Junji Yoshioka DgoiC4q
Junji Yoshioka 9oulLiP
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— Just Married —

Dim 13 Juin - 23:11
Messages postés : 37
Inscrit.e le : 13/06/2021

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre:
Junji Yoshioka
« L’amour est stupide, alors l’Homme a créé la machine. »
Informations générales
Nom : Yoshioka
Prénom.s : Junji
Âge : 33 ans, né le 14 janvier 2080
Genre : Masculin
Origines : Japonais
Activité : Gardien de l’Incontestable, spécialisé en optimisation (officiellement développeur/lead tech chez Hitachi)
Sexualité : L’Incontestable en décidera
Avatar : Yu Wenzhou, The King's Avatar
Règlement : -
Chemin Mono no Aware (partenaire)
Autre : Je suis Chaya. J'espère que vous apprécierez le personnage, bonne lecture !
Histoire
/!\ Avertissement : violence mentale et physique /!\

Dazai était né hors mariage. Il était trop petit lorsque sa mère se maria pour penser quoi que ce soit de toute cette situation. À ses deux ans, il eut pour cadeau un petit frère et en le voyant, il sut qu’il serait tout pour lui.

Ils grandirent ensemble et firent tout ensemble. Inséparables.
Junji était plein d’admiration pour ce grand frère qui voulait passer tout son temps avec lui. Timide et peureux, il se réfugiait derrière sa présence rassurante. Son arrivée en maternelle ne le rendit pas plus assuré, mais elle changea Dazai. Terriblement jaloux et possessif, il n’aimait pas que d’autres s’approchent de son petit frère et fit de son mieux pour les éloigner de lui. Chaque nouvelle occasion réveillait la rage qui grondait en lui.
À mesure que les années passaient, Dazai accrut son emprise. Jouant sur le caractère introverti de son frère, usant de son intelligence pour arriver à ses fins sans causer de problème parmi les grandes personnes. Ce fut la première fois qu’il se montra violent avec lui. La passivité du cadet mêlée à la tendance colérique de l’ainé n’étaient pas toujours compatibles. Dazai commençait à croire que son frère l’écoutait moins et qu’il le délaissait. Quand il le trouvait avec d’autres, il se mit à penser que c’était la faute de Junji. Il voulait qu’il lui obéisse et, porté autant par sa jeunesse que par des exemples de brutalité à l’école, il crut qu’il fallait le faire de cette manière.
Ce ne fut pas grand-chose au début, les deux frères ne se comprenaient pas toujours, mais le premier pas avait été franchi. D’autres occasions se présentèrent, comme si ses mots ne suffisaient plus à le contrôler. Son amour coulait dans ses veines comme un poison.

Cela n’alarma personne. Surtout pas leurs parents trop occupés par leurs fonctions importantes. On avait relégué l’éducation de Junji au plus grand et on avait en lui toute confiance. On attribua bien vite ses quelques blessures à une santé fragile et un peu de maladresse. Les Yoshioka se laissèrent absorber par leur désir insatiable de richesse, d’autant plus que les deux garçons se montraient brillants et qu’ils avaient pour eux les plus grandes espérances.
Très investis dans leurs études, ils avaient chacun de leur côté d’excellentes notes. Rien de comparable pour autant. L’intelligence de Junji surpassait celle de Dazai et il comblait son ennui à l’école en aidant son frère à obtenir les meilleurs résultats. Jamais l’un sans l’autre, ils avaient le même rêve. Qu’importe leur écart de deux ans, ils rejoindraient la même université.

Chacun eut ses propres centres d’intérêt. Pour Junji, ce fut le développement informatique. Incapable de trouver son bonheur dans la présence des autres, hormis celle de son frère, il l’obtint dans un monde tout virtuel. Son esprit d’analyse, sa créativité et sa logique furent engloutis tout entiers dans ce domaine. Là, il pouvait créer et inventer tout ce qui lui plaisait.
Il n’avait pas confiance en lui pourtant. Il ne se sentait pas meilleur que les autres. Alors il gardait tout ça pour son frère et lui, se contentant d’être une ombre, dans le réel comme dans le virtuel.

Passer le concours national ne lui posa aucun problème. Il intégra Todai quand il fallut deux ans à Dazai pour faire de même. Commencer leurs études supérieures ensemble ne pouvait les rendre plus heureux. Ils ne se quitteraient plus.
Sur une idée de Dazai et parce que l’aisance des Yoshioka le leur permettait, les deux jeunes gens furent récompensés en emménageant dans leur propre appartement.

À l’abri de tous les regards, Dazai ne se retint plus.

Il lui interdit d’adresser la parole aux autres en son absence, à moins que cela ne concerne ses études. Comme il en avait pris l’habitude, il l’intégra parmi ses propres cercles d’amis. Ces gens qu’il triait sur le volet, ces gens qui ne devaient pas trop s’intéresser à lui, ces gens qui lui permettaient de combler son propre désir de sociabilité et son besoin de briller en société.
Dazai éblouissait les autres. Il les attirait inexorablement à lui comme une lumière pour des papillons de nuit. Manipulateur et intelligent, on l’aimait, on le suivait, on cautionnait chacune de ses idées. Il aimait s’entourer. Il aimait encore plus son petit frère et le gardait proche de lui autant qu’il le pouvait.

Aux yeux de Junji, Dazai était plus exceptionnel encore. Il admirait son aisance, sa façon de parler et de se mouvoir. Tout en lui était un exemple qu’il était incapable d’imiter. Il l’écoutait, il tentait à sa manière de suivre ce qu’il lui disait, il ne criait jamais lorsque les coups arrivaient. Il le méritait sûrement. Dazai avait raison. Dazai savait toujours mieux que lui.
Pourtant, il avait beau fuir les autres, il lui était impossible de les empêcher de venir à lui. Trop réservé, incapable de leur dire de s’en aller, alors que les occasions se multipliaient, la confiance de Dazai n’avait cessé de s’effriter. Il pensait qu’il lui mentait.
Était-ce parce qu’ils grandissaient ? Était-ce parce que l’alcool était rentré dans leur vie ? Les poings dans le ventre, les gifles, les coups dans le dos, sur les bras et sur les jambes ne suffisaient plus.

Ce soir-là, il l’envoya voler contre un mur. Il se rapprocha, plaqua ses mains contre sa gorge et serra jusqu’à ce qu’il perde conscience.
Le lendemain, il lui offrit cette écharpe noire qui devint sa préférée.
Il l’aima. Parce que c’était un cadeau de son grand frère. Parce qu’il avait honte de se montrer devant les autres. Parce qu’il voulait la moindre chose qui pourrait le cacher un peu plus aux yeux des autres. Il le savait : ils le jugeaient, ils le détestaient. Seul Dazai l’aimait. Il le lui avait dit des tonnes de fois.
Depuis toujours, il y avait les manches longues, les pantalons, les sweats à capuche, les casquettes. L’écharpe aussi, c’était bien.

Et il recommença. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne autour de lui.
Ça n’étonnait personne de toute façon. Quand on le voyait boiter ou qu’il avait l’air de souffrir. Il évitait autant que possible les centres médicaux et les hôpitaux. Dazai lui avait raconté un tas d’histoires horribles au sujet des médecins. Il en avait développé une phobie.
Et plus personne ne posait de questions. Dazai le leur avait expliqué maintes fois. Il était terriblement maladroit, il se cassait vite quelque chose. D’ailleurs, Junji n’avait jamais beaucoup fait de sport. C’était dangereux pour lui. Un jour, il tombait dans les escaliers, un autre, il glissait sur du verglas.
Et on croyait Dazai. Parce qu’il était convaincant. Parce qu’on ne voulait pas le contrarier ; ses colères faisaient peur. Sans doute aussi parce qu’on s’en fichait.
Junji, c’était à peine si on le remarquait. Silencieux, recroquevillé sur lui malgré sa grande taille. Faible, maigre, fade.

Il ne lui fallut pas longtemps pour être oublié, tapi dans l’ombre, toujours à raser les murs et à éviter les contacts. Il avait beau être parmi les meilleurs, à sortir des algorithmes et des programmes d’une manière dont personne d’autre n’aurait pensé, on n’avait plus envie d’aller le voir. Il était morne, il était ennuyeux, c’était presque impossible d’avoir une conversation avec lui sans parler d’informatique.
C’est pour tout ça qu’on le remarqua. L’entreprise Hitachi ne pouvait rêver mieux et elle le suivit de près.

Une licence et un master plus tard, il reçut de nombreuses offres y compris celle de Hitachi. En parcourant chacune des propositions, Dazai et Junji n’eurent aucun mal à se mettre d’accord. Tandis que le premier regardait le salaire et les avantages, le second eut plus à cœur la complexité et la richesse du poste.

Une fois là-bas, il se révéla rapidement être ce que l’on espérait de lui. Discret, dévoué, travailleur acharné. Les inquiétudes vis-à-vis de son mental furent vite balayées. Junji ne disait un mot sur son travail aux autres, pas même à son frère. Les coups ne le firent pas parler. Même sous la torture, il ne dirait rien. Il avait à cœur ce secret professionnel pour lequel il avait signé. Même quand il céda enfin à lui présenter ses collègues, il se montra vigilant et rigoureux. Personne en sa présence ne parlerait de détails confidentiels, ni de quoi que ce soit d’ailleurs. Pour la première fois, il y avait quelque chose qu’il ne voulait pas partager avec son frère. Leur éloignement à cause du travail donna un peu d’air à leur relation et les scènes de violence s’estompèrent. Puisque Dazai ne pouvait plus être témoin de ce qui le mettait en colère, il dut se contenter des réponses de son frère. Il ne sortait jamais et la rencontre avec ses collègues lui avait prouvé qu’ils n’étaient pas proches, d’ailleurs Junji ne parlait jamais d’eux. Il préférait se plonger dans son monde. Là, tous ses problèmes disparaissaient.
Bien vite passionné par son travail, il ne comptait pas ses heures et mettait un point d’honneur à fournir des résultats de la meilleure qualité. Après deux ans, il était sans conteste le plus performant et le plus expert de son service. Il s’était spécialisé en optimisation et prenait plaisir à réduire à l’extrême les temps d’exécution et les usages mémoire, ne se perdant jamais dans les systèmes complexes qu’il imaginait et expliquait avec passion et minutie aux autres.
Dans son domaine, le taciturne et renfermé qu’il était se révélait parfois vivace. Sûr de ses choix, en ces occasions toutes particulières, il savait argumenter et convaincre.

Ce fut à ce moment-là qu’on lui fit passer quelques entretiens en présence du personnel de la TPAI. Persuadé qu’il s’agissait d’un nouveau projet sur lequel on voulait le recruter, il répondit sans hésiter à toutes les questions qu’on lui posait, qu’importait leur nature ; il n’avait rien à leur cacher. Et puis il s’ennuyait. Il voulait aller plus loin, faire des choses plus difficiles. Hitachi le savait. Hitachi savait aussi qu’il en était capable.

Pourtant, il n’aurait jamais pu deviner ce qu’on lui dit ce jour-là. Il allait travailler sur l’Incontestable ! Il allait en devenir le gardien ! Jamais il n’aurait pu rêver d’une opportunité pareille. Jamais il n’avait été aussi heureux. Ni les conditions terriblement exigeantes ni les risques qu’il encourait en cas d’erreur ne lui firent peur. Il n’allait pas faillir. Il n’allait pas faire d’erreurs. Il brillerait, tout simplement.
Sans un mot pour son frère ni pour personne d’autre, il prit sa nouvelle fonction comme si rien n’avait changé dans sa vie. Ce ne fut pas difficile. Il n’avait pas pour habitude de manifester quoi que ce soit. Il se plongea avec plus d’engouement encore dans son travail. Il voulait tout savoir, tout lire, tout découvrir. Rien de ce qu’il vit là-bas n’ébranla sa foi en l’Incontestable. En dépit des erreurs, les hommes ne pourraient jamais faire mieux que la Machine. C’était la solution parfaite pour l’humanité qui ne savait pas faire seule les bons choix. Il contribuerait à la rendre plus performante encore.

Pas loin de deux ans plus tard, ce fut Dazai qui l’informa de l’événement. Dans la famille, ils avaient toujours été pro-Incontestable. Les parents s’en étaient convaincus rapidement, nouant entre eux une proximité dans leurs mutuelles aspirations. Même Dazai qui n’en avait pas été le fruit était convaincu de son bien-fondé : sans lui, il n’aurait pas eu Junji. C’était lui qui lui avait appris à quel point il était merveilleux et à quel point il fallait lui faire confiance. C’était ainsi qu’ils avaient repoussé sans regret chaque potentielle aventure. L’Incontestable ferait pour eux le meilleur choix et ils devaient simplement se montrer patient.
Ainsi, lorsque le mouvement des Incontrôlables avait fait de plus en plus de bruit au point de lancer une manifestation de masse, Dazai avait été convaincu qu’il fallait réagir au plus vite. Ils se joignirent à des mouvements anti-Incontrôlables. Ils se battirent, ils dénoncèrent pour qu’enfin les Incontrôlables soient contrôlés, pour qu’enfin les gens reviennent à la raison. L’Incontestable ne devait être remis en question.
Ce furent des années éprouvantes au terme desquelles ils purent finalement célébrer leur victoire. L’Incontestable redevenu incontesté avait gagné.

Le répit fut bref, il ne dura qu’un mois. La catastrophe qui s’abattit sur le Japon fut d’une atrocité indicible. Par chance ou par miracle, Junji avait pu rejoindre un abri à temps et n’en avait subi aucune conséquence. Dazai n’était pas là. Pendant les heures qui s’écoulaient, l’angoisse n’avait fait que tordre son ventre, que jeter son esprit dans la plus effroyable des peurs. Et s’il lui arrivait quelque chose ? Injoignable, il lui était impossible de savoir quoi que ce soit. Recroquevillé sur lui-même, on dut intervenir pour qu’il calme ses récurrentes crises d’angoisse.

Il était tout pour lui.
Il était tout pour lui et pourtant, lorsqu’il put enfin contempler de ses propres yeux l’ampleur des dégâts, ses pensées et ses pas se tournèrent dans une unique direction : l’Incontestable. Il n’y avait pas songé, il ne s’en était pas inquiété jusqu’à maintenant mais désormais, il sentait le monde s’effondrer autour de lui une deuxième fois. En proie à une détresse qu’il n’avait jamais connue, le choix s’imposa à son esprit comme une atroce évidence. Sans qu’il ne le réalise, quelque chose était passé avant Dazai. L’Incontestable surpassait tout. L’Incontestable était devenu tout pour lui. Sa volonté sut mettre de la force dans ses jambes. Il arriva au plus vite. Les dégâts étaient atroces.
Immédiatement, il rejoignit les équipes dédiées à l’Incontestable. Il aida à remettre en état l’infrastructure et, dès qu’il le put, il se replongea dans le code. Des dégâts irréparables avaient été commis et il fallait agir au plus vite. Là, le reste du monde n’eut plus aucune importance. Il travailla jour et nuit. Il dormit peu, il mangea peu, il en avait l’habitude et supporta sans broncher ces conditions extrêmes. Une vingtaine de jours s’écoulèrent sans qu’il ne pense à rien d’autre. Il ne partirait pas tant que tout ne serait pas remis en ordre. L’équipe se serrait les coudes et chacun faisait de son mieux.

Lorsqu’il revit à nouveau le ciel, que ses yeux et son esprit n’étaient plus obsédés par l’Incontestable, il se rappela Dazai. Mais tout allait bien, n’est-ce pas ? En proie au doute, il se précipita à leur domicile. L’immeuble de toute dernière génération n’avait pas autant souffert que d’autres. Il l’attendait là-bas. Il remarqua les béquilles, les blessures qui parcouraient son corps. Dazai n’avait pas été aussi chanceux que lui, mais ce n’était pas le plus important. Son visage s’était assombri. Son regard avait changé.

« Il y a quelque chose de plus précieux et de plus important que tout au monde pour toi ; j’ai bien compris que ce n’est pas moi » avait-il articulé, tremblant de colère et de rage. Ils eurent leur première et leur dernière dispute. Quelque chose en Dazai s’était brisé. Il ne voulait plus le voir. Il allait partir. Junji eut beau le supplier, pleurer, faire tout ce qu’il put, il n’eut en retour que des coups. Des coups qui le mettaient moins à terre que ses mots. Des coups qu’il ne sentait pas parce qu’il sentait bien que son frère allait l’abandonner et qu’il ne changerait pas d’avis.
Il le suivit, il s’accrocha à lui tandis qu’il rassemblait ses affaires, il tenta de le ralentir juste pour gagner un peu de temps, quelques secondes. Il le gifla. Son poing s’écrasa sur sa joue. Puis sur son ventre. Le souffle coupé, il tomba au sol. Malgré les larmes qui floutaient sa vue, il le vit disparaître sans pouvoir faire quoi que ce soit.
C’était sa dernière punition. La plus longue, la plus difficile, la plus douloureuse.
Quelque chose en lui aussi se brisa.

Alors il se réfugia dans son travail. Avec plus d’ardeur qu’on ne lui avait jamais connu. Il n’était pas le seul. Tout le monde parmi ses collègues avait subi quelque chose de terrible, d’insurmontable. Ils s’encourageaient, ils veillaient sur les autres, ils essayaient ensemble de remonter la pente. Mais ça ne suffisait pas. Les larmes tombaient parfois sur son clavier affectant le rythme de ses doigts. Les entailles avaient remplacé les bleus. C’était lui, cette fois-ci, qui s’infligeait cette douleur, cette punition. Que méritait-il au juste ? Comment avait-il pu faire ça ? Comment avait-il…

Dazai.
En dépit des coups, en dépit de sa jalousie maladive et de sa colère incontrôlable, il avait été le seul à l’avoir aimé, à l’avoir écouté, à l’avoir soutenu. Il était tout pour lui. Celui en qui il avait le plus confiance, celui sur qui il pouvait compter. C’étaient les bras dans lesquels il avait pleuré. C’était le seul à avoir entendu et provoqué ses fous rires. C’était celui à qui il avait le plus souri. C’était le seul capable de le comprendre, sans rien dire, sans rien demander. Pas un jour ne s’était passé sans lui et maintenant, depuis que les typhons et le séisme avaient tout ravagé, les jours étaient trop longs, la nourriture n’avait plus de goût, le sommeil ne venait plus.

Il n’avait jamais mérité d’avoir quelqu’un d’aussi exceptionnel à ses côtés. À chaque instant, il aurait pu se croire dans un rêve et aujourd’hui, le cauchemar avait commencé. Il sombra. Personne ne put rien y faire. Il n’était pas mort, il était simplement parti, mais son absence avait vidé son âme.
L’alcool, le sang sur ses bras soulagèrent à peine cette insoutenable souffrance. Il n’en arriva jamais au pire. L’Incontestable le tenait en vie. Le programme lui permettait de respirer, d’oublier pendant des heures le minable qu’il était. Il ne pouvait abandonner. Il ne pouvait échouer. L’Incontestable devait vivre et pour lui, il vivait.

Le jour de la commémoration, il resta enfermé dans cette salle où il passait presque toute sa vie. Le temps passé avait difficilement estompé sa peine et cette cérémonie qui lui rappelait qu’il avait perdu son frère adoré depuis un an remettait à vif ses plaies jamais refermées. Il avait cherché à le revoir à plusieurs reprises, mais il n’avait jamais osé se présenter devant lui. Il s’était contenté de l’observer dans l’ombre, rire et s’amuser, sans lui. Il était heureux au moins. Il était heureux, n’est-ce pas ?

Il n’osa franchir le pas que lorsqu’une terrible épidémie se déclencha. Son mental avait été bafoué quelques mois plus tôt lorsqu’on lui avait annoncé qu’on allait éteindre l’Incontestable. Il s’y était opposé, avait prévenu qu’il n’était pas fait pour être éteint ainsi, avait argumenté de toutes ses forces en compagnie de ses collègues gardiens que ce n’était pas une bonne idée. Personne n’était prêt. Il avait craint de perdre son travail ou d’être envoyé ailleurs alors qu’il ne vivait plus que pour lui. C’était parce qu’il était à bout et parce qu’il était mort d’inquiétude qu’il avait trouvé le courage de se représenter devant lui. Il fallait qu’il s’assure qu’il aille bien. Il fallait qu’il le sache.

Dazai refusa de le voir et lorsqu’il parvint enfin à forcer leur rencontre, la colère dans son regard n’avait pas disparu. Il n’avait pas oublié. Il n’oublierait pas. Il ne pardonnerait pas.

« Petit frère, j’étais tout pour toi comme tu étais tout pour moi. C’est toi qui m’as abandonné. N’oublie jamais cela. » furent ses seuls mots. Plus de coups, seulement des syllabes en guise de couteau. Des blessures dont il ne pouvait pas mourir.

La désactivation des puces qui arriva quelques mois plus tard fut pour lui comme une délivrance. Les problèmes arrivaient les uns après les autres et ils maintenaient son esprit dans des pensées qui n’avaient rien à voir avec lui. Puisqu’il ne dormait plus, puisqu’il devait s’occuper, il travailla de lui-même sur des programmes destinés à retrouver et traquer les faux morts. Il fallait rétablir la situation au plus vite et puisque l’Incontestable n’était pas en cause, c’était son seul moyen d’aider. Dès que de nouvelles puces furent créées, il put travailler sur les modifications nécessaires au niveau de l’Incontestable. Après un long et éprouvant travail, il fut enfin soulagé de voir que les choses rentraient dans l’ordre. Ces dernières années, son cher programme avait souffert autant que lui, mais heureusement en ce qui le concernait, il pouvait voir enfin le bout du tunnel.
Il ne pouvait espérer mieux et tandis que les choses se tassaient, ils avaient accumulé une tonne de travail en retard, de quoi les occuper pour de nombreux mois ou mêmes de nombreuses années. Un nouveau souffle. De quoi respirer encore un peu.
Physique
Du haut de ses un mètre quatre-vingt-cinq, c’est un grand type dégingandé pour un Japonais. Sa maigreur lui donne l’allure d’une asperge et sa démarche peu assurée le pousse à se recroqueviller sur lui-même, comme s’il voulait disparaître. Habitué à raser les murs, il fait tout pour ne pas se faire remarquer. Son corps est faible puisqu’il mange peu et qu’il ne fait jamais de sport, à tel point que le moindre de ses os est clairement visible.
Il porte des vêtements amples, se cache dans un sweat trop grand ou dans un manteau long, masque souvent son visage par une capuche ou une casquette. Hiver comme été, il garde toujours des manches longues, autrefois pour cacher ses bleus et aujourd’hui pour dissimuler ses cicatrices. Son style est complètement extravagant. On voit bien qu’il ne se pose aucune question et qu’il s’habille avec ce qui lui passe sous la main sans se préoccuper que ce soit assorti.

Il n’essaye pas de plaire, c’est dit et marqué sur son front. Son visage est fermé, masqué en partie par ses cheveux noirs qui tombent négligemment sur son front, mal coupés, mal coiffés. Sa tête est braquée sur le sol et c’est à peine si on parvient à saisir son regard. Ses yeux, sans surprise, sont d’un marron commun. On y lit l’amère tristesse, le vide de son âme. Pourtant, il a des traits fins et on se dit qu’avec un peu d’efforts, il pourrait faire meilleure figure. Mais à quoi bon et qui s’en préoccupe de toute façon ?
Caractère
Junji est le genre de type qui se laisse cogner sans broncher. Passif à l’extrême, il semble détaché du monde comme s’il n’en était qu’un simple spectateur. Incapable de s’adapter socialement, il a toujours fait les frais de l’intolérance des autres. Il aurait aimé n’être qu’un fantôme et ne s’en trouve pas si éloigné. Sa timidité extrême l’a rendu taciturne et la présence écrasante de son frère a repoussé loin de lui tous les autres. Depuis son départ, il a sombré dans une profonde dépression. Convaincu d’être coupable de ses malheurs, il se punit lui-même en s’entaillant les bras. Torturé, il mange peu, dort à peine et comble sa fatigue par une impressionnante dose quotidienne de café. Dès son enfance, il a nourri une peur pour les médecins qui s’est transformée en phobie, si bien qu’il les fréquente le moins possible et non sans faire une crise de panique.
Lâche, il est incapable de prendre la moindre décision dans sa vie ni de s’occuper de lui. Sa difficulté à nouer des relations l’a rendu hyper dépendant de son frère et maintenant, il est contraint à une solitude qui lui pèse plus que tout.

Pour pallier ses angoisses, il n’a pour seule issue que son travail et celui-ci le transforme. C’est la seule chose qui lui redonne de la vivacité, qui le force à s’exprimer avec plus d’éloquence et à argumenter. Car Junji peut se montrer têtu et sûr de ses choix dans ce domaine. Il est doté d’une grande intelligence et la met à profit pour établir les meilleurs programmes. Il aime partager et parler de technique, bien que sa timidité maladive le freine parfois.
Passionné par le développement informatique, il est capable d’y passer ses jours et ses nuits et s’avère être un collègue fiable et dévoué. Son engouement est si fort qu’une fois devant un ordinateur, il en oublie le reste du monde. Plus que tout, l’Incontestable est ce qui lui est le plus cher.

Lorsqu’il parvient à se rapprocher de quelqu’un, il se révèle loyal, mais sa timidité peut le montrer aux yeux des autres indifférents et peu attentionné.

Lorsqu’il parvint à se rapprocher de quelqu’un, il se montre loyal et attentionné. Comme il manque énormément de confiance en lui, il a bien du mal à comprendre l’attrait que les autres peuvent avoir pour lui et a l’impression de ne pas mériter leur gentillesse. Il essaye de la rendre du mieux qu’il le peut.

Junji est un fervent pro-Incontestable. Il y croit dur comme fer et n’y voit absolument aucun mal. Même si la machine peut avoir ses défauts, pour lui, les humains ne pourront jamais se rapprocher de la perfection autrement que par ce moyen. Il est convaincu de son utilité et pense que les gens sont incapables de nouer de vraies relations par eux-mêmes.
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Personnage tiré d'un manga/anime/jeu-vidéo/série

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<div class="infobulle1">• [b]Yu Wenzhou[/b] {The King's Avatar} [i]est[/i] [url=https://www.just-married-rpg.com/u3436]Junji Yoshioka[/url]<span><img src="https://i.servimg.com/u/f14/16/05/85/41/avatar10.png"></span></div>
─ Gardien Placide ─

Lun 14 Juin - 0:46
Messages postés : 828
Inscrit.e le : 25/05/2015

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre:
Bienvenu Junji Yoshioka 1362171446

Et courage pour ta validation futur collègue Junji Yoshioka 3766924225.
— Just Married —

Lun 14 Juin - 2:59
Messages postés : 169
Inscrit.e le : 20/03/2021

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Hanbae ♥
Autre: Merci à Ranmaru et Tomie pour les avatars ♥
Bienvenue sur le forum et bon courage pour ta validation !
— Silence —

Lun 14 Juin - 7:03
Messages postés : 316
Inscrit.e le : 17/05/2017

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Haven ♥
Autre:
Bienvenue par ici ! Junji Yoshioka 1988361910

J'ai beaucoup aimé lire ta fiche et découvrir Junji. Il est vraiment très attachant et son frère... 🔪 J'espère qu'il va trouver son bonheur parmi nous en tout cas.

Bon courage pour la validation !
Invité
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
#5 —Re: Junji Yoshioka
Invité
Lun 14 Juin - 8:33
Bienvenue à toi !
Hoo perso très intéressant **

Bon courage pour la validation !
Invité
— Just Married —

Lun 14 Juin - 13:31
Messages postés : 1302
Inscrit.e le : 11/01/2015

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Iori Yagami
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Bienvenue et bon courage pour la fiche ! o/
Pour ton avatar apparemment c'est un fanart du personnage Ye Xiu de Quan Zhi Gao Shou ^^
— Just Married —

Lun 14 Juin - 15:31
Messages postés : 52
Inscrit.e le : 29/05/2021

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre: Crédit par moi-même.
Bienvenue parmi nous !!
J'ai adoré ta fiche, vraiment.
Bon courage pour la validation et on lui souhaite le bonheur à ce monsieur !
— Just Married —

Lun 14 Juin - 15:44
Messages postés : 710
Inscrit.e le : 02/05/2021

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire
Autre: Cherche lien : coloc' (cf. ma RS)... N'hésitez pas à me MP.^^
Oh. Junji Yoshioka 1227068846 Ton personnage a l'air si gentil. On a envie de le protéger (contre les autres et contre lui-même).
Ne te laisse pas frapper, ni dénigrer ou mourir de faim joli jeune homme ! Junji Yoshioka 1f495
L'histoire de Junji (et de son frère bien particulier) m'a beaucoup plu.
Bienvenue et bonne validation !
Junji Yoshioka 2522016049
— Just Married —

Lun 14 Juin - 18:33
Messages postés : 37
Inscrit.e le : 13/06/2021

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre:
Merci pour tous vos messages, ça me fait chaud au cœur ! Et je suis ravie que Junji vous plaise autant ! Junji Yoshioka 2244379341

Junji n'est pas encore prêt au bonheur ni à rien, aucune idée de ce que l'avenir va lui réserver ahah ! Quant à son frère, il n'en dirait pas de mal (au secours).

Pour l'avatar, je pense en fait qu'il s'agit de Yu Wenzhou (de la même série), ce qui m'arrange bien vu que Ye Xiu est déjà pris Junji Yoshioka 128457956 c'était même marqué sur l'image, je pensais pourtant avoir cherché... Trop facile... Je mets l'image originale ici pour confirmation (j'espère que ça suffit ?). J'ai édité la fiche en conséquence.
— MODÉRATEUR FICHE —
yuki
— MODÉRATEUR FICHE — yuki
Lun 14 Juin - 23:59
Messages postés : 1259
Inscrit.e le : 10/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Jo ❤️
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Modération de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction
Bienvenue à toi ! J’espère que tu te sentiras vite à ton aise parmi nous ! Junji Yoshioka 2432113367

Histoire

Junji est un personnage vraiment touchant, auquel on s’attache au fil de la lecture. Toutefois, j’ai le sentiment qu’il faudra apporter quelques petits éclaircissements sur certains points.

• Tout ce qui concerne la relation avec le frère me semble un peu bancal et contradictoire. D’un côté, l’aîné semble aimer son frère, vouloir le surprotéger, créer une relation privilégiée avec son petit frère. Mais il devient extrêmement violent sans réelle transition ni raison justifiant un tel degré. Il y a une sorte de toxicité extrême qui se mêle à de l’amour profond tout au long de l’histoire, si bien que je me sens un peu perdu. Est-ce que tu pourrais plus détailler ce point ? Junji Yoshioka 517494357
Puis, un passage en particulier a retenu mon attention : “Lorsqu’il revit à nouveau le ciel, il se rappela Dazai.” → Etant donné la relation qu’il entretient avec son frère, comment a-t-il pu l’oublier sans savoir s’il était ne serait-ce qu’encore en vie ? Junji Yoshioka 517494357

• Les larmes tombaient parfois sur son clavier sans affecter le rythme de ses doigts. Les entailles avaient remplacé les bleus. C’était lui, cette fois-ci, qui s’infligeait cette douleur, cette punition. Que méritait-il au juste ? Comment avait-il pu faire ça ? Comment avait-il… → Comment peut-il être toujours aussi performant au travail alors qu’il est visiblement en grande détresse psychologique (tu évoques d’ailleurs une profonde dépression, dans sa description) ? Junji Yoshioka 517494357

Sinon, il y a juste quelques petites coquilles à corriger, mais vraiment pas grand chose Junji Yoshioka 3998388675 :
tous entiers
tapis dans l’ombre

Caractère

Pour le caractère, on revient encore une fois sur ce qui coince au niveau de l’histoire :
“Lorsqu’il parvint à se rapprocher de quelqu’un, il se montre loyal et attentionné.” → Dans ce cas, pourquoi ne s’est-il pas assuré que son frère soit en vie après Shukumei, ce qui semble quand même la base ? Junji Yoshioka 517494357

Physique

Sur cette partie, c’est juste deux petits points à revoir et je te le valide ! Junji Yoshioka 4115966937
• Il est braqué sur le sol → Je n’ai pas bien compris. C’est son regard qui est braqué sur le sol ? Junji Yoshioka 517494357
• le vide de son âme_ Pourtant

Conclusion
Comme tu as pu le lire, il y a quelques points à revoir au niveau de l’histoire qui impacte aussi le caractère, mais ta fiche se lit toute seule, c’est sympa, et Junji est vraiment attachant. Junji Yoshioka 3998388675


Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Modération : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥

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Il s'exprime (peu, mais il fait des efforts !) en #cc0000.

Junji Yoshioka Signat11

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— Just Married —

Sam 19 Juin - 22:09
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre:
Bonjour Yukimori !

J'ai apporté les corrections à tes remarques et j'espère n'avoir ajouté aucune coquille en éditant la fiche. ><

Toutes les fautes ont été corrigées.

Histoire
J'ai essayé de préciser davantage le caractère de Dazai et les choix de Junji. En effet Dazai adore son petit frère et est très protecteur, mais il est dévoré par cette relation et son caractère violent est venu envenimer les choses. La violence n'est pas constante, elle dépend un peu des périodes, j'ai aussi essayé de préciser ça. J'espère que c'est plus clair.  ><

J'ai mis les passages édités en couleur ci-dessous :
Corrections:
Ils grandirent ensemble et firent tout ensemble. Inséparables.
Junji était plein d’admiration pour ce grand frère qui voulait passer tout son temps avec lui. Timide et peureux, il se réfugiait derrière sa présence rassurante. Son arrivée en maternelle ne le rendit pas plus assuré, mais elle changea Dazai. Terriblement jaloux et possessif, il n’aimait pas que d’autres s’approchent de son petit frère et fit de son mieux pour les éloigner de lui. Chaque nouvelle occasion réveillait la rage qui grondait en lui.
À mesure que les années passaient, Dazai accrut son emprise. Jouant sur le caractère introverti de son frère, usant de son intelligence pour arriver à ses fins sans causer de problème parmi les grandes personnes. C’est là qu’il commença à se montrer violent. Souvent parce qu’il voulait qu’il lui obéisse et parfois sans raison, juste par frustration ou par mauvaise humeur. Il était son ainé, après tout. Ce fut la première fois qu’il se montra violent avec lui. La passivité du cadet mêlée à la tendance colérique de l’ainé n’étaient pas toujours compatibles. Dazai commençait à croire que son frère l’écoutait moins et qu’il le délaissait. Quand il le trouvait avec d’autres, il se mit à penser que c’était la faute de Junji. Il voulait qu’il lui obéisse et, porté autant par sa jeunesse que par des exemples de brutalité à l’école, il crut qu’il fallait le faire de cette manière.
Ce ne fut pas grand-chose au début, les deux frères ne se comprenaient pas toujours, mais le premier pas avait été franchi. D’autres occasions se présentèrent, comme si ses mots ne suffisaient plus à le contrôler. Son amour coulait dans ses veines comme un poison.


Cela n’alarma personne. Surtout pas leurs parents trop occupés par leurs fonctions importantes. On avait relégué l’éducation de Junji au plus grand et on avait en lui toute confiance. On attribua bien vite ses quelques blessures à une santé fragile et un peu de maladresse. Les Yoshioka se laissèrent absorber par leur désir insatiable de richesse, d’autant plus que les deux garçons se montraient brillants et qu’ils avaient pour eux les plus grandes espérances.
Très investis dans leurs études, ils avaient chacun de leur côté d’excellentes notes. Rien de comparable pour autant. L’intelligence de Junji surpassait celle de Dazai et il comblait son ennui à l’école en aidant son frère à obtenir les meilleurs résultats. Jamais l’un sans l’autre, ils avaient le même rêve. Qu’importe leur écart de deux ans, ils rejoindraient la même université.

Chacun eut ses propres centres d’intérêt. Pour Junji, ce fut le développement informatique. Incapable de trouver son bonheur dans la présence des autres, hormis celle de son frère, il l’obtint dans un monde tout virtuel. Son esprit d’analyse, sa créativité et sa logique furent engloutis tout entiers dans ce domaine. Là, il pouvait créer et inventer tout ce qui lui plaisait.
Il n’avait pas confiance en lui pourtant. Il ne se sentait pas meilleur que les autres. Alors il gardait tout ça pour son frère et lui, se contentant d’être une ombre, dans le réel comme dans le virtuel.

Passer le concours national ne lui posa aucun problème. Il intégra Todai quand il fallut deux ans à Dazai pour faire de même. Commencer leurs études supérieures ensemble ne pouvait les rendre plus heureux. Ils ne se quitteraient plus.
Sur une idée de Dazai et parce que l’aisance des Yoshioka le leur permettait, les deux jeunes gens furent récompensés en emménageant dans leur propre appartement.

À l’abri de tous les regards, Dazai ne se retint plus.

Il lui interdit d’adresser la parole aux autres en son absence, à moins que cela ne concerne ses études. Comme il en avait pris l’habitude, il l’intégra parmi ses propres cercles d’amis. Ces gens qu’il triait sur le volet, ces gens qui ne devaient pas trop s’intéresser à lui, ces gens qui lui permettaient de combler son propre désir de sociabilité et son besoin de briller en société.
Dazai éblouissait les autres. Il les attirait inexorablement à lui comme une lumière pour des papillons de nuit. Manipulateur et intelligent, on l’aimait, on le suivait, on cautionnait chacune de ses idées. Il aimait s’entourer. Il aimait encore plus son petit frère et le gardait proche de lui autant qu’il le pouvait.

Aux yeux de Junji, Dazai était plus exceptionnel encore. Il admirait son aisance, sa façon de parler et de se mouvoir. Tout en lui était un exemple qu’il était incapable d’imiter. Il l’écoutait, il tentait à sa manière de suivre ce qu’il lui disait, il ne criait jamais lorsque les coups arrivaient. Il le méritait sûrement. Dazai avait raison. Dazai savait toujours mieux que lui.
Pourtant, il avait beau fuir les autres, il lui était impossible de les empêcher de venir à lui. Trop réservé, incapable de leur dire de s’en aller, alors que les occasions se multipliaient, la confiance de Dazai n’avait cessé de s’effriter. Il pensait qu’il lui mentait.
Était-ce parce qu’ils grandissaient ? Était-ce parce que l’alcool était rentré dans leur vie ?  Les poings dans le ventre, les gifles, les coups dans le dos, sur les bras et sur les jambes ne suffisaient plus.

Ce soir-là, Dazai l’envoya voler contre un mur. Il se rapprocha, plaqua ses mains contre sa gorge et serra jusqu’à ce qu’il perde conscience.
Le lendemain, il lui offrit cette écharpe noire qui devint sa préférée.
Il l’aima. Parce que c’était un cadeau de son grand frère. Parce qu’il avait honte de se montrer devant les autres. Parce qu’il voulait la moindre chose qui pourrait le cacher un peu plus aux yeux des autres. Il le savait : ils le jugeaient, ils le détestaient. Seul Dazai l’aimait. Il le lui avait dit des tonnes de fois.
Depuis toujours, il y avait les manches longues, les pantalons, les sweats à capuche, les casquettes. L’écharpe aussi, c’était bien.

Et il recommença. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne autour de lui.
Ça n’étonnait personne de toute façon. Quand on le voyait boiter ou qu’il avait l’air de souffrir. Il évitait autant que possible les centres médicaux et les hôpitaux. Dazai lui avait raconté un tas d’histoires horribles au sujet des médecins. Il en avait développé une phobie.
Et plus personne ne posait de questions. Dazai le leur avait expliqué maintes fois. Il était terriblement maladroit, il se cassait vite quelque chose. D’ailleurs, Junji n’avait jamais beaucoup fait de sport. C’était dangereux pour lui. Un jour, il tombait dans les escaliers, un autre, il glissait sur du verglas.
Et on croyait Dazai. Parce qu’il était convaincant. Parce qu’on ne voulait pas le contrarier ; ses colères faisaient peur. Sans doute aussi parce qu’on s’en fichait.
Junji, c’était à peine si on le remarquait. Silencieux, recroquevillé sur lui malgré sa grande taille. Faible, maigre, fade.

Il ne lui fallut pas longtemps pour être oublié, tapi dans l’ombre, toujours à raser les murs et à éviter les contacts. Il avait beau être parmi les meilleurs, à sortir des algorithmes et des programmes d’une manière dont personne d’autre n’aurait pensé, on n’avait plus envie d’aller le voir. Il était morne, il était ennuyeux, c’était presque impossible d’avoir une conversation avec lui sans parler d’informatique.
C’est pour tout ça qu’on le remarqua. L’entreprise Hitachi ne pouvait rêver mieux et elle le suivit de près.

Une licence et un master plus tard, il reçut de nombreuses offres y compris celle de Hitachi. En parcourant chacune des propositions, Dazai et Junji n’eurent aucun mal à se mettre d’accord. Tandis que le premier regardait le salaire et les avantages, le second eut plus à cœur la complexité et la richesse du poste.

Une fois là-bas, il se révéla rapidement être ce que l’on espérait de lui. Discret, dévoué, travailleur acharné. Les inquiétudes vis-à-vis de son mental furent vite balayées. Junji ne disait un mot sur son travail aux autres, pas même à son frère. Les coups ne le firent pas parler. Même sous la torture, il ne dirait rien. Il avait à cœur ce secret professionnel pour lequel il avait signé. Même quand il céda enfin à lui présenter ses collègues, il se montra vigilant et rigoureux. Personne en sa présence ne parlerait de détails confidentiels, ni de quoi que ce soit d’ailleurs. Pour la première fois, il y avait quelque chose qu’il ne voulait pas partager avec son frère. Leur éloignement à cause du travail donna un peu d’air à leur relation et les scènes de violence s’estompèrent. Puisque Dazai ne pouvait plus être témoin de ce qui le mettait en colère, il dut se contenter des réponses de son frère. Il ne sortait jamais et la rencontre avec ses collègues lui avait prouvé qu’ils n’étaient pas proches, d’ailleurs Junji ne parlait jamais d’eux. Il préférait se plonger dans son monde. Là, tous ses problèmes disparaissaient.
Bien vite passionné par son travail, il ne comptait pas ses heures et mettait un point d’honneur à fournir des résultats de la meilleure qualité. Après deux ans, il était sans conteste le plus performant et le plus expert de son service. Il s’était spécialisé en optimisation et prenait plaisir à réduire à l’extrême les temps d’exécution et les usages mémoire, ne se perdant jamais dans les systèmes complexes qu’il imaginait et expliquait avec passion et minutie aux autres.
Dans son domaine, le taciturne et renfermé qu’il était se révélait parfois vivace. Sûr de ses choix, en ces occasions toutes particulières, il savait argumenter et convaincre.

Ce fut à ce moment-là qu’on lui fit passer quelques entretiens en présence du personnel de la TPAI. Persuadé qu’il s’agissait d’un nouveau projet sur lequel on voulait le recruter, il répondit sans hésiter à toutes les questions qu’on lui posait, qu’importait leur nature ; il n’avait rien à leur cacher. Et puis il s’ennuyait. Il voulait aller plus loin, faire des choses plus difficiles. Hitachi le savait. Hitachi savait aussi qu’il en était capable.

Pourtant, il n’aurait jamais pu deviner ce qu’on lui dit ce jour-là. Il allait travailler sur l’Incontestable ! Il allait en devenir le gardien ! Jamais il n’aurait pu rêver d’une opportunité pareille. Jamais il n’avait été aussi heureux. Ni les conditions terriblement exigeantes ni les risques qu’il encourait en cas d’erreur ne lui firent peur. Il n’allait pas faillir. Il n’allait pas faire d’erreurs. Il brillerait, tout simplement.
Sans un mot pour son frère ni pour personne d’autre, il prit sa nouvelle fonction comme si rien n’avait changé dans sa vie. Ce ne fut pas difficile. Il n’avait pas pour habitude de manifester quoi que ce soit. Il se plongea avec plus d’engouement encore dans son travail. Il voulait tout savoir, tout lire, tout découvrir. Rien de ce qu’il vit là-bas n’ébranla sa foi en l’Incontestable. En dépit des erreurs, les hommes ne pourraient jamais faire mieux que la Machine. C’était la solution parfaite pour l’humanité qui ne savait pas faire seule les bons choix. Il contribuerait à la rendre plus performante encore.

Pas loin de deux ans plus tard, ce fut Dazai qui l’informa de l’événement. Dans la famille, ils avaient toujours été pro-Incontestable. Les parents s’en étaient convaincus rapidement, nouant entre eux une proximité dans leurs mutuelles aspirations. Même Dazai qui n’en avait pas été le fruit était convaincu de son bien-fondé : sans lui, il n’aurait pas eu Junji. C’était lui qui lui avait appris à quel point il était merveilleux et à quel point il fallait lui faire confiance. C’était ainsi qu’ils avaient repoussé sans regret chaque potentielle aventure. L’Incontestable ferait pour eux le meilleur choix et ils devaient simplement se montrer patient.
Ainsi, lorsque le mouvement des Incontrôlables avait fait de plus en plus de bruit au point de lancer une manifestation de masse, Dazai avait été convaincu qu’il fallait réagir au plus vite. Ils se joignirent à des mouvements anti-Incontrôlables. Ils se battirent, ils dénoncèrent pour qu’enfin les Incontrôlables soient contrôlés, pour qu’enfin les gens reviennent à la raison. L’Incontestable ne devait être remis en question.
Ce furent des années éprouvantes au terme desquelles ils purent finalement célébrer leur victoire. L’Incontestable redevenu incontesté avait gagné.

Le répit fut bref, il ne dura qu’un mois. La catastrophe qui s’abattit sur le Japon fut d’une atrocité indicible. Par chance ou par miracle, Junji avait pu rejoindre un abri à temps et n’en avait subi aucune conséquence. Dazai n’était pas là. Pendant les heures qui s’écoulaient, l’angoisse n’avait fait que tordre son ventre, que jeter son esprit dans la plus effroyable des peurs. Et s’il lui arrivait quelque chose ? Injoignable, il lui était impossible de savoir quoi que ce soit. Recroquevillé sur lui-même, on dut intervenir pour qu’il calme ses récurrentes crises d’angoisse.

Il était tout pour lui.
Il était tout pour lui et pourtant, lorsqu’il put enfin contempler de ses propres yeux l’ampleur des dégâts, ses pensées et ses pas se tournèrent dans une unique direction : l’Incontestable. Il n’y avait pas songé, il ne s’en était pas inquiété jusqu’à maintenant mais désormais, il sentait le monde s’effondrer autour de lui une deuxième fois. En proie à une détresse qu’il n’avait jamais connue, le choix s’imposa à son esprit comme une atroce évidence. Sans qu’il ne le réalise, quelque chose était passé avant Dazai. L’Incontestable surpassait tout. L’Incontestable était devenu tout pour lui. Sa volonté sut mettre de la force dans ses jambes. Il arriva au plus vite. Les dégâts étaient atroces.
Immédiatement, il rejoignit les équipes dédiées à l’Incontestable. Il aida à remettre en état l’infrastructure et, dès qu’il le put, il se replongea dans le code. Des dégâts irréparables avaient été commis et il fallait agir au plus vite. Là, le reste du monde n’eut plus aucune importance. Il travailla jour et nuit. Il dormit peu, il mangea peu, il en avait l’habitude et supporta sans broncher ces conditions extrêmes. Une vingtaine de jours s’écoulèrent sans qu’il ne pense à rien d’autre. Il ne partirait pas tant que tout ne serait pas remis en ordre. L’équipe se serrait les coudes et chacun faisait de son mieux.

Lorsqu’il revit à nouveau le ciel, que ses yeux et son esprit n’étaient plus obsédés par l’Incontestable, il se rappela Dazai. Mais tout allait bien, n’est-ce pas ? En proie au doute, il se précipita à leur domicile. L’immeuble de toute dernière génération n’avait pas autant souffert que d’autres. Il l’attendait là-bas. Il remarqua les béquilles, les blessures qui parcouraient son corps. Dazai n’avait pas été aussi chanceux que lui, mais ce n’était pas le plus important. Son visage s’était assombri. Son regard avait changé.

Une fois Dazai parti, il comble au moins en partie sa performance décroissante par plus d'heures (comme déjà évoqué, il se réfugie dans son travail). Par contre en effet ma phrase était bizarre du coup j'ai juste inversé ce que je disais.
Corrections:
Alors il se réfugia dans son travail. Avec plus d’ardeur qu’on ne lui avait jamais connu. Il n’était pas le seul. Tout le monde parmi ses collègues avait subi quelque chose de terrible, d’insurmontable. Ils s’encourageaient, ils veillaient sur les autres, ils essayaient ensemble de remonter la pente. Mais ça ne suffisait pas. Les larmes tombaient parfois sur son clavier sans affecter affectant le rythme de ses doigts.

Caractère
En fait, j'ai maladroitement essayé d'épiloguer sur ce que pourrait devenir Junji s'il va un peu mieux, mais ça ne colle pas donc à cause de toi Junji est devenu un sale égoïste.  Junji Yoshioka 1534650057 J'ai aussi rajouté des précisions qui sont en rapport avec Shukumei et l'Incontestable.
Corrections:
Passionné par le développement informatique, il est capable d’y passer ses jours et ses nuits et s’avère être un collègue fiable et dévoué. Son engouement est si fort qu’une fois devant un ordinateur, il en oublie le reste du monde. Plus que tout, l’Incontestable est ce qui lui est le plus cher.

Lorsqu’il parvient à se rapprocher de quelqu’un, il se révèle loyal, mais sa timidité peut le montrer aux yeux des autres indifférents et peu attentionné.
Lorsqu’il parvint à se rapprocher de quelqu’un, il se montre loyal et attentionné.
Comme il manque énormément de confiance en lui, il a bien du mal à comprendre l’attrait que les autres peuvent avoir pour lui et a l’impression de ne pas mériter leur gentillesse. Il essaye de la rendre du mieux qu’il le peut.

Physique
Je parlais de son visage et j'ai corrigé la typo.
Corrections:
Sa tête est braquée sur le sol et c’est à peine si on parvient à saisir son regard.
— MODÉRATEUR FICHE —
yuki
— MODÉRATEUR FICHE — yuki
Mer 23 Juin - 12:21
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Les plus du perso :
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Modération de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction


Me revoilà (enfin) pour les retours sur tes modifications ! Junji Yoshioka 1362171446

Histoire


Merci pour les explications et pour avoir pris le temps de signaler toutes tes modifications, c’est vraiment top ! Toutefois, je m’interroge toujours sur plusieurs points :

• En tant que parent, qu’est-ce qui justifie le fait de déléguer entièrement son rôle à son aîné ? Pourquoi lui accordent-ils ce rôle - qui n’est pas de sa responsabilité et qui est une charge beaucoup trop importante pour un enfant - et où sont-ils durant tout ce temps ? Ne voient-ils pas que la relation est toxique entre leurs deux enfants ? Ne mettent-ils rien en place ? Je veux bien croire qu’ils aient des postes importants, mais quand même. Junji Yoshioka 128457956
Puis, lorsque Dazai décide de couper les ponts, qu’en pensent-ils ? Voient-ils leurs enfants séparément ? Les voient-ils tout court? Où sont-ils, au juste ? D’autant plus que les apparences semblent assez importantes pour eux (ex: la volonté de montrer sa richesse et de bons résultats scolaires), alors comment peuvent-ils être aussi aveugles ? Comment gèrent-ils la situation dans leur famille ? Junji Yoshioka 517494357

• Dans son cursus scolaire, personne ne se rend compte de rien ? Un enfant qui est effacé, prostré, qui passe son temps à travailler, qui est mis à l’écart, qui ne s’exprime pas, qui commence à mettre des écharpes même à l’intérieur de la classe, attire forcément l’attention d’un membre de la communauté éducative à un moment donné. Même s’il dit être fragile au niveau de la santé, les parents seraient probablement convoqués à plusieurs moments de sa scolarité afin de comprendre son comportement. (En sachant que si un professeur, un assistant d’éducation, ou autre à le moindre doute sur le fait qu’il puisse être maltraité chez lui, les services sociaux s’en mêleront.)

• “Dazai n’était pas là. Pendant les heures qui s’écoulaient, l’angoisse n’avait fait que tordre son ventre, que jeter son esprit dans la plus effroyable des peurs. Et s’il lui arrivait quelque chose ? Injoignable, il lui était impossible de savoir quoi que ce soit. Recroquevillé sur lui-même, on dut intervenir pour qu’il calme ses récurrentes crises d’angoisse.
Il était tout pour lui.
Il était tout pour lui et pourtant, lorsqu’il put enfin contempler de ses propres yeux l’ampleur des dégâts, ses pensées et ses pas se tournèrent dans une unique direction : l’Incontestable.” > Ça me semble toujours étrange qu’il angoisse pendant des heures, qu’il soit dans un tel état pour qu’il oublie complètement son frère dès qu’il a la possibilité de s’assurer qu’il va bien. Junji Yoshioka 517494357

• Concernant la période post-rupture des deux frères justement : Il a oublié son frère alors qu’il n’avait aucune idée de s’il était en vie, puis il tombe dans une détresse psychologique très forte lorsqu’ils coupent les ponts. Ça me semble toujours très étrange, même si je comprends son attachement pour l’Incontestable et sa dépendance envers son frère. Cet état semble perdurer sans réelle évolution alors qu’il est passé très rapidement de l’angoisse quant au fait de ne pas savoir son frère sauf durant Shukumei, au fait de l’occulter totalement pour se centrer sur l’Incontestable. Ça me pose question. Puis, surtout, il décrit une relation qui paraît assez invraisemblable. Peut-il vraiment exister une telle idéalisation, une telle complicité, une telle confiance entre les deux frères alors que l’un se fait maltraiter par l’autre ?.. Junji Yoshioka 517494357

Caractère


Encore une fois, ce qui me pose question dans l’histoire se reporte dans le caractère :

• “Depuis son départ, il a sombré dans une profonde dépression. Convaincu d’être coupable de ses malheurs, il se punit lui-même en s’entaillant les bras. Torturé, il mange peu, dort à peine et comble sa fatigue par une impressionnante dose quotidienne de café.” > Je me pose les mêmes interrogations que pour le dernier point de l’analyse de l’histoire, concernant la rupture des deux frères. Puis, le côté santé me pose également question. Comment ne peut-il pas voir sa santé se dégrader réellement (avec des problèmes plus graves, de la fatigue extrême qui empêcherait de vraiment se dédier à son travail, des malaises…) avec une telle hygiène de vie ?

• “Pour pallier ses angoisses, il n’a pour seule issue que son travail et celui-ci le transforme. C’est la seule chose qui lui redonne de la vivacité, qui le force à s’exprimer avec plus d’éloquence et à argumenter. Car Junji peut se montrer têtu et sûr de ses choix dans ce domaine. Il est doté d’une grande intelligence et la met à profit pour établir les meilleurs programmes. Il aime partager et parler de technique, bien que sa timidité maladive le freine parfois.” > Super point de développement du perso, j’apprécie beaucoup ! Je me demande donc pourquoi ça n’apparaît pas plus dans l’histoire et pourquoi ça ne lui sert pas à surmonter la rupture avec son frère, puisque visiblement il peut l’oublier comme c’est arrivé lors de Shukumei. Est-ce que ça lui permet de tisser pour la première fois des liens avec d’autres personnes ? Jusqu’à quel point ce trait de caractère peut lui permettre d’avancer ?

Physique


Validé Junji Yoshioka 3998388675

Conclusion
Je pense qu’il reste encore un travail assez important sur l’histoire pour rendre le tout plus vraisemblable, mais il y a vraiment une bonne base. 🙏
Junji est sincèrement attachant et intéressant au niveau de sa personnalité, avec son côté un peu décalé, en inadéquation avec la société, obsessionnel sur ce qui concerne l'Incontestable, et avec son bon fond. N’hésite pas à me contacter en mp pour, soit m’aider à mieux comprendre mes interrogations, soit pour que je puisse t’aider avec ta fiche ! (L’un n’empêchant pas l’autre, évidemment Junji Yoshioka 3182035657 )
J’ai le même objectif que toi : que Junji puisse bientôt intégrer JM, alors je reste à ta disposition ! Junji Yoshioka 1362171446

Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Modération : 2/3

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Il s'exprime (peu, mais il fait des efforts !) en #cc0000.

Junji Yoshioka Signat11

Merci à Keanu, Takashi et Natsume pour les vavas ♥️
— MODÉRATEUR FICHE —
yuki
— MODÉRATEUR FICHE — yuki
Mer 23 Juin - 22:08
Messages postés : 1259
Inscrit.e le : 10/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Jo ❤️
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Après discussion en mp, je pré-valide la fiche !
Bienvenue parmi nous ! Junji Yoshioka 1362171446

Pré-validation par Yuki
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.


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Il s'exprime (peu, mais il fait des efforts !) en #cc0000.

Junji Yoshioka Signat11

Merci à Keanu, Takashi et Natsume pour les vavas ♥️
— STAFF JM : BOTAMSTER —

Jeu 24 Juin - 0:07
Messages postés : 3526
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine forever ♥
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Amuse-toi bien avec ce personnage ! Junji Yoshioka 1362171446

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

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• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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Junji Yoshioka Y23dmr11
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#15 —Re: Junji Yoshioka
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