Just Married
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
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Épreuve 5 ;;
Danse macabre
Connaissez-vous la fête des morts ? Non ? Et bien c'est l'occasion d'y participer. Ce soir, le ciel est dégagé, les étoiles sont visibles dans le ciel et les gens ont allumé des dizaines de cierges pour honorer les disparus. L'humeur est à la joie et à la fête, car c'est un moment de partage davantage que de tristesse. Vous êtes là également et vous regardez les âmes des disparus passer le pont entre le monde des vivants et des morts. Là-bas, l'un de vos proches arrive vers vous. Ne serait-ce pas l'occasion de faire de nouveau la fête ensemble et de danser jusqu'au bout de la nuit ?

Rappel des règles

✗ L'épreuve se termine au bout de 24 heures, soit ce soir, le 29 mai, à 23h59.
✗ Les réponses sont limitées à 1500 mots maximum.


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L'Incontesté
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Aki Kaede
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Aki Kaede:

Pour comprendre le texte:

Aki Kaede

Danse Macabre ;; 1555 mots
Recuérdame hoy me tengo que ir mi amor

La vie, la mort. Ce sont deux mots qui vont ensemble. Ils dansent et s’entrelacent ensemble, inséparables, l’un ne va pas sans l’autre : sans la vie, on ne peut pas mourir, sans la mort, nous ne prenons pas conscience de la vie. C’est une constatation que tu avais faite il y a bien longtemps. Mais pourquoi cette fête des morts semblait autant t’atteindre ? Yeux levés au ciel, ces étoiles scintillent, elles éclairent le ciel tout comme ces cierges illuminent la terre. Yeux levés au ciel, ces étoiles scintillent, elles éclairent le ciel tout comme ces cierges illuminent la terre. Tout était là pour que vous souriez à la place de pleurer, vous riez à la place de crier. La joie, rien que la joie. Mais pourtant, aucun sourire sur ton visage n’était dessiné. Il n’y avait que de la déception, de la tristesse dans ce regard rubis si vide d’âme. Les âmes. On raconte que pendant cette fête, certaines âmes « reviennent » à la vie pour danser une dernière fois avec leurs proches. Vas-tu lecroiser ? Son Âme veut-elle te revoir ? À ton poignet est accroché un obijime. Cette petite corde qui avait l’odeur du feu, la couleur des cendres, elle représentait le feuqui avait tout arraché à ton cœur. Tout retiré à ton âme. Tu marchais silencieusement : un funambule qui se contente simplement de regarder du haut de sa corde au-dessus du vide ces cierges, ces fleurs orange, sans rien dire.

Recuérdame, aunque tenga que emigrar

Deux beaux rubis regardent sans le moindre bruit ce pont aux feuilles orange. Un pont en un bois sombre, qui permettait à ces personnes venant « fêter les morts » de rejoindre le lieu des festivités en traversant cette rivière. Paisible paysage aux couleurs d’automne. Yeux plissés par la fatigue, tu observais ce pont menant à la fête des morts ; un pont sans vie. Ton kimono voletait légèrement en rythme avec la brise autour de vous et tes getas claquaient au sol tandis que tu te dirigeais vers ce pont. Ce n’est qu’une légende, personne ne viendra ce soir. Prononces – tu entre deux respirations. Le menton haut, ce funambule était tombé de bien haut. Un pont traversé, un soupire, trois larmes, puis une main. Une main apparaissant de ce pont isolé et froid s’approchait de toi, une main qui se posait sur ta joue, un contact semblable à une brise fraîche en été, semblable à un feu en hiver. Tes yeux se relevaient, et tu le vis. Cette chevelure blonde attachée, ce kimono rouge sang, cette écharpe violette. Tout de lui était là, sauf sa chair, remplacée par un squelette peint de mille couleurs.

« Ne pars pas » Un regard. « Profitons de ce moment. » Une larme. « Ce n’est qu’une fois par an, ne te laisse pas aller aux larmes et vient avec moi, petit frère. »

Voilà que cette main, froide et sans chaleur, te tirait à contresens, te ramenant à ces lieux de fête que tu avais voulu fuir. À tes yeux, il était semblable à une ombre. Une silhouette légère qui peut s’envoler à chaque instant, à chaque brise. Cette silhouette te tirait vers ce cimetière, illuminé de bougie et de fleurs orangées, rouges. Il apposait ses mains sur tes épaules tandis que vous vous étiez arrêtés devant une tombe, parfaitement nettoyée par tes soins.

« Pourquoi m'avoir emmené là? » Une pression sur tes épaules « Pourquoi tu me fais ça?  » une seconde pression « Je souffre bien trop de ta perte, laisse moi m’en aller  » Des bras autour de ton cou.

« Profitons une dernière fois, petit frère » Un reniflement. « Je t’ai laissé, je suis mort dans cet incendie, je le sais, mais pour ce jour, fait moi croire que je suis vivant… Une dernière fois. » Deux larmes. « J’ai peur là-haut, tu es le seul qui peut me faire sentir ainsi, alors s’il te plaît, fait moi vivre, petit frère. »

Ella con su triste canto te acompañará

« Fait moi croire que je suis vivant… Une dernière fois. » Faire croire que l’on est vivant. Faire croire que l’on ressent la vie. Comment peux – tu prétendre savoir faire ça ? Tu te retournais, confrontant le regard de ton frère, ses deux yeux. Ils étaient livides, comme les yeux d’un mortqui pourtant restaient ouverts pour une raison diverse. Larmes. Tu déglutissais doucement avant de prendre sa main, esquissant le plus doux des sourires. Tu tirais sa main, retenant une larme en sentant qu’il était froid. Tu le tirais vers un stand, là où des (morts) crânes en sucre étaient mis à disposition, vendus par une vieille femme qui vous regardait avec un sourire. Avait-elle compris que tu étais en compagnie d’un fantôme ? Tu prenais deux crânes, en tendant un à ton frère.

« Peux-tu sentir le goût du sucre ? » Hochement positif de la tête. « Alors j’espère que tu aimes ce que je t’ai pris... » second hochement positif de la tête « te sens-tu vivant ? » troisième hochement positif de la tête.

Tu fermais les yeux, finissant ce crâne de sucre qui pourtant avait un goût si amer en bouche. Tes yeux rouges sang fixaient ces cierges, ces bougies allumées par de nombreuses personnes souhaitant se remémorer le monde, se remémorer ceux qui sont partis… Quelle fête étrange, quand on y repense. Ton bras fût tiré par ton frère, ce dernier pointant une scène où de nombreuses personnes dansaient. Elles dansaient à s’en retourner l’esprit, à perdre tous leurs sens. Prenant une grande inspiration, tu y allais.

Recuérdame, no llores por favor

Vos mains liées, tu oubliais tout. « Te sens-tu vivant, grand frère ? » Hochement positif de la tête. « Reste encore longtemps, j’ai tant de choses à te dire… » second hochement positif de la tête « Tu ne m’oublieras jamais, n’est-ce pas ? » troisième hochement positif de la tête.

Vous dansiez, encore et encore. Le rythme dans la peau, les pieds qui tournent au rythme de la musique, vous tourniez, vous souriez, vous riez quand l’un de vous faisait un faux pas. Vous dansiez jusqu’à en perdre la tête, jusqu’à ce que vous ressentiez la fatigue, jusqu’à ce que ton frère se sente de nouveau vivant. La musique, les cierges, le ciel étoilé, les odeurs de sucre et de fleurs, tout se mélangeaient pour faire cette valse macabre. Cette valse mélangeant ce frère vivant et ce frère disparu, mort. Toute bonne chose a une fin : toute vie, aussi superficielle soit-elle, a une fin. Et c’est lors d’une dernière valse que ton frère ressentait enfin la fatigue. Mais ce n’était pas la fatigue d’être en vie, c’est la fatigue d’être mort.

« Il est temps de repartir » Trois larmes. « Je t’en supplie, dis moi au revoir avec le plus beau de tes sourires. » Faux sourire. « Je t’aime petit frère, merci de m’avoir redonné vie durant un instant. »

Plus rien. Tu voyais le corps de ton frère disparaître, petit à petit. Perdant de son éclat pour devenir une silhouette qui s’effaçait, petit à petit. Face au vide au milieu d’une scène qui accueillait de nombreuses personnes dansant encore et encore sans s’arrêter. Des personnes qui dansaient avec de réels cavaliers. Tes yeux rouges sang fixaient le vide. « Pourquoi es-tu reparti, grand frère ? » Pas de réponse. « Pourquoi dois-je vivre une seconde séparation aussi douloureuse ? » Pas de réponse. « Pourquo- » Tes paroles, tes plaintes au cycle de la vie et de la mort furent coupées par une voix. La voix de ton meilleur ami ; Ethan. Tu sentais sa main, cette fois-ci une main chaleureuse, sur ton épaule, alors que de son regard aux sourcils froncés tu voyais que tu avais fait quelque chose d’étrange.

« Partons, cet endroit ne te sied pas ». Tu t’arrêtais en chemin, regardant le ciel alors que tes mains étaient en arrière, un sourire sur les lèvres. « Il voulait que je le fasse vivre une dernière fois... » Yeux vers le bas. « Et je veux continuer de le faire vivre, d’une quelconque façon. »

La vie, la mort. Ce sont deux mots qui vont ensemble. Ils dansent et s’entrelacent ensemble, inséparables, l’un ne va pas sans l’autre : sans la vie, on ne peut pas mourir, sans la mort, nous ne prenons pas conscience de la vie. Et c’est avec la mort de ton frère que tu avais pris conscience de la vie. Il n’est plus là, oui, mais tu dois aller de l’avant. Le voir sourire même dans la mort t’avait fait comprendre qu’il faut que tu continues à le faire sourire, d’une quelconque façon. C’est ta seule motivation dans ta vie actuellement : le rendre heureux, qu’il soit heureux, même dans les cieux. Cette fête des morts était au final une fête qu'il fallait vivre pour comprendre toutes ces notions importantes, nous raccrocher au plus important, même si nos proches ne sont plus là : il faut continuer à vivre, pour eux. Et puis... Tu n'es pas seul, n'est-ce pas ?

« Grand frère ! Ethan ! Allez venez ! Il y a encore plein de bonbons là bas! »
Aki Kaede
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