sorry for being alive. || Rei Maebara DgoiC4q
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sorry for being alive. || Rei Maebara 620526BoutonElysion5050
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— Just Married —

Messages postés : 4
Inscrit.e le : 09/11/2021
REI MAEBARA
i wanna live.
Informations générales
Nom : Maebara
Prénom.s : Rei
Âge : 27 ans et 05.08.2086
Genre : Masculin
Origines : Japonaises
Activité : Ancien chanteur devenu pompier
Sexualité : Homosexuel
Avatar : Suh Lim {Like A Tidal Wave}
Règlement : - Validé - Ari
Chemin Je vous connais, vous me connaissez, je squatte la casa mtn.
Autre : Il y a des passages qui parlent de mutilation. Lisez avec précaution si ça peut vous trigger, les chouchoux ! Et surtout beLIEve ! 😔
Histoire || i sang because i was in pain.
C'a toujours été que vous deux.

Ta mère est morte après t'avoir donné la vie. Tes parents n'étaient pas mariés.Tu n'étais pas prévu non plus. Un déni de grossesse. Elle s'en est aperçu presque trop tard qu'elle te portait dans son ventre.

Elle a paniqué.

Ton père n'en voulait pas.

Ils sont quand même allés à l'hôpital ensemble.

Tu es né.

Ta mère t'aimait.

Ton père t'aimait.

C'est ce que tu aurais souhaité.

Ta mère s'est suicidée.

Ton père est resté.

C'a toujours été que vous deux.

Ton père est resté car il recevait de l'aide de la famille maternelle.

C'a toujours été que vous deux.

Tu as grandi. Tu parlais peu. Tu réagissais peu. Comme une statue. Comme un esprit. Ton père te donnait le strict minimum alors tu donnais le strict minimum aussi. Tu étais plus expressif avec tes grands parents maternels.

Sauf qu'ils sont morts bien assez vite.

Tu te souviens encore du regard de ton père aux funérailles :

« Que vais-je faire de toi ? »

Ses yeux le hurlaient.

Tu avais peur.

C'a toujours été que vous deux.

Et s'il t'abandonnait ?

Et si tu finissais tout seul ?

Et si la fin du monde approchait ?

Alors, tu as souri et ri. Parlé. Parlé. Parlé. Encore et encore.

Papa, je suis là, ne me laisse pas.

C'a toujours été que vous deux.

Tu l'aimais ton père. Tu n'avais plus que lui après tout. Quel genre de fils serais-tu si tu le détestais ?

Un jour, parmi les lettres, une t'a sauté aux yeux.

Elle était rose !

Un grand sourire. Une nouvelle maman ! Un nouveau papa ? Tu n'en savais rien mais tu étais content. Papa n'allait plus être seul et toi, tu aurais deux parents comme tout le monde.

Après tout, à l'école, on trouvait ça bizarre que ce soit toujours une personne différente qui vienne te chercher. Ton père travaillait beaucoup et engageait mille baby-sitters différentes. Tu ne comprenais pas bien car des fois, tu avais plus l'impression qu'on gardait papa que toi mais bon.

Qu'importe !

Un nouveau parent. Un grand sourire quand vous êtes arrivés au nouveau logement. Tu n'avais pas remarqué le sourire amer de ton papa à la lecture de la lettre rose. Et tu ne l'as toujours pas remarqué quand il a vu sa nouvelle épouse.

Une belle femme.

Moins belle que maman.

Mais belle.

Elle était accompagnée d'une jeune fille qui semblait avoir ton âge. Tu lui as dit timidement bonjour. Elle t'a pas répondu verbalement, elle t'a tiré la langue. Premier coup de poignard :

« Rei, c'est ta petite sœur, Jena. »

Ah, comme les familles recomposées ? Non. C'était pas ta belle-soeur mais bien ta demi-soeur. Tu as appris plus tard qu'Akane – ta belle-mère - était la maîtresse de ton père. Les deux femmes étaient tombées enceinte quasiment en même temps. Quelques mois vous séparaient, Jena et toi.

Tu aimais Jena  Elle était si mignonne et joviale. Tu étais si moche et lugubre. C'était comme ça qu'Akane vous décrivait.

Inutile. Nul. Moche.

Dit avec le plus acide des sourires. Tu étais si horrible à regarder, Rei. Avec tes cheveux cendrés et tes yeux bleus. Tout ça hérité des modifications génétiques de ta mère. Tu lui ressemblais tellement. Un copié/collé. C'était peut-être ça qui énervait tant Akane.

Un rappel qu'un temps, elle n'était pas la première. Un rappel qu'un temps, Satoshi – ton père – l'a laissée pour s'occuper de toi. Pourquoi d'ailleurs ? Ta mère morte, il aurait pu vivre avec son amante ? Ah, la réputation. Une chose difficile à maîtriser. De plus, sa belle-famille l'aurait lâché. Bref. Question d'argent et de réputation.

Maintenant, ils faisaient comme si c'étaient des amoureux qui se retrouvaient après une longue période. Non, Akane n'a pas été la maîtresse de Satoshi. Juste une ancienne conquête. Rien de plus, rien de moins.

Le rythme de ta vie a changé. Tu es devenu le majordome de maison. Ou plutôt, le majordome de ta petite sœur. Tu te soumettais à tous ses caprices. Absolument tout. Si tu désobéissais, elle se frappait et disait que tu étais le coupable.

Alors tu étais puni par Akane. Durement. Pas de repas le soir ou pas d'histoire.

Satoshi s'en fichait. Du moins, tu le pensais comme ça. Il ne réagissait pas et rentrait du travail juste pour boire sa bière et fumer sur le balcon. Akane rentrait plus tôt du travail donc c'était surtout elle qui s'occupait de l'éducation des enfants.

Ou de son enfant.

Tu n'étais rien. En tout cas, tu étais pire que Jena à ses yeux. Or, tu réussissais les cours mieux qu'elle et tu avais sans doute plus d'amis malgré le déménagement. Akane disait que c'était dû au haut potentiel de Jena.

Elle s'ennuie.

Et socialement, elle a du mal.

Non, c'était juste parce qu'elle se comportait comme une princesse.

Pourtant, tu aimais Jena. Elle était mignonne à croquer. Et vous vous êtes mieux entendus en grandissant.

Tu n'étais pas stable. Akane ne te lâchait pas. Jamais. Elle te harcelait moralement. Elle te rabaissait à chaque occasion.Insultant ta mère et ton existence dans la même phrase. C'est elle qui t'a annoncé son suicide :

« Elle s'est ouverte les veines ! Tu sais ce que ça veut dire ? Qu'elle s'est donné la mort ! À cause de toi, petit merdeux. »

Tu n'as même pas pleuré. Tu t'es coupé. Une première fois pour voir ce que ta mère a ressenti ce jour-là. Une deuxième fois pour te rapprocher d'elle, celle qui est partie, celle qui t'a abandonné.

Ca fait mal.

Sauf que tu n'avais pas prévu que ça cicatrise si mal. On pouvait voir les coupures, nettes. Au collège, on les a vite repérées et on a appelé tes parents. Akane, plus exactement.

Akane est venue en entretien avec toi à côté d'elle. Elle te lâchait les pires regards. Tu as baissé la tête et tu l'as enfoncée entre tes épaules. Elle t'a traîné en dehors du collège par le bras, devant tout le monde. Une fois à la maison, ç'a été la première gifle :

« Tu sais à quel point j'avais honte !? Si seulement tu n'étais pas là, tout serait mieux pour tout le monde ! Même ta mère n'a pas voulu de toi ! »

Ton père, en rentrant, t'a demandé de montrer tes bras. Ils étaient écorchés et cicatrisaient si mal. Il t'a dit de ne plus jamais recommencer. Tu as hoché mollement la tête et tu as recommencé.

Dans des endroits plus discrets comme le flan ou tes cuisses. Ta curiosité s'est transformée en drogue. Tu en avais besoin. Pour te sentir vivre mais pour aussi expier tout ton mal-être.

Pourquoi est-ce que tu ne mourrais pas ?

Tu ne le savais même pas.

Un jour, tu es allé trop loin. C'est Jena qui t'a trouvé. Elle a crié et tu as fini à l'hôpital.

Tu n'étais pas seul.

Il y avait ta famille. Akane avait les jambes et bras croisés, battant du pied. Ton père lisait le journal et Jena était à ton lit, fixant ton visage. Elle a naturellement été la première à voir que tu avais ouvert les paupières :

« Je vais m'occuper de toi maintenant ! »

Elle s'était inquiétée pour toi. Elle t'a sauté au cou. Akane a fait de même et même ton père. Un câlin de groupe.

Tu n'as pourtant ressenti aucune chaleur. Tu avais si froid, c'était douloureux.

Comme elle l'avait dit, Jena te suivait à la trace. Limite elle était là quand tu pissais. Vous vous êtes rapprochés. Jena, c'était ta vie. Ton rayon de soleil. Ca t'empêchait pas de te détruire, encore et encore.

Vous êtes arrivés au lycée.

Jena a vite été populaire. Toi aussi. Mais tu n'étais plus que l'ombre de toi-même donc tu avais du mal à vraiment te sociabiliser. Ton apparence aidait sûrement car Jena prenait soin de ton visage et de tes cheveux. Tu cachais efficacement tes cicatrices et pour celles sur tes bras, tu parlais d'un chat.

Un rythme de vie qui t'épuisait.

Akane continuait à dire que Jena était « une enfant surdouée ». C'est toi qui t'ennuyais à l'école. Tu n'arrivais pas à tisser de liens viables. Tout était si superficiel. Tu allais à l'école juste pour ne pas subir la colère d'Akane. Même si parfois, tu avais l'impression que ton existence seule était le problème.

Tu as soupiré un jour, longuement. Plus longuement que d'habitude.

Ca faisait déjà quelques temps que tu avais remarqué un truc. Tu l'avais déjà remarqué avant mais c'est que maintenant que tu te posais la question.

Tu matais bien plus tes camarades garçon que fille. Ca avait commencé auparavant mais au lycée, ç'a été pire. Surtout un.

Daisuke.

Il était tellement beau et drôle. C'était impossible de trouver mieux que lui. Tu retrouvais le sourire quand il te disait bonjour. Tu l'aimais de tout ton cœur d'adolescent. C'était pur et grand.

Si seulement tu avais su.

Il a vu tes cicatrices alors que tu remettais un haut après le sport. Tu t'es caché immédiatement. Il s'est inquiété et tu as flippé donc tu es parti. Depuis ce jour, il te suivait à la trace et vous sortiez régulièrement. Comme avec Jena à l'époque. Tu étais mal à l'aise. Ton cœur s'emballait follement.

Vous êtes bizarrement devenus amis.

Un jour, Jena est venue te voir pour te demander un service :

« Vu que tu es proche de Dai-sempai, tu peux m'arranger un coup ? »

Non.

Tu aurais tant aimé pouvoir lui dire ça mais tu ne pouvais pas. Tu as souri et tu as hoché la tête. Tu as contacté Daisuke et tu lui as fait croire à une sortie alors qu'il allait retrouver Jena.

Tu t'es coupé violemment ce soir-là.

Le lendemain, Daisuke est venu te voir :

« Tu m'expliques pour hier ? »

Ton cœur s'est arrêté follement. Tu étais mal à l'aise. Tu lui as dit que ta sœur était sans doute amoureuse de lui et qu'elle voulait sortir avec lui. Une bonne chose. C'est pas comme si Daisuke allait t'aimer.

Et pourtant.

Il t'a pris dans ses bras. Tu as tremblé. Il t'a embrassé tendrement. Si tendrement que tu ne pouvais que l'accepter. Il a posé son front sur le tien et vous avez souri. C'était maladroit mais ton cœur battait affectueusement pour cet homme.

Il était l'homme de ta vie.

Si seulement tu avais su :

« Aaaaaah, me touche pas, pd ! »

Tu as retiré ta main machinalement.

Hein ?

Tu as regardé ton camarade de classe, étourdi. Ca a attiré l'attention des autres. Merde.
Tout s'est refermé autour de toi.

C'est vrai ?

Il suce des queues ?

Il se la prend dans le cul ? Dégueulasse !

Tu voulais fuir. Tu voulais déguerpir. Tu voulais mourir.

Une main chaude s'est posée sur ton épaule.

Daisuke.

Il t'a défendu. A chaque fois. A chaque fois. Comme un chevalier qui défend son prince. Mais tout le monde a ses limites, même les chevaliers. Il a pris un coup en te défendant. Et un autre. Encore et encore.

Il a subitement arrêté de te protéger.

Il est sorti avec Jena.

Les brimades ont fini par s'arrêter.

On te balançait encore quelques pics mais ça allait. Tu allais survivre. C'était juste pire à la maison. Akane a eu vent de ton homosexualité. Jena t'a défendu. Ton père n'a rien dit. Son regard voulait juste dire de ne ramener personne à la maison.

Un jour, Jena t'a traîné à une audition. Elle ne voulait pas y participer toute seule. Oui, la musique était dans votre foyer. Vous chantiez, dansiez ensemble. Tu trouvais que Jena se débrouillait bien mieux que toi. Elle prenait des cours de chant et elle te les transmettait... parfois.

Alors aujourd'hui, vous alliez tenter de séduire le dernier jury.

En effet, vous avez passé plusieurs étapes ensemble au fil des mois jusqu'à arriver à aujourd'hui.

Tu es passé après elle. Son audition s'était bien déroulée selon elle. Tu t'es figé devant le public. Tu as pris une grande inspiration. Tu t'es présenté. Tu t'es incliné. Tu as commencé à chanter, fermant les yeux pour oublier le monde. Pour tout oublier. Tout. Tout. Tout.

Tu as fini. Tu étais au bord des larmes mais tu t'es incliné. Tu as foiré, n'est-ce pas ? Tu n'en savais rien. Tu es retourné en coulisse et Jena t'a dévisagé avant de sourire. Tu as souri timidement. Tu voulais juste t'écrouler sur une chaise.

Vous avez eu les résultats après plusieurs épreuves.

Tu as gagné.

Hein ?

Tu as cligné des yeux.

Tu n'étais pas le seul gagnant mais t'en faisais partie.

Hein ?

Tu as cligné des yeux.

Tu as regardé ta sœur. Elle n'a pas gagné. Elle avait la tête baissée, tu ne pouvais croiser ses pupilles. On t'a embarqué pour prendre des photos pour la presse. Un sourire maladroit. Tu ne comprenais pas bien.

Les prochains mois ont été intenses. Tu allais devenir la prochaine star de demain. Entraînement de danse, de chant, en communication, tout, tout, tout.

Bien sûr, il a fallu l'autorisation de tes parents vu que tu étais mineur. Juste de ton père à l'occurrence, puisqu'Akane ne t'avait pas adopté. Elle s'en est mêlée malgré tout, disant que tu volais le rêve de Jena. Cette dernière ne t'adressait plus la parole.

Ton père a signé.

Tu allais devenir la star de demain.

Tu n'as pas compris son geste, croyant qu'il te détestait. Qu'importe. Tu allais faire quelque chose de ta vie.

Tu ne rentrais plus à la maison, tu avais ton propre appartement maintenant avec l'argent gagné. C'était brutal mais tu aimais ce que tu faisais. Tu savais que le jour de ton premier single allait approcher alors tu as commencé à écrire des chansons. C'était mauvais, tu ne savais pas faire.

Tu as rencontré d'autres artistes. Tu vivais dans un rêve. Tu as pu t'ouvrir. Pourtant tout n'était pas beau. Tu continuais à te détruire. Les autres cherchaient à détruire tes ailes avant que tu ne puisses les déployer mais tu as tenu.

Comment ?

Par tes fans et tes nouveaux amis.

Peut-être que tes fan t'aimaient pour l'instant juste pour ton visage mais c'était déjà ça. On t'aimait. Tes nouveaux amis, les gagnants du concours, t'encourageaient. Vous vous propulsiez les uns les autres. Une vraie fratrie.

Un jour, tu es rentré chez toi. On allait bientôt lancer ton premier single. Tu avais réussi à l'écrire, tu ne voulais pas qu'on le fasse à ta place. On trouvait ça risqué pour une première fois mais qu'importe.

Tu voulais le faire.

Il faisait nuit. Tout le monde dormait sauf ton père. Il a sursauté en entendant la clé se tourner dans la serrure :

« Que fais-tu ici, toi ? »

Tu as souri. Tu as souri de toutes tes dents et tu l'as pris dans tes bras. Tu avais grandi. Physiquement et mentalement. Tu étais toujours instable mais c'était un début. Satoshi a froncé les sourcils, ne comprenant pas du tout ton geste :

« Je t'aime papa, même si c'est pas réciproque. »

Tu lui as souri. Un vrai sourire.

Tu es monté sur scène. C'était ta première scène depuis la sortie de ton single. Il a fait un carton. Tu t'y attendais pas mais ç'a payé. Tout ton mal-être, tu l'as couché sur le papier et ç'a payé.

Tu étais stressé. Tu tremblais mais tu as fermé les yeux à la seconde où la première note de ta chanson est sortie. Tout allait mieux, tu t'es laissé emporter par la musique. Tu as oublié ton trac et tu as chanté de tout ton cœur.

On t'avait dit de respecter plus ou moins la version studio mais non, tu as tout donné en live. Prouver au monde ton existence.

Et tu l'as fait pendant une année. Une longue et courte année. Tu t'es retiré des médias. Tu as eu un concert d'adieu :

« Je suis désolé mais ce rêve n'est pas le mien. »

Tu te tirais peut-être une balle dans le pied. Tu allais peut-être regretter plus tard mais pour le moment, tu voulais réaliser ton propre rêve.

Depuis petit, tu admirais les pompiers mais tu n'as jamais osé rentrer chez les combattants du feu. Tu te trouvais trop faible, trop bête mais tu as grandi. Tu as affronté tes peurs. Tu te détruisais plus maintenant, depuis la conversation avec ton père.

Ton père t'a avoué qu'il t'aimait mais qu'il ne voulait pas plus contrarier sa femme. Lui en vouloir est inutile. N'est-ce pas ? Tu ne savais pas trop mais tu voulais pardonner ton père de ses inactions. Même si ça t'a coûté des cicatrices et des traumatismes.

Tu as aussi renoué avec Daisuke à la fin de ta vie d'artiste. Il avait rompu avec Jena. Vous avez décidé d'en discuter et il t'a expliqué la vérité. Jena vous avait vus vous embrasser et elle a balancé à tout le monde que tu étais gay par jalousie. Pour qu'elle arrête de lâcher ses rumeurs, Daisuke devait sortir avec elle et arrêter de te défendre.

C'était tellement ridicule, digne d'un manga.

Tu as soupiré et tu as pardonné à Daisuke. Vous êtes restés seulement amis. De toute façon, il a été marié peu de temps après. Adieu premier amour.

Tu allais reprendre ta vie en main. Avec l'argent récolté, tu pouvais vivre seul définitivement – bon peut-être se trouver un boulot au bout d'un moment.

Tu es rentré prendre ce qu'il restait de tes affaires dans le domicile familial. Akane et Jena étaient là. Tu les as ignorées. Akane est venue à toi pour t'engueuler. Tu t'es retourné :

« Akane, ferme-la. »

Elle est restée bouche bée avant de reprendre de plus belle. Tu étais curieusement calme. Tu voyais juste une femme malheureuse. Tu avais pitié d'elle. Jena est arrivée :

« - Tu parles pas comme ça à maman.

C'est pas comme si elle m'avait épargné toute ma vie. Ou toi, Jena. Adieu. »

Tu as mis ton sac sur ton épaule, tiré ta valise et tu es parti. L'ancien Rei qui était peureux et autodestructeur, c'était fini. Pourtant, en rentrant chez toi, tu as pleuré de tout ton soûl. Tu tournais la page pour de bon. C'était étrange. Très étrange.

2108.

Tu avais vingt-deux ans. Un jeune homme. Enfin, pas encore vingt-deux ans. Février 2108. Tu passais tes exams pour devenir pompier. C'était compliqué mais tu allais réussir coûte que coûte. Et c'est là que tu as entendu les attentats à la bombe. Ca t'a encore plus confirmé que tu voulais absolument aider les autres et devenir pompier.

Mais dans tout ça, que pensais-tu de l'Incontestable ?

Tu n'étais pas contre, tu étais même plutôt pour. Même si le mariage de ton père a créé un véritable enfer pour toi. Tu as vu que le mariage de Daisuke se passait plutôt bien et ceux de tes autres amis aussi. Le mariage de Satoshi était une exception à la règle, n'est-ce pas ? Ton mariage aussi serait merveilleux.

Quoiqu'il en soit.

Tu as réussi ton exam. Pour l'entretien, on t'a bien sûr parlé de ton passé de chanteur. Ils avaient peur que tu sois trop... douillet ou comme une princesse. Tu as souri. Tu leur as raconté les entraînements intensifs qu'on t'obligeait à suivre donc tu étais plutôt dans une bonne condition physique. Tu avais un bon régime alimentaire et tu ne faisais pas d'écart pour l'alcool.

Ca les a convaincus.

C'était parti pour six mois d'école des pompiers.

On t'apprenait tout ce que tu avais à savoir. De l'architecture des bâtiments aux premiers secours. Tu as toujours été très bon à l'école donc la théorie ne te faisait pas peur.

Le terrain, un peu plus.

Après les six mois de cours et ton mémoire rendu, tu passais maintenant six mois en stage dans une caserne où tu serais peut-être affecté.

Tu n'étais pas la seule recrue mais certains reconnaissaient ton visage à cause de ton passif. Tu leur souriais timidement et leur demandais de te traiter comme n'importe qui. Tu as cru que tu allais être harcelé par tes camarades mais en fait non, comme les autres gagnants du concours, vous êtes devenus amis.

Tu as connu de nouveau la joie de sortir avec des amis, te confier, vivre tout simplement. Maintenant, tu sais que quand tu es bourré... tu as l'alcool triste et collant. Tu veux faire des câlins à tout le monde pour pleurer dans leur bras.

Pourtant, tu avais peur que ton secret soit exposé en plein jour.

Pas ton homosexualité, tu l'assumais désormais. Tu voyais que ça dérangeait certain.es collègues mais tu t'en fichais. Non. Et si les gens voyaient que tu t'étais scarifié ? Ca pouvait jouer en ta défaveur... mais le cacher, était-ce une bonne idée ? Tu étais perdu et tu ne savais pas à qui te confier.

Tu as fini par choisir Dan.

Un supérieur.

Tu lui as raconté ton passé et tes envie de destruction. Tu lui as raconté tes mutilations et un silence s'est propagé. Tu avais peur qu'il te dise de partir. Il a simplement posé sa main sur ton épaule et l'a pressée doucement :

« Ce sont tes blessures de guerre. Tu n'as pas à en avoir honte. »

Tu as pleuré. Comme un bébé. Souvent la réponse à tes cicatrices était du dégoût, du mépris, du dédain. Des réactions si négatives que tu avais juste envie de recommencer mais là, non. Bien sûr, il ne t'encourageait pas à reprendre ses actes mais tu devais vivre avec. Tu devais apprendre à vivre avec alors autant ne pas les haïr au point de se haïr ?

C'était une époque révolue. Une preuve de cette époque. Au moins, tu n'oublierais pas cette période sombre de ta vie et tu pourrais encore mieux aider les autres, non ? Tu connais la souffrance et la douleur donc tu sauras au mieux les délivrer de leur propre poids ? C'était peut-être un peu prétentieux mais tu voulais vraiment aider les autres comme on t'a aidé.

Tu es devenu pompier.

Tu as pleuré ce jour-là. Tout le monde a ri devant tes larmes de joie. Tu étais le pleurnichard du groupe mais on pouvait compter sur toi.

2109

Ca faisait plusieurs mois que tu étais pompier. Il y avait quelques incendies et demandes mais ça allait. Tu pouvais t'habituer lentement à ton nouveau boulot. Il était épuisant mais satisfaisant, bien plus que le monde des paillettes – pour toi en tout cas. Tu as appris que Jena était devenue chanteuse. Elle avait repris ton hit pour se faire connaître.

Elle utilisait votre relation comme tremplin. Elle osait agir comme si vous vous étiez perdus de vue à cause de la chanson.

Quelle pétasse.

Tu as éteint ton ordinateur.

Si seulement tu avais su.

Un chaos.

Un bordel sans nom.

Des cris.

Des ordres.

Des sirènes :

« Rei ! Bouge-toi ! »

Le Japon était plongé dans un chaos à cause d'un enchaînement de diverses catastrophes naturelles. Tu n'étais qu'un bleu mais on te demandait le mental d'un senior.

Alors tu as pris sur toi.

Tu voulais aider les autres. Chaque inspiration était importante. Débloquer les victimes, éteindre les feux, dégager les eaux. Tout le monde n'a pas miraculeusement survécu. Tu tombais sur des cadavres. Pas toujours en bon état non plus. Pas toujours des adultes non plus. Parfois, il était impossible de les sortir ces corps et de les rendre à leur famille.

Une horreur.

Un jour, avec des coéquipiers, vous êtes allés chercher des survivants sous les décombres. Vous avez trouvé quelques personnes et vous alliez partir quand ton instinct s'est réveillé. Il y avait encore quelqu'un. Tu entendais des bruits :

« Rei, on y va ! »

Non.

Tu as froncé les sourcils avant de commencer à creuser. Et c'est là que tu l'as vu. Tu es resté figé un instant. Ton souffle s'est coupé. Ton cœur s'est emballé. Par joie ? Par soulagement ? Tu n'en savais rien. Tu ne comprenais pas bien. Le seul moment où c'était arrivé, c'était avec D- :

« Rei ! Bouge ton cul ! »

Ah oui ! Le sauver, mon dieu. Tu as tendu la main.

Il a pu être sauvé et tu l'as regardé partir avec l'ambulance. Tu as remis ton casque – tu l'avais enlevé pour lui parler quelques instants après son sauvetage – et tu es reparti.

Tu n'as pas le temps pour ça, n'est-ce pas ? Il a dû t'oublier.

Tu rentrais lessivé. Physiquement et mentalement. Tu n'étais pas dans le secteur de ta famille donc tu n'étais pas encore au courant s'ils allaient bien ou pas. Enfin, tu te souciais bien plus de ton père que du reste. Tu savais que Jena se portait bien par les médias mais Akane...

Souhaiter la mort de quelqu'un est bas mais tu ne pouvais t'empêcher de prier juste un peu. Juste un tout petit peu.

Au final, ton père et sa femme allaient bien. Akane avait juste une cicatrice sur le visage à cause d'une plaie trop profonde. Quand elle t'a vu à l'hôpital, elle a rapidement détourné le regard. Tu as juste enlacé ton père en pleurant.

Il était là. Il n'est pas resté pour l'argent et la réputation. Mais il est resté car il t'aimait.

Tu voyais que leur mariage battait de l'aile et tu n'as pas été surpris quand tu as vu « divorce ». Peut-être que les deux choses n'avaient rien à voir mais qu'importe. Un grand sourire. Tu as fêté ça avec ton père. Tu l'as aidé à se remettre sur pied. Il était encore choqué par Shukumei et leur appartement a été détruit.

Il a habité chez toi quelques temps avant de trouver un endroit. Vous vous êtes rapprochés et vous avez beaucoup parlé, pour mettre les choses à plat. Tu ne lui en voulais pas. Tu comprenais pas tout. Pourquoi avoir trompé maman ? Il se disait con et jeune. Il aimait maman mais il avait peur de s'engager alors autant se tirer une balle dans le pied.

Il ne l'a pas aidée quand elle a pété un câble à ta naissance.

Il regrettait beaucoup. Au final, il ne t'a pas regardé comme « Que vais-je faire de toi » mais plutôt comme « comment vais-je m'occuper de toi ? ». Tu as beaucoup pleuré mais tu en avais besoin. Ton père ne te détestait pas. Il était juste faible et fragile. Il avait peur de finir tout seul s'il contrariait Akane à l'époque.

Alors il t'a sacrifié.

Il regrettait beaucoup. Tu as soupiré en séchant tes larmes :

« Je ne vous en veux pas. Ni à toi, ni à maman. »

Maman était morte car elle était faible et fragile. Elle avait peut-être peur de devenir mère. De devenir ta mère mais ce n'était pas grave. Tu allais l'accepter malgré tout. Même si elle n'était plus là.

Tu étais devenu plus fort qu'auparavant. Tu étais toujours faible et fragile mais tu allais mieux. Tu n'avais plus la vieille harpie et sa fille dans ta vie. Tu recevais des coups de fil pour faire ton grand retour sur le devant de la scène avec ta sœur mais tu ne voulais pas. Non que tu haïssais ce monde mais tu voulais pas revenir à cause d'elle, jamais de la vie.

Elle faisait sa vie, tu faisais la tienne.

Les choses se sont calmées à Tokyo. Alors que tu faisais l'inventaire dans la caserne, un de tes senpais est venu te trouver :

« Y a encore un civil qui t'a demandé. »

Tu as froncé les sourcils. Ca arrivait que des curieux viennent te voir car, par tu ne savais quel miracle, ils avaient trouvé où tu travaillais désormais. Des (anciens) fans ou des journalistes.

Pourtant, un visage t'est apparu.

Oh.

Est-ce lui ?

Tu ne connaissais pas son nom alors tu as demandé son apparence. Ton senpai n'a pas pu te dire grand chose alors tu as couru. Peut-être que c'était lui ! Les chances étaient infimes, trop infimes. Tu te faisais des films sans doute mais tant que tu n'avais pas vu la personne, tu n'allais pas nier la probabilité !

Tu es arrivé aux portes de la caserne. C'était désert. Tu reprenais lentement ton souffle. Il n'était pas là. Un autre collègue t'a dit la même chose que le senpai. Un homme est venu pour toi mais il était incapable de le décrire physiquement. Putain. Tu as soupiré longuement.

Tu as dû rêver.

2110.

La nouvelle décennie.

Tu as participé à la commémoration de Shukumei. Tu as retenu tes larmes au discours du Premier Ministre mais tu as tout déversé quand il a fallu lâcher les lanternes dans l'eau. Ton chef t'a ébouriffé les cheveux en riant. Ce n'était un rire joyeux mais ça t'a réconforté. Tu reconnaissais quelques victimes que tu avais sauvées.

Mais pas lui. Jamais lui.

Bref.

Ta vie amoureuse était aussi vide que sa présence dans ta vie. Tu n'arrivais pas à t'attacher. Non. Plutôt tu avais peur de t'attacher. Certaines personnes te reconnaissaient en tant que Rei, l'artiste alors ils étaient attirés par la gloire et la célébrité. Tu soupirais beaucoup.

Tu devrais peut-être attendre que la machine t'offre la personne de ta vie.

2111

Une année difficile.

Daisuke a toqué à ta porte. Il était inquiet, son mari n'était pas rentré depuis plusieurs nuits... mais bizarrement, la milice ne venait pas les chercher. Le seul indice était le « system error » marqué sur l'appareil. Tu as demandé autour de toi et oui, il y avait cette chose écrite. Dan, marié, avait tenté l'expérience de dormir ailleurs pour une nuit et personne n'a fini en prison.

Alors que vous cherchiez des explications, vous avez au moins compris que vous étiez libres de vos mouvements. Daisuke a retrouvé son homme une semaine après. Il était parti retrouver son amant avant le mariage. Tu n'es pas trop au courant de la suite mais tu sais que Daisuke est resté chez toi pour se bourrer la gueule.

L'été, ç'a été pire.

Déjà qu'il faisait chaud, en plus, des gens tombaient malade. De degré différent. Quelques collègues étaient mal en point, d'autres saignaient du nez. On pensait au surmenage et au traumatisme de Shukumei.

Mais non.

Tu n'as pas été touché, toi. Tu as tout de suite appelé ton père. Il était à l'hôpital. Ton sang s'est glacé. Ahahahah. Non. Pas ton père. Tu as pris des jours de congé pour t'en occuper. Tu as beaucoup pleuré, comme d'habitude mais ton père a survécu.

T'aurais bien voulu l'amener chez toi mais il ne voulait pas. Alors tu es allé chez lui. Il a cédé, comprenant ton inquiétude.

Tu as fini par rentrer chez toi.

Daisuke t'appelait tous les jours pour te dire qu'il haïssait son mari. Que son mari était un pourri. Un charo. Bref. Tu as ri nerveusement. Tu croyais que son mariage se passait bien mais en fait, pas tellement...

Avais-tu envie de te marier maintenant ?

Sans doute. Avec juste une pointe de peur. Peut-être que le mariage de papa n'était pas une exception ?

Mi-novembre.

Le froid commençait à prendre ses droits.

Tu as soupiré longuement pour voir ton souffle blanc se propager dans l'air. Un sourire. Tu allais passer tes vacances avec ton père ! Et même les fêtes. Tu aurais préféré fêter Noël avec ton amant mais bon. Tu n'en avais pas. Tu n'as jamais vraiment eu de relation depuis Daisuke... un peu de flirt par ci, un peu de flirt par-là mais rien de plus.

Tu n'as encore rien fait de ta vie, à part embrasser et quelques caresses.

Alors que tu étais en route, tu allais envoyer un message à ton père quand tu t'es rendu compte d'une chose.

Il est mort.

Ha.

Tu n'as pas réfléchi, tu as couru jusqu'à chez lui, manquant de te faire renverser vingt fois. Ce n'était pas digne d'un pompier mais qu'importe ! Ton père ! Il est- !

Tu as tambouriné la porte de son appartement. Une erreur, un rêve. Tu as mal vu. Tu pouvais entendre la télé allumée. A-t-il eu une crise cardiaque ?! Devrais-tu défoncer la porte ou appeler le gardien ?! Ton cerveau réfléchissait à toute vitesse quand tu as entendu la porte s'ouvrir.

Hein ? :

« Rei ? Qu'est-ce que tu- »

Un câlin. Le plus gros câlin que tu n'avais jamais fait. Tu as pleuré. Beaucoup. Tu es même tombé à genoux :

« Rei, qu'est-ce qui se passe ? »

Sa voix était douce. Inquiète aussi. Une fois à l'intérieur, tu lui as montré son profil ATAI. Il était déclaré comme mort. Pourtant, il était bien vivant devant toi... Tu ne comprenais rien du tout. Tu as dormi chez lui pour être sûr que ce n'était pas un signe avant coureur. Quelques semaines plus tard, il y a eu l'explication.

Les puces.

Les puces déconnaient.

Tu comprenais mieux l'avalanche de « morts » chez tes collègues et tes amis. Tu avais cru faire une crise cardiaque en voyant autant de décès en même temps, tu as presque pensé à une attaque chimique.

Tu as été soulagé.

Un recensement a été organisé, en même temps qu'une chasse à l'homme. Tu ne comprenais pas bien pourquoi des personnes voudraient autant fuir ce pays. D'un coin de ton oreille, tu avais entendu que ta sœur était morte. Pour de faux mais morte quand même. Le nombre de stars faussement mortes a fait la une des journaux.

Akane avait aussi survécu à l'épidémie.

Malheureusement.

Non, souhaiter la mort de quelqu'un est bas. Mais elle le méritait, non ?

La tension dans le pays et cette chasse à l'homme ont duré des mois.

2113

L'Incontestable fêtait ses soixante ans ! Tu n'as pas trop participé aux festivités. Tu n'étais toujours pas marié malgré la trentaine qui approchait. Tu savais que ça ne voulait rien dire – l'âge n'est pas un facteur déterminant. Mais tu voulais vraiment te poser et avoir une petite famille à toi...

Aujourd'hui, tu es toujours pompier avec un passé de star. Ta musique passe parfois dans les radios et certains fans viennent te voir à la caserne. Tu as encore des mots sur tes réseaux sociaux qui te demandent de revenir au devant de la scène. Tu les remercies gentiment mais sans plus.

Tu ne sais pas si un jour tu reviendras. Y a ta sœur qui t'attend là-bas. Tu aimes être pompier. Être utile est gratifiant. C'est pas pour autant que tu arrêtes la musique. Tu as appris à faire du ukulélé et de la guitare au fil des années. Et tu chantes à t'en casser la voix dans les karaokés avec tes amis et collègues.

Aujourd'hui, Rei, tu es aussi libre qu'un esprit.

Physique || i sang because i was sad.
Tu rentres dans ton appartement et tu vois Daisuke te saluer. Il tente d'attraper un truc dans les placards. Tu le chopes sans te poser de questions et tu lui tends. Il te remercie en secouant la tête, blaguant sur ta taille.

Tu n'as jamais fait attention à ta taille ou ton poids.

Tu es resté maigrichon et petit une bonne partie de ton adolescence. Tu as soudainement poussé au lycée. Tu es au dessus de la moyenne nationale mais tu ne fais pas non plus deux mètres. Non, tu mesures 1m76 pour 84kg.

Tu ouvres la porte de la salle de bain pour prendre un bain bien mérité. Tu retires ton haut et tu vois ton reflet dans la glace.

Tu as pris du muscle depuis la danse, les concerts, les entraînements quotidiens dans la caserne. Tu continues à prendre soin de ton visage et de tes cheveux comme ta sœur te l'a enseigné - au moins une chose à laquelle elle a servi - plus par habitude que par envie.

Pourtant, tu n'aimes pas ton apparence.

Quand tu te fixes dans le miroir, tu n'arrives pas à voir toutes tes qualités. Non, tu ne vois que tes « blessures de guerre », tes vergetures et tous ses défauts que tu remarques. Tu passes une main dans tes cheveux cendrés. Pas complètement blancs mais tu aimes le dire pour faciliter ta vie. Tu as déjà essayé les cheveux de différentes longueurs.

Le court te plaît le plus.

Et de toute façon, étant pompier, tu ne peux pas particulièrement avoir les cheveux méga longs, non ? Tu es arrivé là bas avec ta coupe actuelle et on t'a rien dit. Enfin, on t'a raccourci un peu les mèches mais rien de drastique.

Tu soupires.

Tu effleures tes cicatrices. Tu ne les caches plus autant qu'avant mais c'est pas pour autant que t'en es fier de ces marques. Tu n'as pourtant jamais essayé de les effacer. La technologie fait des miracles aujourd'hui donc on peut les estomper, ne serait-ce qu'un peu mais tu ne veux pas.

Tu veux te rappeler.

Tu veux te rappeler ces jours horribles. Ces cris. Ces coups. Ces pleurs. Tout. Tu ne peux pas juste tout effacer et faire comme si de n'était.

Tu soupires de nouveau.

Tu relèves les yeux. Tes yeux bleus. Toutes ces choses différentes de la norme japonaise viennent de ta mère biologique. Mei. Une magnifique grande femme aux cheveux blancs et aux yeux bleus. Elle avait de longs cils, qu'elle t'a aussi refilé. Son visage est le tien.

Tu as des traits très doux, sauf peut-être ta mâchoire plus anguleuse. Seul truc qui rappelle ton père. Le reste ? c'est maman. Même ta manière de parler est très douce. On te dit beau ou mignon mais tu n'arrives pas à l'admettre.

Tu te trouves lugubre. Pas forcément laid mais pas forcément beau. Pourtant, tu es souriant et rieur. Tu rougis tellement facilement, c'est indécent. Ca se voit follement sur ta peau rosée. Tu as le tic de cacher ton visage et de trembler dans tous les sens pour montrer ta gêne. Malgré tes rires, tu pleures beaucoup aussi.

Trop.

Chaque occasion est une excuse pour toi pour verser mille larmes. La plupart de tes ami.es et collègues te taquinent à ce sujet. Tu es le pleurnichard du groupe. Tu es le petit bébé du groupe. Alors tu rougis encore et tu pleures encore plus. De joie. De tristesse. De peur. De colère. Tout sentiment se manifeste par tes sanglots.

Et c'est pire quand tu bois.

Tu ne bois pas beaucoup à cause de ça. Lorsque l'alcool monte, tu pleures. Et tu es collant. Tu veux te réfugier dans les premiers bras venus pour y déposer tes larmes. En présence de tes crushs, tu deviens... séducteur. C'est comme ça que tes collègues définissent ton comportement.

En réalité, tu ressembles à une héroïne de shoujo qui essaye d'attirer l'attention de son senpai. C'est sans doute gênant à regarder et personne ne tente de t'arrêter tellement tu deviens adorable et stupide.

Tu as déjà vu des vidéos et t'as envie de mourir de honte.

C'est vraiment gênant.

Tu rigoles doucement et tu te déshabilles totalement pour rentrer dans le bain brûlant.

Tu ressors ensuite avec un bas de pyjama pour chercher un haut dans ta penderie. Tu n'es plus embarrassé de te balader à moitié à poil avec Daisuke. Vous êtes clairs. Il n'y aura jamais rien entre vous, même si Daisuke divorce subitement. Il est comme un frère maintenant.

Dans tes affaires, c'est majoritairement du ample. Tu n'aimes pas les habits moulants et montrer ton corps... donc tu portes du oversized dans tous les sens. A part peut-être les bas, seul endroit que tu montres peut-être.

Sinon, c'est hoodie, sweat, chemise, t-shirt. Tout ça très ample. Ton style n'est pas strictement une chose. Tu aimes changer, même si majoritairement, c'est du streetwear.  Tu aimes les bagues aussi. C'est peut-être ta passion. Tu ne peux pas en porter au boulot donc pendant tes jours de repos, tu en profites un max.

Tu as aussi les oreilles percé, une envie subite quand tu étais encore chanteur. Tu trouvais ça mignon. Tu ne portes pas systématiquement des boucles ou autres mais tu aimes bien de temps à autre.

Tu prends un t-shirt large et tu l'enfiles. Tu reviens voir Daisuke pour lui souhaiter bonne nuit. Tu as d'habitude une bonne hygiène de vie donc tu ne sautes aucun repas mais là, tu es trop fatigué pour manger. Ton ami secoue la tête mais te souhaite une bonne nuit malgré tout.

Il va partir pendant que tu dors pour rejoindre son époux qu'il déteste tant.

Caractère || i sang because i wanted to live.
Petit, tu étais muet. Tu as mis plus de temps que les autres à parler. Tu ne pleurais pas beaucoup non plus. Tu étais calme. Tes grand-parents disaient que tu étais l'enfant parfait. Pourtant Akane pensait le contraire.

Tu étais flippant.

Trop mature pour ton âge.

Tu as changé Rei.

Tu es un gros dormeur. Tu aimes paresser dans ton lit à lire des livres ou des fanfictions... majoritairement +18. Par curiosité. Pour ton propre plaisir. Tout est une bonne excuse.

Tu adores les fanfictions. Tu en as même écrites plus jeune. Ce n'était pas génial mais ça t'a aidé pour écrire ta chanson. Tu as un vrai lien avec l'écriture, tu es passionné. Ca te permet d'explorer des choses que tu ne pourrais pas dans la réalité. Tu pleures beaucoup en écrivant et en lisant. Ca ne change pas de ton quotidien.

Tu es un pleurnichard.

Tu pleures vraiment trop, ça rend tes yeux tout rouges et gonflés. Avant, ce n'était pas du tout le cas. Tu n'as pas pleuré en apprenant le suicide de ta mère. Tu ne pleurais pas en te scarifiant. Tu n'as pas pleuré quand on t'a trahi plusieurs fois. Non, non. Mais aujourd'hui, tu ne fais que ça. Comme pour rattraper le temps perdu.

Beaucoup de tes ami.es se foutent ouvertement de ta gueule. Tu ne le prends plus aussi mal. Tu comprends pourquoi. Tu pleures à chaque occasion et c'est pire quand tu bois. Tu deviens les chutes du Niagara et rien ne semble t'arrêter. Comme dit plus haut, en présence de tes crushs, tu deviens plus... charmeur mais c'est ridicule.

Par contre, quand tu es sobre, tu es très timide et tu bégayes. Tu rougis – tu rougis tout le temps, tu es une tomate, Rei – et tu te caches le visage. En réalité, tu bégayes facilement quand tu es en présence d'inconnus. Ce n'est pas un trouble mais ça peut être handicapant, surtout en présence de personnes malveillantes.

Tu as bien sûr travaillé dessus lors de ton activité de chanteur pour ne pas bredouiller ou te mordre la langue sans faire exprès mais tu as régressé depuis. Peut-être que c'est naturel chez toi ? Tu n'as plus à te forcer maintenant.

Malgré tout, même si tu sanglotes beaucoup et que tu bafouilles, tu peux être une forte tête quand on t'énerve ou qu'on te soûle. Tu as une petite patience, tu n'aimes pas les taquineries – à part de tes proches ami.es – car tu ne sais pas comment le prendre. Tu as peut-être du mal avec la bonté des gens aussi.

Jena se comportait comme une sainte alors qu'elle te cassait du sucre sur le dos. Et si d'autres personnes étaient comme ça ? Tu as toujours un peu de mal au début mais ça passe vite en général. Tu fais confiance aux gens mais c'est fini une fois qu'ils te trahissent.

Tu n'es pas un paillasson où on peut y frotter ses pieds autant de fois qu'on le souhaite. Tu dis les choses avec fermeté, même si ça doit blesser. Enfin, tu es quand même quelqu'un de très doux par nature.

Tu veux être là pour les autres comme on a pu l'être pour toi dans tes moments difficiles. Tu as connu la souffrance, tu ne veux pas que les autres la connaissent. Tu es très présent dans la vie de tes proches, même si tu essayes de respecter leurs limites. En étant pompier, tu rencontres énormément de personnes en détresse et te sentir utile est important.

Plus important que tout.

Tu as besoin de reconnaissance des autres pour te sentir bien. Ta valeur existe à travers leur regard. C'est très malsain mais tu as du mal à faire autrement. Tu n'es pas prêt à tout non plus pour plaire mais si tu peux, tu fais.

Sinon, niveau relation amoureuse... A part Daisuke, tu n'as jamais été en couple. Enfin, même avec Daisuke, vous étiez encore qu'au stade de « On se met ensemble ou pas ? » donc vous n'étiez pas officiellement ensemble... Tu as un peu peur des relations. Non que tu n'en veuilles pas.

Tu es simplement terrifié de finir dans une relation avec quelqu'un qui ne t'aime pas et qui te fait souffrir. Et pour le mariage... c'est un peu pareil. Tu crois en la machine mais tu as vu des couples se briser à cause du système... Donc tu as peur de te caser. Sexuellement parlant, tu n'as rien fait non plus.

Tu es très curieux, te demandant ce que ça fait de le faire pour de vrai... quand tu lis des yaoi, tu t'imagines à la place de l'un d'entre eux... avant de rougir et de jeter ton téléphone ou le manga.

En plus, en terme de relation – crush, ami, amour -, tu es jaloux. Tu te sens facilement en danger et laissé de côté – après tout, tu n'as aucune confiance en toi – donc tu as besoin qu'on te rassure quand tu es jaloux. Tu ne vas pas devenir possessif ou agressif mais tu peux bouder gentiment en faisant la moue.

Tu ne t'aimes pas dans ces moments-là, te trouvant agaçant. Tu essayes de réprimer tes questions « idiotes » comme : « Tu m'aimes hein ? Tu m'aimes plus qu'ellui ? » en te convaincant que tout va bien... sauf que ça marche rarement.

En ce qui concerne tes cicatrices et tes pensées noires... tu en as encore. Tu ne te coupes plus mais l'envie peut revenir quand tu te sens angoissé ou déprimé. Tu essayes d'occuper tes mains avec n'importe quoi et t'éloigner de tout objet coupant.

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Personnage tiré d'un manga/anime/jeu-vidéo/série

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— Just Married —

Messages postés : 21
Inscrit.e le : 23/10/2021
bonjour petit pompier aux cheveux blancs ! uwu
je ne sais pas de qui tu es un multi compte, mais amuses toi bien :3 hâte de voir la suite quand je lirais toutes les fiches de ce forum (j'y arriverais un jour mdr)

edit : OMG CETTE PHRASE...
— Just Married —

Messages postés : 4
Inscrit.e le : 09/11/2021
Hahaha, ça sera le jeu du jour sorry for being alive. || Rei Maebara 3473897349

Je réponds mille ans après mais merci pour l'accueil bb ❤ Et quelle phrase ? sorry for being alive. || Rei Maebara 3182035657

Et je poste pour dire que le physique est là !
— Just Married —

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Inscrit.e le : 11/02/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre:
ET QUEL PHYSIQUE ! sorry for being alive. || Rei Maebara 1984817200

ljlbjvjck j'ai dévoré ce que tu as ajouté. j'aime bcp bcp 👀 josuis toujours aussi fan de ta plume blbl sorry for being alive. || Rei Maebara 1227068846

rebienvenuuuue avec ce perso qui a l'air terriblement touchant ohlàlà sorry for being alive. || Rei Maebara 297054555 t'as vu, je fais pas les choses dans l'ordre lawl

enjoyyyyy et évidemment que je voudrais un lien avec ton loulou, entre pompiers on peut faire un truc coooooooool sorry for being alive. || Rei Maebara 2837704232 je te laisse pas le choix, je te capture
— Just Married —

Messages postés : 4
Inscrit.e le : 09/11/2021
OMG sorry for being alive. || Rei Maebara 2310585803

MERCI sorry for being alive. || Rei Maebara 2310585803

ET OMGGGG OUI UN LIEN ENTRE POMPIERS sorry for being alive. || Rei Maebara 2310585803

Je reposte pour dire que j'ai mis le caractère ! dernière ligne droiiiiiite sorry for being alive. || Rei Maebara 1984817200
— Just Married —

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Inscrit.e le : 17/06/2021

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Merci un million de fois à Zach pour le magnifique dessin de mon avatar ♥
REBIENVENU sorry for being alive. || Rei Maebara 1362171446
J'adore ce que je lis déjà !
Le visu est top. Ta facçon d'écrire est fluide. Le perso a l'air trop attachant jpp.
J'ai hâte de lire la suite et bon courage !!!!
— Just Married —

Messages postés : 4
Inscrit.e le : 09/11/2021
MOOOH THANKS sorry for being alive. || Rei Maebara 2310585803

Je viens prévenir que ça y est, la fiche est terminée sorry for being alive. || Rei Maebara 1362171446
Lisalisa

Messages postés : 578
Inscrit.e le : 24/07/2020

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Rebienvenuuuue
Et oui, c'est bien elle, une pré-validation directe ✨
Un autre perso avec une vie pas simple, mais on apprécie toujours de lire que sa vie s'améliore et que tout va et ira mieux pour lui. sorry for being alive. || Rei Maebara 4115966937
On attend les prochains potins avec hâte ~ sorry for being alive. || Rei Maebara 3303333686

Amuses-toi bien ! sorry for being alive. || Rei Maebara 2984341854
Pré-validation par Arisa
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

merci Hatoclown, Fu, Zach et Zian pour les avatars ღ

one brain cell:
sorry for being alive. || Rei Maebara Uron

grbfh:
sorry for being alive. || Rei Maebara Unknown
sorry for being alive. || Rei Maebara CjjIPFG sorry for being alive. || Rei Maebara UlmRG6s sorry for being alive. || Rei Maebara NlRYT1U sorry for being alive. || Rei Maebara NwQ16ft
— STAFF JM —

— STAFF JM —
Messages postés : 6476
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre:
sorry for being alive. || Rei Maebara 716243026

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars si le code n'a pas été ajouté à la fin de votre fiche
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
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• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

sorry for being alive. || Rei Maebara Makoto%20-%20signature
Merci Lucci, Zach et Lucas pour les avatars et kits sorry for being alive. || Rei Maebara 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
sorry for being alive. || Rei Maebara Ld7d
sorry for being alive. || Rei Maebara BbNTuR8
sorry for being alive. || Rei Maebara V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
sorry for being alive. || Rei Maebara Cn3Ckyx
sorry for being alive. || Rei Maebara 1EPYLUw
sorry for being alive. || Rei Maebara DfzeUm9


Merci Karlito ♥️:
sorry for being alive. || Rei Maebara Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
sorry for being alive. || Rei Maebara YqECw0j
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