Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. DgoiC4q
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Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 620526BoutonElysion5050
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— Just Married —

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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : La douce Wendy !
Autre:
Hiro Moe
On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon.
Informations générales
Nom :Moe
Prénom.s :Hiro
Âge :26 ans, 22 novembre 2087
Genre :Masculin
Origines : Japonais
Activité :SDF / Trouve ce qu’il peut…
Sexualité :Bisexuel
Avatar :Yoo Joonghyuk - Omniscient Reader (webtoon)
Réglement : - Validé - Ari
CheminTriple compte ! c:
Autre :J’avais envie de tester un nouveau personnage… Je ne sais pas s’il vous plaira, mais il me hantait depuis quelque temps. J’ai donc décidé de voir où cela allait me mener.
Histoire
Un crachat épais atterrit au loin. Beaucoup de jeunes se seraient vantés d’un tel tir de sécrétion toutefois, ce n’était pas le cas de son propriétaire qui, imperturbable, conclut d’une voix lourde.

- Bref, tout ça pour une satanée gonzesse de trente-cinq ans. Même pas spécialement belle, en plus ! Juste bien foutue. Qui aimait goûter à tous les nouveaux employés que son mari engageait… Pfff… Je pensais qu’elle fermerait sa gueule… Pas que ça remonterait au patron le lendemain, puis à ma femme qui m’a fait raquer plein pot pour le divorce ! Bon…C’était ça, ou crever à cause de ces putains d’ordres de l’Incontestable… Comme quoi, le fric et la magouille, ça peut tout acheter… Mais putain ! Pour une baise de quinze minutes dans la remise, ça fait cher payé cette vie merdique dans la rue…

Un silence oppressant saisit l’ensemble du groupe. Quelques têtes acquiescent, tandis que d’autres se baissent, comme si le parcours du vieux Sanji faisait écho au leur. Pour ma part, je me contente de fixer droit devant moi. Perdu dans mes pensées, je me questionne sur l’âge de cet étrange narrateur. Je lui donnerais plus de soixante ans et, pourtant, il a sous-entendu en avoir vingt de moins… On dit qu’une année dans la rue compte double… J’ignore combien d'années le vieillard vit à la belle étoile cependant, je me doute que cela fait pas mal de temps pour qu’il semble aussi âgé…

Brusquement, un brun chétif à l’œil vif et aux dents jaunies par le tabac m’offre un coup d’épaule. Ce contact me fait immédiatement quitter ma bulle. Songeur, je plonge mon regard dans le sien pour comprendre ce qu’il me veut. Bien sûr qu’il suggère que c’est mon tour… Cependant, je ne ressens pas l’envie de me livrer à ces inconnus. Avec un sourire désolé, je hoche négativement la tête, puis enlace les genoux à l’aide de mes bras. De par ma posture, je tente de faire comprendre que mon silence est non négociable. Hélas, la meute semble en avoir décidé autrement. Toutes les mirettes sont tournées vers moi. Elles attendent. Patientes. Mutiques. Déterminées.

- Ici, c’est comme ça, gamin. On se livre tous ou tu dégages. Tu ne voudrais pas être un mouton noir, hein, petit ?
- N… Non…
- Alors raconte-nous. Maintenant.

Face à cette menace à peine voilée, je lâche un soupir. Soit. Puisqu’il faut jouer carte sur table. Il est temps de desceller cette bouche qui s’est close depuis bien trop longtemps…

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Je suis né ici. À Tokyo. Mes parents ont toujours été présents pour moi. Il faut dire que j’ai été plus que désiré… Apparemment, ma mère a enchaîné les FIV jusqu’à ce que cela ne soit plus possible d’en faire. Auparavant, elle avait déjà eu deux fausses-couches… Ces nouveaux échecs, réalisés sous assistance médicale, auraient pu anéantir son couple. Je sais bien qu’avec l’Incontestable, ils n’auraient pas pu se séparer comme ça… Toutefois, ils auraient pu abandonner ou encore procéder autrement. Mère porteuse. Adoption. Mes géniteurs n’ont voulu rien de tout ça. Malgré le désespoir qui les rongeait à chaque essai, ils n’ont jamais baissé les bras.

Au bout de sept ans, le miracle a fini par arriver. Maman a réussi à tomber enceinte… Et je me suis accroché… Pourtant, je lui ai fait plusieurs frayeurs ! Tout d’abord, j’étais un petit gabarit. On croisait donc les doigts pour que j’aille au bout du terme. De plus, j’ai longtemps refusé de me retourner. Cette position en siège a énormément inquiété ma famille… Si je continuais de camper sur mes positions, il faudrait m’extirper autrement que par voie basse et ça, mon père avait du mal à l’envisager… Il craignait pour nos deux vies. Une semaine avant ma naissance, j’ai finalement fait les choses correctement. Malgré mon poids plume, j’étais une grande crevette. Une crevette qui a directement été comblée d’amour.

Petit, je ne manquais de rien. J’étais même un fils obéissant et gentil. Comme ma mère n’a pas pu m’offrir de petit-frère ou de frangine, j’ai tout fait pour la rendre heureuse. Même si je n’étais pas très doué, je l’aidais au quotidien, notamment dès qu’il était question de faire de la cuisine ou du ménage. Voir son sourire enchanté me réchauffait le cœur !

Papa avait une sœur. Akiko. Celle-ci avait déjà deux enfants. Genta, un fils d’une quinzaine d’années. Hana, une fillette de presque un an mon aînée. Avec Hana, on passait pas mal de temps ensemble. Nous fréquentions les mêmes activités et la même école. Je me fichais de faire des clubs de filles comme la danse classique. Du moment qu’elle était avec moi, c’était tout ce qui importait. On ne faisait jamais rien l’un sans l’autre.
Nous étions soudés comme les doigts de la main.
Et puis, un jour, tout a changé.
Elle est devenue froide. Distante. Pudique. Colérique. Aigrie. À vif.
Elle n’était plus la Hana que je connaissais.
Comme c’est arrivé durant notre adolescence, j’ai pensé que c’était dû au fait que l’on grandissait. Je pouvais comprendre que, maintenant que nous étions au collège, elle préférait rester avec des copines plutôt qu’avec moi… Certes, cela me faisait mal néanmoins, je savais que, tôt ou tard, il y aurait une certaine scission. J’espérais simplement qu’elle serait moins brutale.
Du jour au lendemain, ma cousine n’a plus voulu me parler de ses soucis. Elle n’acceptait plus mes câlins. C’était à peine si elle souhaitait de me voir. Sur le coup, je n’ai pas compris… J’ai cru que c’était comme ça lorsqu’on était une fille.

On a commencé à se voir ponctuellement. Surtout aux fêtes comme le passage à la nouvelle année. J’ai eu les premiers indices de ce pourquoi Hana s’était fermée comme une huître six ans plus tard. Elle avait seize ans.
Nous étions tous les deux, assis dans sa chambre. Elle sur son lit. Moi par terre. Elle exigeait toujours de la distance, comme si nous toucher l’aurait brûlée. Au bout d’un moment, elle est partie aux toilettes. J’en ai profité pour vérifier mes messages sur mon téléphone. Celui-ci m’a malencontreusement glissé des mains pour ensuite filer sous le lit. En le récupérant, mes doigts se sont posés sur quelque chose de visqueux. Ma curiosité étant trop forte, j’ai sorti ce truc de sa cachette. C’était un préservatif usagé. En soit, cela ne me dérangeait pas : ma cousine avait bien le droit d’avoir un copain… Le hic, c’est qu’elle ne m’en avait jamais parlé… Pas surprenant étant donné les années silencieuses que nous avions traversées… Mais, tout de même ! C’était une information assez grosse pour ne pas être révélée.

J’ai jeté le préservatif dans la poubelle, puis je suis allé me laver les mains. En marchant dans le couloir, j’ai subitement entendu un bruit. Quelque chose ressemblant à un sanglot. Soudainement, mon oncle Hachi est apparu dans mon champ de vision. Il était décoiffé, tandis que les manches de sa chemise étaient retroussées. Je n’ai pas pour habitude de regarder en dessous de la ceinture toutefois, cela aurait été difficile de ne rien remarquer avec le pantalon moulant qu’il portait. Il avait la trique… Le temps de battre des paupières, il est passé à côté de moi, comme si de rien était. Quand je suis entré dans la salle de bain, Hana était là. Elle se lavait le visage à grandes rincées. Patient, j’ai attendu qu’elle termine… Sauf que l’eau coulait depuis bien une minute. Sans cesse, elle humidifiait ses joues, ses lèvres, ses yeux… Elle avait l’air de vouloir effacer quelque chose à tout prix… Lorsque je me suis approché, elle a fermé le robinet et, avec froideur, m’a dévisagé dans la glace. Je me suis demandé si j’avais fait quelque chose de mal pour qu’elle m’adresse un tel regard. J’ai réussi à recoller les morceaux plus tard. Énormément plus tard ! Pourtant, cet étrange épisode m’avait marqué...

Hana a mis fin à ses jours mi-janvier 2108. Un mois avant le Big Bang Kiss. Je ne comprenais pas son geste… Cependant, une chose m’a terriblement marqué lors de l’enterrement : la froideur de mon oncle. Il avait plus l’air en colère que chagriné. On aurait dit qu’il en voulait réellement à sa fille…
Pour soulager ma famille, j’ai proposé mon aide dès qu’il a fallu jeter ou donner les affaires d’Hana. C'est là que je suis tombé sur son journal intime... De nature curieuse, j’ai dissimulé ma trouvaille pour l’emmener chez moi. Hélas, j’ai vite été déçu : la plupart des pages avaient été arrachées. Il ne demeurait que des insultes étalées sur des pages et des pages. Ainsi que des dates. Plein de dates. Parfois, il y avait même des heures, signe qu’un événement s’était produit plusieurs fois. Puis, au bout d’un moment, je suis tombé sur LA page. Celle qui a provoqué un déclic. À côté d’un « je te hais », on distinguait un mot rayé avec force. Toutefois, malgré toute la violence que ma cousine avait mise dans ce geste, je suis parvenu à lire « Papa ».

Descente aux enfers. Pris de remords de n’avoir pas su voir ce qu’il se déroulait sous mes yeux depuis qu’Hana avait dix ans, j’ai eu un long passage à vide. Certes, j’étais toujours présent pour mes proches et mes amis cependant, j’avais clairement la tête ailleurs. Je me fichais de tout. Du Big Bang Kiss. Des Incontrôlables et de leur combat perdu d’avance. Des histoires futiles que me racontaient mes potes. Tout mon esprit était tourné vers ma cousine. Comment n’avais-je pas pu réaliser qu’elle avait été souillée par son propre géniteur ?... Devais-je lui faire justice ? Ce journal était-il suffisant pour faire tomber mon oncle ? Malheureusement, non… On pouvait simplement croire qu’Hana était une adolescente en ayant marre de ses parents. Rien n’indiquait qu’elle avait été violée… Et dire que j'avais aidé à faire le tri dans toutes ses affaires… Avais-je jeté des preuves malgré moi ?

Je sais que, jusque-là, vous avez l’impression que je n’ai pas raconté ma vie. Ou simplement des bribes. Mais il y a un bien un lien dans tout ça. Si je vous parle d’Hachi, c’est parce que c’est la seule personne de ma famille ayant survécu à Shukumei.

J’avais vingt-deux ans lorsque le chaos a tout fait basculer. À cette époque, je n’avais encore jamais travaillé. J’étais encore étudiant. D’ailleurs, j’étais porté sur le médical, car je souhaitais devenir masseur-kinésithérapeute. J’étais assez doué. Je savais être à l’écoute et j’avais toujours manipulé correctement les gens confiés par mes maîtres de stage. Mais j’étais encore en formation. Il me restait des choses à apprendre avant d’être diplômé.
Je ne vais pas vous apprendre combien les éléments ont fait de morts… Il y a eu énormément de victimes. Et, parmi elle, quasiment toute ma famille… Je… Je ne tiens pas à m’étaler… C’est encore trop frais pour moi… Je vais simplement vous expliquer comment j’ai fini ici, parmi vous…

Pour aider les réfugiés, le gouvernement a mis en place des aides aux sinistrés. Dans un premier temps, cela a été très utile. Grâce à ces aides et à mon héritage, j’ai pu continuer de faire mes études. Je louais un petit T1 minable à un prix abusif néanmoins, je ne pouvais pas faire la fine bouche. Je voulais le minimum pour me faire à manger et être indépendant. Hors de question de simplement louer des micro-chambres comme certains… J’aurais peut-être dû… Cela m’aurait évité de dilapider la majorité de mes économies, que ce soit à travers mon loyer ou les charges que le propriétaire exigeait. Honnêtement, j’étais du genre naïf. Dès que l’on me demandait de payer pour quoi que ce soit, je le faisais. Comme un con, j’ai également voulu aider certains amis ayant survécu. Je leur ai prêté de la thune dont je n’ai jamais revu la couleur… Franchement, je tendais le bâton pour me faire battre. J’étais vraiment trop utopiste et ignorant !
Mon oncle Hachi essayait régulièrement de me contacter cependant, il était hors de question d’avoir affaire à lui. Même si mes ressources fondaient comme neige au soleil, je ne voulais pas fréquenter ce violeur pédophile… D’ailleurs, au moment de l’épidémie et de Soosaku, j’aurais voulu qu’il crève réellement. Qu’Hana soit vengée. Enfin. Hélas, tout cela n’était qu’une défaillance… Une satanée fausse joie… Et un petit tour au bloc pour repucer tout le monde…

Les études, ça coûte cher… Malgré moi, j’ai fini par oublier mon confort et à tout placer dans ma formation. La bonne nouvelle, c’est que j’ai réussi à aller au bout ! La mauvaise, c’est que je n’ai réellement pas eu de pot…
Un mois après l’obtention de mon diplôme, mon cher tonton est venu me trouver. Ne sachant pas cacher mon mépris à son égard, je l’ai rapidement insulté pour finalement le confronter. Cette enflure ne pensait pas que j’avais compris son secret. Furieux, il s’en est violemment pris à moi.
Je ne sais plus comment les choses se sont déroulées… mais, j’ai perdu connaissance. À mon réveil, Hachi m’a expliqué qu’il avait contacté son avocat. Que je n’avais aucune preuve contre lui. Que si je voulais mener une vie normale, bien que précaire, je devais me soumettre à ses exigences… Je n’étais pas prêt à un tel chantage… Ni à sentir sa main attraper délicatement une mèche de mes cheveux, comme on caresse un animal… Alors, je me suis débattu. J’ai hurlé. J’ai fui.
J’ai tout laissé derrière moi.
Mes papiers. Mes affaires. Mes souvenirs. Mon argent.
Mon oncle avait raison.
J’étais dans la merde.
Jamais on écouterait un jeune adulte qui ne possède plus rien.
Le Quarantenaire au statut aisé aurait forcément gain de cause... D'autant plus qu'il était assez fourbe, riche, retors et malsain pour parvenir à ses fins…

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- Cela fait trois jours que je vis dehors. J’essaye de m’adapter. De voir si je peux changer les choses… Si la loi peut faire tomber mon oncle de son piédestal. Mais, jusque-là, je me suis surtout contenté de survivre… Heureusement que je suis tombé sur vous…

Mes yeux se ferment un instant. Je songe aux quelques biscuits que ces types m’ont offerts.

- Merci d’avoir partagé votre repas avec moi. Vous n’imaginez pas comme cela fait du bien de voir qu’il y a encore des gens bien.

Lorsque mes paupières s’ouvrent, je constate que les regards sont toujours dirigés sur moi. Les quatre étrangers ne disent rien cependant, je sens que la tension est toujours aussi présente qu’au début de mon récit.
Quelques minutes plus tard, les choses ont dégénéré.
Il est inutile que je vous détaille ce qu’il s’est passé… Ce fut un réel traumatisme. Au moment où ils sont partis, j’étais par terre, débraillé. J’ai ouvert la bouche. Malgré mes efforts et ma concentration, seul un gémissement pathétique est sorti de ma gorge. C’est tout juste si je l’ai moi-même entendu. J’avais si mal… Je me sentais tellement faible…
Encore une fois, j’avais été trop sot pour me livrer et faire confiance à autrui. Je m’en mordais de nouveau les doigts payant, encore, le prix fort…

On m’a tout pris. Ma cousine. Ma famille. Mon argent. Mon intimité. Mon amour-propre. Mes espoirs. Depuis, j’opte pour la méfiance. Si je disparais, personne ne s’en apercevra. Personne ne réclamera mon corps. Je peux crever, tout le monde s’en fout. Je ne suis plus rien depuis longtemps.

Cela va faire plus d’un an que je vis au jour le jour. L’hiver a été particulièrement difficile. Or, je gage que l’automne qui arrive sera aussi glacial et pluvieux que le précédent. Bon sang… Je ne veux plus que le froid me ronge sans relâche. Morsures glacées, brûlantes.
Récemment, j’ai trouvé un endroit sûr : un local délabré dans un vieil immeuble. Le concierge s’en sert comme débarras et entrepose divers outils comme les balais ou les produits d’entretien. Un jour, il m’a trouvé là-dedans. Je crois que je lui ai fait pitié… Il n’a pas appelé les flics. Il s’est contenté de dire que je pouvais rester, à condition de partir à l’aube. Depuis, il ferme les yeux sur ma présence. Que cet homme est bon… Il y a donc encore des gens corrects dans cette ville ? Certes, je dors à même le sol et je n’ai aucun confort… Mais c’est un endroit fermé. Protégé. À l’abri des Autres. J’espère que la situation pourra durer et que le concierge continuera de me laisser dormir ici. J’espère surtout que je peux me fier à lui et qu’il ne retournera pas sa veste un jour…

Je sais que nous, les types dans la rue, nous n’intéressons plus grand monde depuis des lustres. Nous sommes des fantômes de passage dans leur train-train quotidien. Des personnes rayées des listes, méprisés des plus riches, tombés dans l’oubli, comme dans un puits sans fond. Hormis cette puce qui, parfois, fait des miracles, il n’y a plus rien à espérer du genre humain. Sans cette puissance machine, nous serions tous des victimes de l’amnésie collective…
Je vous en prie. À défaut de me donner de l’argent ou de me laisser vous arnaquer…
… Offrez-moi un simple sourire. Juste un regard. Ou, mieux, un bonjour…
… Pour ne pas mourir dans l’indifférence.
Physique
Avant d’atterrir dans la rue, j’avais pas mal la côte auprès des filles ! Il faut avouer qu’avec mes traits fins, mon minois ne passait pas inaperçu ! Encore aujourd’hui, quand j’ai eu le temps de me nettoyer un peu dans la fontaine d’un parc, je vois leur regard porter sur ma bouche longue et charnue. Ces lèvres qui, quand mon cœur ne saigne pas trop, leur esquissent un léger sourire. Parfois, je sens que l’on scrute ma peau lisse et blanche, si caractéristique de mes origines… J’ai l’air comme les autres… Sauf que ce n’est pas le cas. De loin, si l’on se fie uniquement à mon visage relativement propre, on ne se doute pas que je vis dehors…
Néanmoins, ne vous y fiez pas ! Allons. N’ayez pas peur ! Approchez-vous… L’odeur que je dégage malgré moi vous fera comprendre certaines choses... Vous humez ? C’est un mélange de transpiration, de sale, d’humidité et de poubelles… Régulièrement, je vole, entre autres, du savon dans des kombini… Avec hargne, j’ai tenté de changer les choses. De faire disparaître cet effluve répugnant ! Hélas, j’ai beau frotter comme un dingue dès que j’en ai l’occasion, cela ne me quitte pas... Je suppose que, si j’avais la chance de pouvoir me laver entièrement, moi et mes vêtements crades, il en serait autrement ?

Parfois, les gens m’observent, la tête baissée, comme s’ils avaient honte. Alors, ils perçoivent ce regard sombre et insondable que je leur offre dès que nos yeux s’amarrent les uns aux autres… Un regard qu’ils analysent à leur manière. Du jugement. De l’envie. De la pitié. De la colère. De l’insolence. Pourtant, je ne fais que les regarder. C’est eux qui interprètent ensuite !
Mes yeux ont une couleur noisette foncée. C’est assez commun au Japon. Quand j’en ai eu les moyens, j’aurais pu modifier la teinte de mes prunelles en optant pour des iris vertes ou bleues, comme j’aime tant en voir sur certains citoyens… Néanmoins, je ne suis jamais passé à l’acte ! J’avais trop peur que cela rate… Que je sois déformé à jamais... Aveugle… Certes, cela ne doit pas arriver, car les technologies sont à présent fiables et bien développées. Malgré tout, je n’ai pas eu confiance… Autant rester naturel. Simple. Basique. Pour se noyer dans la foule…

Mon corps ferait quelques envieux. Non seulement, je suis grand, mais je suis également fin, élancé et musclé. J’avoue entretenir au maximum mon corps, afin de paraître imposant aux yeux des Autres. Et, par « les Autres », je ne fais pas allusion à la population en général… Mais plutôt aux personnes comme moi. Aux Autres sans-abris. Parce que, vous l’imaginez bien, avec une gueule pareille, certains types malintentionnés sont bien tentés de me chercher… Au début, j’étais utopiste. Gentil. Très naïf. J’ai dormi à la belle étoile, choisissant des bancs ou une ruelle tranquille. La belle erreur… Si vous êtes seul, désarmé et jeune, vous êtes une cible. Croyez-moi sur parole, j’en ai fait les frais… Mon corps se souvient encore de leurs mains abjectes, de leur large sourire, de leurs soupirs dégueulasses, de mes appels à l’aide qui n’aboutissaient à rien ou de mes membres endoloris le lendemain…
Maintenant, je sais. Il y a des endroits à éviter. Il faut savoir s’armer. On doit paraître plus fort. Tout ça pour survivre. Depuis cet épisode, je porte toujours un couteau sur moi. Je fais également du sport quotidiennement : des abdos et des pompes ainsi que de la course à pied. Pour ce dernier, c’est surtout utile pour s’échapper… Car, ne soyons pas dupe : j’ai beau avoir une lame et m’entretenir, tout ça n’est que du chiqué. Je suis incapable de planter autrui. Je ne sais pas non plus me battre. J’ai juste peur. Peur des autres. Peur du futur. Peur de vivre.

Hormis quelques hématomes et autres griffures dues à ma condition, mon physique n’a rien de spécial. Je ne possède ni piercing, ni tatouage. Malgré mes vingt-six ans, je n’ai pas non plus de pilosité faciale. En revanche, j’ai pas mal de cheveux. Ma tignasse est d’une teinte noir jais et, en raison de l’absence d’un bon coup de peigne, est du genre indisciplinée. Une raie se place naturellement du côté droit, m’offrant alors une espèce de frange qui fait comme un voile dans mes yeux... Le plus souvent, cette chevelure semble grasse et assez sale. C’est un peu normal étant donné les toilettes de chat que je réalise à la hâte… Cependant, en temps normal, j’ai les cheveux assez lisses et brillants.

Du côté vestimentaire, je possède un lot de vêtements volés ou trouvés. La plupart du temps, je porte un pull noir à col roulé assez chaud, un jean simple ainsi qu’une veste à col sombre qui commence à faire la tête. Les coutures se distendent, tandis que la fermeture éclair a rendu l’âme. Malgré tout, je tiens à cette veste : elle me protège du froid depuis de longs mois. Quand elle sera réellement foutue, je me résoudrai à la jeter…
Caractère
Avant, j’étais un garçon solaire, extraverti et jovial. J’aimais les sorties, les voyages et les journées en famille. Dès qu’on me demandait un service ou qu’on me proposait quelque chose à faire, je débarquais dans la seconde ! Mes proches me qualifiaient comme quelqu’un de sociable, ouvert, gentil et altruiste. Depuis, les choses ont bien changé ! Maintenant, mon trait de caractère principal est la méfiance. Dès que quelqu’un est trop bon avec moi, je sens venir l’embrouille ! Suite à un sale coup, je ne fais plus confiance à ceux qui ont le cœur sur la main… Trop de bonté cache forcément quelque chose ! Si j’avais su ça par le passé, je ne me serais pas retrouvé dans un guet-apens auquel je me suis échappé in extremis…
En plus des personnes trop honnêtes pour être vraies, je suis surtout craintif des Hommes. Lorsque ces derniers ont bu ou quand ils sont plusieurs, les individus de sexe masculin deviennent dangereux… Ils se permettent d’injurier, d’humilier et de frapper autrui. Certes, les femmes peuvent également se montrer violentes néanmoins, ce n’est pas avec elles que j’ai eu le plus de mauvaises expériences. À mes yeux, les pires, ce sont les jeunes adolescents qui testent les limites… Ou ceux qui jouent les pseudos yakusas, juste pour s’amuser entre potes... Ces groupes sont à fuir comme la peste… Un peu comme les Autres… Voilà pourquoi je trouve important d’être suspicieux. Le moindre faux pas peut vous conduire au pire.

Pour survivre, j’ai dû apprendre à user de mes charmes pour parvenir à mes fins. Il n’est donc pas rare que je joue les victimes et que je batte des cils pour faire craquer une petite mamie ou une femme voulant faire une bonne action… Généralement, mon petit cinéma fonctionne. Certes, cela ne me rapporte pas grand-chose : un peu de nourriture, de l’eau, une cigarette, quelques pièces… Mais, c’est déjà ça ! Au moins, il a de quoi tenir un peu plus longtemps. Quand je n’ai pas le courage de mentir, je fais la manche. Cela m’agace car, autrefois, j’avais un minimum d’orgueil. Toutefois, c’est plus ou moins du passé... Quand il pleut, que je rabats ma veste par-dessus ma tête et que je reste assis par terre avec une vieille boîte de conserve devant moi, je dois bien reconnaître que ma superbe a dû prendre le large… Quand je fais la queue pendant deux heures pour une soupe chimique ou de la purée compacte et dégueulasse, je me dis même qu’elle a même pris des vacances ! C’est comme ça… J’ai dû apprendre à vivre sans… À moins qu’elle se soit envolée la première fois où j’ai été abusé ? Mon cœur balance… Une chose est sûre, je ressens une certaine aigreur à l’égard de ce monde qui ne fait pas grand-chose pour les SDF. Et encore… Si j’étais une Femme, je suis certain que ma situation serait pire et bien plus précaire ! Dans mon malheur, j’ai donc de la chance.

En plus d’être parfois enjôleur, cela ne me gêne pas de mentir ou de voler. À quoi vous attendiez-vous ? Il faut bien survivre ! À quoi vous sert l’honnêteté quand vous crevez la dalle depuis deux jours, que les gens vous toisent comme de la merde ou que vos vêtements humides vous rendent malade en hiver ? Faire les poches des gens, aller dans des magasins pour empocher quelques affaires ou fouiller les poubelles est devenu mon quotidien… Quoi ? Les associations humanitaires ? Oh, mais je les fréquente… Dès que je peux, je profite de ce service pour remplir mon estomac, discuter, me laver ou dormir sur un vrai lit… Mais il faut se montrer patient. Les places sont peu nombreuses et les demandeurs sont légion ! Vous n’imaginez pas ce que cela fait de vous pointer devant l’une des structures proposant un matelas pour se reposer, les yeux lourds de fatigue, et attendre de longues heures pour que, finalement, on vous envoie chier parce que c’est déjà complet. Non. Ce n’est pas la faute de ces bénévoles à la mine désolée. Ni des chanceux qui dormiront bien au chaud. C’est juste ce putain de système qui pourrait faire plus pour les personnes sans le sou. Parce que, c’est bien connu : aux beaux jours ou en été, les SDF ont s’en fiche. Ça va, il fait chaud. Mais, en hiver, tous les médias font un scandale ! Cela devient honteux de laisser des gens dans la rue…

Selon mon humeur, je suis soit grande gueule, soit mutique. Cela dépend de ce que j’ai à faire… Si ma journée consiste à rester assis pour mendier, ce ne sera pas un jour où j’alignerais plus de dix mots… À la limite, un merci pour chaque donateur… En revanche, s’il est question de baratiner autrui, je saurai me montrer observateur, doux, séducteur, souriant, bavard et avenant. Que voulez-vous ? Parfois, il faut savoir être opportuniste… J’ai surtout appris à m’adapter à la vie dehors, en solitaire. Oh, ne me faites pas non plus dire ce que je n’ai pas dit :  j’ai quelques alliés parmi les Autres. Ceux qui, comme moi, n’ont pas spécialement mauvais fond et se contentent de faire de leur mieux. Ceux qui te filent des tuyaux dès que l’occasion se présente. Ceux qui t’avertissent quand un flic ou une patrouille se pointe dans le périmètre.

Au risque de surprendre, je suis un neutre plutôt pro-Incontestable. En soit, je ne crois pas spécialement au système. Je suppose que, effectivement, un puissant algorithme case deux personnes compatibles entre elles. C’est bien. Après tout, les sites de rencontre d’autrefois faisaient plus ou moins pareil. Cela évite à la personne de chercher la perle rare pendant des siècles. Si on me présente quelqu’un en me disant que c’est ma moitié, je l’accepterai et je me plierai à cette décision. Toutefois, j’ai également vu quelques erreurs comme des personnes attirées par un certain sexe finir avec une personne ne correspondant pas à leurs goûts… Leur situation est peu enviable… Pour ma part, je sais d’avance que je me fiche de celui ou celle avec qui je serai uni. Dans tous les cas, ce sera bien pour moi : cela me sortira de la misère. Oui, j’ai bien conscience que je dépendrai d’autrui… Et alors ? Pourquoi accepte-t-on que l’on habille richement une Femme ou qu’on l’entretienne ? Pour montrer sa « possession » ? Pour afficher sa richesse ? Pour la rendre heureuse ? Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les Hommes ? Certaines dames de la haute sphère l’ont d’ailleurs bien compris : elles payent un escort boy… Alors, pourquoi mon mari ou mon épouse ne veillerait pas sur moi à son tour ?

Je vois déjà venir les critiques et les questions : que ferai-je dans mon nouveau foyer ? Et bien, c’est simple. Je ferais tout pour qu’il n’y ait pas de divorce ! S’il faut, je serai bon, loyal, attentif et soumis. Qu’importe mon amour-propre si cela peut m’éviter le retour à la rue… Alors voilà… Cher Incontestable… Si tu m’entends. Peux-tu me faire parvenir une lettre rose ? Je ne sais pas comment tu vas faire étant donné que je n’ai plus de portable ou de foyer… Mais je sais que cela ne t’arrêtera pas. Offre-moi une chance de quitter le froid, la peur, la misère et l’oubli…
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Coucou ! Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 4228984879
Petit double post pour indiquer que ma fiche est, normalement, finie. J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes ou de coquilles... Ça m'arrive avec la fatigue !
Bref, merci d'avance à celui ou celle qui corrigera ma fiche.
Bonne journée !
Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 3238068041
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Autre: Rayonne en #89B700 ☀ !
HIROOOOOOOO Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 501520050

Mon dieu, mais quelle vie ! quelle vie. J'ai envie de le prendre dans mes bras et de lui dire que tout ira bien Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 3912395661

Fun fact, il est né le même jour que mon p'tit Suho Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 3473897349 Est-ce un signe du destin ? Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 3473897349

Bonne chance pour la validation et rebienvenue !
Shôta

Shôta
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Salil ♥
Autre: ✚ Parle en : #cc6699
J'ai envie de crier son prénom moi aussi, tellement je compatis pour lui Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 367806265 J'espère qu'il remontera la pente !! Bon TC, en attendant ♥
Lisalisa

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Inscrit.e le : 24/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Hello et rebienvenue avec ce tc o/

Que dire à part que c'est extrêmement touchant, qu'on aimerait juste l'aider, qu'on espère qu'il sort rapidement de cette situation et si possible qu'il rencontre par la même occasion une bonne personne. Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 3912395661
Tout est très bien écrit, on lit ça si facilement, on en voudrait plus ! Tu as réussi à m'émouvoir en tout cas. Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 4200135721

Amuses-toi bien ✨
Pré-validation par Arisa
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

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watch me as my world burns down
merci Hatoclown, Fu, Zach et Zian pour les avatars ღ

one brain cell:
Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. Uron

grbfh:
Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. Unknown
Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. CjjIPFG Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. UlmRG6s Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. NlRYT1U Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. NwQ16ft
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : La douce Wendy !
Autre:
Vous trois : Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 1227068846

Teru : Oh !  Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 1f49a  Oui… Teru aussi a vécu des choses sensibles…
Je n’avais pas fait attention ! J’avoue ajouter des dates d’anniv’ parmi mon entourage. Plus facile à retenir…
En tout cas, si un jour le cœur t’en dit, Hiro rencontrera avec plaisir Suho. Gare à ton sac ou à tes poches, par contre…  Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 3473897349

Shôta : Nyuh !   Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 1f49c   Merci.

Arisa : Merci !!! Je suis touchée de savoir que l’histoire d’Hiro t’a émue.  Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 1f499
J’espère aussi que les choses s’arrangeront pour lui...
— STAFF JM : BOTAMSTER —

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Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine forever ♥
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Re-bienvenu ! Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. 1362171446


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Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

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• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
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• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

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Hiro Moe : On peut sortir le garçon de la rue, mais on ne peut pas sortir la rue du garçon. Y23dmr11
Kao râle en #99ccff
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