Just Married
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— Just Married —

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25/01/2022


Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Délivré
Autre: Merci à Hatori pour ces sublimes avatars ♡
Akio Natanael Olafsson
in the midst of those crazy waves
Informations générales
Nom : Olafsson
Prénom.s : Akio, Natanael
Âge : 27 ⦃ 21 décembre 2086 ⦄
Genre : masculin
Origines : suédo-japonais à l'accent d'Osaka
Activité : masseur kinésithérapeute
Sexualité : workaholic
Avatar : Ash Lynx // Banana Fish
Règlement : -
Chemin  Akio ((ϟ)) Turmoil 3385346026
Autre : G honte Akio ((ϟ)) Turmoil 2310585803
Cause I just wanna feel something real
'Cause I just wanna feel something

⎾ Young blood, run like a river
Young blood, never get chained ⏌

Osaka, 21 décembre 2086

Sur le lit d’hôpital, une femme a les yeux clos, de la sueur perle sur son front et ses traits sont creusés par la fatigue. Ses yeux plissés sont posés sur l’homme blond à côté d’elle, dans les bras duquel un minuscule bambin dort paisiblement.

— Andreas...

Sa voix se brise contre les murs avec un écho douloureux. Les yeux bleus du gajin se posent sur sa femme et un sourire s’étire sur ses lèvres alors qu’il lui rend le bébé. Un sourire doucereux, un mélange de tendresse et d’amertume. Doucement, il s’assoit sur le lit, passe son bras derrière la nuque de la Japonaise, la regarde parler au nouveau-né, caresser les mèches blondes éparses qui couvrent par endroits son petit crâne fragile.

Relevant la tête, Mayumi lui adresse un grand sourire, ses yeux cyans pétillant de vie. Andreas ne retient pas un soupir de soulagement en déposant un baiser dans les cheveux bruns de sa femme. Ils connaissaient les risques, à cause de sa maladie, ils n’étaient pas sûrs qu’elle survive à ce troisième accouchement.

— Madame, monsieur Olafsson ? Vous avez choisi le prénom de votre fils ?

Les deux parents échangent un regard complice avant de répondre, Andreas empoignant la fiche tendue par l’infirmier de la maternité.

— Akio Natanael.

Petit rayon de vie.

L’infirmier regarde ce couple atypique un moment avant de se détourner. Dans les couloirs, des pas pressés et des éclats de voix se rapprochent, jusqu’à ce que deux enfants en pénètrent dans la pièce, les joues rougies par leur course. Une tête brune aux yeux noirs et une autre couleur châtaigne avec deux billes cyans remplis de curiosité.

— Yūdai, Tomoe, il ne faut pas courir dans les couloirs ! les reprend Andreas.
— Tu vois Tomoe, je te l’avais dit.
— Mais je voulais voir mon otôto ! Papa, papa, je veux le voir !


Andreas sourit en prenant Tomoe dans ses bras pour la soulever à hauteur de sa mère.

— Dis bonjour à ton petit frère.
— Si petit… Regarde ! Il ouvre les yeux ! Ils sont comme les miens !


Cyans.

Osaka, 2091

— Papa ?
— Mhm Natanael ?
— Pourquoi tu m’appelles comme ça ?
— C’est le prénom de ton grand-père, mon père.
— …
— Qu’est-ce qu’il y a ?
— On le verra quand, papy ?
— Un jour.

— Oui ? On ira chez toi, hein ?

L’enfant à tête blonde part en courant annoncer la bonne nouvelle à sa mère avant d’aller rejoindre sa sœur dans la cabane du jardin. Mayumi s’approche doucement d’Andreas, passe ses bras autour de sa nuque pour poser sa joue froide sur son crâne lumineux.

— Je n’ai pas envie qu’ils grandissent…
— Moi non plus, anata. Mais ils comprendront bien assez tôt.
— Tu crois qu’ils m’en  voudront ?
— Pourquoi ?
— Eh bien, de n’avoir qu’une demi-famille ? Tu sais déjà ce qu’en pensent tes parents…


Le rire cristallin de Mayumi envahit la pièce alors qu’elle enserre plus fort son époux, couvant du regard les enfants qui jouent dehors.

— Ce sont tes enfants, Andreas, pas ta belle famille.
— Tu as raison.
— Ton livre a avancé ?
— Oui, il est presque terminé. J’espère que je pourrai en envoyer un exemplaire en Suède sans qu’il me soit retourné.
— Tu verras, ça leur passera.


A l’école, on apprend que l’Incontestable a été mis en place dans le but d’éviter la catastrophe démographique. Que les humains ont besoin d’être rapprochés les uns des autres. Que la famille est la valeur la plus importante de la société.

Pourtant, Andreas a abandonné la sienne. Paria parmi ses pairs, il a choisi l’inconnu et la curiosité plutôt que son pays et sa famille. Historien de profession, docteur spécialisé en histoire religieuse de la Scandinavie, il a toujours été spécial, las du train-train quotidien, comme un enfant jamais satisfait, à l’insatiable curiosité. Lorsqu’il a entendu parler du système japonais, ça l’a tout simplement fasciné. D’abord, ni en bien, ni en mal, mais c’est devenu une sorte d’obsession. Alors il a enchaîné les rencontres universitaires au Japon, appris la langue, obtenu des visas temporaires afin d’enseigner durant un semestre, puis un an, dans les facultés nippones internationales, à Tokyo, Kyoto, Osaka et d’autres villes.

Finalement, en ‭2074‬, il a décidé d’abandonner son pays, sa famille, ses amis, pour un poste permanent à Osaka et la nationalité Japonaise. Sa curiosité avait été piqué à vif et les mœurs de ce pays, si différentes des siennes, l’avaient charmées lors de ses voyages et visites. En tant qu’historien, il voyait aussi dans cette décision un moyen de participer à l’histoire, sans simplement la contempler de loin. ‬‬‬‬‬

Quelques temps après, au bout de mois passés à remplir des papiers administratifs et des années requises pour la naturalisation, il a obtenu la nationalité japonaise et s’est fait implanter la puce. Andreas est un homme naïf  et curieux, plein de bonne volonté. Qui sait s’il avait conscience qu’à peine trois ans après, il serait promis à une parfaite inconnue. En Suède, il était marié à sa carrière, n’ayant jamais vraiment passé le cap de la relation stable et sérieuse.

Pourtant, l’Incontestable l’a marié à Mayumi, une petite et fragile japonaise aux airs de poupée de porcelaine et aux yeux cyan - une manipulation génétique qu’elle appelait son « erreur de jeunesse ». Pour lui, ça a été le coup de foudre instantané. Pour elle… c’est plus difficile à dire, surtout lorsqu’elle a constaté qu’en plus d’avoir un nom de famille étranger, son époux en avait le physique.

Mais finalement, ils ont appris à se connaître, les deux n’ayant aucun intérêt à aller à l’encontre de l’Incontestable. Au bout de deux ans, ils s’adoraient déjà, peut-être plus comme des amis que comme des amants, cela-dit. Mais il y a eu Yūdai, leur premier enfant, puis Tomoe et enfin Akio.

— Maman ?
— Oui, Akio ?
— Pourquoi tu tousses autant ?
— Ne demande pas ça à ta maman, Natanael...
— Ça va, Andreas. Maman est malade.
— Pour toujours ?
— Non, ça ira mieux dans quelques temps.


Mensonge trop de fois répété.

Mayumi est née dans un quartier populaire d'Osaka, elle a grandi dans un taudis où ses parents fumaient autour d’un poêle à charbon. Résultat, à l’âge adulte, on lui a diagnostiqué un emphysème pulmonaire, qui se manifeste par une grande fatigue, une insuffisance respiratoire chronique et de nombreuses quintes de toux. C’est le genre de maladie qui ne se soigne pas, mais dont on limite simplement la progression.

Osaka, ‭2099‬‬‬‬‬‬

— Akio ?
— Quoi ?
— C’est quoi ces marques sur tes bras ?
— … Je suis tombé.
— Dis-moi la vérité, Akio Natanael Olafsson.

— C’est la vérité ! Tu peux pas comprendre t’façon !

Mayumi plisse les yeux, incapable de retenir ses larmes. Elle a parfaitement compris ce qu’il se passe mais ne veut pas forcer son fils à tout lui avouer. Doucement, elle le prend dans ses bras. Il se débat un instant avant de l’étreindre fort.

— Pourquoi je suis pas normal, maman ?
— Mais tu l’es, Akio…
— Non. Les autres disent que je suis un étranger, un voyou et plein d’autres trucs…
— Pourquoi ils disent ça ?

— Parce que j’ai les cheveux blonds. La maman de Daiki dit que les garçons avec les cheveux clairs, ce sont des délinquants…

La voix de l’enfant se brise et de grosses larmes dévalent ses joues. Mayumi savait que ce jour arriverait. Yūdai a le physique typique d’un japonais, quoi que les yeux plus clairs que la normale, tandis que Tomoe fascine les gens autour d’elle, que ce soit avec ses cheveux noisette tirant en été sur le caramel ou ses grands yeux cyans. Mais Akio est celui qui ressemble le plus à son père, avec sa peau pâle, sa crinière blond doré et sa haute taille.

Il est différent de ses camarades d’école et expérimente le poids du regard des autres au quotidien.

Mayumi avait toujours innocemment cru que l’imposante stature de son fils, qui dépasse de plus d’une tête tous ses camarades depuis la fin de l’école primaire, lui éviterait ce genre de problème.

— C’est pas vrai, tu le sais, ça ?
— Oui…
— Alors ne te laisse pas faire, Akio, et dis-le aux professeurs.

— Mhm…

Mais si les marques et les bleus n’ont jamais vraiment disparu de sa peau, il ne s’est plus jamais plaint à qui que ce soit. Il s’est simplement de plus en plus plongé dans son mutisme, fermé à toute émotion ou relation.

— Alors, la rentrée au collège, Natanael ? Tu t’es fait des amis ?
— … non.
— Pourquoi ça ?
— Aujourd’hui, quand on a proposé que j’aide quelqu’un en sport, il a refusé en disant devant tout le monde que je suis méchant.
— Mais tu es un garçon adorable, mon trésor…
— Il sourit jamais et il parle pas !
— Tomoe !


Après plusieurs rendez-vous avec les professeurs, Andreas et Mayumi ont failli perdre espoir. Les gamins de cet âge-là savent se montrer ingénieux et le harcèlement est allé de mis en pis sans que personne ne soit jamais inculpé. Vu de l’extérieur, Akio avait l’air d’être intégré à une bande d’amis un peu turbulents, mais ça s’arrêtait là. Et puis, avec ses constantes bonnes notes, les professeurs ne s’alarmaient pas.

Puis un jour, il a « chuté » dans les escaliers et a fini à l’hôpital.

— Natanael, je sais que tu ne veux pas en parler, mais si tu ne peux pas changer les autres, tu peux agir par toi-même…
— Et quoi ? Me teindre les cheveux ?
— Non, tu dois apprendre à te défendre, fils.


A sa sortie, il était inscrit en club de boxe.

⎾ A bullet from the dark
Helpless, I surrender ⏌

Osaka, ‭décembre 2101

C’est durant la dernière année de collège que les choses ont changé.

— Hey, l’étranger ! Akio, j’te parle ! Tu crois que parce que t’es différent, tu peux te permettre de m’ignorer ?
— Regardez-le, il se prend pour une princesse ou quoi ?


Il y a eu la bousculade de trop, un croche-pied supplémentaire, une humiliation devenue insupportable. Akio a simplement éclaté, rendu chaque insulte, chaque coup avec la rage qui lui dévorait les tripes depuis déjà trop de temps.

— Monsieur et madame Olafsson, je ne peux pas tolérer ça…
— Mais Akio est un bon garçon, monsieur le directeur, il n’a pas porté le premier coup ! Il se fait harceler par ses camara-
— Ce n’est pas ce que disent les témoins de la scène.
— Mais…
— Non. Si je ne le suspends pas immédiatement, c’est parce que votre fils est un très bon élément pour cet établissement. Mais je vous conseille de lui rappeler ses bonnes manières.


Dans la voiture, se le chemin du retour, le silence se fait pesant. Jusqu’à ce qu’Andreas le brise en cherchant à capter le regard cyan de son fils.

— Hey, Natanael ?
— Quoi ?
— J’espère que tu en as profité pour les ratatiner, cette bande de ratés !
— Andreas !
— Quoi ? Je comprends pas pourquoi le directeur a réagi comme ça, ce n’est pas la première fois qu’on se plaint.
— C’est comme ça…
— C’est bien ça, le problème.
— Maman, j’ai rien fait de mal.
— Je sais, Akio, je sais.


C’est la première fois qu’Akio a douté du système.

((ϟ))

Quelques temps après, le groupe qui le harcelait a cherché à se venger. Une nouvelle fois, il a rendu chaque coup, s’est défendu comme un chien enragé. Mais seul face à un groupe, il ne pouvait rien.

— Hey, ça va ?
— …

Le visage douloureux, Akio ne se donne même pas la peine d’ouvrir les yeux pour regarder la personne qui s’approche de lui. Il entend simplement l’autre s’étendre dans l’herbe près de lui.

— Ils t’ont pas raté, cette fois.
— …
— Tu sais, si tu parles pas, tu pourras jamais te faire d’ami.
— J’en ai pas besoin.
— On a toujours besoin d’ami.
— Pas moi.
— Je peux être ton ami, si tu veux.
— … t’es sourd ?
— C’est un oui ?


Akio n’a pas ouvert les yeux. Il n’a pas non plus répondu. Il est resté allongé dans l’herbe à panser mentalement ses blessures. Au bout d’un moment, il a entendu l’autre se lever et partir. Bien. Il ne veut pas d’ami. Il ne veut pas que ses problèmes deviennent ceux des autres.

Pourtant, le lendemain, c’est la même voix qui l’a interpellé alors qu’il enfilait ses chaussons. En levant les yeux, il a découvert un gamin de son âge, japonais jusqu’au bout des ongles, le visage souriant sous ses lunettes aux montures noires.

— Bonjour, Akio-kun.
— …
— T’as pas entendu ? Bon-jour-reu Aki-kuu~un !
— T’es qui toi ?
— Ton ami.
— … ton nom ?
— Hiroki Akutsu. On est dans la même classe je te signale. Appelle-moi Hiro !
— Non.
— Allez, c’est trop dur de dire Olafsson, passons aux prénoms !
— Mais et les autres… ils vont penser que t’es…
— Ton ami ? C’est ce que je suis !
— Depuis quand ?
— Aujourd’hui !


D’un coup, les choses prenaient une toute autre couleur, celle de l’amitié. Akio n’a pas vraiment compris pourquoi Hiroki s’est d’un coup rapproché de lui, mais s’il l’a d’abord repoussé de toutes ses forces, ce parasite n’a jamais renoncé.

— T’as vu, Hiroki traine avec Akio.
— Quoi, le délinquant ?
— Ouai, il doit le faire chanter, c’est sûr.
— J’avoue, le pauvre…


Les rumeurs se propageaient sans qu’aucun des deux « amis » n’y prête vraiment attention. Un jour, un peu avant la fin du collège, ils ont tous les deux étés convoqués dans la salle des professeurs, séparément, parce que leur prof principal avait été averti par des élèves des rumeurs qui circulaient.

— Hiroki, quelle est ta relation avec Akio ?
— C’est mon ami, je l’aime bien !
— Tu es sûr… il ne te menace pas ?
— … qui vous a dit ça ?
— Des élèves de votre classe. Tu ne dois pas mentir à ton professeur, Hiroki.
— Je ne mens pas, c’est moi qui ai voulu être ami avec Akio. Il n’a jamais personne avec lui…
— Je vois… fais attention à toi, il ne faudrait pas qu’il t’attire des ennuis.
— Akio n’est pas méchant.


En sortant de l’école après tout le monde, les deux garçons étaient enveloppés d’un silence presque gênant. Mais Akio avait un ami. Ça le rendait étrangement heureux.

— Maman ?
— Oui Aki ?
— Je me suis fait un ami à l’école.
— C’est vrai ?! Andreas viens là, écoute ça…


Plusieurs fois, Hiroki était venu chez les Olafsson et Akio chez lui. Ils allaient ensemble à l’école, en revenaient en s’arrêtant parfois pour manger. L’année s’écoula sans accroc, les deux compères se serrant les coudes pour lutter contre le harcèlement d’Akio.

Korakuen Hall (Tokyo), 2102

Akio darde ses prunelles cyan sur son entraîneur. Son regard est anxieux, ses doigts tremblent. Ils viennent d’arriver avec leur club devant le Korakuen Hall, l’une des plus célèbres salles de spectacle de catch, boxe et arts martiaux du Japon, louée à l’occasion d’un tournoi national par la fédération indépendante de boxe. A côté de lui, des élèves du club de tous âges se bousculent en descendant du bus. Terreur et excitations se lisent dans leurs prunelles, tandis que leur entraîneur ne peut s’empêcher d’être fier.

— Bon les gamins, aujourd’hui est un grand jour ! Pour la première fois de votre vie vous allez être propulsés sur un ring, un vrai, LE ring ! Dites-vous bien que les plus grands se sont affrontés ici, alors veillez à ne pas les décevoir ! C’est la première fois que notre club parvient à l’échelle nationale, alors je ne veux pas que vous vous démontiez !

— Yes coach !

Le cri des enfants résonne dans l’air et dans les cœurs, attise leur hargne et leur soif de victoire. Seuls quelques-uns se battront sur le ring, tandis que d'autres s’écorcheront les cordes vocales en encourageant les leurs.

Déglutissant péniblement, Akio se laisse entraîner par son groupe jusqu’aux vestiaires. Le soleil se reflète dans les hautes vitres du bâtiment et les aveugle jusqu’à ce qu’ils pénètrent dans ses entrailles.

— Akio !

La voix d’Hiroki le transperce, le glace sur place. Rapidement, son ami s’approche de lui pour lui attraper les épaules et le secouer avec vigueur.

— Tu peux le faire ! Je crois en toi !

Timidement, un léger sourire se fraie un chemin sur la bouche d’ordinaire impassible d’Akio. Il opine d’un léger mouvement de tête, étrangement embarrassé à l’idée de livrer ses combats devant lui.

— Je retourne aux tribunes, je serai avec ta famille. Bonne chance !

Nouveau hochement de tête. Hiroki s’éloigne en trottinant.

— Hiroki ! il s’arrête et se retourne. Merci !

Son ami marque un temps d’arrêt, surpris par la moue réjouie d’Akio, ses lèvres retroussées en un sourire franc. Après un bref V des doigts, il s’éloigne à nouveau.

((ϟ))

Le soir même, leurs deux familles ont fêté la demi-victoire d’Akio, arrivé en troisième place du tournoi. Si pour son âge, il dépasse en hauteur la plupart des enfants, il ne fait pas le poids face à des armoires à glace miniatures. Leurs parents s’entendaient extrêmement bien et Tomoe avait même des vues sur le grand frère d’Hiroki.

Avant de se dormir, Hiroki qui avait insisté pour refaire les pansements d’Akio. Aux yeux de ses parents, l’ami de leur fils était comme une seconde mère ou un frère avec une bonne influence. La vérité était différente, bien que jamais prononcée de vive voix.

— Akio ?
— Quoi ?
— Tu trouves pas qu’on se croirait en voyage scolaire, à partager une chambre comme ça.
— Ouai, mais on est jamais parti ensemble, je te connaissais pas pour le voyage à Kyoto.
— Moi oui.
— … t’es un stalker ou quoi ?
— Tu regrettes d’être mon ami ?
— Nope.
— Pourquoi ? T’étais pas super emballé au début !
— T’es une des meilleures choses qui ne me soit jamais arriv- aïe !
— Désolé, pansement fini ! Tu disais quoi ?
— Que t’es collant.
— Rabat-joie… t’assumes pas, c’est ça ?
— …
— J’le savais !

— J’ai rien à assumer, o-ya-su-mi !

Osaka, été 2102

Cette année, tout semblait changer. Les esprits s’éveillaient, grandissait, ils allaient enfin pouvoir quitter leur statut de “gamins” pour rentrer avec les grands, les vrais. Ceux qui venaient chercher les filles en scooter à la sortie du bahut, qui faisaient toutes leurs premières expériences…

Le rêve !

Pourtant, ce fut l’année des illusions.
L'année désillusion.

L’été, Hiroki et Akio se rapprochent, à tel point que des limites sont franchies. Curiosité, amitié et puberté se mêlent en un étrange cocktail. Dans les bois, au bord des ruisseaux où ils construisent des barrages et des moulins à eau, ils se tiennent parfois la main. Une nuit, alors que les étoiles sont bien visibles et que leurs familles sont sorties faire un pic nic tardif en haut d’une colline pour regarder les astres filant pour faire des vœux, Hiroki saute le pas.

“Tu oserais ?”
La question est soufflée du bout des lèvres et se ressent sur le bout de ses doigts, qui serrent la main d’Akio.

Surprise empourprée.
Désir inavoué.
Un déglutissement plus tard, il ose.

C’est mignon, tendre et nul à la fois. Son cœur s’emballe et son estomac se tord.
Trop long et trop court à la fois, interrompu par un appel, celui des adultes.

((ϟ))

Vient la fin des vacances d’été et bientôt la rentrée au lycée. Hiroki est distant depuis quelques temps et sa mine plus sombre. Pourtant, il n’en parle pas, évoquant des tracas domestiques sans grande importance.

Akio sait que c’est faux.

— Tu demandes quel lycée, Hiro ?
— Je sais pas. Faut que je te dise un truc, Aki. Mes parents déménagent.
— Eeeh ? Où ça ?
— A Tokyo, mon père a eu un poste dans une grosse entreprise, du coup toute la famille suit.

— Oh… c’est cool.

Les vacances sont passées à une vitesse impressionnante, comme si le temps leur échappait, glissant entre leurs doigts entrelacés comme des grains de sable fin.

— Tu reviendras ?
— Promis.

C’est la dernière fois qu’Akio l’a vu. Le jour où il a appris à ne plus croire aux promesses.

Aux mensonges.

⎾ I’ve moved further than I thought I coud
But I missed you more than I thought I would ⏌

Au lycée, les rumeurs se propagent à une vitesse effrayante. Il suffit de faire un pas de travers pour que tout le monde soit au courant. Akio en a rapidement pris conscience. Pourtant tout est différent du collège. Les personnalités commencent à s’affirmer, les groupes à se former et à s’opposer, on trouve ses modèles et ses ennemis plus facilement.

Deux types de personnes réagissaient au contact d’Akio, ce géant blond qui cristallisait autour de lui mauvaises langues et admirateurs. Plusieurs personnes ont cherché à l’approcher, mais aucune n’a réussi à apprivoiser sa face impassible comme Hiroki avait pu le faire.

De toute manière, Akio préserve ses secrets. Déjà assez différent de ses camarades, il s’enfonce dans un rôle qui n’était pas le sien, qu’il déteste même, mais qui lui permet de passer un peu plus inaperçu, de s’imaginer rentrer dans le moule, enfin.
Hey Akio !
Yo Hiroki, ça s’passe comment à Tokyo ?
Vu
Super, le lycée est cool et on vit dans un super quartier.
Nice, j'imagine que tu dois pas mal sortir !
Vu
Akio ?
Oui ?
Vu
C’est différent sans toi.
Désolé, c’était bizarre.
Non. Pareil.
Après le lycée, je viendrai à Tokyo.
Vu
Haha.
Tu sais, on m’a pris pour un délinquant dès la rentrée. Mais y’a un senpai qui m’a proposé de sortir avec son groupe, je sais pas si je dois accepter.
Vu
Tu devrais, tu pourras te faire des amis. Essaie de ne pas rester seul..
Ouai.
Vu
Longtemps, les prunelles cyan d’Akio ont scruté l’écran.

C’est la dernière fois qu’ils ont parlé.

Centre-ville d’Osaka, novembre ‭2103‬‬‬‬‬

Le bras de Minato-senpai autour de ses épaules, Akio se laisse conduire dans un box de karaoké. Ils ne sont pas seuls ; en plus d’eux, deux autres mecs et trois filles sont présents. Cols déboutonnés, jupes remontées, cigarettes au bec. Gloussements, boissons et fumée forment l’environnement malsain de cette bande.

— Alors c’est lui, le gaijin ?
— Yep, c’est mon buddy  Akio.


Les jours passaient et les sorties s’enchaînaient, à tel point qu’il a l'impression que l’odeur de la fumée colle à sa peau, à ses vêtements. Ça le débecte - faut dire que ça a tué sa mère à petit feu -, mais il ne veut pas décevoir Hiroki et se faire des amis.

— Akio ?
— Mhm ?
— J’ai un service à te demander.
— Lequel ?
— Tu vois Saito de la 1A ? Il me doit un paquet de fric. Amène-le-moi.


Sans s’en rendre compte, il était devenu l’homme de main de la pire bande du lycée, ça commençait doucement, mais plus l’année progresse, plus il avait l’impression de devenir l’exacte copie de ses propres harceleurs.

— Je veux pas le faire, je me tire.
— Ah ? Répète ça.
— Je. Me. Casse.
— Princesse, t’as cru qu’on allait t’intégrer comme ça ? Faut que tu fasses ta part. Soit tu fais sagement ce que je dis soit on s’arrange pour détruire ta vie au lycée.


Akio est parti malgré la menace, ne répondant que d’un haussement d’épaules désintéressé. Une semaine après, les gens s’écartaient de lui comme s’il était la peste incarnée. Convocations dans le bureau du principal, rendez-vous avec les parents, exclusion temporaire. Sur son dossier : « élève violent. »

Saito de la 1A l’a accusé de l’avoir passé à tabac, avec pour témoins Minato et sa bande.

Il aurait aimé en vouloir à son père, aux gênes suédois, aux autres. Mais le seul problème qu’il voyait, c’était lui-même, lui et sa naïveté, celle qui lui a fait croire qu’il pouvait se faire des amis dans un monde où la différence est un motif d’exclusion.

Akio a toujours rêvé de normalité.
Hiroki ?
Vu.
Hiroki, pourquoi tu m’ignore ?
J’ai besoin de toi…
Vu
Hiroki ?
Pour joindre cet utilisateur, vous devez être dans sa liste d’amis.

Envoyer une demande d’ami à Hiroki Akutsu.
Coup de grâce porté par un mensonge qui vole soudain en éclat, brisant littéralement les dernières traces de confiance d’Akio.

Stockholm (Suède), septembre 2107

Dans la poche arrière de son jean, son portable se met à vibrer, le faisant sursauter.

— Akio mon bébé, ça va ? Tu es bien arrivé ?
— Oui, je visite l’appartement, là.
— Oh c’est super, tu nous enverras des photos, hein ?
— Oui.
— Eh Nat’, ça te fais quoi de renouer avec tes racines ?

— … j’aime bien.

Sur ses lèvres, un sourire se dessine tandis qu’il n’écoute même plus son père s’emballer au téléphone, le premier qu’il esquisse depuis un moment. Depuis le jour où ses parents ont accepté de l’envoyer étudier dans la faculté de médecine de Stockholm, en Suède, pour parachever son cursus en kinésithérapie.

En Suède, pour lui, langue n’est pas un problème, le physique non plus. La seule difficulté c’est…

— Tu as entendu, on a un élève japonais cette année !
— Attend, un Japonais du Japon, avec le système de mariage forcé ? Beurk…
— C’est ça ! J’ai pas son nom mais on devrait pouvoir le reconnaître !


Haha. Il est juste derrière vous.

Les premiers temps, personne n’a calculé qu’Akio était japonais, il n’était qu’un blond typé européen de plus - les yeux en amende et à la couleur étrange rangé derrière ses lunette de vue en bonus. Il ne se vantait pas de venir du Japon et son suédois parfait ne permettait à personne de deviner ses origines.

((ϟ))

Là-bas, Akio s’est un peu ouvert, s’est fait ses premiers véritables amis. Sorties, soirées, examens, il s’est véritablement lié d’amitié pour un groupe d’étudiants assez hétéroclite, tant physiquement que dans les opinions.

— C’est quoi l’origine de ton prénom, Akio ?
— … japonaise. Ça s’écrit avec les caractères de « rayon » et « vie ». J’ai des parents sensibles.
— Quoi ? Mais pourquoi t’as un prénom japonais ?
— Parce que je suis japonais ?
— Qu- Fais pas genre, Akio !
— Tu veux voir mon passeport ?
— Dis un truc en japonais ?
Aho ka omae ?
— … tu mens pas ?
— Nope.
— C’est comment… le Japon ?
— Tu parles du pays ou du système ?
— Les deux ?
— Le Japon c’est un pays bizarre, je m’y sentais pas à ma place avant de venir. Mon père est Suédois, un débile naïf qui a décidé de tout sacrifier pour sa curiosité. - exclamations choquées du public - Mais il est amoureux de ma mère et j’ai une famille équilibrée, donc je dirais que le système est positif. Cela-dit, c’est loin d’être le cas pour tout le monde.
— Oui mais ils n’avaient pas le choix. C’est une violation des libertés individuelles !
— C’est vrai.


Akio passe sa main dans sa tignasse blonde. Jusqu’à son arrivée en Suède, il n’avait jamais porté de jugement sur les limites éthiques et morales de l’Incontestable. C’est à cette période, quelques mois après à peine, que la première grosse manifestation anti-Incontestable a eu lieu. Pour lui, qui suivait ça depuis l’étranger, c’était étrangement fascinant

Après cette soirée, les choses ont repris leur cours. Toujours intégré au même groupe d’étudiants, personne ne cherchait à l’en exclure. Pour une fois, Akio Natanael Olafsson se sentait accepté pour tout ce qu’il était. En revanche, impossible d’espérer créer quelque chose d’un point de vue sentimental, tout le monde sachant parfaitement que d’un moment à l’autre, Akio pouvait se retrouver le jouet de l’Incontestable.

Mais seul lui important le présent.
Et il s’y sentait à sa place.

Göteborg (Suède), juillet 2109

Arrivé devant l’adresse indiquée par son père, Akio est partagé entre anxiété et excitation. Il a toujours su qu’il venait d’un autre monde, celui scandinave, celui occidental, celui dont son sang, ses gênes et sa langue sont marqués. Il ne pensait juste pas qu’il se sentirait si petit face à l’inconnu.

Une voiture s’approche, s’arrête, un couple de personnes âgées en sort lentement, rassemblant des sacs de courses. L’homme - Natanael - s’approche.

— Petit, tu cherches quelque chose ?
— Monsieur et madame Olafsson ?
— Oui ? Si c’est encore pour nous vendre de pacotilles, vous feriez mieux d-
— Attend, Natanael ! Regarde son visage ! Andreas !


Le vieillard s’approche, scrute les traits d’Akio avant de reculer, un air horrifié sur le visage.

— Qui es-tu ?! Fiche le camp !
— Natanael…


La vieille dame - Hilde - a des larmes plein les yeux, les joues rougies et la voix tremblante. Avant que son mari n’ait eu le temps de l’en empêcher, elle se jette dans les bras d’Akio.

— Andreas… Andreas…
— Gamin, ton nom ?
— … Akio Natanael Olafsson.
— Natanael… il lui a donné ton nom… mon petit, comment va ton père ?


Sans lui laisser le temps de réfléchir, elle passe sa main sur sa joue, redécouvre les traits identiques à ceux d’un fils trop longtemps ignoré.

— Il va bien, je crois.
— Il faut que tu nous racontes tout, mon petit !
— Je ne veux rien avoir à faire avec la progéniture de cet ingrat !
— Tsk, tu fais ce que tu veux, moi je trouve qu’on a assez joué les vieux grincheux comme ça.


Hilde le lâche, lui sourit pour l’entraîner dans leur maison, sous le regard furieux de Natanael.

Dans l’avion, sur le chemin du retour pour le Japon, Akio se remémore leur rencontre, quelques jours avant son départ, le léger parfum de cannelle de leur salon, les rides autour du sourire d’Hilde et les photos de l’enfance de son père. Arrivé de manière impromptue, il a passé la journée avec ses grands-parents, découvert les raisons de leur rejet envers Andreas et appris de nouvelles choses sur ses origines. Lui leur a parlé de sa famille, de sa mère malade, de son frère prodige et de sa sœur désespérée de faire carrière dans la chanson.

Quelques jours après, il était de retour dans son pays natal, de nouvelles idées en têtes - celles dont on ne parle pas à voix haute devant un moniteur -  et des projets d’avenir.

Cimetière d’Osaka Ikoma, décembre 2109

Les mains jointes, deux géants blonds, une japonaise et une femme en fauteuil roulant s’inclinent devant une pierre tombale. Tous sont vêtus de noir et prient devant l’encens.

— Oh… Yūdai… Yūdai…

La complainte de Mayumi se perd dans le silence du cimetière aux odeurs d’encens. Il y a trois mois de ça, elle a perdu un fils, auquel ils sont enfin en mesure d’accorder un dernier hommage, en famille. Il y a trois mois de ça, le Japon a vécu une catastrophe naturelle dramatique et Yūdai a fait partie de ceux qui n’y ont pas survécu, se trouvant simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Inacapable de l’accepter, Akio a bien tenté de le retrouver, cherchant des semaines durant dans les commissariats, les hôpitaux ou encore les casernes des indices pouvant laisser penser que son frère était toujours en vie, quelque part, à l’attendre.

Mais rien.
Rien mis à part l’insupportable réalité de sa disparition.

Akio rompt l’union crispée de ses mains, adresse quelque derniers mots silencieux a un aîné qu’il a souvent accusé d’être trop parfait. Son bras vient étreindre l’épaule secouée de sanglots de Tomoe.

La main d’Andreas vient caresser le dos de sa femme, prise d’une soudaine quinte de toux. Dans son fauteuil roulant, elle a l’air plus pâle, plus fragile et plus fatiguée que jamais. Si sa maladie ne suffisait pas, la mort de Yūdai a tout simplement aggravé son état, la plongeant dans un désespoir dont elle peine à sortir. De plus en plus fréquentes et violentes, ses crises de toux et son état général ont obligé Mayumi à se faire interner dans un hôpital spécialisé dans les maladies respiratoires, en banlieue d’Osaka.

Andreas ne vaut pas mieux. Il a dû arrêter de donner des cours pendant un moment, le temps de se remettre de son deuil et que la plupart des élèves soient en mesure de retourner en classe. Depuis, il se noie dans ses recherches, l’écriture difficile d’un livre qui tarde trop et les rendez-vous médicaux pour sa femme.

Akio est rentré début août et le cabinet dans lequel il avait trouvé un premier travail en tant que kiné, à Osaka, a tout simplement été rasé par le Tsunami. Depuis, il cherche à partir, s’éloigner de ses souvenirs douloureux, enchaînant les entretiens d’embauche sur Tokyo, les recherches d’appartement et les blind dates foireux organisés à ses dépens par sa mère et son père.

C’est leur dernier jour tous ensembles.

Nippori (Tokyo), janvier 2110

Le dernier carton déposé dans sa chambre, Akio s’effondre sur le matelas de son lit-pas-encore-monté-mais-la-flemme. Le matin même, il a déménagé la plupart de ses affaires d’Osaka à son appartement au cœur de la capitale nipponne, sous un temps de chien, entre vent glacial et tempête de neige. Pianotant sur son téléphone, il informe son père de la fin de son emménagement.

C’est le bon moment pour recommencer quelque chose, reprendre à zéro. Quelques jours avant, sa famille a passé le premier nouvel an en l’absence de leur aîné. C’était à la fois difficile et nécessaire, comme une étape de plus pour prendre conscience de la dure réalité. Le cœur lourd, il avait raccompagné sa mère à l’hôpital et arrosé sa dernière soirée avec son père, Tomoe vivant depuis déjà deux ans en compagnie de son mari.

Colocataire absent pour le week end, il s’est installé seul tout en prenant connaissance des lieux. Délaissant ses cartons, Akio prend son sac et sort de l’appartement. De gros flocons s’écrasent sur le sol pour le couvrir d’un épais manteau blanc. Au premier konbini du coin, il achète un snack, avant de monter dans sa voiture.

L’itinéraire indiqué par le gps le conduit à 20 minutes de chez lui. En descendant de l’auto, il constate que le bâtiment est inchangé, identique à celui dans lequel il a passé un entretien quelques semaines plus tôt: sobre, seul une plaque à l’entrée indique les noms de trois masseurs-kinésithérapeutes. Deux femmes et un homme. Sur la plaque à l’entrée du cabinet, on peut lire son nom aux caractères bien étranges.

Ueno (Tokyo), juillet 2111

Fixant l’écran de l’accueil du cabinet, Akio n’entend pas Hana, sa patronne, s’approcher dans son dos. Il sursaute lorsqu’elle pose une main douce sur son épaule pour la presser d’un geste timide. Les Japonais ne sont en général pas tactiles, mais c’est de mise.

— Akio, tu n’étais pas obligé de revenir si tôt.
— Si, il le fallait, j’ai besoin de m’aérer les idées et m’enfermer à Osaka n’est pas une bonne idée…
— Okay, si t’as besoin de quoi que ce soit, Eihi et moi, on est là.
— Oui, Hana a raison, ça fait plus d’un an que tu travailles ici et t’as presque jamais pris de congé, ménage-toi surtout.
— … merci. Mais ça va.


L’écran de son téléphone s’allume alors que ses deux collègues échangent un regard désespéré. Ses prunelles cyan parcourent rapidement un bulletin informatif national, annonçant les dernières statistiques du virus et les solutions proposées.

Devant la maladie, les humains ne sont pas égaux, encore moins lorsqu’il s’agit d’un virus foudroyant dans le genre de celui qui terrorise le japon depuis quelques semaines déjà. Certains sont atteints du premier stade, d’autres du second ou du troisième, et les plus malchanceux ont de grande chance de mourir au quatrième stade, si ce n’est pas avant.

Comme Mayumi. Déjà fragile à cause de sa maladie respiratoire, elle a développé les symptômes du troisième stade très rapidement et n’y a pas survécu, trop fatiguée et éprouvée pour que les soins des médecins d’Osaka ne parviennent à la sauver. En quelques jours à peine, elle avait déjà rendu l’âme alors que d'autres malades se découvraient à peine atteints des premiers symptômes.

Comment s’en remettre, cette fois-ci ? En si peu de temps le sort semble s’être acharné sur cette famille, comme sur celles d’autres milliers de Japonais. Le choc fut brutal, les conséquences désastreuses. Andreas a perdu la flamme, la femme de sa vie, qu’il avait pourtant accompagné longtemps dans ses soins et au chevet de laquelle il s’était si longtemps tenu.

Pour la première fois depuis sa naturalisation au Japon, il est rentré en Suède, seul, pour renouer avec ses racines, celles qui d’un coup lui semblaient cruellement lointaines, qui soudain lui semblaient horriblement fragiles. Ni Tomoe, ni Akio, ne l’y ont suivi, par respect, peut-être un jour s’y rendront-ils avec lui, mais le moment n’était hélas pas propice à un voyage de famille.

Quelque part, chacun savait que Mayumi avait été affaiblie par le chagrin. A présent, les vivants pourraient-ils à leur tour surmonter cette nouvelle peine ? Akio, en tout cas, semblait survoler les désastres, en subir les conséquences tout au plus, alors qu’il aurait volontiers échangé sa propre vie contre celle de ses proches.

Nippori (Tokyo), décembre 2011

Akio pensait que tout s’arrêterait là, que le sort ne pourrait pas s’acharner plus sur la famille Olafsson. En un jour glacial de décembre, le destin lui prouve le contraire. Au retour d’une journée chargée de travail, il fixe son téléphone, les larmes lui montant facilement aux yeux. Andreas est mort. Tomoe est morte. Les notifications s’enchaînent dans l’incompréhension la plus totale.

D’abord, le déni. Akio harcèle pendant de longues minutes le téléphone de ses proches, mais les appels n’aboutissent pas, dû à une trop haute saturation des lignes. La tension monte et vient le moment où la réalité percute bel et bien. Que s’est-il passé ? Un accident de voiture ? Une guerre déclarée à l’improviste ? Les hypothèses les plus fantaisistes s’enchaînent dans son esprit jusqu’à ce que de nouveaux noms, encore plus incongrus, apparaissent à l’écran. Celui d’une de ses collègues, qu’il a vu il y a à peine quelques minutes, puis celui de son coloc, en train de jouer dans le salon.

Un vaste complot international ? Une arme biochimique ? Son sang ne fait qu’un tour et il ouvre à la volée la porte de sa chambre, pour tomber né à né avec un coloc’ bien en vie, qui regarde ses yeux boursoufflés sans comprendre.

— Wtf bro ?
— T’es pas mort ?

L’évidence frappe de plein fouet, plus étrange encore que l’idée de sa mort. Vient le moment du communiqué, des aveux du gouvernement, du recensement et de la chasse à l’humain. Le soulagement, quant à lui rapproche encore un peu plus les fragments de cette petite famille.

⎾ I can forgive you
But I can't forget you ⏌

Nippori (Tokyo), mai 2112

Et puis un jour arrive une lettre, une couleur criarde, un nom frappé à l’encre noire. Hisoka s’appelle-t-il, un homme donc, de quoi faire frémir Akio, le pousser dans ses retranchements. Grand, brun, presque famélique, il ne comprend pas ce qui a pu pousser le système à déconner à ce point. Cela dure des jours, des semaines, de longs moments pendant lesquels il prend sur lui pour ne pas faire peur à l’autre, pour ne pas se faire peur lui-même. D’abord pénibles, les devoirs quotidiens deviennent une habitude machinale, il n’en est pas de même pour ceux des quatorzièmes jours. Chacun d’entre eux semble s’imposer comme l’anniversaire de son emprisonnement. Chacun d’entre eux sape chaque fois plus ses défenses.

Hisoka est gentil à sa façon, détaché mais doux, évasif mais attentif. Il ne le brusque pas, ne le force pas, terrifié à l’idée d’imposer à autrui ce qu’il a lui-même subi par le passé.

C’était bancal, Akio le savait parfaitement.

Pourtant, la nouvelle du divorce lui a fait un choc. Il avait pris sur lui, il avait accepté, il avait renoncé. Et voilà qu’une nouvelle fois le système se jouait de lui, des semaines, des mois après les avoir unis. Voilà qu’une nouvelle fois, Akio ne savait plus quoi penser ni ressentir.

Un inavouable pincement au cœur le transperçait pourtant bien alors qu’ils échangeaient des adieux dénués de saveur.

Si d’une notification tout s’était effacé en un instant, tout ce qu’ils avaient vécu demeurait gravé dans sa mémoire. Détestant tour à tour l’algorithme, Hisoka et lui-même, Akio désespérait d’avoir gâché autant de temps pour une énième relation tout juste bonne à flétrir et mourir.

Puisque dans la noirceur des idées troubles se trouve le meilleur des réconforts, ses pensées s’accordent sur ses certitudes passées, balayées par son ex-mariage. Il avait bien raison, les relations romantiques sont vouées à l’échec et c’est probablement pour cela qu’il faut restreindre les libertés individuelles en enfermant les gens dans des mariages de façade. Eien lui avait dit, elle lui avait soufflé des idées incendiaires, sur lesquelles il n’osait pas se prononcer à l’époque.

Mais aujourd’hui, du bout des lèvres, il peut l’affirmer : le système est loin d’être parfait.

Physique
« Akio » a toujours détesté son physique. Rêvant d’être normal, il n’a jamais été considéré comme un véritable Japonais par ses camarades de classe et encore aujourd’hui, il lui arrive de croiser des regards acérés, scrutant ses traits de gaijin. Son physique le complexe énormément, le préoccupe, mais il n’y peut rien et tient beaucoup trop à ses racines scandinaves pour y renoncer.

Depuis le collège, Akio dépasse en taille les gens de son âge, d’abord d’une tête, puis de deux. Son corps est fin et élancé, dévoilant les muscles qu’il a gagnés en pratiquant la boxe sous les vêtements les plus légers. Malgré sa stature, il est loin d’être bâti comme une armoire à glace, ses traits sont fins et la forme de son corps se rapproche plus de celui de sa mère japonaise.

Son visage est marqué par son héritage suédois. Mâchoire carrée comme son père, nez fin et droit, il a ce qu’on appelle des « pommettes slaves » qui creusent ses joues lorsqu’on le regarde de ¾. Ses yeux, quant à yeux, sont ceux de sa mère, tant dans leur forme, en amande qu’au niveau de leur couleur atypique. Mayumi avait, dans sa jeunesse, tenté une modification génétique pour avoir des yeux semblables à ceux d’une poupée de porcelaine, résultat : ses deux derniers enfants, Tomoe et Akio, ont hérité de prunelles couleur cyan. Ses sourcils sont fins, mais celui de gauche est coupé par une cicatrice, vestige de ses combats passés.

De dos, on pourrait le confondre avec Andreas, son père, tant ils ont la même largeur d’épaule, la même taille de géant - 1m92 et une tignasse blonde dorée identique à quelques mèches près. Si Andreas a presque toujours porté ses cheveux longs, après être arrivé au Japon, Akio, quant à lui,  les coupe régulièrement. Attaché à ses racines -littéralement - il a cependant tendance à les laisser pousser, de telle manière qu’ils lui tombent devant les yeux s’il incline un peu trop la tête.

Chez lui, il n’est pas rare qu’il les rassemble en un petit chignon ou qu’il cale ses mèches rebelles à grand renfort de barrettes.

S’il porte peu d’intérêt à la mode, Akio fait cependant attention à son apparence, puisqu’il lui faut compenser ses airs de gajin. Il aime les chemises à motif, les sweat et les vestes en jean et sa garde-robe est essentiellement composée de vêtements amples, que ce soient des t-shirt ou des pulls. Attaché à des styles qu’il a pu voir et porter en Suède, il troque volontiers ses vestes épaisses pour des manteaux trench - qui lui vont très bien, avec sa taille. Aux doigts, il porte souvent plusieurs bagues, n’hésite pas à mettre des colliers  et a les oreilles percées - à droite, un petit écarteur et à gauche, un anneau -, dont celle de droite à l’hélix.

Sa peau n’est pas tatouée mais il porte des cicatrices de fractures aux doigts et sur son omoplate gauche une tache de naissance en forme de grossier croissant de lune qui tranche avec le teint laiteux de sa peau. En été, il a plus tendance à rougir qu’à bronzer, surtout sous le soleil tapant du Japon. De fait, il se tartine de crème solaire dès qu’il doit sortir.

Akio se tient toujours droit, qu’il soit assis ou debout, à l’arrêt ou en marchant, les mains souvent enfoncées dans ses poches ou autour d’un sac à dos qu’il ne troque jamais, ce qui lui donne des airs de coincés que son visage impassible n’arrange pas.

Souvent, il porte sur ses pommettes des lunettes aux verres de vue Pantos aux montures argentées et aux coins dorés. Sans elles ou sans ses lentilles, il ne voit tout bonnement rien, puisqu’il est myope comme une taupe, incapable de reconnaître un visage dans la foule.

Caractère
Akio a grandi dans une permanente dichotomie. Dichotomie du nom. Dichotomie du regard. Dichotomie intérieure.

Entouré d'amour à la maison, il a été élevé par deux imbéciles heureux dont il estime avoir hérité des pires gènes. De leur désinvolture frôlant la naïveté, il ne lui reste pourtant rien. A la maison, il est tantôt Akio, tantôt Natanael, oscillant entre son héritage scandinave et celui japonais.

Akio. Son prénom le dépeint comme une personne éblouissante de vie, comme un petit rayon de soleil vous léchant le visage au réveil. Il n'en est rien. Demandez-lui pourquoi il ne sourit pas, il vous répondra simplement "Je ne sais pas". Il ne sait pas sourire. Son visage n'affiche que rarement ses émotions, comme s'il portait un masque glacé, faussement impassible face à ce qui l'entoure.

Natanael. Son second prénom rappelle ses origines, un monde qui le fascine et auquel il n'appartient pas entièrement, comme celui japonais. Il est entre les deux, entre ces deux cultures, mais la Scandinavie occupe une place toute particulière dans son cœur. Ses années d'études en Suède sont certainement les meilleures années de sa vie, pour le moment.

C’est notamment là-bas qu’il a pris conscience de l’absurdité du système nippon. Sans pour autant s’engager dans la résistance, il a tendance à trouver que le gouvernement en fait trop et que l’Incontestable est trop imparfait pour assurer le bonheur de tous ses citoyens. Si on lui demande sa position, il se situerait comme « neutre » mais son opinion est comme une traînée de poudre. Facilement inflammable.

Marqué par le harcèlement qu'il a subi à l'école, qu'il soit physique ou bien moins évident à déceler, par les regards des autres, de crainte ou de dégoût, et les injustices, il a appris à garder le silence, à afficher une confiance factice et à regarder sans voir.

C'est un jeune homme sensible, mais afficher ses pensées le rend vulnérable, faible, manipulable, alors il y a tout bonnement renoncé. Ses yeux n'expriment qu'un profond désintérêt au premier abord.

Complètement désemparé lorsqu'il s'agit de relations humaines, Akio est incapable de déceler les messages corporels ou implicites humains. Mauvais en humour, il a tendance à prendre beaucoup de choses au premier degré, mais ne le fait pas exprès. Si les personnes qui l'approchent ne le fuient pas pour son physique, elles ne tardent pas à jeter l'éponge face à sa poker-face permanente. De fait, il n’a que de très rares amis et est seulement marié à son travail.

D'un naturel calme et pacifiste, il a pourtant appris à rendre chaque coup porté, coup bas ou coup de poing. Il a beau ne pas gaspiller sa salive, il n'oublie rien. Ses patients l’apprécient pour son professionnalisme à toute épreuve, sa ponctualité et son oreille attentive. Ses colocs successifs pour le soin avec lequel il entretient l’appartement, son hygiène se rapprochant de celui d’un hôpital.

Un des épisodes les plus marquants de sa vie a été le départ d’Hiroki et son silence, d’un coup. Du jour au lendemain, Akio a perdu la seule personne en dehors de sa famille qui comptait vraiment pour lui. En Suède, il a été capable de s’intégrer à un groupe, mais jamais aucune personne n’a été proche de lui comme l’a été Hiroki. Il s’est toujours senti trahi. A cause de ça, il ne s’est jamais considéré comme gay, ayant tendance à trouver que l’union de deux mecs ne peut mener qu’à l’échec, alors qu’au fond, il l’est très certainement. Son mariage est venu conforter cette opinion, si bien que de manière générale, il lui semble que les relations entre les humains sont trop compliquées pour survivre au long terme, si bien qu’il faut une obligation étatique pour assurer leur pérennité.

Loin d’être une brute de décoffrage malgré ses années passées à pratiquer la boxe, il est capable de beaucoup de compassion et d’intérêt pour autrui. Le problème, c’est que son visage n’est jamais en accord avec ses paroles.

Véritable cordon bleu grâce au temps passé à prendre soin de sa mère alitée, il cuisine énormément et ne s’en lasse pas, du salé au sucré, en passant par la case apéro. Chez lui, il n’est pas rare de croiser ce géant en petit tablier, penché au-dessus d’une casserole. En dehors de la boxe et de la cuisine, il aime la randonnée et s'exile en montagne avec une tente au moins une fois par mois, durant les week-ends.

Akio ne parle jamais de lui ou en de très rares occasions. Le fait est que le départ abrupt d’Hiroki s’est soldé par une perte de confiance en lui, mais aussi envers les autres qui l’a amené à avoir tendance à repousser les gens lorsqu’ils s’approchent trop de sa zone de confort. Les décès successifs de son frère, puis de sa mère, n’ont fait qu’aggraver cet état d’esprit. Son divorce, quant à lui, lui fait l’effet d’un véritable coup de grâce.

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Akio N. Olafsson
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J'ai.
KIFFÉ !
Ta fiche.

Genre vraiment. Voilà. Je voulais le dire.

Bisous. :3
Kei Abe
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Autre: Ancienne star de la chanson donc vous le connaissez déjà peut-être... (#99ccff) || Merci à Eiji pour le vava :sob:
AKIOOOOOO IS HEEEEEEEEEEEEEERE Akio ((ϟ)) Turmoil 501520050

franchement, j'ai dévoré sa fiche ? Comme Kei, J'AI KIFFE. C pas légal d'être aussi cute wesh 😭

Bon courage pour la validation ! Akio ((ϟ)) Turmoil 2310585803
Rei Maebara
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Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Hello et rebienvenue parmi nous o/

Pavé césar tout lu 😂 Une très jolie fiche, un garçon adorable, des pertes qui font mal au coeur et Hiroki avec qui j'aimerais avoir un entretien. 😔🔪

Des petites corrections à faire avant que tu sois validé :
Étant né fin 2086, Akio n'a pas encore 28 ans.

dans le caractère : lui sont certainement les meilleures

dans l'histoire :
comme un enfant jamais à l’insatiable curiosité.
les hautes vites
il se s'arrête
son suédois parfais

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Akio ((ϟ)) Turmoil Unknown
Akio ((ϟ)) Turmoil CjjIPFG Akio ((ϟ)) Turmoil UlmRG6s Akio ((ϟ)) Turmoil NlRYT1U Akio ((ϟ)) Turmoil NwQ16ft
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merci Hatoclown, Fu, Zach et Eiji pour les avatars ღ
Arisa Koyama
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Autre: #7c2e2e
bienvenue!!!
déjà le choix de l’avatar m’a fait pleurer
ensuite la fiche m’a refait pleurer
j’aime beaucoup ta fiche et la façon dont tu as rédigé l’histoire et sa minutie !
bon courage pour la suite<3
Eiji Okawa
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Kei > Merci beaucoup ça me va droit au cœur Akio ((ϟ)) Turmoil 1227068846

Rei > LA FAUTE A QUIIIIIII Akio ((ϟ)) Turmoil 1984817200
Merci Akio ((ϟ)) Turmoil 297054555

Arisa > RIP, désolée pour cette fiche à rallonge, merci de ta patience Akio ((ϟ)) Turmoil 297054555
faut organiser un procès pour Hiroki
Et merci pour les corrections, elles ont toutes bien été faites ! Akio ((ϟ)) Turmoil 2193817612

Eiji > Akio ((ϟ)) Turmoil 1858451716
Pardon. Tout est drama chez ce pauvre petiot, je m'en étais pas rendue compte, c'est terrible Akio ((ϟ)) Turmoil 128457956
Merci pour les compliments !
Akio N. Olafsson
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Autre: Née pour perdurer. (#9999cc)
Impec!

Amuses-toi bien Akio ((ϟ)) Turmoil 2984341854

Pré-validation par Arisa
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Akio ((ϟ)) Turmoil Unknown
Akio ((ϟ)) Turmoil CjjIPFG Akio ((ϟ)) Turmoil UlmRG6s Akio ((ϟ)) Turmoil NlRYT1U Akio ((ϟ)) Turmoil NwQ16ft
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merci Hatoclown, Fu, Zach et Eiji pour les avatars ღ
Arisa Koyama
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Akio ((ϟ)) Turmoil 716243026

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars si le code n'a pas été ajouté à la fin de votre fiche
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Akio ((ϟ)) Turmoil Makoto%20-%20signature
Merci Lucci, Zach (notamment pour le vava dessiné avec Kiyo ♥) et Lucas pour les avatars et kits Akio ((ϟ)) Turmoil 1647638966

Spoiler:
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