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Nara Muchizuki
Citation
Informations générales
Nom : - Muchizuki
Prénom.s : - Nara
Âge : 27- ans , née le 03 septembre 2086
Genre : Féminin
Origines : Vraisemblablement européennes ; ses parents adoptifs sont japonais, bien que sa mère soit née en Irlande.
Activité :  Assistante rédactrice en cheffe et rédactrice pour un journal web national.
Sexualité : - Pansexuelle
Avatar : Personnage inconnu de Sono Saki no Fuukei.
Règlement : - Validé - Ari
Chemin Il me semble être venue il y a fort fort longtemps.
Autre : Un commentaire ?
Histoire – Et un jour, il n’y a plus de retour en arrière possible.

09 octobre 2090



« Regarde, j’ai fait un dessin.
- C’est joli. Qu’est-ce que c’est ?
- Toi, et ça c’est moi.
La petite fille fit une pause, avant de désigner un gribouillis sur le côté de la feuille. Là, c’est papa et maman.
- Pourquoi est-ce que tu les as barré ? »


Nara haussa les épaules. Elle faisait des traits au hasards sur une autre feuille, les yeux rivés sur celle-ci, évitant soigneusement le regard du psychologue.

« Il faut pas dessiner papa et maman, tu sais, on m’a dit. Ils ont fait une grosse bêtise. C’est pour ça qu’ils sont morts. C’est interdit de les dessiner. Sur le dessin aussi, ils sont morts. »

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Nara naît le 03 septembre 2086. Ses parents, mariés depuis trois ans, ont alors déjà fait deux séjours en centre de redressement.
Elle a deux ans lorsqu’ils sont exécutés par le régime pour infidélité.

N’ayant pas de famille – ou n’étant pas réclamée, son dossier d’adoption n’étant pas très locace à ce sujet – elle est placée à l’orphelinat. Elle y passera deux ans avant d’être adoptée.

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25 mai 2093


« Maman, c’est vrai qu’il y a des pays où il n’y a pas l’Incontestable ? »

Edith éteignit le robinet et s’essuya silencieusement les mains sur le torchon qui servait normalement à éponger la vaisselle. Lorsqu’elle se retourna vers sa fille, qui était assise sur une chaise de la cuisine, elle lui offrit un sourire désolé. Elle vint passer une main réconfortante dans ses cheveux blonds.

« C’est vrai, ma puce.
- C’est horrible.
- Tu trouves ? »


Nara haussa les épaules, évitant le regard de sa mère. Dans un soupir, celle-ci s’accroupit devant elle et la regarda droit dans les yeux. Elle semblait chercher ses mots.

« Tu sais, Nara, dans le pays où je suis née, il n’y a pas d’Incontestable.
- Mais alors,
la petite fille paraissait troublée, les gens, ils font comment pour trouver un amoureux ou une amoureuse ?
- Eh bien… parfois, c’est difficile. On rencontre les mauvaises personnes. Ou bien on rencontre quelqu’un avec qui on est heureux. Des fois, ça dure toute la vie. D’autres fois, on fait simplement un bout de chemin ensemble. »


Nara regardait sa mère avait une incompréhension palpable. Celle-ci souriait toujours, mais son sourire avait quelque chose de triste.

« Nara, souffla-t-elle, l’amour peut être compliqué. On peut aimer plusieurs personnes, dans la vie. Et puis tu sais, il n’y a pas qu’en ayant un amoureux ou une amoureuse qu’on peut être heureux. On peut être heureux avec sa famille, ses amis, son travail, même tout seul. Chacun a sa propre recette du bonheur, et c’est important de pouvoir être heureux avec soi-même avant tout. C’est bien d’être accompagnée de personnes que tu aimes, mais tu n’as besoin de personne pour être quelqu’un, Nara, souviens-toi bien de ça. Tu comprends ? »

La petite fille fit signe que non, toujours perplexe. Cette fois, sa mère éclata de rire tant le visage de son enfant était drôle. Elle était bien trop jeune, songeait-elle. Peut-être qu’elle comprendrait un jour.
Elle se demandait souvent ce qu’aurait été sa vie si sa mère n’avait pas immigré au Japon lorsqu’elle était enfant. Comme elle été décédée lorsqu’elle-même n’avait que dix ans, elle n’avait jamais pu lui demander les de ce changement de vie radical. Enfin, songeait-elle, elle avait été chanceuse. Elle avait été mariée à un homme bon qu’elle appréciait sincèrement malgré leurs divergences d’opinions et, surtout, elle avait eu deux enfants merveilleux.
Cet incontestable avait été bon avec elle. Quand bien-même, lorsqu’elle voyait ses cousins restés en Irlande et la vie qu’ils menaient, elle regrettait cette liberté dont on l’avait privée. Le régime en place et ses valeurs personnelles étaient définitivement incompatibles.

Edith ferma les yeux, retournant à la vaisselle. Il lui arrivait souvent d’avoir envie de transmettre à sa fille cette rage de liberté qui l’animait. De la sortir de la torpeur dans laquelle la propagande constante la mettait. Cette dernière était partout : dans les programmes télévisés, à l’école, dans la pub. C’était discret mais omniprésent. Elle s’imaginait parfois secouer sa petite fille et lui crier de se réveiller, hurler que rien ne comptait plus dans la vie que le libre-arbitre. La mettre dans un avion pour Dublin où elle serait tenue éloignée, jusqu’à ses seize ans au moins, de l’ambiance morbide de ce monde régit par des moniteurs.
Bien-sûr, de tous ces rêves, elle n’en faisait rien. D’abord parce que son mari faisait partie de la milice internationale et qu’il était, ainsi, résolument pro-régime – l’Incontestable avait un certain sens de l’humour. Ensuite parce qu’il semblait à Edith que la vie de sa fille serait, peut-être, plus facile si elle adhérait au régime en place. Qu’importe si elle-même le désapprouvait. Qu’importe si une petite voix lui murmurait au fond que personne ne pouvait véritablement être heureux en voyant sa vie décidée par une machine. Ses enfants avaient une puce implantée dans le cerveau et rien ne pouvait les en libérer : alors peut-être qu’il valait mieux plier l’échine. Se taire. Être bêtement heureux, abruti par l’idée que l’humain était devenu incapable de prendre sa propre vie en main. Ignorer que le régime de terreur engourdissait sa population pour mieux la contrôler sous couvert d’assurer sa survie.

La maternité l’avait rendue plus prudente et modérée. Protéger ses enfants, c’était plus important que défendre ses opinions. S’il ne valait peut-être mieux pas faire de ses enfants des rebelles – en avait-elle seulement le pouvoir ? – elle essaierait de leur apprendre à réfléchir par eux-mêmes. De transmettre certaines valeurs. La liberté, l’indépendance, le courage d’assumer ses idées, la fidélité à soi-même, l’amour sincère.

Car cet incontestable, qu’allait-il réserver à ses filles, lorsqu’elles seraient adultes ?

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Edith Fukiwara et Haruki Mushizuki sont mariés par l’Incontestable le 11 août 2079. Ce mariage inquiète Edith qui, ayant gardé de bons contacts avec sa famille restée en Irlande, peine à accepter la suprématie de l’Incontestable. D’autant plus qu’Haruki est alors une nouvelle recrue de la milice tokyoïte, fermement convaincu des bénéfices du régime.
Celui-ci tombe immédiatement amoureux d’Edith ; si le coup de foudre n’est pas réciproque, pourtant, elle se prend rapidement d’affection pour son mari. Devant la profession de ce dernier et le constat de la réussite de son mariage, puis devenant mère à deux reprises, Edith fait taire ses propres opinions. Malgré ça, elle tâchera d’inculquer à ses enfants des valeurs de liberté.

Le 09 mai 2084 naît le premier enfant du couple, Kaori, sur ordre de l’incontestable. Des complications médicales rendront Edith stérile.
En janvier 2090, l’Incontestable ordonne au couple d’avoir un autre enfant. Ils se tournent vers l’Orphelinat national et adoptent ainsi Nara, alors âgée de 4 ans. La petite fille n’a aucun souvenir de ses parents biologiques et semble bien se porter, à l’exception de cauchemars récurrents et d’un mutisme qui durera quelques mois. Elle grandit dans un foyer heureux, dans une maison en banlieue de Tokyo, sa mère ayant arrêté de travailler pour s’occuper au mieux de sa famille. Lorsqu’elle a neuf ans, son père est promu dans la milice internationale. De fait, ses enfants le voient rarement.

A l’école puis au collège, c’est une bonne élève. Discrète et sérieuse, souvent un peu en décalage avec les autres enfants, elle passe plutôt inaperçu mais se fait quelques amies. Sa scolarité est tout compte fait banale, pointillée de devoirs terminés tard le soir et de discussions enfantines avec ses camarades de classes. Elle se passionne pour le dessin et pour l’informatique, comme tous les enfants japonais de son âge. A ce moment, elle rêve d’être mangaka ou réalisatrice de films d’animation.
Au cours de son enfance et de son adolescence, Nara, sa sœur et ses parents se rendent à plusieurs reprises en Irlande. Elle en gardera le goût du voyage et de l’aventure, mais aussi, elle le réalisera plus tard, une certaine ouverture d’esprit. Sa mère et sa famille maternelle resteront toujours des figures majeures dans sa construction en tant qu’individu, et seront toute sa vie des modèles de force et de courage.

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02 septembre 2102


« Alors, sur quoi est-ce que tu veux travailler ?
- Euh… je ne sais pas. »


Nara haussa les épaules, démunies. Elle osait à peine regarder Naoko, qui était assise en tailleurs sur son lit. Plus âgée d’un an – elle avait redoublée une classe – et pleine d’une assurance qu’elle-même n’avait pas, la jeune fille avait quelque chose de vraiment intimidant.
C’était aussi parce qu’elle était très jolie, songeait Nara les rares fois qu’elle osait lui jeter un coup d’œil. Elle dû d’ailleurs s’attarder un peu trop, parce que sa camarade lui demanda :

« Quoi, j’ai quelque chose sur la tronche ? »

La lycéenne fit signe que non, gênée. Ses joues chauffaient. Ce n’était pas la première fois qu’une camarade venait travailler chez elle, mais elle n’avait encore jamais invité une personne qui lui plaisait.
Oui, c’était ça. Naoko lui plaisait. Et même un peu plus.
Elles avaient commencé à se côtoyer au début de l’année, tandis que Naoko venait d’être transférée dans l’établissement et dans sa classe. Nara avait tout de suite été admirative devant sa personnalité franche et désinvolte. En revanche, tandis qu’elles partageaient leurs repas du midi et rentraient ensemble après les cours, elle n’avait pas immédiatement réalisé que les palpitations qu’elle ressentait en sa présence n’avaient rien à voir avec ladite admiration.
C’était la première fois qu’elle tombait amoureuse.

« On a qu’à travailler sur le féminisme, proposa Nara en espérant impressionner Naoko. Cette dernière affichait toujours des idées très tranchées, que Nara trouvait un peu exagérées mais aussi vraiment classes.
- Le féminisme et l’Incontestable ? »

Elles devaient rendre un court exposé en histoire sur les améliorations apportées par l’Incontestable à la société.

« Euh… oui. Depuis que l’Incontestable a été créé, il y a moins d’inégalité entre les hommes et les femmes. Comme toutes les femmes sont mariées un jour, il y a aussi moins d’inégalité entre les femmes célibataires et celles qui sont mariées… et vu qu’il y a aussi des mariages homosexuels, il y aussi moins d’homophobie.
- Nara, dans quel monde tu vis ? Naoko leva les yeux au ciel, laissant son amie interdite. Les femmes sont obligées de se marier – et les hommes aussi, d’ailleurs. Le féminisme, c’est la liberté des individus. C’est juste incompatible.
- Mais tu ne penses pas qu’il vaut mieux être mariée à quelqu’un qui te correspond que de risquer d’être avec quelqu’un qui sera, je sais pas, violent ou dangereux ?
- Tu crois qu’il n’y a pas de violence conjugale dans les couples mariés par l’incontestable ? »


Nara resta muette. Naoko semblait soudainement énervée.

« Tu es contre l’Incontestable ? demanda-t-elle prudemment.
- Mais non, s’exaspéra Naoko, ne dis pas de bêtises. C’est juste qu’on pourrait améliorer le système de plein de façon. Par exemple, ajouter des lois contre les violences dans le couple, utiliser l’Incontestable pour ça. On est exécutés si on embrasse quelqu’un d’autre mais on peut frapper sur sa femme sans problème… il y eut un silence. Et puis comme la majorité des couples est hétérosexuel, c’est toujours la mère qui arrête de travailler quand il y a des enfants. Il y a plein de choses qui ne vont pas, tu vois ? »

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A la fin du collège, alimentée par ses voyages et par les nombreuses lectures innocemment proposées par sa mère, se développe chez Nara le début d’une conscience militante. Les discours énamourés de ses amies, qui rêvent de mariage comme elle-même le faisait quelques années plus tôt, commencent à la déranger. Elle ne sait pour autant pas mettre de mot sur cette impression de malaise qui grandit en même temps qu’elle.

En entrant au lycée, Nara fait la rencontre de Naoko. Les deux jeunes filles deviennent amies et Nara tombe amoureuse d’elle ; si cet amour ne sera jamais réciproque, Naoko aura un profond impact sur les opinions que développera Nara en vieillissant.
D’abord sceptique face aux idées assumées par son amie, y adhérant faute d’avoir un avis plus tranché et également dans l’espoir de l’impressionner, la lycéenne finit par développer sa propre conscience militante. En devenant adulte, Nara trouvera de nombreuses autres failles dans le système de l’incontestable.
Elle ne sera d'abord pas vraiment anti-incontestable, gardant comme son amie – qu’elle perdra de vue à la fin du lycée – la volonté d’améliorer le système pour le rendre plus égalitaire. Ce ne sera que plus tard qu’elle s’interrogera sur la possibilité de faire cohabiter un système aussi oppressif avec ses idéaux de liberté.

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14 novembre 2102


« Maman ! »

Nara travaillait dans sa chambre lorsqu’elle entendit sa sœur crier. Alertée, elle dévala les escaliers pour se retrouver avec son aînée, qui tenait une lettre.
Toutes deux échangèrent un regard, choquées.
Au même moment, Edith surgit de la cuisine pour rejoindre ses filles. Il y eut un silence, comme si toutes trois avaient été engourdies.

« Mais maman, je ne peux pas me marier tout de suite, je n’ai même pas terminé le lycée, murmura Kaori. »

Pour seule réponse, Edith vint enlacer sa fille et Nara se joignit à leur étreinte, le cœur serré.
Il lui semblait que quelque chose venait d’ébranler sa famille et sa vie toute entière. Et si, l’étreinte passée, toutes trois décidèrent d’un accord tacite de faire comme si de rien était – autrement dit, comme si Kaori n’avait pas prononcé la phrase qu’elle venait de prononcer, et comme si cette lettre était une excellente nouvelle –, Nara allait se souvenir longtemps de cet instant précis. Comme on se souvennait des moments où l’on sentait confusément, sans vraiment pouvoir dire comment, que quelque chose vennait d’être bouleversé. Que quelque chose avait déjà changé. Que quelque chose était en marche.

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Kaori a dix-sept ans lorsqu’elle est mariée par l’Incontestable. Cette nouvelle fait l’effet d’une bombe mais toute la famille se mobilise d’un seul mouvement : le déménagement se fait trois jours après l’arrivée de la lettre et Edith offre un chiot à sa fille et son nouvel époux.
La jeune fille déménage de Tokyo pour aller vivre à Nagoya, où vit son mari. Dès lors, les deux sœurs se verront beaucoup moins.
Edith et Nara comprennent rapidement que le mariage n’est pas une union heureuse. Très vite, les conversations vidéos laissent voir le mal-être de Kaori, quoiqu’elle tente de le dissimuler. Celle-ci maigrit à vue d’œil et semble s’éteindre. Les conversations qu’elle avait avec Naoko résonnent douloureusement dans l’esprit de Nara.

Deux ans plus tard, sur ordre de l’Incontestable, Kaori tombe enceinte. Nara devient donc la tante et la marraine du petit Ame le 08 mai 2104.
Cette naissance n’arrange pas la situation : les appels laissent désormais apparaître des traces et des bleus sur la peau de Kaori.
Il semble à Nara que sa sœur est piégée avec un bourreau.
Et personne ne peut rien y faire.
Pour la première fois, elle est en colère.

De grands changements se profilent par ailleurs dans sa vie : ayant terminé le lycée en 2104, Nara débute des études de journalisme sous la pression de son père. En parallèle, elle fréquente le milieu artistique tokyoïte et réalise des dessins animés indépendants avec quelques connaissances.
Elle se fait rapidement un groupe d’amis aux idées controversées, plus ou moins anti-incontestable. Pendant quelques mois, elle a une relation amoureuse avec une figure notoire des Incontrôlables. Cependant, retenue par quelque chose – l’instinct de survie, la peur ou la lâcheté, sûrement la pression liée au statut de son père – elle ne s’engage que de loin dans le mouvement.

Ainsi, elle participera aux manifestations de l’année 2108. Elle manifeste, entre autres, pour la création de lois contre les violences conjugales et pour la fin de l’obligation sexuelle, prenant exemple sur les lois d’autres pays qui pénalisent le viol conjugal. Elle et quelques amis se feront arrêtés mais son père, toujours hautement gradé dans la milice internationale, s’arrangera pour que l’évènement ne soit pas retranscrit dans son casier judiciaire. Certains amis resteront en prison pour des années, d’autres seront blessés par les forces de police. L’une de ses connaissances est tuée.
Elle s’éloigne de sa famille, son père désapprouvant profondément son engagement et promettant de ne plus la couvrir en cas de récidive.

Du moins jusqu’au 19 octobre 2109.
Shukumei. Edith et Haruki sont blessés dans l’effondrement de l’appartement d’une tante chez lesquels ils passent la nuit. Haruki est blessé au dos sans gravité mais est réformé de la milice active et gagne les bureaux de la haute administration.
Edith, elle, garde d’importantes séquelles. Elle passe plusieurs mois dans le coma puis reste une année en rééducation. Elle garde des traces de la catastrophe, marchant avec une canne ou se déplaçant en fauteuil roulant selon sa fatigue. Sa sœur vivant loin, c’est Nara qui s’occupe de sa mère durant sa convalescence. Pistonnée par son père, elle trouve un emploi de journaliste pour un journal nationnal - évidemment pro-incontestable. Elle abandonne tout lien avec ses anciens contacts révolutionnaires et tire un trait sur ses activités militantes.

L’épidémie de juin 2111 emporte finalement sa mère, restée fragile.
Seule lumière dans l’ombre : Hanna, sa petite amie avec laquelle elle est depuis 2108.


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08 août 2111



« Tu ne vas pas m’aider ?
- Non, Hanna. Je suis désolée, je ne peux pas. Je ne traîne plus là-dedans. »


Hanna se redressa, visiblement en colère. La couverture blanche recouvrait à peine son corps nu. A demi-assise, le coude sur un oreiller, Nara soupira.

« Ma mère est toujours à l’hôpital, mon père est un haut fonctionnaire de l’état… Hanna, je ne peux pas penser qu’à moi, je ne suis plus une adolescente qui va manifester seins nus pour une libération que le peuple ne souhaite même pas.
- Justement, là, tu ne penses qu’à toi. »


Tout comme elle, Hanna avait eu des relations avec les Incontrôlables lorsqu’ils étaient encore actifs. Elle faisait à présent parti d’un réseau bien dissimulé qui tâchait encore, de temps à autres, de soulever les vagues de la révolte.
Et si une partie d’elle soutenait encore ces idées, Nara n’était plus certaine de ce qui était bien. Il lui semblait que le système pouvait avoir du bon à condition de bénéficier de quelques modifications ; pourtant, lorsqu’elle songeait aux moyens d’améliorer l’Incontestable, elle constatait que rien ne pouvait fonctionner.
Mais comment vivre autrement ?
Et s’il n’y avait simplement pas de bonne solution ?

Nara était éteinte. Fanée.
Il lui semblait qu’elle n’avait plus la force de rien.

« Alors quoi ? Tu es d’accord avec le système, finalement ? Rit Hanna. C’est vrai, tu passes tes journées à travailler sur des putains d'articles de propagandes.
- Tu es injuste…
- Et toi tu es lâche. Quand on s’est rencontrées, t’avais la rage. T’étais peut-être pas la plus engagée, mais tu te battais pour tes idées. Mais y’a eu les manifs et tu t’es calmée parce que papa était déçu de toi. Et maintenant t’as la trouille. Je peux pas vivre comme ça. Parce que de toute façon, un jour, une putain de lettre va venir foutre en l’air le peu de ce qu’il reste de nous.
- Peut-être… peut-être que l’Incontestable nous mariera,
souffla-t-elle.
- T’es trop conne, Nara. »


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Fin 2111, Hanna et Nara se séparent sur fond de désaccords politiques.
D’abord anéantie, Nara se reprend doucement. La séparation fait office d’un premier électrochoc. Surtout, elle commence à être effrayée par la perspective d’être à son tour mariée. Le bug de l’Incontestable lui a montré que la population était complètement déboussolée en l’absence de la machine, et elle s’interroge de plus en plus sur ce qui est bien.
En secret, elle reprends l’écriture de scénarios et de storyboard anti-incontestable, qu’elle garde cependant privés.

Elle oscille. Elle hésite. La révolte est tentante mais la soumission tellement plus facile.
Partout autour d'elle florissent les mariages heureux. Tout laisse à penser que l'Incontestable n'est peut-être pas si mal. Seule une petite voix intérieure souffle : révolution.


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17 novembre 2111



« Mushizuki-san, je suis dans le regret de vous annoncer que votre sœur est décédée. »

Nara restait interdite.
Sa sœur était assise en face d’elle, à table, une tasse de thé fumant entre les mains. Lentement, remerciant son interlocuteur, elle reposa le téléphone.
Elle n’avait pas la moindre idée de ce qui se passait. Elle s’était couchée tard la veille et avait été réveillée par la sonnerie de la porte d’entrée lorsque Kaori s’était rendue chez elle.
A côté d’elles, Ame jouait à la console sur le canapé. Sa mère délaissa sa tasse de thé pour chercher quelque chose dans son sac : elle tendit finalement sa carte bancaire en direction de son fils.

« Ame, va acheter des gâteaux au magasin, tu veux ?
- Pourquoi on commande pas ?
- Parce que c’est plus cher. Allez ! »


Le petit garçon soupira exagérément mais éteignit la console et se saisit de la carte. L’instant d’après, il quittait l’appartement en claquant la porte. Il y eut encore un silence.

« Son père se désintéresse complètement de lui. Il faudra que tu veilles sur lui, je ne peux pas l’emmener.
- Je ne comprends pas, Kaori. Je ne comprends pas. On vient de m’annoncer ta mort au téléphone.
- Tu n’as pas encore vu les informations ?
Nara secoua la tête. Les gens sont déclarés morts par erreur. Certains pensent que c'est parce que les puces ne fonctionnent plus. »

Nara resta interdite. Tout à coup, sa sœur, qui était restée impassible, se pencha vers elle : une lueur inhabituelle brillait dans ses yeux.

« Nara, tu dois m’aider. Il faut que je parte, c’est… c’est ma seule chance, tu comprends ?
- Que tu partes ?
- Je ne peux plus… je ne peux plus rester. Il va me tuer, un jour.
C’était la première fois que Kaori parlait avec tant d’assurance. Depuis qu’elle était mariée, la jeune femme semblait constamment terrorisée.
- Mais… ils vont te retrouver, tenta Nara.
- Il faut que j’essaie.  C’est ça ou le suicide. Je ne peux plus. »

La jeune femme hésita. Elle se rendit compte qu’elle cherchait un argument qui retiendrait sa sœur de commettre une folie ; mais plus elle réfléchissait et plus il lui semblait que ce n’en était pas une.
Avec étonnement, elle constata qu’elle ne voyait pas d’autre issue. Le cou de Kaori était maculé de bleus. qu'elle ne cherchait même plus à dissimuler. Ils étaient récents.
C’était un de ces moments où on prenait une décision un peu folle avec beaucoup de détachement et la certitude étrange qu’il n’y avait pas d’autre solution. Que c’était ainsi que les choses devaient être.

« Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
- Je pense que j’irai en Irlande, du moins dans un premier temps… j’ai eu notre oncle par téléphone. Est-ce que… est-ce que tu as encore des contacts parmi les rebelles que tu côtoyais, quand tu étais jeune ?
Nara hésita, puis hocha la tête. Je vais avoir besoin d’argent, aussi.
- D’accord.
- Nara… il ne faudra rien dire à papa. Ni à mon fils. A personne. Ils vont croire que je suis morte.
- Je sais. »


Les deux sœurs restèrent un moment à se regarder.
Toute sa vie, Nara avait cherché à éteindre ce feu qui brûlait en elle. A suivre le chemin tracé par son père sous l'étandart de l'Incontestable. La soumission lui avait demandé autant de courage qu'elle avait été le fruit d'une certaine lâcheté. Comme une tempête qui rugissait en elle. Elle songea à ses parents biologiques, une ombre du passé insaisissable, dont elle avait toujours trouvé la mort tragique et stupide.
Stupide, peut-être pas tant que ça. Auraient-ils fuit s'ils en avaient eu l'occasion ?

« Il n’y aura pas de retour en arrière, tu sais.
- Pas de retour en arrière. »


Physique
PHYSIQUE - Ce qu’on remarquait en premier, chez Nara, c’était qu’elle avait les yeux bleus. Parce que même à l’ère des modifications génétiques les plus excentriques, la majorité de la population japonaise restait plutôt uniforme ; et Nara avait un petit quelque chose de très européen.
C’était ce qui lui restait de ses parents biologiques

Des cheveux fins et blonds cendrés, des yeux bleus. Elle était grande – un peu plus d’un mètre soixante-dix – et fine, presque frêle. Elle passait difficilement inaperçue dans le cyber-café qu’elle fréquentait souvent pour travailler, peu friande du travail à domicile. Des lunettes lui faisaient un visage sérieux, contrastant avec ses longues chemises, trop grandes, qui lui donnaient un air désabusé, décontracté, franchement décalé. Nara dégageait quelque chose de bizarre, d’intriguant et d’un peu amusant. On ne la voyait que rarement sourire et, lorsque ça arrivait, c’était un sourire ou bien forcé ou bien ironique.
Tout était paradoxal. Cet air sérieux et fermé avec ces vêtements et cette attitude désabusée. Son regard décidé lorsqu’elle était plongé dans quelque chose qui l’intéressait et ce visage agacé lorsqu’on venait lui adresser la parole. Son visage fin et pâle, doux, presque paisible, et ses mains nerveuses qui avaient toujours besoin de triturer quelque chose pour apaiser un stress dont l’origine était inconnue.

Il était difficile de déterminer si Nara était jolie, parce que la question appelait forcément à la subjectivité : elle était intrigante, pour sûr. Dire qu’elle était hors du commun aurait été plus juste.

Caractère

Détachée – Désabusée – Réfléchie – Posée – Indépendante – Caractérielle – Sérieuse – Obstinée – Droite – Franche – Loyale – Volontaire – Discrète – Taciturne – Impassible – Désorganisée – Insomniaque – Observatrice – Cynique

« C’est qui, sur cette photo ?
- Ma sœur. Nara. »


Ah, elle avait changé, Nara. L’enfant rieuse de la photo n’avait plus grand-chose à voir avec la jeune femme distante, aux airs de working-girl désabusée mais caractérielle qu’elle était à présent.

Kaori effleura le cadre photo du bout du doigt. Des photos développées, il n’y en avait plus beaucoup : ç’avait été une folie de leur mère. Sur l’image, la petite fille tenait un chat à bout de bras. Il y avait un grand sourire sur son visage et ses vêtements étaient tâchés de boue, signe qu’elle avait joué dehors peu de temps avant la prise du cliché.
Lorsqu’elle était arrivée de l’orphelinat, Nara était une enfant pleine de vie mais un peu trop sérieuse pour son âge, comme si elle portait tout le poids du monde sur ses épaules. A l’adolescence, elle avait été rebelle quoique souvent discrète, peu confiante en elle, écartelée entre plusieurs idéaux. Parce qu’elle avait toujours beaucoup réfléchit et craint l’extrémisme. Parce qu’elle avait toujours vu les failles dans toutes les doctrines qu’elle pouvait suivre. Elle était de ces activistes de l’ombre, prudente. Préférant agir de loin, n’osant jamais trop se mouiller.
Elle avait toujours été posée et réfléchie. Un peu lâche, parfois, mais surtout constamment sous la pression de ne décevoir personne.

Des traumatismes vécusn Nara avait gardé ce petit quelque chose de terne. A présent, elle dégageait une drôle d’impression de calme froid, éteint, lointain. Comme si elle était toujours un peu ailleurs et que rien ne pouvait retenir son attention. Même lorsqu’elle riait aux éclats, il y avait quelque chose d’éteint dans son regard et sa voix. Toujours un en décalage. Absente. Trop calme.
Ses premières années passées dans un environnement familial qu'on pouvait imaginer difficile, ainsi que les récents évènements, avaient naturellement laissé des traces. Des angoisses, des peurs nocturnes, des cauchemars. Malgré ça, Nara était une personne forte – plus qu’elle-même, songeait Kaori. Elle avait su garder la tête haute. Volontaire, décidée, souvent têtue. Avec le temps, elle avait appris à s’affirmer avec une autorité ferme, froide et inébranlable – quoique sa sœur la soupçonnait de toujours faire taire ses émotions pour ménager les autres, autant que par pudeur et par crainte du conflit avec ceux qu’elle aimait. Pour se protéger et pour éviter de faire face aux démons du passé, aussi, peut-être.

Avancer. Depuis qu’elle était devenue adulte, Nara n’avait eu que ce mot à la bouche.
C’était une idée presque obsessionnelle. Toujours avancer, ne pas trop réfléchir, ne pas se laisser abattre. Trouver un objectif, l’atteindre, ne jamais lâcher. Nara n’avait jamais accepté l’échec. C’était une chose qu’elle n’avait pas perdue de son enfance. C’était probablement comme ça qu’elle avait su s'imposer en tant que rédactrice, si jeune. Parce qu’elle savait être patiente, constante, toujours concentrée sur son travail. Elle pouvait passer des nuits entières à travailler à la réalisation de ses buts du moment. Jusqu’à oublier de manger, parfois.

Kaori se demandait comment était la vie de sa sœur, désormais, au japon. Si elle avait des amis, des amours. Elle avait toujours cet air détaché et cette tendance au mutisme lorsqu’elle était avec des inconnus. Une façon bien à elle de se mettre en retrait, avec un air un peu mystérieux, un petit sourire timide. Et puis elle n’avait jamais été très douée avec les gens – trop silencieuse et désintéressée ; mais Nara savait tout de même être avenante et aimable lorsqu’il le fallait vraiment, bien que cela sonnait un peu faux. Et puis elle avait un certain tact, une certaine intelligence relationnelle. Elle était observatrice, aussi, et plutôt douée pour savoir ce que les gens attendaient d’elle – c’était utile. Si elle n’avait pas beaucoup d’amis, il était certains qu’elle en avait quelques-uns de qualité.
C’était un esprit libre et indépendant. Du genre à aimer sortir seule là où les gens n’allaient qu’en groupe. A préférer un moment passé dans le silence à une discussion futile.
Et puis on pouvait compter sur elle. C’était une personne loyale, Nara. Kaori se rendait maintenant compte qu’elle avait toujours fait passer la famille avant tout le reste : mettant sa vie en pause pour s’occuper de leur mère, restreignant son activisme pour ne pas décevoir son père ou mettre sa carrière en danger. Elle avait essayé de la soutenir lorsqu’elle avait compris que son mari la battait. Elle n’avait jamais abandonné.

Désormais, c’était grâce à elle si Kaori avait pu gagner l’Irlande. Qu’importe si la milice finissait par la retrouver, elle savait que sa sœur ferait tout pour la couvrir. Quitte à mentir au monde entier et à mettre sa propre vie en danger. Elle qui n’avait jamais osé se mouiller semblait être arrivée à un carrefour de sa vie. Oui, elle pouvait être obstinée, Nara.

Elle était courageuse dans son obstination. C’était de famille.
Restait à savoir si elle irait plus loin dans la révolte. Le courage pouvait se décliner en de nombreuses nuances : endurer ou révolutionner.

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Personnage tiré d'un manga/anime/jeu-vidéo/série


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<div class="infobulle1">• [b]Personnage sans nom[/b] {Sono Saki no Fuukei} [i]est[/i] [url=https://www.just-married-rpg.com/profile?mode=editprofile]Nara Muchizuki[/url]<span><img src="https://zupimages.net/up/21/41/8wc4.jpg"></span></div>


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Bienvenue sur le forum o/ bonne validation !

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Lisalisa

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Hello et (re)bienvenue parmi nous o/

Deux petites fautes à vite fait corriger

elle été décédée
jamais pu lui demander les de ce changement - les raisons ?

Autrement, j'ai bien aimé lire ta fiche, la manière dont tu as raconté l'histoire ressemble à la narration d'un documentaire (ou c'est la fatigue qui me fait partir dans des délires Nara | Le privé est politique 3766924225), dans tous les cas c'était chouette ! Mention spéciale pour certains dialogues qui sont bien choisis ! J'apprécie aussi le personnage de Nara, j'ai hâte de voir comment elle est in rp, elle m'a l'air cool. Nara | Le privé est politique 4115966937

Je te laisse corriger ça, en attendant je te pré-valide déjà!
Amuse-toi bien Nara | Le privé est politique 2984341854

Pré-validation par Arisa
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

merci Hatoclown, Fu, Zach et Zian pour les avatars ღ

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Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars si le code n'a pas été ajouté à la fin de votre fiche
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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Nara | Le privé est politique Makoto%20-%20signature
Merci Lucci, Zach et Lucas pour les avatars et kits Nara | Le privé est politique 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Nara | Le privé est politique Ld7d
Nara | Le privé est politique BbNTuR8
Nara | Le privé est politique V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
Nara | Le privé est politique Cn3Ckyx
Nara | Le privé est politique 1EPYLUw
Nara | Le privé est politique DfzeUm9


Merci Karlito ♥️:
Nara | Le privé est politique Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
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#5 —Re: Nara | Le privé est politique
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