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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Épreuve 3 ;;
Jouet avec le feu
La nostalgie, un beau sentiment, mais parfois un peu triste. Pourtant, voilà que vous retrouvez vos jouets d'enfance. Ceux qui vous ont suivi durant de nombreuses années et qui vous ont vu grandir. L'occasion de se remémorer de bons moments passés ensemble. Attendez... Est-ce que l'un d'eux ne vient pas de bouger ?! Mais si, le voilà qui s'approche de vous et, visiblement, il ne semble pas particulièrement content. Ses camarades non plus. Apparemment, ils ont des comptes à régler avec vous.

Rappel des règles

✗ Cette épreuve est un duo écho.
✗ Vous avez deux jours pour faire un post chacun.
✗ L'épreuve se termine donc le 29 mai à 23h59.
✗ Les posts sont limités à 1500 mots maximum.

✗ Rappel du duo écho
Dans une épreuve duo, deux champions de forum différent sont mis ensemble afin de poster chacun un post unique de 1500 mots maximum.
La particularité, c'est que dans un duo écho, les deux textes doivent faire écho l'un à l'autre. Cela peut-être au travers d'un même personnage apparaissant dans les deux posts, une même scène, une action identique... Quelque chose doit lier les deux posts selon le détail qu'il vous plaira. Laissez libre court à votre imagination !
Attention, utiliser un même code ou faire apparaître une même phrase n'est pas suffisant. Jouez bien le jeu.

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L'Incontesté
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Machine à écrire
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Tarô Fujinosono
Anonymous
Tarô Fujinosono
Dim 29 Mai 2022 - 11:39
Tarô Fujinosono

Contexte et Présentation:



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Jouet avec le feu

“1472”

Noir, il fait noir ici. Et vide, il fait vide ici. Pas de son, pas de vent, pas d'odeur. Une vision d'avant la création. Finalement, le BigBang. Seulement une conscience, qui graduellement prend vie, comme si l'on avait appuyé sur son bouton on, les neurones produisent progressivement l'électricité qui parcourt chaque synapses, il s'éveille de sa veille. Au départ rien, puis un cri d'abord subtile et de plus en plus fort, plus proche. C'est le court-circuit.

- Baby… Baby.. Baby… BABY !

Les paupières s'ouvrent avec violence, dévoilent la conjonctivite injectée d'encre, les pupilles dévorent l'iris ambré face à l'attaque d'Hélios, son bras tendu à travers les stores troués, laser aveuglant. Une paume mécanique recouvre ses sclères, les protègent le temps qu'elles s'habituent à la luminosité. Une minute passe, sur ses deux coudes l'amas d'atome bouillant se redresse, abdominaux tendu, la colonne vertébrale roule tel un serpent et le voilà, visage tendu vers l'avant. Une expression stupéfaite sur ses traits, parce qu'il n'est plus là où il s'est endormi la veille, il n'est plus dans son lit. Enfin si, mais son lit d'enfant entre les murs de l'orphelinat. Pageot à l'armature de fer vieillissante, orchestre rouillé qui accompagne son premier pas, grinçant.

Il n'a pas de chaussette, ni de chausson et encore moins de derme puisque ses quatre membres ont été remplacés il y a longtemps. Conséquence de la journée hurlante, de l'assaut des chimères sur ses murs et de leurs effondrements. Il avait été englouti par la bâtisse, pris au piège pour toujours, il serait cœur de l'infrastructure qu'il devrait hanter. Avec ses camarades à tout jamais. Pourtant, au contact du béton, il ressent comme il ressentait autrefois le baiser impitoyable du froid. L'autre voûte plantaire de vis et d'écrou rejoint la précédente, la sensation était bien réelle. Cela faisait si longtemps, qu'il n'était plus capable d'éprouver à l'aide de ses pieds et de ses mains qu'il ne se plaint pas une seconde de la morsure réfrigérante. Au contraire, c'est un sourire qui était venu habiller ses lèvres, arraché aussitôt par la peur qui le poursuivait : ce n'était que passager.

Il chassa rapidement ses pensées, l'urgence était tout autre. Il devait comprendre comment et pourquoi il avait atterri ici. Les réponses ne seraient pas dans ce dortoir, aucun autre orphelin ne semblait être ici, aucun des lits n'étaient défaits. Le courage n'avait jamais fait partie de ses principales qualités, il préférait fuir toutes situations gênantes, effrayantes où violentes. Néanmoins, depuis la pose de ses automates, il n'était plus sans défense. Simplement qu'il préférait éviter toutes interactions déplaisantes. Les quelques pas en direction de la porte furent rapides, les doigts agrippèrent la poignée, il sentait la rudesse du métal et s'étonna lorsqu'il réussit à l'ouvrir sans embarquer le barillet et ses composantes. Avait-il finalement réussi à dompter la force de ses ramifications ?

Le couloir également était le même, la peinture ocre défraîchie, les ampoules vacillantes, les dessins qui ornaient les murs, cadres et hors cadres pour les plus téméraires. Rien n'avait bougé, il inspira l'air et s'étonna de l'odeur familière qu'il y discerna. C'était la même que tous les dimanches printaniers, lorsque le personnel étendait le linge sur les cordes du jardin. Un effluve de lavande dégagé par la lessive. Si son odorat lui faisait honneur, ses tympans n'interceptaient pas les bruits qui émanaient normalement du jardin. Ceux du jeu, des course-poursuites et les cris. Alors qu'il se dirigeait vers la grande pièce, il s'autorisa quelques interpellations.

- Eh ooh, il y a quelqu’un ?

Le silence.

- Il y a quelqu’un ?!

Toujours le silence. Son nez se plissa, s’il n’appréciait pas les espaces bondés et être le centre de l’attention, les espaces vides eux lui donnaient le tournis et la chaire de poule. Il poussa l’une des portes en bois taillé qui débouchait sur la pièce principale. Les gonds comme autrefois poussaient le gémissement qui annonçait l’entrée. Son halo blond se glissa entre l’interstice qu’il s’était créé à la recherche d’une forme humaine. Encore une fois, ce fut la déception. Il s’apprêtait à rebrousser chemin lorsqu’il remarqua près de l’âtre de la cheminée, un bout de papier jauni et froissé par le temps. En face de celui-ci il s’accroupissait et pouvait lire dans la corne en haut à droite : 2014. Hors de question de l’attraper, il ne prendrait pas le risque de le faire s’évaporer.

Oeuvre de charité, donation de jouet pour enfant défavorisé
Ceci est un compagnon de route offert par Yukio Kaede.


Sa vision périphérique s'emplissait, son visage pivota, une expression interdite orna les muscles faciaux. Les jouets, tous les jouets de chaque orphelin se trouvaient là. Grossissant, grandissant à vue d'œil, jusqu'à atteindre sa taille, des jouets à échelle humaine. Ceux-là n'avaient pas l'air d'avoir les meilleures intentions et encore moins son ancien acolyte à griffes. Lentement, il se redressait et l'oxygène fuyait avec lourdeur ses poumons comme il voulait lui-même prendre congé. Encore une fois, avec prudence, il dirigea sa main gauche vers son poignet droit, dans le but d'activer le lance-flamme dont il avait hérité. La peau ne rencontra que la peau. LA QUOI ?

Stupeur, les yeux glissaient sur l’épiderme, de l’épiderme à ne plus savoir quoi en faire. Si d’aventure il rêvait de cet instant, il était à présent aussi vulnérable qu’un enfant. Une fraction de seconde lui suffirent pour détaler, comme un fou furieux en direction des portes, talonné par une armée de pantins et de poupées. Avec ses membres bioniques il aurait pu mettre feu au danger où sauter si haut que d’aucun n’aurait pu le rattraper. La réalité elle, le rattrapa. Il fut incapable d’arriver hors de la grande salle, de multiple mains, crochets, pattes l’avaient agrippés. Tirant sur son corps pour le mener au centre de la pièce, l’emprisonner pour toujours parmi eux.

- AU SECOURS ! À L’AIDE, AIDEZ MOI, QUELQU’UN AIDEZ MOI !

Alors qu’il imaginait être éventré d’un instant à l’autre, la musique préférée de la doyenne emplissait les murs, résonnait dans l’entièreté du bâtiment.

Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles ! Il me semble que la misère, serait moins pénible au soleil !

Il se retrouvait à faire la ronde en compagnie de jouet, puis passé de main en main, de pattes à pattes lors d’une valse folle, infernale, interminable. Jusqu’à être à bout de souffle, à bout de raison. Il fut poussé à travers la pièce contre son jouet, son dinosaure, celui qui avait gardé tous ses secrets et celui d’un autre petit garçon avant lui. La bouche aux multiples dents s’écarta et alors qu’il pensait qu’un coup de crocs mettrait fin à sa tourmente, c'est une voix grave qui surgissait dans le creux de son oreille, murmurant un prénom.

- Tarô.

Son prénom.

Les yeux écarquillés, les cheveux collés au front par la sueur, la respiration saccadée. C'est ainsi qu'il se réveilla, dans la pénombre, sur le divan, chez Tokie. Sa gorge était tellement sèche que, tourné vers la table basse, il enroula ses doigts de fer autour du plastique d'une bouteille. La stupeur, les tremblements qui l'habitaient encore ne lui permettaient pas de contrôler convenablement ses membres et la pression insufflée contre la bouteille fut trop forte, elle s'écrabouilla. Était-ce un rêve, où bien un cauchemar ? Les évènements s'effaçaient progressivement, un épais brouillard recouvrerai bientôt l'épisode, une chose pourtant était encore limpide.

Il agrippait son sac, l’ouvrit et se fit violence de concentration pour ne pas démolir l’objet qu’il tenait dans sa paume. Un téléphone portable, rien d’aussi extraordinaire qu’un ID0 mais utile lorsqu’il s’agissait de coup de fil. Le seul numéro qui y était enregistré était celui de son meilleur ami, qui lui avait fait cadeau de la technologie. Il appuya l’arrondie de son index sur le combiné vert et entendit la tonalité d’appel. Une voix caverneuse ressemblant étrangement à celle du dinosaure lui répondit, bien que le ton était différent par l’inquiétude qui s’en dégageait.

- Ça va ? Tu as un souci ?!

- Tarô !


Criait-il.

- C’est Tarô !

- Quoi comment ça c’est Tarô, c’est qui Tarô ?

- C’est moi, moi ! Tarô c’est moi, c’est mon prénom !

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Tarô Fujinosono
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Yukio Kaede
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icon du personnage
Jouet avec le feu
feat. Tarô « Baby » Fujinosono



Quelle heure est-il ? Minuit ? Deux heures du matin ? Vingt-trois heures ? Impossible de le savoir. La couleur du ciel est trop sombre, laisse penser à une heure tardive. Mais est-elle vraiment passée si lentement ? Le temps peut-il se mettre en pause, le temps d’une nuit ? Une nuit noire n’est pas forcément synonyme de temps écoulé. Surtout quand la lune est cachée, invisible, que la lumière de l’astre solaire ne l’atteint pas. Surtout quand… Les étoiles elles-mêmes se sont cachées, laissant imaginer un voile sombre entre elles et la Terre. Et puis il y a ce froid, mordant, sauvage, violent, cinglant. Un froid dur et insupportable. Le froid d’une nuit avancée d’hiver. Et puis enfin… Il y a ce silence… Pas un bruit, pas un chat. Pas une âme qui vive, pas un fantôme nocturne. Non… Rien que le silence. Ce silence infâme, qui pourrait même faire angoisser un loup. Ce silence qui vous laisse à vos pensées, qui vous laisse à vos erreurs et à vos pertes.

Un cliquetis, un bzzzt. Je redresse la tête alors que la lumière grésille. Elle émet un petit clic malade, avant de s’éteindre, soudainement. L’angoisse me prend à la gorge. Je ferme les yeux, souffle, me calme. Tout va bien. Ce n’est qu’un lampadaire au bout de sa vie. Et moi, j’ai évidemment choisi ce lampadaire. Mais tout va bien. Je regrette un peu d’avoir décidé de sortir. Pourquoi ? Ouais. Ce cauchemar, encore. Mon réveil en sueur, suivi de l’incapacité à me rendormir. Je revois les âmes sans visage, leurs appels à l’aide. Je secoue la tête, chasse ces pensées. Si je suis venu ici, c’est pour ne plus y penser. Je n’ai pas affronté le froid de l’hiver avec l’idée de dessiner pour rester sur ces cauchemars stupides ! Je souffle. Mais maintenant que mon ami le lampadaire vient de me lâcher, il faut que j’aille m’asseoir sous un autre, qui, lui, n’est pas mort.

Je range ma feuille, récupère mes affaires éparpillées, avant de me redresser. J’attrape ma pochette, neuve, que j’ai achetée hier. Je ne regrette pas cet achat. Bref. Je commence alors à marcher, en quête d’un nouvel endroit pour dessiner. Je repense à mes dessins, à ce dinosaure que je gribouillais. Il ne représente rien, mais il est amusant. Il me déstresse, quelque part. Je m’arrête alors que j’aperçois une forme sombre au sol. Je penche la tête, m’en approche. Un singe à cymbales ? Je le ramasse, l’observe. Il n’est pas en mauvais état. Il est même plutôt joli. Mais à qui est-il ? Ça m’étonnerait qu’un enfant l’ait perdu en pleine nuit. Oh ? Il y a autre chose plus loin.

Et me voilà, ramassant des jouets par terre. Un petit serpent en mousse, une sorte de marteau creux avec une balle attachée à une corde, une toupie, une peluche d’une créature issue d’un dessin animé… Mais duquel ? Et comment je le sais ? J’observe ces jouets, qui m’ont l’air familiers. Je me redresse une nouvelle fois, la peluche étrange dans les mains. Je tourne la tête de tous les côtés alors qu’un bruit de pas étrange retentit. Qu’est-ce que c’est ? Et… pourquoi ? Attends, qu’est-ce que… Je lâche les jouets, après avoir capté un mouvement. TCHING ! Je sursaute, recule. Le singe… Il… vient vraiment de taper dans ses cymbales ? Je recule alors qu’il recommence. Puis d’un coup il se redresse, d’un bond. Aussitôt suivi par le serpent et la créature. Je recule alors qu’ils avancent vers moi.

Et d’un coup… Les jouets grossissent. Je… Qu’est-ce que c’est que ce délire ? C’est… C’est encore le coup de l’un de ces akumatisés, c’est ça ? Et ça tombe encore une fois sur moi ? Je recule. Le singe tape une nouvelle fois dans ses cymbales, dans un bruit assourdissant. L’air quitte mes poumons d’un coup, je recule une nouvelle fois. Non… Non ! Les oreilles sifflantes, je me retourne avant de me mettre à détaler comme un lapin. Cette fois-ci, je ne peux pas rester ici ! J’ai déjà tout perdu une fois contre l’un d’entre eux. Pas deux. Pas deux ! Je cours à toute allure, sans même chercher à vérifier si les jouets démoniaques sont à mes trousses.

Et puis. Plus rien. Mes pieds glissent lamentablement au-dessus du sol. Des griffes, des mains, des crochets. La douleur froide du métal contre mon visage. Je ferme les yeux, j’attends, incapable de mieux. Mais les cymbales du singe s’éloignent de moi. Les jouets me lâchent, m’entourent, m’encerclent. Je les regarde, sans savoir quoi faire. Il n’y a aucune échappatoire ! Encore une fois, me voilà où il ne faut pas. Le singe recommence à taper. Et puis une mélodie commence à raisonner, alors que tous les jouets commencent à faire du bruit. Je constate qu’il n’y a plus que les premiers. Non, il y en a plein. Des jouets en tous genres, qui se mettent tous à danser et chanter comme s’ils ne voulaient, finalement, rien me faire. Je les observe, alors que la peluche de la créature inconnue attrape mes mains. Elle m’entraîne dans ce qui semble être une danse, mais qui n’est réellement qu’un tas de mouvements sans aucun sens. Je me retrouve secoué dans tous les sens, sans rien pouvoir y faire, complètement sous le choc. Je ne comprends pas. Ils avaient l’air de me vouloir du mal il y a une minute et là… Là ils dansent ?!

« Stop ! Ça suffit ! »

Je tire les mains d’un coup sec, tout en hurlant. Les yeux fermés avec force, comme un gamin énervé. Je recule loin de la peluche, me heurte à quelque chose. Mais j’en ai assez. Assez de me retrouver dans des situations sans logique, sans rien. Juste là… Pour être là ? Comme si le destin voulait s’acharner à me faire vivre un cauchemar, dans l’espoir que je riposte. Je rouvre les yeux, alors qu’il n’y a plus aucun son autour de moi. Les jouets se sont arrêtés de danser et de chanter, me fixent tous de leurs yeux sans âmes.

Et je finis par relever la tête pour voir dans quoi je suis rentré. Une énorme gueule verte, des pattes courtes… Je recule d’un coup. Lui ?! J’observe le dinosaure. Je repense à ma pochette à dessins. Et tout en chassant la pensée qui me demande où elle se trouve, je fuis celle qui me rappelle que ce dinosaure est le même que celui que je dessinais. Il m’observe dans un sourire étrange et reptilien, dévoilant ses dents énormes. Son regard est comme les autres, mais… Il dégage ce…

« Pourquoi t’être débarrassé de nous ? Tu ne nous aimais plus ? Maintenant c’est à ton tour. »

Je comprends ses paroles comme un abandon. De mes souvenirs, ma famille, mon passé. Eux aussi m’ont abandonné. Mais… Ces jouets viennent de mon passé ? C’est impossible. Ce n’est qu’une farce stupide, offerte par un akumatisé complètement idiot.

« Je ne me souviens pas de vous.
Nous savons, Yukio.
Yu-… Vous vous trompez de personne ! Je suis Ame !
Hmmm. »


Le dinosaure ouvre sa bouche, l’air de vouloir me dévorer. Et lorsqu’il se rue sur moi, lorsque je recule pour fuir, je me heurte à un mur doux. Encore… Encore lui ? Ma dernière vision est celle des crocs se refermant.

Je rouvre les yeux, le cœur battant la chamade. J’observe autour de moi, cherche les jouets. Je ne suis pas… Je redresse la tête, observant la lumière diffuse du lampadaire. Puis je les baisse, en direction de ma pochette à dessins. J’observe le dinosaure, avant de souffler. Ce n’était qu’un rêve. Un foutu rêve. Je m’adosse au banc, recule ma tête en arrière. Et puis d’un coup, toute l’angoisse s’évapore. Je me mets à rire bêtement. D’abord doucement, puis plus fort. Je remâche tout mon stress. Ce foutu dinosaure… Je crois que je vais arrêter de le dessiner. Il est… Un peu stressant maintenant.

Je souffle. Yukio. C’est comme ça qu’il m’a appelé, hein ? Je soupire. Oui, comme les âmes sans corps me donnent des noms. Ce n’est encore qu’une idée idiote de mon cerveau. Comment suis-je sensé savoir si mon nom est Ame, Yukio, Eden ou je ne sais quoi encore ? Non, ça n’a aucun sens, ça ne veut rien dire. Ce n’était qu’un rêve débile, comme les autres. Je range ma feuille tout au fond de ma pochette, avant d’en sortir une autre.


[Quelques mois plus tard]

« Donc… Tu dis que ce dinosaure s’appelait Rex et était mon jouet préféré ?
Oui, c’est ça. On jouait souvent avec lui et Patty le tricératops. Pourquoi ?
Je vois. Qu’est-ce qui lui est arrivé ?
On est devenus grands, tu ne jouais plus avec lui. Alors tu as voulu l’envoyer à un orphelinat, lui et tous les autres. Tu voulais leur offrir une nouvelle vie.
Tu crois qu’ils sont heureux ?
Euh… Yukio, ce sont des jouets. Tu vas bien ?
Oui, oui, t’inquiète, c’est rien ! »


J’observe mon p’tit frère avec un sourire. Ce n’était qu’un rêve. Ou peut-être un appel à l’aide de mon subconscient ? Ces jouets ne sont que des jouets. Ils ne peuvent pas être malheureux, si ?

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Yukio Kaede
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