Play with fire | Zoran Fox DgoiC4q
Play with fire | Zoran Fox 9oulLiP
Play with fire | Zoran Fox 620526BoutonElysion5050
-12%
Le deal à ne pas rater :
Nintendo Manette Switch Pro
52.99 € 59.95 €
Voir le deal

— Just Married —

Sam 14 Aoû - 16:23
Messages postés : 4
Inscrit.e le : 14/08/2021
Zoran FOX
"Error : 404.  Creativity not found."

Généralités
Nom ;; Fox. Un nom très approprié qui lui a souvent valu des surnoms comme « Kitsune-san », quand c'était pas juste « poil de carotte »
Prénoms ;; Zoran
Âge ;; 23 ans, un bélier né un 1er avril. La bonne blague.
Genre ;; Masculin
Origines ;; Américain / Japonais
Activité ;; Barista au Catcafé =Sleepy Cat= & livreur de pizzas, mais il change souvent de jobs.
Sexualité ;; Bisexuel
Avatar ;; Mo Guan Shan – 19 Days
Règlement ;;
Chemin ;; DC de Kazuya Shiratori ♥
Commentaire ;; J'étais un peu inactive en ce moment mais je reviens en force avec mon p'tit DC, dont l'idée m'est venue à mon inscription déjà  Play with fire | Zoran Fox 1240547269 J'espère que vous aimerez mon petit Zozo ! *transpire*
Histoire
Dans les dramas japonais que dévorait ta mère, tout se passait toujours bien pour l'héroïne : celle qui n’avait rien de plus que sa pauvreté voyait soudain sa vie s’améliorer du jour au lendemain en rencontrant l’homme beau et riche de ses rêves ; ou lorsqu’une lettre rose s’aventurait dans son courrier. Elle finissait alors heureuse et mariée, avec de l’opulence à ne plus savoir qu’en faire et autant d’amis que de zéros sur son compte en banque. Sauf que pour ta mère, ça ne s’est pas fini par une happy ending.

=======


Né un premier avril dans un hôpital du Bronx, à New-York, t’as très vite été éduqué par tes grands-parents. Ta mère et toi viviez chez eux, depuis la fuite de son mec qui lui avait pourtant promis d’assumer et de rester à ses côtés lorsqu’il avait appris sa grossesse. Elle t’aimait inconditionnellement, sans le moindre doute, mais t’étais une surprise arrivée beaucoup trop tôt pour qu’elle sache quoi faire de toi, ou même déjà de sa propre vie. Coiffeuse débutante dans un petit salon de quartier, elle peinait déjà à joindre les deux bouts dans un quotidien marqué par les journées de boulot et les soirées de fête, et fut donc forcée de retourner vivre chez ses parents à ton arrivée. Elle était encore adolescente, après tout, et commençait tout juste à profiter de sa vie ; à sortir, boire un peu trop, essayer des choses illégales … Alors rapidement, peut-être parce qu’elle s’était rendue compte qu’elle n’avait aucune idée de comment s’occuper d’un bébé ou alors que faire la fête lui manquait trop, elle se reposa entièrement sur ses parents pour reprendre ses sorties.

Heureusement pour toi, tes grands-parents étaient là pour prendre soin de toi et changer tes couches lorsque ta mère décuvait sur le canapé. Ils passaient de longues heures à essayer de lui mettre du plomb dans la tête, mais elle se contentait de rire ou d’envoyer valser leurs remarques.

En grandissant, t’as pourtant jamais manqué de rien. Ta mère était une grande fêtarde et tu la voyais donc peu, en général dans la matinée lorsqu’elle partait au boulot, mais elle t’emmenait parfois avec elle à son salon de coiffure pour compenser son absence. T’aimais rien de plus que de pouvoir l’accompagner et la regarder travailler. Tu passais ton temps à gribouiller ou à jouer au coiffeur avec les vieilles poupées de son enfance qu’elle te donnait, t’inspirant des nombreux magazines dont regorgeaient ses tiroirs. Elle ne manquait jamais de te sourire largement et de te complimenter sur « tes talents », te faisant rougir jusqu’aux oreilles devant ses clientes.

Et lorsque ta mère ne travaillait pas, ou ne sortait pas en soirée, elle se plongeait devant des séries. Elle te laissait parfois regarder avec elle, mais c’était en général lorsque c’était l’heure pour toi de dormir qu’elle allumait la télévision. Ça ne t’ennuyait pas vraiment, tu n’étais pas très intéressé par ce qu’elle regardait : tu préférais largement tes dessins animés à ses dramas à l’eau de rose dont tu n’arrivais pas encore bien à lire les sous-titres.  Mais les rares fois où elle te prenait dans ses bras pour regarder ses romances avec toi, elle te parlait parfois de souvenirs venus d'ailleurs. Adolescente, elle avait eu la possibilité de faire un échange en famille d'accueil dans le pays de ses rêves, le Japon, pour apprendre la langue et expérimenter le système scolaire. Ses parents avaient en effet tout mis en oeuvre pour mettre de l'argent de côté et lui permettre de partir trois mois avec visa étudiant, quitte à serrer la ceinture pour lui offrir cette chance, en voyant à quel point elle était sérieuse à ce sujet. Elle te parlait donc avec nostalgie de ces quelques mois si précieux pour elle ; elle te racontait l'animation de Shibuya ou encore les boutiques d'Ikebukuro –des noms qui ne t'évoquaient rien, à toi–, avec une expression si particulière que tu ne pouvais que l'écouter et imaginer.

Le jour de tes six ans, alors qu’elle te coupait une grosse tranche de forêt noire, ta mère te demanda si tu lui en voudrais de déménager au Japon. Juste tous les deux. « Pour refaire notre vie », qu’elle t’a chuchoté tout sourire par-dessus tes bougies d’anniversaire. Et toi, tu t’es contenté de hocher la tête en lui rendant son sourire plein de dents, simplement heureux de rester avec elle. Heureux qu'elle retrouve ces souvenirs dont elle te parlait parfois. Tu aimais bien ta maîtresse d’école, mais tu voulais bien lui dire au revoir pour faire plaisir à ta maman. Et tes grands-parents, tu ne doutais pas qu’ils seraient ravis de découvrir un autre pays. Mais devant sa petite moue et son nouveau « juste toi et moi », t’as compris que vous alliez les laisser derrière. Alors t’as pleuré, et pleuré, sur ton gâteau d’anniversaire, les joues pleines de chocolat. Bien sûr, ils ont refusé que vous partiez lorsque ta mère leur a annoncé la nouvelle. Ils l’ont menacée, puis ils l’ont suppliée de ne pas tout quitter pour débarquer dans un pays étranger.

Mais plus de six mois plus tard, le temps de régler les papiers nécessaires et de trouver un petit job sur place, vous avez décollé de l’aéroport de New-York direction Osaka.

En arrivant dans votre nouvel appartement, ta mère était extatique ; toi, tu l’as trouvé très étroit, mais tu étais bien trop lessivé pour dire quoi que ce soit. Arriver dans un nouveau pays était aussi plus difficile que prévu, et tu t’en es rendu compte les jours qui suivirent. Entre la langue inconnue, les panneaux illisibles, la mentalité différente et surtout l’absence de tes grands parents, t’as beaucoup pleuré avant de t’acclimater. Ta mère avait retrouvé du travail dans un konbini de quartier, payé au lance-pierres, mais qui vous permettait souvent d’avoir les produits invendus ou passés de date. Quant à toi, après avoir appris difficilement les bases du japonais, tu as rejoint les bancs de l’école avec l’angoisse de ne pas réussir à te faire comprendre. Les professeurs se sont montrés compréhensifs et tu t’en es mieux sorti que prévu, ton écriture déjà catastrophique en anglais ne s’améliorant pourtant pas en japonais. « Vois ça comme un dessin, tu aimes dessiner non ? » t’avait un jour dit un de tes professeurs en voyant tes devoirs, t’aidant à ne plus prendre l’apprentissage des caractères en grippe.

Et plus les jours passaient, plus ta mère semblait attendre quelque chose. Elle te semblait fébrile, ne tenait pas en place, et se précipitait chercher le courrier à chaque fois qu’elle entendait le postier arriver.

« Qu’est-ce que tu attends, maman ? T’as commandé un truc ? »

À la maison, vous parliez un mélange d’anglais et de japonais, ta mère te parlant davantage dans cette dernière langue pour t’aider à ce qu’elle devienne naturelle.

« Non, j’attends ma lettre rose. »

La lettre rose, l'inespérée. Elle t’en avait souvent parlé, lorsque vous regardiez ses dramas ensemble et que tu ne comprenais pas l’attente qu’il y avait autour d’une simple enveloppe. Mais surtout, ta mère voulait déménager pour refaire sa vie, ce qui semblait très lié à l’arrivée de cette lettre. À l’école, aussi, le sujet était parfois abordé. Ça faisait toujours jaser lorsque les étudiants savaient qu’un professeur avait reçu la fameuse lettre rose. Sauf que toi, tu ne savais pas trop quoi en penser. C’était pas très romantique de recevoir la Grande Nouvelle au milieu des factures et de la publicité, non ? Mais à voir les sourires béats de ta mère lorsqu’elle en parlait, ou les petits gloussements de certains de tes camarades de classe, c’était que tu ne devais sûrement pas comprendre ce qui était romantique ou non.  

Parce que ta mère  l’attendait de pied ferme, sa lettre.

Et à chaque année qui passait sans en voir la couleur, une nouvelle bouteille d’alcool apparaissait sur la table à manger. Ta mère continuait de faire la fête, mais moins qu’avant : elle restait beaucoup à la maison devant sa télévision, avec son paquet de cigarettes et son verre à la main. Parfois, tes yeux te piquaient tant la fumée s’était accumulée dans la pièce et tu forçais ta mère à ouvrir la fenêtre pour pouvoir respirer. Mais tu ne disais jamais rien, patient, parce que tu savais à quel point elle crevait d’envie de voir son quotidien bouleversé par l’arrivée de la fameuse lettre. C’était même pour ça qu’elle avait voulu tout tenter et déménager, après tout. Pour voir sa vie changer du tout au tout et avoir un nouvel homme dans sa vie, qui prendrait soin d’elle, de toi, et qui ne s’en irait pas. Comme dans ses dramas.

Trois ans après votre déménagement, toujours rien. Ta mère commençait lentement à perdre espoir, passant de plus en plus d’heures au travail pour ne pas être à la maison et trier obsessivement le courrier. Dans votre petit appartement, le bordel s’étendait jour après jour, à tel point que tu devais parfois pousser les bouteilles et les cannettes pour avoir accès à la table et y faire tes devoirs. Mais t’étais patient, ta mère souffrait déjà assez pour qu’en plus tu te plaignes. Sauf que tout ce que tu ne lui disais pas, tu le recrachais sur tes camarades de classe. Tu les traitais d’imbéciles heureux lorsqu’ils abordaient le sujet du mariage, tu te battais avec eux dès qu’ils prononçaient le mot d’Incontestable, que tu te mis à détester de tout ton cœur. Parce qu’il avait oublié ta mère, qui dépérissait à attendre sa lettre et son mari parfait. Très vite, tes relations avec tes camarades se dégradèrent : t’as rapidement terminé tout seul, à force de les critiquer et de les attaquer lorsqu’ils s’obstinaient à vouloir te faire comprendre les bienfaits de l’Incontestable. On t’insulta vite d’étranger, de Gaijin, comme quoi tu n’avais qu’à rentrer chez toi si tu n’étais pas content. Personne ne comprenait ta colère ou ne voyait la tristesse mêlée de peur qui se cachait derrière, pas même ta mère. Tu ne lui disais rien de ce que tu vivais, te contentant de raconter des mensonges pour la satisfaire et pour ne pas l’inquiéter lorsque tu finissais un peu amoché. Parce que depuis quelque temps, elle tenait à tout savoir de ton quotidien, de qui tu fréquentais ; elle te donnait des leçons de vie, te racontait son enfance pour t’expliquer ce que tu devais faire ou non, elle te pressait à lui dire la vérité. Alors l’habituel « je suis tombé à la gym» devint, à ses yeux, le signe de ta maladresse naissante. Mais ça t’allait, parce que tes camarades de classe parlaient de moins en moins de ça et commençaient à t’éviter, les grosses disputes devinrent au fil des mois plus rares.

Ça n’avait pourtant pas empêché un garçon de ta classe de vouloir t’approcher. Avec sa peau basanée et ses yeux verts, – « c’est parce que je suis marocain » –,  lui aussi sortait du lot. Au début tu t’étais contenté de le fixer sans répondre, parce que tu ne savais pas à quoi t’attendre. Lui aussi, il allait te faire la morale ? T’avais enfin réussi à te mettre à l’écart des autres et des Gaijin qu’ils chuchotaient dans ton dos. Est-ce que c’était une nouvelle tactique, qu’un autre étranger t’approche pour te montrer que t’étais en tort et que t’avais rien à faire là, toi qui refusais de t’adapter ? Alors t’as commencé à l’éviter au maximum, mais le bougre se mettait avec toi lors des cours de gym pour pouvoir te parler. Peu importe que tu ne répondes à aucune de ses questions et que tu ne participes à la conversation, il semblait ravi de blablater sans interruption. Lui, t’as vite retenu qu’il s’appelait Teru ; il te racontait sa vie comme si t’étais un journal intime ambulant, te parlant de sa famille ou de ses passions sans que tu n’aies rien demandé. Mais tu l’écoutais sans broncher, parce que c’était mieux que ce que les autres pouvaient te répondre. Et au moins, Teru, il te parlait pas de mariage ou d’âmes sœurs.

Un jour, sur le chemin du retour, vous vous êtes vite rendus compte que vous alliez dans la même direction. Teru n’habitait pas très loin de chez toi, alors tu l’as raccompagné chez lui avant de rentrer. T’as juste hoché la tête quand il t’a demandé si tu faisais ça parce que vous étiez amis, mais c’était davantage parce que tu voulais retarder ton arrivée à la maison. Il n’avait toutefois pas besoin de le savoir, que ta mère était souvent ivre en plein jour ou qu’elle était à deux doigts de perdre son emploi ; qu’elle te harcelait de questions dès que tu franchissais la porte ; qu’elle triait son courrier comme une forcenée ou qu’elle pleurait et buvait comme pas possible devant la vie des protagonistes de ses séries, dont elle rêvait de prendre la place. Elle fumait beaucoup, aussi, et pas que des cigarettes. Mais tu ne disais rien, parce que tu espérais que la lettre arrive et la sorte de là, mais aussi parce que tu avais peur qu’on ne vous force à rentrer aux Etats-Unis.

Lorsque Teru t’a proposé de venir chez lui, t’as pas réfléchi et t’as dit oui. Il te parlait souvent de sa famille, une famille aimante et nombreuse, et tu te demandais à quoi ça pouvait bien ressembler, toi qui n’avais connu que tes grands-parents. T’as mangé là-bas, même dormi sur place, et la famille t’a accueilli comme l’un des leurs. C’était chaleureux et réconfortant, d’une certaine manière, mais aussi un peu douloureux. T’es rentré avec la poitrine serrée, ou peut-être même que c’était la gorge, tu ne savais pas vraiment où t’avais mal, mais c’était une sensation désagréable. Aigre-douce.
T’es retourné plusieurs fois manger là-bas, parce que ta mère s’était mise à sortir et ne rentrait pas toujours à la maison. Tu ne comptais plus les soirs où, après avoir longuement attendu de voir si elle allait rentrer, tu te faisais bouillir de l’eau pour manger des ramens instantanés. Tu t’étais brûlé la première fois que t’avais utilisé la bouilloire, parce que tu l’avais un peu trop remplie, et tu t’étais légèrement coupé la première fois que t’avais voulu préparer autre chose, mais t’as vite appris à pouvoir te gérer. Et la fois où ta mère n’est pas rentrée une semaine durant à la maison, après avoir perdu son emploi et soi-disant trouvé l’homme qui la comprenait, t’as réussi à faire en sorte que Teru t’invite à dormir chez lui en trouvant une excuse.

Ça a marché quelque temps, du moins jusqu’au jour où les services sociaux ne viennent frapper à la porte. T’as vécu les jours qui suivirent comme un automate, sans vraiment comprendre ce qui se passait : on t’a très vite retiré à la garde de ta mère et, tes grands-parents étant décédés l’année dernière, des démarches ont été lancées pour te trouver une famille d’accueil. Ta mère a beau avoir gueulé et s’être démenée comme un diable, on t’a vite emmené loin d’elle. T’avais encore les tympans qui bourdonnaient de ses pleurs et de ses cris. « Laissez-moi Zoran ! Je suis une bonne mère, je vous jure ! » Tu savais pas quoi en penser, c’était trop soudain, t’arrivais pas à assimiler le choc de la séparation. Mais malgré le capharnaüm qu’était devenu ton quotidien, t’as bien vite compris que t’allais bientôt déménager, qu’on allait te changer de ville, alors t’as rien dit à Teru. T’as profité d’une dispute que vous aviez eue pour lui cacher la vérité jusqu’au jour de ton départ.

T’as quitté Osaka pour Fujisawa et ses bancs de sable noir, à une heure de Tokyo, pour rejoindre la famille Sugiura. C’était une vraie famille comme celle de Teru, avec des parents et deux enfants, un de quinze ans et l’autre de deux ans ton cadet. Et avec un grand-père, un pêcheur de crabes et de coquillages, qui t’a aussitôt rappelé le tien. Tu t’es plus rapidement attaché à lui qu’au reste de la famille, qui était trop présente et à l’écoute à ton goût. Ils t’étouffaient avec leurs bonnes intentions mais tu ne savais pas comment leur dire autrement qu’en t’énervant contre eux ; t’as même malencontreusement réussi à faire pleurer ton « petit frère » le jour même de ton arrivée…

Mais malgré tout, tu les aimais plutôt bien les Sugiura. Il n’y avait jamais de bordel qui traînait, de bouteilles ou de mégots. L’appartement était assez spacieux pour abriter toute la famille, ton nouveau petit frère était un peu trop pot de colle à ton goût et tu te prenais souvent la tête avec le plus grand, qui détestait ton attitude, mais les parents étaient plutôt gentils. Beaucoup trop présents et invasifs, tu passais beaucoup de temps à les engueuler pour ça, mais au fond –et lorsque la colère redescendait– tu parvenais à comprendre. Et le grand-père, tu l’as aussitôt adopté : t’as pas hésité à accepter sa proposition d’aller travailler avec lui, tôt le matin les week-ends. Tu séchais parfois même les cours pour partir pêcher sur son bateau avec lui mais il ne te l’a jamais reproché. Il se contentait de t’apprendre à différencier les coquillages, à reconnaître les crabes, à utiliser les filets… et il t’a surtout appris à nager, toi qui n’avais jusqu’alors jamais appris. Mais plus que tout, il t’a fait découvrir les plages de Fujisawa, l’île incroyable d’Enoshima, et le plaisir de surfer. Impossible de ne pas essayer le surf au moins une fois dans sa vie en habitant au bord de l’océan. C’est très vite devenu ta passion après les cours, lorsque tu ne te contentais pas de simplement zoner dans la ville. Tu te battais encore, trop souvent, avec des élèves de l’école ou des gens du quartier, mais tu t’es toujours relevé et assuré que l’autre soit dans un pire état que toi. C’était peut-être une sale habitude, mais tu t’exprimais nettement mieux avec tes poings qu’avec tes mots. Ta mère adoptive détestait ça et ne rêvait que de te voir rentrer dans les rangs, mais ton grand-père t’expliqua que c’était davantage par inquiétude pour toi que par peur des rumeurs. Et ça te faisait chaud au cœur, de savoir que des inconnus pouvaient s’inquiéter pour toi, mais tu n’as pourtant jamais accepté de porter leur nom de famille. Parce que t’étais pas de leur famille, t’étais un intrus ; et peut-être aussi un peu parce que tu ne voulais pas d’un nom japonais. Tu ne détestais plus l’Incontestable pour les mêmes raisons que durant ton enfance, t’avais appris à reconnaître que ta mère était en tort d’autant miser sur une machine pour avoir une belle vie. Tu lui en voulais plus qu’autre chose, en grandissant, pour tout le mal qu’elle t’avait fait. Même indirectement. Mais tu n’aimais pas pour autant l’idée d’être marié sur le coup de la chance – ou des statistiques, peu importe. Tu n’aimais pas l’idée du mariage tout court. Et du haut de tes bientôt quatorze ans, avoir un nom de famille japonais, c’était en quelque sorte faire partie du système. Alors même si tu avais été pucé en arrivant enfant, que tu avais un passeport japonais et que tu y vivais aujourd’hui, tu préférais tout nier et faire celui qui ne voyait pas. Peut-être dans l’infime espoir d’être, toi aussi, oublié par la machine.

Ta vie à Fujisawa se déroulait bien.
Ce n’était pas tous les jours facile avec les Sugiura, mais tu n’avais plus à tout faire par toi-même. C’était plus facile avec les camarades de classe, que tu n’engueulais plus à chaque mention de l’Incontestable ; t’étais toujours en colère avec le monde, t’avais toujours cette rage et cette frustration dont tu ne savais qu’en faire au fond de toi,  mais t’arrivais un peu mieux à gérer tes émotions. T’étais pas pour autant populaire avec les autres, on te trouvait toujours de mauvais genre avec ton allure de yankee et ton lourd accent d’Osaka, mais on venait te parler. Tu t’étais même fait de nouveaux potes, à qui tu faisais partager tes talents incroyables – à comprendre incroyablement mauvais – au karaoke lorsque vous n’alliez pas faire du baseball ou jouer à la salle d’arcades après les cours. Et t’as aussi approfondi ta passion pour le dessin, que tu t’étais découvert tout petit déjà lorsque tu recopiais les comics que tu lisais contre la fenêtre de ta chambre ; et pour les jeux vidéos, que tu ne lâchais pas avant de les avoir terminés à cent pourcent. Les autres gamers de ta classe venaient d’ailleurs souvent vers toi pour te demander les soluces, et ce fut le début de quelques amitiés.

À tes dix-huit ans, à défaut de savoir que faire de ta vie, tu t’es décidé à rejoindre Tokyo pour chercher du travail. Il y avait quelques jobs à Fujisawa ou Enoshima, principalement autour du tourisme ou de la mer, t’avais même repéré une école de kinésithérapie et une de game designer qui t’intéressaient toutes deux beaucoup, mais tu avais le besoin viscéral de changer d’air et de t’éloigner de ta famille. De faire quelque chose de ta vie loin du domaine scolaire, en tout cas quelque temps, et de te gérer entièrement. T’avais après tout pas l’argent de te payer ce genre d’école… T’as donc vécu le Big Bang Kiss à travers la télévision, en train de faire tes cartons pour déménager à la capitale, les comprenant et les soutenant dans leur lutte à distance.

Tu t’es trouvé un petit travail étonnamment rapidement, une fois dans la capitale. Ce n’était rien de bien incroyable puisque tu n’étais que plongeur dans un restaurant de ramen, mais la paie était suffisante pour payer ton minuscule appartement. Le patron t’aimait bien, en plus, alors t’avais parfois droit à de belles réductions sur les bols de nouille. Ce n’était pas la meilleure vie qui soit mais t’étais heureux de voir que tu arrivais à te gérer sans l’aide des autres, que tu t’étais trouvé un job et gagnais ton pain en adulte responsable. Ce n’était pas aussi amusant que lorsque tu partais pêcher avec ton grand-père, même si parfois tu finissais tout aussi trempé, mais c’était un début. T’étais même passé de plongeur à serveur, ce qui augmenta légèrement ton misérable salaire de quelques yens. Ça te changeait d’être en dehors de la cuisine et de voir des gens autre que des collègues. C’était même plutôt plaisant, comme job, et bien plus gratifiant que de laver des centaines de bols de ramens. Jusqu’au jour où un client te fit une remarque. Comme quoi il avait l’impression que tu le prenais de haut et ne le respectait pas, avec tes sourcils froncés et ton air peu avenant, alors que tu tirais juste la même tronche qu’à l’accoutumée. Ton patron n’en a rien dit, ne te faisant aucune remarque désobligeante à ce sujet ; après tout, il était satisfait de ton travail. Mais il ne pût te protéger lorsque tout s’enflamma entre le client et toi et que tu terminas par lui coller un poing magistral dans l’arcade sourcilière. Ce soir-là, on te demanda de t’en aller et de ne pas revenir travailler le lendemain. Tu venais de perdre ton premier job, et ton mauvais caractère te fit licencier de nombreux autres. Serveur, livreur, caissier … Il suffisait qu’un client te fasse une remarque un peu trop virulente pour que tu perdes tout sang-froid et répondes par des insultes.

Et ta vie ne devait pas être assez catastrophique puisque Shukumei frappa le Japon de plein fouet un an après ton arrivée à Tokyo. L’appartement que tu peinais déjà à payer avec tes salaires irréguliers se retrouva complètement inondé sous les eaux et tu ne parvins à sauver que quelques minces affaires. Mais tu ne pus rien faire pour retenir les larmes de rage et de désespoir en retrouvant ton ordinateur et tes nombreux carnets de croquis –dont de précieux datant de ton adolescence ou protégeant des débuts d’histoires– complètement ruinés. Tout ce à quoi tu tenais avait été emporté par la catastrophe, te laissant là, sans affaire et sans toit, à ne pas savoir quoi faire. Après tout, tu ne t’étais encore jamais demandé quoi faire, si tu te retrouvais du jour au lendemain à la rue.

Le numéro de ton grand-père s’afficha sur ton téléphone, comme une réponse que te soufflerait le destin, mais tu ne répondis pas. Tu le laissas sonner, encore et encore, le silence ne se faisant que de très longues minutes plus tard. Il devait s’inquiéter pour toi, ton pauvre grand-père… mais tu ne pouvais te résoudre à lui répondre. Ta poitrine était tellement serrée que tu n’étais pas sûr de pouvoir lui parler sans te mettre à pleurer.

Tu aurais pu retourner chez les Sugiura et repartir de zéro, tu le savais. Ils t’auraient sûrement accueillis à bras ouverts, parce qu’ils avaient toujours été présents et insubmersibles. Tu refusais de penser autrement et d’imaginer ce qu’il aurait pu leur advenir en habitant aussi près des côtes. Mais l’arrière goût d’amertume qui te restait en bouche, malgré les jours qui te séparaient de Shukumei, t’empêchait de leur demander de l’aide. Tu ne voulais plus être dépendant d’eux. Tu voulais leur montrer que tu pouvais te débrouiller, que tu n’avais besoin de personne. Alors t’as envoyé un message à ton grand-père pour lui dire que tout allait bien, que personne n’avait à s’inquiéter, et tu fus soulagé de savoir que tout allait bien de leur côté aussi. Tu promis de l’appeler plus tard.

Alors avec les pauvres économies que tu avais en poche, tu te mis à dormir où tu pouvais : hôtel capsule, karaoké, puis enfin cybercafé. Tu en avais trouvé un pas mal, qui n’avait pas trop souffert de Shukumei et proposait des services intéressants. Ils avaient même des salles de bain communes à chaque étage, ce qui n’était clairement pas le cas de tous les cybercafés. Donc même si la chambre était exiguë et que tu entendais trop souvent le mec qui squattait la pièce attenante à la tienne chanter ses chansons préférées à tue-tête, tu fis de cet endroit ton refuge. Les boissons étaient gratuites, le curry qu’ils servaient plutôt potable, et tu avais même des mangas à disposition et un ordinateur pour continuer de jouer à tes MMORPG préférés. Restait plus qu’à te retrouver un travail… et tu allais pouvoir remonter la pente, pas vrai ?

Et c’est donc ce que tu t’évertuas à faire, de remonter la pente. Tu te souviens encore des centaines de CV que t’as envoyé à droite à gauche dans l’espoir de retrouver un job, en te promettant de te tenir à carreau et de ne plus créer de disputes avec les clients. Tu aurais pu postuler pour le cybercafé dans lequel tu créchais, mais tu avais bien trop peur d’être mis dehors en cas de problème… Tu retrouvas heureusement un emploi, comme livreur pour un fast-food de pizza. Elles n’avaient rien à voir avec celles que tu pouvais manger dans le Bronx, et dont tu avais encore un souvenir particulièrement vivace, mais tu ne crachais pas sur du job. Tu mis d’ailleurs complètement de côté ton rêve d’entrer dans une école de game designer ou de bande dessinée pour te concentrer sur le travail, en te disant que tu pourrais toujours essayer de créer de petits jeux en python avec des tutoriels. Et dessiner dans tes carnets, voire parfois sur les cartons de pizzas que tu livrais, te suffisait pour le moment. Et puis, après tout, c’était même pas dit que tu réussisses. T’avais déjà assez expérimenté pour savoir que le milieu scolaire ne te convenait pas. Tu continuas pourtant dans ton temps libre de jouer à tes jeux préférés et de publier des soluces sur des sites internet spécialisés, ne sortant de « chez toi » que pour aller travailler. Ta seule interaction avec quelqu’un fut un collègue, à qui tu demandas de te prendre en photo avec ton scooter du travail pour envoyer à ton grand-père et lui donner des nouvelles. Tu te mis même à poster certains de tes dessins sur les réseaux sociaux, de manière complètement irrégulière et sans vraiment t’attendre à un quelconque succès, mais les commentaires positifs et le nombre montant d’abonnés te fit du bien.

L’argent que tu gagnais n’était toutefois pas suffisant pour te reprendre un appartement, les loyers ayant flambé dans le courant de l’année, alors tu te mis à remplir une tirelire.  C’était un cochon tout ce qu’il y avait de plus banal, que tu avais trouvé dans un de ces magasins 100 yens du quartier, mais ça devint vite une habitude. Tu ne savais pas trop pourquoi tu économisais : un nouvel appartement, une meilleure carte graphique, une planche de surf (même si tu en avais une chez ton grand-père et que tu pratiquais plus depuis ton déménagement), un animal de compagnie (tu rêvais depuis petit d’avoir un lapin), ou alors même une admission dans l’école de tes rêves… tu ne savais pas, mais tu économisais. Et ça te donnait l’impression d’avoir un but et d’avancer vers quelque chose. Tu allais sûrement tout dépenser dans quelques mois, dans les cosmétiques d’un de tes jeux préférés, mais tu pris tout de même l’habitude de mettre quelques yens dans ton cochon.

Tu avais continué de surveiller les offres d’emploi par habitude, et te trouvas bientôt un job de caissier dans une konbini que tu pris en parallèle des livraisons de pizzas. Tu travaillais en général en journée pour l’épicerie, avant de partir assurer les livraisons du soir. Ça te permettait de gagner davantage et ainsi de t’acheter de nouveaux vêtements, ainsi que de meilleurs bentos. Mais le konbini où tu travaillais était fréquenté par des gens que tu peinais à supporter. Les lycéens et les salarymans ne te dérangeaient pas, à l’accoutumée, mais un groupe d’étudiants se plaisait à te critiquer dans ton dos lorsqu’ils venaient acheter leur midi. Ça jasait concernant tes cheveux, ton accent ou ta tête de voyou… Il y eut bien vite une rumeur parmi les étudiants comme quoi un gaijin roux, et très sûrement yakuza, travaillait au Konbini en semaine. Et un jour, t’as juste explosé. T’as suivi le groupe de lycéens à la sortie du konbini et t’en as flanqué un contre un mur en lui demandant s’il avait un problème, avant de le laisser partir. Il avait pas été loin de se pisser dessus.

Mais tout ne s’était pas calmé pour autant.
Quelques jours plus tard, un homme entra en trombe dans le konbini avant de demander à lui parler à l’extérieur. Il s’agissait visiblement du grand frère de l’étudiant que tu avais « malmené »… pas besoin de préciser que ça ne se termina pas bien. Le grand frère en question s’était ramené avec d’autres potes à lui, et vous aviez fini par vous battre dans une ruelle voisine au konbini. Tu rendis coup pour coup, mais difficile de rester indemne face à plusieurs assaillants. Ils t’abandonnèrent dans les poubelles avec une lèvre ouverte, des ecchymoses et un bel oeil au beurre noir. Et alors que tu te relevais difficilement, une personne arriva pour jeter ses déchets non loin de là où tu te trouvais.

Ce fut ainsi, aussi abracadabrant que ça puisse paraître, que tu retrouvas Teru, ton ami d’enfance d’Osaka. Il n’avait pas changé, si on enlevait le fait qu’il travaillait pour un maidcafé et se plaisait à porter des robes et du maquillage. Sous ces artifices, c’était toujours le même môme aux grands sourires et aux gestes maladroits. Le retrouver après toutes ces années, alors que tu avais depuis longtemps fait le deuil de votre relation, te fit un sacré coup : tu ne sus tout d’abord pas quoi faire de lui dans ta vie. Tu ne voulais pas lui parler du pourquoi de ton déménagement en famille d’accueil, ou de pourquoi tu ne l’avais jamais recontacté. Tu ne voulais pas non plus lui avouer que ta vie s’était complètement écroulée et que tu vivais depuis dans un cybercafé, ou que tu enchaînais les jobs sans pour autant te faire beaucoup d’argent. Mais heureusement pour toi, le sujet ne fut pas mis sur le tapis, Teru juste bien trop heureux de te retrouver et de raviver les souvenirs. Tu te mis dès lors à lui envoyer des messages et à discuter régulièrement avec lui, reprenant votre relation d’avant comme si elle n’avait jusqu’alors simplement été mise sur pause. Tu allais d’ailleurs parfois dormir chez lui, profitant du confort de son appartement le temps d’un week-end ou de quelques jours, t’endormant bien trop souvent à ton goût dans son kotatsu. Chez Teru, tu pouvais baisser un peu ta garde et juste… profiter. Retrouver le temps de quelques heures le bonheur que tu avais goûté enfant.

Malgré cet ajout inattendu dans ton quotidien, les jours se ressemblaient beaucoup. Tu partais travailler, puis lorsque tu rentrais tu jouais à tes jeux la plupart du temps, sauf quand tu étais dans l’humeur de dessiner ou de poster de nouvelles soluces sur internet. Jusqu’au jour où l’on se mit à parler de choses récurrentes, sur tes jeux en ligne. Beaucoup parlaient d’une maladie qui commençait à flamber, de symptômes tous différents les uns des autres. Il y avait des trolls pour parler de complot de l’état et faire des théories ridicules, mais la plupart des joueurs partageaient tout de même une certaine angoisse. Tu n’y fis attention que lorsque tu te mis à avoir des montées de fièvre ou des saignements de nez plus réguliers, mais tu ne tombas jamais vraiment malade. Les informations tombèrent vite à la télévision et dans les journaux, le sujet fut toujours ramené sur tes forums habituels, et tu commenças à avoir peur pour ton grand-père. Il avait beau avoir une santé de fer, la vieillesse commençait à le rattraper. Tu checkais son ATAI tous les jours de manière presque obsessionnelle, angoissé de le retrouver mort le lendemain. Et un appel téléphonique te fit croire au pire. Pourtant, lorsqu’on t’annonça que ton père adoptif était décédé, tu ne parvins pas à te sentir coupable de penser autre chose que « oh putain dieu merci, c’est pas papy. » Ce dernier prit le téléphone après que ta mère adoptive ait pris des nouvelles, et tu lui répondis en pleurant de soulagement. Vous avez parlé une bonne heure, avant que tu ne lui promettes – comme à chaque fois – de bientôt revenir les voir à Fujisawa.  

Plus étonnant encore, ton ATAI te fit passer pour mort au tournant du mois de décembre.
Bien évidemment, tu n'avais rien remarqué, mais ce n'était pas le cas de tes proches. Ta famille, déjà, mais surtout Teru… qui rentra un jour chez lui en trombe, pleurant toutes les larmes de son corps. C'est grâce à lui que tu as remarqué ton tout nouveau statut de « défunt », sans trop savoir comment te sentir à cette nouvelle.  Tu étais légalement mort aux yeux du pays et de l'Incontestable, pas vrai ? Teru l'avait compris lui-aussi, une fois ses larmes séchées, puisque vous avez longuement parlé de ce que ça impliquait. Et peut-être que dans une réalité alternative, tu en aurais profité pour fuir, mais la réalité était autre. Tu n'avais pas d'argent et pas de famille à l'étranger, tu étais donc coincé sur le territoire japonais. Et c'est sûrement ce constat qui te fit le plus mal, dans toute cette affaire.  Parce que t'avais beau avoir « accepté » et t'être fait à l'idée de l'Incontestable, tu voyais une chance inespérée de changer les choses s'envoler sous tes yeux.

Peu de temps après, le fast food te licensia pour t’être battu avec un client sans même te demander ce qu’il s’était passé. Personne ne s’intéressa au fait que le-dit client avait eu des propos limites et des mains un peu baladeuses ; son avis pesait bien plus lourd que celui d’un livreur. L’injustice te donnait envie de vomir, d’aller le lendemain au restaurant pour te faire entendre et faire quelque chose de la colère qui bouillonnait en toi. Mais tu n’en fis rien : tu éclatas ton cochon pour t’acheter un bon repas, de nouveaux matériels de dessin et faire une razzia dans la boutique de cosmétiques de ton nouveau MMORPG préféré. Tu laissas ensuite quelques mois s’écouler, vivant sur tes économies pour payer ton loyer au cybercafé, allant même retrouver ton grand-père à Fujisawa le temps d’un week-end… et ça te fit le plus grand bien. Retrouver la plage, les embruns, le bateau de ton papy, les journées de surf. Tu rentras en traînant des pieds, mais complètement requinqué. Et avec une nouvelle tirelire cochon, achetée avec ton grand-père dans un magasin de souvenirs d’Enoshima.

C’est grâce à Teru que tu retrouvas un nouveau travail, celui-ci ayant repéré une annonce dans un Catcafé pas loin du Maidcafé où il travaillait. Tu n’aimais pas particulièrement les chats, peut-être parce que tu leur ressemblais trop, mais tu n’étais pas contre travailler dans un lieu avec des animaux. Au contraire, même. T’as rapidement envoyé ton CV et ta lettre de motivation et les planètes ont dû s’aligner pour te porter chance, car tu commenças à travailler la semaine suivante. Le salaire était qui plus est meilleur que celui que tu gagnais en tant que livreur.

C’est un job que tu as encore aujourd’hui, bien que tu travailles également occasionnellement comme livreur pour une pizzéria concurrente à ton ancienne boîte. Tu ne t’es pour l’instant pas encore fait virer, ton cochon s’alourdit jour après jour, et encore aucune trace d’une quelconque lettre rose. Ta mère est parvenue à te contacter de nombreuses années plus tard sans que tu ne saches comment elle a bien pu récupérer ton numéro, mais tu ne laisses pas ce point noir ternir ton quotidien. Au début, elle cherchait surtout à revenir dans ta vie, à te voir après que le social vous ait si brutalement séparé. Et puis ces messages sont devenus plus directs, elle a même commencé à parfois te demander des choses. Tu te contentes souvent de supprimer ses messages et de ne pas lui répondre, sans pour autant te résoudre à la bloquer pour de bon.

MAMAN : Mon chéri, je sais que tu lis mes messages…
MAMAN : Zoran… tu sais bien que je t’ai toujours aimé.
MAMAN : Tu voudrais bien aider ta maman ? J’ai besoin d’argent en attendant mon mariage…  
MAMAN : Après tout ce que j’ai fait pour toi, tu me dois bien ça non ?

Caractère
“To wear one’s heart on one’s sleeve.” Il n’y a pas de meilleure expression pour te décrire. Tu parles en effet beaucoup avec ton corps : tes mains bougent quand tu parles ; une de tes jambes ne cesse de frétiller quand tu attends ou que tu t’ennuies ; tes sourires s’étirent sans cesse en grimaces ou en petits sourires… et tes sourcils se froncent tellement que tu commences à avoir une ride d’expression au niveau du front. T’as pourtant tendance à ravaler ta tristesse et tes doutes, ne laissant la plupart du temps que la colère éclater au grand jour. C’est elle qui te protège la plupart du temps, avec ta trop grosse fierté, et qui te permet de rester solidement ancré sur tes pieds : elle te permet de faire face à l’injustice et te distancie des autres

La colère, elle est bien un aspect central de ta personnalité. Tête de cochon et bagarreur, t’as bien souvent le sang qui bouillonne dans tes veines. Tu insultes, tu craches, tu lèves les poings ; tu te protèges. Tu refuses de courber l'échine et de dompter ce que tu ressens, alors tu agis bien souvent avant même de réfléchir. Et ça t'entraîne bien souvent dans des situations peu glorieuses ; tes mains couvertes de cicatrices en sont témoins. Tu te fais qui plus est très vite un avis sur les autres. Une fois que ta confiance est perdue, elle est extrêmement difficile à récupérer : tu es une personne particulièrement rancunière et ton excellente mémoire ne te permet pas d’oublier les torts que tu as subis. Pas pour autant revanchard, tu es plutôt du genre à réagir sur le qui-vive, là où les émotions te submergent le plus et sont à leur paroxysme, avant de rentrer chez toi et de tourner la page. Tu ne vas pas comploter pour blesser quelqu'un, même s'il t'a affreusement blessé, mais ne va pas pour autant te retenir si tu venais à recroiser sa route.

La colère, c’est donc celle qui fait que tu te bats autant et que tu réagis si fort, mais elle est autant tournée vers les autres que toi-même. L’exemple le plus flagrant est lorsque tu es blessé : tu ne vas jamais te soigner, à la fois parce que tu t’occupes juste très mal de toi que parce que tu penses le mériter. Parce que t’es pas assez bon, pas assez fort ; parce que t’es juste trop con.

Mais ta curiosité est sans pareille : t’es du style touche-à-tout. Toi, tu dirais plutôt que t’es bon nul part, justement parce que tu t’intéresses à beaucoup trop de choses en même temps avant de laisser tomber pour privilégier d’autres passions. En effet, t’as appris le chinois lors d’une phase où tu ne jurais plus que par leurs jeux et leurs films d’animation, mais t’as fini par remplacer cette passion par des documentaires historiques, puis par des tutoriels de mécano. Alors que t'as ni voiture ni moto. T’as toujours été comme ça, une véritable éponges à connaissances, mais les cours ne t’ont jamais plu pour autant. Tu détestais profondément l’école et les cours du soir, tu ne t’es d’ailleurs jamais donné de la peine durant ta scolarité puisque tu te contentait de notes passables alors que tu aurais pu en avoir d’excellentes. Quand ça ne t’intéresse pas, tu ne te donnes simplement pas la peine. Pareil pour ton écriture, japonaise ou anglaise, qui est juste illisible. Difficile à croire quand on voit la dextérité avec laquelle tu parviens à dessiner.

Et parlons-en : la seule chose où tu es vraiment bon et que tu n’as jamais lâché malgré les années, c’est le dessin et les jeux vidéos. Tu dessines dès que tu en as l’occasion : sur des papiers qui traînent, sur les cartons des pizzas que tu livres, dans ton carnet de croquis… tu bosses d’ailleurs en ce moment sur le design de la peinture que tu aimerais faire sur ta future planche de surf. Et sur de nombreuses histoires, aussi, que tu publies de temps à autre sur les réseaux sociaux. Mais ton rêve, c’est assurément de te faire la main au niveau du codage et de créer ton propre jeu vidéo. Car quand tu ne dessines pas, tu passes des heures et des heures à jouer. Principalement à des MMORPG et autres jeux en ligne, mais tous les types de jeux vidéos te plaisent ; durant ton adolescence tu aidais même tes copains de classe à passer certains niveaux de jeux, avant de te mettre à carrément écrire des soluces. Ta vie est donc bien remplie, parmi toutes ces passions, et tu ne vois donc souvent personne en dehors de ton travail. Et même en travaillant dans un café, lorsque les heures de pointe sont passées et qu’il y a moins de clients, tu trouves le temps de gribouiller ou de jouer. Tu ne t’es pourtant jamais dit que tu allais travailler dans le dessin, ne te trouvant sûrement pas assez doué pour ça ou ne voulant pas te frotter à la concurrence. Adolescent, tu te voyais bien devenir kinésithérapeute ou surfeur à plus haut niveau, tu rêvais parfois même d’une école de game designer avant de juste tout laisser tomber en arrivant à Tokyo et en enchaînant les jobs pour survivre.

Au fond, tu ne sais pas dire qui tu es à part en répétant ce que les autres pensent de toi. T’es trop franc et trop direct pour les mœurs japonaises et les gens ne savent souvent pas quoi faire de toi et de ton don pour mettre les pieds dans le plat. Tu agis souvent sous le joug de ta colère ou de tes instincts, fonçant dans le tas et avisant ensuite, et ça n’a jamais fait très bon ménage avec ton anxiété naissante. C’est peut-être parce que tu as peur de t’attacher aux gens et d’être blessé que tu te distancies de la sorte ; ou encore par crainte d’être contrôlé et de subir du chantage affectif, comme a pu le faire ta mère ; ou alors peut-être simplement parce que tu ne sais pas comment gérer les autres. Comme si tu marchais constamment sur des œufs en compagnie d’autrui, à ne pas savoir quoi dire ou quoi faire de tes membres. Peu nombreux sont ceux avec qui tu peux parler jeux vidéos, et la plupart du temps les gens se contentent de s’écarter de ton passage lorsqu’ils te voient. Parce que t’as pas forcément l’air très amène, alors qu’au fond t’es juste un enfant dans un corps trop grand pour lui.

Physique
La première chose qui frappe chez toi, c’est la couleur de tes cheveux, plus proche du orange que du roux. D’où les rires moqueurs lorsque tu donnes ton nom de famille ou les surnoms les plus recherchés les uns que les autres, passant de Poil de carotte à Rouquemoute, ou parfois juste « le Roux » ou encore « Renard ». C’est vrai que ça détonne un peu parmi la population japonaise, mais t’y avais même droit aux Etats-Unis alors t’as fini par t’y habituer. Tes cheveux, ils sont rasés sur les côtés et plus longs sur le dessus, coupés de manière souvent inégale puisque tu t’en occupes toi-même mais tu commences à t’améliorer. Rien à voir avec le style « ballon de football » que t’avais la première fois que t’as tenu une tondeuse en main, et que t’as fini avec un crâne plein de trous. Tes yeux bruns sont ourlés de longs cils et en amande, bien la seule forme arrondie parmi les traits anguleux et durs de ton visage. T’as les oreilles un peu décollées et le nez tordu, preuve qu’il a été cassé –et plus d’une fois–, et l’on peut voir de nombreux trous décorer tes lobes et cartilages. Tu as eu quelques piercings durant ton adolescence, que tu as enlevés aussitôt que tu es arrivé à Tokyo pour chercher du travail, mais ça n’a jamais empêché tes employeurs de refuser ton CV. Parce que tu fais mauvais genre, avec ta tignasse rousse en épis, tes taches de rousseur et tes sourcils souvent froncés ; avec ton style streetwear et tes grandes mains pleines de cicatrices. Et ton accent d’Osaka, aussi, qui transparaît à chaque fois que tu parles, vient terminer un tableau déjà pas très glorieux.

T’as pas l’air très amical, quand on te croise dans la rue. Tu tires plus souvent la gueule que tu ne souris et tes mains trouvent systématiquement le chemin de tes poches quand tu marches. T’es pas spécialement grand, avec ton mètre soixante-dix-huit souvent voûté, mais pas petit pour autant. En dehors de tes cheveux, t'es assez quelconque : tes épaules sont larges et bien dessinées, les muscles de ton dos séduisants, mais les rares séances de surf que tu t'octroies de temps en temps n'ont aucun autre effet sur ton physique. On peut dire que t’as un charisme, une aura particulière, qui plaît ou ne plaît pas.


Avatar
Personnage tiré d'un manga/anime/jeu-vidéo/série

Code:
<div class="infobulle1">• [b]Mo Guan Shan[/b] {19 days} [i]est[/i] [url=https://www.just-married-rpg.com/u3467]Zoran Fox[/url]<span><img src="https://zupimages.net/up/21/32/o2w8.png"></span></div>
— Just Married —

Messages postés : 54
Inscrit.e le : 20/07/2021

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Rayonne en #89B700 ☀ !
ZORAAAAAAAAAAAAN MON BB ❤

J'T'AIME !!! EPOUSE MOI Play with fire | Zoran Fox 1503925550

Rebienvenue et bonne chance pour la validation !
— Just Married —

Messages postés : 44
Inscrit.e le : 05/08/2021

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Le charmant petit Shin
Autre: Hello tout le monde !
J'aime beaucoup ce perso ! Il est vraiment trop stylé, j'adore Play with fire | Zoran Fox 1258839627
Rebienvenue et bonne chance pour ta validation.
— Just Married —

Messages postés : 47
Inscrit.e le : 17/06/2021

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Merci un million de fois à Zach pour le magnifique dessin de mon avatar ♥
Je suis obligée de passer !
Voir Momo ça me rappelle tellement de souvenirs que rien que pour ça déjà je l'aime.
Mais quand on lit le caractère je le trouve tellement bien équilibré. Ni trop, ni pas assez.
Ce personnage est fort humain je trouve dans sa manière d'être !
Du coup je passe surtout pour dire ça. Même si c'est pas facile d'exprimer parfois juste des ressentis que nous va laisser une lecture..
. Hâte de le voir évoluer 👀
Et surtout rebienvenue et bon courage !!!
— ★ —

— ★ —
Messages postés : 5067
Inscrit.e le : 02/07/2016

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : L'autre énergumène.
Autre:
Cet avatar de BG.
Rebienvenue ici !
— Just Married —

Messages postés : 37
Inscrit.e le : 18/04/2021

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Bien le bonjour ~
Je viendrai vous embêter très cher ami.
D'ici là, re-bienvenue !
— STAFF JM —

— STAFF JM —
Messages postés : 6364
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre:
Modération de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction

Bon DC Play with fire | Zoran Fox 1362171446

Histoire

✗ Dans les démarches pour prendre la nationalité japonaise, il faut être venu au moins une fois dans sa vie au Japon, sur une période minimum de deux mois. A quel moment la mère de Zoran a-t-elle eu l'occasion et les moyens de s'y rendre ? Il faut également parler un minimum japonais et pouvoir subvenir à ses propres besoins.

✗ J'ai fait du PTSD quand t'as parlé de langage python. Play with fire | Zoran Fox 501520050

✗ L'épidémie a eu lieu entre juin et septembre. Les premières "morts" déclarées sur l'ATAI ont eu lieu fin novembre/début décembre. Donc ce n'est pas possible que ce soit "quelques jours plus tard".

Caractère


Validé ♥

Physique


Validé ♥

Conclusion

J'ai adoré lire ta fiche ! Très fluide et très bien écrite Play with fire | Zoran Fox 3998388675
Le personnage de Zoran est vraiment cool aussi (je viendrais peut-être te quémander un lien à l'occasion 👀 Kyo et lui se ressemblent un peu sur leurs passions 👀 ).
Y'a juste deux petits points dans l'histoire à revoir, mais rien de méchant Play with fire | Zoran Fox 1362171446

Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Analyse : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Play with fire | Zoran Fox Makoto%20-%20signature
Merci Lucci, Zach et Lucas pour les avatars et kits Play with fire | Zoran Fox 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Play with fire | Zoran Fox Ld7d
Play with fire | Zoran Fox BbNTuR8
Play with fire | Zoran Fox V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
Play with fire | Zoran Fox Cn3Ckyx
Play with fire | Zoran Fox 1EPYLUw
Play with fire | Zoran Fox DfzeUm9


Merci Karlito ♥️:
Play with fire | Zoran Fox Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Play with fire | Zoran Fox YqECw0j
— Just Married —

Messages postés : 4
Inscrit.e le : 14/08/2021
Alors déjà merci beaucoup pour tous vos mots doux ohlala Play with fire | Zoran Fox 3912395661
(et pardon pour le petit délai ! Je rentrais de vacances alors j'avais pas mon ordi sous la main…)

@Teru : ouiiii je suis enfin là bb!!

@Raion : oooh merci ;w; Ça fait vraiment plaisir de savoir que tu le trouves bien équilibré et surtout «humain» !! J'essaie un maximum de balancer le caractère des personnages mais c'est parfois vraiment pas évident… Donc merci pour le compliment Play with fire | Zoran Fox 1240547269

@Armin : Ouuuh merci beaucoup ~ Mais toi aussi t'as une tête de BG dis donc Play with fire | Zoran Fox 2837704232

@Isayah : Viens m'embêter quand tu veux ! Viens quand tu veux sur ma fiche de liens ou en mp Play with fire | Zoran Fox 2432113367

@Makoto : Merci beaucoup Play with fire | Zoran Fox 3912395661 Avec grand plaisir pour un p'tit lien !! (et oui python, quel enfer Play with fire | Zoran Fox 2634931042 ) Voici les corrections, j'espère qu'elles suffiront !

Concernant la mère au Japon : « Adolescente, elle avait eu la possibilité de faire un échange en famille d'accueil dans le pays de ses rêves, le Japon, pour apprendre la langue et expérimenter le système scolaire. Ses parents avaient en effet tout mis en oeuvre pour mettre de l'argent de côté et lui permettre de partir trois mois avec visa étudiant, quitte à serrer la ceinture pour lui offrir cette chance, en voyant à quelle point elle était sérieuse à ce sujet. Elle te parlait donc avec nostalgie de ces quelques mois si précieux pour elle ; elle te racontait l'animation de Shibuya ou encore les boutiques d'Ikebukuro –des noms qui ne t'évoquaient rien, à toi–, avec une expression si particulière que tu ne pouvais que l'écouter et imaginer. »

Et subvenir à ses besoins : « Mais plus de six mois plus tard, le temps de régler les papiers nécessaires et de trouver un petit job sur place, vous avez décollé de l’aéroport de New-York direction Osaka. […] Ta mère avait retrouvé du travail dans un konbini de quartier » Comme ça elle a un job en arrivant dans le pays, pour gagner assez d'argent avant de chercher et trouver autre chose !

Pour l'épidémie : « Plus étonnant encore, ton ATAI te fit passer pour mort au tournant du mois de décembre. » Ça suffit si je change simplement de formulation ?


Merci encore pour l'accueil hyper chaleureux ! ♥
— STAFF JM —

— STAFF JM —
Messages postés : 6364
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre:
C'est parfait pour moi Play with fire | Zoran Fox 3998388675
Amuse-toi bien Play with fire | Zoran Fox 2432113367

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars si le code n'a pas été ajouté à la fin de votre fiche
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Play with fire | Zoran Fox Makoto%20-%20signature
Merci Lucci, Zach et Lucas pour les avatars et kits Play with fire | Zoran Fox 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Play with fire | Zoran Fox Ld7d
Play with fire | Zoran Fox BbNTuR8
Play with fire | Zoran Fox V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
Play with fire | Zoran Fox Cn3Ckyx
Play with fire | Zoran Fox 1EPYLUw
Play with fire | Zoran Fox DfzeUm9


Merci Karlito ♥️:
Play with fire | Zoran Fox Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Play with fire | Zoran Fox YqECw0j
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
#10 —Re: Play with fire | Zoran Fox
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum