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Inscrit.e le : 11/06/2021
Achille Trinisky
Il est grand temps de rallumer les étoiles - Guillaume Apollinaire
Informations générales
Nom : Trinisky
Prénom.s : Achille
Nom d'écrivain : Ōichirō Yoshida
Âge : 27 ans, est sur l'année de ses 28 & a vu le jour un certain 11 novembre 2085 à Bordeaux.
Genre : Mossieur
Origines : Français et naturalisé japonais il y a maintenant trois ans.
Activité : Écrivain qui auto-édite ses ouvrages, qui jamais ne montre son visage, qui toujours reste dans l'ombre. Il ne veut pas qu'on l'associe à ce nom d'usage, ne désire pas qu'on l'interpelle dans la rue ou que l'on colle sa tête et son nom sur les réseaux. Il veut écrire, dissimulé derrière un nom d'auteur factice, afin de faire revivre ce rêve qu'il peine à faire tenir debout ; faute à ces fondations qu'il n'arrive plus à bâtir de nouveau.
Sexualité : Cachée. Et puis, de toute façon, il ne voit personne, ne fait aucun effort pour rencontrer quelqu'un ; il a peur et la solitude reste à ses yeux la meilleure option. Il a été dit, pourtant, dans quelques magasines français du genre gossip que c'était là un scoop qu'ils détenaient : "Achille Trinisky préfèrerait les hommes aux femmes !". L'écrivain n'a cependant jamais confirmé quoi que ce soit ; tout repose sur des spéculations ainsi que quelques preuves qui sont aussi bonnes à prendre que trompeuses.
Avatar : Timothée Chamalet
Règlement : -
Chemin j'm'implante ici depuis plus d'un an  éteinte étoile - achille 361633772
Autre : j'avais dit après Mun-Hee que je me calmerai mais... mon bébé Achille a pop de nouveau dans ma tête et m'a réclamé de revenir sur le devant de la scène ; j'ai pas pu résister ouin éteinte étoile - achille 3912395661 (aimez-le please, il est gentil et il en a besoin /pan éteinte étoile - achille 1227068846 )
Je ne désire pas plus, je veux que les choses soient différentes

« L’on m’a demandé quelques mots sur tout ce qu’il se passe depuis deux ans maintenant. L’on a de cesse de me harceler pour que je conte chacune de mes pensées, que je fasse part de mon ressenti. Et l’on me harcèle pour que je réplique, que j’assume, que je démêle enfin le vrai du faux. Voici donc ma dernière apparition ; la dernière qu’il vous sera possible de lire : Je n’ai rien à démêler. Quoique que je vienne à dire, je sais d’ores et déjà que c’est peine perdue. J’ai, à de maintes reprises, répété que tout ça n’étaient que foutaises ; résultats, peu sont ceux qui ont cru mon discours. Pourtant, je voudrai juste vous dire de prendre le temps de réfléchir, lorsque quelqu’un d’autre se retrouvera dans mon cas. Demandez-vous : qui faut-il croire ? Sincèrement, ne foncez pas tête baissée et ne croyez pas tout ce que l’on vous dit ; au risque de détruire une nouvelle vie.

Je ne vous déteste pas. Je ne vous aime pas non plus. Je vous demande juste de nous laisser, ma famille et moi, en paix. » - Achille Trinisky


— Lettre à Lucia Perret :
À Bordeaux,
Décembre 2109

Lucia,

Je n’ai pas les mots. Je m’excuse du plus profond de mon coeur de te laisser, comme ça, sans même te dire au revoir de vive voix. Si tu savais toute cette douleur qui transperce mon coeur. Je ne peux tout simplement plus. La France ne veut plus de moi dans ses bras ; alors je m’en vais. Je suis dans l’impossibilité de te dire où, ni quand je partirai. Personne n’en aura connaissance, pas même mon père, mon frère, ma soeur. Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en vous ; et je serai attristé que tu penses que ce soit le cas. Seulement, j’imagine que tu comprendras qu’au point où en sont les choses, j’ai peur que cela dérape, si quelqu’un venait à apprendre ça. Je suis effrayé à l’idée qu’on me suive, encore et toujours plus. J’ai besoin de recommencer à zéro et, pour se faire, je dois partir sans personne pour me retenir.

Pourtant, il m’était impossible de fuir sans t’adresser quelques mots. Je voulais te remercier, pour tout ce que tu as fais pour moi. Ce quatorze octobre deux-mille-cent-un, lorsque j’ai reçu cette réponse positive provenant de ta maison d’édition fut l’un des plus beaux de ma vie. C’était un rêve qui se réalisait enfin. Oui, Lucia, je veux te remercier d’avoir permis la naissance, d’avoir alimenté ce rêve d’enfant encore et toujours plus. Sans toi, je n’aurai pas connu tout ça. Si la fin fut catastrophique, on ne peut nier que les débuts ont été juste magnifiques. Mon premier livre, en hommage à ma maman, tu l’as porté au sommet. Tout comme les deux qui ont suivi.

Je ne te l’ai jamais dit mais je pense qu’au fond, tu l’as compris. Peut-être fut-ce idiot de ma part, mais je t’ai toujours considéré comme ma seconde maman. Tu as toujours su apaiser mes peurs, calmer mes appréhensions. Tu as toujours su trouver les bons mots et me consoler quand je n’avais plus confiance en moi. Tu m’as soutenu, dans le meilleur comme dans le pire. D’ailleurs, je ne sais pas comment j’aurais fais sans toi ces derniers temps… Et je voudrai te dire de ne plus t’en vouloir. Ce n’est pas de ta faute, rien de tout ça ne l’est. Je comprends parfaitement qu’éditer mes bouquins devenait de plus en plus compliqué, faute à tout ce qui pouvait et peut encore circuler aujourd’hui. Alors, s’il te plait, cesse de te ronger les sangs. De toute façon, je n’aurai moi-même plus eu la force d’écrire. Pour être lu par des personnes qui ne feraient que me rabaisser par la suite ? J’ai assez donné. Toutefois, je ne peux pas laisser la flamme s’éteindre. Sans l’écriture, je ne suis plus rien ; j’ai besoin d’alimenter ce feu qui m’anime. Ailleurs, là où on ne me jugera pas sur des rumeurs à n’en plus finir. Je veux m’excuser aussi, si mon image ternie a sali celle de ta maison. J’espère que vous saurez vite rebondir et qu’on vous lâchera la grappe avec moi.

Ne t’inquiète pas pour moi, aussi. Je ne peux pas te dire que je vais bien, car ce n’est pas le cas, mais je ne suis pas tout seul. Du moins, je ne le serai pas, dans un avenir proche. Tu te rappelles d’Hantarō ? On s’était rencontrés lors des Rencontres poétiques internationales de Bretagne en deux-mille-cent-quatre. C’est vrai que je n’ai plus trop parlé de lui, hormis avant que j’aille au Festival Littéraire de Tokyo en deux-mille-cent-six. On a toujours gardé contact lui et moi. Je lui ai parlé de la situation, au jour le jour. Autant te dire qu’il m’est d’une grande aide, lui aussi. Il me soutient et l’on se parle très régulièrement. Il m’aide à tenir le cap. Quoiqu’il en soit, si je coupe les ponts avec vous du temps que les choses se calment, je garde contact avec lui. Soit rassurée, j’ai quelqu’un pour m’écouter, même s’il est à des milliers de kilomètres de moi.

Que dire de plus ? J’ai déjà beaucoup plus écrit qu’il ne le faudrait. Mais tu me connais, c’est tout moi : j’ai tendance à m’emballer et à tout détailler. Peut-être trop parfois ? Quoi qu’il en soit, je te devais bien ces explications. Quand bien même tu ne m’éditais plus, je te connais depuis quoi, neuf ans maintenant déjà ? Je ne sais pas, je ne m’amuse pas à compter le temps qui passe. Et puis, ne t’en fais pas, je ne compte pas ne plus jamais vous reparler. J’ai juste besoin de temps. Quand je me sentirai prêt, quand ma vie se sera stabilisée, je vous recontacterai. Qui sait, je pourrai même t’envoyer par courrier un billet pour me rejoindre, le temps d’une semaine ou deux ? Tu mérites bien quelques vacances après tout.

Je t’embrasse.
Achille.

PS : Ne cherche pas à m’appeler ou à me joindre par SMS, j’ai changé de numéro. Ne me cherche pas non plus sur les réseaux, j’ai tout supprimé. Prend soin de toi.


– Lettre à Eugénie Trinisky :
À Bordeaux
Décembre 2109

Eugénie,

Ma soeur. Ai-je seulement le droit de t’appeler encore comme ça ? Tu sais, j’ai longuement réfléchis avant de t’écrire cette lettre. Je me suis posé tout un tas de questions avant d’en arriver à la conclusion suivante : il faut que je le fasse, ne serait-ce que pour essayer d’amoindrir ce poids qui pèse au fond de ma poitrine à chaque jour qui passe. Qui sait, peut-être ne prendras-tu même pas le temps de la lire en entière - peut-être même as-tu déjà abandonné et jeté ce maigre bout de papier à la poubelle ; au feu ? Je ne sais guère. Cependant, sache que si je t’écris, ce n’est pas dans l’optique de te cracher une montagne de vulgarités en plein visage, ni même pour t’attaquer de mots lourds et destructeurs. Loin de là l’idée de vouloir t’enfoncer plus profond que tu ne l’es déjà ; je me contente simplement de ne pas me mettre au même niveau et d’être un peu plus intelligent que toi.

Ma première question et celle à laquelle tu n’as jamais donné de réponse : pourquoi ? Je n’arrive pas à comprendre. Ou plutôt, je n’arrive même pas à concevoir que tu aies pu penser des choses comme ça. Qu’ai-je donc bien pu te faire pour que tu en arrives là - ou ne pas faire bien évidemment - ? Le poids sur tes épaules était-il trop grand après la perte de maman ; et ne t’ai-je pas assez supporté ? Ai-je oublié de poser les bonnes questions quand il l’aurait fallu ? Suis-je passé à côté de ta douleur ? Ai-je été aveugle face à tes appels à l’aide ? Comment ai-je pu te causer autant de peine ? Je n’arrive pas à savoir où j’ai fauté. Je sais que j’aurai beau demander, te supplier, t’implorer, tu me laisseras dans l’ignorance jusqu’à ce qu’un jour, je trouve ma tombe. Oh, bien sûr, tu m’as donné quelques pièces lorsque de notre dernière conversation - ou plutôt dispute - afin que j’essaie de rassembler le puzzle - faussé peut-être même, qui sait ? - de ce bordel dans lequel tu m’as mis. Seulement, te rends-tu compte de l’effet que ça a eu sur moi ? Non, je ne pense pas. Ce n’est pas grave, je me contenterai de gérer mon chagrin en secret comme je l’ai toujours fait.

Pourtant, à mesure que j’écris, je crois que je ne pourrai finalement pas rester aussi gentil que je le voudrai. Pourquoi le serai-je alors que toi tu ne t’es pas gênée pour m’insulter et m’incendier ? Je ne pourrais jamais te pardonner tes actes. Que ce soit ta crise de jalousie que tu entretiens depuis des années maintenant ou tous ces propos que tu as tenu sur moi, devant Victoire et Hugo ou la France entière, cachée derrière ce blog où tu n’as jamais osé assumer qui tu es. Mais il y a une chose pour laquelle je t’en voudrai toujours. Toujours. Tu as brisé mon rêve, Eugénie. Plutôt que de m’aider et me supporter comme le faisaient papa et nos deux cadets, toi, tu m’as enfoncé. Tu m’as détruit, tu as dégradé la personne que je suis. Tu as balancé des rumeurs non fondées tout en y mêlant du vrai. Tu as placardé des pans entiers de ma vie sur la toile. Tu as fait de mon existence un calvaire car tu n’as jamais eu le courage de prendre le chemin de tes propres rêves. Tu m’as accusé de pédanterie, de voler de l’argent à papa, de vous oublier, de vous dénigrer alors que ce n’était aucunement le cas. Tu m’as fait passer pour un dealer, un menteur, un profiteur, et j’en passe. Tu m’as fait passer pour quelqu’un que je n’étais et ne suis pas. Tu es forte quand même, Eugénie. Sincèrement, tu devrais travailler dans la négociation ou un métier dans la même veine : tu as le pouvoir de convaincre les gens. De les manipuler aussi. Il va sans dire, malgré que tu l’aies toujours nié, que tu es habile des mots toi aussi. Peut-être avons-nous ça dans le sang ? Car il en a fallu, pour persuader des milliers de gens qui me croyaient totalement innocent au début. Au fil du temps, de tes rumeurs se sont fondés d’autres racontars totalement faux. D’une petite vague, c’est passé à un tsunami que je me suis pris en plein dans le visage.

Franchement, plutôt que de gaspiller ton énergie à me rabaisser, tu n’aurais pas pu faire ce que tu as toujours voulu ? De la danse classique ? Tu sais, j’aurai été ravi de t’aider. Pourquoi ne t’es-tu jamais lancée ? Tu étais douée. Était-ce à cause de l’argent ? J’imagine. Moi-même ayant atteint mon rêve, j’aurai tout fait pour que ce soit ton cas également. Mais, autant te dire que maintenant, tu n’as même plus intérêt à venir me demander quoique ce soit. En fait, ne vient plus me voir tout court.

J’aurai encore des centaines de choses à te dire. Pourtant, je pense qu’il vaut mieux que je m’arrête là, au risque de réellement devenir blessant si je continue sur cette lancée. Comme dit, je ne veux pas me rabaisser à ce piètre niveau qu’est le tien. Alors, je te souhaite une bonne continuation. Je te remercie de m’avoir fait ouvrir les yeux sur la personne que tu es réellement, histoire que je ne me berce pas d’illusions à mesure que le temps passe, que je ne crois pas que je puisse compter sur toi et que tu m’aimes autant que je t’aimais puisque ça n’est pas le cas. Je suis désolé pour toi aussi, que tu aies choisi ce chemin-là.

Quoi qu’il en soit, laisse Hugo et Victoire en dehors de ça. Ne leur fait pas à eux ce que tu m’as fait à moi. Car si c’est le cas, je te promets que je ferai de ta vie un enfer ; après tout, je n’ai plus rien à perdre puisque j’ai déjà tout perdu à cause de toi. Oui, c’est une menace, j’assume. Et si tu ne veux pas que je la mette à exécution, abstient-toi de leur faire du mal, ainsi qu’à papa.

Amicalement,
Achille.


– Lettre à Marius, Hugo & Victoire Trinisky :
À Bordeaux
Décembre 2109

Papa, Hugo, Victoire,

Je ne voulais pas vous faire ça. Je ne voulais pas vous quitter comme ça, du jour au lendemain, sans prévenir personne, sans vous dire où je m’en vais ni comment me contacter. À l’heure où j’écris ces mots, je ne suis moi-même pas sûr de la date de mon départ. La seule chose qui est certaine cependant, c’est que je dois quitter ce pays. Et je vous en supplie, ne m’en voulez pas. Comprenez : il est temps que l’horreur dans laquelle je vis depuis plus de deux ans maintenant cesse. Je n’en peux plus de vivre avec cette sensation d’oppression permanente ; cette peur qui me serre le ventre. Je sais que je vous ai vous, que je peux compter sur vous. Pourtant, cela reste bien trop dur à supporter. Je suffoque, je me noie et j’ai l’impression que tant que je resterai ici, je ne m’en sortirai pas. Vous auriez beau m’apporter toute l’aide dont j’ai besoin, ils sont bien trop nombreux pour qu’à quatre, nous leur fassions face. Je ne désire pas vous impliquer plus que ça. Car, je vois bien dans vos yeux à quel point ça vous touche et vous affecte, peut-être tout autant que moi. Ce sont mes problèmes et je ne veux pas qu’ils déteignent sur les magnifiques personnes que vous êtes.

Me voilà en revanche dans l’obligation de faire mal à vos coeurs, une dernière fois. Il y a des choses que je ne vous ai pas dites, car je savais que cela vous affecterait. J’ai fais du mieux que j’ai pu pour cacher tout ça, mais là, je ne peux désormais plus. Car après mon départ, je sais que cela continuera, un temps au moins. Eugénie a dévoilé l’adresse de l’immeuble sur internet. Après qu’elle ait appris que j’étais venu me réfugier ici dans l’espoir de combattre ce fléau qui s’abattait sur moi, elle a trouvé bon de divulguer cette information si confidentielle. Honnêtement, je ne suis pas tranquille à l’idée de m’en aller en sachant que certaines personnes à la mauvaise conscience ait connaissance de notre lieu de vie. Je serai prêt à vous donner l’argent nécessaire pour que vous déménagiez, mais je sais à quel point cet appartement t’es précieux, papa. J’espère sincèrement que tout ira bien pour vous. Si jamais vous avez le moindre problème, allez voir Lucia, elle saura vous aider comme elle l’a fait avec moi. Quoiqu’il en soit, ce que je veux vous dire, c’est que les choses sont allées beaucoup plus loin que vous ne le pensez. Oui, il y a eu tous ces commentaires haineux à mon encontre sur les réseaux sociaux et j’en passe. Oui il y a eu ces nombreux articles qui ne faisaient que remuer le couteau dans la plaie. Oui, il y a eu ces personnes qui m’ont harcelé de mails, de messages, d’appels aussi après qu’elle ait gentiment divulgué mon numéro de téléphone. Oui il y a eu ces montages injurieux. Mais une fois l’adresse aux yeux de tous, toutes ces mauvaises paroles sont montées d’un cran. Vous ne les avez pas vu car j’ai pris soin de les cacher, mais quelques menaces de mort sont tombées dans la boite aux lettres. Très honnêtement, ça m’a fait un choc quand j’ai vu ça. Ça m’a bouleversé, plus que de raison, et j’ai bien eu l’impression que le monde s’effondrait sous mes pieds. Il y en a d’abord eu une, puis deux, puis trois puis tout un tas à mesure que les gens partageaient leurs exploits sur les réseaux sociaux. On m’a filmé et photographié à mon encontre au travers de la fenêtre de ma chambre. On m’espionne, on me suit dans la rue quand je sors. Ça a pris des proportions énormes et je n’y arrive plus. Alors, je m’excuse si vous tombez encore sur quelques mauvaises lettres en allant au courrier.

Vous savez ô combien l’écriture est importante - que dis-je ! est une partie de moi. Te rappelles-tu, papa, ces nuits que je passais à rédiger texte sur texte afin de participer à de petits concours ? J’avais tellement envie d’en gagner ne serait-ce qu’un. Et tu te rappelles le jour où c’est arrivé ? Maman et toi étiez tellement fiers de moi ; ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie. Ajouté à toutes ces petites victoires que j’ai pu apporter à maman avant qu’elle ne parte, ce fut une véritable fierté. Et le jour où l’on a reçu le premier exemplaire de Quand j’ai dû te dire au revoir, de Demain on se souviendra encore du bonheur d’hier, de Je vois ton sourire dans les étoiles ? Je veux revivre, un jour, ce sentiment incommensurable de joie. Je veux continuer d’écrire, j’en ai besoin. Mais cet environnement beaucoup trop stressant et anxiogène m’empêche de faire quoi que ce soit. Ce n’est pas une vie. C’est également pour cette raison que je décide de quitter la France. Et je m’excuse aussi, papa, de ne pas avoir été au bout de mon Master de Lettres Modernes ; je sais à quel point ça te tenait à coeur.

Je vais être silencieux un temps. Je vous laisse un peu d’argent. Faites-vous plaisir pour une fois et prenez quelques vacances. Faites attention à vous. Ne laissez pas Eugénie vous manipuler comme elle l’a fait avec moi, faisant mine de me soutenir alors qu’elle était en réalité derrière tout ça. Je reprendrai bientôt contact avec vous, c’est promis.

Je vous aime fort.
Tendrement.
Achille.

— Petit mot à l’attention de Marius :

Je ne voulais pas le dire dans la lettre car j’ai peur que, s’ils l’apprennent, elle arrive à leur faire cracher le morceau. Toi, je sais que je peux pleinement te faire confiance. Je voulais juste te dire que je m’en vais au Japon. Sûrement penseras-tu que c’est de la folie quand on connait leur politique. Très honnêtement, je pense justement que c’est là-bas que je pourrai trouver ce que je recherche. J’ai envie de croire en leur machine. Après tout, pourquoi pas ? J’ai déjà tout perdu, je ne peux que gagner en allant là-bas.

Prenez soin de vous, Achille.


INEDIT ; ÉDITION DU 2 FÉVRIER 2110 : Où est passé Achille Trinisky ? Depuis sa dernière interview, l’écrivain au coeur de diverses rumeurs toutes plus rocambolesques et sombres les unes que les autres n’a pas redonné signe de vie. Pire : il semblerait même qu’il se soit volatilisé ! Des dizaines de personnes stationnent chaque jour devant son immeuble, toujours dans l’espoir d’obtenir des réponses ; en vain. Son père, Marius Trinisky, aurait même lâché subtilement que le jeune homme n’était plus ici. Que sous-entendait-il ? Est-il parti vivre ailleurs ? A-t-il quitté le pays ? Si rien n’est certain, ce qui est sûr en tout cas, c’est que les interrogations continuent de fleurir, et le Trinisky ne quitte pas le coeur des conversations !


– Lettre à Hantarō Satō :
À Tokyo
Mai 2113

Hantarō,

Voilà quoi, neuf ans que nous nous connaissons ? Il serait peut-être temps que je t’écrive ces mots. J’ai beaucoup de mal à avouer ce que j’ai sur le coeur depuis tout ce qu’il s’est passé. Mais à toi, je te le dois bien. Après tout, tu ne m’as jamais lâché. Tu as toujours été là pour moi, pour me relever alors que j’étais mal en point. Tu m’as encouragé à continuer, à poursuivre ma passion malgré les obstacles toujours plus hauts les uns que les autres. Je sens que je risque de me répéter au cours de cette lettre ; tant pis. Je te l’ai déjà dis, à l’oral comme à l’écrit. Cette fois pourtant, c’est différent. J’ai besoin de m’exprimer plus longuement afin de te remercier comme il se doit.

Tu sais, Hantarō, tu es l’une des plus belles rencontres que j’ai pu faire jusqu’ici ; si ce n’est la plus belle. Je nous revois encore en deux-mille-cent-quatre lors des Rencontres Poétiques en Bretagne. Comme c’est un festival international, tu avais fait le déplacement jusqu’ici, invité grâce au succès de tes quatre romans. Plus âgé que moi de deux années, nous faisions pourtant partis des plus jeunes de cet évènement. C’était une première pour toi, comme pour moi. Bien sûr, si nous avions tout deux parcourus nos pays respectifs pour diverses séances de dédicaces, c’était là la plus grande rencontre à nos yeux, qui allait nous permettre de faire la connaissance de grands auteurs, de nous épanouir encore plus dans ce domaine. Et c’est toi que j’ai rencontré, qui a fait un pas dans ma vie comme j’en ai fait un dans la tienne. Je nous revois encore tout deux un peu perdus dans cette foule. Quand nos regards se sont croisés, pourtant, ce fut comme une évidence et tel deux aimants, nous nous sommes rapprochés. Oh, communiquer ne fut pas évident ; du moins, au début seulement. C’est que nous étions tous les deux un peu timides et que parler anglais fut tout de suite plus intimidant que lorsqu’il fallait le faire en classe. Heureusement, le feeling est rapidement passé ! Et, avant de se quitter, nous avons échangé nos coordonnées.

Discuter avec toi a toujours été (et sera toujours) un réel plaisir. J’ai aimé passer ces soirées entières à partager nos cultures. Ça m’amusait de t’apprendre un peu de français tandis que tu faisais de même avec le japonais.  Mon envie d’apprendre ta langue n’a été que plus grande au fur et à mesure. Le mieux pourtant, c’était lorsque nous partagions nos idées, qu’on demandait à l’un, à l’autre son avis, de corriger ce que l’on avait écrit. Sincèrement, tu m’as fait grandir. Et, surtout, tu as éveillé ma curiosité pour le Japon. Plus tu me parlais de ton pays avec admiration, plus j’avais envie d’en découvrir encore et encore. C’est un autre beau cadeau que tu m’as fait là. J’adorais t’écouter me parler de l’actualité, de la machine, de tout ce qui berçait ton quotidien. J’aimais t’entendre râler au sujet des Incontrôlables et de leurs actions comme le Big Bang Kiss ou le Festival Ansuburu. Oh, je ne me moque pas, loin de là ! Mais tu as toujours éprouvé un amour si fort envers l’Incontestable, que je crois que tu m’as contaminé. Je sais que beaucoup sont ceux qui sont contre et qui ne supportent pas l’idée de voir leur vie régie par une puce. Pourtant, toi, tu as toujours trouvé ça magnifique, qu’elle puisse aider à s’unir deux âmes-soeurs.

Si tu m’as soutenu pour le meilleur, tu l’as également fait dans le pire. Honnêtement, je ne sais pas ce que j’aurai fait sans toi. Quand bien même les kilomètres nous séparaient, t’avoir au téléphone me faisait du bien. Parler, avec quelqu’un qui me comprenait, ça m’aidait à avancer ne serait-ce qu’un peu chaque jour. Je dois t’avouer, pourtant, que j’ai eu très peur pour toi. J’ai eu peur de te perdre le jour où ton frère m’a appelé pour me dire que tu étais dans le coma suite à la terrible vague qui s’était abattue à Tokyo. Je me tâtais déjà à quitter la France, et cet évènement n’a fait que me conforter dans mon choix. Mon seul véritable ami qui se trouvait à des milliers de kilomètres était en danger, je me devais donc de venir à tes côtés. Shukumei, ce n’était pas ce qui allait m’arrêter. Et tu n’imagines pas la douleur que ce fut d’attendre le mois de janvier pour enfin tout quitter et te retrouver. Ce fut trois longs mois. Entre la peur que tu ne te réveilles pas, les préparatifs de mon départ et toutes les démarches que j’ai commencé à entreprendre pour me faire naturaliser japonais, j’ai cru que je ne te reverrai jamais. Fort heureusement, c’est à la fin novembre que tu t’es décidé à revenir parmi nous et c’est remis sur pied que je t’ai retrouvé en début d’année deux-mille-cent-dix. Malgré tout, j’aurais tant aimé t’aider tout autant que toi tu l’as fait pour moi.

J’ai pourtant été très touché de me rendre à la commémoration avec toi. Je savais que c’était important pour toi, car tu y as perdu des amis. Je me devais d’être l’épaule sur laquelle tu pouvais t’appuyer. D’autant plus que les évènements qui ont suivi n’ont pas aidé. Honnêtement, j’ai longtemps pensé que je te portais la poisse, car la malchance n’a cessé de te tomber dessus. Si tu as été affecté par le « SYSTEM ERROR », tu l’as été d’autant plus en voyant la relation de tes parents s’effriter. Ajouté à cela que ton père a été touché gravement par l’épidémie le mois qui a suivi, il a fallu que ta mère, considérée comme « décédée » prenne la fuite et vous abandonne courant le mois de décembre. Finalement, nous nous sommes un peu retrouvés dans la même situation ; à quelques détails près. Je n’ai pu que comprendre ta peine, et j’espère avoir été assez solide pour te soutenir.

Tout ça pour te dire que je suis heureux de te compter dans ma vie. Je ne sais clairement pas ce que je ferai sans toi. J’ai également hâte que nous discutions de notre projet car je suis persuadé qu’écrire avec toi me fera le plus grand bien. Maintenant que je me débrouille bien avec l’écriture japonaise, ça nous facilitera le travail ! D'ailleurs, je te remercie sincèrement de m'avoir aidé à trouver un prénom ainsi qu'un nom japonais d'usage afin de publier mes nouveaux écrits. Me savoir ainsi protégé par cette appellation, ça me rassure drôlement.  Quand bien même je n'ai publié qu'un recueil de poèmes et de rapides nouvelles depuis que j'ai emménagé ici, je me sens désormais plus confiant.

Alors, merci Hantarō.
Merci de continuer à m’aider, à me relever quand je m’effondre.
Merci de me supporter, car je devine que ça ne doit pas toujours être facile.
Merci pour tout.

Amitiés.
Achille.
Un corps perdu
Tu es beau ; et la mélancolie ne te va pas au teint. Elle est là, pourtant. Elle est présente, tout le temps. Elle danse dans tes iris vertes et transforme ton regard. Elle le rend vide, sans vie, sans aucune envie. Elle entache tes jolis yeux ; ton joli sourire aussi. Elle le rend amer, fade. Elle ne laisse pas tes commissures s’étirer vers le ciel pour te rendre beaucoup plus radieux. Elle laisse tes cheveux bruns ondulés tout emmêlés et négligés. Elle donne à ton visage des airs affligés en permanence. Tes sourcils bien dessinés n’expriment que très peu d’émotions, d’expressions. Sur tes joues, on pourrait presque y voir encore des poussières de larmes séchées. Constellation très légère de quelques tâches de rousseur allant d’une pommette à l’autre tout en passant par l’arrête de ton nez, on ne saurait les deviner. Car, plus que ton visage et ses spécificités, comme cette ligne marquée de ta mâchoire qu’on devrait pourtant remarquer au premier coup d’oeil, c’est cette neurasthénie qui te caractérise aujourd’hui que l’on discerne avant tout chose.

Elle se ressent dans ton attitude globale. Quand tu marches, c’est les mains dans les poches, les pupilles tournées vers le sol. Tu passes ta vie avachi ; sans laisser entrevoir ta prestance d’antan. Celle-là même que tu te devais de porter en tout temps. Par chance, tu n’es pas très grand ; et dans la foule, tu peux aisément t’y faufiler sans que l’on te remarque vraiment. Ton mètre soixante-sept, c’est peut-être l’unique chose que tu aimes chez toi ; pour cet aspect-là. Aussi, afin de ne pas attirer l’attention car tu détestes ça maintenant, tu t’habilles souvent simplement. Il t’arrive parfois pourtant d’avoir une pulsion et de porter l’un de tes anciens costumes ; ça n’arrive que lorsque tu es seul à l’appartement. Car c'était comme si, par ce geste, tu espérais remonter le temps ; retrouver ces bonnes années. Et, souvent, tu craques.

Tu es un peu fâché avec le sport ; alors tu marches tout le temps. Tu n’as pas d’autres choix de toute façon ; tu dois bien sortir Ikko, ton akita américain. C’est lui qui te permet d’avoir un train de vie un minimum sain. Heureusement d’ailleurs. Car, on ne peut pas dire que tu prennes vraiment soin de toi, pas vrai ? Tes rideaux ne sont que très rarement ouverts, tu n’as pas d’horaires précis pour les repas, tu manges peu, pas forcément de bons aliments, tes heures de lever et de coucher ne sont jamais les mêmes. Tu t’es habitué à ce rythme de vie qui n’est pas bon pour ta santé. Souvent d’ailleurs, tu te sens fatigué, faible, en manque d’énergie. Mais ce n’est pas grave, tu continues dans ta connerie. Tu ponctues le tout par une bonne dizaine de cigarettes par jour et au moins un bon verre de whisky tous les soirs ; et te voilà soulagé de tes maux (pour un temps seulement). Il serait grand temps que tu réagisses, au risque d’avoir de gros soucis à l’avenir. En somme, il serait temps que quelqu’un t’attrape par les épaules et te secoues, t’intime de reprendre les rênes de ton existence.  

Car le jour où ce sera le cas, Achille, tu resplendiras de nouveau ; j'en suis persuadée.

Dans un monde effondré
Tourne et retourne et en avant et en arrière ; et tu dois aller à droite ou à gauche ?
Tu dois avancer ou reculer ?
Tu dois suivre ton coeur ou tes pensées ?
Tu dois y aller seul ou accompagné ?

Le futur t’effraie, le passé accroché comme un boulet tandis que le présent se contente de se cacher. Dans ta tête, des millions d’idées, d’angoisses, de craintes, de cicatrices qui ne sont pas refermées. Tu es perdu, mentalement, actuellement, présentement. Sans personne pour te guider, te voilà seul et unique capitaine du navire qu’est ta vie ; du bateau agité par les flots et les remous qui le frappent et le vent qui souffle fort et file entre les voiles. Voilà des années que tu as pris la mer et que jamais tu n’as su arriver à bon port. Tu erres et tu divagues sur l’océan troublé. L’horizon ne se présente pas et l’espoir de trouver la terre se meurt à mesure que les jours passent. Jamais les nuages ne se lèvent et, constamment, perpétuellement, les ombres t’offrent leur étreinte.

Tout ça, ça n’est pourtant que dans ta tête.

À te voir, Achille, on ne devinerait pas les méandres de ton esprit. En te regardant, de près comme de loin, on ne voit que ta teinte maussade ; tes traits fatigués, épuisés. On discerne aisément cette bulle qui t’entoure et t’accompagne à chacun de tes pas. On se dit « mais qu’est-ce qu’il a celui-là à tirer une tronche comme ça ? » et l’on ne se demande pas ce qui t’a mis dans cet état-là. Si, toutefois, on le fait, tu ne dis rien. Tu dis que ce n’est rien, que tout va bien, qu’il ne faut pas s’inquiéter, que tu as simplement mal dormi la nuit passée. Tu laisses planer le mystère ; car jamais tu n’aimes te dévoiler. Tu ne veux plus ; tu ne peux plus. S’ouvrir à autrui, c’est laisser la possibilité de se faire écraser tel un vulnérable insecte. Tu ne connais que trop bien ce sentiment ; cette boule qui grandit au creux du ventre à la vue des « on-dit que » sur les réseaux qui circulent, le tout saupoudré d’un mélange de vérités et de mensonges. Tu sais ce que c'est, de voir soudainement ta vie sur la toile, avec des milliers et des milliers de commentaires qui aident ou qui font plonger. Des reportages, des interviews, des mails, des messages, des appels ; tous pour te questionner encore et encore et encore et encore. Aujourd’hui, tu ne peux plus faire confiance. Même si l’on t’a bien fait comprendre que se peuvent être ceux qui nous sont le plus proche qui sont capables des pires atrocités, c’est plus fort que toi ; c’est impossible. Tu n’y arrives plus.

Alors, quand on t’aborde dans la rue, on te laisse bien vite tranquille ; car hurle dans la tonalité de ta voix ton désir de les voir partir, de te laisser seul, en paix. Si tu dois parler, si tu dois avoir un contact avec autrui, c’est bien parce que tu n’as d’autres choix ; et que la fuite t’est impossible.

Ce que peu cherchent à voir, pourtant, c’est ce manque cruel d’affection que tu ressens. Il fait mal ; il t’étouffe. Tu ne le montres pas ; mais il est là. Tu le caches, derrière tes airs d’asociale, qui ne fait que peu d’efforts en société ; derrière ton mutisme récurrent. Tu joues si bien ton jeu, tu as si bien forgé ta carapace, que le monde entier n’y voit que du feu. Et le soir, quand tu rentres, le manque n’est que plus présent. Il te déchire, te souffle que « tu sais pertinemment que tu as envie de trouver quelqu’un qui te comprendra et qui pourra t’aimer pour ce que tu es ; qui acceptera tes défauts, tes qualités, ton passé et ton présent qui est entaché ». Tu veux rencontrer sieur bonheur ; du plus profond de ton coeur. Sauf que, tu sais malheureusement que cette rencontre, tu ne pourras pas la créer de toi-même. Tu as besoin d’une personne au moins qui ne te jugera pas et saura accepter qui tu es. Sans ça, tu restes là dans ta galère, à dériver. Tu as peur, pourtant, de la chercher. Depuis des années maintenant. Car au-delà de la joie que tu pourrais éprouver, c’est cet horrible sentiment ; cette angoisse terrible qu’est celle de l’abandon qui te grignote et te paralyse et annihile tes capacités à bien réfléchir. Tu ne veux pas trouver quelqu’un pour la perdre après. C’est la vie entière que tu voudrais passer avec ; et c’est bien ce que tu es venu chercher en venant au Japon. Si tu veux que l’on accepte tout de toi, tu comptes évidemment faire de même. Et tu es vraiment prêt à donner tout de toi. Tant que, tu n’essayes pas d’aller pêcher çà et là, car tu es horrifié à l’idée de tomber sur une mauvaise personne qui te manipulera et te mentira et jouera avec toi. Alors, pour ça, tu as foi en l’Incontestable.

Pour l’instant, ça ne reste qu’un joli rêve ; un doux songe auquel tu peux désormais croire maintenant que la puce est implantée dans ta tête. Une rêverie qui te fait parfois sourire pour de vrai. Un fantasme qui apaise ton esprit troublé.

Il est un fait cependant que tu ne peux nier. Si écrire fait parti à part entière de ton ADN, tu as bien du mal à gorger le papier d’encre et les pages word de texte. Ça te tue et ça te remue de voir à quel point c’est devenu dur ; comme si quelque chose bloquait un engrenage. Tu as beau tout essayer, rien n’y fait. Et tu peines, tu te bats comme un lion afin de réussir à pondre ne serait-ce qu’une centaine de mots par jour. Ça te serre le coeur ; et ça te fait peur. Car sans ça, tu n’es rien. Tu pensais pouvoir rallumer la flamme à force de travail et d’une vie nouvelle à l’autre bout du monde. Mais leurs mots restent et alimentent tes maux quand tu les penses guéris. Lourd, si lourd le poids de leur haine sur tes épaules. Mille-quatre-cent-soixante jours ont beau être passés depuis que tu as pris ta décision avec tout le courage qui peut te définir, la distance ne change rien. Ils ternissent toujours plus ta gentillesse, ton amour pour les textes ; ton goût pour la vie.

L’alcool et la cigarette sont ton réconfort. Tu te pollues dans l’espoir que ça te soigne, même si ça n’est que temporaire. Pourtant, tu as beau avoir toujours été une crème, Achille, il t’arrive durant tes moments plus sombres que de raison, d’être plus violent que l’on ne pourrait le croire. À trainer tard le soir dans les rues, alcoolisé, il n’est pas étonnant que tu cherches les embrouilles avec quelques passants auquel tu ferais mieux de ne pas te frotter. Si ça n’arrive pas souvent, fort heureusement, ça ne serait pas non plus la première fois ça se produit disons.

Et si l’on devait te décrire en une phrase simplement, je dirais que tu es une étoile.
Une étoile qui scintillait, qui guidait, qui aidait, qui rayonnait ; une étoile que l’on aimait voir briller.
Une étoile qui a perdu son éclat, qui s’est éloignée, qui s’est perdue, qui s’est laissée aller aux vices de la solitude.
Une étoile éteinte ; pas éternellement pourtant.
Une étoile qui voudrait avoir la possibilité d’étinceler de nouveau ; ne serait-ce qu’un peu seulement.

& Facts :

Se promène souvent ; seul ou avec son chien & Préfère les sorties de nuit & Affectionne les converses & Aime les fleurs de toutes sortes ; en offrir et en recevoir & Prend parfois le train ou le métro sans vraiment savoir où aller & A très souvent ses écouteurs dans ses oreilles & Déteste prendre l’avion & Agoraphobe & N’aime pas le café mais en boit tous les matins & Joue du piano & Écrit tout dans des carnets avant de retaper sur ordinateur & A écrit des dizaines et des dizaines de lettres à l’attention de sa famille, de quelques anciens amis, son ancienne éditrice mais ne les a jamais envoyé & Lit beaucoup & Peut passer une journée complète dans une bibliothèque & A parfois tendance à sauter des repas & Pourrait se promener dans des musées tout le temps & Peut être vu n’importe où à n’importe quelle heure & La France ne lui manque pas & Apprécie le Japon pour sa culture et tente toujours plus de s’y adapter & La seule personne en qui il ait une confiance aveugle est Hantarō qu’il voit assez régulièrement & A besoin d’attention comme il voudrait en donner & Aime être tactile mais n’ose jamais & Amour particulier pour les orages & Déteste le soleil & N’aime pas les sushis & Grand fumeur
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Personnage tiré d'un manga/anime/jeu-vidéo/série

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<div class="infobulle1">• [b]Timothée Chamalet[/b] [i]est[/i] [url=https://www.just-married-rpg.com/u3435]Achille Trinisky[/url]<span><img src="https://i.servimg.com/u/f39/20/34/72/09/vava10.jpg"></span></div>

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Inscrit.e le : 22/02/2021

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre: Merci Zian pour les magnifiques cadeaux ♥ t'es le meilleur **
éteinte étoile - achille 1518348080 oh voilà un chouette personnage ! Bon courage pour la validation et rebienvenue !

Édit : sorry not sorry Sunsun éteinte étoile - achille 3473897349 <3
— Just Married —

Messages postés : 76
Inscrit.e le : 01/01/2021

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Personne. Jamais.
Autre: Sun-Mi t'insulte en #ECC600. (Et te parle coréen en italique.)
Zach t'as piqué mon first éteinte étoile - achille 3912395661 *va plorer*
Bon CC darling, puisse-t-il s'épanouir parmi nous et consoler son potit coeur 😭
Tu sais déjà tout ce que je pense de lui de toute manière ♥ Trop hâte de le voir déambuler sur JM éteinte étoile - achille 1984817200
— Just Married —

Messages postés : 27
Inscrit.e le : 07/05/2021

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Discute en #Crimson.
Je n'aurais qu'une chose à dire : quel plaisir que tu ne te sois pas calmé(e) après Mun-Hee, sinon on serait vraiment passé à côté de quelque chose de beau.  

Bon courage pour la fiche / la validation 😌
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Messages postés : 12
Inscrit.e le : 11/06/2021
miiih merci Zach ! éteinte étoile - achille 297054555

*patpat Sunny* meeh, plore pas éteinte étoile - achille 3912395661 merciii, j'espère bien que son petit coeur va être consolé aussi ouin 😭 t'es trop chouu, mercii éteinte étoile - achille 297054555

ohhh Hanzō, tes mots me rassurent, merci éteinte étoile - achille 297054555 et me confortent dans mon idée qu'il ne faut pas que je sois sérieuse et calme /pan éteinte étoile - achille 901032552

merci à vous trois, vous êtes des amurs éteinte étoile - achille 1227068846
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Inscrit.e le : 02/05/2021

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire
Autre:
J'adore son activité ainsi que l'histoire sous forme de correspondances.
Chouette nouveau perso.
Bonne validation ! éteinte étoile - achille 3674552758
— MODÉRATEUR FICHE —
yuki
— MODÉRATEUR FICHE — yuki
Messages postés : 1231
Inscrit.e le : 10/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Jo ❤️
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
J’ai trouvé ton histoire super prenante, j’ai adoré que tu la racontes à travers des lettres. Le départ d’Achille vers le Japon est très bien amené, je trouve. Les descriptions du caractère et du physique sont vraiment bien construites, je l’imagine vraiment bien !
Je pré-valide alors ta fiche ! Je te demande seulement de revoir les petites coquilles que j’ai relevées lors de ma lecture. éteinte étoile - achille 3998388675

Pour la partie histoire :
• je m’arrête-
• le jour où s’est arrivé
• Je vous aimes fort
a - et sera - toujours un réel plaisir
• ce que j’aurai fais sans toi
• j’aurai tant aimé t’aider
• tu l’as fais pour moi
• ta mère, considéré comme « décédée »

Pour la partie physique :
jolies yeux
• Constellation très légères

Pour la partie caractère :
• tout vas bien
• Tu sais ce que sais
se peuvent être ceux qui nous sont le plus proches
• être passésdepuis
• je dirai
• Une étoile [...] qui s’est perdu

Pré-validation par Yuki
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Il s'exprime (peu, mais il fait des efforts !) en #cc0000.

éteinte étoile - achille Signat11

Merci à Keanu, Takashi et Natsume pour les vavas ♥️
— STAFF JM —

— STAFF JM —
Messages postés : 6208
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre:
éteinte étoile - achille 716243026

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars si le code n'a pas été ajouté à la fin de votre fiche
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

éteinte étoile - achille 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit éteinte étoile - achille 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
éteinte étoile - achille Ld7d
éteinte étoile - achille BbNTuR8
éteinte étoile - achille V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
éteinte étoile - achille Cn3Ckyx
éteinte étoile - achille 1EPYLUw
éteinte étoile - achille DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
éteinte étoile - achille E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
éteinte étoile - achille 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
éteinte étoile - achille Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
éteinte étoile - achille YqECw0j
— Just Married —

Messages postés : 12
Inscrit.e le : 11/06/2021
Miiih merci beaucoup Wutai éteinte étoile - achille 297054555

Ohlààà tes commentaires qui font chaud au kokoro, merci beaucoup ;w; éteinte étoile - achille 297054555 Je suis contente que l'idée de la correspondance ait plu ! Et merci pour les corrections, j'ai envie de me taper en voyant tout ça éteinte étoile - achille 128457956 Enfin, c'est corrigé dans la fiche, j'te remet quand même sous spoiler les p'tites corrections ! éteinte étoile - achille 2432113367

icii:
Pour la partie histoire :
• je m’arrête là
• le jour où c’est arrivé
• Je vous aime fort
• a toujours été (et sera toujours) un réel plaisir
• ce que j’aurais fais sans toi
• j’aurais tant aimé t’aider
• tu l’as fait pour moi
• ta mère, considérée comme « décédée »

Pour la partie physique :
• jolis yeux
• Constellation très légère

Pour la partie caractère :
• tout va bien
• Tu sais ce que c'est
• se peuvent être ceux qui nous sont le plus proche
• être passés depuis
• je dirais
• Une étoile [...] qui s’est perdue

Et merciii Mako pour la validation définitive éteinte étoile - achille 1227068846
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#10 —Re: éteinte étoile - achille
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