Just Married
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Astrée DUVAL
"Citation de votre choix."

Généralités
Nom ;; Duval
Prénoms ;; Astrée, Électre
Âge ;; 28 ans,  est née le 18/02/2086.
Genre ;; Féminin.
Origines ;; Franco-japonaise
Activité ;; Ancienne cavalière professionnelle de hunter et de saut, reconvertie en libraire.
Sexualité ;; Hétérosexuelle.
Avatar ;; Angela Ziegler (Mercy) from Overwatch
Règlement ;; Validé - Ko'
Chemin ;; Oh bah vous savez...
Commentaire ;; Le retour de la bichette ♥
Histoire
Je n'ai pas envie de vous raconter mon histoire. Pas de vive voix... Alors, si vous voulez la connaître... Je ne peux que vous confier ce carnet, dans lequel je viens d'écrire le point final.
Bonne lecture.
Bien à vous,
Astrée


Vendredi18 janvier, 2109

Il fait sombre dans ma chambre. Reflet de l’obscurité qui s’empare, chaque jour, un peu plus de mon être.

Je fixe les pages de ce journal qui était encore vierge, il y a quelques instants.

Mon psychologue m’a conseillé d’écrire, à défaut de vouloir lui parler. Il m’a dit qu’il voulait apprendre à me connaître, savoir qui j’étais, d’où je viens, où je vais. Comprendre ce que je ressens…

Dimanche 20 janvier, 2109

Je n’ai pas réussi à écrire plus, hier. Je ne savais pas quoi dire. J’ai l’impression d’être vide, en ce moment. Je ne veux pas parler à qui que ce soit. Ce n’est pas contre mon psychologue. Il essaye. Mais je ne veux pas parler aux gens.

Je me sens… vide. Et en même temps… j’éprouve… de la colère. De la haine. Du dégoût. Pour tout. Pour tout le monde. J’ai envie de tout envoyer valser. De jeter mon stylo et ce stupide carnet. Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas quoi écrire.

Je me sens idiote à être penchée là, dans la pénombre, sur ce cahier, stylo à la main. Je bute sur mes mots. Mes mots butent sur mes émotions. Je ne sais pas quoi noter…

Lundi 21 janvier, 2109


J’ai mal.

Je fixe les cachets éparpillés sur mon bureau. Anti-inflammatoire. Antidouleur. Anti-dépresseur. Antitout. Anti-moi. Annihiler la douleur. Physique et mentale morale (?).

Je n’ai la force de rien. Je n’ai le goût à rien. Je veux m’enterrer sous ma couette et disparaître. Tout s’est effondré autour de moi. Je suis une boule de nerfs constante. Je suis une bombe à retardement. Je hais mes parents. Je leur en veux. Je n’arrive pas à leur pardonner. Je ne peux pas les voir en face. Je ne peux même plus leur ouvrir la porte.

Cela fait plus d’une semaine que je n’ai pas vu la lumière du jour. Je vis recluse dans ma chambre d’adolescente. Tout le monde refuse que je retourne dans mon appartement. On me dit que c’est pour mon bien. Dites-moi simplement que vous craignez que je mette fin à ma vie… Il faut cesser de se montrer hypocrite. Et il faut arrêter de faire l’autruche. Ce n’est pas parce que je suis ici plutôt qu’ailleurs qu’il y a moins de risques que je me fasse du mal. D’ailleurs, je m’en fais tous les jours. Il me suffit de penser à elle…

Mardi 22 janvier, 2109

J’ai fait une connerie…

J’ai mal !!!

Je ne supporte plus tout ça…

Lundi 18 février, 2109

Je viens de rentrer d’HP

Mes doses ont été augmentées. Joyeux anniversaire. MDR.

Vendredi 23 février, 2109

J’ai l’impression de me perdre. D’oublier qui je suis. Qui j’ai été.

J’ai l’impression que je dois coucher tout ça sur le papier pour me le rappeler. Pour en garder une trace quelque part.

J’ai l’impression qu’on m’abrutit. Qu’on tente de me droguer, pour m’empêcher de penser, de réfléchir… de faire quoi que ce soit que l’on pourrait juger de déplaisant.

J’ai du mal à réfléchir correctement. J’éprouve… j’éprouve… colère. Haine. Peur. J’ai peur. Je suis effrayée. J’ai mal. Je ne marche plus. Mes parents ont acheté un fauteuil roulant. J’ai brisé les cadres de ma chambre. Je ne supporte plus les photos de ma « gloire passée » comme disent les journaux spécialisés… je ne supporte plus tout ça… je ne supporte plus la pitié que je lis dans le regard de mère, à chaque fois qu’elle pose les yeux sur moi. Je ne supporte plus l’indifférence de mon père qui fait comme si je n’existais pas.

Je ne supporte plus tout ça. Et je m’oublie…

Je n’ai plus la force de réfléchir pour aujourd’hui. Peut-être demain…

Samedi 24 février, 2109
Je ne dois pas oublier. Je ne peux pas oublier. Je n’en ai pas le droit.

Je dois écrire.

Je dois…



Je m’appelle Astrée Électre Duval. Je viens de fêter mes vingt-trois ans dans un hôpital psychiatrique de Paris. Je suis née à Paris, le dix-huit février deux-mille-quatre-vingt-six, d'une mère japonaise Tori Higashitaka et d'un père français, Jean Duval. Elle était notaire, lui, avocat. Deuxième de la fratrie, j’ai trois ans de moins que mon ainé, Ether et quatre ans de plus que mon cadet, Olympe. Nous étions tous trois prédestinés à de grandes, longues et belles études afin de décrocher des métiers à la hauteur de l’attente de nos parents.

J’ai échoué.

Lundi 25 février, 2109

Je n’ai jamais été l’enfant parfaite, pour mes parents, j’en suis consciente. Mais au moins, à l’époque, j’avais le bénéfice du doute, auprès de mes géniteurs. Bénéfice qui, très clairement, a volé en éclat hier soir, tout du moins, le peu qu’il en restait, lorsque j'ai dit très clairement et très vulgairement -chose qui ne me ressemble pas- à mon père que « son mariage arrangé à la con, il pouvait se le foutre au cul ». Je sais qu'un jour, je recevrai une lettre, me liant à celui ou celle qui sera, statistiquement parlant, la personne parfaite pour moi. Lui - ou elle - aussi pourra aller se faire foutre. Mais en attendant, mon père projette de me marier au fils d'un de ses confrères, afin de grapiller quelques échelons dans la société, bien conscient que cela ne durerait sans doute pas.

Ma mère, elle, ne doit sûrement pas être au courant des ses projets ; après tout, voilà maintenant cinq ans qu'elle a dû nous quitter pour retourner au Japon. Jolie lettre rose brisant un couple qui s'aimait. Mais elle tenait plus à sa vie. Et mon père également.

Je n’ai donc jamais collé à l’image modèle que mes parents avaient en tête. Que mon père avait en tête, tout du moins. Mais j’ai au moins eu le mérite de marcher dans les traces de ma mère. Passionnée d’équitation, elle m’a très vite transmis sa fièvre, au point où j’enjambais un poney pour la toute première fois à l’âge de trois ans. Bien évidemment, c’était pour une balade et nous nous sommes cantonnés au pas… sauf lorsque l’animal cru bon de décider qu’il avait faim et de se mettre à trotter jusqu’à un petit bosquet pour tenter d’y pâturer tout son saoul. Et moi, haute comme trois pommes, j’ai rebondi sur son dos en riant à pleine gorge.

La vérité, c’est que, de tout cela, je ne m’en souviens pas. Les images que j’en ai ont été façonnées par une mère idéaliste quant à sa progéniture. Mais cela me convient parfaitement ainsi…

Le fait est qu’après cette première expérience, j’ai été mise à l’équitation sur la bonne volonté de ma mère qui n’accepta aucun refus de mon père. Père qui a très rapidement cessé de se faire des illusions au sujet de mon futur. Très rapidement, il s’est avéré que j’étais médiocre pour les études auxquelles il me prédestinait, contrairement à mon frère ainé qui, lui, rapportait des notes excellentes.

Il s’est avéré, en grandissant, que les seules matières pour laquelle je possédais un quelconque talent, c’étaient la littérature et le dessin. J'adore lire. Me poser tranquillement dans un coin, à l'écart des autres, et plonger dans un monde étranger. J'adore dessiner, imaginer des mondes peuplés de créatures toutes plus incroyables les unes que les autres... ou tout simplement, représenter ce que je vois, comme je le vois. Ce sont mes passions.

Ça. Et l’équitation.

Mardi 26 février, 2109

L’équitation, le dessin et les livres. Les trois amours de ma vie.

Lorsque je n’étais pas dans les écuries de mon club, à m’occuper des chevaux, je lisais ou dessinais. Et lorsque je ne lisais ou ne dessinais pas… j’étais dans les écuries de mon club. Achats de nouveaux bouquins bons à être dévorés le plus rapidement possible, de nouveaux crayons car j'avais usé les autres, cours d’équitation, je n’avais pas une minute de répits lorsque la fin de l’école sonnait. Et ça me plaisait. J’adorais ça. Tout simplement parce que c’étaient là mes trois passions.

Mère m’emmenait au club, père, lui, s’enfermait dans son bureau pour fumer, téléphoner, s’occuper de ses clients même à des heures tardives… et encourager Ether à travailler plus dur encore.

Nous n’avons jamais été très proches, mon père et moi. C’est peut-être pire encore, aujourd’hui. Mais je digresse… je divague… surement mes traitements qui me shootent un peu trop. Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui.

Mercredi 27 février, 2109

Je me rends compte que je n’ai pas grand-chose à dire sur mon enfance, en réalité. Elle n’a rien de bien extraordinaire. Si ce n’est qu'il y a eu Olympe. Et que cela a été très difficile pour Ether et moi. Nous avons dû apprendre à trouver nos nouvelles places respectives et compter encore moins sur père qui n’était déjà pas très présent. Enfin. Pour moi. Pour Ether, je crois que cela a été encore plus dur. Bref. Nous avons un peu rejeté ce bébé qui pleurait toutes les nuits et accaparait toute l’attention des géniteurs.

Du coup, c’est le chauffeur de papa qui m’emmenait à mes cours d’équitation et qui m'offrait nouveaux livres et nouveaux feutres. La différence… c’est que lui, il restait pour me regarder. Chaque soir, lorsque je montais, il m’accompagnait. Il me félicitait lorsque je m’en sortais bien. Me critiquait lorsque quelque chose n’allait pas. Et si, au début, cela a été plutôt dur pour moi, que quelqu’un me montre un tel… intérêt, alors que mes parents ne le faisaient pas, ça a fini par… devenir une réelle nécessité, un besoin. Il me donnait l’attention qui m’avait manqué tant de temps durant.

Jeudi 28 février, 2109

Pour mes treize ans, mes parents ne savaient pas quoi m’offrir. J’avais déjà tout, besoin de rien, envie que d’une chose mais n’osais pas le leur demander. Pourtant, une petite voix a su faire part de mes désirs au géniteur qui, loin de trouver l’idée grotesque, a cédé.

C’est ainsi que je me suis retrouvée à faire ma valise pour partir en week-end dans notre maison de campagne et à visiter différents élevages, venant d’accueillir quelques heureux évènements de bonnes lignées. Père m’avait autorisé à choisir celui que je voulais.

Mais ce n’est pas moi qui ai choisi…

Dimanche 3 mars, 2109

Elle avait été baptisée River Saw. Une jeune pouliche selle anglais, gris pommelé, d’à peine six mois. Tout juste sevrée. C’est elle, qui est venue vers moi, sans trop de crainte et de méfiance. Et elle m’a adopté immédiatement. Tout comme je l’ai immédiatement adoptée, également. C’était elle. C’était une évidence. Mon évidence…

Ici, les pages sont encore marquées des larmes de sa propriétaire.

Lundi 4 mars, 2109

Les années qui ont suivi ont été principalement axées autour de River Saw. Je passais tout mon temps libre avec elle pour lui apprendre tout ce qu’il y avait à savoir. Mais elle m’a surement appris plus que moi je n’ai pu lui apprendre. Elle m’a enseigné la patience, le don de soi, l’amour inconditionnel. Je l’entretenais moi-même, je passais du temps dans son box, avec elle, la caressant, m’allongeant à ses côtés, sur elle, même.  Je lui parlais, lui racontais mes journées. Et en échange, elle me donnait la tendresse et l’attention que je n’avais pas à la maison. Aussi étonnant cela soit-il.

Je lui ai appris à supporter le contact du bouchon et de l’étrille, de me donner le sabot lorsque je souhaitais la curer, rester calme pendant que je les lui graissais et goudronnais. Puis, je lui ai appris à supporter le contact d’une selle sur le dos, d’un mords dans la bouche. Puis le poids d’un humain. Mon poids. La seule qui la montait. Même si d’autres la soignaient, aussi, parfois. Elle est devenue, rapidement, tout pour moi.

À ses quatre ans, elle était parfaitement débourrée. Et je pouvais la monter, lui apprendre tout ce que je savais… et lui faire apprendre, également. J’ai dû accepter de la voir être montée par d’autres que moi.

Ses premiers obstacles, ses premiers pas de dressage m’ont appartenu… et m’appartiennent toujours. À jamais.

Ici, les pages sont, encore, encore marquées des larmes de sa propriétaire.

Mardi 5 mars, 2109

Je suis arrivée au lycée. Je savais déjà que je n’y avais pas spécialement ma place, n’ayant jamais aimé les études. Mais j’ai fait tout mon possible. Et puis… il y avait un cours qui me motivait plus que les autres. La littérature. Il faut dire que son professeur était particulièrement fascinant. Et beau, de surcroît. Intelligent. Passionné. Il aimait réellement ce qu'il nous enseignait. On peut dire que je suis tombée sous son charme. Il m'impressionnait. Mais cela n'a jamais été comme... ce qu'on a pu s'imaginer. Il s'appelait Maverick. Et... il a su voir en moi ce que ma famille ne voyait pas. Il s'est intéressé à moi, comme... eh bien... sur le long terme, je peux dire que c'était comme un grand frère qui s'intéresse et prend soin de sa sœur. On aurait pu l'accuser de tout : de favoritisme, de copinage avec une élève, peu importe. Mais ça... ça...

Jeudi 21 mars, 2109

Il existe un proverbe qui dit « Les meilleures choses ont une fin ».

Un an. Tout cela a duré un an.

Samedi 23 mars, 2109

Nous nous voyions beaucoup, en dehors des cours, Maverick et moi. Nous allions boire un café et parler littérature. Ou bien de mes problèmes relationnels familiaux. Nous parlions de beaucoup de choses. De tout. De rien. De lui. De moi. Mais ce n'était pas déplacé, comme relation. Il n'avait pas d'intérêt romantique à mon égard. Et moi non plus. Je le respectais. Et je l'appréciais. Mais pas dans ce sens-là.

Ce soir-là, nous revenions du cinéma. Et, la nuit étant tombée, Maverick m'a raccompagnée. Je ne m'attendais pas à croiser Ether, qui m'a fixé... bon dieu, je ne lui avais jamais vu ce regard-là. Rempli de dégoût. De haine. De mépris. Il s'est mépris sur la nature de notre relation, à Maverick et moi. Simplement car celui-ci avait sa main posée sur mon épaule ! Bordel, il a ruiné une vie pour de la merde. DE LA MERDE ! Et il s'est précipité à l'intérieur pour le dire à père...

Père… je ne l’ai jamais vu autant me porter autant d’attention que ce jour-là. Le bruit de la gifle qu’il m’a assené résonne encore dans ma tête…

Il a lancé des poursuites judiciaires à son égard, a porté plainte en l’accusant de… de…

Dimanche 24 mars, 2109
Abus sexuels sur mineur.

Harcèlement. Attouchements. Viols.

Père l’a trainé dans la boue. Il l’a sali. Insulté. Il lui a donné l’image d’un professeur qui abusait de ses élèves, qui faisait pression sur eux pour pouvoir coucher avec eux. Qui…

Je…

Ça a été la descente aux enfers pour Maverick. Il… il a été renvoyé. Plus aucun lycée, plus aucune école, plus personne ne voulait de lui comme professeur. Il était devenu un pestiféré. J’ai appris plus tard que même sa famille l’avait rejeté. Ses amis, aussi. Personne n’a voulu le croire. Et… il a… il s’est… mis à refuser mes appels. Refuser de me voir. Refuser de me parler… il… il s’est enfermé. Et moi… de mon côté… on voulait que je témoigne. On voulait… que je raconte la vérité. Et c’est ce que je voulais faire. Vraiment. Je ne voulais pas mentir. JE n’en avais pas le droit. Je n’étais… j’étais à peine majeure.

Père m’a menacée de faire abattre River Saw si je n’allais pas dans leur sens. Il… m’a menacé de me faire interner en hôpital psychiatrique. Il m’a menacée de… bien des choses. Et je savais qu’il en était capable. Et j’avais peur. J’étais effrayée. Je…

Je n’ai pas pu protéger celui que j’aimais comme un frère. Mon seul confident. Mon seul ami.

Et pire que tout, je l’ai tué.

Sur ces pages, des traces de sang et de larmes séchées.

Lundi 25 mars 2109

J'ai été forcée de continuer mes études. Je me suis orientée vers une de mes secondes passions. Pour devenir libraire. Seulement... plus le temps passait, plus je me renfermais. L'atmosphère devenait lourde et pesante à la maison. Je ne parlais plus à mon père. Et lorsque je le faisais, c'était pour me montrer insolente, insultante envers lui. Les gifles tombaient. Les menaces aussi. Première tentative. Premier appel à l'aide. Aucune réaction de sa part. Seulement celle d'Ether.

Étrangement, après cela, mon frère s'est montré moins distant et glacial à mon égard... Mais ce n'était pas encore ça.

Deux ans. Le temps passé à étudier, en enfer. À devoir supporter les insultes de mon père. L'entendre me dire que je n'étais qu'une pute détraquée. Une salope. Une malade mentale. Que j'avais déshonoré la famille. Qu'il fallait me faire soigner. Interner. J'ai tenu... je ne sais pas comment j'ai tenu, en réalité. Personne ne me soutenait réellement... mais j'ai tenu.

Et j'ai eu mon diplôme.

Seulement, je devenais agressive. Et je m'en suis prise à mon père.

Mardi 26 mars, 2109

Suite à cet épisode et face à deux tentatives de suicide, mes parents ont décrété que je n’avais plus ma place auprès d’eux. Enfin. Ils ne me l’ont pas présenté ainsi, bien évidemment. Ils… m’ont dit qu’il serait mieux pour moi et pour mon développement personnel, que j’aille vivre chez mes grands-parents paternels, dans le sud. Ils… étaient propriétaires d’un haras, qui formait de grands cavaliers et de grands chevaux. J’ai accepté à une seule condition : River Saw venait avec moi.

Il n’a pas refusé. À vrai dire, il aurait sans doute tout fait pour que la honte de la famille, s’en aille.

J’avais vingt ans. Je ne connaissais pas mes grands-parents. J’étais propulsée dans un coin du pays que je ne connaissais pas, chez des parfaits inconnus pour moi, alors que mon état psychologique était au plus bas.

Jeudi 28 mars, 2109

Je pensais à lui. Jour et nuit. Cela faisait deux ans qu'il ne quittait pas mes pensées. Où est-il ? Que fait-il ? Pense-t-il à moi ? Lui. Lui. Encore lui. J’en devenais folle. J’en ai oublié de manger. Je ne dormais plus. Je devenais complètement folle. Folle de chagrin. De tristesse. Pas un seul message. Pas un seul mot, depuis tout cela. Pas… quoi que ce soit. Rien. En deux ans.

Un mois que j’étais dans le sud, que je me sentais comme une extra-terrestre chez mes grands-parents… quand j’ai appris.

Mort.

Maverick s’est ôté la vie. Par ma faute. Parce que je n’ai pas su tenir tête à mon père. Parce que je n’ai pas su… je n’ai pas su… m’imposer. Je n’ai pas su respecter mon seul ami, mon seul confident, la seule main tendue que je n’ai jamais eu. En deux ans, je n'ai pas non plus trouvé la force de l'obliger à me parler. À me voir. À me donner de ses nouvelles.

JE N’AI PAS SU LE SAUVER !!!

Je m’en veux tellement… aujourd’hui encore… je voudrais… le rejoindre. Pouvoir… enfin… m’excuser… même après tout ce temps… même après… tout ça… si seulement j’avais… su…


Lundi 31 mars, 2109

Je me suis renfermée. Je ne faisais plus que monter. Monter, monter, encore et encore. River Saw a été ma thérapie. Elle… est celle qui m’a aidé à m’en sortir. À ne pas me foutre en l’air. Et aujourd’hui, même elle n’est plus là…

Je… Grand-père a vu quelque chose en moi. Mais sur le coup, il n’a pas su me le dire. J'étais une inconnue au plus bas moralement, il ne savait pas avec quelles pincettes me prendre. Mais… nous nous sommes… rapidement rapprochés, alors qu’il a embauché un coach, rien que pour moi.

C’est grand-père… et cette femme, Evjelika Schmidt, qui ont fait de moi… celle que j’ai pu être. Une cavalière sûre d'elle, sur une monture sûre d’elle. Non. Une monture qui me sauvait, à chaque fois que je ratais. River Saw était mon garde-fou. Elle n’hésitait pas, quand moi oui. Elle avait assez de force pour nous deux. Assez de courage, également. Elle était tout, dans notre duo. Elle faisait tout. Moi, je paradais. Je souriais. Je la guidais devant l’obstacle, elle faisait le reste. Je plaçais quelques aides, elle m’offrait une cession à la jambe parfaite, ou bien une épaule en dedans, un reculé, un travers, un renvers, un appuyé ou bien une pirouette. Elle piaffait à une cadence parfaite…

Elle était majestueuse. Magnifique… non, splendide. Parfaite. Sans défaut. De bon caractère. Une excellente nature. J’aurais pu me lancer dans une carrière de cavalière de complet avec elle, si je l’avais voulu. Mais… ce n’est pas ce que je voulais. Et grand-père non plus. Et Evjelika non plus. Non. Ils estimaient, tous les deux, que nous nous épanouirions plus en faisant du hunter.

J’ai fait ce qu’ils voulaient. Tant que cela me permettait de ne pas penser à autre chose…

Mardi 1er avril, 2109

C’est ainsi que commença ma carrière. Avec ma très chère River Saw. Je m’entrainais de manière intensive, River aussi. Nous voulions toutes deux être parfaites. Nous voulions concourir. Nous voulions gagner. Alors nous travaillions dur.

Notre première compétition n’a pas été catastrophique. Mais nous ne nous sommes pas non plus distingués de manière absolument impressionnante. Je ne suis pas une prodige de l’équitation. Simplement une amoureuse des chevaux. Une passionnée. Mais cette défaite, ce jour-là, nous a ouvert les yeux. J’ai compris ce qu’il allait falloir travailler.

Et grâce à tout cela, j’ai pu retrouver le sourire, mais également de la prestance. Un certain charisme, un charme sensuel et… me créer une petite communauté de fans. Notamment masculine. On disait de moi que j’étais un ange. Une belle gueule, un sourire éblouissant, une facilité avec les gens. Je charmais, je séduisais, cela plaisait et surtout, cela payait. Le jury était sans cesse sous mon charme. J’avais toutes les qualités pour cette discipline qui consiste à enchainer un parcours d’obstacles avec la plus grande harmonie possible et où nous sommes tous notés par rapport à notre style. Le cavalier doit être en parfaite entente avec sa monture et vice versa. La toilette doit être parfaite, que ce soit celle du cheval ou du cavalier. Et nous, nous étions toujours parfaites, toujours magnifiques. Et pour ce qui est de l’entente, nous étions… fusionnelles.

Mercredi 2 avril, 2109

Il y a deux ans, mon père m’a fait rentrer en région parisienne, pour y continuer ma carrière. À croire qu’il n'a jamais voulu que je sois heureuse, car ce retour imposé coïncidait parfaitement avec le moment où je commençais enfin à m’intégrer et m’épanouir dans cette vie forcée chez mes grands-parents.


Me revoici donc de retour à Paris, River Saw avec moi. Là encore, je réussissais ce que j’entreprenais. Et je crois pouvoir affirmer que mère était fière de moi, bien qu’elle ne me l’ait jamais dit dans ses lettres ou au téléphone, quand nous parlions. Il ne s’agirait pas non plus de prendre deux minutes pour dire à son enfant qu’on est fière, hein… ?

Enfin. Paris a un peu bousculé toutes mes habitudes. Il était hors de question, pour moi, de rester chez mon père, alors j’ai décidé de louer un appartement. Je ne voulais pas quelque chose de bien grand. Mais il a fallu qu'il mette son nez dans mes affaires. Et un simple studio, pour ses enfants, ce n’est pas suffisant. C’est ainsi que je me suis retrouvée dépendante des bonnes volontés de mon géniteur. Car j’ai eu beau lui dire que je ne voulais pas qu’il me prenne un appartement plus grand, que je n’avais pas les moyens de me le payer, que je ne voulais pas que ce soit lui qui me finance mon chez moi, rien à faire, il refusait de m’écouter. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée encore plus dépendante de lui, alors que moi, tout ce que je voulais, c’était couper un peu les liens avec.

Et là, je me suis retrouvée dans une situation réellement délicate, puisqu’à la moindre contrariété, mon père avait le pouvoir de me mettre à la rue… ou me forcer à rentrer chez lui. C’était un peu comme une sorte de… pression morale. Un chantage silencieux. Et c’est comme ça qu’ont commencé les rendez-vous arrangés avec des jeunes hommes de bonnes familles. Tous plus propres sur eux, les uns que les autres, toutes aussi charmants. Adorables. Des jeunes hommes sages, bien éduqués, qui pourraient m'entretenir, le temps que la lettre arrive. C'était un contrat qu'il souhaitait signer. Et la close était celle-ci : à l'arrivée de la lettre, le mariage prendrait fin. Mais pas les liens établis entre les deux familles. Moi, je n’ai jamais compris cette logique.


À part ces rendez-vous forcés que je m'acharnais à débouter, ma vie a repris le même cours. Compétitions de hunter, soins de River, choix de mon prochain frac pour ma collection… Si j’avais su que le rose allait être mon dernier…

Samedi 5 avril, 2109

Je ne vois pas comment raconter ce que j’ai à raconter de manière… de… je ne sais même pas de quelle manière. En fait, je ne sais juste pas comment raconter ça.

River Saw est morte.

Voilà. C’est dit. Je crois que c’est, d’ailleurs, la première fois, que je le dis, même par écrit, depuis que cela s’est passé.

En décembre dernier, j’avais une compétition. Elle… était importante pour moi. Pour ma carrière. Pour nos qualifications, pour le futur, pour tout. Sauf que… pour la première fois… je n’ai pas pensé à River. J’ai voulu gagner. Je voulais gagner. Je devais gagner… Je n’ai pas fait attention à ses signes de faiblesse. Elle n’était pas en forme. Je n’aurais jamais dû la faire sauter, alors qu’elle était dans un tel état. Sauf que je l’ai fait. Je l’ai poussé.

Et je l’ai tué. Elle aussi.

Un saut mal abordé. Mal sauté. Mal réceptionné. Elle s’est cassée un antérieur. Et elle s’est écrasée directement sur le flanc. Sur moi. Sur ma jambe gauche. De tout son poids. Résultat de son côté ? Antérieur droit brisé. Elle a été emmenée et sur ordre de mon père, dans mon dos, elle a été euthanasiée. Sans que je sois à ses côtés. Résultat pour moi ? Jambe fracturée, muscle endommagé, violente compression des nerfs.

Je suis boiteuse à vie. Enfin, à vie... c'est peut-être aussi parce que je refuse de pouvoir marcher de nouveau correctement. Peut-être que j'en ai peur. Peut-être que j'ai peur de pouvoir monter de nouveau, un jour... sans River Saw.

Samedi 6 septembre, 2109

Cher journal,
Quoi que je fasse, je ne remonterais jamais à cheval mensonge. Pas avec mon niveau d’antan. Alors… j’ai dû apprendre à me faire une raison. Et… trouver autre chose à faire. Alors, je me suis rappelé de mon autre passion, avant l’équitation, avant de devenir un professionnel du hunter… Les livres. Les pages, l'encre... Et mon envie de partage de cette passion.

Je pars. Je quitte Paris. Père est trop néfaste pour ma santé mentale. Je vais rencontrer ma famille du côté maternel. Je rejoins mère à Tokyo. Je parle déjà la langue, n'échangeant, au téléphone, avec ma mère, qu'en japonais. D'ailleurs, nos échanges tournaient souvent autour des actualités japonaises. Elle m'a ainsi parlé des Incontrôlables. Mais je n'en ai jamais rien eu à faire. Cela ne me concernait pas, j'étais à l'autre bout de la planète...

Bref. Son mari est d'accord pour me rencontrer, lui aussi. Et m'héberger, le temps que je trouve un emploie dans une librairie. J'ai hâte de commencer cette nouvelle vie. De couper les ponts avec père. Je ne le supporte plus. Je refuse d'avoir affaire avec lui plus longtemps...

Je ne devrais plus avoir besoin de toi. Je crois. J'espère.

Merci en tout cas pour tout ce que tu as pu faire, pour moi. Pour exorciser les démons et les fantômes.

Je ne suis pas encore en parfaite santé psychologique. Mais ça va déjà mieux que lorsque j'ai commencé à écrire sur tes pages...

Adieu, mon ami.


Octobre, 2109

J'ignore quel jour nous sommes... Je suis fatiguée... J'ai peur...

Un mois que je suis arrivée et visiblement, j'apporte le malheur avec moi...

Un tsunami s'est abattu sur Tokyo. Mère est portée disparue. Je suis avec son mari, nous sommes en sécurité, en dehors de Tokyo. Nous avons réussi à fuir. Je crains que mère, non.

J'ai peur...


Je ne veux pas écrire cette date.


On vient de nous remettre le corps de maman. Nous l'enterrons demain.

J'ai mal...

... à l'aide.


Dimanche 30 août, 2111

Cher journal,

Seigneur, cela fait longtemps... presque deux ans...

Je vais mieux. Je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort. Pour une fois, je veux écrire quelque chose de positif.

Alors voici :

J'ai un appartement à moi. Toute seule. Comme une grande.

J'ai trouvé un travail comme libraire, dans une petite boutique sans prétention, mais authentique, et je suis entourée, au quotidien, de gens qui aiment la littérature.

L'Incontrôlable est tombé en panne. Ça a été la panique dans le pays. Moi, ça ne m'a pas empêché de continuer à vivre. Je n'étais pas visée. Un peu triste, pour ces couples séparés alors qu'ils attendent tant de ce programme. Soulagée, pour ceux qui ne sont pas heureux. Mitigée, en soi. Puisque pas touchée. J'ai continué ma vie. Oui. Malgré l’épidémie qui semble faire rage. Je l’ignore. J’essaie de ne pas penser à tout cela. À ne pas me laisser avoir par toute cette ambiance anxiogène. Mes doses ont été augmentées.

Jeudi 24 mars, 2112

Je pensais que tout allait reprendre son cours. Mais absolument pas. C’est une véritable chasse à l’homme qui s’organise. Des gens ne veulent pas rentrer de nouveau dans les rangs. Je les comprends… Mais je préfère ne pas me préoccuper de tout cela. Sans quoi… je risque de nouveau de craquer.

Samedi 30 avril, 2112
Ça y est. Tout le monde a été attrapé. Enfin, je crois. C’est ce que les gens disent. Info médias, peut-être ? Bref. Je veux juste continuer ma vie…

Mercredi 18 avril, 2114
Cher journal,

Je viens de te retrouver, en défaisant les cartons et en rangeant mes affaires.

Je viens d’emménager dans un nouvel appartement, plus proche de mon lieu de travail, et un peu plus grand également.

Je n’ai personne dans ma vie. D’ailleurs, mon quotidien, c’est métro, boulot, dodo. Dessin, également. J’aime dessiner. Je te l’ai déjà dit ? Je ne sais plus. Je me débrouille plutôt bien, je crois. Enfin, c’est ce que mon boss me dit. Cependant, il me dit également que Tanaka-san, qui passe pratiquement tous les jours à la boutique, ne vient pas que pour les livres, mais également pour « la jolie libraire ». Il a un drôle de sens de l’humour, mon chef. Je l’aime bien. Mais il se trompe. Il ne peut que se tromper.

Toujours pas de lettre rose. Et je croise les doigts pour être épargnée. Que l’on me foute la paix.

Bref.

Je vais mieux.

Oui...

C'est la seule chose à retenir, je crois.

Je vais mieux.

Je mens.


Caractère
Elle se force à sourire, Astrée. Tous les jours. Par tous les temps. Elle se force à sourire. Comme pour faire un doigt d’honneur à la dépression qui la guète, tapie dans les fourrées, prête à surgir au moindre relâchement. Astrée, elle est dépressive. Ce n’est pas un secret pour ceux qui la connaissent. Mais elle essaie de passer outre. De ne pas y penser, tout le temps. Elle essaie de se battre, de lutter, de continuer à avancer, malgré tout.

Astrée, elle est forte. Même si elle dit le contraire. Parce qu’elle se relève toujours, après chaque chute. Physiques ou psychologies. Toujours, elle se relève. Elle essuie ses larmes, apaise son cœur, chasse la tourmente et continue d’avancer. Même si elle aimerait changer les choses, ce qui est fait est fait.

Mais Astrée, elle se sent réellement seule. Elle voudrait quelqu’un pour l’épauler. Elle a besoin de quelqu’un pour l’épauler. Parce qu’aussi forte soit-elle, elle va finir par exploser, si elle continue à tout porter elle-même. Astrée, elle commence à avoir mal au dos, à force. Parce que ça pèse. Et que même si elle prétend aller mieux. Même si elle s’en convainc, et qu’elle convainc les autres, au passage – ceux qui ne veulent pas creuser plus – eh bien, viendra un moment où elle ne pourra plus se mentir.

Astrée, elle est gentille. Elle est douce. Elle peut-être un peu naïve, parfois. Mais elle ne se laissera plus marcher sur les pieds. Hors de question. C’est terminé, ça.

Astrée, elle veut juste pouvoir être heureuse. Encore une fois. Rien qu’une dernière. Elle n’aspire pas à grand-chose de plus. Juste, un tout petit peu de bonheur… Pour faire son dernier doigt à la dépression. Lui dire « tu vois, tu n’es pas imbattable ».

Physique
Astrée, c’est la jolie blonde, que vous pouvez apercevoir, là-bas, derrière le comptoir ou proche de la fenêtre, le nez perdu dans les pages de son livre, une tasse de café à la main. Celle la même qui porte, sans cesse, des pulls trop grands pour elle, mais qui lui tiennent bien chaud. Celle là même qui, quand elle marche, fait retentir le claquement de sa canne, au sol.

Astrée, c’est la jeune femme typée gaijin, qui mesure un mère soixante-huit, pour cinquante-sept kilos. Cette même jeune femme qui boîte, quand elle marche.  Cette même jeune femme qui utilise une canne, pour marcher. Ca donne un style assez raffiné. Mais cet accessoire n’est vraiment pas là juste pour le genre.

Peau blanche et lèvres roses. Yeux bleus, cheveux blonds. Boucles qui lui tombent un peu plus bas que la nuque, encadrant l’ovale de son visage, lorsqu’elle daigne les laisser détaché, ce qui arrive assez rarement. Elle aime les nouer, cela lui permet de mieux se concentrer. Surtout lorsqu’elle lit.

Astrée, c’est cette jeune femme, qui semble toujours pensive. Et lorsqu’elle ne l’est pas, elle sourit. Un sourire de façade, qui renferme beaucoup de mystères. Mais ça, peu de personnes le voient. Peu de personnes prennent la peine de creuser. Après tout, si elle sourit, c’est qu’elle va bien, non ?

Non.

Astrée, c’est cette jeune femme qui, sous ses manches longues, qu’elle porte par tout temps, cache des cicatrices. Le sang a coulé, le long de sa peau. Et les traces blanches laissent clairement imaginer que des lames de rasoir sont passées par là. Et… certaines sont encore fraiches. Si elle n’est ni tatouée, ni percée, Astrée porte, tout de même, sur sa peau, l’historique de sa vie. De ses peines. De ses douleurs. De tout.

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Code:
<div class="infobulle1">• [b]Angela Ziegler (Mercy)[/b] {Overwatch} [i]est[/i] [url=https://www.just-married-rpg.com/u3552]Astrée Duval[/url]<span><img src="https://zupimages.net/up/22/16/uhik.png"></span></div>


Astrée Nakayama
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Un perso dont je vais suivre l'évolution avec grand plaisir. Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 2728
Bonne rédaction !
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Wutai Sato
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Eeeeh merci beaucoup vous deux ♥

Fiche terminée (bon, en même temps, on prend les mêmes et on recommence ! Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 3813954746) !

Pour ceux qui ne la connaissent pas, j'espère qu'elle vous plaira ! Et pour ceux qui l'ont connu... j'espère que vous prendrez plaisir à relire (si d'aventure vous le faites, haha) sa fiche ! ♥

Merci d'avance au-x staffeux qui s'occuperont de cette fiche :3
Astrée Nakayama
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Modération de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction

Bon retour Astrée, que je découvre à la lecture de cette fiche ! Équitation et livres, mes deux amours de jeunesse également ! Bon choix de carrière ! Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 2244379341

Histoire

24/02/2109 => « Je suis née à Paris, le dix-huit février deux-mille-quatre-vingt-trois, d'une mère japonaise Tori Higashitaka et d'un père français, Jean Duval. » => Problème de mise à jour de date pour coller avec le reboot ! Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 3833194854

-Je ne vois pas de mention des mouvements Incontrôlables qu'il faudrait aborder, même si Astrée n'est pas encore au Japon à cette période.

-Je suis un peu chiffonnée par le fait qu'elle semble, très vite, trouver du travail au Japon... De plus dans le milieu de la littérature, alors qu'il n'est pas fait mention d'un apprentissage de la langue japonaise. Est-ce qu'elle travaille dans un établissement axé « francophone » ? Ou bien tu pars du principe qu'elle le parlait régulièrement avec sa mère ?

-Quelques soucis d'accords féminin/masculin, et de conjugaison sur le futur.

Caractère


C'est bon !

Physique


C'est bon !

Conclusion

Une rapide correction de dates et d'orthographe ainsi que deux petites précisions à ajouter et ce sera tout bon pour moi ! Te connaissant, ce sera réglé dans les 10 minutes ! Top chrono ! Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 2837704232


Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Analyse : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

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Kohaku Edo
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ALOHAAAAA Merci pour ta lecture Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 128457956

Kohaku Edo a écrit:
24/02/2109 => « Je suis née à Paris, le dix-huit février deux-mille-quatre-vingt-trois, d'une mère japonaise Tori Higashitaka et d'un père français, Jean Duval. » => Problème de mise à jour de date pour coller avec le reboot ! Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 3833194854

Alors. Comme quoi je suis toujours mauvaise avec les chiffres. Même ceux en lettres. Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 3182035657

C'est corrigé du coup, pour la date.

Kohaku Edo a écrit:
-Je ne vois pas de mention des mouvements Incontrôlables qu'il faudrait aborder, même si Astrée n'est pas encore au Japon à cette période.
-Je suis un peu chiffonnée par le fait qu'elle semble, très vite, trouver du travail au Japon... De plus dans le milieu de la littérature, alors qu'il n'est pas fait mention d'un apprentissage de la langue japonaise. Est-ce qu'elle travaille dans un établissement axé « francophone » ? Ou bien tu pars du principe qu'elle le parlait régulièrement avec sa mère ?

J'ai fait du deux en un - je partais donc du principe qu'elle est bilingue et le parlait régulièrement avec sa mère, son père lui parlant en français, sa mère en japonais (comme j'ai pu observer, quand j'étais petite, chez mes voisins, où leur maman leur parlait en Cantonnais ! :3) :
Astrée Duval a écrit:Je pars. Je quitte Paris. Père est trop néfaste pour ma santé mentale. Je vais rencontrer ma famille du côté maternel. Je rejoins mère à Tokyo. Je parle déjà la langue, n'échangeant, au téléphone, avec ma mère, qu'en japonais. D'ailleurs, nos échanges tournaient souvent autour des actualités japonaises. Elle m'a ainsi parlé des Incontrôlables. Mais je n'en ai jamais rien eu à faire. Cela ne me concernait pas, j'étais à l'autre bout de la planète...



Kohaku Edo a écrit:-Quelques soucis d'accords féminin/masculin, et de conjugaison sur le futur.

Alors... J'espère avoir corrigé, mais j'avoue avoir du mal à repérer, avec tout ce qui a pu être écrit (et pourtant, j'ai relu. 3 fois. Parce que j'avais déjà vu de GROSSES fautes d'orthographes sur la fiche de 2019 Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 3182035657)
Astrée Nakayama
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C'est bon pour moi! Les fautes qui m'avaient le plus choquée sont corrigées et le reste est tout bon! Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 1362171446

Bon retour à Astrée!

Pré-validation par Kohaku
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

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Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars si le code n'a pas été ajouté à la fin de votre fiche
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Astrée - Twinkle Twinkle Little Star Makoto%20-%20signature
Merci Lucci, Zach (notamment pour le vava dessiné avec Kiyo ♥) et Lucas pour les avatars et kits Astrée - Twinkle Twinkle Little Star 1647638966

Spoiler:
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