Just Married
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Épreuve 3 ;;
Jouet avec le feu
La nostalgie, un beau sentiment, mais parfois un peu triste. Pourtant, voilà que vous retrouvez vos jouets d'enfance. Ceux qui vous ont suivi durant de nombreuses années et qui vous ont vu grandir. L'occasion de se remémorer de bons moments passés ensemble. Attendez... Est-ce que l'un d'eux ne vient pas de bouger ?! Mais si, le voilà qui s'approche de vous et, visiblement, il ne semble pas particulièrement content. Ses camarades non plus. Apparemment, ils ont des comptes à régler avec vous.

Rappel des règles

✗ Cette épreuve est un duo écho.
✗ Vous avez deux jours pour faire un post chacun.
✗ L'épreuve se termine donc le 29 mai à 23h59.
✗ Les posts sont limités à 1500 mots maximum.

✗ Rappel du duo écho
Dans une épreuve duo, deux champions de forum différent sont mis ensemble afin de poster chacun un post unique de 1500 mots maximum.
La particularité, c'est que dans un duo écho, les deux textes doivent faire écho l'un à l'autre. Cela peut-être au travers d'un même personnage apparaissant dans les deux posts, une même scène, une action identique... Quelque chose doit lier les deux posts selon le détail qu'il vous plaira. Laissez libre court à votre imagination !
Attention, utiliser un même code ou faire apparaître une même phrase n'est pas suffisant. Jouez bien le jeu.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

 
L'Incontesté
Si t'es sage, t'auras un badge
Machine à écrire
A posté 100 messages
Invité
Beast [SAO]
Anonymous
Sword Art Online:

Beast:

« J'entends pas mal d'joueurs parler d'un monstre errant. Kidd le reminiscent. De c'que j'ai entendu, il rapporterait la plus grande expérience du jeu. S'tu veux mon avis c'est un traquenard. »

Qui aurait cru qu'un monstre à l'apparence d'un jouet pour gamins géant serait si terrifiant ? L'informatrice m'avait pourtant mise en garde mais la curiosité est le plus grand défaut de l'humain. Je pensais qu'il faudrait être stupide pour ne pas vouloir mettre la main sur la plus grande source d'xp de SAO mais au rythme de ma vie baissant dans le rouge, j'ai fini par me dire qu'il était stupide d'avoir pris cet ennemi à la légère. Impossible de fuir, mes coups de faux et mes compétences ne parvenant qu'à lui enlever un pourcent de sa vie, il s'agissait bien là d'un traquenard. Un monstre absurde et invincible, rien de plus si ce n'est une mort minable pour moi. La dernière chose qui m'apparût fut sa dernière attaque sous la forme d'une sphère noire me heurtant à une telle vitesse que mon corps n'eut pas le temps de bouger. Ma barre de vie se vida entièrement et scella mon destin. Après tout, une bête sauvage doit mourir seule au milieu de nulle part.

Plus aucune lumière ne parvint à ma rétine, rendant difficile de juger si j'étais vivante ou morte. De bête sauvage à chat de Schrodinger, alors que je me demandais si je n'étais pas tout simplement dans le processus servant à griller le cerveau des joueurs dont la vie tombe à zéro, des formes commençaient à s'ancrer autour de moi. Des formes familières, bien trop familières, je n'en avais que des bribes de souvenirs puisque ça remontait à plus de dix ans mais je reconnaissais la chambre qui se dessinait sous mes yeux, après tout elle a été la mienne pendant les cinq premières années de ma vie avant la séparation de mes parents. Pourquoi cet endroit ? Mes cinq sens en alerte ne pouvaient même pas définir si c'était une hallucination, bien trop réel pour être une hallucination et bien trop tordu pour être réel, comment le jeu aurait pu reproduire cet endroit ? Dos à mon lit faisant face à la porte me bouclant dans une pièce nocturne, éclairée par les rayons d'une lune invisible à travers les fenêtres, un regard suffisait à comprendre que je n'étais pas seule ici. Regroupée au sol au milieu de la pièce, une poignée de jouets étaient installés juste devant moi et me faisaient ressentir quelque chose que je n'avais pas ressentie depuis des années alors que tous leurs regards semblaient dirigés vers moi. Mon corps tremblait ? Étais-ce vraiment de la peur que je ressentais ? Face à de simples jouets que j'avais oubliés mais qui étaient les miens ? Comme pour confirmer mes doutes, une myriade de petits morceaux de porcelaine glissèrent sur le sol entre tous ces jouets pour se réunir devant ce petit groupe et prendre forme sous mon regard subjugué.

« So... Sophie ? »

Si seul mon instinct me rappelait que les autres jouets étaient les miens, j'aurais reconnu celle-ci entre mille. Sur le coup ce qui me traversait l'esprit, c'est que le Nerve Gear devrait aisément permettre de fouiller dans mes souvenirs pour reconstituer cette scène, j'étais bien vivante et le créateur de ce jeu était sacrément tordu. Tous mes jouets avaient disparu après la séparation de mes parents mais seul un m'avait suivie, cette poupée de porcelaine arborant une grande mèche blonde bouclée sous sa longue robe frisée d'une couleur bleu ciel. Ma grand-mère l'avait achetée en souvenir lors d'un voyage en Allemagne et me l'avait offerte dès mon plus jeune âge. En grandissant je l'avais baptisée Sophie en ayant entendu ce prénom à la télévision, il devait me sembler étrange tout comme sa tenue mais le fait est que je ne m'en séparais jamais. Quand ma vie a dérivé en un enfer, il m'arrivait même de lui parler la nuit dans ma chambre après m'être faite rouer de coups dans la journée.

« Bonjour, Leri. »

Il ne manquait plus que ça. Elle parle maintenant ? Si tous les autres enfants du monde ont peur de ce type de poupée en porcelaine, Sophie n'a jamais dégagé autre chose que de la pureté et de la bienveillance à mes yeux. Alors... Pourquoi étais-je terrifiée ? Mes cordes vocales ne savaient même pas quel mot articuler quand Sophie reprit la parole après un regard plongé directement dans mon âme.

« Dis-moi, Leri, est-ce réellement nous qui te faisons peur ?
Je...
Tu le sais au fond de toi n'est-ce pas ? Ce qui te fait peur ce n'est pas nous, c'est le passé. »

Dans un gémissement à peine audible rempli de surprise, mes yeux s'écarquillèrenr face à cette vérité désemparante. J'aurais pu cogiter des heures sur la question sans jamais trouver de piste sur l'origine de cette peur et Sophie venait de me la dévoiler sans témoigner d'aucune seconde de réflexion. Elle ne ressemblait pas qu'à une poupée en porcelaine, je pouvais presque apercevoir celle que j'étais avant se dresser, haute comme trois pommes derrière Sophie. Ce sentiment était comme si la jeune Leri elle-même venait de me mettre une claque pour me ramener à la réalité. Elle avait parfaitement raison, le passé me terrifiait. Toutes ces choses que j'avais décidé d'enfermer dans l'oubli me terrifiaient. J'aurais tout donné pour devenir forte, laisser derrière moi l'époque où j'étais faible, pour ça j'ai détruit le passé lui-même.

« Tu te souviens de moi ? Te souviens-tu de ce que tu m'as fait ?
Bien sûr... »

C'était en partie la raison de cet acte, mais comment aurais-je pu l'oublier ? Comme emportée par la nostalgie et bouclée dans mes souvenirs, ma tête se baissait un instant alors que cette scène se rejouait dans ma tête. Les morceaux de porcelaine éparpillés dans tous les sens, les bruits de fracas, de tissus se déchirant... Absente de toute rage, ces souvenirs me firent regarder la poupée droit dans les yeux.

« Je t'ai détruite.
Et pour quelle raison ?
Pour survivre. Tu étais tout ce qui me rattachait à la Leri faible... Je devais passer à autre chose, laisser cette misère derrière moi...
Voilà... La destruction te fait sourire, pourtant tu ne détruis pas par plaisir mais pour oublier ce qui te gêne. Est-ce que tu te souviens de l'apparence du dernier mob que tu as tuée sur une pulsion ? Est-ce que tu te souviens du pelage de ce chien que tu as abattue car il te suivait ? Est-ce que tu te souviens... Du visage de ta mère ? »

Le visage de ma mère... Une énième révélation à laquelle je ne voulais tout simplement pas penser. Les muscles de mon visage se serraient alors que le sien comme celui de mon beau-père se sont littéralement effacés de ma mémoire à la seconde même où je leur ai ôté la vie. Pourquoi voudrait-on se souvenir d'un rempart lorsqu'on l'a fait tomber ? Pourquoi devrais-je regretter d'avoir fait ce que je voulais ? Je ne voulais rien d'autre qu'être libre.

« Dis-moi, Leri... Qu'est-ce qui a changé depuis ce jour-là ? Tu voulais devenir forte pour survivre et te libérer de leurs chaînes... C'est aujourd'hui fait, tu es totalement libre et pourtant... Tu es la même. Au lieu d'embrasser la liberté tu t'es engouffrée dans la violence et la colère. »

Cette discussion m'énervait, tous ces souvenirs me mettaient en colère, réfléchir à tout ça me rendait furieuse... Mais cette dernière question suffit à me faire exploser. Pourtant, cette colère ne ressemblait en rien à celle que je ressens habituellement. Comme si c'était là une colère pure, nécessaire, qui me fit hausser la voix et crier dans une rage différente.

« Rien Sophie ! Rien n'a changé ! Est-ce que tu sais tout ce que j'ai détruit pendant toutes ces années ?! Moi j'ai déjà perdu le compte, je... Je pensais qu'en détruisant tout ce qui me dérange je serais enfin heureuse... Que ma colère partirait enfin... Ça ne me fait plus rien de tout détruire, je sais depuis longtemps que je serai jamais libre ! Mais tu sais... »

Étaient-ce des larmes que je sentais couler sur mes joues ? Je n'avais pas pleuré depuis des lustres au point que je ne connaissais même plus cette sensation, mais ça y ressemblait... Elles coulaient d'elles-mêmes en accompagnant ma tête basse et mon poing venant se serrer d'une douce force sous cette nouvelle colère mélancolique.

« Le plus douloureux c'est de n'avoir qu'un seul sentiment dans le cœur et de le laisser dicter ma façon de vivre. C'est pas mes parents qui m'ont rendue comme ça, c'est moi et moi seule... Mais c'est comme ça. Je suis un monstre. »

Étrangement je ne ressentais pas l'envie de la détruire malgré toute la colère qu'elle m'avait fait ressentir. Peut-être que ses mots ont réussi à me toucher ? À qui je pourrais faire croire ça... Bien sûr qu'ils ont réussi à me toucher. Et c'est tout ce qu'il fallait pour en finir ici, la porte de la chambre s'ouvrant d'elle-même alors que je m'y dirigeais sous le regard compatissant de Sophie. Le monstre n'était plus là et ma vie dans le rouge remontait peu à peu, mais cette histoire de plus grande expérience du jeu semblait claire maintenant.

Beast [SAO]
Anonymous
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Invité
Al [Esquisse]
Anonymous
HRP utile pour comprendre le texte:


Elle traînaît au fond d'un vieux laboratoire. Dans un dortoir en miettes, entre deux pièces utiles. Fouillé d'un coup d'oeil, barré de la carte, absent des registres.
Elle qui l'attendait là où lui seul viendrait errer, il lui avait suffi d'un léger geste de la main pour attirer son attention, d'un nom soupiré pour que la discussion commence.

▬ Je n'ai pas le temps pour les délires d'un Objet.

Puis d'un argumentaire houleux pour que les souvenirs fassent leur chemin, soient confrontés et soient acceptés. Chaque preuve avait résonné comme une claque.

Il l'avait appelée Sophie.
Le pire cadeau de ses cinq ans. Une paresse de sa grand-mère allemande. Une vieillerie impersonnelle, sortie d'un placard pour finir dans un autre placard - celui d'un petit garçon qui voulait des dinosaures et des expériences de chimie.
La version originale ne parlait pas, mais il l'avait toujours imaginée avoir cet air suffisant et précieux.

▬ Tu voulais un nom qui sonne français. Un nom de petite conne.
▬ Je ne m'étais pas trompé.
▬ Il fallait bien une petite conne, pour rester avec un petit con.

Al s'était assis sur le lit en face de celui où la petite princesse de porcelaine s'était grâcieusement installée, rutilante dans tout ce bordel. C'était sûrement une blague sadique de l'Esquisse. Elle l'avait fait à d'autres. Il n'était qu'un énième dindon venu se faire arracher les ailes et casser en deux par une quelconque ironie.

▬ Je suis toi.
▬ À d'autres.
▬ Pose-moi une question sur toi. Je t'assure que j'y répondrai mieux que tu ne saurais le faire dans cet état.
▬  Non merci.

Il baissa la tête. Il pouvait sentir des petits créatures grouiller à chaque coin de la pièce. Une armée peu discrète, qui attendait les ordres de son général. Parmi eux, un vieux piano multicolore avec les mêmes coups de feutre sur les touches, planqué entre deux meubles. Sur le guéridon, son premier boulier, ne pouvant s'empêcher de compter. Plus proche de lui, une queue de dinosaure, mal dissimulée sous un oreiller.
Il allait peut-être réellement se faire plumer par ses propres jouets. Mais à ce stade, ça n'avait plus vraiment d'importance.

▬ Je commence alors. Tu sais ce que tu fous ici à me parler ? Alors que tu as bien mieux à faire et que, très franchement, même moi je pourrais t'achever.

Il soupira.

▬ Il ne marche pas, ton jeu. Je n'ai qu'à réfuter toutes tes réponses, puis en inventer une au hasard que je validerai, puisque moi seul peut attester de mes raisons.
▬ Je n'ai qu'à donner une réponse que tu seras obligé de valider.

Ben voyons. Qu'elle essaie pour voir.

▬ Tu cherches désespérément les conversations, et à travers elles l'approbation des autres, mais la réalité continue de te foutre des claques. Tu venais ici pour pleurer dans un coin, et quand tu m'as vue, tu t'es accroché à l'espoir d'avoir trouvé un interlocuteur - si possible à mépriser. Tu faisais ça à cinq ans. Tu fais ça maintenant.  

Le bout de ses ongles s'enfonça dans la paume de sa main. Ses joues rougirent, étouffées par un air qui lui arrachait soudainement la gorge.
C'était ça. Une réponse qu'il était obligé de valider. Une réponse qu'elle arrachait à son corps. Une réponse qui l'empêchait de penser clair et de bricoler un mensonge.
▬ C'est.. c'est facile de me prendre de haut.. mais toi, tu n'étais pas là.

Tu n'étais pas là, à mon réveil sous le ciel rose. Tu n'étais pas là, quand je me noyais dans l'angoisse et que je tentais d'être fort, quand j'ai commencé à retenir leurs visages et me suis embourbé en voulant porter le poids de leur vie. Tu n'étais pas dans la Ville attaquée et tu n'étais pas non plus dans ses ruines, à crier les noms de gens que tu ne verras plus jamais. Tu n'étais pas dans un camion étroit en route vers le bout du monde, coupable et perdu. Tu n'es même pas dans ce laboratoire froid et peuplé d'inconnus, seul et las.

▬ Toi, tu es là-bas, dans le placard de ma chambre. Tu entends mes parents se lever le matin alors que le coq du voisin beugle comme si on allait l'égorger. Tu sens le café du matin et tu pues l'enfant gâté. Tu es là-bas et tu n'as à te soucier de rien, pas même de ce que tu vas manger demain. Tu peux me trouver misérable, mais tu n'as rien à me dire, ni à m'apprendre.

À côté de lui, le dinosaure se faufila jusqu'à lui. Il s'allongea à côté de lui comme un chiot fatigué près de son maître. Il fallait dire que c'était son dinosaure, celui qu'il préférait entre tous, le seul qui le pardonnerait de tout. Mécaniquement, Al laissa sa main glisser le long de sa peau rugueuse.

▬ Je suis au paradis. J'ai une famille qui m'aime pour ce que je suis. J'ai un ami qui me supporte et des jeux à n'en plus finir. J'ai le luxe de ne pouvoir ne me poser que des questions stupides et d'éviter tous les vrais problèmes. Je suis un enfant gâté et comblé que tu ne devrais jamais cesser d'envier.  

C'est vrai. Il les enviait autant qu'il les détestait. Il voulait s'accrocher à eux, revenir en arrière, autant qu'il voulait les démembrer.

▬ Maintenant, question suivante. Pourquoi est-ce que je suis en colère ?
▬ Parce que je suis misérable.
▬ Non, ça je m'en fous, j'ai l'habitude. On a tous l'habitude. Tu nous as raconté tellement de conneries quand tu pleurais.

Le dinosaure se retourna doucement et commença à lui caresser la main avec ses petites pattes. Une situation plus réaliste.

▬ Je suis en colère parce que je te tends un piège potentiellement mortel et que tu n'essaies pas de l'éviter. Je suis en colère parce que tu t'assois là comme à la plage, tendant presque le baton pour te faire battre. Tu as pris des claques et elles t'ont fait oublier tout ce que tu es. Tu es parti au bout du monde, et tu oublies pourquoi tu dois rentrer.
▬ Je n'ai pas…

Si.

▬ J'ai choisi d'oublier. J'ai choisi de ne plus rentrer, si ça voulait dire rentrer couvert de plaies, le visage méconnaissable. Si ça voulait dire être coupable d'abandon et pardonné de tout. Si ça voulait dire être enlacé, mais ne sentir au toucher que des couteaux s'enfoncer dans mes plaies.
▬ On prendra notre temps.

La petite princesse sauta du lit, fit quelques pas, grimpa sur celui d'en face, puis fit lentement le tour du garçon.

▬ Au début, tu resteras dans ta chambre, à te morfondre toute la journée. Tu penseras être la pire ordure. Tu casseras même une chose ou deux. On reviendra le lendemain, et la même chose se répêtera. Une semaine plus tard, peut-être, les choses commenceront à se délier. Tu parleras. Peut-être pas à tout le monde, mais à quelqu'un au moins. Tu lui diras tous les noms qui te hantent et toutes les choses horribles. Puis tu sentiras ton poids s'alourdir, au moins un peu. On te laissera nous jeter et on reviendra, jusqu'au jour où tu accepteras de nous sentir à tes côtés. Tu commenceras à nous enlacer timidement, et enfin, juste une fois, tu bégayeras pour nous quémander un pardon que tu auras déjà obtenu.

Un toucher derrière lui. Ils étaient dos à dos. Ou peut-être qu'elle le caressait aussi.

▬ Il te faudra quelques années de plus pour l'accepter. Des années d'errance. Jusqu'au matin où, tes plaies refermées, tu pourras vivre à nouveau. Ce matin-là, tu entendras le coq et tu sentiras l'odeur du café. Tu regarderas le calendrier, tu y verras les nombreuses années qui te restent à vivre et tu commenceras à y inscrire quelque chose.

C'était un beau mirage. Un mirage parfait pour se faire plumer.

▬ Et si je ne rentre jamais ? Même si je cherche tout ma vie, il n'existe peut-être pas de sortie.
▬ Alors on sera là aussi. Dans un dortoir en miettes, entre deux pièces utiles.
▬ Et si je suis dans la plaine, très loin d'ici ?
▬ Alors on sera sous un vieil arbre décrépit, cachés entre deux branchettes.
▬ Et si l'Esquisse vous brise et emporte vos éclats, comme elle l'a fait pour tout ce qui compte ?
▬ La bienveillance peut prendre bien des formes. Parfois, elle prend celle d'objets en colère. Parfois, elle prend celle d'un plat tendre. Parfois, celle d'un rêve un peu plus doux que les autres. Elle reviendra jusqu'à ce que tu l'acceptes.

Et à ce moment-là, tu seras revenu.


Le mot de la fin:
Al [Esquisse]
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