Just Married
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Épreuve 4 ;;
Ce n'est pas ma tasse de thé
Ah, les abeilles, les fleurs colorées, le ciel bleu… et voici revenus les thés. L’été ? Non, les thés. Car par ce charmant après-midi durant lequel vous aviez tant craint l’ennui, vous voilà invité à un pittoresque goûter. Tasses trouées, dialogues absurdes, étranges invités seront de mise alors préparez-vous… Mais tic-tac, hâtez-vous il est six heures, vous allez être en retard !

Contrainte

Dans ce duo, vous devrez chacun former un acrostiche (premières lettres de chaque phrase ou paragraphe formant un mot quand elles sont lues verticalement) mais également vous faire miroir de l'autre : tandis que l'un fera son récit en commençant par le début de l'histoire, l'autre déroulera le fil en partant de la fin.

Rappel des règles

✗ Cette épreuve est un duo miroir.
✗ Vous avez deux jours pour faire un post chacun.
✗ L'épreuve se termine donc le 29 mai à 23h59.
✗ Les posts sont limités à 1500 mots maximum.

✗ Le duo miroir
Tout comme le duo écho, le duo miroir se fait à deux. Un champion de deux forums différents doivent rédiger un post de 1500 mots maximum.
Dans le duo miroir, les deux textes doivent être le miroir l'un de l'autre. Ils doivent se répondre comme des reflets dans un miroir. Cela peut être à travers la personnalité des personnages à l'opposé l'une de l'autre, comme leur façon de réagir à une même scène.
Cette épreuve se déroule sur 2 jours complets.


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

 
L'Incontesté
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Machine à écrire
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Invité
Melkus [elysion]
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Anna

Fables cannibales

Il ne faut pas confondre les apprentissages des banquets avec les ensaignements des fesses d’un !


  Le claquement de la porte. Anna accéléra encore. Le bruit de ses pas sur les dalles humides produisait un sinistre et enlevé ricochet. Elles l’entendaient, elle le savait. Les grosses voix allaient s’élever et fondre sur elle en des tombereaux d’injures suivis trombes de salives brunâtres… Elle avait hâte ! Oser arriver en retard au goûter du déchiqueté était une preuve de courage, oui, quel chic de se pointer au débotté à l’heure du thé.

 Les lourds montants reculèrent avec lenteur et Anna plongea au milieu de la pièce. Le soleil de l’après-midi non convié, on n’y voyait que par les faibles éclats de flambeaux épars, auxquels s’ajoutait celui d’un feu central, où figurait, joyeux et superbe, la collation masculine bien en viande. Une chaleur d’enfer et de fête régnait comme dans une marmite d’anniversaire. Les mères, attablées en U, frappaient leurs couverts dans une harmonieuse cacophonie, projetant leurs ombres endiablées et hilares, au travers des volutes de fumées noires.

 Dans cette journée si particulière, chacune portait un masque, celui de la sorcière, de la louve, de l’ogresse, de la chasseresse… Toutes devenaient des monstres pour émerveiller l’apprentie. Elles ne manquèrent d’ailleurs pas l’entrée d’Anna. En un froissement de leurs longues robes d’un beau gris sale, elles furent sur elle. Anna sentit l’haleinée carnassière de la première caresser sa nuque, tandis que les griffes câlines d’une seconde lui ôtaient son bonnet et faisaient tomber ses boucles. Elles l’entraînèrent ensuite dans une danse de cris, de crocs et de concorde.

 Par un hurlement amoureux, mère tigresse mit fin à la liesse. Les canines orange sanguine se replient derrière le pli sévère de la lèvre.

« Vous êtes en retard, Anna ! Vous avez manqué le retour de la traque et la cérémonie de la tueuse. Avez-vous les moyens de briller autrement que sur le grill ?

— Il me reste le chant des exploits de la grande chasseuse. Si j’acrostiche sans anicroche et poétise sans précipices, j’éviterai la broche et les épices ! »

Encerclée au centre des tables, enfiévrée par le rythme des rires des mères fauves, Anna se lance.

Geste de la tueuse joyeuse

I
Faut-il l’entendre brailler celui-là
Ah le très brave homme en si triste état,
Bavant face aux mères, pauvre bêta
Lent, trop lent, si lent, petit scélérat
Et près des louves, roule piètre rat

Recule ! Pas là, ah trop tard mon gars
Il l’a, hum, la broche dans le baba,
Il gigote le gigot flagada
Le coutelas taille le cervelas
Plus de vacarme, préparer sa carne
Chair de charme alors festin sans alarme !
En voilà, en voilà un mets de choix !

II
Facile de saisir une bête homme,
Alors, mais allez-y mes bonnes pommes,
Bondissez, prenez-le dans son slalom,
Léger le mec, pas d’arthrose de nonne
Et, mais, il gît là, pomme dans la trogne,

C’est qu’il venait de voir le podium
La tueuse sans peur et gastronome
Oh, il l’a fait courir, sacré bonhomme !
Il le crut, elle, elle piquait un somme !
Elle le rattrapa sans médium,
Une lame fichée dans le rectum
Lui restait qu’à faire son post-scriptum

III
Faux guerrier, mais alors vrai orgueilleux,
Arrogant à phallus peu valeureux,
Bassinait le peuple de son vœu pieux :
Laminer cœur de mère par l’épieu
Encouragée par les spiritueux

Il partit donc sous un ciel nuageux,
On le nommait Le Roland Furieux
Par ironie par rapport aux vrais preux
Il filait comme un imbécile heureux
Quand il vit ses dents, ses doigts tortueux
Il couina, et elle, chat vicieux
Prit bien tout son temps pour le malheureux.

IV
Fatalement comme un coléoptère
Attrapé par une enfant sanguinaire
Bien pour ce hère, mais quelle galère
La tueuse entonnait un « les artères ? »
Et il répondait, « ah, nique ta mère ! »

Oh le vilain, surin dans les viscères
Mais il fait froid pour les tripes à l’air !
Un peu de fil ne laisse rien derrière !
On est pas des bêtes, mon mammifère
Tu seras mangé dans un sanctuaire
Pour un goûter avec de beaux couverts
D’argent, mon cochon, alors tu es fier ?

V
Ficelé sur le dos d’une monture
Amer, il goûtait la déconfiture
Brinquebalé par la terrible allure
(La tueuse avait faim sans mesure),
Eploré de finir en nourriture,

Mais s’interrogeant sur sa garniture !
Il sanglotait blâmant cette aventure,
D’autant plus que toutes les dix masures
Elle tâtait sous toutes les coutures
Car « si victime molle, chair trop dure »
Et il était de bien piètre texture
Et alors ? Ajouter coups et blessures.

VI

Féroce, elle s’avança lentement
Au sol, la proie s’écrasa lourdement
Béates, ce n’est plus que joyeux chants
La tueuse savoure son moment
Elle est le plus mortel des instruments

Chef du lard et du la dorénavant
Elle joue, bénit, sert tous les présents
Déesse, elle extrait du mort son essence,
Qu’elle verse aux mères impatientes
La plus jeune a manqué ce bel instant
Zut, le goûter est passé, plus le temps
La tueuse part vers les jours de sang.


« Quelle improvisation ! mais tu as résumé bien vite la cérémonie. Anna, pourquoi mange-t-on les hommes au goûter ? »




Réflexions sur le cannibalisme lors d’un charmant après-midi pendant un pittoresque goûter

 Manger son prochain est rarement bien accepté par la plupart des sociétés. Pourtant, cet acte est une part essentielle de notre culture. Alors, comment le justifier ? D’autant plus que le lier à l’activité récréative d’une collation pourrait passer pour une provocation. Non, nous ne sommes pas qu’un regroupement d’êtres loufoques et terribles éprouvant dans le sang et la chair, ce que certains trouvent dans le sucre d’une pâtisserie, le côté âpre d’un thé noir ou encore le gras d’une crème glacée. Il y a dans le goûter anthropophage pour nous bien plus qu’une simple gourmandise maudite, d’où l’horreur de mon retard du jour.

Tout ne se passe pas dans l’estomac, mais au contraire débute dans la tête. Notre communauté a vu le salut dans l’ingestion de l’autre en commençant par une fascination pour le mot. Tout d’abord il y eut donc non le verbe, mais le nom « cannibale ». La veine des premières syllabes « canni » résonna dans tout l’être des mères premières, ou plutôt dans le prolongement de leurs canines. La clef était là, celle qui lie les fonctions vitales de l’existence, respirer, communiquer, manger, elle prenait essence dans le terme, dans ce « c » qui est une bouche omnisciente et qu'elles ont su percevoir.

Mais nous ne sommes pas des linguistes, mais des guerrières. Ce fondement ne pouvait donc suffire, alors notre pratique du cannibalisme trouve également sa source dans la discipline de la diététique. Un esprit sain dans un corps sain d’accord, pourtant nous avons préféré un esprit correct dans un corps énorme et sec. Le mâle humain est un réservoir de protéine précieuse. La quantité de viande est importante, de plutôt bonne qualité en choisissant convenablement le spécimen, et dotée de la saveur délicate et subtile de ce qui révulse les masses. De plus le sang masculin possède un taux de fer immense et si facilement assimilable !
 
Se bâtir un corps n’est toutefois pas l’objectif principal non plus. Notre force vient de l’union dont nous donnons le témoignage encore une fois dans ce goûter. Pour ne pas être seuls, certains adoptent un chien, nous, nous mangeons notre voisin. Cette transgression a été l’occasion pour les premières mères d’établir une collaboration éternelle entre ses membres, un lien dans le sang et la graisse d’entrecôte de combattants trop curieux. À chaque marchand perdu méchouisé, c’est la communauté qui faisait un pas de plus vers l’union. C’est dans le rejet des autres et le repliement vers ses pratiques communes les plus déviantes que naissent les grandes forces !

 Et cette force qu’est-elle ? Il ne s’agit pas de la gentille réunion d’un groupe prenant son goûter autour d’une assiette de tripes d’aventurier raté, pas plus que de la simple ambassade d’un ramassis de guerrières fanatiques, ce moment, c’est celui d’une véritable cérémonie religieuse. Nous mangeons le mâle pour dissoudre le mal en nous et le purifier. De l’obscurité masculine, nous tirons de sa cuisson bleue, thermostat deux, la possibilité de la fondre dans la lueur féminine. À chaque bouchée, nous rétablissons une réalité première, une unicité perdue. Et c’est pourquoi, je conclus ainsi, il faut imaginer la victime heureuse et le cannibalisme comme porte vers le bonheur.



 Anna vacille. Elle sent la tendresse rugueuse des mères qui l’entourent. Elles lui balafrent l’échine et porte à ses lèvres une tasse de sang chaud. Anne s’étouffe à moitié. Elle s’écroule et roule sur les pavés. Elle se redresse. Face à elle, la tueuse. Un petit montagnard s’était égaré aux abords du temple. Fascinée, elle tend à la chasseresse un tendre morceau de foie et elle rit, rit, tant qu’elle éclate en sanglots. C’est si bon. Elle se jette sur elle et couvre ses joues de baisers hémoglobines. Sa bobine rubis se frotte contre la sienne. « Tu es la star de ce goûter » murmure Anna. Elle prend doucement l’annulaire gauche de son modèle et le fiche dans l’œil du gamin imprudent.

« Apprends-moi à être la reine des quatre heures »
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Flavius
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Sous les arbres d'une forêt impénétrable court une chasseresse. Elle renifle, elle erre, elle se promène, elle recherche. Les grillons chantent et leurs jolis mots font sourire la belle qui ferme les yeux et dodeline de la tête. Les cheveux blonds s'égaient et la natte où s'accroche une coccinelle devient une balançoire qui ferait bien rire l'insecte. Le petit instant passe et l'insecte s'en repart, passe devant les yeux de la traqueuse qui suit le petit chemin de caillou laissé par le vrombissement de ses ailes. Gentille petite coccinelle qui toute petite et toute frêle va aider sa grande chasseresse en l'amenant à une jolie petite proie qui passe par là et tout gentiment se fera vider de son sang.

Alors la recherche cesse et vient l'heure de la course. Sur le bois humide recouvert de mousse, voilà que la blonde fait la course et son visage se pare d'un sourire radieux, enfantin et cruel. Doucement. À pas de loups avançons, et promis, bientôt tu pourras à nouveau hurler ta chanson. Et hop on saute par-dessus la souche et hop on glisse sous la branche. D'un petit saut et d'un, on gagne un bon mètre et un et de deux petits pas et deux on plante une lame c'est ça être heureux. De trois de quatre on suit le peureux de quatre et cinq on fait durer le jeu. Le plaisir est dans la retenue, la bonne chère et..

Ah ça y est le pitoyable fuyard tombe, tout seul comme un grand, si elle n'avait pas pu lancer ses couteaux s'en serait presque décevant. Ah non il se relève, cool les courses reprennent, un peu plus à l’est, et ça sera moins de chemin pour revenir à la grande cabane des mères. Lance dans la main on ajuste le tir, pas la peine de se presser, le gars ne peut pas partir. On lève la main, on vise, on balance le projectile...Et youpi en plein dans la cible ! Le cœur qui bat se calme, se lèche et remet ses poils, les yeux perçants adoucissent leurs regards et les jambes cabrées s'apaisent c'est très bien tout ça.

Alors on saucissonne et on prend le jean-bon, on le met sur l'épaule on rentre en chantant à tue-tête les oiseaux répondent et ronronne même une grosse belette. Une comptine aux lèvres le doux chant s'élève, les arbres dansent, les branches se balancent, on choppe une autre corde et chut la proie. Faut faire la surprise, venir tout doucement. À pas de loups avançons, et promis bientôt tu pourras à nouveau hurler ta chanson. Et hop on saute par-dessus la souche et hop on glisse sous la branche. D'un petit saut et d'un un on gagne un bon mètre et un et de deux petits pas et deux on plante une lame c'est ça être heureux. De trois de quatre on suit le peureux de quatre et cinq on fait durer le jeu. Le plaisir est dans la retenue, la bonne chère est dans l'aventure, ne pas trop crisper la viande sinon pas cool une fois sous la dent.

Et vlan d'un coup de pied on ouvre la porte, la joie, les cris, la grande tueuse est de retour. Encore un peu, le sac est lourd, il crie beaucoup c'est pas marrant, soit poli en public, c'est pas parce qu'on sort les fourchettes qu'il faut s'agiter la couenne. Aller on plaque sur la table, tournebelotte et tournetricotte on enlève les cordes, on met des chaines, on ôte la plaque on enfonce le fer et pouf ! Le repas est sur la broche, c'est parti pour la cuisson, bien saignante et sanglante, bien hurlante et nous impatientes !

Et pif paf pouf, pourquoi on mange les gens ? Paf pouf pif c'est simple. Marre des crétins pas beaux qui dictent leurs lois, marre de devoir écouter des gens pas gentils et nous dire que c'est bien qu'on ait froid. Alors si on a pas graine, pas grave, on prend ce qui nous tombe sous le pouce et ben du coup tant pis si c'est pas cool mais bon au moins le sang c'est chaud, ça enlève la soif, et en plus on a plus les crétins pas gentils qui nous prennent notre bois, nos sous et nous cravachent. Non mais ! Et comme la viande c'est bon, comme le sport c'est bon aussi, ben...chaque repas c'est la fête de la vie et brochette dans le cul moi je veux un gros morceau !
Et hop on danse on chante, la meilleure chasseuse qui ramène la viande ! On rit, on chante, on boit, chacun notre tour on picote dans le gras, une viande plus ferme c'est ça qu'on veut, le gras pour la sauce et amenez les patates ! Et tourne la bière, tourne le fromage, une petite fondue, la langue pour le chérubin, et tous ensemble, on tape des mains sur la table, à trois, deux, un !

Beuuuurp ! Ça, c'était bon, ventre bien plein. Un gros coup d'eau, aaaaah c'est mieux. Aller, c'est le dessert, où est le gâteau ? Pas encore prêt ? Mince alors, mais on a encore faim ? Oui ? Alors on se lève on reprend ses affaires, un gros bisou à tout le monde, rendez-vous dans une heure. Je reviens avec un autre couineur et si Anna vient, apprenez-lui à arriver en temps et...à aller chercher du beurre !

Zou on y va, il y a tout un camp là-bas. Quand les animaux passent en harde tant mieux, on fera des conserves pour l'hiver. La troupe s'agite et lève les bras, salue la blonde et lui souhaite bonne chasse. C'est notre endroit notre territoire. Qui qui vient dans nos forêts alors qu'on prévient. Tant pis pour eux, de toute façon on aime pas les vilains. Elle repart ajuste ses sangles, ses lames et sa lance. Prend un fusil auto-viseur et quelques cartouches. La porte claque et go go pour la chasse, cette fois ce sera sans retenue y aura de la casse !

Le groupe est là, pas mal. Oh que de jolies proies. Il faudra dépenser de la cartouche et de la poudre en boite. Oooh il y a même un bambin. C'est si mignon et si doux, surtout avec du beurre et une fine tranche de lard autour.

Maintenant, c'est l'attaque et tir après tir ça pleure et on rit. Et pouf dans le genou, et pouf dans la tête, et pouf dans les...euh...Il y a des enfants ? Non ? A part lui je veux dire ? Personne ? Alors pouf dans les petites coucouilles ! Et on poursuit comme ça, on défend le territoire, ça transforme les intrus en passoire et les pissenlits en coquelicot.

Plus qu'un qui reste il est tout mûr, tout rouge aussi il voudrait bien fuir mais il peut plus courir. La mort radieuse sort du sous-bois, le sourire sanglant aux lèvres. Son couteau s'agite, feinte, trompe et schlack, une belle entaille à la joue. Encore peu, encore beaucoup, le couteau virevolte, brille tout rouge, tranche les tendons. Un dernier coup, et plus de cou, faut pas gâcher alors elle boit à la source. Le chant paisible monte dans le camp. La tueuse se relève, lèvres maculées de sang, reprend ses armes, aussi l'enfant. Tourne le dos et repart dans son royaume.

Les oiseaux arrivent et picorent, les gentils insectes se joignent à la fête. Il y en a pour tout le monde, la nature est belle. Quoi de plus agréable, qu'un gros corbeau qui sommeille ?

Retour à la maison sous un soleil couchant. La journée a été bonne. La viande aussi. Le temps d'un petit coucou furtif au banquet et c'est reparti, direction sa chambre. Là-bas on prépare le gâteau, les saucisses et le vin rouge spécial sans alcool. On prend une outre, on la perce avec des aiguilles et une petite douche revigorante. La peau blanche se pare de gouttes rubis puis de lacs, l'odeur de la mousse et des efforts laisse place à un parfum désaltérant.

Anna arrive et les rires aussi. Elle raconte sa poésie, son amie la récolte de la grande prairie. Elles partagent la nourriture et se câlinent. Les oiseaux viennent à une fenêtre, picorent dans leurs mains. Les deux amies dansent puis roulent sur les peaux, épuisées. Elle se battent un moment et Vesa gagne. L'innocence rouge macule leurs visages, celle des proies, juteuses et tendre. Pas de couverture, un feu brule et fait bouillir les os. Un bon bain puis le sommeil, réchauffée par l'autre et sous la garde d'un cerf, roi des forêts qui veille aux rêves, par la fenêtre, de deux cannibales, heureuses de l'être.
Flavius
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