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22/11/2013


Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Épreuve 4 ;;
Ce n'est pas ma tasse de thé
Ah, les abeilles, les fleurs colorées, le ciel bleu… et voici revenus les thés. L’été ? Non, les thés. Car par ce charmant après-midi durant lequel vous aviez tant craint l’ennui, vous voilà invité à un pittoresque goûter. Tasses trouées, dialogues absurdes, étranges invités seront de mise alors préparez-vous… Mais tic-tac, hâtez-vous il est six heures, vous allez être en retard !

Contrainte

Dans ce duo, vous devrez chacun former un acrostiche (premières lettres de chaque phrase ou paragraphe formant un mot quand elles sont lues verticalement) mais également vous faire miroir de l'autre : tandis que l'un fera son récit en commençant par le début de l'histoire, l'autre déroulera le fil en partant de la fin.

Rappel des règles

✗ Cette épreuve est un duo miroir.
✗ Vous avez deux jours pour faire un post chacun.
✗ L'épreuve se termine donc le 29 mai à 23h59.
✗ Les posts sont limités à 1500 mots maximum.

✗ Le duo miroir
Tout comme le duo écho, le duo miroir se fait à deux. Un champion de deux forums différents doivent rédiger un post de 1500 mots maximum.
Dans le duo miroir, les deux textes doivent être le miroir l'un de l'autre. Ils doivent se répondre comme des reflets dans un miroir. Cela peut être à travers la personnalité des personnages à l'opposé l'une de l'autre, comme leur façon de réagir à une même scène.
Cette épreuve se déroule sur 2 jours complets.


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

 
L'Incontesté
Si t'es sage, t'auras un badge
Machine à écrire
A posté 100 messages
Invité
Yong-Sun Moon
Anonymous
Yong-Sun Moon

Contexte de l'univers du personnage :

Présentation de Yong-Sun:

« Bienvenue à ma tea party ! »

Es-tu en train de rêver ? Tes yeux s'ouvrent, comme lorsque tu te réveille d'une nuit calme après un doux rêve. Une voix fluette s’immisce au creux de ton oreille, tu ne la reconnais pas cependant tu la comprends et l'entend distinctement.Ta vision se précise et progressivement tu prends conscience de ce qui t'entoure : L'odeur, les tasses à thé soigneusement disposées sur la table devant laquelle tu te tiens, ou encore les cupcakes multicolores. Tu bats des cils lentement tout en inspirant, comme pour t'imprégner des lieux. L'air que tu respires se veut doux et sucré, l'odeur te rappelle quelqu'un que tu aimes beaucoup alors tu souris. Même dans tes rêves, tu auras toujours une douce pensée pour celui que tu chéris depuis un long moment.

Rien que de l'imaginer à tes côtés, ton visage s'illumine. Tes pupilles balayent la pièce à la recherche d’un quelconque indice quant à ce que tu fais dans ce rêve étrange, tu es surpris parce que tu ne t'attendais pas à ce qu'une grande poupée de chiffon se tienne à ta droite, encore moins que l'adorable Winnie l'ourson occupe ta gauche ! La voix que tu entendais juste avant vient définitivement interrompre tes songes. Une petite fille ? Elle te paraît si réelle, elle semble s'être déplacée pour te servir semblerait-il du thé. La pauvre ne manque pas de renverser la moitié du contenu sur la jolie nappe mauve qui recouvre la table. Lui offrant ton plus beau sourire, tu la rassures, tu ne sais pas pourquoi exactement mais tu as envie de jouer le jeu, après tout autant faire de ce rêve un moment agréable. La fillette t'apparaît malade, elle tousse et vous raconte à toi et les autres peluches attablées, qu’elle veut jouer avec vous car ses amis ne peuvent pas lui rendre visite.

Gentiment, tu l’écoutes et tu finis par te prêter au jeu. Tu ne sais pas pourquoi tu fais ce rêve, mais apparemment pour la nuit tu seras : Un ami imaginaire. Avec surprise tu te rends compte que le thé est un sirop pour la toux, et cette petite tousse beaucoup il est vrai, alors comme le ferait une mère avec son enfant tu lui intime de prendre ce sirop à la fraise, tu en prends même une gorgée réprimant une grimace car tu as horreur des médicaments. Cette bouille d’amour se nomme Alice, elle te raconte beaucoup d’histoires, son amoureux, ses parents, son petit hamster et tu l’écoutes avec attention.

Alors que la conversation file, tu passes ta main dans tes cheveux et tu sens une couronne posée sur le sommet de ton crâne, un diadème plus précisément. Tes cheveux blonds sont coiffés en demie queue, un ruban rose en guise d’attache et c’est en prêtant plus attention à ton propre corps, que tu observes pour la première fois ta tenue : Une véritable robe de princesse. Le rouge te monte aux joues, si Ignace voyait ça, tu n’aurais pas fini d’en entendre parler... Tu secoues la tête, ta tenue n’est pas la priorité puis, tu te sens bien dedans finalement, en revanche tu aimerais tout de même te réveiller. Pour le moment Alice semble s’amuser et la tristesse qui ternissait son visage, s’est estompée laissant place à une mine aussi radieuse que puisse le permettre son vilain rhume.

Maintenant tu lui racontes aussi une histoire, celle d’un chaton qui a le pouvoir de guérir tous les maux du cœur, tu lui racontes que parfois ce chaton aime faire des farces mais que ces deux traits de caractère sont ce qui le rend si magique à tes yeux. La petite bois tes paroles, elle s’est d’ailleurs assise confortablement sur tes genoux, veillant à ne pas abîmer cette belle robe blanche que tu portes. Tendrement tu lui souris, tu lui explique qu’elle pourra de nouveau jouer avec ses camarades lorsqu’elle sera guérie, alors ses yeux s’embuent de larmes. La fillette ne veut pas te voir repartir, alors tu fais de ton mieux pour raviver l’éclat de malice dans ses prunelles et lui confie ceci :

« Oh, non ne pleure pas, tu pourras toujours m’appeler lorsque tu te sentiras seule, je viendrais. Promis.»

Tu lui fais le signe de promesse, lui attrape délicatement son petit doigt avec le tiens sans quitter ses grands yeux bleus qui contrastent avec la noirceur des tiens. Alice te souris, elle te promets de t’appeler dès qu’elle voudra jouer avec toi. Décidément ton rêve semble si réel, à croire que cette petite existe vraiment. Étrangement, tu te sens bien en sa compagnie, toi qui mène une vie dure au sein d’Aotoshi, là où règne le chaos et où l’air qui transporte la mort traverse chaque jour tes poumons. C’est comme si on t’avait accordé une pause, durant laquelle redonner le sourire à une enfant malade te rendrait plus heureux toi aussi. Un rêve aussi doux sans y croiser personne d’autre qu’une inconnue, une inconnue qui t’apaise à sa manière, de plus des enfants tu n’en côtoie jamais.
Tu ne sais pas comment te comporter avec eux, pourtant tout te semble parfaitement naturel car en fin de compte converser avec une gamine, c’est bien moins de stress, bien moins de pression que peut représenter une conversation avec un adulte. Quand tu leur parle, tu appréhendes toujours qu’ils relèvent tes fautes, car tu n’es pas japonais natif et ne cesse de craindre que l’on te prête des intentions qui ne sont pas les tiennes. Les enfants eux, ils s’en moquent ce qui les intéresse c’est de s’amuser sans penser aux conséquences. Alice s’agite sur tes genoux, tu l’aides à redescendre avant de lui caresser affectueusement les cheveux, c’est qu’elle te fait fortement penser à quelqu’un que tu connais bien, cette gentillesse, cette douceur, même son sourire. Tu la regardes s’éloigner pour reprendre place sur le tabouret qui te fait face, les couleurs réapparaissent doucement sur son visage et mine de rien cela te rassure.

En y repensant, tu te demandes quand est-ce que tu te réveilleras enfin, ce rêve est bien agréable, mais tu sais que tu as des choses à faire demain et tu ne voudrais pas trop tarder. Pour tout dire, tu crains d’avoir loupé ton réveil et tu ne tiens pas à te faire taper sur les doigts. Sans t’attendre à une véritable réponse, tu lui demandes quand l’heure du thé sera terminée car tu as l’impression que l’heure a bien tournée depuis que tu t’es réveillé à cette table. Alice te souris l’œil emprunt d’espièglerie, et t’intime de prendre la tasse face à toi. « Regarde ton reflet » C’est ce que te souffle la fillette. Immédiatement tu t'exécutes, t’attendant à contempler ton image se reflétant sur la porcelaine du récipient. Quelle ne fût pas ta surprise lorsque ton visage aux traits particulièrement fins, laisse place à un tout autre homme aux antipodes de ce que tu incarnes physiquement. Bien qu’il semble costumé lui aussi, il n’est contrairement à toi pas une princesse mais un genre de…G.I Joe ? Tu es blond comme lui mais c’est là que s’arrête la similitude, cet homme semble d’une humeur massacrante, il est semble-t-il borgne. Tu tique la tête sur le côté, remarquant qu’il y a un nom sur cette tasse écrit en lettres dorées : Hyll. Intrigué, tu interroges celle qui se veut être la réponse à toute cette énigme, ce n’est apparemment pas ta tasse de thé que tu tiens entre tes mains.
Tu ne sais pas l’expliquer, mais tu as l’impression que l’homme nommé Hyll peut te voir lui aussi, car son image n’est pas tout à fait fixe et qu’il semble lui aussi intrigué par ta présence. Alice en profite pour se replacer à tes côtés, en prenant soin d’amener sa tasse de sirop. Tu te lèves à ton tour, et t’accroupis à sa hauteur tasse en main. Alice te remercie d’avoir joué avec elle, de l’avoir fait rire et te confie que vous lui manquerez beaucoup. Vous ? Tu comprends qu’elle s’adresse également à Hyll. Tu aperçois alors un grand miroir au fond de la pièce, tu jurerais qu’il n’y était pas juste avant, mais tu t’y dirige et ce n’est pas ton corps que tu vois mais celui de l’homme imposant de toute à l’heure, lui aussi tient une tasse, la petite fille est identique en revanche. Alice vous souffle le mot magique pour repartir chez vous. « Bergabote » , bergamote prononcé par une enfant au nez bouché. Tu t'empresses de réciter ce mot, et entrechoque la porcelaine contenant ton breuvage contre le reflet de celle de l’inconnu du miroir. Quel drôle de rêve.
Yong-Sun Moon
Anonymous
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Invité
Hyll
Anonymous
Hyll


PRÉSENTATIONS:

/!\ Pour une meilleure compréhension de la chronologie inversée du texte, considérez chaque paragraphe comme un bloc indépendant, un point sur la ligne de temps, et remontez en suivant point après point : la fin de P1 est l’ultime phrase de la scène, la suite de P2 est le début de P1, la suite de P3 est le début de P2, P4>P3, P5>P4, etc. // Une autre lecture, peut-être plus compréhensible, suggère que vous commenciez à la fin et que vous lisiez paragraphe après paragraphe dans le sens ascendant. Merci ~ /!\




Bruit de porcelaine sur le verre opalescent du miroir. De même que ton reflet, l’illusion se brise aux sons de l’enchantement enroué :
« Bergabote !! Au reboir, Monsieur Hyll ! J’espère que toi auzi, tu réuziras à guérir ! »
Comment sait-elle ? Tu n’as pas le temps de te retourner dans sa direction pour l’interroger que les tasses s’entrechoquent sur le miroir. Tu n’as pas non plus bu de ce sirop fraise, cependant tu en sens le goût sur ta langue — trop sucré. Peut-être que toi aussi tu pourras réussir, un jour.


Elle baisse le menton, sur le point de bouder supposes-tu avec irritation, mais contre toute attente elle le relève un instant plus tard en pointant du doigt le miroir.
« Il y a un mot magique. Quand je le dirai, tu debras faire tchin avec la prinzesse du miroir ! Elle auzi a joué avec moi, c’était super chouette !! Je bais boire mon thé, maintenant. »
Tu ne l’écoutes déjà plus que d’un tympan, tourné vers la glace d’où ton binôme d’un autre monde s’est approché de son côté. Tu n’as qu’une hâte : rentrer chez toi, retrouver Solstice et Vertu, leur raconter cette abracadabrantesque vision et oublier la honte d’avoir servi de cheval pour une gamine inconnue. Vite, tu t’empares de ta tasse, la lève devant ton faux reflet qui montre en retour ton nom sur la sienne, de quoi confirmer toute la rêverie.


« Rapproche-toi, allez », fais-tu en tendant les mains vers elle.
D’abord surprise, sa frimousse penchée sur le côté, elle ne tarde pas à obéir et, au moment où elle rentre dans l’aire balisée de tes bras, hausse ses épaules pour laisser passer tes paumes sous ses aisselles — et hop ! — d’un seul décollage de fusée Alice, la voici perchée sur tes épaules, désormais plus haute que la girafe plus haute que toi. Par réflexe, elle plaque ses mains miniatures sur tes tempes pour se tenir, un éclat de rire au bord des lèvres qui n’attend qu’une première foulée pour se libérer, pour fleurir sans entrave. Tu as beau grogner et agir avec la pire mauvaise foi de l’univers, il ne te faut en vérité que quelques bonds pour que ta cavalière t’arrache une risette aux allures de grimace, un sourire rouillé, poussiéreux de n’avoir pas servi depuis des décennies.
Ensemble, vous effectuez trois tours de table — ton orgueil n’en autorisera pas un seul supplémentaire — avant que tu t’arrêtes net.
« Encore, encore !! »
Tu la déposes aussi sec.
« Ne pousse pas le bouchon trop loin, Alice. Dis-moi comment rentrer ou je me fâche, et tu n’as pas envie de me voir quand je me fâche, je te le garantis. »


Gamine un jour, gamine toujours.
« Mon nom, c’est Alice, et izi c’est moi qui dézide qui reste et qui qui part. Tant que t’auras pas bu ce thé, je te dirai pas comment que tu fais pour rentrer. »
Soit. Il n’y a pas que le contenu du flacon que tu lui verseras dans le gosier. Néanmoins, tu devines que recouvrir les taches de chocolat de la nappe par quelque autre liquide rouge et sirupeux ne serait sans doute pas du meilleur goût. D’autant que ton expérience des Cauchemars t’a prouvé plus d’une fois que forcer le passage a tendance à envenimer le conflit plutôt qu’à le résoudre, bien qu’il soit souvent beaucoup plus satisfaisant de détruire l’obstacle au lieu de le contourner. Même quand l’obstacle en question porte une jupe à volants pailletés et deux couettes aux rubans bleus. Tu croises les bras, puis soupires. Un de ces soupirs aussi gros que la poupée plus grosse que toi. Diable que tu détestes les enfants. Et ils te le rendent si bien.


À l’évidence, elle ignore tout de ta nature de Passeur : t’alimenter n’est pas un besoin vital. Celui de t’évader de cette réunion importune, en revanche, en est un du genre pressant. Par malheur, la gamine ne semble pas l’entendre de cette oreille et, tout en grignotant un cookie kidnappé à l’assiette au centre de la table, elle t’explique en long en large et en quintes de toux combien elle est déçue de n’avoir pas pu se rendre à l’anniversaire de sa meilleure copine, June, qu’elle est triste blablabla, que ce sirop est dégoûtant blablabla — si ce n’est que ça tu peux en verser le flacon entier au fond de sa gorge, il suffit de demander, tout le plaisir sera pour toi —, tout ça sous l’œil torve de la girafe plus haute que toi, de la poupée plus grosse que toi et du Winnie l’ourson plus affable que toi. Que quelqu’un abrège tes souffrances : cette après-midi est interminable. Tout en levant ton unique iris au plafond, tu te demandes alors comment le propriétaire de la tasse s’en sort, lui, s’il doit endurer une scène identique. Probablement mieux que tu ne le feras jamais.
« Fais-moi rentrer, petite, avant que je ne m’énerve pour de bon. »
Et la girafe aussitôt de se faire moins haute que toi, la poupée moins grosse que toi et Winnie l’ourson, non, lui restera toujours plus affable que toi, c’est une certitude. Pourtant la gamine soutient ton regard, à peine troublée par ce ton sans concession ; elle renifle, non par peur mais par morve, avant de braver ton humeur.


Malgré ta suspicion, tu n’as pas l’occasion de t’enquérir des motifs de ce jeune homme au diadème que ton hôte vient accaparer ton attention : fillette aux cernes lilas, toussant dans ses coudes nus, qui vient te servir un thé dont la densité t’évoque plus une mélasse à la fraise qu’un breuvage goût bergamote — intuition avérée lorsqu’elle anticipe ta remarque comme si elle avait lu dans tes pensées.
« Je zais, c’est pas bon, mais zi tu bois pas, moi non plus ! Je veux pas être seule à le faire, c’est injuste ! »
Tu grimaces, déjà agacé. À quel moment a-t-elle cru qu’avec ta tête, tu obéirais docilement ? Qu’elle demande plutôt au damoiseau princier dans son miroir, là, et qu’elle te foute la paix. Tu ne daigneras même pas lever cette soupe jusqu’à tes lèvres. Dans une tasse qui n’est pas la tienne, de surcroît, puisqu’il n’y a pas ton nom dessus mais celui, ensoleillé, d’un certain Yong-Sun.
Ce n’est pas ta tasse de thé.
Ni de sirop.
Ni de quoi que ce soit d’autre.


Ostentatoirement assis parmi tes compères inertes, tu as troqué ton armure bleue et ton immense cape contre un gilet militaire sans manches, un treillis écorché aux genoux et un arsenal de munitions dont tu te doutes, au poids, qu’il ne s’agit que de jouets. Le couteau à cran d’arrêt suspendu à ta ceinture ne vaut sans doute pas mieux qu’un couteau à beurre de dinette. Quant à ton cache-œil de cuir, il s’est changé en un lambeau de tissu sale noué à l’arrière de ton crâne. Te voilà revenu de la guerre du Vietnam ou, tout du moins, glissé dans la peau de Schwarzenegger sur le tournage de Commando. Tu serais prêt à parier que l’on t’a aussi peinturluré la face, sauf qu’à la seconde où tu trouves une glace capable de confirmer tes craintes, tu n’y découvres que la silhouette d’un, hm, blondinet qui a vraisemblablement oublié sa virilité au vestiaire en endossant sa tenue de princesse. Il ne semble pas avoir repéré ta présence, cependant au vu se son absence à la table où tu es engoncé, tu en déduis qu’il est dans une situation similaire à la tienne de l’autre côté du miroir. Une Âme en péril ? Serait-ce elle que ton don te dévoile pour que tu ailles la sauver ? Elle aurait le mérite d’être identifiable, au moins.
Sauvable, en revanche... tu ne dis pas.


Tu ignores de même s’il peut s’agir d’une de ces projections cryptiques dont ton pouvoir te fait disgrâce. Ces prémonitions qui ne sont plus que des plaies transformées en images, elles t’assaillent en horde erratique sitôt que tu relâches la moindre tension, sauvages et incohérentes, alors comment savoir si ce que tu vois est encore véritable ? Cet endroit ne ressemble en rien à ce que tu connais des habitations de Ciranne : une pièce à la décoration enfantine, puérile grognerais-tu, avec en son centre une table ronde recouverte d’une nappe immonde dont la couleur parme a subi en quelques endroits les assauts indélébiles d’une pluie de chocolat. Assis autour à l’instar d’un conciliabule ridicule, tu distingues une girafe en plastique plus haute que toi, une poupée de chiffon plus grosse que toi et un Winnie l’ourson plus affable que toi — mais cette dernière comparaison n’a rien d’étonnant, puisque il est fort probable que tout ce que porte la planète Terre sera toujours plus avenant que toi, Hyll. Et toi, d’ailleurs ?


Est-ce que ce merdier est l’œuvre d’un Cauchemar ou d’autre chose ? Non, vraiment, tu t’interroges. Jamais ne t’es-tu retrouvé dans une mascarade aussi grotesque, et ce n’est pas aujourd’hui que tu accepteras d’y être invité contre ton gré. En plus, tu ne sais même pas ce que cela veut dire : « Bienvenue à ma tea party ! »
Hyll
Anonymous
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