Just Married
×
Le Deal du moment :
Codes promo AliExpress : jusqu’à -50€
Voir le deal

— ♕ —

—  ♕ —
Messages postés :
9980

Inscrit.e le :
22/11/2013


Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Épreuve 3 ;;
Jouet avec le feu
La nostalgie, un beau sentiment, mais parfois un peu triste. Pourtant, voilà que vous retrouvez vos jouets d'enfance. Ceux qui vous ont suivi durant de nombreuses années et qui vous ont vu grandir. L'occasion de se remémorer de bons moments passés ensemble. Attendez... Est-ce que l'un d'eux ne vient pas de bouger ?! Mais si, le voilà qui s'approche de vous et, visiblement, il ne semble pas particulièrement content. Ses camarades non plus. Apparemment, ils ont des comptes à régler avec vous.

Rappel des règles

✗ Cette épreuve est un duo écho.
✗ Vous avez deux jours pour faire un post chacun.
✗ L'épreuve se termine donc le 29 mai à 23h59.
✗ Les posts sont limités à 1500 mots maximum.

✗ Rappel du duo écho
Dans une épreuve duo, deux champions de forum différent sont mis ensemble afin de poster chacun un post unique de 1500 mots maximum.
La particularité, c'est que dans un duo écho, les deux textes doivent faire écho l'un à l'autre. Cela peut-être au travers d'un même personnage apparaissant dans les deux posts, une même scène, une action identique... Quelque chose doit lier les deux posts selon le détail qu'il vous plaira. Laissez libre court à votre imagination !
Attention, utiliser un même code ou faire apparaître une même phrase n'est pas suffisant. Jouez bien le jeu.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

 
L'Incontesté
Si t'es sage, t'auras un badge
Machine à écrire
A posté 100 messages
Invité
Cian Séis
Anonymous
Cian Séis

Up the Ante:

Cian:

Aujourd'hui aurait dû être une journée comme les autres pour toi. Après tout, tu devais juste aller faire un tour chez les parents pour aider à vider le grenier de vos vieilles affaires. Asling à déjà retirer ses cartons, même si trier n'est pas son fort, il à tout mis à la maison sans y toucher. Mais bon, il faut le temps de faire les choses. Toi tu sais qu'il y à pas mal de toiles à récupérer, de vieux instruments d'enfants. Il y a bien une petite boîte de jouets aussi mais très honnêtement tu t'en souviens assez peu. Tu préférais bien plus tes crayons. Et tu te souviens des boîtes entières que tu as pu utiliser. La peinture et les  kilos de matière que tu as appliqué sur les toiles blanches. Encore plus depuis bien sûr vu que c'est devenu ton métier, mais soyons sérieux, entre ton métier aujourd'hui et les peintures que tu as pu faire à l'époque de ton mutisme est vraiment différente. Dans le fond tu aurais presque peur de les retrouver.

Mais après tout, qu'est ce que tu risques? Tu entres dans la maison, les parents ne sont pas là, pas très étonnant. Tu connais l'endroit comme ta poche, tu n'a besoin de personne non plus, même si tu te demandes pourquoi tu dois aller vider le grenier déjà? Ils veulent en faire un bureau non? Ou c'était une salle de cinéma privée? Tu ne sais plus et ça t'intéresse assez peu. En tout cas, tu appuie sur l'interrupteur du grenier et commence à monter les escaliers. Tu es presque choqué du vide de l'endroit, depuis petit tu te souviens d'une pièce pleine de cartons, de vieux vêtements et autres objets remisés là-dedans pour éviter qu'ils prennent de la place dans la maison. C'est presque triste en vérité.

Bon allons-y.

Tu commence à prendre la boite, par nostalgie, ou curiosité, tu ne sais pas trop en réalité, tu l'ouvres. La se retrouve pinpin, le vieux Laporeille en peluche qui a pris des éclats de peinture de toutes les couleurs si bien qu'il ne ressemble vraiment plus à grand chose. Tu le poses plus loin assis sur un carton en continuant à fouiller. Bon finalement il y a beaucoup de petits jouets idiot. Ce genre de jouet qu'on trouve à l'achat d'autre chose. Comme les menus dans une certaine chaîne de fast food, ou en cadeau promotionnel à la sortie en vente d'un film ou d'un produit spécifique. Tu as même une peluche de Mousslor, la baleine à mousse d'une marque de lessive. Et clairement, tu en étais très satisfait.

Tu descends les deux premières boites de jouets un peu idiot dans la voiture. Ce n'est même pas la tienne, tu n'as pas de permis. Mais tes parents ont un chauffeur que tu as aimablement soudoyé à te transporter aujourd'hui en échange de tout ce que son fils pourrait récupérer. Autant dire, toutes les peluches et autres jouets de tes boites. Tu n'attaches pas tant d'importance à ce genre de chose dans le fond. Tu n'es que très peu matérialiste. En remontant tu compte t'attaquer aux multiples toiles. Tu ne remarques pas Pinpin, qui ne devait pas trouver la position assise confortable vu qu'il tient sur ses pattes tachetées de vert presque fluo. Tu vas donc regarder les premières toiles, les plus petites. Rien de très intéressant, ce genre de taille tu était vraiment petit. Une maison pleine de couleur, des hommes batons et autre choses joyeuses du genre.

Tu n'auras pas trop le choix de les envoyer au recyclage, autant dire les détruire mais ce n'est pas comme si tu allait pouvoir en faire autre chose. Tu avais largement sous-estimé le nombre de toiles, il va falloir faire plusieurs voyages. Tu portes le premier lot jusqu'à la voiture avant de signaler ceci au chauffeur. Il n'a pas l'air contre, il t'aime bien et puis il est là pour la journée, un peu plus un peu moins après tout, qu'il te dit. Tu ris, parfois il est amusant quand même. Tu remontes encore une fois, un peu interloqué, quelque chose change dans le grenier, tu ne saurais pas quoi mais quelque chose à changer. Pinpin n'est plus sur sa caisse.. la toile face à toi est vide.. enfin, pas totalement, le décor du jardin est là, mais le ponchien que tu y avais dessiner n'y ai plus, tu t'en souviens de ce tableau, tu rêvais d'un ponchien, parce que c'est un pokemon facile et qu'il était super bien côté pour les enfants à l'époque. Tu n'avais pas encore eu Céléane.

C'est avec un peu plus de stress que tu continues tes voyages, vous videz la voiture une première fois avant que tu remonte dans le grenier. Cette fois, tu es sûr qu'il y à un problème. Le tableau devant toi c'est un des premiers que tu as fait après ton mutisme.. tu étais terrifié, le monde était un enfer, et ce tableau contenait un monstre qui voulait surement te manger, tu te figurais chaque adulte ainsi après ce traumatisme. Mais le plus grand souci, c'est que le monstre n'est plus là.. Mais s'il n'est plus là? Où est-ce qu'il est? Un long frisson parcourt ton échine. Ce monstre représente tout ce qui te fait peur et t'a jamais fait vraiment peur dans la vie. Une peur si intense que tu n'avais plus parler durant des années. C'est dire. Et si aujourd'hui tu en était sorti, tu ne veux pas qu'il te trouve.

Et tu sais, tu le sens, il est derrière toi, comment tu le sais? Tu n'en sais rien, mais tu en es certain. Tu fermes les yeux en tremblant. Tu sais aussi que même si tu forçais tu n'aurais pas pu sortir un seul son. Tu commences à te renfermer, tu t'accroupis, puis pose les bras sur ta tête. Tu sens cette pression dans ton dos, le bruit des camarades qui rigolent de l'époque. Dans les traits agressifs du monstre que tu avais créé toi-même. Tu n'oses plus lever les yeux, jusqu'à ce que la présence cesse de s'approcher. Il est dans ton dos mais rien ne se passe. Pas une attaque. Pas de fin du monde. Pas de  cri, de moqueries et autres explosions auxquelles tu t'es toujours attendu. Ca te perturbe un peu.. Tu finis par regarder en arrière, le monstre est bien là, mais il n'est pas seul.. tous les monstres de cette période sont là, tous sortis de tes toiles. Ton cœur s'accélère et tu recule le plus possible, les toiles tombent autour de toi, jusqu'à celle qui va rester dans ton dos à te soutenir.

Tu paniques assez littéralement. Même s'ils ne veulent dire quelque chose que pour toi, tu en as trop peur pour ne serait-ce qu'appeler à l'aide. Tu pleure sans arriver à appeler le chauffeur, sans pouvoir prévenir qui que ce soit, tu va finir mort, tout seul, de panique dans ton propre grenier, en proie à des cauchemars d'enfance, si c'est pas idiot ça. Actuellement tu hais tes parents d'avoir voulu vider cette pièce. De ne pas les avoir juste jeter eux-mêmes. Tu ramènes les pieds contre toi en pleurant tant et plus. Dire que tu avais promis à Asling que tu reviendrais vite. Tu ne vas même pas pouvoir le faire, tu en as marre de tout ça, tu voudrais juste oublier cette période. Le monstre grogne, oui, et bien, toi aussi ça t'énerves, des années que ça t'énerves. Des années que tu as peur que ça recommence. Des années que tu as envie de hurler à cette prof que tu ne voulais pas passer devant tous ces inconnus. Que tu as envie de hurler que leur regard est horrible. Des années.

J'EN AI MARRE DE VOUS AUSSI. LAISSEZ MOI!!

Tu as fermé les yeux en criant.. l'air passe de nouveau dans la pièce et en les rouvrant.. il n'y a plus rien, plus de monstre, plus de cris, plus de voix.. Qu'est ce qu'il vient de se passer exactement tu ne sais pas, de la fatigue peut être. Tu met un long moment à te relever. Au point que le chauffeur à eu le temps de venir te demander ce qu'il s'était passé ici.. une simple maladresse.. En regardant le capharnaüm au sol, tu remarque que la toile contre laquelle tu était appuyée est celle de Céléane, les cartes de jeux étaient populaires à l'école.. tu avais peint la carte d'un otaquin, ton otaquin.. avec de fausses attaques. Le bubule câlin.. parce que Céléane faisait des bulles en plein câlin tellement elle était heureuse. Et le lancer de balle, c'est assez classique, un otaquin et sa balle.. mais ça te faisait rire.. aujourd'hui encore tu ris un peu.. qu'est ce que tu as pu être idiot..des peintures qui t'attaquent, et puis quoi encore.
Cian Séis
Anonymous
Si t'es sage, t'auras un badge
— Just Married —

Messages postés :
34

Inscrit.e le :
02/05/2022

Description de Bunta:



  Trop d’affaires, de souvenirs de partout, et mon déménagement en goulot d’étranglement étouffe toute velléité d’un transfert complet : tri obligatoire ! Une malle au grenier sur laquelle une tarte de poussière avait été cuisinée par les ans était ma prochaine victime. Lourde, d’un bois beau de vacances, j’eus un mal terrible à la descendre mais la voilà après efforts, râles et sueurs, dans mon bureau. Je fus pris d’une distance saisissante entre cette malle et mon cœur, un vertige particulier aux bords d’étés d'antan ; elle venait de cette catégorie d’objets qu’on ne voulait ni abandonner, ni garder, qu’on attendait d’oublier le temps que la réalité la fasse disparaître. Soudain, la malle eut un à-coup, un éternuement.

“Tu ouvres, BÂTARD ?” me faucha au cœur une voix calfeutrée.
“Quoi ?” J’aurais eu une crise cardiaque si ce n’était le juron : la Mort ne pouvait baigner dans le vulgaire.

  Puis vram ! Baston intérieure ! Si en chaque coffre se battaient deux loups, les deux gagnaient, moi, je vérifiais si les bières du bureau n’avaient pas causé ce remue-méninge, puis la malle tombe en avant et dégobille toutes mes vieilles affaires. Kaplas, corde-à-sauter, toupies électriques, tricératops jaune dégueu, tout se versa au sol et je m’agenouillais face à l’oeuvre du fantôme, suant de terreur.

“Bounty ! Ah camarade, sacrées retrouvailles, t’as gagné quelques rides payées avec tes cheveux !” Mon paquet de cartes Pokemon, étalé sur une ligne, se recomposa de lui-même et me fis face d’un seul deck, la carte Otaquin en première de file.
“Quoi ?” Je me touche le front à la recherche d’une fièvre ? puis je prononce comme une bénédiction pour me protéger des hallucinations : “Je vais bien !”
“Cool pour toi.”
“JE VAIS BIEN !”
“Ok Ok !”


  Le reste des jouets prenait vie devant mon air interdit, ahuri, la bouche ouverte, je tombais en arrière. Les kaplas créèrent différentes structures à une vitesse de sorcier, des sièges aux peluches, des garages aux voitures, en bref, une vraie ville, enfin, un escalier pour le deck Pokémon afin qu’Otaquin, 70 PV, fut à ma hauteur :

“On va la faire courte, camarade.”
“Salut”
fit la carte Ekaiser qui passa devant Otaquin.
“Hello” par Morpeko, idem.
“Shiny !” chanta un Kraboss doré, “Like a treasure from a sunken…”
“Bonjour Bunta”
, d’un Minisange ensuite.
“Bonjour…”Le reste des cartes s’enchaîna à grande vitesse et petits saluts jusqu’à Otaquin à nouveau.
“Tu sais… je te suis loyal, Bounty, très loyal. Je tuerais père et mère pour sauver ma famille. Je serai pour toi le porte-parole de Salopiolis.”
“Salopiolis ?”
, prononçais-je, encore apeuré.
“Notre communauté. On s’est trouvés un nom à ton honneur. Je n’ai pas voté pour celui-ci. Pas au premier tour.”

  Maintenant qu’il le disait, tout le monde avait formé un sale arc-de-cercle autour de moi et aucun visage (visage, fallait voir large) ne semblait amical. L’ambiance n’était pas tendue : elle était acérée.

“Bounty, écoute, pendant que tu nous as plongés dans ce tombeau, on s’est tenus les coudes, tous ici, à attendre, on s’est unis contre l'adversité.”
“Bien sûr…”
acceptais-je d’une voix blanche.
"Ça veut ta peau derrière moi.”
“Ok…”
“Ce qu’on veut maintenant, c’est une rétribution. Envoie-nous, donne-nous, qu’on reste ensemble au minimum, qu’on rencontre du monde… TOUT sauf les ordures, compris ?
“Et la punition !”
hurla une peluche d’ours sans nez, “PUNITIIION !” Otaquin semblait gêné, il enchaîna :
“L’oracle avait prévenu que tu viendrais nous délivrer, on s’était préparés.”
“Vous avez un oracle ?”
“Deux. Moi.”
intervinrent mes anciennes jumelles, à moitié emmitouflées dans leur sacoche.
“C’est parce qu’elle voit loin, c’est ça ?” tentais-je de plaisanter. L’accueil fut tiède :
“Bah oui connard.”
“PUNITIIOOOON !”
“On va calculer ton amende maintenant, c’est obligé.”

Puis roulèrent toute ma collection de billes hors du sac, toutes de tailles et couleurs différentes. Otaquin les présenta :
“Ce sont nos nouveaux financiers et les courtiers de Salopiolis, comme tu as gardé Tirelire-Gratouille.”
“Bah, il était utile.”
, me justifiais-je… Ce qui électrisa encore plus la foule.
“La piétaille est jalouse.” surligna la vieille tirelire de chat en question, de mon bureau, aristocrate, fort des 785 yens entassés en lui.
“Regardez ce faux-cul !”
“Je vous l’avais dit, de vous trouver un travail à long-terme.”
“On T’AURA !”
manqua de s’étrangler une balle de tennis. “Fumier de capitaliste !”
“S’il vous plaît, je calcule l’amende.”
annonça une bille galaxie. “Nous sommes à Tokyo donc le cours des billes légères est atténuée, très faible valeur sur goudron, peau rugueuse demandée. Hmm. Pour la détention forcée, trois calots par année, pas moins ! Pour la souffrance et l’humiliation, je demande vingt agates OU araignées et ENFIN !” Le public retint son souffle, moi, je m’attendais au pire. “Enfin, pour la charge sentimentale TRAHIE…” Même Dieu s’était tu pour écouter la sentence… Conclusion : “Un trou noir.” Murmures et clameurs dans le public !
“Pour rien au monde je lâche un trou noir !” me rebellais-je subitement.
“Ah si !”
“Si vous ne payez pas l’amende, vous finirez au fond du trou”
, prévenait un calot.
“Ah ouais ?” Je m’excitais, je reprenais pied face à ce bordel. “C’est l’hôpital qui se fout de la charité, venant d’une bille !”
“Inacceptable ! Deux pépites pour outrage !”
“M’en fous, je paie que dalle !”
“Pauvre fou…”
grondait une voix, puissante comme un volcan, lente comme le temps : c’était ma figurine à peau hyper-réaliste de T-Rex qui dépassait haut-la-main les vingt-cinq centimètres. “Tu sais ce qui se passera si une insolence de plus traverse ta bouche ? Je vais te mordre petit Bunta, écraser ma chair sous mes dents si bien que quand j’en aurais fini avec toi, tu auras une marque qui te restera jusqu’à la fin de la journée.”

  Il termina à peine sa phrase que mon pied l’éjecta comme une fusée et il percuta le mur dans un râle grandiloquent. Tout le monde me regarde.

“ON LE PEND !” hurla le gang de mon matériel de chimie pour apprentis. Xylophone multicolore, crayons de pastel, caméras d’espionnage et voitures, tous me chargent en hurlant. Je récupère Otaquin & co et je lance le paquet devant moi en ligne de défense.
“OTAQUIN ! ATTAQUE BUBULE CÂLIN !!!” Et l’otarie mutante de m’obéir et de balayer le champ de bataille d’une rangée de bulles qui explosa une muraille de kaplas et ses occupants.
“O-TA-QUIN !” cria une vieille cocotte qui se pliait à chaque syllabe : "TU-N'ES-QU'UN-TRAÎTRE !”
"DÉSOLÉ CAMARADE ! PLUS FORT QUE MOI !”


  Le chaos de cent jouets différents, avec lasers fluos, bruits ridicules, auto-sabotage, rangées de cartes pokemon balayées par un ours, vengées par le hasard, Gratouille submergé, effondrements, mortiers, séismes, aviations, en trois dimensions, dans la plus microscopique des batailles donnait un spectacle hilarant dont la tendresse ne pouvait être soulignée que par un “Tempelhof” : celui de mon imagination déchaînée d’enfant.

  D’un coup, je me mis à exploser de rire, quand je compris que les enjeux de cette bataille étaient à la hauteur de celle que j’orchestrais moi-même à huit ans, et tout ce beau monde me faisait pousser des éclats de rire exorbitants, jouissifs, à en sacrifier mes poumons, sous le soleil d’un été antique… Je riais, je riais... J’étais à nouveau en Août, à la campagne, et parce qu’à cette époque, une après-midi d’enfant durait plus qu’une semaine entière d’adulte, je disposais de quartiers-libres infinis…

  Quand le chaos se posa, j’étais assis, mon ordi sur les genoux, face à tous les valeureux guerriers, essences du feu de mes souvenirs et le seul qui n’avait pas participé à la bataille, un sabre-laser se rapproche de moi avec sa voix de McGregor.

“Tu nous as gardés parce que tu voulais préserver ton âme d’enfant, Bunta. Nous sommes les garants d’une époque dont tu ne peux te séparer.”
“C’est des conneries, y a pas d’âme d’enfant…C’est autre chose, difficile à expliquer…”
, je prononçais lentement, comme si je creusais encore la sagesse d’où je tirais mes paroles. “Adolescent, je cringeais sur vous. Des jouets de bébé, plus pour moi qui boutonnait. Mais en vous gardant, en faisant l’inverse de ce que j’aurais voulu faire, je voulais montrer que vous n’aviez aucune emprise sur moi. Vous jeter, c’était me mépriser, et il n’y a rien de pire à cet âge que de faire croire aux autres qu’on regrette notre moi passé, qu’on a été gosse et bête. C’était Bunta-Ado votre ennemi depuis le début… Mais le Bunta-Enfant vient de l’achever…”

  Je me rendis compte que je ne parlais plus à personne. Le sabre était tombé, inanimé. Silence absolu… Plus personne ne respirait, ne parlait, et quiconque serait rentré dans la pièce, avec les jouets par terre et le coffre renversé, ne verrait rien d’autre que cela. C’était terminé, ce cauchemar, cet ultime souvenir d’enfant ravivé à la vue de mon monde d’autrefois. J’étais de retour dans la réalité, le déménagement, et la vue des soldats tombés me provoquait un intangible sentiment de fatalité.

  Je me promenais sur un site et envoyai la description du lot entier de jouets que je pouvais contempler à mes pieds… Puis une réponse arriva, de “Magenta Sete”... et je m’exclamai du prix proposé :
“Seulement douze galaxies et quatre pépites !”
“Ils valent pas mieux”
, cracha Tirelire-Gratouille, “Mais tu peux en avoir facilement pour vingt yeux-de-chats supplémentaires.”
“Merci, t’es un chef.”
Bunta Nakayama
Si t'es sage, t'auras un badge
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Si t'es sage, t'auras un badge
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum