A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi DgoiC4q
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 A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 620526BoutonElysion5050
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— Just Married —

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Inscrit.e le : 03/07/2021

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Je pète les rétines à causer en #chartreuse.
Oguchi Leandro
J'ai le mauvais rôle.
Informations générales
Nom : Oguchi
Prénom.s : Leandro
Âge : 32 ans, le 14 novembre 2080.
Genre : Masculin.
Origines : Italienne et japonaise selon le registre de l’orphelinat national.
Activité : Inspecteur de police en affaire criminelle.
Sexualité : Ne nous aventurons pas là-dessus.  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 128457956
Avatar : Hazama de BlazBlue.
Règlement : -
Chemin It’s me again.  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 361633772
Autre : /!\ Peut-être deux-trois mots vulgaires qui traînent dans cette fiche. /!\ Bon ben, je viens vous dévoiler un personnage plus perché et semi-toxique ? mdr, vous remarquerez que j'ai pas réussi à faire un vrai méchant donc anti-héros ou lawful antagonist c'est mon maximum. J’suis trop gentil au fond.  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 128457956
Histoire - Délit de sale gueule depuis 2080

/LAWFUL ANTAGONIST - ÉPOQUE ACTUELLE/

18 h 47, pièce jouxtant la salle d’interrogatoire du commissariat de Tokyo.

« Qui est-ce qui se charge de l’interro de l’agresseur d’Akihabara ?
-Oguchi keiji.
-Ah. »

L’homme se raidit sensiblement à la mention du nom de son collègue inspecteur. Une monosyllabe lâchée d’un ton entendu qui pourrait signifier un monde entier de choses pour une oreille inattentive mais davantage pour celle qui ne connait pas le détenteur du patronyme.

19 h 25, devant la salle d’interrogatoire.

« Il a tenu 20 minutes avant de flancher, c’est bien déjà. Ça fait dix de plus que le précédent avec un profil similaire.
-Qu’est-ce qu’il leur dit au juste ?
-Bah, c’est ça le pire. Il leur fait presque pas la causette. J’ai assisté une fois à un interrogatoire mené par lui. Il est presque sympa, il leur propose à boire, une clope ou que sais-je mais à mesure que le temps passe, systématiquement, le mec en face va finir hyper mal à l’aise. Il finit généralement par répondre aux questions et des fois t'en vois certains qui se confient sur d’autres méfaits. Je sais pas si c’est une série de coïncidences ou s’il a une technique...
En tout cas c’est toujours déplaisant de ressortir d’un interrogatoire dont il a la charge. Je t’assure, t’as l’impression de t’être fait arnaquer sans savoir dans quelle mesure. »

L’interlocuteur ricane légèrement avant que son collègue ne poursuive d’un ton autrement plus sérieux.

« Sérieusement un petit conseil : si tu peux l’éviter, fais-le. Il est pas net ce gars. »
____

19 h 30, de retour dans le bureau de la brigade des enquêtes criminelles.

Je fixe ma montre l’air satisfait. Quelle idée d’agresser des personnes en pleine journée, quand on a à peine passé la vingtaine et que deux-trois évocations de déshonneur familial suffisent à vous rabattre le caquet ? C’est ridicule et presque cliché. Je ricane silencieusement en posant le dossier du garçon en haut de la pile des profils de la journée.

Je m’affale sur ma chaise et me masse l’arrête du nez. J’ai rejoint la brigade il y a maintenant une dizaine d'années et suis très récemment passé inspecteur. Ça ne fait que quelques mois, à vrai dire juste après le repuçage donc ça nous ramène à avril de l’an passé déjà ? Sacrée rigolade ces gens rapportés morts de toute part. Enfin ça fait du bien quand ça se calme aussi. Je disais donc que je suis l'un des plus jeunes inspecteurs de la brigade et je m’en sors. Je fais partie de la première division d'enquête, qui s'occupe des joyeusetés du genre meurtres, agressions, enlèvements, incendies, viols. Disons que tant que j’obtiens ce qui est attendu, l’on ne me secoue pas trop. Et ça vaut mieux.

Je sais ce que tout le monde murmure à mon sujet puisque ce sont les mêmes remarques que j’entends en boucle depuis petit. « C’est un sadique, au fond. » ou « Il aime déstabiliser les gens, c’est son truc de mettre mal à l’aise. » et le fameux « Il a pas qu’une tête de serpent, c’en est un. »

Bah au moins, j’assume. J’aime les voir paniquer quand je leur sers leurs contradictions sur un plateau, avant qu’ils commencent à me prendre pour un débile et ne parviennent qu’à s’emmêler davantage les pinceaux en changeant leur version des faits. J’ai jamais prétendu être un saint ou un bon samaritain. Je profite d’un statut ? Non, je pense plutôt que je remets à leur juste place des personnes qui se sentent au-dessus des lois. Alors elles ne peuvent s’en prendre qu’à elles. Je les force pas à commettre des méfaits moi. Je m’applique simplement à leur faire passer l’envie de remettre les pieds au commissariat. Mes méthodes sont jugées abusives par certains, mais ce sont les résultats qui comptent.
Après tout, je sers la communauté ne l’oublions pas. Plus choqués ressortent-ils de nos locaux, plus faibles sont les chances de récidives, non ? Je ris une nouvelle fois sous les regards médusés des derniers membres en train de quitter les locaux.

« Ah Oguchi-san, otsukaresamadeshita.
-Otsukaersamaaa. »

Je fais un petit signe d’au revoir guilleret à mes collègues interdits et décroise les jambes de mon bureau afin de me redresser. Il est temps de plier mes affaires à mon tour et de me rentrer. J’enfile ma longue veste de costume et attrape mon fédora d’une main habile.

SNICKERING SNAKE - L'ORPHELINAT:

16 h 12, Orphelinat de Tokyo.

« Leandro. Leandro, s’il te plaît. »

Le jeune garçon aux cheveux verts vifs avec son livre illustré dans les bras regarde l’une des surveillantes de l’orphelinat et un infirmier, un grand sourire aux lèvres. La femme affiche un air contrarié en toisant une petite tête brune à proximité tandis que l’infirmier, lui, semble inquiet.

« Tu dois nous dire comment tu t’es fait ça. »

Ça, c’est la blessure qu’il a au genou. Un petit bobo comme les enfants s’en font quotidiennement, sans effort et sans gravité particulière. Un coup de Mercurochrome et ça repart.

« … 
-Est-ce que tu es tombé comme l’a dit Rin ou est-ce qu’il s’est passé autre chose ? »

Son expression ne flanche pas lorsque Leandro tourne la tête vers Rin qui lui fait un signe que les adultes ne peuvent pas comprendre. Elle lui montre le dos de sa main, c’est le signe qu’ils utilisent au sein du groupe. C’est le signe qui représente l’affiliation et la dévotion envers le groupe et ses membres. Seulement là, tout de suite, ce signe veut surtout dire : pas un mot.

Leandro se tourne vers l’infirmier, puis la surveillante. Son sourire s’agrandit et son ton résonne avec une légèreté joyeuse.

« On jouait à chat et j’ai pas vu le pan de mur à temps alors, paf ! »

Il mime la collision, théâtral. Désacralisant la violence de l’impact. Le genou saigne et Le ventre de Leandro se serre. Il aime bien dire qu’il a « avalé des couleuvres » pour dire quand son estomac se noue. Parce que les couleuvres grouillent, se mélangent, s’entortillent et font des nœuds. Exactement comme ses intestins quand Rin lui demande de mentir pour couvrir les agissements qui surviennent au sein du groupe. Il la voit nettement, à travers ses longs cheveux raides, cette lueur de peur qui ternit ses grands yeux sombres. Elle et lui sont dans le même bateau. Mousses sous les ordres d’un Capitaine d’équipage qui n’est ni patient, ni tolérant.

_____

Avant de sortir de l’orphelinat, il pensait cela normal. Respecter le secret du groupe, suivre les ordres aussi douteux soient-ils du chef. C’était le chef, le meneur. Pas la figure d’oppresseur qu’il n’a identifiée comme telle que des années plus tard, une fois bien plus âgé.
Le sien s’appelait Akira. Akira, c’était cet enfant de quelques années de plus que les autres, qui était à l’orphelinat depuis plus longtemps que les autres, qui avait un charisme particulier comparé aux autres. Il savait y faire avec les adultes, il avait cette capacité qu’ont certains individus à vous dire ce que vous souhaitez entendre. À vous paraître particulièrement sympathique et vous fasciner.

Akira avait rassemblé ses têtes préférées dans un groupe de six enfants, lui inclus. Ce groupe était devenu l’équipage et lui, Le Capitaine de l’équipage. Le donneur d’ordres, qu’il avait honoré du joli titre de "quêtes" ou de "missions" pour en dissimulé la nature. Les quêtes d’exploration étaient celles que l’équipage préférait car tout le monde s’y amusait bien à inventer des aventures de piraterie. La collaboration régnait et les rires fusaient sans arrêt.

Parfois, quand Akira n’était pas d’humeur à la rigolade, les quêtes changeaient de teneur. Il désignait un membre dont lui seul connaissait l’identité un matin et lui confiait une tâche importante à accomplir. Il avait l’art de présenter ces missions individuelles comme hautement déterminante du bien-être collectif.

Le problème c’est que pour ces missions individuelles, il ne s’agissait jamais d’exploration ou de jeu. Il fallait toujours pousser, griffer, gifler un autre membre du groupe.
Akira avait sa philosophie pour appuyer ses prises d’initiatives étranges. Il disait que lorsque l’on riait trop, il était nécessaire d’équilibrer l’énergie en pleurant au moins autant.
Alors, il chargeait l’un des membres de l’équipage de s’en occuper. Akira, lui, n’intervenait jamais directement.

Et le jour du bobo, comme nombre d’autres jours bien trop similaires, c’était Léandro qu’on avait voulu faire pleurer.

Leandro et Akira ne s’entendaient pas, ils ne s’aimaient pas. Leandro détestait rageusement Akira. Parce que Leandro voyait ce que des adultes ne percevaient pas. Qu’il avait vu, lorsque ses amis, Rin et Ren, des jumeaux et ses meilleurs amis à l’orphelinat, était revenus d’une session de jeu des bleus plein les coudes.
Que Rin, choquée et la mine basse tenait la main de Leandro en tremblotant muette, pendant que son frère Ren avait dû expliquer le principe des missions à leur ami commun.
Alors, il avait promis à Rin et Ren de ne pas les laisser seuls, et voyant la terreur dans les yeux du frère et de la sœur, avait décidé de rejoindre le groupe pour regarder le mal en face.

Akira le méprisait et s’en méfiait aussi. Mais par vanité, il avait accepté d’accueillir le garçon aux cheveux verts dans son équipage. Comme il souriait tout le temps de ce sourire insupportable, Akira n’osait pas le lâcher des yeux. Leandro ne se pliait pas comme les autres enfants ou les adultes aveugles, il résistait.
Il l’agaçait, il l’horripilait. Il le désignait souvent comme cible des missions individuelles. Juste dans l’espoir sadique de voir son sourire enfin se tordre et se retourner. Pour lui arracher cette satisfaction permanente. Pour lui faire comprendre qu’il aurait le mot de la fin, qu’il était plus fort que lui.

Et Leandro aurait pu tenir sa promesse faite à ses deux amis. Il aurait pu dévoiler aux adultes, après plusieurs mois dédiés à consigner dans son cahier le détail des missions individuelles données par Akira. Dévoiler à l’infirmier la véritable provenance de toutes les plaies accumulées sur son propre corps comme témoignage aggravant pour soutenir les faits. Dévoiler les manigances d’un esprit jeune aux mœurs détraquées et rétablir la justice, l’harmonie dans le petit monde froid de l’orphelinat. Mais le sort, ou plutôt L’Incontestable, en décida autrement.

Il mit sur sa route un couple sans enfants, désireux d’adopter. Il mit sur sa route la personne qui allait changer sa vie : Kaede Oguchi.
Derrière un nouveau sourire imperceptiblement craquelé comme sa promesse il n'emporta de l'orphelinat avec lui que trois choses : son cahier, deux brisures au cœur du nom de Rin et Ren et l'empreinte mentale d'une tumeur vivante qui s'appelait Akira.

SLIPPERY SLOPE - L'AILLEURS:

Kaede Oguchi.
Une femme vive, aux cheveux et yeux bruns. Un sourire franc et communicatif. Une énergie naturelle et une curiosité sincère. Kaede Oguchi, bizarrement égarée dans une union maritale avec Tarō Oguchi. Un homme un peu renfermé sur lui-même et inintéressant.

Enfin, ça c’est ta vision biaisée, Leandro. Parce que lors des visites à l’orphelinat, c’est Kaede qui te pose des questions sur ce que tu aimes faire. Qui s’émerveille quand tu lui racontes des histoires fantastiques ou que tu partages avec elle certains de tes dessins les plus réussis. Ils sont moches, tu as accepté cette réalité. Mais contrairement à d’autres adultes, Kaede ne te flatte pas de compliments tout faits et creux. Elle relève l’élément le plus réussi de ta composition. Elle t’encourage à continuer d’affuter cet œil et ce souci du détail que tu possèdes.

T’étais pas forcément un enfant manquant de confiance en toi. Tu te sentais seul, très seul, d’accord. Pourtant, il ne te faut pas de nombreuses visites pour comprendre que Kaede et toi vous entendrez bien.

C’est elle qui avait souhaité adopter. Tarō Oguchi, lui, a toujours été présent en apparence mais assez détaché des questions familiales dans les faits. Tu t’es vite interrogé : pourquoi L’Incontestable avait-il marié Kaede à Tarō. Elle méritait mieux, tu pensais. Mais elle ne paraissait pas malheureuse. Tu apprendras plus âgé que Kaede avait délibérément voulu adopter un orphelin, toi, plutôt que d’avoir un enfant de manière traditionnelle. Parce que le cœur de mère de Kaede était bien trop vaillant pour que des insignifiances tels que les liens du sang ne viennent entacher son rapport à la maternité.

Et comment dire ? Si tu devais désigner un héros dans ta vie, ce serait elle. Parce que, toi non plus les liens du sang tu ne les considères pas importants. Ta mère et ton père biologiques ont choisi de ne pas t’élever. Que ce choix soit contraint ou libre, tu t’en fiche désormais. Ça ne changera rien au temps passé à l’orphelinat, cette dizaine d’années de vie durant lesquelles tu grandissais en ayant fait une croix sur tes aspirations de foyer familial.

Mais tout n’a pas fonctionné comme sur des roulettes dès que les papiers de la procédure d’adoption ont été signés. Quitter l’orphelinat. Le quitter avec ce que tu avais sur le cœur et dans la tête, ça t’a pesé et ça s’est vu. Tu en as mis du temps à ne plus appeler des noms dans ton sommeil au milieu de cauchemars. Les regrets t’en faisaient voir des scénarios torturés. C’est là que t’as commencé à m’entendre te parler, cette voix intérieure qui te pourrit la vie. La présence malvenue qui hante ta tête.

Parce que t’as pas tenu t’as promesse, je suis venu te punir. Mais je suis venu simplement parce que tu m’as ouvert la porte et que tu as bien voulu me laisser entrer Leandro. Te rends-tu compte que ta logique d’auto-persécution mentale ressemble beaucoup à l’idéologie d’Akira ? Non, pas encore. T’as pas le recul nécessaire pour détricoter la toile de comportements abusifs inconsciemment intégrés que tu t’infliges tout seul. Ça viendra. Tu te punis parce que t’as eu la chance de rejoindre un foyer mais que t’as laissé tes amis derrière. Comme si c’était de ta faute. Comme si t’étais responsable d’eux, mais Leandro t’as presque treize ans. C’est pas ton rôle, t’es un enfant pas un parent. Pas un gardien, ni un tuteur. T’es rien qu’un gamin.

Autant dire que tu étais assez renfermé en arrivant dans la demeure des Oguchi. Kaede était la seule à qui tu parlais. Tu ignorais Tarō qui te le rendait bien et n’avait que le travail à l’esprit. À la maison, l’acclimatation progressait à ton rythme, c’était bien.

Mais il y a eu le collège. Le retour au milieu de petits cerveaux de ton âge. Tu étais terrorisé, Leandro. Terrorisé à l’idée d’être de nouveau confronté à des situations comme celles que tu avais rencontrées à l’orphelinat. Tu as consacré des semaines entières à réfléchir à ce que tu voulais : interagir avec les autres ou jouer la carte de la précaution ? Et pendant que tu réfléchissais dans ton coin, les autres organisaient des sorties et passaient du temps ensemble.

Les semaines se sont étirées en mois, puis en années pour qu’il soit déjà le moment d’intégrer le lycée. T’étais finalement resté en retrait, t’avais pas su pondérer ton choix de socialisation suffisamment tôt. Tes résultats scolaires étaient bons, tu étais très attentif et même si ton manque d’intégration revenait souvent sur le tapis, ton comportement ne méritait pas que l’on tienne la jambe de Kaede sur ta vie scolaire.

En sortant du collège, tu t’étais enfin décidé : au lycée, tu te mêlerais aux autres. Il fallait que tu essaies, plus pour Kaede que tu voyais un peu inquiète à ton sujet, que pour toi. Et au fond un peu pour toi aussi, parce que tu ne voulais pas te résoudre encore à abandonner toute tentative sur une mauvaise expérience passée. Tu partais sceptique, mais pas perdant.

Le lycée, le début de tes mauvaises manies. Ça a dû arriver la première fois pour une broutille d’embrouille comme il y en a tellement dans le quotidien des lycéens. T’avais dû remarquer une histoire de brimades entre filles comme on en lit dans les mangas et ton programme de persécuteur s’est lancé automatiquement.

Tu voulais juste qu’elle arrête. Qu’elle laisse l’autre fille tranquille. Tu ne les connaissais ni l’une, ni l’autre, mais tu t’en es mêlé quand même. T’as persécuté la persécutrice. Les ordures dans le casier, les insultes taguées sur la table, les rumeurs honteuses écrites en caractères géants de craie au tableau avant l’appel du matin, tu lui as servi exactement le même poison que ce qu’elle avait servi à l’autre fille. Mais, même lorsqu’elle s’est confondue en excuses, pleurant de stress devant la victime et devant toi, tu as fait durer la persécution. Pourquoi ? Parce qu’elle ne s’était pas arrêté immédiatement quand on le lui avait poliment demandé. T’étais pas satisfait. T’as fait traîner une semaine de plus. Une longue semaine pour elle. Ça ne s'est même pas ébruité, parce qu'elle avait persécuté, elle n'a pas osé te dénoncer. L'incident s'est clos puis chacun s'est de nouveau mêlé de ses affaires.

Et les évènements similaires se sont multipliés. Parfois, tu te frittais avec des gars qui en passaient à tabac d’autres gratuitement, parce que la situation s’y prêtait bien. Quand Kaede t’as vu rentrer à la maison après ta première bagarre, tu ne savais pas trop quoi lui expliquer. C’était si compliqué à justifier et pourtant très simple selon ton point de vue.

Elle a soigné tes blessures et t’as dit :

« Parfois, tu vas vouloir te montrer violent avec certains individus. Parce que tu ne peux pas tolérer leur agissements, parce qu’ils blessent les gens que tu aimes ou de parfaits inconnus, ou parce que tu as l’impression qu’ils sont à l’origine d’une injustice.
Je ne peux pas décider pour toi de la façon dont tu dois réagir, car il s’agit de tes choix et de ta vie.
En revanche je peux te conseiller deux choses, d’adulte responsable à futur adulte responsable : 1) débrouilles-toi pour toujours garder le contrôle sur toi-même. 
Et 2)…
»

Elle s’interrompt avant de relever les yeux vers toi, son regard brun habituellement si chaleureux voilé d’une touche de froideur impartiale.

« Quoi que tu choisisses de faire, sois prêt à assumer les conséquences de tes actes. »

Elle t’offre un sourire radieux et te colle un pansement avec un dinosaure sur la main pour ta peine, un reliquat de ceux que t'aimais bien plus jeune. Un choix délibéré pour t’enquiquiner gentiment et te rappeler que pour l'instant, tu es encore un genre de grand enfant. T'as encore le temps de décider ce que tu vas faire de ces élans violents. T'as encore le temps d'apprendre et ça tombe bien car justement, l'académie t'attend.

SORROWFUL SOUL - L’ACADÉMIE:

T’as décidé de suivre les études de toutes celles et ceux qui ont des âmes de justicier qui s’ignorent : tu vas rejoindre la flicaille. T’aurais pu intégrer les rangs des magistrats, les gardiens de la loi, mais c’est pas pour toi le métier de juriste.

Tu préfères pouvoir disposer du loisir de fouiner et de t’immiscer dans les détails sordides. Parce que c’est ton point fort le souci du détail, le domaine du précis. Et rien n’occupe ton esprit comme la perspective de recherche de l’infiniment petit.

Tu commenceras naturellement par passer le premier niveau du saiyou shiken, le test d’admission pour intégrer l’école de police. Après le lycée, il s’agit d’un test de connaissances générales. Tu le prépares sérieusement, même si cela revient à réviser tes cours de lycéen.
Tu l’annonces à Kaede au moment où tu entreprends tes premières recherches sur la procédure d’admission. Elle se renseigne même avec toi, te soutient évidemment dans ce choix d’orientation et vous récoltez ensemble toutes les informations nécessaires pour préparer la suite de ta scolarité. Ton père adoptif n'émet pas d'objection, ce n'est pas une si mauvaise profession.

Vient le jour de l’examen, tu le passes et tu apprends vite que tu es reçu. Tu es heureux au fond de toi, ton travail a porté ses fruits. Le projet que tu as présenté à Kaede va se réaliser. En route pour l’Académie métropolitaine de la Police de Tokyo.

Tu intègres, comme toutes les nouvelles recrues, le dortoir que l’on t’a attribué dans la résidence des locaux de Fuchû. Tu suis le programme d’entraînement physique commun à toutes les nouvelles recrues avant d’intégrer le cursus plus long, destiné aux admis les plus jeunes. Tes dix mois de formation se divisent en une variété de matières que tu découvres et dont certaines t’intéressent plus que d’autres : l’investigation criminelle et l’identification par exemple, ou les cours de taihojutsu, cet art martial fusion de plusieurs arts martiaux réputés et exclusivement conçu pour les besoin de la police japonaise.

Car loin du foyer, dans ce monde inconnu, tu as besoin d’un exutoire. Les cours d’arts martiaux te conviennent bien, et quand cela ne suffit pas et que tu trouves le temps, tu t’en vas piquer des têtes dans la piscine couverte du complexe.
Tu socialises le minimum attendu, lorsque les situations le demandent. Parce que dix mois passent vite et que tu veux t’assurer d’en sortir avec de bons résultats. Tu vises les affaires criminelles alors même si tu te montres sérieux lors des stages d’observation en koban, tu ne perds pas de vue le but de tout ce travail.

Tout seul tu es arrivé, tout seul tu ressortiras de là. Tu penses à ta pomme mais tu y mets les formes.

Tu quittes l’Académie pour rejoindre le Département de la Police métropolitaine. T’as fêté tes dix-huit ans pendant tes dix mois là-bas. Tu passes environ quatre ans affecté à différents services plus généraux avec des responsabilités plus adaptées à ton profil inexpérimenté avant de rentrer à la brigade des affaires criminelles. Des tâches administratives, rébarbatives, mais passage obligé que chacun connait. Pas de passage abrégé possible pour se faire une place dans la hiérarchie, tu l'as bien compris.  

À ton arrivée, tu es formé en interne à la criminologie selon l'expertise des professionnels actifs de la brigade. Tu prends connaissance de la méthodologie, de l’organisation et des fonctions des différentes divisions d’enquêtes. L’ambiance du service est unique et se distingue de ceux que tu as connu précédemment. Une espèce de sentiment d’intégrité tacite habite les esprits, une tension de la maintenir et de la défendre aussi.

Finalement, c’est la première division d’enquêtes qui t’ouvrira ses portes. Tu te retrouves en poste au sein de l’une des trois équipes en charge des meurtres et accidents. À 22 ans, tu découvres petit à petit l’ampleur de la noirceur de l’âme humaine à travers les éléments de dossiers qui s’étalent sous tes yeux encore innocents.

Et lentement, pernicieusement, il s’installe en toi. Cet élixir complexe de douleur empathique, d’injustice, de rage et de volonté de vengeance. Les cinq premières années sont les pires pout toi, mentalement. Les longues années d’ajustement, de maîtrise de soi à atteindre, de gestion des émotions à parfaire.
Bon comme tous les autres, l’examen psychologique effectué à ton entrée dans le service a confirmé que tu étais suffisamment stable pour être capable de te dépatouiller de tout ça. Tu vas trouver tes marques et l’organisation qui te soulageras.

Tu y arriveras oui, mais à un coût tout de même. Et ce coût, ce sont tes tendances vengeresses.
Cette envie de faire subir aux créateurs d’injustice, les sources du mal, une part du poison qu'ils répandent. De ne pas leur permettre de s’en tirer sans qu’ils y laissent des plumes.

Évidemment, il est hors de question que tu aies recours à des moyens illégaux. Tu gardes la notion des limites à ne pas franchir, car entre tes pulsions et le changement de camp, tu sais qu'il n'y a pas beaucoup de mètres de distance. Tu réfléchis, une nouvelle fois, à une façon de faire coïncider tous ces éléments pour soulager ta conscience sans faillir à ta mission.

C'est lors d'une observation d'interrogatoire que la réponse s'impose à toi. Assis derrière la vitre teintée, le crayon planant au-dessus du compte-rendu que tu dois rédiger, tu aperçois l'occasion inespérée. C'est dans cet entre-deux mondes isolé des salles d'interrogatoires que tu les plieras. Tu ne les toucheras pas, tu te montreras courtois mais tu les plieras. Tu les écouteras, tu leur parleras et tu les plieras. Tu as trouvé une place qui te correspond dans la pénombre d'une pièce de quelques mètres carrés aux néons grésillants. C'est parfait pour toi ça, face de serpent.

/LAWFUL ANTAGONIST - ÉPOQUE ACTUELLE/

Je ne suis pas un héros, je ne crois même pas en la notion de justice. Car elle n’est que ça : notion. Si le système judiciaire était bien fait, il n’y aurait absolument pas besoin de personne comme moi dans la brigade. Mais le fait est que je suis là et je m’amuse bien à entendre grincer des dents ceux que je dérange.

Cinq ans que je suis passé d’une des deux équipes annexes à l’équipe principale en charge des meurtres et agressions aggravés. Cinq ans ça nous ramène loin, au début du mouvement des Incontrôlables à une année près. C’était quoi le nom de leur grand évènement déjà ? Ah oui, le Big Bang Kiss. Le nom était naze mais l’idée m’a bien plu. C’était rafraichissant d’enfin voir autre chose que la soupe pro-Incontestable dont on nous gave habituellement. Là encore, c’était mignon. 
Le festival qui a suivi par contre, ça les a bien fait déchanter. D’ailleurs ce fut leur dernière opération publique de mémoire, après ça pouf ! Finie la récré des rebelles, tout le monde va gentiment reprendre son train-train et faire ce qu’on lui dit. Ils n'ont pas fait long feu mais il faut admettre qu’ils avaient le sens du sensationnel.

Et puis Shukumei. Le début moins marrant qui a bien recentré tout le monde sur l’essentiel : survivre aux éléments. Une sale période à vivre l’après-catastrophe, pourtant qu’est-ce qu’on est heureux d’avoir l’occasion de la vivre justement. C’est toute l’ironie du sort. Alors on fait comme tout le monde et l’on emboite le pas du passant devant nous pour se rendre à Hamarikyu Gardens. Et quand on est pas passé très loin de la fin, on s’y rend même tous les ans par superstition.

Je fixe le feu rouge en tapotant sur le volant. Il y a 4 ans, j’habitais un autre quartier de la métropole. Comme tant d’autres personnes, Shukumei m’a forcé a déménagé avec ce qu’il me restait de possessions vers un nouvel habitat salubre. Pas le plus drôle épisode mais en tant que célibataire, le nombre de mes affaires n’avait rien de hautement décourageant. Un déménagement reste un déménagement : c’est une corvée qu’il est satisfaisant de voir terminée.
Un tour de clé, un déchaussement et retrait de manteau. Mon trousseau lancé finit sa course aérienne dans le vide-poche de l’entrée avant que j’aille m’effondrer sur le canapé du salon. Je déboutonne mes poignets et remonte mes manches de chemise. J’enlève ma montre, la pose sur la table basse avant de passer un bras sur mon front. J’en étais où ? Ah oui, après ça il y a eu…

System Error. Un temps tourmenté pour les mariés sans doute, mais de mon point de vue il n’y a pas eu de perturbation notoire. Ça a quand même duré plus longtemps que tous les autres bugs connus du système jusqu’alors il me semble. Bon et les histoires de coucheries, tromperies et manigances ont jailli de toutes parts. Toutes les discussions avaient ce nom de code au bout des lèvres : System Error ceci, cela. Un petit aperçu d’une vie sociale lavée de contraintes et des aspirations de liberté communes à énormément de citoyens.

C’est un peu comme si « l’amour » savamment instillé par L’Incontestable s’était octroyé des congés payés. Il en a fait ce qu’il voulait, une coupure dans le flux et reflux des journées répétitives. Pour le meilleur et le pire. Combien de cas de couples perdus au retour de l’ancien fonctionnement ? De comptes à rendre d’ampleur grave ou gravissime. Ah, mais l’on croirait presque que je me fais du souci pour autrui à m’entendre. Excusez-moi, la fatigue qui parle.

En parlant de fatigue, les quelques mois d’épidémie on apporté leur lot d’épuisement eux aussi. Je n’ai pas été atteint, ou du moins, je n’ai ressenti aucun des symptômes décrits. Mes parents, eux, ont été assez malades mais se sont remis après quelques longues semaines de repos et d’incertitude. Étais-je soulagé ? Oui ? Non ? Quelle différence, cela ne leur aurait pas redonné la santé plus vite. Aujourd’hui, ils sont tous les deux remis. Kaede se porte bien et nous discutons à l’occasion. Tarō aussi, de ce qu’elle m’en dit.

Enfin, les puces ont pris le relai de l'épidémie. Jamais autant de coups de téléphone de conjoints paniqués pour de fausses alertes de décès n'avaient été enregistrés par le service qui s'occupe des personnes disparues. Un grand nombre d'enquêteurs a été sollicité pour comprendre d'où provenait le problème. Au début, je pensais naturellement comme d'autres que le souci était limité à quelques individus mais les témoins ont commencé à défiler au poste pour être interrogés et leur nombre n'a fait qu'augmenter.

On a envisagé les scénarios les plus improbables pour comprendre la nature du phénomène : terrorisme de masse, acte de rébellion collectif, hack de grande ampleur... Et pourtant, rien ne semblait coller. Tout paraissait disproportionné et surtout, les individus interrogés paraissaient profondément perdus, à des lieues de ce à quoi ressembleraient des membres d'une organisation criminelle. Et puis au bout de quelques semaines de climat de terreur et de tension, nous parviennent enfin les informations collectées par le TPAI. Ah bah non, ce sont les puces qui déconnent au temps pour nous qu'ils nous expliquent. Bah, expliquez plutôt ça aux personnes sortant d'interrogatoire.

Des directives nous sont transmises et le grand recensement est lancé avec ces brutes de miliciens, le travail ne manque pas et toutes les équipes des différentes divisions focalisent prioritairement leurs ressources sur cette affaire.  Après le communiqué gouvernemental, certains voient l'extinction des puces comme une aubaine à ne pas manquer. Les fuyards se multiplient et la cavalcade se poursuit dans quatre longs mois d'agitation. Les nouveaux modèles de puces sont brevetés puis installés à tous les concitoyens. Comme à son habitude, le gouvernement sert un discours pour apaiser la population sans mention des détentions provisoires ou incarcérations. L'Incontestable est rétabli.

/AFFAIRE CLASSÉE/
Physique
T’as le sourire jusqu’aux oreilles et les yeux plissés en permanence, tu mets mal à l’aise.
Pourtant, c’est apprécié d’habitude les personnes souriantes, n’est-ce pas ?
Oui, mais pas de la façon dont tu souris toi.
Toi, tu as ce sourire de façade, insondable, qui cache des pensées que personne n’aimerait deviner.
Parce qu’on soupçonne qu’elles sont mauvaises.

T’as des allures de reptile avec ta chevelure verte et tes traits de visages tout étirés.
Et tu achèves de ressembler à un serpent les brefs instants où tes paupières s’entrouvrent pour laisser percer des prunelles mordorées.
D’ailleurs, ces brefs instants sont ceux où ton sourire de façade s’étiole et laisse place au demi-sourire qui donne froid dans le dos.
Là, tu ne mets même plus mal à l’aise, tu gênes et tu intimides.

Les personnes le ressentent, qu’il y a dans ton expression une intensité instable.
Celles qui sont attentives le savent d’instinct, que t’as des desseins malsains.
Sans pouvoir mettre des mots dessus, sans en être parfaitement certain, c’est là.
Ça tombe dans les creux d’estomacs comme les interrupteurs du disjoncteur tombent avec les plombs.
Et quand tu perds ton demi-sourire, c’est que les plombs ont sauté et on grillé quelque chose.
Mais ton expression le confirme, c’est juste la rage sourde et muette que l’on lit sur ton visage.
Celle qui annonce sans un son qu’elle a terminé d’écouter et de parler, que la suite de la discussion se déroulera dans la friction et les pulsions.

Alors, il t’arrive de sourire sans avoir envie de torturer les esprits.
Quand tu as l’âme sombre ou le cœur radieux, la distinction ne se montre pas toujours distinctement sur ton faciès.
À force de sourire en permanence, comment être sûr de déchiffrer correctement ce signe ?

Ton style se trouve à mi-chemin entre celui d’un genre de shérif et d’un mafieux italien sorti d’un film.
Tu vois, ta dégaine seule prête à confusion sur ton affiliation : t’es dans le camp des gentils ou des pourris ?
Jusqu’aux vêtements tu t’abstiens consciencieusement de t’exposer franchement dans un rôle précis.

Personne ne sait trop pourquoi tu portes deux ceintures, et à vrai dire personne ne t’a jamais posé la question.
Éternelle combinaison de chemise blanche-veston-cravate sous ta veste longue et ton fédora.
T’es tiré à douze épingles, toujours impeccable et sans une froissure. Dans ton genre, tu présentes bien.
Tes bottes à bout renforcé en métal et des demi-gants en cuir brun. Ça, tu passes pas inaperçu.
Surtout avec ta silhouette. On croirait que t’as glissé des épaulettes à l’intérieur de ton manteau alors que non, t’as juste des épaules bizarrement larges et anguleuses qui contrastent avec ta taille cintrée de lézard et des jambes interminables.
1m84 de longueur anguleuse. Bon, exubérant comme tu l’es ce ne sont pas forcément des atouts que nombreux apprécient à leur juste valeur.
Disons que ton caractère coupe souvent court aux négociations plus avancées, il faut vraiment le vouloir pour te suivre dans tes jeux.
Caractère
Si l’on devait résumer ta personnalité avec une carte de jeu, tu serais sans doute le joker. Un sourire et la légèreté du fou du roi qui s’amuse de tout sans rien prendre au sérieux. Mais c’est vrai ça, tu ne prends rien au sérieux ?

Si, le jeu psychologique, tu prends ça très au sérieux tant que tu ne poses pas le bout de ta botte sur le plateau. Mais tes jeux ne sont pas amusants pour ceux que tu désignes joueurs ou plus exactement victimes. T’es pas violent physiquement, enfin ça te pose aucun problème quand le reste ne suffit plus mais c’est pas ton premier réflexe. Non, toi t’es dans le vicieux. Tu testes, tu fouines, tu pousses à bout. Mais le plus vicieux dans tout ça n’est pas tellement que tu créer des situations pour instrumentaliser des personnes, non. Le plus vicieux c’est que t’es convaincu que c’est un équitable retour des choses, que le mauvais s’équilibre par le mauvais. Pathétique prétexte. Pernicieuse philosophie.

« À con, con et demi ? » Ouais, tu pourrais sortir une connerie dans cet esprit. Ça sert bien tes désirs de contrôle sur autrui. Le coup d’avance du mec désinvolte qui énerve la terre entière. T’énerves pas parce que tu penses tout savoir, non. T'es humble et beau joueur sur la quantité de sujets qui t'échappent. Tu rends furieux les autres d’arriver à tes fins en usant de manières pas convenables. De pas aborder les problèmes avec l'expression de sérieux de rigueur que tout le monde connait et comprend. Et en en faisant pas mal à ta tête, chacun croit que tu le prends de haut avec ton sourire.

Tes règles changent souvent, manquent de clarté et ne trouvent pas écho chez tout le monde. Tu retournes ta veste quand tu te lasses et il ne te faut pas grand-chose pour en arriver là. L’ennui, ton ennemi, te guette souvent. C'est pour ça que tu te conduis comme une girouette, un jour une idée, le lendemain l'opposée.

Pourquoi détestes-tu autant t’ennuyer ? Peut-être parce que lorsque l’amusement s’amenuise pour faire place à l’ambiance ennuyante tu ne peux plus fuir devant le vide qui hante ton âme. Tu pourrais te battre pour des principes ? Non, tu ne te vois pas si courageux. Tu pourrais porter des idéaux qui inspirent des générations ? Non, tu ne te vois pas t’investir à ce point. Trop sérieux pour toi, hein ?
Bah alors tais-toi et continue de jouer. Y a qu’à ça que tu es bon : déchaîner les passions. Gêner, hérisser, tourmenter. Super, et après à quoi tu rimes quand t’as finis de faire le pitre ?

Tu tombes de haut. Quand tu perds ton sourire, ta façade, ton masque de serpent. Y a pas douze possibilités : la rage et la solitude. La rage, elle dit rien mais elle défoule. Et ça m’étonnerait qu’à moitié que ce soit elle qui te pousse à adorer les expressions douloureuses des gens que t’interroges. Un vecteur de pression que tu relâches parce que c'est un moyen que t'as trouvé parmi tant d'autres.

La solitude, elle te terrasse. C’est le mal de la décennie, il paraît. Rien d'unique chez toi. T’es tout seul avec tes pions cassés, ton jeu de cartes cornées et des sanglots que personne ne veut sécher pour toi. À trop passer pour un reptile au quotidien, tes larmes ne peuvent qu'être celles d'un crocodile. Tu fixes le plateau de jeu du coin de la pièce, tout penaud comme un enfant qui n’arrive pas à s’intégrer au groupe. Ça n’a pas changé depuis l’orphelinat, ce décalage que tu ressens. T’es peut-être très observateur, perceptif, fin appréciateur des intérêts et aspirations d'autrui mais en sentiments sincères et connexion durable tu te pètes salement les dents.

T’es usant, mais tu te gardes bien d’expliquer à quel point t’es usé de faire des efforts aussi. Ça n’excuse pas tout, mais ça explique partiellement. Faudrait que tu songes à laisser les gens atteindre tes bons côtés, mais t’es déjà persuadé qu’ils ne les verront pas et ne voudront pas t’aider. T’as peur de ce qu’ils pourraient penser avant même de leur laisser le loisir d’essayer. Parce qu’on te catalogue depuis longtemps, alors spontanément tu t’es mis à y croire à moitié toi aussi, que t’es un gros bâtard manipulateur qui pense qu’à sa gueule et prend son pied en manœuvrant des inconnus incrédules ?
Tu dis adorer l’imprévisible mais t’oses pas accepter que la suite de l’histoire s’écrive sans y mettre ton grain de sel pessimiste ?
… Bah alors, t’as perdu ton sourire ravageur ?

Si tu ne sais vraiment faire que jouer alors il serait temps que tu t’appliques et que tu le fasses sérieusement, car ta mise restera faible jusqu’à ce que tu te décides de mettre toutes tes cartes sur la table. T’es forcément pas qu’un gros bâtard. Et moi, j’suis que ta voix intérieure qui reflète ce que tu t’infliges au quotidien. Va toucher de l’herbe et demander de l’aide, j’en ai marre de cette rengaine de mec torturé qui tourne en boucle dans ta tête sans discontinuer. Ou mieux ! Attends un peu que L’Incontestable te maque. Pour une fois, t’auras peut-être la chance de tomber sur une personne qui te cataloguera pas d’entrée, qui sait ? T'es pas à l'abri d'un coup de bol, une fois de temps en temps.
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Autre: Merci Zian pour les magnifiques vavas ♥ et Shiba et Haru pour ces dessins fabuleux ♥ ♥ vous êtes les meilleurs !
Oh Hazama <3 ça faisait longtemps que j'avais pas vu sa bouille :3 encore un chouette personnage ! 😌 Bon courage pour la validation !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

 A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi CjjIPFG
Merci Shiba et Haru pour ces magnifiques cadeaux ♥️:
 A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi Uabv A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi Zach210 A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 7xmo
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J'aime beaucoup beaucoup ce que je lis 😌 toujours très agréable, très fluide. Un perso qui vend déjà du rêve. Nous faudra des liens. En tout cas, hâte d'en découvrir plus sur le serpent que tu nous proposes là.
Bon courage pour la rédaction 🔥 (vite vite, la suite  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 1518348080)
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Je suis: pro-Incontestable.
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Autre: La vie est belle ! Et Suzue rayonne en #ff9900.
J'approuve totalement cet avatar ! Mon dieu que je suis corruptible avec BlazBlue ! XD
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Autre: Je pète les rétines à causer en #chartreuse.
Coucou les BG !  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 2432113367

Merci pour vos petits messages, je m'applique sur la suite de l'histoire  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 1764158756 !
Content qu'Hazama soit si bien accueilli ❤ 🐍
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Bon TC  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 1362171446

Je n'ai pas grand chose à dire. C'est un personnage fort intéressant que voilà  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 3998388675
On sent bien que tu as fait tes recherches sur la police, donc c'est cool  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 4115966937

Une petite faute s'est glissée dans le physique: Tes bottes a bout renforcé en métal
Et sinon il va manquer quelques mots sur la chasse à l'homme. En tant que flic, il a sûrement un avis sur le sujet  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 4115966937

Un petit ajout donc, et ce sera bon pour moi  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 2432113367

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 A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi Makoto%20-%20signature
Merci Lucci, Zach et Lucas pour les avatars et kits  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
 A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi Ld7d
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Bon TC  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 1227068846 Hâte de te rencontrer inrp, presque-collègue  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 3766924225

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Parle en #c176c1
Merci à Zian et Hatori pour les avatars
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Merci beaucoup !  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 1362171446

J'ai corrigé et ajouté le passage demandé.  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 2432113367
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C'est tout bon pour moi  A nuisance, who sent? You sent for me? • Leandro Oguchi 716243026

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Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

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& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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