouais tant que t’es ici… Je vais m’allonger un peu sur le canapé. »

Cet abruti vient de me faire faire une crise d’angoisse pour une chose comme ça ! Même si maintenant qu’il a dit ce nom, pour une raison que j’ignore mon corps a juste décidé de ne plus me soutenir. Juste eu le temps d’arriver jusqu’au canapé. Des frissons parcoururent mon corps tandis qu’il partit chercher des médicaments et de l’eau. Jana Stein… Pourquoi ai-je l’impression de malgré tout connaitre ce nom ? Stein… Il n’y en a pas 36 ici au Japon. Et surtout, est-ce que mon oncle est au courant puisqu’il est diplomate de l’ambassade d’Allemagne ? Je pense que oui, enfin je lui demanderais dimanche au repas. Fin quoique… Après tout, il s’occupe réellement que de ceux qui demandent un visa pour séjourner ici. Si ça se trouve cette Jana Stein n’est là qu’en transit. Oui, on va dire que c’est ça. Je ne devrais pas me préoccuper plus de cela. Quand je vais un peu mieux Elijah décide de me laisser, il est assez retourné et moi il m’a mis sur les rotules. Génial…

Les yeux fermés, j’entends enfin la porte s’ouvrir. Mon cœur palpite toujours et je n’ai pas réussi à chasser ce nom de mes pensées. C’est la voix de Rose qui me ramène à la réalité, la gratifiant d’un sourire. Je me laisse faire tandis que son baiser est sans douceur, fougueux. Je viens prolonger ce baiser, j’en avais besoin je crois. Une fois qu’elle m’a lâché, ayant besoin de reprendre toute ma verve, je me lève puis je vais me griller une cigarette pendant qu’elle vaque à ses occupations avant notre film du soir. Je retourne dans le salon quelques minutes plus tard, me pose sur le canapé et je ne comprends pas trop ce qui se passe. Déjà une comédie ; bon c’est vrai que pour moi aussi, je crois ça me fera le plus grand bien. Et là, je vois la miss m’entourer de ses bras pour se coller à moi. Fronçant les sourcils, quelque chose ne va pas. Elle me demande si le choix du film me convient et si ma soirée s’est bien passée. Je n’aime pas trop ce ton, elle a l’air sur les nerfs ou peut-être est-ce autre chose. Quant à moi… qu’en est-il véritablement ? Je ne peux pas lui parler de ce que vient de me dire Elijah. Je ferme les yeux un instant avant de les rouvrir pour les poser sur son joli minois.

« C’est parfait une comédie. Oui, on peut dire que ma soirée s’est bien passée… »

Je ne sais trop de quoi parler, je suis encore un peu scié parce que m’a dit le jeune homme. Ça me retourne complètement là.

« J’ai… J’ai vraiment hâte que l’on soit demain, pour l’escape game et la sortie en boite de nuit. Je me disais suivant à quelle heure on sort, qu’on pourrait aller au restau. T’en dis quoi ? »

J’ai l’impression que ma voix est presque éteinte, et j’ai beau essayer de suivre la comédie, je n’y arrive pas. Ces pensées retournent automatiquement vers ce nom, sans que le flot ne puisse s’arrêter. J’aurais préféré que Elijah ne me dise rien du tout. A la fin du film, pour une raison que j’ignore je garde Rose dans les bras et je viens l’embrasser à nouveau. Comme un baiser du désespoir. Je finis par me retirer quelques longues secondes plus tard.

« Excuse-moi… Je… Je suis un peu perturbé ce soir, j’en avais besoin. Elijah est passé et… il a entendu le nom de Jana Stein… Je ne sais pas qui c’est, mais le nom Stein fait tilt tu vois… »

Je finis par la lâcher complètement puis c’est déjà l’heure d’aller nous coucher. Mais… cette nuit particulièrement, fut la plus douloureuse que je n’ai jamais vécu. Tout s’est mélangé ; les cauchemars, des souvenirs enfouis semble-t-il, des choses dont je ne me rappelle pas qui semble avoir été faites lorsque j’étais tout petit. Je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit, il a fallu que je me lève plusieurs fois ayant été très agité. Je ne comprends pas c’est quoi ce bazar ? Je n’ai jamais eu de cauchemars comme ça d’aussi loin que je me souvienne… Pourquoi maintenant ? Tant de questions dans ma tête alors que le jour se lève déjà. Daisuke est venu dans le lit pour me faire un câlin matinal et ça m’a permis de retrouver un peu mon calme. Ma tante va venir le chercher après manger, ce midi. Ça me laissera du temps pour m’occuper de lui, essayer de retrouver notre complicité qui semble avoir été un peu perdue à cause de cet incident.

Je vais préparer le petit déjeuner comme d’habitude, étant un peu moins réveillé et alerte qu’à l’habitude que c’est Daisuke qui doit me dire quand je suis sur le point de renverser des céréales à côté de son bol… La matinée passe, je n’ai pas trop envie de reparler de hier soir, de mon anxiété qui prend un peu le dessus et m’affaire avec Daisuke. On joue à pleins de jeux, je vais promener Kinox afin de prendre une bonne bouffée d’air et il est déjà l’heure du déjeuner. Un truc un peu rapide mais équilibré à la fois. Quand ma tante vient récupérer le petit et qu’elle voit mon air pas au top, elle sait immédiatement que quelque chose ne va pas. Et préfère ne pas insister, on aura le temps d’en discuter demain. Je me retrouve finalement seul avec Rose et lui demande de me foutre deux claques afin d’être de nouveau opérationnel et prêt à aller m’amuser à l’escape game. Je ne dois en aucun cas laisser ce problème régir ma journée !

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J'ai toujours appris à feindre. Cacher mes sentiments, mes émotions. Je peux paraître lunatique lorsque je n'arrive plus à maîtriser ce côté de ma personnalité. Ludwig s'y fera, avec le temps. Il ne pose aucune question, tant mieux. Je ne veux pas qu'il remarque quoi que ce soit. La relation entre nous est tellement étrange. On est marié, certes. Cependant, je n'ai aucune idée ce qu'il représente vraiment pour moi ni ce que je représente réellement pour lui. Outre le côté administratif ou je peux l'appeler mon époux. Dans les faits, ce n'est pas le cas, je n'arrive pas à être dans la confidence et la confiance comme l'est réellement un couple. De toute manière, il n'a pas l'air dans son assiette non plus. Ça m'arrange, il me laisse prendre place à côté de lui, et je peux essayer d'y trouver un peu de réconfort à ma façon. Je fais semblant de regarder la télé. Non, j'essaie réellement de me plonger dans l'histoire du film. Même si le résultat est plutôt mitigé.

« J’ai… J’ai vraiment hâte que l’on soit demain, pour l’escape game et la sortie en boite de nuit. Je me disais suivant à quelle heure on sort, qu’on pourrait aller au restau. Tu en dis quoi ? »

J'essaie de retrousser mes petites lèvres, pour lui adresser ce qui pourrait ressembler à un sourire.

- D'accord, on peut faire comme ça...

J'ai bien du mal à me projeter au lendemain, mais au moins, il me permet de penser à autre chose. Mes sentiments sont emmêlés, et j'ai tellement peur de me confronter à eux, alors je préfère les laisser de côté pour le moment.
J'arrive tout de même à accrocher un peu à l'histoire du film. Qui m'extirpe quelques sourires par instant. C'est toujours ça à prendre. À la fin de celui-ci, Ludwig ne me lâche pas et m'embrasse une nouvelle fois. Ce n'est plus le baiser obligatoire de l'incontestable cette fois-ci. Pour le mien de tout à l'heure, j'aurais pu l'utiliser comme excuse. Mais lui, pourquoi a-t-il fait ça ? Ça ne me dérange pas, je ne cherche plus à cacher mon attirance pour lui de toute manière, alors si c'est lui qui fait le premier geste, je suis preneuse.

« Excuse-moi… Je… Je suis un peu perturbé ce soir, j’en avais besoin. Elijah est passé et… il a entendu le nom de Jana Stein… Je ne sais pas qui c’est, mais le nom Stein fait tilt tu vois… »

Je ne comprends pas ce qu'il me raconte. Il a entendu le nom " Stein ". Je l'accorde, n'étant pas d'origine japonaise, il se fait rare. Mais ils ne sont peut-être pas les seuls Stein dans ce pays. Peut-être juste une femme en voyage. Ou si l'on prend notre situation. Je suis bien une  " Stein " à mon tour, peut-être a-t-elle obtenu ce nom de la même façon que moi ?

- Pose la question dimanche à ton oncle. Te stresser ne te donnera de toute façon pas la réponse. Peut-être juste une Allemande en visite au Japon...

Je le sens tendu, je le suis aussi. Mais je prends tout de même sur moi pour essayer de détendre l'atmosphère.

- Et si tu veux m'embrasser, ne trouve pas d'excuses. Fais le tout simplement quand l'envie te prend.

Je lui adresse enfin un vrai sourire. Doux et chaleureux. Je ne suis pas la plus douée pour réconforter, alors je fais comme je peux. Avec un trait d'humour. C'est ainsi qu'on a fini par aller se coucher. Ludwig étant aussi agité que moi. D'épuisement, j'ai fini par trouver le sommeil. Il fut saccadé, entre le visage de Rio qui n'arrêtait pas de me hanter et ses paroles qui n'ont cessé de me tourmenter.
Au réveil, n'étant pas du genre à me laisser abattre, je décide de prendre sur moi et me laisser aller à la bonne humeur. Enfin, j'essaie comme je peux. Le laisser me miner reviendrait à lui accorder la victoire, je ne peux me résigner à le laisser faire de moi ce dont il a envie.
La matinée se déroule dans le calme, je laisse Ludwig et Daisuke ensemble, je pense qu'après le léger accrochage qu'ils ont eu la veille, se retrouver en tête à tête leur fera le plus grand bien. Je vaque donc à mes occupations, de mon côté. Je les rejoins à l'heure du déjeuner.
Sa tante finit par arrivée, après un bref échange et un baiser à Daisuke, ils finissent par partir tous les deux.
Je me retrouve donc seule avec Ludwig, qui me demande de lui coller une baffe ? Je tapote délicatement sa joue, j'attrape sa main, un sourire aux lèvres.

- Tu sais quoi ? Aujourd'hui, on devrait laisser tomber nos problèmes et se concentrer seulement sur notre journée ! Profitons-en et oublions le reste.

Ses paroles s'adressent aussi à moi, j'ai envie d'arrêter de me prendre la tête, et de me concentrer sur notre activité du jour. J'en ai marre de broyer du noir depuis hier, il est temps de passer à autre chose.
On quitte l'appartement, je laisse Ludwig vérifier l'état de sa voiture, qui est impeccable de toute façon, et m'installe du côté passager. Une fois son inspection terminée, on prend la route en direction du centre-ville.
On arrive pile à l'heure pour notre partie d'escape game. Une personne nous accueille chaleureusement, nous demande nos prénoms et nous explique le principe du jeu. Nous serons enfermés à l'intérieur d'une pièce, pour en sortir, nous devrons résoudre des énigmes, trouver des objets et d'autres trucs dans le genre, le tout dans un temps imparti. Bon, jusqu'ici le principe est simple. On va devoir fonctionner en équipe.
Et bien sûr, étant amatrice de frissons, j'ai choisi un thème qui colle à mon image. Elle nous explique donc la thématique:

On a été kidnappé, on ne sait pas par qui. Cependant, quelqu'un nous observe et l'on doit sortir rapidement. Soit, on arrive à résoudre toutes les énigmes et on sort tous les deux. Si ce n'est pas le cas, seulement un de nous deux peut sortir, laissant l'autre derrière, aux griffes de l'assassin, et ce sera à nous de choisir, lequel de nous deux sacrifier.

Elle nous fait donc entrer dans la fameuse pièce. Lugubre. L'ampoule au plafond n'arrête pas de clignoter, menaçant à tout instant de s'éteindre. La porte claque derrière nous. J'entends le verrou de celle-ci résonner, nous indiquant qu'on est pris au piège. La crasse sur les murs en carrelage, l'éclairage menaçant, l'impression d'être observé, donne une sensation d'oppression et annonce tout de suite la couleur.
Un téléphone déposé au milieu de la pièce s'éclaire et sonne brièvement. Un message.
Je regarde Ludwig, qui n'arrête pas de scruter l'endroit. J'attrape le téléphone posé au centre de la pièce. Une fois en main, il sonne de nouveau. J'ouvre donc le premier message.
Un simple " Bienvenue ".

Je lis ensuite le deuxième:
" Bonjour, Rose, tu as la possibilité de sortir d'ici tout de suite. En échange, tu dois te saisir de la paire de menottes déposée sur le vieux meuble du fond, et réussir à y attacher Ludwig. Dépêche-toi, tu n'as que quelques minutes pour te décider."

Je lève les yeux sur le meuble en question. C'est plutôt une vieille desserte en métal rouillé, imposante. Une paire de menottes est en effet déposée sur celle-ci.
Le tic tac d'une veille pendule à coucou se met soudainement en route et la lumière se met à vaciller encore plus vite. Je prends le temps tout de même d'analyser les éléments autour de moi. Cette vieille desserte avec une horloge au-dessus se trouve face à moi. À ma gauche, une vieille chaise en métal avec une télé devant. À côté, un énorme tas de débris en tout genre, caillou, barre de fer, planche de bois et je ne sais quoi d'autre. Sur ma droite, un vieux coffre en bois, fermer par un cadenas. Plusieurs feuilles sont scotchées au mur, je ne prête pour le moment pas vraiment attention à ce qu'il y a d'inscrit dessus et continue mon observation. Le sol en carrelage est éclaté à plusieurs endroits. Lorsque je lève la tête, j'aperçois un plafond en mélaminé, effrité, en mauvais état. Je me rends compte aussi que dans un coin de la salle est placée une caméra, clignotant en rouge. Dans la précipitation, j'ai certainement oublié quelques détails.
Je passe calmement à côté de Ludwig, lui adressant un sourire, puis attrape la paire de menottes que je cache rapidement derrière mon dos, le temps de regarder une nouvelle fois mon environnement. L'odeur de moisi qui se dégage de la pièce est écœurante, et il y a aussi cette odeur de... je baisse les yeux et aperçois un seau blanc sous la desserte, remplit de liquide jaune. De l'urine ?! Cette pièce est d'un réalisme effrayant ! Je me décide à jeter la paire de menottes dans une vieille poubelle à côté de moi et lance un regard à la caméra dans le coin de la pièce. Instamment, la pendule s'active, laissant le cri du coucou résonner dans toute la pièce. Je sursaute, puis c'est au tour de l'ampoule d'éclater, nous plongeant dans l'obscurité.

- Ludwig !!

Ma voix résonne, couvrant le bruit de l'horloge qui ne cesse de sonner. Je le cherche à tâtons dans le noir. Je marche doucement, de peur de trébucher sur un morceau de carrelage. Je trouve enfin refuge auprès de lui et l'attrape par le bras pour le ramener contre moi. Il me plaque au creux de ses bras lorsque l'écran de la télé, jusqu'à présent éteinte, illumine la pièce.

Un message s'affiche alors :
" Tu as fait ton choix, Rose... Que le jeu commence ! "

Ludwig m'observe, interloqué. Je me détache de lui et lui tends le téléphone pour qu'il puisse prendre connaissance du message de tout à l'heure, et qu'il comprenne le message inscrit sur la télévision.

Un nouveau message s'inscrit sur celle-ci :
" Cherche-moi & trouve-moi "

Je regarde Ludwig et hausse les épaules.

- Aucun indice sur ce qu'on doit chercher ?

Je me mets donc en quête de cet objet à chercher, ne sachant même pas ce que je dois trouver. Je retourne vers la desserte en métal et ouvre ses tiroirs. Rempli d'un tas de bordel, je sors ce qu'il s'y trouve. Un tournevis, un stylo, des trombones, des bouts de papiers déchirés, des couverts rouillés, un carnet et tout un tas de bric-à-brac que je dépose sur la console. Mais que doit-on trouver ? Je laisse le tout ainsi et me penche cette fois-ci sur les feuilles scotchées sur les murs. Ça ressemble à des hiéroglyphes incompréhensibles. Je laisse tomber et pars fouiller dans le tas de débris. Il n'y a rien non plus là-dedans. Les minutes tournent, et il faut rapidement trouver cet objet. La faible lumière de la pièce n'aidant pas non plus.

- Ludwig, as-tu trouvé quelque chose ?

Il a fait chou blanc, tout comme moi. Je prends donc le temps d'analyser mon environnement calmement. La précipitation ne m'aidera pas, je dois prendre le temps de réfléchir. Je sors mon téléphone de ma poche et active la lampe, pour y voir un peu plus clair. J'analyse chaque recoin de la pièce, et suis tout à coup interpellée par les morceaux de carrelage cassés. Je m'approche d'un des coins, m'accroupis, et gratte avec mon ongle pour en décoller un qui semble avoir été seulement déposer. Jackpot ! Une clé se trouve juste en dessous. Je me redresse, fière de moi, et la montre à Ludwig.

- Regarde ! J'ai trouvé une clé !

Je ne cherche pas plus longtemps et essaie de l'enfiler dans la serrure du cadenas présent sur le gros coffre en bois. Ça matche ! Je l'ouvre, il est rempli de tout un tas de bordel. Une feuille est déposée sur le dessus. Je la saisis et lis à haute voix.

- Je suis à la fin du matin , au début de la nuit, au milieu de la journée, absent du midi, deux fois dans l'année. Qui suis-je ?

Je me dirige vers Ludwig et lui tends la feuille pour qu'il puisse relire l'énigme. Je retourne la phrase dans tous les sens, je ne trouve aucune réponse. La voix de Ludwig me coupe dans ma réflexion.

Spoiler:
- C'est la lettre " n "

Je le regarde, les yeux ronds. À quel moment son cerveau a été aussi rapide pour trouver la réponse ! Je lui reprends la feuille pour vérifier, en effet ! Il a trouvé la solution. Et maintenant ? J'attrape le stylo sur la desserte et écris la réponse sur la feuille. Rien. Je fixe la caméra dans le coin et leur crie que la réponse est la lettre " N".
Rien. C'est une mauvaise réponse alors ?

- Je ne comprends pas, pourquoi il ne se passe rien ?

Je pousse un long soupire, et me triture les méninges pour trouver une solution. Une idée me vint. J'attrape rapidement le téléphone de tout à l'heure et réponds au dernier message présent dessus. J'envoie la lettre " N ". Soudain, la télé s'active de nouveau. Une personne masquée apparaît à l'écran. Elle nous indique qu'on doit à présent trouver une combinaison de chiffres dans la pièce. L'annonce est rapide avant qu'elle ne finisse par disparaître de l'écran. Je me tourne vers les feuilles scotchées au mur. Ça ressemble à des messages cryptés, mélange de chiffres, de lettres et de symboles. Je n'y comprends absolument rien. Je me tourne alors vers Ludwig.

- Je crois que c'est ton domaine ça non ? Décrypter des codes, ce n’est pas le genre de truc que tu fais en tant que militaire ?

Je hausse les épaules. Et continue de fixer les feuilles. Ce code doit certainement se trouver par ici ? Je regarde l'heure sur mon téléphone et m'aperçois qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps pour sortir de cette pièce !


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ft. Rose

Rose a su trouver les mots pour que j’essaie de moins penser à ce nom qui m’a tout de même hanté toute la nuit, pour je ne sais quelle raison obscure. Je la remercie tout de même pour cela et souris quand elle me dit que je peux l’embrasser quand j’en ai envie, au lieu de sortir des excuses débiles pour le faire. La miss a vu dans mon jeu inconsciemment ; même si je ne voulais pas forcément me servir d’une excuse aussi nulle soit-elle.

« Crois-moi, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Et ouais, je demanderais à mon oncle s’il sait quelque chose. Mais oui, tu as sans doute raison, ce n’est qu’une simple voyageuse. »

Quand je demande à Rose, le lendemain après que l’on se soit retrouvés tous les deux seuls, de me mettre deux baffes, elle se contente de me tapoter la joue avant de prendre ma main et de me dire d’une voix enjouée que l’on devrait laisser tomber nos problèmes et nous concentrer uniquement sur cette journée. Amusons-nous, profitons-en et aux oubliettes le reste. Je suis d’accord, alors j’hoche la tête et lui fait un grand sourire.

« Oui amusons-nous, tu as raison ! »

Une fois sortis de l’appartement, les clés de la voiture en main, on se dirige vers la voiture. Comme prévu, je fais le tour minutieusement pour vérifier mais bien heureusement, la voiture est nickel et je peux arriver à accorder ma confiance à Rose sur ce point. Elle m’a montré qu’elle en avait pris soin et je me sens bien plus détendu à présent pour lui confier des choses qui m’appartiennent. Bon, même si je reste méfiant sur certaines choses, je ne changerais pas pour autant mais je sais que je dois apprendre à lui faire confiance, à vraiment l’intégrer à ma vie.

« Je t’accorde le droit d’utiliser la voiture comme bon te semble quand je n’en ai pas besoin. Sache que pour moi, c’est un grand bond en avant que de faire cela. Je n’accorde pas spécialement ma confiance au premier venu, et je prête encore moins mes affaires comme ça. »

Le fait d’être autant sur le qui-vive avec mes affaires est sans doute lié à mon enfance. Je ne sais pas si c’est aussi le fait d’avoir une peur sidérale de l’abandon, mais j’ai du mal à prêter mes affaires. Alors oui, je comprends Daisuke qu’il ait voulu garder ce jouet pour lui tout seul mais… il n’est pas moi, nous n’avons pas le même vécu. Personne ne l’a abandonné ou trimballé comme ça de droite à gauche. Non, lui, il a une vraie famille, en tout cas un vrai père qui se donne toujours à fond pour qu’il ait une belle vie d’enfant. C’est vrai que je me rappelle que je ne voulais jamais prêter mes jouets aux autres enfants… J’étais un enfant terrible, et il semble que je sois toujours aussi terrible sur les bords. Pourtant, j’essaie de faire de gros efforts pour faire confiance à autrui.

Les séances de thérapie m’aident beaucoup, je m’en rends réellement compte. Je n’ai pas forcément le temps d’aller dans le groupe de parole pour ceux qui sont atteints de troubles obsessionnels mais si déjà la thérapie fonctionne pour certaines choses, certains traumatismes, alors ce sera une victoire et je serais plus à même de peut-être davantage me confier en mon épouse. D’ailleurs, ma famille n’est même pas au courant que finalement ma maniaquerie n’est pas dû à un traumatisme mais que c’est un vrai T.O.C… J’avoue que j’aurais préféré que ce ne soit dû qu’à un traumatisme mais bon… Je suis clairement bon pour la casse ; Rose n’a pas eu de chance de s’être retrouvée mariée à moi… Je suis un homme brisé par la vie, enfin, je le vis bien quand même. Le trajet se passe dans la bonne humeur, un peu silencieux, ne sachant trop quoi dire.

Nous arrivons pile à l’heure pour l’Escape Game, je me sens à la fois stressé et jubilant intérieurement comme un gosse. A quelle sauce allons-nous être mangés ? J’ai hâte de le savoir. Pour l’heure, la dame de l’accueil nous demande nos prénoms, nous explique ensuite le principe du jeu. Okay, nous allons être enfermés dans une pièce sombre et pour en sortir, nous devrons résoudre tout un tas d’énigmes, de casse-tête et dans un temps imparti d’une heure environ. L’adrénaline à fond dis donc. Le plus important c’est que l’on va devoir fonctionner en équipe ; ça devrait bien se passer. J’ai toujours fonctionné de la sorte et même si on est parfois un peu chien et chat elle et moi, il n’y a aucune raison que l’on n’arrive pas à effectuer un travail d’équipe.

La miss a choisi un thème plutôt glauque, qui donne un peu des frissons et je ne suis pas réellement surpris. Elle aime se faire peur, j’avoue que je ne comprends pas trop le principe mais bon… Je la suis et nous avons alors la thématique : On a été kidnappé, on ne sait pas par qui. Cependant, quelqu'un nous observe et l'on doit sortir rapidement. Soit, on arrive à résoudre toutes les énigmes et on sort tous les deux. Si ce n'est pas le cas, seulement un de nous deux peut sortir, laissant l'autre derrière, aux griffes de l'assassin, et ce sera à nous de choisir, lequel de nous deux sacrifier.

Okay, bon c’est pas mal glauque mais il y a moyen de bien s’amuser. On rentre ensuite dans la fameuse pièce où tout va enfin se jouer. L’ampoule qui se trouve au plafond clignote, et pourrait s’éteindre à tout instant. Assez lugubre, j’ai un léger sursaut quand la porte se referme derrière nous dans un bruit plutôt lourd. Le verrou résonne et il est trop tard pour faire marche arrière à présent. Je commence à observer l’endroit et il est d’un réalisme effrayant tout de même. Crasse sur les murs en carrelage, des traces de sang on dirait sont également présentes ; un éclairage menaçant avec une odeur infâme et cette impression désagréable que d’être observés. Je continue mon tour de l’endroit alors que le téléphone sonne. Je laisse la jeune femme s’en charger, tentant une première approche de ce lieu si particulier.

Il y a quelques meubles, une vieille chaise en métal avec une télé digne des années 60 juste devant, posée à même le sol. Il y a également un énorme tas de débris en tout genre, où doivent fourmiller une multitude de bactéries. Je ne suis pas chez moi et je dois composer avec le fait que ça mériterait un bon coup de ménage. Mais je n’oublie pas également que je suis dans un jeu grandeur nature. Que tout ça est fait exprès. Mon cerveau doit se concentrer sur le fait que c’est un jeu, que c’est du « Fake » et que je ne dois pas me rendre malade parce que ce n’est pas propre. Me reconcentrant sur la pièce, j’y aperçois un vieux coffre en bois sur ma droite qui semble être cadenassé. Des feuilles sont scotchées au mur et il semblerait y avoir des écrits, mais je ne les vois que partiellement à cause de l’ampoule qui clignote.

Une caméra est présente dans un coin, sans doute pour filmer. L’odeur commence déjà à être insoutenable et je remarque bien vite un sceau blanc contenant un liquide jaunâtre dedans. Hum… Je fronce les sourcils ? Auraient-ils osé aller jusqu’au bout en y mettant de la vraie urine ? C’en est complètement effrayant et me retourne déjà l’estomac. Cependant, je n’ai pas le temps de m’attarder qu’un cri du coucou me fait sursauter. Qu’est-ce qu’il se passe ?! Je suis sur mes gardes comme jamais, muscles contractés comme jamais alors que l’ampoule éclate, nous laissant dans le noir total. J’entends la voix de Rose qui m’interpelle et je tente de la rejoindre en cherchant à tâtons. Difficile d’y voir quoique ce soit dans cette épaisse obscurité. Je finis enfin par la rencontrer, et je l’entoure de mes bras pour la plaquer contre moi. J’ai le cœur qui bat à 100 à l’heure, je ne m’attendais pas du tout à cela. C’est effrayant et grisant à la fois.

L’écran de la télévision s’allume, nous laissant un halo de lumière et un message s’affiche alors : " Tu as fait ton choix, Rose... Que le jeu commence ! " Je ne comprends pas trop et regarde la jeune femme, interloqué. Elle me montre alors le téléphone où je peux lire les messages et je comprends enfin. Elle devait faire un choix : soit me menotter et me laisser aux griffes de l’assassin, soit on doit résoudre toutes les énigmes et sortir d’ici. Le choix fait, le compte à rebours commence dès maintenant. Un nouveau message s’inscrit sur la télévision par la suite : " Cherche-moi & trouve-moi ".

Hum… Je plonge mon regard dans celui de la jeune femme, tentant de réfléchir. Elle me prend un peu de court et je réponds par la négative à sa question. Nous n’avons aucuns indices, il va falloir faire vite pour chercher et trouver ce quelque chose. J’omets mes hypothèses.

« Peut-être devons-nous chercher une clé, un papier où serait écrit quelque chose. Je t’avoue c’est super vague et je n’ai que ça comme idées… »

Je laisse Rose chercher de son côté et pars du mien pour aller aussi fouiller. Je tente d’aller voir du côté des feuilles scotchées au mur pour voir s’il ne pourrait pas y avoir un indice, mais tout ce que je vois sont des casse-têtes et du langage à décrypter. Je ne pense pas que cela serve tout de suite… Alors me mettant dans la peau de Watson, ce cher acolyte de Sherlock Holmes, je repars fouiller d’autres endroits, à l’aide de la lampe de mon téléphone. Le tas de débris me parait pas mal ; et je scrute en même temps l’horloge numérique nous indiquant le temps restant avant la fin de la partie. Déjà 15 minutes se sont écoulées… Rose me demande ensuite si j’ai trouvé quelque chose.

« Rien du tout ! Et toi ? »

J’ai finalement à peine le temps de continuer à chercher que la miss trouve une clé. Je m’empresse de venir à côté d’elle et on s’accroupit devant le coffre cadenassé. Par chance, la clé ouvre ce coffre en bois. Première victoire pour nous ! Il y a pleins de choses, un bazar sans nom et surtout une feuille avec une énigme dessus. J’écoute attentivement Rose qui est entrain de la lire à haute voix. Huum… Mon cerveau tente de réfléchir rapidement ; je prends la feuille pour relire l’énigme et là, comme d’un seul coup, la réponse vient se graver dans mon cerveau.

« C’est la lettre « N » ! »

J’ai dû impressionner la jeune femme par mon analyse aussi rapide, tant mieux. Rose écrit la réponse sur la feuille puis la montre à la caméra mais le temps continue son œuvre et rien ne se passe. Je fronce les sourcils, commençant à me gratter le menton en réfléchissant. Serait-ce la mauvaise réponse ? Pourtant, je suis certain de mon coup. Bonne idée, le téléphone je l’avais oublié ! En écrivant la réponse sur le téléphone, la télévision s’allume à nouveau. Ah donc, il faut envoyer nos réponses sur le portable. Bon à savoir pour la suite du jeu. Une personne masquée à l’écran apparait et nous indique que l’on doit trouver une combinaison de chiffres dans la pièce. Instantanément, la personne disparait de l’écran et on se retourne quasiment en même temps vers les feuilles scotchées au mur. En regardant dans le détail, il y a pas mal de messages cryptés, avec un mélange de chiffres et de lettres. Mon domaine de travail par excellence. Sauf que je n’ai pas 1h ou plus pour pouvoir complètement décrypter la chose. Il va falloir que je fasse preuve de rapidité.

« Oui c’est tout à fait ce que je fais effectivement. Je vais essayer de me dépêcher, je ne pense pas que cela soit hyper compliqué mais bon… »

Je regarde par-dessus son épaule pour voir l’heure indiquée sur le téléphone et nous n’avons vraiment plus beaucoup de temps. Nous n’avons plus qu’une demi-heure au total pour découvrir ce code, et peut-être y’a-t-il encore d’autres énigmes. Je dois faire en sorte de trouver ce code en cinq minutes, grand maximum pour que l’on puisse être dans les temps au cas où. Mon travail de réflexion commence alors. Je me mets à chercher toutes les lettres et tous les chiffres qui sont présents plusieurs fois sur les feuilles. Je remarque qu’il y a au moins dix fois le chiffre 4, et dix fois la lettre L. Je note sur une feuille ce que je viens d’écrire puis tente de recouper d’autres données. Le chiffre 4 est donc 4ème, la lettre M se trouve à la place 13 dans l’Alphabet. Sachant que ce doit être assez tordu, je fais deux combinaisons sur le nombre 13. 1+3 = 4, il doit y avoir un 4 dans le code à trouver. La seconde combinaison est 1-3 = 2. En regardant, il y a un 2 sur une des feuilles. Pour trouver la lettre correspondante, je pars de début de l’alphabet et remarque qu’il y a un B. Je fais pareil mais à l’envers, je pars de la fin de l’alphabet et remarque qu’il y a un Y. Si je prends toutes ces données et que je les concorde ensemble, nous aurions la combinaison : 5N4BY. L’histoire des dix comptent aussi dans l’équation. Si je prends dix sur le début de l’alphabet, on a la lettre : J, et si je prends dans l’autre sens, nous avons la lettre : Q. Et j’ajoute un T, qui revient chaque fois en fin de combinaison. C’est très fourbe et incompréhensible à la fois, mais si c’est la bonne combinaison, ça n’en sera pas plus mal. Quatre Ans, j’habitais. Quand j’habitais.

« Rose, je pense avoir trouvé. Note : Q4NJ4BYT. »

J’avoue que je suis perplexe sur la solution, et surtout sur la signification trouvée à ce code. Quand Rose a envoyé le message, il se passe quelques secondes avant que la télévision ne s’allume à nouveau.

Un message apparait alors :
« Bien joué ; mais… Saurez-vous où je me trouve réellement ? »

Ou il/elle se trouve réellement ? Etant donné que l’on est censé avoir été kidnappés… Est-ce qu’il faudrait retrouver justement l’endroit exact où il habitait ? Non, je crois qu’il faut que l’on trouve où nous sommes, où il nous a supposément kidnappé ! Je regarde Rose, lui faisant part de ma réflexion.

« Je crois savoir où tout ça veut nous mener. Le code que j’ai trouvé est une sorte de phrase cachée qui voudrait dire soit « Quatre ans j’habitais », soit « Quand j’habitais » … Et cette phrase est un très bon indice. Je crois que pour pouvoir sortir, il faut que l’on trouve l’endroit exact où nous avons été kidnappés. »

Ça parait un peu tiré par les cheveux mais je crois que les Escape Game sont plutôt connus pour cela. Une lumière semble pointer le tas de débris et je propose à la jeune femme que l’on se concentre réellement dessus. Quand je regarde l’heure, nous n’avons plus que 20min… Merde, j’ai perdu du temps sur le décryptage du code.

« Excuse-moi, j’ai perdu du temps à décrypter le code. Il n’était pas non plus hyper facile, je dois bien le reconnaitre… »

Nous commençons ensuite à chercher dans les débris et je remarque des feuilles à moitié brûlées ; des photos aussi on dirait. Parmi le bois brûlé, les clous, les vis, les bouts de verre et autres joyeusetés, je trouve un bout de papier où est noté une énigme.

« Je fournis la vie privée. Si vous avez de mauvais voisins, vous avez encore plus besoin de moi et je peux fournir des décharges à ceux qui voudraient essayer de me toucher. De plus, je suis un peu comme une petite maison, mais personne ne vit en moi. »

Spoiler:
« C’est le cabanon et la clôture électrifiée Ludwig ! »

Je suis très impressionné quand Rose me donne ses réponses de façon spontanée. Whaou… On note ça sur le téléphone et la télévision se remet en marche. Un seul message apparait : « Vous vous rapprochez ». Cela veut dire que l’on est proche de la réponse complète, mais qu’il y a encore autre chose à découvrir… Je me dis que l’on devrait sans doute continuer à chercher dans le tas de débris. Je prends tout ce qui se trouve, les papiers, les retourne dans tous les sens, puis les photos et au verso de l’une d’elle, je remarque une petite énigme.

« On dit de moi que je suis composé de végétaux ligneux avec des tronc nus qui s’ancrent dans le sol grâce aux racines. Je peux être aussi bien présent dans les zones tempérées, qu’humide ou tropicales. Qui suis-je ? »

C’est un lieu composé d’arbres de ce que je comprends de l’énigme. Encore une fois, Rose me devance dans ma réflexion.

Spoiler:
« C’est une forêt ! Nous devons donc être dans une forêt, dans un cabanon qui a une clôture électrique. »

En y réfléchissant bien, ça tombe sous le sens. Certains assassins préfèrent se reclure dans des cabanons. Et peut-être parce qu’il est complètement barjo, ou qu’il fait en sorte que personne ne puisse s’approcher de son habitation, il y a installé une clôture de ce type. Nous envoyons la réponse sur le téléphone, le coucou s’était mit en route car il nous restait moins de cinq minutes. Rien ne se passe pendant plusieurs secondes et j’avoue que je suis en stress total, sous le coup de l’adrénaline parce que j’ai complètement été pris dans le jeu.

Un message apparaît sur l’écran de télévision.
« Félicitations ! Vous avez réussi à me retrouver. Le jeu est terminé, vous avez mis 57 minutes exactement. »

Le temps est passé trop rapidement… La lumière finit par englober toute la pièce et je me sens rassuré que l’on ait réussi à déchiffrer toutes les énigmes proposées dans le temps imparti. La porte s’ouvre ensuite et la personne de l’accueil, grand sourire nous fait sortir de là. On gagne la vidéo de notre partie ainsi qu’un bracelet chacun pour notre participation. Une fois sortis de l’endroit, j’ai l’impression que mes jambes ne veulent plus me soutenir, prenant le premier banc pour m’y assoir un instant.

« C’était super intense, mais qu’est-ce que c’était bien ! On s’en refera un quand tu veux. »

Je lui fais un grand sourire, cette journée est plutôt cool. Nous avons pas mal de temps devant nous avant d’aller au restaurant.

« Veux-tu faire quelque chose de spécial en attendant l’heure du repas et notre soirée ? »

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C'est flatteur, il m'accorde le droit d'utiliser sa voiture à présent. Précisant qu'il n'accorde pas sa confiance au premier venu. Mais, je ne suis pas " la première venue ", je suis sa femme à présent. Pour le meilleur et pour le pire dit-on ! Je suis mal placée pour le juger à ce sujet, je suis du genre à privilégier la méfiance à la confiance. Et il n'est pas chose facile d'obtenir ma confiance. Pourtant, c'est ce que j'aimerais lui accorder dans le futur. Je sais qu'une fois qu'il l'aura. Je serais totalement à lui.

Après un début d'activité mouvementé, nous revoilà partis sur une nouvelle énigme. Ou je sèche totalement d'ailleurs. Ludwig a donc rapidement pris le relais. Je le sens dans son élément à essayer de déchiffrer tout un tas de trucs. Je l'observe faire ça à une allure hallucinante, puis il finit par me donner le code, que je note rapidement sur le téléphone. Là, maintenant, tout de suite, j'ai envie de lui sauter au cou. Son air sérieux, imperturbable me donne envie de l'embrasser et de ne plus le lâcher. Je ne sais pas trop ce qu'il m'arrive en ce moment, mais j'ai bien trop souvent cette envie de contact physique avec lui !
Mes joues s'empourprent et je détourne la tête pour qu'il ne s'en aperçoive pas. Je prends une profonde respiration et me replonge aussitôt dans le jeu.
S'enchaine alors une suite d'énigmes. Je me concentre et réponds rapidement. Le temps passe vite, montant l'adrénaline encore d'un cran. C'est un soulagement lorsqu'on reçoit ce fameux message de félicitation. La porte nous ouvre les bras pour nous rendre notre liberté.  Je suis Ludwig et m'installe à côté de lui sur le banc. Sourire aux lèvres.

- Oui, c'était génial ! Je suis ravie que ça t'ait plus à toi aussi. Tu as été plutôt efficace pour décrypter ce satané code.

Je réfléchis un instant, qu'est-ce qu'on pourrait faire en attendant d'aller diner ? Je jette un coup d'œil à ma montre. En effet , il n'est que quinze heures, nous avons donc pas mal de temps devant nous. Et vu qu'on est au centre-ville, autant en profiter pour aller flâner un peu.

- On peut déjà commencer par aller boire un truc ? Au petit café en face ?

Je secoue un coup mes jambes pour y retrouver de la force et avec l'accord de Ludwig, on prend la direction du café en question. On s'installe à une table à l'extérieur, autant profiter du soleil que nous offre cette journée. À l'arrivée de la serveuse, je commande une boisson fraiche et laisse Ludwig faire son choix. Je suis ravi d'être ici, avec sa présence à mes côtés, profitant d'un temps clément et laissant de côté tous les tracas de la veille, et il y a son sourire, qui fait tomber tous mes remparts. La serveuse revient avec notre commande et dépose les boissons sur la table, Ludwing la remercie avec ce même sourire que je dévore des yeux depuis tout à l'heure. Elle lui en retourne un à son tour. Un sourire mielleux, avec un regard provocateur. Je la regarde de travers, marquant mon territoire. Elle ne tarde pas à tourner les talons.

- Arrête de lui sourire comme ça, tu veux la mettre dans ton lit ou quoi ?

On sent l'agacement dans ma voix. C'est clairement de la jalousie, je me sens mal à l'aise avec ce sentiment, que j'ai du mal à gérer. Que j'essaye de retenir, seulement, il est bien plus fort que moi. Je sais qu'il n'y est pour rien, mais je n'ai pas pu m'empêcher de lui parler brusquement. Alors j'essaye de me rattraper rapidement, je ne veux pas déclencher une dispute ni instaurer une atmosphère pesante.

- Excuse-moi, ce n’est pas de ta faute... je ne sais pas pourquoi je t'ai dit ça !

La serveuse continue de nous observer, enfin ce n’est pas moi qu'elle observe, clairement elle ne se gêne pas pour mater allègrement mon mari. Je dois donc lui montrer à qui il appartient. Je porte rapidement mon verre à mes lèvres pour me rafraichir et le claque sur la table avant d'attraper la main de Ludwig sur la table. J'enlace mes doigts aux siens et me lève de ma chaise, me penche par-dessus la table et plaque mes lèvres sur les siennes. Je lui offre un baiser, tendre. Je retourne à ma place, le sourire aux lèvres. Non, mais attends, il est à moi, alors qu'elle laisse trainer ses yeux sur n'importe quel mec, mais pas sur celui-là! Peu importe qu'on soit en public ou non, si je dois aller plus loin, ça m'importe peu, je le ferais !
Et au sourire de Ludwig, je crois qu'il s'amuse de me voir jalouse. C'est agaçant de devoir montrer ce côté de ma personnalité, moi qui veux paraitre hermétique à tout sentiment face à lui, je crois que j'ai échoué sur ce coup. Je ne lâche pas sa main, et lorsque la serveuse revient vers nous pour nous demander si on désire autre chose, je profite de sa présence près de nous pour qu'elle puisse m'entendre. Je m'adresse à Ludwig, du miel dans la voix.

- Si tu veux, on peut rentrer à la maison, je pourrais continue à t'embrasser et te montrer à quel point je peux être entreprenante ?

Je jubile quand je vois les yeux ronds de la serveuse, gênée. Elle ne tarde pas à disparaitre et finit par arrêté ses regards en coin et ses sourires aguicheurs. Voilà une bonne chose de faite ! Mais, je suis moi-même étonnée, lorsque j'essaye de défaire mes doigts de ceux de Ludwig, qui ne veut pas me rendre ma main et la garde fermement dans la sienne.

- Ludwig, je dois aller aux toilettes...

Je fixe nos mains, et il finit par lâcher son emprise. Une fois libre, je file aux toilettes. Je me passe rapidement un coup d'eau sur le visage, fais mon affaire et ressors. En traversant la salle, la serveuse me percute avec son plateau, le coca présent sur celui-ci s'échoue sur mon tee-shirt blanc, laissant une grande trace dessus. Elle a l'air énervée, quoi ? C'est juste ce que j'ai fait tout à l'heure qui l'a agacée à ce point-là ? Je ne comprends pas trop. Elle me présente de fausses excuses, je sens qu'il n'y a rien de sincère.

- Je suis désolé... Vous devriez peut-être aller vous changer !

Non, sans rire ? Je vais me promener comme ça ! Et elle m'agace à vouloir à tout prix me dégager. Je finis donc par lui sourire, puis chuchote à son oreille.

- Oui, en effet, je vais rentrer me changer ! Ainsi mon mari pourra me déshabiller pour m'aider !

Elle se pince la lèvre, elle  a compris mon sous-entendu. Et je reprends fièrement le chemin de notre table. J'essaye de frotter la tache, mais c'est peine perdue. Je retrouve Ludwig et lui montre la tâche du doigt.

- Ça ne te dérange pas si l’on passe rapidement dans une boutique, que je m'achète un autre tee-shirt ?

Je dépose sur la table le règlement de notre commande, et l’on finit par s'en aller. Après quelques minutes, je rentre dans la première boutique qui se présente, Ludwig sur mes talons. Je parcours rapidement les rayons et attrape un simple tee-shirt noir. Je file en cabine pour l'essayer et demande à la vendeuse s'il est possible de le garder sur moi, après son accord je ressors et pars le régler en caisse. Le tout a dû me prendre à peine un quart d'heure, je ne suis pas vraiment une mordue de shopping. On sort de la boutique, je me tourne vers Ludwig, sourire aux lèvres.

- On pourrait aller faire un tour au parc, ou alors as-tu envie de faire quelque chose en particulier? Je ne sais pas si tu comptais repasser à l'appartement pour qu'on se change ?

Après, moi personnellement, si je dois allée au restaurant et en boite en jean basket , je m'en fous royalement. Enfin, je ne sais si l’on me laissera entrer dans cette tenue, mais dans le pire des cas, on aura juste à rentrer picoler à la maison en regardant un film...


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ft. Rose

Sourire aux lèvres, je suis content que Rose se soit autant amusé que moi à cet escape game. Oui, vraiment, je pense que l’on pourra en refaire quelques-uns. Son compliment me fait très plaisir et je me gratte l’arrière du crâne, voulant paraître modeste.

« Ho je te remercie. Heureusement qu’il n’était pas trop compliqué bien que tordu, j’aurais pu mettre plus de temps à le déchiffrer. »

Heureusement aussi que quand j’ai un moment où je me pose, je résous des casses têtes de ce genre. J’adore ça et comme ça, je stimule mes neurones puisque je dois toujours être au taquet au travail quand il faut décrypter du code pour récupérer des renseignements. La miss me propose ensuite d’aller boire un truc et d’aller au café d’en face. Répondant par l’affirmative, on s’y rend et on s’installe à une table en terrasse. Autant profiter qu’il fasse grand soleil. Il est vrai qu’il n’est que quinze heures, nous avons beaucoup de temps devant nous pour faire pleins de choses avant d’aller dîner et notre sortie en boite de nuit.

Je suis souriant, je ne cesse de sourire sans doute un peu de façon débile mais depuis peu, le fait de passer du temps juste avec la miss me fait sourire. La serveuse, elle, quand elle a amené nos boissons, a réellement cru que je lui adressais ce sourire car elle m’a souri d’une façon mielleuse en retour. J’avoue ne pas avoir trop percuté. En fait, je m’en fichais de cette femme comme de ma première relation sexuelle. Aucune importance à mes yeux. Je pris un léger air décontenancé lorsque je me fis engueuler par ma femme.

« Quoi ? Mais non voyons ! »

Je sens tout son agacement dans le ton qu’elle a mis. Hin hin… Madame serait donc jalouse que je fasse des sourires à une autre dame qu’elle ? Je note ce point. Quelque part, ça me fait plaisir qu’elle soit jalouse, tout comme moi je peux l’être. Mais elle ne l’a pas encore vu et vaudrait mieux pas qu’elle s’en rende compte trop vite… J’ai tendance à l’exagération quand je suis jaloux. Rose finit par s’excuser, que ce n’était pas ma faute, qu’elle ne savait pas pourquoi elle avait dit ça. Je pose mon regard un peu taquin et tendre à la fois sur la jeune femme avant de passer ma main sur sa joue.

« Tu as tout à fait le droit d’être jalouse tu sais. En fait, ça me fait réellement plaisir que tu sois jalouse à mon propos. »

Cela ne fait pas si longtemps que ça que nous sommes mariés mais on a déjà vécu beaucoup de choses en peu de temps. De voir que finalement tous les deux, on tente de se rapprocher tout en se repoussant, c’en est presque soulageant. Des personnes sont entrées dans ma vie et ont fini par en ressortir rapidement. J’ai dit que je ne voulais pas aimer de nouveau par peur d’être encore blessé mais… bien malgré moi, je commence à bien l’aimer ce bout de femme aux cheveux roses qui n’a pas sa langue dans sa poche. Je bois tranquillement ma bière, avant de me retrouver les doigts entrelacés dans les siens. Je zieute rapidement sur le côté ; ah… encore la serveuse qui me regarde je comprends donc. Je soupire intérieurement bien qu’amusé par ce petit manège de la part de ma femme. Mes lèvres viennent se presser contre les siennes dans un baiser plutôt tendre. Je souris à travers ce baiser, mes doigts venant caresser les siens et montrant un vrai spectacle d’amour aux personnes qui croiraient pouvoir avoir une seule chance avec moi.

Rose finit par se décoller de moi, et la serveuse revient nous voir pour nous demander si nous voulons autre chose, ayant terminé nos boissons. Et là… Pour la première fois de ma vie, mon épouse a réussi à me faire rougir en plus de me mettre mal à l’aise. Whaou… Je ne dirais pas non mais je ne peux pas lui avouer. La serveuse est aussi gênée, bien plus que moi et je suis là à garder sa main dans la mienne, ne voulant pas lui rendre sa main. Si tu veux être aussi entreprenante… Hum, moi ça me va.

« Et bien dis donc Madame Stein… Je ne vous pensais pas comme cela. Et j’aimerais bien oui que… »

« Ludwig, je dois aller aux toilettes… »

« Ha... euh oui vas-y. »

Je finis par lâcher sa main, un sentiment de frustration car je n’ai même pas pu aller jusqu’au bout de ma phrase, lourde de sous-entendus. Je ferme les yeux un instant pour tenter de me contrôler. Ce ne serait franchement pas très bien de vouloir lui sauter dessus en public comme ça. Je ricane moi-même à ma propre débilité et le prédateur que je peux être parfois. Je profite qu’elle soit aux toilettes pour m’en griller une. Je regarde un peu les alentours, c’est plutôt tranquille et je ferme un moment les yeux tout en fumant ma cancéreuse. Des pas me font rouvrir les yeux quelques minutes plus tard et j’aperçois Rose qui revient vers moi, me montrant la belle tâche qu’elle a sur son t-shirt. C’est ennuyant effectivement. Ecrasant la cigarette dans le cendrier, je me lève après que l’on ait réglé.

« Aucun problème, allons-y. »

Je la suis de façon nonchalante et je suis ravi de voir qu’elle n’est pas du genre à passer des heures et des heures dans une seule boutique. Sur ses talons, après qu’elle ait essayé le t-shirt, qu’elle l’ait réglé, nous sortons de la boutique et son sourire ne fait qu’illuminer cette journée qui me permet d’oublier tous les soucis de la veille. Faire un tour au parc ? Oui pourquoi pas… Il est vrai que l’on a encore pas mal de temps devant nous. Je réfléchis un instant ; serait-il judicieux de rentrer à l’appartement pour se changer et faire autre chose ? Quelque chose de très particulier. Ah mes pensées ne tournent plus rond ça y est… Puis, faudrait mettre ce t-shirt tâché le plus vite possible à la machine…

« On pourrait repasser à l’appartement pour se changer effectivement, surtout pour mettre ton t-shirt tâché à la machine. Et par quelque chose de particulier… »

Je m’approche d’elle pour coller mon corps et mon visage à quelques centimètres du sien avant de venir lui murmurer.

« Avais-tu une idée ? Car moi… J’aimerais bien voir ton côté entreprenant. »

Je me recule en lui souriant grandement ; je pense l’avoir fait rougir et ça me plait bien. J’attends son feu vert pour que l’on aille récupérer la voiture et que l’on rentre à l’appartement. Si ça nous prend deux voire trois heures au total, on aura utilisé notre temps de façon agréable et ingénieuse. On pourra ensuite aller dîner et sortir. Elle va bien me prendre pour un pervers mais bon… Fallait pas me chauffer ; enfin je suis presque certain qu’elle en a envie aussi même si elle ne me le dira pas forcément. C’est souvent comme ça. Quasiment 1 mois et demi de mariage et on ne cesse de se tourner autour. Puis je ne me fais pas peur pour ce devoir de tous les 15 jours à la noix ; on est dans les temps.

Une fois à l’appartement, je récupère son t-shirt tâché un peu à la va-vite pour aller le mettre dans la machine. Elle n’est pas encore pleine donc ça attendra le prochain lavage mais disons que comme ça, je ne vois plus cette tâche ! Je me débarrasse de la vue du problème aussi rapidement que possible. Comme il était dans le sac de shopping, j’ai pu rester calme parce que je ne le voyais pas et que je me suis concentré sur autre chose pour ne pas péter un boulon. Les t.o.c. sont vraiment horribles à vivre ; et heureusement que je n’en ai qu’un… Sauf que ça bouffe tout de même la vie. Enfin, après l’étape machine à laver, je reviens vers la demoiselle après avoir enlevé mon t-shirt.

« Tu ne trouves pas qu’il fait chaud ? Parce que moi si. »

Je ris un peu, profitant que l’on soit que tous les deux à l’appartement. Ça ne fait pas si longtemps que ça que l’on a pu se faire une soirée à deux mais j’avoue que je commence à apprécier. Je viens de nouveau l’embrasser doucement avant de venir la soulever, sans crier gare et l’emmener comme un sac à patate jusque dans notre chambre. La déposant délicatement sur le matelas, je viens m’asseoir au-dessus d’elle à califourchon, en faisant attention à ne pas l’écraser de tout mon poids, avant de commencer à la chatouiller et rire en même temps.

« Voyons si tu sauras résister face à la torture Mwahaha ! »

Je pense qu’elle a peur que je lui fasse quoique ce soit mais pour l’instant, je veux juste laisser le temps courir, rester dans cette atmosphère apaisante et amusante en partageant ce moment. J’ai aussi l’âme d’un enfant de temps à autre et même si je la cache le plus souvent, il m’arrive de faire ressortir ce côté de temps à autre. Une fois que je pense qu’elle en a assez, je reste au-dessus d’elle tout en le regardant avec un sourire tendre avant de venir lui faire un bisou esquimau et m’enlever pour me mettre sur le côté.

« Alors, chère femme. Où est la Madame Stein entreprenante ? »

— Just Married —

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Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : L'homme
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❝Tu es le risque que je veux prendre ❞


Si j'avais prévu de cacher ma jalousie, c'était peine perdue. Ludwig a largement remarqué ce côté de ma personnalité. Je ne suis pas excessivement jalouse, mais j'ai dérapé, laissant ce malheureux sentiment dominer mes actes. Et je dois bien me l'avouer, je n'apprécie guère qu'une autre femme se permette de lorgner sur lui. C'est ainsi, plus fort que moi. J'ai donc réagi de façon excessive pour faire comprendre à la serveuse qu'il était avec moi, qu'il était à moi et que c'était ma propriété privée.
Est-ce toujours cette même peur qui me hante? Celle de me retrouver abandonnée, délaissée. Qu'il puisse me lâcher pour partir avec quelqu'un qu'il trouverait plus à son goût ou plus mature que moi  ? Pourtant, ses actes de tout à l'heure ne démontrent rien de tel, je l'ai bien constatée précédemment au café. Et l'incontestable devrait être pour moi une sécurité, les époux ne peuvent ni se tromper ni s'abandonner. Alors pourquoi n'ai-je toujours pas confiance en lui?  Je suis là, assise dans la voiture, à me triturer l'esprit avec toutes ses pensées idiotes. Il a le don pour me mettre à l'épreuve sur mes sentiments, à me pousser à me remettre constamment en question. Face à lui, j'ai du mal à me contrôler, à mettre de côté cette promesse que je m'étais faite à moi-même de ne plus me laisser embarquer dans une histoire sentimentale, au risque de me mettre en péril et de souffrir. Et pourtant, me voilà assise à côté de lui, impatiente d'arriver à l'appartement, de me retrouver en tête à tête avec lui. De pouvoir me noyer dans son regard, le serrer contre moi et  sentir la chaleur de son corps contre le mien. Je me pince la lèvre inférieure à cette idée que j'essaie de chasser le plus rapidement possible pour me pas me laisser submerger par mes émotions. Cette journée commence à prendre une tournure que je n'aurais pas imaginée jusqu'à présent.

Lorsque je l'observe du coin de l'œil, je le vois souriant et détendu. J'aime le voir ainsi, se relâcher de son quotient. Petit à petit, je deviens celle qui lui permet d'oublier ses tracas. Le rentre-dedans qu'il m'a fait tout à l'heure, à venir se coller contre moi, puis me murmurer de lui montrer mon côté entreprenant, ne laisse aucun suspens sur la suite des événements lorsqu'on se retrouvera seulement les deux. J'ai les joues rouge vif lorsque je sors de la voiture pour le suivre. On rentre enfin dans notre bulle, couper du monde qui nous entoure, loin des regards. Je le laisse récupérer mon tee-shirt tâché et reste à l'attendre, debout comme une idiote, au milieu du salon. À son retour, il me surprend en retirant d'emblée son tee-shirt, prétextant qu'il a chaud.

- Ah, non je trou...

Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase qu'il dépose délicatement ses lèvres sur les miennes. Je savoure cet instant, comprenant que nos baisers d'avant, dépourvus de douceur, imposer par l'incontestable, sont à présent terminés. On s'embrasse maintenant  par envie et non plus par obligation. Mon cœur bat tellement vite que je suis persuadée qu'il peut l'entendre. C'est à mon tour à présent de sentir la chaleur, en effet, il avait raison, j'ai aussi l'impression d'avoir chaud…
Je sens mon corps décoller du sol et finir sur son épaule. Je fais mine de me débattre, mais me laisse volontiers entraîner jusqu'à la chambre. Il me dépose doucement sur le lit, avant de se mettre au-dessus de moi à califourchon. Me laissant ainsi tout le plaisir de contempler son corps svelte,  je sens ses doigts venir effleurer mes cotes. Je suis prise d'un fou rire sous les chatouilles qu'il prend plaisir à me faire.

- Ludwig... s'il te plaît, arrête...

J'arrive à peine à reprendre mon souffle, m'amusant à mon tour comme une gamine en essayant de me protéger et de bloquer ses mains. Il finit par s'arrêter. Je ne lui connaissais pas ce côté enfantin, que j'apprécie. Il lâche pour l'instant son côté psychorigide que j'ai l'habitude de voir. J'ai donc envie de profiter de ce moment, et de ne penser ni à hier, ni à demain. Son nez effleure le mien et il finit par prendre place à côté de moi. Me redonnant ma liberté.
Madame Stein ? Pourquoi ai-je l'impression que ça sonne si bien à présent ? Ce nom que j'ai détesté porter pendant un moment, pensant qu'il m'avait enlevé ma liberté et mon identité. Je me vexe presque moi-même en appréciant l'entendre m'appeler ainsi. Comme une piqûre de rappel, c'était le nom qui me rattachait à mes parents. Mais je dois maintenant arrêter de me torturer avec ça, certes on ne partage plus le même nom, mais ça n'enlève rien du fait que quoi qu'il en soit, ils resteront mes parents, et mes souvenirs avec eux sont toujours intacts. Au contraire, ils seraient heureux de me voir ainsi, essayant d'oublier mes vieux démons et me laisser aller dans les bras d'un homme à qui je tiens. Un homme qui me l'a prouvé à maintes reprises est présent quand j'ai besoin de lui. J'ai pensé qu'il faisait partie de la catégorie de connards que j'ai pu rencontrer dans le passé, mais je me suis trompé à son sujet. Il n'est pas comme je l'imaginais. Il n'a jamais rien fait qui pourrait réellement me blesser. Il m'a toujours respecté, même lorsqu'on passait notre temps à s'en faire voir de toutes les couleurs.

- On dirait que Monsieur Stein est impatient...

C'est donc à mon tour de me mettre à califourchon sur lui. Pour ma part, je ne prête pas attention à retenir mon poids, bien au contraire, je m'appuie là ou je suis sûr de le faire rougir. Je me penche, ne manquant pas de venir effleurer ma poitrine contre son torse nu. Mes mains viennent à leur tour se déposer sur ses côtes pour les effleurer et les chatouiller. Ainsi, je me venge de son attaque de toute à l'heure. Apparemment, monsieur est sensible aux chatouilles. Je prends donc un malin plaisir à le voir se débattre. Il ne tarde pas à bloquer mes mains pour me faire lâcher prise.

Je rapproche alors mon visage du sien et viens l'embrasser à pleine bouche. Ma langue cherchant la sienne, elles finissent par se trouver dans un baiser endiablé, imposant une atmosphère sensuelle. Je ne tarde pas à accompagner mon baiser par quelques mouvements de bassin. L'effet de ceux-ci étant immédiat sur Monsieur. Il vient essayer de soulever mon tee-shirt, mais j'attrape directement ses mains que j'amène  au-dessus de sa tête. Je plaque fermement ses poignets sur le matelas, continuant ainsi mon baiser et ma danse sur le point sensible du beau blond. Après plusieurs minutes à le torturer ainsi, je détache ma bouche de la sienne et cesse de bouger. J'en profite pour reprendre mon souffle, gardant cependant mes mains fermement sur ses poignets.

Attends Rose, stop ! Qu'est-ce que tu es en train de faire ? Ce n’est pas ce que tu voulais au départ.

Mais pourquoi je m'arrête tout à coup ?!
Je voulais seulement passer un moment avec lui, profiter d'une certaine complicité qui commençait petit à petit à se mettre en place, et non pas me jeter dans ses bras et passer pour une fille facile. Je rapproche ma bouche de son oreille, passant ma langue sur le lobe de celle-ci. D'une voix sensuelle, je lui chuchote.

- L'impatiente est un vilain défaut... la journée ne fait que commencer... Et si l’on allait plutôt se faire une partie de jeux vidéos ? Monsieur Stein...

Je recule mon visage, un large sourire aux lèvres. Je retire mes mains de ses poignets, donnant au passage un coup de reins sur son entre-jambes, déjà bien gonflé. Je décolle enfin mon corps du sien pour me lever du lit. Je quitte rapidement la chambre, puis me précipite à la salle de bain. Prenant le soin de fermer la porte à clé derrière moi. Je plaque mon dos sur celle-ci et me laisse glisser au sol. À vouloir jouer avec le feu, je me suis brulée aussi. Ma tension est en train d'exploser. J'ai chaud,  mon corps me supplie d'aller terminer ce que j'ai commencé plus tôt. Seulement, j'aime beaucoup ce jeu de séduction, j'ai envie de le faire durer encore toute la soirée. Je ne veux pas que les choses soient si faciles pour lui. Je suis aussi une femme, avec une envie de se sentir désirée. Je veux que ce soir au restaurant et en boite il n'ait d’yeux que pour moi et qu'il brule de pouvoir rentrer à l'appartement pour pouvoir me toucher. Je m'aperçois aussi que ma jalousie a carrément explosé et qu'elle m'a poussé à agir ainsi. Je sens aussi que ce n'est que le début de mon petit jeu dangereux. Il voulait que je sois entreprenante, il va être servi…

Je dépose ma main sur mon cœur, qui bat la chamade. Qu'est-ce que je peux être contradictoire par moment, je lance les hostilités et je finis par le laisser en plan sur le lit ! Il doit être en train de me détester, après tout, ça reste un homme et j'ai peur à présent de l'avoir frustré.
Je me glisse sous l'eau froide pour faire descendre la température de mon corps en ébullition, j'en profite au passage pour me laver les cheveux. Je reste un moment sous la douche, dans le but de calmer mes ardeurs, puis sors de la salle de bain. Je me faufile doucement hors de celle-ci, cherchant Ludwig du regard. Je fais le tour de l'appartement, il n'est pas ici. Kinox non plus. Voilà, c'est certain, il doit m'en vouloir à mort. Et je ne peux pas lui jeter la pierre, je l'ai bien cherchée !
Quand j'essaie de l'appeler sur son téléphone, je le trouve en train de vibrer sur le plan de cuisine. Bon, déjà il n'a pas totalement pris la fuite ! Il n'aurait pas laissé son téléphone ici, surtout en l'absence de Daisuke. Je m'enfile rapidement un grand verre d'eau lorsque la porte d'entrée s'ouvre. Je laisse passer Kinox et me précipite sur Ludwig, que j'attrape dans mes bras. Je passe ma main sur sa joue et dépose un baiser sur celle-ci.
Je commence à bafouiller, d'une voix presque inaudible.

- Tu sais... je.. Je t'apprécie, vraiment beaucoup !

Je vire au rouge pivoine, mon cœur tape tellement fort dans ma poitrine que j'ai l'impression qu'il va sortir de celle-ci. Ça peut paraître ridicule, mais je ne sais pas s'il se rend compte de l'effort surhumain que ça m'a demandé pour me dévoiler un peu à lui. Certes, ce n'est pas grand-chose, mais pour moi c'est comme si je venais de déplacer une montagne. J'ai dû ravaler ma fierté pour pouvoir lui décrocher ses quelques mots et lui faire comprendre qu'il commence à vraiment compter pour moi ! Je ne sais pas si ce que j'ai fait tout à l'heure l'a mis en colère ou pas, alors j'ai préféré prendre les devants et lui expliquer que je ne fais pas que m'amuser avec lui. Je ne veux pas qu'il pense qu'il est un simple jouet à mes yeux, mais qu'il est bien plus important qu'il ne peut le penser. Je lui souris tendrement et attrape sa main pour l'entraîner avec moi sur le canapé. Je le sens perplexe, est-ce par rapport à ce que j'ai fait tout à l'heure ? Ou à cause de ce que je viens de lui dire ? Seulement son silence m'angoisse, alors je lance rapidement une partie de jeu vidéo. Je ne sais pas pendant combien de temps on a joué, mais l'ambiance s'est détendue au fil du temps et l’on a retrouvé une complicité bon enfant, à se chamailler et se taquiner.
Je finis par jeter un œil à ma montre.

- 18h ! Il est temps d'aller se préparer, mon cher mari !

Je fais un tour par la penderie, récupère une robe et file dans la salle de bain. Je m'applique une touche de maquillage, monte ma tignasse rose en queue de cheval et enfile la robe blanche que j'ai sélectionnée. Elle a un style à la Marilyn Monroe. Pas vraiment mon style habituel. Seulement, je n'ai pas trente robes dans mon dressing, alors on fera avec. J'ai juste l'impression que ce style me vieillit un peu, mais ce n'est pas plus mal, je ne ressemble plus à une adolescente. Seulement, j'ai beau tourner dix fois devant le miroir... j'ai l'impression que c'est un peu trop court, trop transparent avec un décolleté un peu trop provocant à mon goût. Même si en réalité, c'est juste moi qui n'ai pas l'habitude de me voir ainsi et me fais certainement des films...
Je me décide enfin à sortir de la salle d'eau. Je croise Ludwig dans la chambre qui s'apprête à prendre possession de la salle de bain à son tour. J'essaie de savoir à son regard ce qu'il pense de mon style, mais je n'arrive pas à percevoir quoi que ce soit. Comme à son habitude, il cache ce qu'il pense. Alors je le laisse aller se préparer tranquillement et l'attends sagement sur le canapé. Mon portable à la main, je lance une recherche sur internet pour savoir comment marcher avec dignité et sans souffrir avec une paire de talons aux pieds. A priori,  il n'y a pas de solution miracle, hormis le fait de s'y habitué. Je soupire et tourne la tête à l'arrivée de Ludwig. Je le détaille de la tête aux pieds. Ah... son élégance habituelle multipliée par deux quand il prend le soin de s'apprêter comme il vient de le faire... Je vais encore devoir prendre sur moi pour ne pas prêter attention aux femmes qui ne se gêneront pas pour loucher sur lui. Une sortie en boite était-elle vraiment une si bonne idée ? C'est déconcertant, à quel point je le trouve attirant maintenant... pourquoi est-ce que je ne m'en suis pas rendu compte plus tôt ?
Je me redresse et me dirige vers lui pour déposer un baiser sur sa joue.

- Vous êtes très beau Monsieur Stein, vous allez faire tourner la tête de toutes les demoiselles... y compris la mienne !

Je glisse mes pieds dans ses infâmes talons hauts et l'attrape par le bras pour me maintenir à lui.

- Où allons-nous ? Je me laisse guider ce soir et suis tout à toi...

Je lui adresse un clin d'œil et un large sourire avant de reprendre.

- Peut-être serait-il judicieux d'y aller en taxis ?

J'ai bien peur qu'aucun de nous ne soit en capacité de prendre le volant à la fin de cette soirée, alors autant être prévoyant, ne sachant absolument pas comment cette soirée va finir...


— Just Married —

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ft. Rose

Je m’amuse à la chatouiller, je ne la pensais pas aussi chatouilleuse mais c’est assez marrant de la voir comme ça. Je suis même moi ultra détendu dans ce temps et je ne me lasserais, je crois, jamais de ce moment. Finalement, elle me demande d’arrêter car elle peine à reprendre son souffle alors je finis par m’arrêter et me poser sur le côté en souriant. J’ai clairement envie d’elle et ce n’est plus du tout forcé. Je sais aussi qu’elle l’a remarqué, parce que je suis toujours aussi quand il s’agit d’elle, surtout après qu’elle m’ait chauffé… Je me surprends à rougir à son affirmation.

« On peut dire ça… »

Je la regarde se mettre à califourchon sur moi, son poids bien là où ça commence déjà à être sensible, et me voilà rouge alors que je la regarde avec un air un peu fiévreux. Ne me chauffe pas pour me laisser en plan s’il-te-plait… Ne fais pas ça, c’est très dur de freiner ses pulsions. Surtout avec elle. Un frisson me parcourt l’échine alors que ses mains effleurent mes côtes et là, moi qui croyais que nous allions passer aux choses sérieuses… Me voilà à me plier et à me tordre de rire sous les chatouilles de la miss. La garce, elle m’a bien eue ! Après m’être débattu un petit moment, je finis par lui bloquer les mains afin qu’elle lâche prise. Essoufflé avec les larmes au bord des yeux d’avoir autant ri, je la regarde toujours ivre de désir pour elle. Si elle croit que je vais la laisser s’en aller comme ça, elle se trompe faussement ma chère épouse.

Son visage se rapproche du mien et nous voilà à échanger un baiser de façon passionné, endiablé, l’atmosphère devenant de plus en plus sensuelle. Ses coups de bassin ont un effet immédiat, j’ai vraiment envie d’elle et je veux qu’elle soit mienne encore une fois, ici et maintenant. Une de mes mains vient s’immiscer sous le t-shirt de la demoiselle mais je n’ai rien le temps de faire qu’elle me stoppe immédiatement. Un grondement insatisfait se fait ressentir du fond de ma gorge, et mes poignets se retrouvent bloqués sur le matelas, par ses mains alors qu’elle continue son manège. De la torture pure et dure là ! Me faisant gémir de désir et de frustration en même temps ; grr… Je vais me venger, je promets de me venger tout au long de cette soirée si elle continue et ne met pas fin au supplice tout de suite en m’accordant un échange physique et sensuel. Après de longues secondes, voire même minutes à prolonger ce baiser enflammé, la voilà qui s’arrête brusquement. Cela me permet de reprendre un peu mon souffle mais je suis toujours aussi chaud et mon entrejambe commence à me faire mal à travers mon pantalon.

Un second frisson parcourut mon échine et un léger gémissement alors que je sens sa langue passer sur mon lobe d’oreille. Ah non arrête… Pitié, arrête de me torturer… Sa voix sensuelle, je l’écoute me dire que l’impatience est un vilain défaut et que l’on devrait plutôt aller se faire une partie de jeux vidéo. Elle est sérieuse ?? Je fronce légèrement les sourcils alors qu’elle arbore un large sourire aux lèvres. Mes mains sont finalement libérées mais le coup de grâce qu’elle vient de m’infliger… Je me mords la lèvre alors que je la vois quitter la chambre rapidement.

« Reviens là saleté de femme ! »

Et merde ! Je n’ai plus osé bouger pour ne pas l’attraper au risque de lui faire mal et parce que je n’aime pas soumettre une femme par la violence quand il s’agit de faire l’amour… Mais là… Je finis par quitter mon jean qui me fait mal, et dans une once de désespoir, je finis ça moi-même. Je ne suis pas du tout adepte de la masturbation mais là, c’était plus que de la torture… Je n’aurais pas réussi à redescendre en pression, sans faire quoi que ce soit.

La honte suprême là ! Heureusement, qu’elle est partie s’enfermer certainement dans la salle de bain pour ne pas voir ce que je suis entrain de faire. Etouffant au maximum mes gémissements de plaisir alors que je me masturbais. Enfin, il ne m’a pas fallu longtemps pour terminer ça… J’étais trop excité par Rose. Elle ne saura jamais ce que j’ai fait. Je me rhabille rapidement, débarrasse les mouchoirs, élimine toutes traces de ma petite affaire. Mais… je n’en reste pas moins frustré pour autant. Je finis par aller me fumer rapidement une cigarette sur le balcon puis en profite pour sortir Kinox rapidement avant que la miss ne revienne. Histoire que l’on soit tranquilles pour ce soir. J’avais laissé mon téléphone sur le plan de travail et je suis revenu quelques minutes plus tard. J’ai à peine le temps de lâcher le chien que Rose se précipite sur moi pour m’attraper dans ses bras. Je ne m’y attendais pas et le baiser sur sa joue me fit frissonner. Petit sourire alors qu’elle me dit qu’elle m’apprécie beaucoup.

Je la vois même rougir alors que je suis entrain de rougir moi-même, avec mon cœur qui bat à tout rompre dans la poitrine. Ça ne m’était plus arrivé depuis Hanabi, je dois dire. Veut-elle dire par là, qu’elle m’apprécie vraiment ? Pour de vrai, pas du fake ? Mais… jouer comme ça avec mon désir, avec moi… Enfin, je remarque à son teint, et au ton qu’elle avait employé que ça a dû lui demander beaucoup d’efforts de me dire ça. Je suis content et presque perplexe, parce que je suis toujours frustré de ce petit jeu que j’ai dû mettre fin moi-même… Ma main dans la sienne, elle m’emmène vers le canapé alors que je reste perplexe. J’aimerais bien lui parler de ce petit moment, de ce qu’elle m’a fait subir mais… les mots ne sortent pas. Je me contente de sourire et nous voilà réellement devant une partie de jeux vidéo. Au fur et à mesure de la partie, je préfère mettre de côté cet incident et on reprend nos bonnes vieilles habitudes, mêlées de chamailleries et de taquineries.

« Ho purée quoi déjà 18h ?! Ouais okay, je vais me doucher. »

On a joué pendant combien de temps au juste… Enfin, ce n’est pas grave. Je pars à la recherche d’affaires dans la penderie puis vais m’enfermer dans la salle de bain où je me passe sous l’eau froide. Rose ne sait pas quel effet elle me fait. Plus les jours passent en sa présence, plus j’ai du mal à ne pas vouloir lui sauter dessus. Pas tout le temps mais il y a une grande attirance pour elle… Je croyais avoir érigé de hautes barrières infranchissables mais tout le temps, elle me prend en défaut. A chaque fois que l’on se cherche, ces jeux me mènent à la torture suprême : la frustration. Je ne veux pas avoir l’air d’un type qui ne contrôle pas ses pulsions, ou qui ne peut pas passer deux semaines, un mois sans baiser. Ça a déjà été le cas avant qu’on se retrouve mariés mais je ne sais pas, je ne peux pas expliquer l’attirance que j’ai pour elle. Aussi bien physique que psychologique. J’aime quand c’est calme entre nous, mais j’aime aussi quand on se chamaille, quand on se pourrit parfois la vie. Je commence vraiment à l’aimer, à avoir de réels sentiments amoureux je suppose…

Je prends mon temps pour faire le vide dans ma tête, dans mes pensées et redevenir l’espèce de psychorigide que je peux être. Je me revêts d’un jean noir un peu slim avec une chemise noire un peu brillante et les cheveux bien coiffés et surtout beaucoup de gel puisqu’un épi n’a pas voulu se discipliner correctement. Je n’en reste pas moins très élégant, presque comme toujours et c’est avec un sourire plutôt doux que je viens rejoindre la jeune femme. Elle voulait jouer à ce jeu de me frustrer, je peux faire pareil. Je sais que je suis attirant, quand je m’apprête d’une certaine manière. Et je ne le fais pas souvent car on pourrait me traiter de gonzesse car je prends bien mon temps pour me préparer.

« J’apprécie énormément le compliment venant de ta part. Vous êtes toute aussi ravissante dans cette tenue Madame Stein. Je dirais même que vous êtes magnifique et que je risque de mordre si des hommes s’approchent un peu trop près de toi. »

Je lui dépose un rapide baiser sur la joue alors que je la laisse terminer de se préparer. Je montre clairement que je suis jaloux et que Rose est « ma propriété ». Je lui sers de soutien pendant qu’elle met ses talons ; j’espère qu’elle arrivera à marcher avec. Quand elle me demande où devrions nous aller et qu’elle se laissait guider, j’avais une petite idée du restaurant où je pourrais l’amener et ainsi l’impressionner. Quand elle propose l’idée d’y aller en taxi, je suis tout à fait partant.

« Excellente idée, allons-y en taxi. Comme ça, si on veut boire, on pourra. Et pour dîner, je t’emmène dans un endroit surprise. »

On ne court pas forcément sur l’or mais une fois de temps à autre, je veux bien craquer la tirelire pour emmener Rose dans un restaurant un peu d’exception. Le restaurant Hinokizaka au Carlton, qui sert un excellent Kaiseki. Je donne l’adresse au taxi et en profite le temps du voyage pour prendre la main de Rose dans la mienne tout en lui adressant un sourire.

« Tu sais Rose… Je… Je me suis rendu compte que je tenais beaucoup à toi… »

Je ne suis pas non plus hyper doué pour dire ce que je pense, pour exprimer mes sentiments pour quelqu’un alors elle devra se contenter de cela. Le trajet est plutôt cool, j’aime bien regarder les paysages tokyoïtes à travers la fenêtre de la voiture et nous voilà arrivés finalement bien vite. Une fois sortis de la voiture, je pris son bras et l’invitais à entrer dans le restaurant pour aller partager ce repas. J’avais réservé le restaurant quand j’ai sorti Kinox, du coup totale surprise pour la demoiselle. Un serveur nous accueillit et nous emmena à notre table ; je sais que ça va faire un peu mal au porte-monnaie mais si je peux la séduire comme ça.

Les commandes prises quelques minutes plus tard, les boissons qui sont arrivées par la suite, nous laissant ainsi un petit moment pour trinquer à ce dîner et cette soirée digne d’un repas en amoureux et d’une soirée qui s’annonce romantique.

« J’espère que cette petite surprise te plait. C’est sans doute la première et la dernière jusqu’à ce qu’on sache combien c’est mon opération… »

Tout pour casser le truc, je sais mais parce que je reste réaliste malgré tout. On trinque quand même, moi avec ma bière. Nos plats finissent ensuite par arriver ; spécialisés dans le Kaiseki, bien sûr j’en ai pris un avec du Gyûdon car c’est mon plat japonais préféré. Pour l’embêter un peu, je me suis même amusé à aller piquer dans son plat, jouant au faux boudeur quand elle faisait pareil. L’ambiance a été plutôt zen tout au long du repas, ponctués de silence et de blagues un peu fumeuses de ma part. Des sujets un peu plus légers comme notre prochaine activité commune, le fait d’avoir revu mon ami d’enfance il n’y a pas si longtemps que ça, ont ponctué le repas. Je ne voulais pas tout de suite boire alors j’ai évité de m’enfiler plus qu’une bière durant ce repas. Pour faire jalouser un peu Madame, j’ai joué à draguer notre serveur. Il semblerait qu’il n’ait pas été insensible à mon charme. Enfin, je doute qu’elle soit jalouse d’un mec mais sait-on jamais. Même si je ne l’ai jamais dit à haute voix, je crois qu’elle sait que je suis bisexuel, cela ne me dérange pas. Je ne m’en suis jamais caché de toute manière.

Une fois le repas fini, l’addition payée et autant dire que j’en ai mal aux fesses mais je décide de rester stoïque pour ne pas le montrer. Je finis par l’embarquer jusqu’à la boite de nuit la plus proche, afin qu’elle économise ses pieds. Marcher avec des talons franchement… Il n’est pas si tard que ça, à peine 21h00 mais il y a déjà du monde. Les Japonais sont connus pour aller en boite de nuit à n’importe quelle heure. On nous laisse rentrer sans problème et la soirée peut commencer. Enfin… Peu de temps après notre arrivée, je vois qu’un homme tourne un peu trop auprès de ma femme. Alors je décide de m’interposer ; et on en vient rapidement aux mains. Coup du sort, je l’ai bien amoché et on se fait gicler de la boite de nuit. Pas grave, j’en connais une autre, pas très loin. Je m’excuse à peine ; je suis un jaloux impulsif. On finit par entrer dans une autre boite de nuit, où je reste presque collée à Rose pour montrer à tous qu’elle n’est pas à prendre. J’en profite aussi pour nous prendre quelques verres afin de boire. Après tout, c’est ce qui donne le plus de frisson en boite de nuit, la boisson. Je m’amuse et lui montre en même temps mes talents de danseur.

Venant me coller contre elle à des moments, pour jouer à ce petit jeu de frustration et la laisser en plan comme elle a fait pour moi. La soirée risque d’être à la fois longue et enivrante.
— Just Married —

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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : L'homme
Autre:


❝Tu es le risque que je veux prendre ❞


Je suis ravie de l'entendre me complimenter. Je suis magnifique, dit-il. Je suis tellement touchée par son compliment, que mon teint de porcelaine vire au rouge, c'est difficile de le cacher. Je bégaie un simple " merci ", souriante quand il continue en me disant qu'il viendrait à mordre si un homme venait à s'approcher un peu trop près de moi. Il se trouve que Monsieur est lui aussi jaloux  ?
Lorsqu'il m'embrasse sur la joue, je frissonne. À la suite de ma petite scène de toute à l'heure, peut-être s'imagine-t-il que je ne suis pas attirée par lui, cependant, c'est tout le contraire ! L'effet qu'il me fait, cette impression d'avoir un feu d'artifice entre les cuisses à chaque fois qu'il me dévore des yeux, m'effleure ou me touche. J'ai cette irrépressible envie de le serrer contre moi et qu'il me fasse sienne. C'est une véritable torture de réfréner mes pulsions et d'essayer de paraître hermétique à son contact. Il m'annonce que le lieu pour notre soirée est une surprise. Il pique soudain ma curiosité, à la fois étonnée qu'il ait pris le soin de concocter quelque chose et impatiente de savoir où il va m'emmener.

On s'installe dans un taxi. Ludwig attrape ma main, j'enlace mes doigts entre les siens. J'ai l'impression que mon cœur va éclater à ses paroles. Doucement, on arrive enfin à se dévoiler l'un à l'autre. J'ai réussi à creuser un trou dans son cœur et à m'y nicher. Il ne me voit plus comme la peste qui vient envahir son quotidien. J'ai envie de lui répondre, lui dire que moi aussi je tiens beaucoup à lui, bien plus qu'il ne peut l'imaginer. Seulement, ma bouche reste verrouillée. Je suis à la fois soulagée de l'entendre me dire qu'il partage mes sentiments... enfin, j'imagine que c'est ce qu'il a voulu me dire. Mais j'ai aussi peur. Peur de lui laisser une partie de mon cœur, qu'il finirait par bousiller. En réponse, je lui adresse un sourire lumineux et caresse sa main du bout des doigts. J'aurais aimé faire plus, me livrer à lui pour qu'à son tour il exprime aussi clairement ses sentiments, mais je me contenterais de ça pour l'instant. Et je trouve que c'est déjà plus que je ne l'aurais espéré.
Le reste du trajet se déroule dans le calme. On arrive enfin à notre destination, j'attrape le bras de Ludwig qui m'entraîne avec lui. Je ne m'attendais pas à un restaurant aussi chic, je n'avais jamais mis les pieds dans un tel endroit. Mes yeux pétillent d'excitation et d'impatience. Je me sens comme une princesse. Aucun homme n'avait pris soin de moi de cette manière. Il a clairement voulu me sortir le grand jeu, et ça a son effet.
On nous guide jusqu'à notre table où l'on prend notre commande. Je commence avec un alcool léger moi aussi, j'ai envie d'avoir toute ma tête ce soir, l'alcool risquerait de me faire perdre le contrôle bien trop vite.

- Oui, ça me plaît énormément ! Merci !

Je ne relève pas pour son opération, je n'ai pas envie de penser à tout ça ! De plus, j'ai commencé à prendre les devants pour l'aider financièrement. Je ne veux pas vendre la mèche, surtout, que je suis convaincu qu'il ne va pas du tout apprécier mon initiative et je n'ai aucune envie de me disputer avec lui ce soir. Mais c'est couru d'avance, quand il saura que j'ai utilisé mes économies pour financer une partie de son opération, on risque d'avoir une conversation houleuse. Mais ce n'est pas le moment, je ne veux pas gâcher cette soirée !

Les plats arrivent. L'ambiance est détendue, on se taquine mutuellement comme à notre habitude. J'écoute aussi ses retrouvailles avec son meilleur ami, je suis ravi pour lui. Si ça peut lui permettre de s'ouvrir à quelqu'un, ça ne peut être que bénéfique pour lui !

Cependant, il y a une ombre à ce tableau idyllique, quelque chose qui m'agace fortement. Il s'amuse à mettre mes nerfs à rude épreuve en s'amusant à draguer le serveur, qui en plus entre dans son jeu ! Il veut me rendre jalouse ? Où a-t-il réellement une attirance pour ce mec? Je sais très bien qu'il a déjà eu des histoires avec des hommes, je m'en fous pas mal, mais qu'il se permet d'en draguer un juste sous mes yeux ! Je ne peux pas m'empêcher de lui envoyer un pic.

- On peut toujours faire un plan à trois, s'il t'intéresse tant ? Ne t'inquiète pas, je ne serais pas perdante dans l'histoire !

Je fais exprès de mater allègrement le cul du serveur et de me lécher la lèvre. On dirait finalement que ça a mis un terme à son petit jeu de drague. J'en profite donc pour lui rentre la monnaie de sa pièce. Je retire doucement un de mes talons, et dépose mon pied sur le sien, cacher par la longue nappe blanche de la table. Je fais glisser mon pied le long de sa jambe, que je viens caler sur son entre-jambes. Je presse doucement. Un large sourire narquois aux lèvres. C'est plutôt amusant de le voir se concentrer pour ne pas exploser. Son visage exprime clairement son malaise. Et je prends un malin plaisir à continuer mon petit manège. Je m'arrête avant de sentir une boule sous son jean. Je ne veux pas non plus qu'on soit obligé de rester assis là pendant des heures à attendre que son appareil redescende de lui-même. Mais j'avoue que je me délecte de l'effet que j'ai sur lui. C'était mesquin comme petite vengeance, mais il n'aurait pas dû piquer ma jalousie ainsi !

On finit notre repas, je laisse le soin à monsieur de régler la note. Même s'il ne le montre pas, j'ai bien conscience qu'elle a dû être douloureuse !
Je me laisse entraîner dans une boîte de nuit proche du restaurant. Je commence à enchaîner mes premiers verres, puis laisse Ludwig au bar le temps d'aller me défouler un instant sur la piste. L'amusement est de courte durée. Un inconnu m'accoste une première fois. Je ne prends même pas la peine de lui répondre, je ne suis pas là pour chercher de la compagnie. Je suis déjà accompagnée, par la plus agréable des compagnies d'ailleurs ! Alors qu'il passe son chemin et me fout la paix !
Seulement, le jeune homme n'a pas l'air de vouloir lâcher l'affaire ! Je sens alors une main effleurer mes fesses. Incroyable ! Ce manque de respect me met hors de moi ! Mais je n'ai pas le temps de faire quoi que ce soit, que je vois Ludwig attraper ce connard par le col et lui colle son poing dans la figure. Forcément, les vigiles ne perdent pas de temps pour nous foutre dehors.
Je suis à la fois un peu gênée qu'il ait dû en venir aux mains à cause de moi, et en même temps touchée qu'il ait pris ma défense. Il devait certainement me surveiller du coin de l'œil pour intervenir aussi vite.
Enfin, ce n'est pas bien grave, parce qu'on finit rapidement dans une autre boîte de nuit. Ludwig nous commande à boire, et au diable les boissons soft ! On enchaîne donc nos verres imbibés d'alcool. J'essaie de garder tout de même la tête froide. Je m'arrête lorsque je commence à me sentir euphorique, mais encore maître de mes actes.
Ludwig ne me lâche pas d'une semelle. S'amusant à venir se coller à moi. Ma libido grimpe un peu plus dès lors que mon corps entre en contact avec le sien. Les heures défilent et je comprends rapidement qu'il a un côté possessif. Et j'adore ça ! J'ai même envie d'en jouer. Je fais donc exprès d'aller m'engouffrer au milieu d'un groupe de mecs en train de danser sur la piste.

Un des hommes m'attrape par la taille, venant se plaquer contre moi. Mais je le repousse rapidement pour lui faire comprendre que je ne suis pas intéressée.

Au regard de Ludwig, accoudé au bar, je comprends rapidement que ça ne lui a pas plu du tout. Je n'aurais pas dû jouer ainsi avec sa jalousie ! Encore une de mes idées débiles ! Je pars donc le rejoindre aussitôt. Lorsque j'arrive à son niveau, je me fais couper la route par une belle blonde qui  propose de lui offrir un verre. Je commence à voir rouge, mais prends sur moi. Je suis persuadée qu'il va la rembarrer, mais c'est tout l'inverse qui se produit ! Il lui sourit et répond positif à son offre. Comme si j'étais invisible ! Après tout, je l'ai bien cherchée aussi ! Je récolte ce que j'ai semé ! Je ne peux m'en prendre qu'à moi !
La grande blonde s'installe sur un tabouret à côté de lui et leur commande à boire. Ils se tournent tous les deux face au bar et commencent à discuter. Je reste derrière, comme une idiote, à attendre qu'il mette fin à cette petite vengeance malsaine. Elle lui fait clairement du rentre-dedans et je commence à sentir la pression monter. C'est de plus en plus difficile de garder mon calme. De plus, il n'arrête pas de lui sourire. Ce sourire qu'il ne devrait adresser qu'à moi ! Je finis par me décider à les interrompre. Je tape sur l'épaule de Ludwig et lance un regard de travers à la femme à côté de lui.

- C'est bon maintenant, aller vient, on rentre !
- Tu la connais ? me coupe la pétasse à côté de lui.
Pour qui se prend-elle ? Je suis SA femme. Bien sûr qu'il me connaît !

- Non... Réponds Ludwig sur un ton calme.

D'accord, c'est de bonne guerre, sa réponse me pique, mais je comprends sa réaction. Même si mon cœur vient d'en prendre un coup, il cherche juste à me rendre jalouse à cause de mon comportement de tout à l'heure. Soit, s’il veut réagir ainsi, je ne lui en tiens pas rigueur, même si ça m'agace. Alors je prends une profonde inspiration et tourne les talons. Je vais faire un tour aux toilettes, certaine qu'à mon retour, il aura pris le soin de lui faire comprendre correctement qu'il est déjà pris. Seulement, à mon retour elle est toujours là.

ET JE  RÊVE ? Elle a sa main posée sur son avant-bras ! Elle se permet de le toucher ? Et lui ? Il a oublié que j'existais ou quoi ? Comment peut-il se laisser draguer de la sorte alors que je suis dans le coin ?
Lorsqu'il lève la tête, je suis de l'autre côté du bar en train de l'observer. Nos regards se croisent, ma peine est clairement perceptible dans le mien. Si je ne me débattais pas pour les retenir, les larmes auraient déjà perlé sur mes joues. Il finit par retirer le bras de la jeune femme du sien, mais elle le repose instamment. En regardant bien, j'ai l'impression que c'est elle qui ne comprend pas qu'il ne veut pas qu'elle le touche. Mais elle insiste. Alors je décide de m'en mêler, pour de bon cette fois-ci. Je rejoins Ludwig, attrape son tabouret et le tourne pour qu'il soit face à moi.
La blonde bafouille un truc, mais je m'en contre fou. Je lui lance un regard qui veut clairement dire " casse toi de là ".

J'écarte les jambes de Ludwig et me cale entre celles-ci. J'attrape son visage et l'embrasse avec fougue. Mes mains venant s'agripper à ses cheveux. Je me plaque encore plus contre lui. Je sens à travers notre baiser ses lèvres se retrousser. Il sourit. Certainement ravi que j'essaie de marquer mon territoire auprès de cette femme. Son petit jeu a fonctionné à merveille sur moi. Il a vraiment un côté sadique par moment, qui me pousse dans mes retranchements. D'ailleurs, la jeune femme comprend rapidement qu'elle n'était qu'un pion au milieu de notre petit jeu du chat et de la souris,  elle finit par disparaitre en pestant. Mais ce n'est pas pour autant qu'on s'arrête. Notre baiser en devient même indécent pour faire ça dans un lieu public.
Je ne peux  me retenir davantage, alors je décolle ma bouche de la sienne et attrape sa main. Je l'entraîne avec moi hors de la boîte de nuit et repère en un coup d'œil un hôtel à proximité. Ça peut paraître osé, même si je passe pour une dévergondée à ses yeux, je m'en fous royalement ! On traverse rapidement la rue. Je pousse la porte d'entrée et demande  une chambre au mec présent à  l'accueil. Il prend un temps infini à vérifier sur son registre si l'une d'elles est disponible.

- Alors ?!

Mon impatience est palpable. Lorsqu'il me tend une clé avec le numéro de la chambre, je m'empresse de l'attraper, puis dépose rapidement un billet sur le comptoir avant de disparaitre sans même attendre qu'il me rende la monnaie.
J'entraîne Ludwig avec moi et trouve enfin cette foutue chambre. Je passe le badge sur la poignée. Ouvre la porte. À peine a-t-on passé le pas de porte que je l'attrape et commence à l'embrasser à nouveau. Il voulait une femme entreprenante, c'est ce que je vais être. Je commence à déboutonner sa chemise, ne cachant pas mon impatience à vouloir le mettre dans mon lit. Soudain, il retire mes mains et décolle ses lèvres des miennes.

- Rose, tu...

Je quoi? Ne me repousse pas s'il te plaît. Ne te venge pas de cet après-midi. Je ne sais même pas si c'est ce dont il voulait me parler, mais je le coupe dans son élan.

- D'accord, je m'excuse pour cet après-midi. Ce n’était vraiment pas cool de ma part, c'est vrai ! Mais je te promets, je ne recommencerais pas...

Je recule d'un pas et me débarrasse de ses inondées chaussures qui me massacrent les pieds. Je fais aussi tomber les bretelles de ma robe, la laisse glisser le long de mon corps avant de venir s'échouer sur le sol. Me retrouvant face à lui en sous-vêtements. Des dessous que j'ai bien pris soin de choisir avant de les enfiler d'ailleurs, en dentelles blanches. Un soutien gorge qui marque et rehausse ma poitrine de façon indécente. Au point où l'on a l'impression qu'elle va s'échapper de celui-ci. Et ne parlons pas de la petite culotte. Si toutefois, on dirait que j'en porte une, tellement elle est microscopique. Ce n'est pas un choix au hasard, c'était dans le but qu'il me voit ainsi. À moitié nue, sans défense, prête à lui faire confiance. Je dois avouer ne pas me sentir totalement à l'aise, de peur que son regard juge mon corps, que je trouve trop enfantin. Je n'ai pas confiance en moi sur ce point, pas comme lui, avec son corps qu'il n'a aucun mal à exhiber face à moi. Je m'approche doucement de lui et dépose ma main sur sa joue avant de prendre de nouveau la parole.

- Ludwig... je...

J'ai envie que les mots sortent de ma bouche, mais pourquoi est-ce si dur ? Parce que je ne les ai jamais vraiment prononcés, ou bien la seule personne à qui je les ai dits me les a fait regretter. Mais Ludwig, ce n'est pas lui ! Et j'ai beau essayer de me le rabâcher, rien n'y fait ! Ou alors est-ce juste la peur d'être rejetée ? Que lui aussi prenne peur, et prenne la fuite. Je finis donc par lâcher ça comme une bombe, l'alcool aidant grandement, mais sinon, ça ne sortira jamais.

- Je crois que... j'ai des sentiments pour toi.

On ne peut pas faire mieux comme mise à nue. Que ce soit mon corps, ou mon cœur, je viens de tout lui dévoiler. Mon cœur bat à tout rompre, mes pommettes ont viré au rouge et je n'arrive plus à le regarder dans les yeux. Au moment où j'essaie de retirer ma main de son visage, il l'attrape pour m'entraîner contre lui. Tout en me serrant dans ses bras, il revient m'embrasser et m'attrape par la taille pour me soulever. Je passe mes jambes autour de son bassin, sentant ses mains passer sous mes fesses et s'accrochant à celle-ci pour me maintenir. Ma poitrine au niveau de son visage, je baisse la tête et retrouve de nouveau ses lèvres. Il me porte doucement jusqu'à la chambre et me dépose délicatement sur le lit.

Un lit recouvert de drap en soie rouge. Une lumière tamiser. Je n'y ai pas prêté attention jusqu'ici, mais on est clairement dans un love hôtel. En même temps, j'aurais pu m'en douter, juste en face d'une boîte de nuit. Tout ici est fait pour que les couples s'envoient en l'air. Et il n'y a plus de doute lorsque mes yeux se posent sur une boîte de préservatifs sur la commode. Attends ! En parlant de ça. Je viens juste de penser... je n'ai aucun moyen de contraception. On a couché ensemble il n'y a pas si longtemps ! Si je lui dis maintenant, il va clairement me tuer ! Mais, si je lui demande tout à coup de mettre un préservatif, il ne va pas comprendre pourquoi. Je serais donc obligée de lui avouer qu'on a eu la dernière fois un rapport non protégé. C'était totalement inconscient de ma part. Mais bon, entre temps j'ai eu la preuve que je n'étais pas enceinte, donc tout va bien !
Je le regarde retirer sa chemise et son pantalon. Son corps m'extirpe instantanément de mes pensées. Et là, je ne sais pas pourquoi, la question m'échappe sans que je ne puisse la retenir.

- Ludwig, tu voudrais des enfants? Enfin, je sais que tu as déjà Daisuke, mais un autre, je veux dire?

MAIS SÉRIEUSEMENT ? Je n’ai pas de question plus tue l'amour que ça ? Poser cette question à l'apollon qui s'apprête à te faire l'amour. J'attends ça depuis tout à l'heure et je risque de plomber l'ambiance avec cette question à la con ! J'ai envie de me baffer.
Alors je bafouille et essaie de rattraper ma bourde. J'enchaîne rapidement, ne lui laissant pas le temps d'en placer une.

- Enfin, je ne veux pas que tu me fasses un enfant ce soir hein...

Et bin, voyons ! Enfonce un peu plus le clou. Si t'as envie qu'il prenne la fuite, c'était bien jouer. Et je finis par en rajouter une couche, histoire d'achever le tout.

- Parce que la dernière fois... on a oublié ça !

J'attrape la boîte de préservatifs à côté de moi et la lève pour lui montrer.

- Mais ne t'inquiète pas hein... aucun mini-nous en cours...

Là, c'est l'apothéose ! Je suis là à moitié nue dans un lit, avec un dieu grec en caleçon en face de moi.
ET JE LUI PARLE DE FAIRE UN GOSSE !
Qu'est-ce qui tourne pas rond chez moi ? Il n’y a pas deux idiotes comme moi! J'ai honte, je n'ose même pas le regarder dans les yeux. J'attrape le drap sur le lit et me couvre rapidement le visage avec pour qu'il ne puisse pas voir à quel point je suis gênée. J'ai clairement envie de lui, mais là... je viens de griller toutes les chances qu'il me touche alors que j'en crève d'envie, même la moiteur de mon entre-jambes en est la preuve. Alors je décide de retirer le drap. Je sursaute presque quand j'aperçois le visage de Ludwig à quelques centimètres du mien...
Je n'ai aucune envie qu'il répond à mes questions, pourtant je le sens prêt à le faire. J'ai oublié pendant un instant que je n'avais pas un gamin en face de moi, pas de ceux que j'ai pu rencontrer dans le passé. Mais un homme, un père, avec un vécu et la maturité qui va avec. Je m'empresse donc de venir coller ma bouche contre la sienne pour ne pas lui laisser l'occasion de prendre la parole. Je le pousse en arrière, le laissant se coucher sur le dos. Je m'installe à califourchon sur lui, puis dépose mes lèvres sur les siennes, descends le long de son cou, venant aussi embrasser ses hanches. Je remonte en passant ma langue le long de son ventre. Un sourire aux lèvres, une voix aguicheuse.

- Alors, tu veux toujours que je sois entreprenante ?

Je passe mes mains sous son caleçon pour lui retirer. Étonnamment, ce qui se trouve dedans est déjà bien gonflé. J'oublie du coup certains de mes plans, sinon il ne tiendra jamais le choc et explosera avant. Je caresse son entre-jambes et l'embrasse de nouveau. Après plusieurs minutes, il vient arrêter ma main et me renverse à son tour sur le lit. Mon soutien-gorge et ma petite culotte finissent par quitter mon corps. Ses doigts m'accordent la même faveur que je viens de lui accorder. J'essaie d'étouffer mes gémissements, que je trouve un peu trop bruyants. J'appuie ma bouche sur la sienne, les laissant s'échapper à travers mes lèvres.

Après de longues minutes de préliminaires en tout genre, et un préservatif mis avec soin cette fois-ci ! il finit enfin par me faire sienne.
J'ai été étonnée par l'endurance de monsieur, qui après le premier round, en a enchaîné un deuxième. Nos corps n'ont fait qu'un pendant des heures.
Après cette danse où l’on a laissé tout notre désir l'un pour l'autre s'exprimer, on s'est affalé sur le lit, le corps en sueur.
Je dépose ma tête sur son torse humide, me calant au creux de ses bras.

- Pour quelle heure devons-nous aller chez ta famille demain ?

La nuit va être courte, déjà trois heures trente du matin sur ma montre. Hé bien, on n’y est pas allé de main morte avec les câlins. Je crois qu'on risque d'avoir la mine fatiguée demain matin. Mais peu importe, je ne voudrais pas changer cette soirée,  même contre quelques heures de sommeil. Et malgré le fait qu'on est fait des folies de nos corps et qu'il est déjà très tard, je ne suis pas fatigué. J'ai envie de discuter avec lui jusqu'à l'aube. Profitez de ce moment à deux et de cet instant de complicité pour se dévoiler un peu plus. Même si c'est seulement pour apprendre des trucs ridicules, comme sa couleur préférée ou son plat favori... j'ai juste envie qu'on apprenne à se connaître dans les moindres détails,  pour se rapprocher encore plus et briser les barrières entre nous.


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#14 —Re: Tu es le risque que je veux prendre
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