Just Married
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Épreuve 6 ;;
Entorse au règlement
Afin qu'il trouve la rédemption suite à ses crimes, Eurysthée, roi de Tyranthe, a donné douze travaux à faire à son cousin Hercule. Celui-ci les a acceptés sans broncher. Néanmoins, c'était sans compter sa maladresse légendaire. En effet, le voilà qui s'est fait une méchante entorse au poignet et ne peut donc plus faire ce qu'on attend de lui. Heureusement, vous êtes là et votre bon coeur vous pousse à lui venir en aide. Quel bon samaritain vous faites !

Contrainte

Nous ne sommes pas sadiques et nous ne vous demanderons pas de faire les 12 travaux d'Hercule. Ce serait trop éreintant. Alors les Moires en ont choisi un pour vous. Respectez leur choix si vous ne souhaitez pas baigner dans les eaux du Styx.

Abattre les oiseaux du lac Stymphale

Rappel des règles

✗ L'épreuve se termine au bout de 24 heures, soit ce soir, le 29 mai, à 23h59.
✗ Les réponses sont limitées à 1500 mots maximum.


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L'Incontesté
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Invité
Amelia Moore
Anonymous
Spoiler:

Amelia Moore

L'appel de la Plume.

Everybody wants to be my enemy
Spare the sympathy
Des créatures étranges, Amelia en connaissait pléthore depuis son entrée dans le monde magique, mais les bestioles qui se trouvaient face à elle n’en faisaient pas partie, ces oiseaux immenses dont les plumes faites d’acier pouvaient la trancher en deux sans même qu’elle ne puisse se mouvoir, alors que le bec d’étain transpercerait d’un coup rapide son petit corps malingre et fragilisé.

Ses bras croisés, les sourcils froncés, elle les observait depuis un petit moment, peut-être que si le type au bras blessé lui avait explicité un peu plus sa demande, la gamine n’aurait pas accepté. Effectivement, l’épreuve à accomplir semblait impossible pour la petite étasunienne de douze ans, dont le pied dans le monde magique était encore réticent à y entrer complètement, malgré toutes les preuves durant l’année passée.

Ses pensées s’entrechoquaient entre elles pour trouver la solution de ce problème, Amelia ne voyait pas encore comment elle allait se débarrasser de cette nuée de monstres qui se reproduisait encore plus vite que les têtes d’une hydre repoussaient, d’autant plus que tuer des animaux, aussi terribles et meurtriers qu’ils soient, ne lui donnait pas envie. Vif pour son jeune âge, sur le haut de son crâne se déposa Vega, son hibou grand-duc d’Amérique, cette visite impromptue interpella l’adolescente à en devenir qui se demandait à présent comment il était arrivé là, avec elle, dans cette situation catastrophiquement irréelle.

Elle se trouvait pourtant bien devant un lac immense, des créatures mythologiques volant au-dessus dans une chorégraphie désordonnée, croassant à en vriller les tympans de n’importe quel être humain avec une capacité auditive fonctionnelle, ce qui était le cas d’Amelia ou de Vega. A contrario de n’importe quel être humain dit normal, la jeune fille ne montrait pas ses émotions, donc la douleur de ses oreilles n’était pas écrite sur son visage, pourtant excédée de tout cela, elle dégaina sa baguette et lança un sort appris par Alfred Jones, un élève plus âgé de l’école, qui ne semblait pas se soucier des conséquences de son action inconsidérée, que tout professeur condamnerait.

Raidissant son bras, elle proféra les deux mots : Bombarda Maxima et au milieu de ces créatures tout droit sorties des Enfers se créa une explosion, plus petite qu’elle n’aurait dû être, une cause de son manque d’expérience en matière de sortilège, l’apprentissage lui serait encore long et laborieux, puisqu’elle n’était qu’en première année — ce qui rendait l’usage de ce sortilège, qui aurait pu mal tourner, bien trop dangereux, heureusement pour elle, ce ne fut pas le cas. Car l’explosion se forma bien loin, mais attira l’attention du reste des oiseaux, ayant déjà triplé leur colonie d’individus, leur regard dardé vers la gamine et son oiseau toujours perché sur le haut de sa tête.

Têtue et tendue, Amelia n’osa pas émettre un son ou un mouvement, la baguette restée devant elle offrait une bien maigre protection si la nuée décidait de l’attaquer d’un seul coup, becs et griffes en avant ; cela lui apprendrait à suivre les directives de sa mère et d’aider quelqu’un dans la détresse.

Cependant, au lieu de fondre sur la gamine aux allures enfantines, les oiseaux de malheur émirent un son strident et devant ses pieds un appeau fut jeté par l’un des animaux, plus gros que la moyenne de ce qu’elle pouvait observer, sûrement le chef ou la reine. Ne perdant pas plus de temps, Amelia se saisit de l’appeau ; il ne ressemblait à aucun qu’elle avait pu avoir entre ses mains de toute sa vie — ce qui n’était pas beaucoup par ailleurs, puisqu’elle n’en utilisait pas pour Vega, le dressant vaguement à la voix pour le faire venir à elle ou manger plus doucement sans lui mordre la main.

Maintenant, les oiseaux semblaient calmes, ceux qui dévoraient un cadavre humain un peu plus tôt s’étaient stoppés, ils semblaient attendre quelque chose d’elle, et il ne fallut pas bien longtemps pour qu’elle comprenne ce qu’il lui restait à faire ; alors elle amena l’appeau à ses lèvres pour souffler dedans, sans en entendre le son qu’il produisit, contrairement aux créatures volant par-dessus le lac Stymphale.

Le ballet qui s’ouvrit sous ses yeux lui rappela une chorégraphie digne du lac des cygnes, une bien drôle d’ironie, ce qui l’amena à siffler une nouvelle fois levant la main pour désigner un endroit, amenant les oiseaux à venir voler là où son doigt pointait, ce manège aérien dura encore un petit moment avant qu’Amelia ne les laisse se poser sur les arbres alentours, sagement dressés par un simple appeau dont elle était à présent l’unique détentrice.

Cela l’intrigua toutefois, pourquoi lui avoir donné un objet permettant de les contrôler si facilement et sans que Mars lui-même ne s’interpose pour l’empêcher ? Et pourtant, si elle pouvait croire au surnaturel, la mythologie restait de la fiction à ses yeux, alors penser que Mars pouvait les interrompre n’était pas très rationnel de sa part ; la blondinette secoua légèrement la tête à ces pensées, le monde magique lui montait à la tête tout simplement, rien d’extraordinaire, si tant est que les oiseaux sous ses yeux soient normaux, même dans l’univers de la sorcellerie, ce dont elle doutait fortement.

Mensongères étaient ses propres pensées, l’idée que ces créatures soient sous son commandement par le biais d’un simple appeau lui plaisait, elle pourrait l’utiliser à des fins vengeresses contre toutes les personnes qui la maltraitaient du fait de sa petite taille, ce qui lui tira un bien maigre sourire, la gamine se laissait doucement envahir par le pouvoir dans cet objet, sans se rendre compte de cela.

La petite Amelia ne savait pas toute l’histoire de l’appeau, objet ensorcelé par la magie noire, accordant aux envies les plus cachées de son détenteur de faire surface, de manifester leur présence et d’agir dessus, sans en prendre conscience, se perdant dans ce pouvoir conféré par un mage noir aujourd’hui décédé depuis des décennies.

Nier la réalité devenait difficile pour la Lupy, la tâche était accomplie, les oiseaux sous ses ordres, ils ne s’attaqueraient plus à personne sauf si elle le décidait, et quelques noms lui vinrent en tête ; tuer n’était pas dans ses projets, mais faire regretter des paroles et des gestes, cela elle le pouvait, elle se le devait, à elle, à son enfance catastrophique, ratée pour des raisons de différences d’attitude.

De zéro en héros, voici comment Amelia Moore marcherait à Ilukaan.
Amelia Moore
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