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Juillet 2114 – ft. Dixie

Le claquement de la porte est léger mais semble suffire à emplir l’espace de tout l’appartement. Le calme qui y règne est presque intimidant, et Côme met un instant à se rendre compte qu’il a retenu son souffle. Il n’est pas prêt pour autant à briser ce silence. Même ses chaussures ôtées, il fait des pas précautionneux, comme s’il redoutait de faire craquer le parquet. Tout ceci l’intimide : un peu l’appartement en lui-même, mais surtout la situation. C’est chez lui. Enfin, pas seulement, mais presque, quoi. Il n’a jamais été aussi proche d’avoir un « chez lui à lui tout seul » : auparavant, il a toujours vécu chez son père ou en coloc ; et aussi proche qu’il puisse être de Malo, il avait bel et bien l’impression de partager l’appartement. Là, Eurydyce et lui vont dormir dans la même chambre – bon dieu, dans le même lit, même !

Il chasse cette idée à laquelle il n’est toujours pas habitué. Deux jours qu’il a reçu sa lettre mais ça paraît toujours aussi irréel. Eurydyce… De tous les habitants de Tokyo, de tous les Japonais célibataires du monde, même, il a fallu que ce soit Dixie… Il aurait pu tomber sur bien pire, essaie-t-il de se dire. Et puis, si l’Incontestable les a mis ensemble, ce doit être pour une bonne raison, non ?, comme l’assure son père. Peut-être qu’en effet, l’attraction qu’ils ont ressentie étant enfants, alors parfaitement amicale et innocente, était déjà censée annoncer quelque chose de plus adulte une fois le moment venu… Au moins, il sait à quoi s’attendre, non ?

Non, pas du tout. Parce qu’il a connu Dixie à peine ado, qu’il a entendu son histoire mais qu’il n’était pas à ses côtés toutes ces années et n’a donc aucune idée de comment et à quel point cela a pu l’affecter. Il n’a aucune idée de comment vont se passer leur cohabitation, sans parler de la vie maritale que ce système réclame. Il s’est toujours dit qu’il trouverait un moyen – ça n’aurait pas été la première fois qu’il aurait fermé les yeux et pensé à l’Angleterre, même si les quelques expériences précédentes découlaient plutôt d’un choix vite regretté que d’une absence totale de choix. Mais si l’imagination peut aider quand c’est la personne en face de nous qui ne nous convient pas, comment on fait quand c’est l’acte lui-même qui rebute ?

Se sentant étouffer, Côme commence par visiter le balcon. La vue n’est pas fabuleuse et la rue, toute proche de la gare de Toshima, est animée. Mais au moins, il peut respirer. Profondément, une fois, deux fois. « Vous êtes deux personnes intelligentes : vous trouverez un moyen de faire fonctionner tout ça, » a aussi dit son père. Il faut qu’il se raccroche à cette certitude : ils trouveront un moyen. Pour le moment, tant qu’Eurydyce n’est pas à ses côtés, il ne peut que se concentrer sur leur futur environnement, qu’il soit aussi accueillant que possible quand les Chevalier arriveront. Ne pas rajouter de l’inconfort matériel au stress.

Alors Côme se lance dans l’inspection pour laquelle il est venu. Le tour du salon est rapide : tout le nécessaire est là. Un ou deux fauteuils et tables d’appoint en plus pour être à l’aise, de la décoration pour habiller ces murs propres mais vides et ils devraient se sentir bien. La cuisine le laisse plus dubitatif. Est-ce qu’Eurydyce cuisine ? ou pâtisse, peut-être ? Est-ce qu’ajouter un robot à tout faire sera suffisant ou des machines plus sophistiquées lui feront-elles plaisir ? Il se note de lui poser la question. À un moment opportun.

De même, le tour du bureau adjacent au salon, des chambres et de la salle de bain ne révèle aucun manquement majeur. Quelques ajustements seront nécessaires et vraiment, vraiment faudra qu’ils se penchent sur la décoration, mais ils ont une bonne base. Après une hésitation, Côme refait le tour des pièces pour prendre quelques photos et envoyer un message à Eurydyce : « Le quartier est pas mal. Ça me rapproche de mon travail et Ikebukuro est pas loin, idéal pour toi. J’aime beaucoup la couleur de la chambre de Zéphyr, j’espère que ça lui plaira autant ! Sinon, la repeindre devrait être à ma portée. Si je m’échauffe avant, histoire de pas me claquer un muscle 😉 »

Une petite tentative de dédramatiser, aussi futile soit-elle…

N’attendant pas de réponse immédiate, il range son téléphone dans sa poche et ressort de l’appartement. Il reviendra demain après avoir fait quelques courses et commencera à l’aménager, pour qu’Eurydyce s’y sentir le mieux possible à son arrivée. En espérant que celle-ci ne traîne pas trop…

Yyc
Côme Gaillard
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Tu pensais que cette journée allait simplement être une journée comme une autre, avec, en plus, le stress de tes débuts à ton nouveau job. Te lever, déjeuner avec ta famille, te brosser les dents en même temps que ton fils, l’embrasser tandis que ta mère l’emmène à l’école et que toi, tu pars pour le travail.  Sauf que rien ne va se passer comme prévu. Outre le fait que tu t’es tapé le petit orteil contre le coin de ton armoire, tant tu es mal réveillé-e, et que ça t’a fait faire tes vocalises pour les siècles à venir, tu as surtout bien connu la panique et l’angoisse, lorsque tu es entré-e dans la cuisine et que tu semblais extrêmement attendu-e par ta mère et ton beau-père.

Tu les as ignorés, le temps de venir embrasser ton fils sur le crâne, pendant qu’il mangeait ses céréales, avant de grignoter son poisson grillé – on ne juge pas les goûts de ton fils qui sont comme son parent : originaux. Tu t’es servi un café, que tu as sucré avant de le poser pour le laisser refroidir et… c’est le moment choisi par tes propres parents pour te tendre quelque chose. Tu t’es figé-e. Ton souffle s’est coupé. Ta gorge s’est serrée. Ton cœur s’est arrêté. Une enveloppe. Rose. Tu sais bien ce que cela signifie. Ta mère étant mariée à ton beau-père et ton fils, trop jeune, cette enveloppe ne peut être que pour … toi.

Tu déglutis, péniblement.

Nerveusement, les mains tremblantes, tu t’es saisi-e de l’enveloppe pour la déchirer, l’ouvrir, lentement. Très lentement. Trop lentement. Le suspens était insoutenable. L’espace d’un instant, tu t’es surpris-e à être en train de prier… de lire le nom d’Hayate, dessus. Ton ex-mari. Tu as clos les yeux, tandis que tu sortais la lettre de son contenant rose. Retenant ta respiration.

Lorsque tu as rouvert les yeux, et lu le nom sur le papier, d’abord c’est la stupéfaction qui s’est affichée sur ton visage. Puis, l’amusement. Enfin, tu as explosé de rire, avant d’aller chercher ton téléphone pour prendre la lettre et l’enveloppe en photo et l’envoyer par SMS à ton ami. Ta mère et ton beau-père, eux, sont restés interdits. Jusqu’à ce que tu leur explique ce que, sur le coup, tu penses être la vérité. Tu leur a donc dit que ce n’était qu’une blague, faite par Côme.

Tu y croyais, vraiment. Jusqu’à cet échange de SMS avec le concerné. Qui a reçu la même, avec ton nom marqué dessus. Et que c’est pas lui qui t’a fait une blague.

Tu as demandé à ta mère d’amener Zephyr à l’école, ce matin-là. Trop abasourdi-e. Tu avais besoin de temps pour digérer. Ta mère n’a posé aucune question sur le coup. En revanche, le soir…

« Côme Gaillard… LE Côme Gaillard ? »

Tu as hoché du chef. Lui-même. Une fois Zephyr couché, vous avez eu une conversation. Savoir ce que tu comptais faire. Comment tu comptais t’organiser. Tu ne sais pas trop. Tu comptes… te laisser un peu de temps.

Deux jours plus tard, tu as reçu des nouvelles de Côme, qui t’a laissé un peu de temps pour respirer. Il te fait un petit état des lieux. Cela aurait pu, dans un autre contexte, piquer ta curiosité. Mais tu enchaines crises d’angoisses sur crises de sanglots. Toi qui voulais aller de l’avant, te voilà ramené-e, tiré-e en arrière par ce système, cette machine de merde.

Et te voilà, à ouvrir les yeux, péniblement, en ce sixième jour. Ton sac est fait, pour te rendre sur … ton nouveau lieu de … vie ? Domicile ? En revanche, tu as demandé à ta mère de t’occuper de Zephyr, au moins pour aujourd’hui, ce soir, cette nuit et, peut-être, viendras-tu le chercher demain. Tu lui as promis de la prévenir, dans tous les cas.

Tu t’habilles un peu avec ce qu’il te tombe sous la main, avant d’aller prendre ton petit déjeuner – soit un simple café, n’ayant absolument aucun appétit – avant d’embrasser ton fils et partir pour le travail, avec ton sac. Tu iras à l’appartement après ta journée.

Tu stresses pas mal, tout du long de la journée. Et explique la situation à ton patron, qui comprend. Et finis même par te libérer un peu plus tôt. Tu te sens mal, de le planter, mais tu le remercies, lui promettant de faire des heures supp pour rattraper ça. Il sourit, avant de t’intimer de dégager avant qu’il ne change d’avis. Clope au bec, sac sur le dos, tu prends les transports en suivant ton GPS pour trouver l’adresse. Une fois devant le bâtiment, tu sors la lettre pour récupérer le code d’entrée, pour aller au bon étage et pénétrer les lieux.

Et… en effet, tu te fais accueillir. Par une bête à poils. Les animaux, tu les aimes. Beaucoup. Aussi, tu poses ton sac au sol, avant de t’accroupir pour lui faire sentir tes mains… puis venir caresser le chien, un sourire aux lèvres.

« Eeeeh… bonjour toi ! Je m’attendais plutôt à être accueilli-e par ton maître, mais c’est peut-être pas si mal de te voir toi. »

Tu marques une pause, continue de le caresser énergiquement, avant de lever le regard à la recherche de Côme.

« Dis-moi, il est ici, ton maître ? »

Tu te redresses, le cherchant du regard, mais ne le vois pas. Alors, tu te mets à visiter les lieux, K7 sur tes talons. Tu découvres les lieux, dépose tes affaires dans ta chambre, avant de récupérer ton smartphone, ainsi que ton portefeuille, puis ressors de l’appartement pour aller faire quelques courses au konbini le plus proche, ce qui te permets de découvrir un petit peu le quartier. Pas beaucoup, mais déjà voir où trouver une supérette, c’est pas mal. Tu achètes quelques bières, du riz, de la viande, de quoi pouvoir cuisiner un peu – le peu que tu sais faire – avant de retourner à l’appartement et aller te fumer une cigarette sur le balcon, K7 allongé à tes pieds. Est-ce qu’il s’est senti seul dans la journée, pour te coller autant, le pauvre toutou ?

Baah.

Et finalement, tu finis par entendre du mouvement. Ou alors est-ce le chien qui a senti son maître en premier. Le voilà qui aboie, une fois. Avant de se précipiter à l’intérieur pour faire la fête à son propriétaire.

Eh bien... Que tout cela commence...

Ainsi, éteins-tu ta cigarette pour retourner à l'intérieur, la jeter à la poubelle et saluer... ton ami ... ? Ton époux...

« Yo. »


Eurydyce Gaillard
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Juillet 2114 – ft. Dixie

Côme se doutait bien qu’Eurydyce ne serait pas là dès le dimanche, mais quand il pousse la porte, pourtant, il ne peut s’empêcher d’avoir une pointe d’espoir. Une toute petite ; c’est inévitable, non ? Mais si minuscule soit-elle, elle est déçue. Alors il passe la journée à réarranger les détails qui méritent de l’être, et même certains qui ne le méritent pas vraiment, ainsi qu’à s’assurer que son adorable bouledogue comprenne qu’un canapé reste un canapé quelle que soit sa localisation, et qu’il lui est donc toujours interdit de monter dessus. Il lui faut s’occuper, se donner ne serait-ce que l’illusion qu’il n’est pas juste en train de tourner en rond en attendant que son partenaire arrive. Même si c’est exactement ce qu’il fait, au moins jusqu’à ce qu’il se fasse une raison et que K7 lui fasse comprendre que son envie devient vraiment pressante.

Pendant trois jours encore, il reste aux aguets, l’oreille à l’affût du moindre bruit ; il fait le tour de toutes les pièces dès son lever et chaque soir en rentrant du travail. Il appelle Gen tous les soirs. À chaque fois le garçon lui demande quand il pourra venir le voir, et à chaque fois Côme répond qu’il pourra venir « plus tard ». Chaque chose en son temps. Son père le rassure en lui rappelant le choc que peut représenter la réception de cette lettre. Il n’a pas demandé à parler à Rihito, ni l’inverse, mais étant donné que le seul commentaire de son beau-père sur ce mariage a été « tu es venu en sachant ce que tu risquais », il n’imagine pas trouver le moindre réconfort auprès de lui.

Mercredi, sixième jour. Le matin au lever, toujours pas d’Eurydyce – comme s’iel allait apparaître en pleine nuit.  La pression se fait de plus en plus forte sur ses épaules, alors que la perspective de la prison se rapproche. Est-ce qu’Eurydyce va aller jusque-là ? Est-ce que sa réticence se serait changée en refus total de ce système, certes injuste mais implacable ? Il a du mal à le croire, tant ça lui paraît contreproductif, mais il n’est pas à sa place…

Durant la journée, pourtant, cette pensée ne cesse de revenir en boucle, régulière, comme ces lames oscillantes qui barrent les couloirs d’anciennes caches au trésor. Il ne sait pas si la prison lui fait peur : il y a quelque chose de romantique et héroïque à aller en prison pour des opinions, même (encore plus ?) si ce sont celles de quelqu’un d’autre. Mais ça reste de l’enfermement, et ça n’aiderait sans doute pas Eurydyce. Donc au final, il n’en a pas vraiment envie.

Pourtant, plus cette hypothèse vient le tourmenter, moins elle l’effraie. Il se résigne, sans doute. Il paniquera quand ça deviendra vraiment tangible, mais pour le moment, elle aurait presque l’attrait des récits de bravoure des fictions. Alors il rentre chez lui le souffle un peu court mais libéré de l’angoisse de savoir si Eurydyce sera là ou non à son retour.

K7, lui, est bien là, c’est déjà pas mal. La furie à poils ras se jette dans ses jambes avant même qu’il ait pu enlever ses chaussures, si bien qu’il ne pense déjà plus qu’à elle. Il est en train de lui gratter le ventre quand un « Yo » lui fait brusquement relever la tête. Il reste interdit quelques secondes, incrédule, avant de se redresser pour s’approcher d’Eurydyce.

- Salut… souffle-t-il comme s’il ne croyait pas tout à fait à sa présence.

Il hésite un instant au meilleur salut à lui offrir. La bise, qui lui est venue si spontanément à leur rencontre précédente, ne lui paraît plus si adaptée dans ces circonstances. Il n’initie aucun contact, laisse quelques dizaines de centimètres d’espace vital à chacun d’eux.

- Comment ça va ?

Il a fait attention à prendre un ton sérieux, peut-être même un peu trop grave, pour bien signifier qu’il pose vraiment la question. Ce n’est pas juste cette espèce de salutation que l’on lance distraitement pour lancer la conversation.

- Tu as fait le tour de l’appart’ ? Qu’en penses-tu, alors ? Zéphyr est avec toi ?

Se rendant soudain compte que l’embarras lui fait enchaîner les questions un peu trop vite, il préfère calmer le jeu.

- Faut qu’on discute, je crois, hein ? Au salon ou sur le balcon, comme tu préfères… Tu veux que je nous apporte quelque chose à boire ?

Il prend son temps pour s’installer, tentant de gagner quelques secondes avant cette conversation qu’il savait nécessaire mais désagréable. Une fois qu’ils sont tous les deux à l’aise, autant que possible, il lui semble que c’est à lui de se lancer :

- Alors, comment tu… digères ça ?

Yyc
Côme Gaillard
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Tu ne saurais décrire comment tu te sens, de l’avoir devant toi. C’est un mélange compliqué de soulagement et de colère. De joie et de frustration. De rage. De haine. Mais pas vis-à-vis de lui. Vis-à-vis de ce système que tu peines à comprendre et a accepter. D’aucun diraient que tu es sûrement trop occidental-e pour comprendre en quoi l’Incontestable est bon. Eh bien soit, alors. Tu es occidental-e. Un soupire t’échappe. Il semble aussi perdu que toi. Déglutissement. Tu aimerais pouvoir te sentir aussi à l’aise que lors de vos retrouvailles. Mais ce n’est pas le cas. Ton ami est désormais ton mari et ta vie va dépendre de votre capacité à vous soumettre aux règles. Avec ton ex-mari, tu t’y étais plié-e car il était papa. Les rôles se sont inversés. C’est toi, le parent, désormais. Inspiration profonde.

Une question t’es posée. Tu as eu l’impression que de longues minutes s’étaient écoulées entre son salut et sa demande, mais en réalité, seulement quelques secondes. Ton estomac se tord. Tu fais la moue.

« Dire que ça va serait mentir… Et j’ai pas envie de te mentir, Côme. »

Tu réponds, doucement, d’une voix un peu éraillée. Toi aussi, tu es sérieux-se. Tu n’as pas cherché à cacher tes cernes, ni tes yeux rougis, ni les légers tremblements de ton corps. Rien. Tu es honnête avec lui, qui te connais sûrement bien mieux que tous ceux que tu as pu connaître, à qui tu as pu être donné-e.

« J’aime… bien, comment c’est fichu. Zephyr devrait aimer sa chambre. Même si ça va lui faire étrange… »

Tu susurres, sincère, avant de soupirer.

« Je ne l’ai pas amener, pas encore. Je préférais… venir en premier-e. »

Et faire le point avec Côme, avant, bien évidemment. Enfin, vient la phrase que tu redoutais. Mais justement, vous en avez besoin. Tu hoches du chef, avant de te diriger vers le frigo pour récupérer deux bières, prenant le lead sur ce coup, et en tendre une à Côme si la désire, avant de retourner sur le balcon pour pouvoir t’y mettre à l’aise et pouvoir fumer. Ca t’aide à gérer un peu ton stress et ton angoisse. La voix de ton ami… mari… ami, te tend, quelque peu.

« Je ne le digère pas, à vrai dire. Je… m’attendais à tout, sauf à ça ? »

Ça fait mal, aussi. Mal de ne pas être uni à ceux qui ont fait battre ou font battre ton cœur. Ta gorge se serre. Il y a beaucoup de choses dont tu n’as pas encore parlé à Côme et tu ne te sens pas encore prêt-e à le faire. Pour autant… Tu tiltes seulement maintenant que tu ne penses qu’à toi. Mais que vous êtes deux, dans ce bateau. Nouveau soupire.

« Et toi alors… ? Je veux dire… je chiale, je chiale… mais on est tous les deux enfermés dans cette fosse aux lions… »

Tu marques une pause.

« Est-ce que tu vas pouvoir te faire à l’idée qu’on doit s’embrasser tous les jours ? Et partager le même lit ? Et… je préfère oublier... »

Non. Tu ne veux pas y penser. Tu détournes le regard, attrapes une cigarette pour te l’allumer et la fumer. Essayer de calmer l’angoisse. Tu n’y penses d’ordinaire pas. Mais dans ce cadre… c’est l’un des points qui t’angoissent le plus.

« Je… si ça te va… demain je vais chercher Zephyr. Ou… je demande à ma mère de l’amener… »

Tu détournes le sujet. Et finis par boire une gorgée de bière.  C'est le retour de tes insécurités, tes craintes, ton stress et ton anxiété.


Eurydyce Gaillard
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Juillet 2114 – ft. Dixie

Bien sûr que ça ne va pas bien. La réponse d’Eurydyce est à briser le cœur, mais Côme était obligé de poser la question. Parce que c’est la première qui lui vient, et parce que c’est sa principale préoccupation en cette instant. Lui, il s’en sortira. Il va pas se laisser abattre par une machine, c’est ce dont il s’est persuadé, mais ça risque d’être beaucoup plus difficile pour Eurydyce. Il ne sait pas à quel point, alors il a besoin qu’ils parlent.

Que Zephyr ne soit pas là n’est pas une surprise non plus. Et tant mieux, parce que ça aurait fait beaucoup à gérer d’un coup, émotionnellement parlant. Il vaut sans doute mieux que sa première rencontre avec son beau-fils (il va devenir père de famille ! Il l’avait déjà réaliser mais ça devient de plus en plus concret, et de plus en plus terrifiant) se fasse quand la tension initiale entre Eurydyce et lui sera retombée.

Il suit donc Eurydyce sur le balcon, respecte son choix de boisson et accepte même de le partager. Il laisse le silence durer autant que nécessaire, jusqu’à ce qu’Eurydyce prenne la parole. La tension dans sa voix (ne serait-ce même pas une pointe de dégoût ?) fait presque mal à Côme, mais il ne peut pas lui en vouloir.

- Je ne l’ai pas vu venir non plus, reconnaît-il.  

En même temps, l’Incontestable n’est pas connu pour prévenir.

Il est pourtant touché d’entendre Eurydyce se préoccuper de son propre état d’esprit. Il la remercie d’un signe de tête, sans pour autant lever les yeux, avant de répondre.

- Honnêtement ? Si je ne te connaissais pas autant, et si je ne savais pas que ça te déplaît tant… peut-être que j’aurais pu m’y faire. Je veux dire… ce n’est peut-être pas quelque chose que tu veux entendre venant de moi, mais t’es pas mal, tu sais ?

Il essaie de lui lancer un regard et un sourire blagueurs, mais il craint trop que sa tentative de dédramatiser ne heurte un mur et ils restent timides.

- Sauf qu’on se connaît depuis qu’on est gamins… Quand je te vois, je pense encore à l’ado que tu étais, donc je peux pas te regarder comme ça. Et surtout, je ne peux pas oublier que toi, ça va à l’encontre de… de toi. Si on était deux à se faire juste un peu violence, ce serait une chose. Mais là…

Ce serait un viol. Pour appeler un chat, un chat. Commis par lui sur Eurydyce – pire ! Commis par l’Incontestable par son intermédiaire, à son corps défendant. Cette façon de penser, qui en un certain sens le dédouane, ne calme en rien le sentiment de culpabilité qui l’assaille déjà, au contraire. Alors il ne finit pas sa phrase, mais elle est sans doute claire. En tout cas, ils changent de sujet, au moins pour le moment.

- Comme tu veux, répond-il à ses propositions concernant Zephyr. Comme ça t’arrange. Enfin…

Quand il s’imagine la scène de Mme Chevalier se tenant sur le seuil de l’appartement avec un petit garçon, il se ravise.

- Je ne sais pas si je suis prêt à faire face à ta mère, en fait. J’adorerais la revoir, tu sais que je l’aimais bien, mais là… C’est peut-être un peu tôt. Enfin, je ne sais pas comment elle a pris la nouvelle ? J’ai un peu peur d’être le méchant gendre qui va rendre son enfant malheureux, je t’avoue… Et je peux même pas lui en vouloir.  

Il espérait que mettre les choses à plat calmeraient un peu de ses angoisses… c’est raté. Voir devant lui l’état dans lequel ce mariage met Eurydyce et être obligé de mettre des mots sur ses sentiments ne rendent que les choses plus difficiles encore. Tant qu’il était seul dans cet appartement, tout cela avait encore un côté irréaliste, purement théorique voire fictionnel. Là, il est entré dans le dur. Le très dur.

- Je reviens, annonce-t-il en se levant.

Il va juste chercher une cigarette dans le placard de l’entrée, se rassoit et l’allume. Pourtant, les premières bouffées diffusent le goût de la nicotine dans sa bouche sans l’aider à se détendre. Son niveau de tension est encore au-delà de ça. Et le réaliser ne fait qu’aggraver les choses.

- Je suis désolé, finit-il par sortir, le regard fixé sur un point de la table qui le sépare d’Eurydyce.

Désolé pour Eurydyce qui est victime de ce système, désolé pour lui-même de se retrouver coincé aussi, désolé pour Zephyr et pour la mère d’Eurydyce et même sa propre famille qui vont en faire les frais aussi. Et alors qu’il essaie de tourner son esprit vers l’avenir et comment ils vont pouvoir surmonter cela, il se surprend à ressentir quelque chose qu’il n’avait pas ressenti jusqu’alors : de la colère. L’impression d’être floué. Et toute la gravité de la situation, tout le poids de cette chape de plomb que représente l’Incontestable, lui tombe soudain sur les épaules.

- P’tin… lâche-t-il dans un souffle, incapable de trouver une meilleure façon d’exprimer sa détresse.

Yyc
Côme Gaillard
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Tu l’écoutes, attentivement. Et tu te rappelles que vous êtes deux, dans cette galère. Et que c’est à deux, qu’il va falloir composer, désormais. Et malgré toute la colère que tu peux ressentir… au fond de toi, peut-être es-tu rassuré-e, que ce soit ton ami d’enfance qui se trouve là, ici et maintenant. Car tu crois savoir qu’il ne fera rien qui puisse vous nuire, à tous les deux. En revanche, il tente un trait d’humour. Et il t’a. Un rire discret, soufflé, t’échappe.

« Arrête de dire des conneries… Je suis pas le type de grand monde et j’suis sûr-e que je suis pas le tien. »  

Tu finis par répondre. Tu avais toi-même plaisanté là-dessus, quand vous vous étiez revus, mais à ce moment-là, il n’y avait pas tous ces enjeux. Ta gorge te serre, alors que tu ne comprends que trop bien ses mots. Ton cœur se gonfle douloureusement. Ta gorge s’assèche.

« … »  

Tu ne sais pas quoi répondre. Ton corps a frémis, violemment.

« Je … »  

N’ajoute rien. Tu connais. Tu as déjà vécu ça. Bien que ça ait été… moins violent, en vrai, ta première fois, avec Hayate… Tu inspires, profondément, souffle, longuement. En revanche, ce qui te frappe encore plus que ce que tu ressens en ce moment-même, en abordant ce sujet, c’est… la voix de Côme. Sa façon de dire cela. Les émotions qu’elle transporte. Tu tournes un œil, vers lui, alors qu’il reprend la parole. Te dis ne pas être prêt pour revoir ta mère. Avant de partir. Revenir. S’excuser. Jurer…

Tu fermes les yeux, un instant, inspire de nouveau. Avant de te décaler d’un pas, tendre ton bras, ouvrir tes doigts… pour venir attraper sa main de libre, doucement. La serrer, en se voulant rassurant-e.

« Il y a… une chose qui me rassure, dans toute cette affaire… C’est qu’au moins, c’est toi. Et que je sais que tu me respectes… et que tu feras rien qui puisse nous mettre, toi, moi, Zephyr, ta famille, ma famille, en danger ou qui pourrait nous faire du mal… »

Tu susurres, les larmes aux yeux. Il y a trop de choses qui se disputent, en toi.

« J’veux juste… que tu piges. Je suis pas… en colère contre toi. Je suis pas… à ne plus t’apprécier, sous prétexte que c’est ton nom sur cette lettre. C’est contre le système, c’est… le fait d’être privé-e de libre arbitre qui me débecte… »  

Tu marques une pause, sans lâcher sa main, terminant ta cigarette.

« Désolé-e d’être… dans cet état. C’est pas forcément le plus agréable à subir. »  

Tu marmonnes, avant d’inspirer, de nouveau, en éteignant ta cigarette.

« Je… j’irais chercher Zephyr chez mes parents, après le travail demain. Je vais pas t’imposer de la voir, si tu le sens pas. Tu me diras quand tu seras prêt et on organisera ça proprement. »  

Tu commences, doucement, lui laissant le droit de dire oui, non, quand…

« Du reste… erm… on… en rediscutera la semaine prochaine… si… t’es ok ? Je préfère.. finir de digérer, tranquillement et prendre mes marques, ici, avec Zephyr et toi, et K7, avant.. de penser à ça. Parce que je t’ai jamais envisagé de la sorte non plus et… ça… je… Bref. »  

Tu déglutis, avant d’attraper ta bière pour en boire une longue rasade.

« … Bref. Tu… veux manger un truc, ce soir ? Enfin, je veux dire… un truc spécifique ? Je cuisine pas suuuper bien mais… je peux faire un effort. Ou on peut commander. »


Eurydyce Gaillard
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La surprise est l'épreuve du vrai courage

Juillet 2114 – ft. Dixie

Côme a toujours affirmé être contre ce système de l’Incontestable. Ne pas croire en une âme sœur déterminée par un algorithme, aussi perfectionné soit-il. Pourtant, il a bien dû y croire, un jour, pour accepter de se faire implanter cette puce et de s’y soumettre… Il n’a jamais été placé face à cette contradiction, donc difficile de dire comment il aurait justifié cela… Par son travail, sans doute. Comme quoi, c’était une occasion à ne pas manquer, ce genre de chose… Mais en réalité, il y a bien une partie de lui qui doit vouloir y croire, à ces âmes sœurs, ou en tout cas ne pas y être si opposée à ce système, pour s’y être volontairement soumis. C’est cette partie de Côme qui commence à protester. Il se voyait promette une belle vie pleine d’amour et d’intercompréhension, il se retrouve face à un énorme défi – pour ne parler que de lui.

Il lui faut toute sa raison, et la main d’Eurydyce sur la sienne, pour faire refouler cette montée d’égoïsme qu’il déteste. Au moins, ils sont sur la même longueur d’onde… Ils ne sont pas ennemis mais « dans le même bateau », comme dit Eurydyce. Touché, il serre ses doigts entre les siens mais a la gorge trop serrée pour répondre à ses premières phrases.

- Je ne sais pas si je suis beaucoup plus agréable, finit-il par croasser d’un ton se voulant plaisantin.

Et il approuve d’un acquiescement la proposition d’organiser proprement la rencontre avec sa mère.

- Mon père voudrait te revoir, aussi, ajoute-t-il. Et je voudrais te présenter Gen mais on verra ça en temps voulu.

La mention du « reste » lui coupe la respiration et lui tire une petite quinte de toux gênée.

- Bref, approuve-t-il simplement.

Il en avait oublié sa bière. Il tente d’en reprendre une gorgée mais elle est tiède, et il a toujours dans la bouche un goût amer qui la gâche. Il préfère terminer sa cigarette.

- Il reste un okonomiyaki au poulet, à la ciboule et au lard que j’ai fait hier, et j’ai de la soupe miso instantanée, affirme-t-il en se levant pour se diriger vers la cuisine. Si ça te va ? Ce n’est pas un festin mais je n’ai pas beaucoup d’appétit, de toute façon.

Il ouvre le frigo, pour y replacer sa bière et prendre de quoi préparer le repas, mais y trouve quelque chose qu’il n’a pas placé là lui-même…

- C’est toi qui as acheté de la viande ? Tu comptais la faire ce soir ? Si tu veux, ça me va, mais comme je t’ai dit, je ne sais pas si je vais lui rendre justice, ce serait dommage…

Il n’est généralement pas difficile en matière de nourriture, à l’exception notable du chou-fleur, donc il n’a pas de mal à faire confiance à quelqu’un d’autre pour préparer son repas. Ce soir, cependant, il lui semble plus juste que ce soit lui qui cuisine. Réchauffer une crêpe et faire bouillir de l’eau entrant dans son champ de compétence culinaire, il faudra que Dixie fasse preuve d’une grande force de conviction pour prendre sa place.

Mais il lui en faut plus que ça pour que ça part en conflit, et quelques minutes plus tard, la table est mise, Côme a pu aller troquer chemise et pantalon droit contre un t-shirt et un short, leur repas est quasi prêt. Entre temps, il s’est efforcé de limiter leurs échanges à des commentaires anodins sur la météo ou le quartier. Il ne veut plus de sujet sérieux pour le reste de la soirée.

- Tu as parlé de ton travail, réalise-t-il soudain. Tu as rouvert un salon de tatouage ?

Yyc
Côme Gaillard
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Tu as envie de lui répondre qu’il fait moins vieux con que toi, mais tu te retiens. Tu essaies de laisser cette conversation derrière vous. Mais tu sens bien ses doigts se lier aux tiens, et les serrer un peu plus fort. Cette sensation, là… Elle te réchauffe le cœur. Tu soupires, mais te sens également te calmer, petit à petit.

« Ça me va, pour l’okonomyaki. »  

Tu finis par répondre, doucement, avant de te fumer une nouvelle cigarette, en te plaçant devant la porte fenêtre pour l’observer, depuis ta place. Et tu en profites, également, pour finir ta bière.

« J’ai… acheté par réflexe, je pense. Je voulais faire un tour du quartier, je suis passé-e au konbini le plus proche et j’ai acheté deux trois trucs. On est pas obligés de la manger ce soir. Mais si tu veux, je peux te préparer un bento pour demain midi. »  

Tu t’interromps, avant de venir remettre une dread en place.

« Enfin. Tu préfères peut-être aller t’acheter un truc toi-même … ? »

C’est vrai que tu ne connais pas encore ses habitudes, pour le coup.

« Parce que sinon, j’me disais que je peux cuisiner… et tu pourrais me filer un coup de main. Ça ferait… notre activité quotidienne… »  

Tu lâches, après avoir terminé ta cigarette et rentrer, jeter tes mégots et terminer ta bière, pour jeter la bouteille. Tu t’appuies contre le plan de travail, en tournant la tête vers lui pour l’observer.

« Je n’ai pas extrêmement faim, ce soir, non plus, de toute façon. »  

Et puis… il y a cette dernière question.

« Ha. Euh… non. Pas encore. »  

Tu réponds, doucement, en baissant le visage et venant jouer avec tes doigts, et te mordiller la lèvre inférieure.

« J’ai pas… encore les moyens de pouvoir prétendre à un prêt sans demander à ma mère et mon beau-père de participer ou se porter garants. J’ai beau avoir mis de côté sur le travail au black que j’ai pu faire ces derniers temps, ça suffit pas. »  

Tu ris, doucement.

« Donc non, pas de nouveau shop, pour l’instant ! Mais j’ai trouvé le courage de déposer mon CV auprès d’un collègue qui possède lui-même un shop, et il m’a engagé. Donc… j’ai… officiellement un boulot, depuis peu ! »  

Tu lâches, tout de même fier-e de toi. Parce que ça t’a demandé des efforts, pour te remettre complètement en selle, et de te dire que tu allais reprendre de manière … intensive. Enfin, bon. C’est une nouvelle qui, toi, te rends heureux-se. Plus que celle du mariage, en tout cas. Et puis… Tu relèves le museau vers Côme.

« Dis… tu m’as dit, tout à l’heure, que ton père voudrait me revoir… Tu penses qu’on pourrait… inviter nos parents à venir manger, un soir ? Et Gen pourrait passer la nuit à la maison ? Je pense qu’il y a de la place pour qu’il puisse dormir dans la chambre de Zeph… »  

Tu t’interromps, parce qu’il a arrêté la conversation, tout à l’heure, en disant que vous en discuteriez en temps et en heure… mais tu as tellement de choses qui te trottent dans le crâne, tu parles un peu sans trop réfléchir, tu as besoin que ça sorte, là, maintenant…

« Pardon, tu veux… peut-être parler de ça plus tard. Oublie… »  

Tu susurres, avant d’ouvrir la porte du frigo pour sortir la viande, et chercher de quoi la cuisiner. Tu vas déjà te mettre à cuisiner. Ne serait-ce que pour toi, pour demain midi, si Côme n’a pas répondu par l’affirmatif.  

« Je parle trop... tu peux me passer le sel, s'il te plaît ? »



Eurydyce Gaillard
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Juillet 2114 – ft. Dixie

Côme est plutôt soulagé d’entendre Eurydyce se projeter, ne serait-ce qu’un peu. Bon, sans doute que les impératifs résonnent encore plus dans sa tête, comme une liste de menaces qui planent au-dessus de leurs crânes, et qu’il est logique de sa part de sauter sur toute occasion d’en cocher facilement un des items. Ce n’est pas pour déplaire à Côme, de toute façon : la cuisine est une activité à laquelle il ne s’est jamais vraiment consacré mais qui ne le rebute pas pour autant. Surtout si elle est partagée.

- Bonne idée ! Sur le principe, je préfère toujours un bentô maison – je pense que c’est mon sang français qui parle, là… Mais vu mes compétences, le résultat est vite répétitif. À deux, on pourra varier les recettes ou se donner des idées.

Ce n’est pas désagréable d’avoir quelqu’un à côté de lui pour discuter, tandis qu’il réchauffe les restes de la veille. L’impression de ne pas juste se nourrir mais de nourrir, d’offrir, est valorisant, en un sens. Et dire que bientôt, il y aura une bouche supplémentaire à contenter… Cette pensée le fait sourire.

Il pensait pouvoir se réjouir aussi d’une avancée professionnelle pour Eurydyce : ouvrir un nouveau shop serait un grand pas. Mais il est détrompé. Oh, ce n’est pas complètement mauvais, bien au contraire :

- C’est super ! approuve-t-il sincèrement. Félicitations, vraiment ! Te remettre le pied à l’étrier est déjà une très bonne chose. J’espère que tu me montreras ce que tu fais. Et peut-être que tu pourras me persuader de passer sous ton aiguille.

Son clin d’œil lui indique cependant que le convaincre sera un défi plus ardu que ce que ses mots laissent croire. Il a eu quelques mois pour y penser mais la conclusion a été vite vue : aucune aiguille ne s’approchera de sa peau de sitôt.

Les préparations étant en route, il s’écarte de la cuisine pour aller respirer un peu devant les portes fenêtres. Se tenir devant des plaques de cuisson en marche alors que cette journée d’été est encore bien assez chaude n’est pas agréable bien longtemps. Au passage, il a repris sa bière dans le frigo : elle, au moins, a repris une température raisonnable et il peut finir de la siroter tranquillement, tout en écoutant Eurydyce avec intérêt.

- Non non, pas de soucis, répond-il à ses excuses. Ce sont surtout les sujets plus… délicats, dont je me dis qu’on a peut-être déjà eu notre quota pour ce soir. Mais ça, ça me va, comme sujet. C’est même une bonne idée, de faire venir nos parents en même temps. Ce sera sans doute moins stressant que de les inviter un par un. Et je suis sûr que Gen sera ravi de faire une soirée pyjama avec un nouveau copain.

Puis il se laisse absorber par la vue d’Eurydyce cuisinant. Il trouve quelque chose d’étonnamment intime à observer ces gestes censés être fait dans le privé. Il n’y a rien de honteux, bien sûr, mais simplement, ce ne sont pas des gestes qu’on est censés voir chez de simples connaissances. Ou chez des amis récemment retrouvés. Ce sont des mouvements naturels, spontanés…

La demande d’Eurydyce interrompt sa rêverie. Il doit se secouer mentalement, avant de poser sa bière sur le plan de travail et ouvrir le placard à épices au-dessus de la hotte.

- Tiens. J’ai aussi du poivre et du persil, mais c’est tout pour le moment. J’ai essayé de faire le tour de l’épicerie de base, quand j’ai fait les courses, mais j’ai pas pensé à plus d’aromates. Faudrait qu’on se mette une liste quelques part, sinon on y pensera jamais. En tout cas, pas moi.

Il ne se fait pourtant pas trop de soucis : il a survécu plusieurs années en coloc avec Malo, il devrait pouvoir s’en sortir avec Eurydyce. Les plats seront peut-être parfois fades, ils devront peut-être parfois se laver les mains au gel douche ou le corps au savon à mains, mais ce ne seront que des détails. Même si ce serait quand même bien de s’organiser tout de suite pour éviter ces désagréments… D’autant que n’en feraient pas uniquement les frais les deux jeunes gens qui seraient responsables de ces approximations mais aussi un enfant, réalise-t-il soudain. Ah oui, ce serait quand même bien que Zephyr ne manque jamais de dessert ou de crayons de couleur pour s’occuper.

- Parle-moi de Zephyr, demande-t-il soudain. Qu’est-ce qu’il aime, qu’est-ce qu’il déteste, à quels jeux il joue ? J’ai aucune idée de ce qui est à la mode dans les cours de récré en ce moment…

Oui, il a envie de se le mettre dans la poche. En tout cas, il ne veut pas passer pour le méchant beau-père qui vient bouleverser son quotidien. Donc il veut savoir par quel bout le prendre.

Yyc
Côme Gaillard
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Eurydyce Gaillard a écrit:
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Finalement, Côme accepte ton idée de bento. Tu soupires de soulagement. Tu n’auras pas commencé à cuisiner toute la viande pour rien. Enfin, de base, ça n’aurait pas été pour rien puisque tu te serais taillé une part dans le tout, mais… Bref. Tu te comprends. Tu te concentres, mais tu sais que ça va être classique. Tu vas simplement faire du riz, de la viande, et y caler une sauce en prime pour éviter que ce soit trop sec. À voir s’il est comme Zephyr a préférer le ketchup ou s’il veut de la moutarde. Ou nature, en vérité.

Et puis, il commente le fait que tu aies trouvé un nouveau job. Tu souris, doucement. Avant de rire à sa dernière phrase.

« Franchement, t’inquiète même pas pour ça. Je vais te travailler au corps tous les jours pour que tu finisses par me dire oui. »  

Tu lâches, doucement, en mettant un peu … de beurre dans ta poêle pour faire cuire ta viande. Ça, c’est le bon côté bien français. Mais c’est vraiment dommage parce que t’es vraiment pas un-e excellent-e cuisinier-e. Tu fais pourtant de ton mieux.

« Gardons donc les sujets plus délicats pour plus tard. Et peut-être pour un taux d’alcoolémie un chouia plus élevé. »  

Tu finis par déclarer. La fin est dite avec humour. Et en même temps… bon. Bref. Mais tu sais que toi, il va falloir que tu y réfléchisse tout du long. Parce qu’il faut que tu t’organises, pour Zephyr, si tu constates que tu ne vas pas t’en sentir capable. Et que tu préviennes ton patron… ce serait dommage de perdre ton job après avoir tant galéré à le trouver. Tu soupires, avant d’aller dans le frigo pour récupérer un oignon que tu as acheté, un peu plus tôt, l’éplucher – en pensant à te caler une gorgée d’eau dans la bouche – puis, une fois coupé, mettre le tout à rissoler avec la viande. Avant de tourner la tête vers Côme, l’eau avalée, pour le questionner.

« J’ai complètement pas pensé à te demander si tu aimais l’oignon… Est-ce que… c’est le cas ? Sinon je retourne au konbini pour t’en racheter et te faire un truc mieux. »  

Tu lâches, doucement, un peu inquiet-e. T’as pas envie qu’il mange mal à cause de toi, quoi.

« Bleh… Je suis totalement d’accord pour la liste. Mais va déjà falloir que je fasse un tour de ce que je peux ramener de chez ma mère, avant de nous faire acheter quoi que ce soit. »

Tu susurres, doucement. Et puis… il te demande de parler de ton fils. Tu ricanes, doucement, avant de tourner le museau vers lui.

« Tu veux déjà te le mettre dans la poche ? »  

Tu lâches, doucement, avant de continuer.

« T’auras pas vraiment besoin de faire beaucoup d’efforts, pour ça. Il aime tout le monde. »  

Tu lui annonces, un doux sourire sur les lèvres.

« Sinon, plus sérieusement, pour te répondre… Il aime dessiner, jouer à la console – il n’a droit qu’à une demie heure par jour, pour le moment. Il aime bien regarder les dessins animés, à la télé, le matin, tout en mangeant ses céréales et son poisson grillé. Pose pas de question sur ses goûts… »  

Tu remues la viande, doucement, avant de regarder le cuiseur à riz et mettre une fournée en route.

« Il aime son riz avec du ketchup. Ne boit pas de soda, sauf quand il y a une occasion qui vaut un véritable apéritif, avec la famille. Mais sinon, il ne veut pas de soda, toujours de l’eau, plate ou pétillante selon ses envies. Il est plutôt monomaniaque, aussi, niveau gâteaux apéritifs. »  

Tu ris, de nouveau. Ton fils, il est parfait. C’est ce que tu dis volontiers à tout le monde. Mais ça n’empêche qu’il soit chelou, parfois.

« Il adore les animaux, danser, chanter, aller au parc… Par contre, il déteste qu’on le prenne pour un imbécile – il a de qui tenir –, les poireaux et les aubergines. Il adore la ratatouille. N’essaie même pas de lui piquer sa part, quand on en mange. Il serait capable de te sauter à la gorge, pour un tel affront. »  

Tu te mords la lèvre inférieure. Essaie de réprimer un fou rire. Avant de soupirer.

« Et toi, alors ? Qu’est-ce que tu aimes ? Niveau bouffe, déjà, histoire que je me fasse une liste de recettes à tester. Je cuisine pas bien, mais pas mal non plus. Personne n’est jamais décédé après avoir mangé un truc que j’ai fait. Heureusement. Et Gen ? Il aime quoi ? Parce que je sais qu’il ne sera pas là h24, 7j/7 mais… qu’on ait de quoi faire, si il vient à l’improviste ? Des gâteaux qu’il aime ? Boisson ? Il petit déjeune quoi ? Oh, il nous faudra peut-être avoir des fringues de rechange pour lui, au cas où ? »

Tu te projettes, oui. Parce qu’une fois encore, comme dit : ce n’est pas contre Côme que tu en as. C’est contre le principe même de te faire voler ton libre arbitre… Enfin, tu marques une pause, regardant ta poêle.

« T'as... déjà vécu avec quelqu'un ? J'veux dire. Autrement qu'en colocation, ou avec ton père. Quelqu'un avec qui tu as dû partager ton lit, tes repas... ta vie ? »  

Toi, oui. Et, même si tu ne veux pas comparer Côme à Hayate, ou à qui que ce soit, tu... sais déjà que tu vas repenser à ton ex époux. Tu sais que tu vas avoir du mal à t'habituer à la situation. Tu veux juste... prévenir. Qu'il ne s'inquiète pas... plus que nécessaire. Mais tu attends qu'il te réponde, avant d'aborder le sujet. Si tant est que tu trouves le courage de l'aborder.


Eurydyce Gaillard
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Là tout de suite, Côme espérerait qu’Eurydyce prolonge sa mention d’une élévation de leur taux d’alcoolémie d’une proposition pour la concrétiser, mais cette proposition n’arrive pas et sans doute que c’est pour le mieux. Leur première soirée ensemble doit être prise au sérieux. Ce genre de détente artificielle, forcée en un sens, pourrait les faire se sentir mieux sur le moment mais ne provoquerait que plus de gêne par la suite.

Alors il ne réclame rien et regarde, amusé, la technique d’Eurydyce pour couper l’oignon.

- J’aurais eu le temps de protester, fait-il remarquer face à ses inquiétudes. J’aime bien l’oignon, ne t’en fais pas.

L’oignon, oui, mais l’okonomiyaki cramé, nettement moins ! Se souvenant soudain de la galette qui réchauffe dans une poêle, il se fraie un passage entre Eurydyce et l’îlot central pour aller la retourner : juste à temps ! Il se retrouve ainsi presque épaule contre épaule avec Dixie : leur contact le plus étroit depuis leurs retrouvailles ce soir. Mais ça ne le dérange pas tant que ça : c’est un contact amical, accidentel mais pas honteux puisqu’il se trouve simplement qu’ils veulent avoir accès à deux plaques de cuisson voisines. Alors il se décale juste assez pour que le contact ne soit plus qu’un simple effleurement, mais sans s’excuser.

Il a même le sourire aux lèvres quand il écoute Eurydyce parler de son fils. Oh non, il ne posera pas de question sur ses goûts. C’est bien que les enfants expérimentent, c’est ce qu’il essaie de rappeler régulièrement à son père et son beau-père. À la place, il s’emploie à essayer de se souvenir des détails, du riz au ketchup, de l’eau, des poireaux, des aubergines – sauf dans la ratatouille, visiblement.

Entre temps, le contact a disparu, le cuiseur à riz étant sur un plan de travail plus loin, mais l’affection palpable dans la voix d’Eurydyce l’enveloppe presque physiquement et il ne se sent pas esseulé. De toute façon, lui-même se déplace après quelques minutes à peine, pour retirer leur dîner du feu. Il met de l’eau à bouillir pour la soupe instantanée et s’apprête à sortir la vaisselle pour mettre la table mais les questions d’Eurydyce l’interrompent et il préfère tout reposer sur l’îlot. Répondre sans rien oublier va lui demander trop de concentration pour qu’il prenne le risque de se déplacer avec des assiettes en même temps.

- Aloooors, par où je commence ? rit-il. Moi, ce sera vite fait : je mange à peu près de tout, sauf du chou-fleur que je ne peux pas voir en peinture et des crustacés qui me tentent pas trop. À la fois parce que je trouve pas ça super ragoutant et parce que j’étais allergique. Je suis censé être vacciné, maintenant, mais j’ai jamais osé tenter d’en remanger vraiment. Je ne fais juste plus attention à la liste des allergènes sur les étiquettes. Par contre, aucun problème avec les mollusques, et tant mieux parce que j’adore les takoyaki. Ah, et pour le poisson, pas de risque non plus mais pour moi, c’est uniquement cru. Je peux faire un effort s’il est parfaitement cuit mais en général, j’aime pas trop la texture.

En fait, ça n’aura pas été aussi vite fait qu’il pensait, mais au moins les choses sont claires. Les choses de base. Ils affineront la découverte de leurs goûts respectifs au fur et à mesure. Il faut bien qu’ils se gardent un peu de surprises.

- Gen, lui, c’est plus compliqué. S’il a le choix, il préférera les nouilles au riz, sauf s’il s’agit d’onigiri, et encore, ça dépend de la garniture. Et les nouilles, en bouillon plutôt que sautées, même s’il ne sait pas encore les manger sans en mettre de partout. La hiérarchie exacte varie selon les jours mais vu son énergie le matin, on peut lui mettre à peu près ce qu’on veut sous le nez, que ce soit occidental ou japonais, et il l’avalera. Pour des vêtements, je pourrai ramener une ou deux tenues de chez mon père mais si tu veux lui faire plaisir, comme cadeau de bienvenue, tu peux lui offrir un kigurumi de Shiro, du dessin animé Shiro et Kuro, et tu auras gagné son cœur.

Il se tourne pour adresser à Eurydyce un sourire complice mais il perçoit son air sérieux et s’assombrit à son tour. S’ils peuvent se consoler avec les meilleurs côtés de leur vie, et en se rendant compte qu’ils ne disparaissent pas, ils sont vite rattrapés par la gravité de leur situation. Un peu gêné, il reprend les assiettes mais hésite quant à où les poser. Sur la table ? Ça lui paraît un peu formel. Mais sur le comptoir de la cuisine, ils seraient côte à côte, c’est trop froid. Finalement, il place un couvert au bout du comptoir et l’autre à côté, orienté à quatre-vingt-dix degrés. Un bon compromis.

- Vraiment vécu avec quelqu’un, genre vraiment installé, en couple et tout, non, reconnaît-il en soupirant, avant de s’interrompre le temps de fourailler dans le tiroir à couverts. Je n’ai habité qu’avec mon paternel ou en coloc’ avec Malo. J’y ai pensé, une fois ou deux, à m’installer avec une fille – jamais avec un mec, tiens, maintenant que j’y pense… Je me demande pourquoi… – mais bref, j’ai jamais franchi le pas. C’est peut-être bête, à mon âge... Mais y’a quelques personnes chez qui j’ai passé plus de temps que chez moi, sur des petites périodes. Donc partager des repas, partager un lit, oui, je connais. Et pas forcément après la gaudriole.

Mais il sait bien que ce ne sera pas pareil. Parce que sa relation avec Eurydyce ne pourra pas être la même qu’avec ses ex, et parce qu’auparavant, il ne s’était jamais impliqué émotionnellement dans ces lieux, dehors de chez son père. Même son appart’ à Paris : non seulement il le partageait, mais en plus il n’était pas censé y passer plus de quelques années. Là, il sera responsable de cet endroit, c’est chez lui. Pas d’autre choix que de faire en sorte de s’y sentir bien et que les autres s’y sentent bien. Et surtout, il ne se voit pas retourner passer une nuit chez son père sous prétexte d’aller chercher des fringues propres, alors qu’en réalité il veut juste respirer tranquillement…

Un petit tintement régulier lui rappelle soudain un autre paramètre qu’il a failli oublier, dans toute cette histoire : K7 leur avait gentiment laissé leur intimité, sans doute pour aller faire sa sieste dans son panier, mais vient lui signaler qu’il est l’heure de son dîner, à lui aussi.

- Nous d’abord, bébé, lui rétorque Côme en un mouvement faussement sévère du doigt. Je sais qu’on est en retard mais ça ne change rien.

Ni le geignement du toutou ni ses grands yeux écarquillés ne le font flancher.

- Ne l’écoute pas quand il te dit qu’il est malheureux, prévient-il. Il aime juste se faire plaindre.

Et il reprend sa mise de table comme si de rien n’était, jusqu’à ce que le bip de la bouilloire l’appelle.

- Et toi, tu…

Il s’interrompt juste à temps, avant de poser une question stupide.

- Tu n’as pas d’animaux ? K7 est civilisé, il tolérera de la compagnie même s’il est arrivé le premier.

Deux sur dix de note artistique pour ce lamentable rattrapage aux branches.

Yyc
Côme Gaillard
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Tu te sens quelque peu rassuré-e, lorsqu’il te confirme bien aimer l’oignon. C’est stupide, parce qu’il a raison. Il aurait pu t’en empêcher. Il aurait pu te le dire bien avant que tu ne termines l’épluchage, découpage, pardon, éminçage… Mais tu te mets peut-être un peu la pression. Ou alors c’est le stress. Un mix de tout, sûrement. Tu essaies de te concentrer sur ce que tu fais et sur tes propos concernant ton fils. Puis, sur ses propres paroles à lui. Avant de sourire, amusé-e. Vite fait, hein ? Tu aimes bien comme beaucoup de gens commencent par ce petit mensonge du « je mange de tout » pour rajouter un « sauf » qui fait trois kilomètres de long. Tu essaies de noter au maximum, mais tu es certain-e que tu vas oublier des choses.

« Ok, donc partons du postulat qu’on évite les crustacés et le poisson. »

Tu susurres, doucement.

« Ça tombe bien, j’aime pas ça non plus. Sauf en sushis, makis & co ! »

Tu lâches, pendant que tu fais ton nécessaire. Et puis, tu continues de l’écouter, jusqu’à ce qu’il … manque de te retourner la question et fasse une pirouette magistrale. Tu souris, puis glisse l’oignon émincé dans la poêle où le beurre crépite doucement. Tu baisses le feu pour faire dorer ton oignon, avant de réserver, le temps de couper ta viande. T’aurais dû t’y prendre avant de foutre l’oignon là-dedans. Tant pis, ça te servira – encore – de leçon. Tu éteins le feu, le temps de couper ta viande. Sauf qu’en parlant de viande, tu ne pensais pas à ton doigt.

Un juron t’échappe, avant que tu n’ailles directement mettre la plaie sous l’eau, en grommelant. Ca fait mal ! Et ça pisse le sang. Faut croire que tu as bien tranché. Tu soupires, doucement.

« … quand je disais que je suis pas doué-e en cuisine … je peux rien cuisiner sans me couper. »

Tu grommelles, encore, tête baissée, le temps que l’eau s’éclaircisse. Puis, tu attrapes un torchon pour enrouler ton doigt dedans. Tant pis pour le tissu, tu rachèteras des torchons. Relève le museau vers Côme.

« Tu sais si on a des pansements, ici ? »

En vrai, ça t’étonnerait… Tu remets en place une dread, de ta main de libre, lâche encore un soupire.

« Hmpf… non, je n’ai pas d’animal de compagnie. Je voulais un chat, mais ma mère est allergique. Zephyr voulait un animal, très fort. Il sera ravi de cohabiter avec un chien. Mais si tu penses que ça peut passer… est-ce que… on pourrait adopter un chat ? »

Tu demandes, un peu timidement.

« Pas tout de suite, hein ! C’est pas une urgence, non plus. Simplement… si ça peut être un projet, ou quoi… »

Tu t’arrêtes, avant de soupirer. Tu te sens idiot-e.

« Et sinon, oui. Bien sûr. J’ai déjà habité avec quelqu’un. Et son fils. On était quatre, sous le même toit. »

Tu souris, bien que le cœur lourd et les larmes aux yeux.

« Mais ça fait longtemps que… je n’ai pas partagé mon quotidien avec quelqu’un qui ne soit pas de ma famille. Enfin, je veux dire… famille de sang. Ceux qui m’ont vu grandir… Raaah, je m’exprime mal. »

Tu grognes, en ayant envie de te taper le crâne contre le plan de travail.

« Mais… ouais. Ici, c’est pas chez ton père, c’est pas chez ma mère. On va devoir élaborer nos propres règles. Parce que je suppose qu’y a des choses que tu as horreur de faire ? Ou qui te hérissent le poil si elles sont pas faites comme il faut ? »

Tu relèves le museau, vers lui.

« Perso, je déteste passer la serpillère… et faire la vaisselle. Et je plie mon linge d’une certaine façon, je ne supporte pas qu’on fasse autrement… est-ce que toi aussi, t’as ce genre de… trucs ? Habitudes ? Rigidité ? ... rigueur ? »


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La surprise est l'épreuve du vrai courage

Juillet 2114 – ft. Dixie

Pas sûr que sa presque-bourde soit passée inaperçue. Mais de toute façon, l’échappée du couteau d’Eurydyce arrive à point pour la camoufler – une diversion bienvenue, même si Côme se serait contenté d’une autre moins sanglante. Il interrompt sa préparation de soupe miso en urgence, évitant de justesse de tout renverser au passage, pour se précipiter vers Dixie.

- J’ai toujours un pansement et une lingette antiseptique dans mon portefeuille, pour Gen, répond-il à la demande d’Eurydyce.

C’est vraiment pour Gen. Lui-même se sait maladroit mais ce sont généralement les objets autour de lui qui en font les frais, plus que son propre corps. Il va néanmoins chercher son petit kit de premier secours. Ce n’est qu’en le collant précautionneusement sur le doigt d’Eurydyce que Côme se rend compte que le pansement est à l’effigie de Doraemon…

- Ça… te donne un look… particulier… mais il devrait marcher pareil, commente-t-il, en guise de vague excuse, avec un clin d’œil.

Eurydyce ne semble pas lui en vouloir, alors il reprend la préparation de sa soupe miso – c’est -à-dire qu’il finit de verser l’eau sur la poudre. Le sujet dérive même très vite, pour en revenir à sa question précédente comme si de rien n’était. Mais sa demande, même parfaitement compréhensible et présenter de façon très raisonnable, semble l’embarrasser, et le sujet change de nouveau. Côme se mord la lèvre en entendant que son rattrapage n’est pas passé inaperçu : il sait qu’Eurydyce a déjà été marié, que cette union a été heureuse mais interrompue, et il ne souhait pas vraiment revenir dessus.

Heureusement, le sourire revient vite, quand ils abordent les corvées. Un sourire un peu tordu, un peu amer, parce qu’ils se projettent de plus en plus dans ce qui va être leur vie, mais il lui semble qu’ils font ça de façon saine, alors ce sourire a bien sa place tout de même.

- Déjà, pour le chat, je n’ai aucune objection. On va peut-être attendre d’avoir pris nos marques, en effet, mais je n’ai rien contre. K7 les aime bien, aussi. Le problème est plutôt dans l’autre sens, généralement, mais un chaton, ça devrait bien le faire.

K7 serait du genre à faire copain-copain avec un tigre, si le tigre se montrait un minimum amical.

- Et pour les corvées, hmm…

Là, il lui faut réfléchir un peu plus précisément.

- Faire la vaisselle ne me dérange pas. L’aspirateur et la serpillère… ça passe, à moins qu’il fasse très chaud. Mais si je fais ça, je te laisse faire les vitres. Et les miroirs. Je déteste ça, tu as l’impression que plus tu nettoies, plus tu laisses de traces ! Et la salle de bain. La cuisine, ça passe, mais la salle de bain…

Il lève les yeux au ciel pour exprimer toute la lassitude que cette corvée lui inspire.

- Si tu veux gérer le pliage de linge, je n’ai pas d’objection. Je serai plus regardant sur l’odeur de la lessive – désolé, j’ai le nez un peu difficile. Et sur certains rangements, aussi : par exemple, pour moi, les produits ménagers, c’est sous l’évier. Avec une protection sur les poignées pour que les petits n’y accèdent pas, mais tout autre endroit me paraît terriblement illogique. Dans la salle de bain, un bac à linge sale et au moins quelques serviettes de rechange, selon la place disponible : y’a rien de plus chiant que te retrouver à la sortie du bain sans serviette parce que la précédente est partie à la machine. Enfin, ce genre de choses… Mais je reste ouvert à la discussion, promis.

Il ne précise pas qu’il faudra de sacrées discussions et de très bons arguments à Eurydyce pour contrer certaines de ses manies.

- J’y pense… En parlant de rigueur : concernant Zephyr… Rihito veut absolument qu’on apprenne à Gen à ranger derrière lui. Ramener son verre vide à la cuisine, ranger ses jouets dans le bon placard quand il a fini avec, ce genre de choses. Tu es aussi sur cette longueur d’ondes ou plus relax ? Je voudrais surtout pas interférer avec ta façon de faire.

Bon sang, il va être beau-père… C’est tellement plus confortable d’être grand frère, sans vrai rôle d’éducation, avec la possibilité de prendre le parti de Gen quand il entrera dans sa crise d’adolescence, comme il l’a si bien fait remarquer à Rihito il y a quelques temps… Là, il va devoir être responsable. Quel vilain mot… Un père, même ? C’est une relation qui doit être à double sens, et Zephyr en a déjà connu un, alors voudra-t-il lui offrir à lui aussi ce titre ? Rien n’est moins sûr. Et Côme serait-il prêt à l’assumer ? Il bomberait le torse et vous dirait que lui mais en réalité, ce n’est pas plus évident.

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Le doigt est tendu, dans l’attente du pansement, que Côme applique avec une délicatesse digne des plus grands. Tu souris, amusé-e, avant de fixer la rustine empêchant ton sang de s’en aller faire des galipettes hors de tes veines, avant de ricaner. Ce n’est pas moqueur. Loin de là.

« Ça va, je me sens pas dépaysé-e, comme ça. »

Tu lâches, doucement, avant de le remercier et te remettre à la tâche – en espérant éviter de reproduire un tel incident. Tu n’as que 5 doigts à chaque main et tu aimerais bien qu’il en demeure ainsi.

Et tu ne vois pas ça comme le fait de te projeter. Plutôt… de parler de sujet divers et variés, d’importance basse à moyenne. Et les corvées, ça semblait plutôt… correspondre. Tu te mordilles la lèvre inférieure, concentré-e sur ta tâche, avant de relever le museau et soupirer. Tu l’écoute, avec attention.

« Hmm… Je note pour le chat. J’oublierai pas. Mais c’est clairement pas pour tout de suite. »

La suite, eh… Dans l’idée, ça te va.

« Baah… Les vitres, j’aurais sûrement besoin de ton aide. J’veux dire, j’veux bien les faire. Mais j’suis pas assez grand-e pour atteindre le haut. Donc à la limite… tu me tiens l’escabeau et j’lave les carreaux ? »

Tu marques une pause, avant de lever le nez vers lui.

« Après, j’te garantie pas non plus que ce soit supra nickel, hein. Mais ce sera fait. »

C’est honnête, quoi.

Ta cuisine avance, le bœuf termine par aller cuire avec l’oignon, doucement, puis tu rajoutes un peu de sauce soja. Puis vient la question de la lessive.

« Ben… de toute façon, je pensais faire les courses ensembles dans les jours à venir, donc ce sera l’occasion pour moi de prendre des notes sur ce que tu aimes niveau lessive, mais pas que ! »

Parce que les courses vont s’imposer, en effet, ne serait-ce que pour pouvoir manger. Enfin…

« Hmm… Je lui apprends à ranger, mais je ne suis peut-être pas aussi « rigide » - sans vouloir critiquer, ce n’est pas le but, hein. Simplement… un verre doit être posé sur une table. De préférence, celle du salon ou de la cuisine. On mange assis. On dessine assis également. On joue dans sa chambre ou dans le salon. Et les jouets sont rangés après utilisation. Ce genre de choses assez classiques, je pense ? »

Tu réponds, avant d’aller te chercher une bière au frigo. C’est que ça donne soif, à force. Et puis…

« J’aimerais bien te dire de pas te prendre la tête avec ça tout de suite. Mais… je me doute que si ça commence à te trotter dans l’esprit, tu vas pas réussir à le mettre de côté immédiatement ? »

Tu marques une pause, remuant le contenu de la poêle, doucement.

« Je pense que tu sauras trouver ta place, petit à petit. Mais d’abord, laisse toi le temps de le rencontrer et d’apprendre à le connaître un peu. »

Tu souris, viens ouvrir ta bière pour en boire une gorgée et baisser la puissance du feu.

« Bon ! Y fait faim. On en est où, de l’okonomiyaki ? »

Tu détourne le sujet, pour revenir sur la bouffe. Parce que bon, ton estomac cri famine, un peu. Tu peux laisser la viande cuire d’elle-même. Mais surtout, tu peux manger en gardant un œil dessus, quoi.
Eurydyce Gaillard
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Bon, Côme fera des concessions pour les vitres – c’est vrai qu’il n’a pas été malin sur ce coup… D’autant que ce n’est pas comme s’ils étaient face à face et qu’il pouvait constater en direct leur différence de stature, hein… Il avait bien eu l’occasion de la remarquer, lors de leur précédente rencontre, mais ces retrouvailles étaient en quelque sorte un retour au collège, pour lui, alors baisser la tête comme s’il s’adressait à quelqu’un de bien plus jeune que lui ne l’avait pas trop perturbé. Puis ce soir, le contenu de leur discussion ne laissait aucun doute quant à sa maturité intellectuelle, alors sa maturité physique devait être au même niveau, non ? Ben oui, mais… Côme se foutrait des baffes pour avoir dit de telles bêtises. Heureusement qu’Eurydyce prend ça avec une telle philosophie, en lui rappelant la réalité sans la lui renvoyer méchamment dans la tronche… Grâce à cette attitude, il est resté honteux quelques minutes à peine, juste ce que la décence réclame, avant de poursuivre.  

Mais Eurydyce voit juste, en perçant à jour ses inquiétudes quant à sa relation avec Zephyr, et il se tend de nouveau légèrement. Non, effectivement, il ne va pas le mettre de côté tout de suite, mais sans doute que ça ira et viendra, jusqu’au moment fatidique – et même, jusqu’à ce qu’il soit fixé quant à la relation qu’il réussira à nouer avec le petit garçon. Il sait parfaitement, pourtant, qu’il ne sert à rien de ruminer, alors il ne répond rien et accueille simplement les conseils, du pur bon sens mais qu’il est toujours bon de rappeler, avec un sourire reconnaissant. Et le changement de sujet avec carrément un petit rire.

- On en est qu’il doit être chaud !

Il va tout de suite le vérifier : et il ne s’est pas trompé. Il a encore un peu bruni mais juste ce qu’il faut. Il attrape des bols dans une main, la poêle dans l’autre et va poser le tout près de la vaisselle déjà en place sur le comptoir. La soupe, elle, est bien diluée. Il les sert, équitablement, et s’assoit. À regarder ce qui se trouve devant lui, il se dit que le repas est plutôt chiche, mais il sait bien que le poids sur son estomac l’empêcherait d’avaler bien plus.

- Ça te suffira ? s’enquiert-il tout de même. On doit pouvoir trouver des pickles ou quelque chose, si tu veux plus. Oh, et tu veux des couverts ? J’ai sorti que des baguettes et des cuillères par habitude, mais on a des fourchettes et couteaux de table. Oh, et j’ai oublié…

Un dernier aller-retour de l’autre côté de l’îlot, pour ramener une carafe d’autre et rapprocher sa bouteille de bière, le sel et les derniers petits détails dont ils pourraient avoir besoin, et il peut enfin s’installer définitivement.

- Itadakimasu !

Il reste silencieux une bonne minute, le temps d’enfourner ses premières bouchées d’okonomiyaki et de soupe.

- Je connaissais pas cette marque de soupe mais ils avaient plus que ça, à la superette d’à côté, l’autre jour. Et elle est pas mauvaise, je trouve.

Le summum de la conversation inutile, mais au moins elle ne vient pas gâcher le côté réconfortant de la nourriture. Vu le poids sur son estomac, Côme n’était pas sûr qu’il l’apprécierait vraiment mais avoir quelque chose de chaud et de solide dans le ventre réussit à l’ancrer dans un présent finalement assez encourageant, susceptible de mener à un avenir bien moins torturé et angoissé que celui qu’il avait tendance à entrevoir.

Un petit geignement lui fait baisser les yeux. K7 s’est assis à ses pieds et le regarde avec le regard le plus malheureux du monde. Un « Non ! » ferme accompagné d’un geste du doigt le convainc d’aller se coucher juste devant la porte-fenêtre du balcon – à plat ventre et les pattes en grenouille, bouledogue oblige.

- Ah, deux-trois trucs concernant K7 : déjà, il ne mange qu’une fois par jour, après que nous, on a dîné. Il ne mange que ses croquettes, surtout pas d’à-côtés, parce qu’il a les intestins encore plus délicats que mon nez, donc je te fais pas de dessin sur ce qui se passe si on lui donne ce qu’il faudrait pas… Et il est interdit de canapé. Sinon, Môssieur a tendance à prendre ses aides.

Comme s’il avait compris ce qu’on disait de lui – ou plus vraisemblablement, parce qu’il a remarqué que Côme s’était tourné vers lui sur cette dernière phrase – K7 lève la tête et proteste contre cette règle inique d’un nouveau gémissement.

- En fait, pendant que je vais trouver ma place avec Zephyr, tu devras trouver la tienne avec lui… Enfin, c’est pas comme s’il était difficile à apprivoiser…

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Le repas est près. Parfait. Il fait faim. Tu termines ce que tu avais à terminer, baisse le feu sous ta propre préparation avant de prendre place, tandis que Côme fait le service. Ton estomac approuve, Tu jauges ton assiette, avant d’hocher du chef, mais ton ami… époux… ami, semble s’inquiéter.

« Sois rassuré : j’ai un estomac à hauteur de ma taille. Petit. Si je viens à virer glouton-ne, inquiète-toi. »

Tu lâches, doucement, avant de venir te servir une bouchée, avec les baguettes, sans hésitation Et puis… Tu lèves les yeux vers lui.

« Oh, t’inquiète. J’veux dire… ça fait une paie que j’vis au Japon, maintenant… et j’ai date quasiment que des Japonais. Ils se sont jamais vraiment inquiétés de me trouver des couverts… »

Tu ris, doucement. Avant que ton cœur se serre. Et tu soupire. Tu as un sujet que tu dois aborder avec lui. Histoire qu’il se retrouve pas à le découvrir… comme ça, en étant mis devant le fait accompli. Tu déglutis, péniblement, baisse la tête.

« Je dois… »

Mais il vient parler de K7. Alors, tu perds ton courage. Pour simplement l’écouter. Hocher du chef. Déglutir, péniblement.

« Moi, je note. Mais… euh… je te promets pas que Zephyr fasse la bourde, une fois. Ceci dit, il n’est pas du genre à répéter les mêmes erreurs. Si cela arrive, je m’engage à … ramasser, nettoyer… éviter de rajouter une couche par-dessus… »

Tu inspires profondément, avant de poser tes baguettes et venir boire une gorgée de bière pour te donner du courage.

« J’ai… un truc, dont je dois te parler… »

Tu commences, doucement. Nerveux-se. Une vérité, à lui confier. Quelque chose que tu n’avais pas osé dire.

« … Je … euh .. la dernière fois qu’on s’est vus… tu m’as demandé comment ça allait, les amours, t out ça… je t’ai répondu que, tu me connaissais… les amours et moi, ça m’intéresse pas… »

Tu marques une pause.

« C’était pas entièrement vrai. J’étais… avec quelqu’un, à ce moment-là. J’ai… pas voulu en parler, parce que je n’ai jamais eu de la chance, que l’Incontestable a toujours estimé que mes sentiments, c’étaient pas envers les bonnes personnes que je les plaçais, tout ça… bref. J’voulais pas… me porter l’œil. »

Tu susurres, en venant manger une bouchée, de temps en temps, avant de te mordre la lèvre inférieure, puis venir t’appuyer le front contre ta paume.

« Ca… faisait à peu près un an que j’étais avec quelqu’un. Qui s’entend très bien avec Zephyr. Mais on a … rompu. Très peu de temps avant l’arrivée de la lettre. Ca… explique aussi mon état, quand je l’ai reçu… et… Fin… c’est juste… que tu saches qu’il risque de passer, de temps en temps, voir Zeph. On est restés en bons termes. On avait juste… pas les mêmes sentiments. »

Bon. C’est dit. Maintenant…

« … Je te lâche ça un peu comme une bombe. Je… comprendrais si tu ne veux plus me parler ce soir. »

Tu finis ton assiette, avant d’aller la nettoyer et la mettre à sécher, terminer la préparation du repas de demain, attrape une boite pour mettre en ordre le bento pour Côme puis le tien, avant de ranger le tout au frais. Puis, tu t’approches de lui.

« Je… suis fatigué-e. JE vais aller me coucher. Est-ce que… tu m’accorderais le baiser quotidien ? »
Eurydyce Gaillard
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Tout se passait trop bien. Trop calmement. De façon trop… trop adulte, trop détachée même. Il fallait que vienne ce moment où Côme se rendrait compte qu’il ne pouvait pas prendre cette nouvelle de façon purement rationnelle et où il ressentirait quelque chose – mais quoi, la question était grande ouverte. Ce moment n’avait pas à être violent ; il aurait même pu être agréable si le sentiment en question avait été une quelconque variante de l’affection qu’il ressent pour Eurydyce qui se serait réveillée au bon moment. Sauf qu’en l’occurrence, il se rapproche plus d’une pointe de jalousie, qu’Eurydyce vient enfoncer dans son cœur avec une extrême lenteur, poussée par une considération tout à son honneur mais qui ne fait qu’empoisonner encore plus la blessure.

Il n’a pas tout de suite remarqué que l’atmosphère s’est alourdie, tout à coup. En même temps, il n’y avait pas particulièrement de raison, en tout cas rien qu’il soit censé remarquer. Alors que le silence tombe tout à coup dans la pièce, juste troublé par le léger crépitement de la viande dans sa poêle, il met ça sur le compte de l’appétit qui reprend le dessus et occupe leurs bouches d’une autre façon. Qu’Eurydyce chipote son assiette, ce n’est rien. Juste proportionnel à son estomac – ce n’est pas lui qui a abordé le sujet, alors il a le droit. Lui-même, il tranche dans sa part de galette et en engloutit les morceaux à un rythme que sa gorge nouée n’aurait pas attendu quelques heures plus tôt.

La mention de ce « truc dont je dois te parler » lui fait brusquement relever la tête. C’est là qu’il commence à entrevoir qu’il risque de se passer quelque chose, mais il veut encore croire qu’Eurydyce ne fait qu’appréhender et que son souci ne sera pas à la hauteur de la gravité qui lui est prêtée. Et en effet, peut-être que ce que ses mots décrivent n’est pas vraiment grave. Tout le monde a des ex, non ? Côme est bien au courant de Zephyr et de ce que son existence implique, il n’est pas assez naïf pour réussir à en faire abstraction. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une simple omission, il s’agit d’un mensonge ! Et d’un mensonge qui implique un homme susceptible de venir dans leur appartement, rendre visite au garçon dont il ne sait déjà pas quelle relation il pourra tisser avec lui. Tout cela fragilise tout à coup l’image qu’il s’était forgée, celle d’un foyer où il serait le roc d’Eurydyce, bringuebalée comme elle a pu l’être par la Vie et ses évènements, et le nouveau repère de Zephyr. Et tout à coup, Eurydyce ramène cet autre homme dans leur quotidien, un autre homme vers lequel se tourneront les regards des Chevalier. Et cette idée lui fait mal.

Le reste du repas est plus que silencieux : il est lourd. Autant l’air autour d’eux deux que les aliments eux-mêmes, lorsqu’ils tombent dans son estomac. Il les mange par habitude plus que par véritable faim. Par habitude aussi, il s’empare de l’assiette vide d’Eurydyce lorsqu’il se lève et va mettre le tout dans la machine à laver. Par habitude toujours qu’il finit de débarrasser la table du dîner avant de nourrir K7, lui-même étonnamment grave et sage, pour une fois.

Il n’a plus regardé Eurydyce en face depuis son aveu. Il n’est même pas sûr d’avoir lâché un mot. Peut-être une réponse bateau, genre « On a tous nos histoires, tu sais », un truc qui ne veut rien dire et qui surtout ne trahit en rien ses sentiments, mais il n’en est même pas sûr. Vu comme sa gorge est sèche et ses mâchoires serrées, ça lui paraît presque inconcevable qu’il ait pu parler au cours des dernières heures.

Mais il y a cette demande. Une demande qui aurait été tellement incongrue n’importe où ailleurs, sous n’importe quel autre système… Quelle machine peut lui commander d’embrasser la bouche qui vient de lui avouer… Oh, ce n’est jamais qu’une mention d’un ex, pas un aveu d’infidélité ! se moleste-t-il. Alors il s’approche d’Eurydyce, prend doucement sa joue en coupe et vient déposer, à peine plus léger qu’une plume, un baiser sur ses lèvres tendues.

- Je ne t’en veux pas, réussit-il à croasser alors que leurs visages ne sont encore qu’à quelques centimètres.

Ces mots lui ont échappé, et pourtant il n’arrive pas à être sûr que cet apparent élan de sincérité en est vraiment un. Et avant qu’il puisse savoir, l’instant s’évapore. Il se redresse et ôte sa main du visage d’Eurydyce.

- J’ai dormi dans le côté droit du lit – celui vers la fenêtre, je veux dire, reprend-t-il sur un ton faussement neutre. Mais si c’est aussi ce que tu préfères, je peux changer les draps.

Il en fait trop ? Non, il ne fait que retomber dans les banalités un peu naïves du début de leur soirée. Des petites attentions un peu maladroites mais qui trahissent une vraie envie de mettre l’autre dans les meilleures conditions. Et il semble à Côme qu’il peut faire un autre geste pour Eurydyce ce soir, un geste auquel il pense depuis la réception de cette lettre ou presque et auquel il ne veut pas renoncer quoi qu’il ait pu apprendre depuis.

- Je pense que je vais lire un peu avant d’aller me coucher. Vas-y, et j’espère que tu trouveras rapidement le sommeil.

Il n’a pas vraiment envie de lire, hein. Mais il ne veut pas non plus qu’Eurydyce sente sa présence à quelques centimètres de lui, de peur de trop la perturber. Et de lui, se sentir perturbé. Alors il va s’allonger sur le canapé, trouver à s’occuper quelques temps et ne se glissera, tout doucement, dans le lit que quand il sentira qu’Eurydyce dort. Pour cette nuit au moins, c’est la meilleure chose à faire.

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L’ambiance change. Tu le sens. Ça devient lourd. Pesant. Fallait que tu le dises. Fallait que tu le lui dises. Mais… Tu as l’impression de l’avoir blessé. Trahi. Tu te sens coupable. Tu te sens mal. Et malgré la délicatesse des doigts de Côme sur ton visage, tu ne peux t’empêcher de pas te sentir bien. Ses mots te serrent l’estomac. Le cœur. La gorge.

Le baiser a été échangé. Vous avez fait votre activité ensemble : la cuisine. Tu peux donc aller te coucher. Mais… vraiment… Tu soupires, baisses les yeux. Il te dit avoir dormi du côté droit. Propose de changer les draps.

« … Je … Côme, on va dormir tous les soirs ensembles. C’est pas parce que t’as dormi du côté droit et que j’pourrais peut-être avoir envie de dormir de ce même côté qu’il faut penser à changer les draps… »

Tu susurres, doucement, avant d’inspirer. Tu détournes le regard, hoche du chef.

« Tu… viendras quand tu voudras / pourras / devras… C’est pas… »

T’arrives pas à finir ta phrase, en fait. Tu déglutis. Baisse le museau. Tourne le dos, pour te rendre dans la chambre. Un goût amer en bouche. Tu récupères un t-shirt propre, large, très large, trop large. L’enfile, avant d’attraper un caleçon, ta trousse de toilettes, aller dans la salle de bains pour enfiler le caleçon propre, puis te brosser les dents et finalement, aller te coucher. Côté gauche. Pour pas l’emmerder plus.

T’as franchement l’impression d’en avoir fait assez, ce soir. Et ça se sent, à ta façon d’attraper l’oreiller, pour cacher ton visage dedans. Tu peines un peu à t’endormir. Mais tu gardes le silence, tout simplement. Caché contre la taie.

Tu aimerais juste lui dire que t’es désolé-e. Que tu ne pensais pas à mal. Que tu ne voulais juste pas… en parler parce que tu sais que t’as la poisse. Mais … en même temps, tu mets Côme dans une position inconfortable de « tu vas devoir trouver ta place avec Zephyr alors qu’il y a en prime mon ex-compagnon qui va venir régulièrement le voir ».

T’as juste envie de te taper la tête contre un mur. Te traiter de tous les noms.

Et enfin, tu finis par t’endormir. Et tu te réveilles, tôt, le lendemain. Tu te lèves, directement, te diriges dans la cuisine, essaie de te faire un petit déjeuner, vite fait, mais prépare aussi et surtout les bentos. Tu en as un pour toi, mais l’autre pour Côme. Essayant d’y mettre… un peu de cœur. Faire en sorte que ce soit pas trop moche, même si c’est basique. Laisser un post-it dessus, également, avec marqué « Je suis désolé-e… ».

Et puis, tu files dans la salle de bain faire un coup de propre, puis chercher des fringues pour t’habiller et partir tôt. Très tôt. Trop tôt, bien évidemment. Tu patientes devant le shop, en fumant.

La journée, elle, passe lentement. Mais elle te permet d’oublier tes problèmes persos en te noyant dans le travail. T’as des projets qui te plaisent beaucoup, là.

Mais quand le soir revient… tu traines des pieds. Tu te décides à passer par chez tes parents, pour faire un petit compte rendu, et serrer ton fils dans tes bras. Et lui demander s’il veut venir avec toi. Parce qu’il t’a manqué, la veille. Parce que tu n’aimes pas être loin de lui. Il accepte. Alors, ta mère vient t’aider à organiser deux valises. Une pour lui, une pour toi, plus complète. Tu blindes ton sac à dos de jeux de Zephyr, pour qu’il ait déjà de quoi faire. Et tu lui racontes qu’il aura sa chambre, qu’elle est grande. Et qu’il y a un chien, également ! Ton fils est aux anges, lui qui rêvait d’avoir un animaux…

Et te voilà, à rentrer à l’appartement. Tu ignores si Côme est déjà rentré ou non. Mais tu files ranger les affaires de ton fils, puis les tiennes, tandis que Zephyr décide de jouer aux aventuriers et découvrir les lieux.
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Côme n’est pas certain qu’Eurydyce dorme quand il se glisse dans sa place dans le lit, mais il ne voulait pas s’endormir dans le canapé : ça aurait fait passer à Eurydyce un message bien au-delà de ses pensées. Et malgré ce qu’il s’imaginait, peut-être parce qu’il a déjà passé trop de nuits au sommeil grignoté par l’attente ou parce que cette discussion a fini de l’épuiser émotionnellement, il sombre immédiatement.

Il a rêvé, lui semble-t-il en émergeant le lendemain. Il lui reste de vagues sensations et un goût pâteux, désagréable, dans la bouche qui lui disent de ne pas chercher à se souvenir de ce qui a pu traverser son inconscient, ces dernières heures. Il jette un coup d’œil à son réveil : encore 16 minutes avant de devoir se lever. Tant mieux : dormir sera le meilleur moyen d’oublier ce cauchemar, quoi qu’il ait pu être. Il se retourne pour tourner le dos à la fenêtre qui s’illumine déjà, face à l’autre côté du lit. Il ne remarque pas tout de suite quelque chose de bizarre. Se réveiller seul dans ce grand lit, dans cette pièce encore assez nue, dans cet appartement vide… Il lui faut un instant pour se souvenir qu’il n’est plus censé être vide. Et que ce lit non plus. Pourtant, à côté de lui, les draps sont froissés mais vide.

Réaliser cela finit de le réveiller, et de lui faire oublier toute trace de son mauvais rêve. Il se redresse dans son lit, tend l’oreille… Rien. Tout est parfaitement silencieux. Alors il n’ose pas briser cette tranquillité. Il se lève sur la pointe des pieds, ouvre tout doucement la porte de la chambre puis celle de la salle de bain – vide. Il passe la tête dans la pièce à vivre : personne non plus. Pas plus que dans la chambre de Zephyr ou dans le bureau. « Eurydyce a fui. M’a fui » sont ses premières pensées. Puis il aperçoit le bentô dans la cuisine, et il se calme. La fuite n’était pas vraiment une option sérieuse, de toute façon, et Eurydyce le sait parfaitement.

Alors il essaie de se dire qu’il faut qu’ils se laissent un peu de temps. Enfin, il pense surtout au temps dont il aura besoin, lui, pour se faire à cette idée, et qu’il faudra à Eurydyce pour réaliser la situation dans laquelle son aveu le place – il lui est encore difficile de se voir autrement que comme une victime. Oh, il ne croit pas qu’Eurydyce voulait volontairement lui faire du mal, simplement que les conséquences de cet aveu, fait avec les meilleures intentions du monde, avaient été mal anticipées. Comment pourrait-il juste accepter ce fait : « Mon ex, qui s’entend très bien avec mon fils, aura une place dans notre vie » ; ce n’est pourtant pas quelque chose qu’on décide comme ça ! Pas de façon aussi unilatérale !

Ça le titille toute la journée. Le bentô, pas extraordinaire mais qui a l’avantage de différer de ce qu’il se fait d’habitude et ça suffit le rendre remarquable, l’aide un peu à se dire qu’Eurydyce ne cherchait pas non plus à les éloigner. Une courte discussion avec un collègue, devant la cafetière, le convainc que parler de ses ex à son nouveau conjoint est une preuve que c’est vraiment un ex. Ce n’était pas vraiment son inquiétude première mais peut-être que ça traînait quand même dans un coin de son esprit parce qu’il se sent un peu plus léger, après avoir entendu ça.

Quand il rentre le soir, il est nettement plus calme. Pas tout à fait libéré de toute forme de ressentiment envers Eurydyce, mais prêt à y faire face. Il sait déjà ce qu’il va lui dire. Mais il n’y a toujours personne chez eux, alors il va s’installer dans le bureau et passer en revue les dernières données récupérées sur une de ses sondes : un travail fastidieux mais qui a l’avantage de l’empêcher de penser, et notamment de se répéter en boucle ce qu’il a déjà marmonné durant tout son trajet en métro.

Il ne relève la tête que peut-être une heure ou deux plus tard, quand la porte de l’entrée claque. Il hésite mais décidé finalement de rester où il est. La porte coulissante du bureau est entrouverte, donc ce n’est pas comme s’il se cachait. Il n’est plus aussi concentré qu’avant mais il fait semblant. Comme ça, on n’a pas l’impression qu’il ressasse trop. En réalité, il ressasse tellement qu’il ne remarque même pas les bruits de pas qui martèlent le parquet à la fois trop légèrement et trop rapidement pour qu’il s’agisse d’Eurydyce. Il entend bien la porte coulisser derrière lui mais il ne veut pas se retourner brusquement. Alors il attend qu’on lui adresse la parole…

- T’es qui ?

Là, par contre, il se retourne en sursautant. Il s’attendait à plein de choses – et donc à rien en même temps – mais certainement pas à ça. Pas à un petit garçon de cinq ans qui le regarderait avec de grands yeux étonnés.

- Eh bien… balbutie Côme.

Heureusement, la question ne devait pas être si importante, parce que Zephyr a tôt fait de s’extasier d’autre chose :

- Oh, un chien !

K7, jusque-là sagement couché dans son papier près de la porte, a vite compris qu’il avait là une chance de recevoir plus de caresses que ce que son maître était disposé à lui offrir ce soir.

- Il s’appelle K7, dit Côme en venant s’accroupir devant le petit garçon. Il est très gentil, et il va adorer que tu le caresses. Tu peux aussi jouer avec lui, mais tu fais juste rouler la balle par terre, comme ça, d’accord ?

Zephyr a l’air sage et dégourdi, et Côme ne se fait pas trop de soucis qu’il suive la consigne.

- Allez, je vous laisse jouer ? Je vais aller voir ton parent, pendant ce temps.

Il trouve Eurydyce dans leur chambre, en train de vider une valise. Pas de fuite, donc, au cas où il aurait encore un doute. Mais comme pour ne pas se montrer trop brusque, il reste sur le pas de la porte, s’appuie contre le chambranle et regarde, un peu ému, cette image de sa nouvelle vie à deux qui s’étoffe.

- Je suis désolé aussi,  dit-il enfin.  J’ai réagi de façon un peu… brusque, sans doute. La surprise, tu sais… Parce que… C’est évident que tu avais une vie avant moi, c’est pas ça le souci. Mais c’est… c’est par rapport à Zephyr, tu sais. À ma place auprès de lui. Je t’en veux pas, t’as pas de raison de t’excuser. C’est juste que… ça m’a un peu déstabilisé. Par rapport à ce que je m’imaginais, tu vois…

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Côme Gaillard
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Tu gardes une oreille attentive sur ce qu’il peut bien se passer aux alentours. Et tu entends la voix de ton fils. Donc… il a rencontré Côme. Mais plus encore, il semblerait qu’il soit en train de faire la rencontre de K7. Tu souris, tout en rangeant tes affaires. Jusqu’à ce qu’une voix ne te surprenne. Et que tu sursautes, légèrement. Tu te tournes vers lui, l’observes. Tu as un peu conscience que tu as dû… lui offrir une bonne journée de merde. Et tu t’en veux. Mais tu le laisses parler. Avant de délaisser ta valise, pour venir t’assoir sur le lit. Et tu l’invites à venir s’assoir à côté de toi.

Et tu l’invites à s’allonger. À poser sa tête sur tes cuisses. Tu ne réfléchis pas vraiment. Tu agis avec lui comme tu le fais avec Zephyr, lorsque tu veux l’apaiser. Côme semble hésiter. Mais tu répètes ta demande. Et il s’exécute. Alors, tes doigts viennent glisser dans ses cheveux. Doucement. Délicatement. Tu caresses. Calmement.

« J’ai manqué de tact, en te disant ces choses. »

Tu commences, doucement. Avant d’inspirer.

« Ça… me rongeait. Me bouffait. Je voulais… que tu sois au courant, plutôt que de risquer que tu te retrouves nez à nez avec lui, sans avoir idée de qui il est… »

Tu susurres, continuant tes caresses, descendant sur sa nuque. Mais tes lèvres s’étirent, doucement, en un sourire qui se veut paisible.

« Je suppose… que c’est normal, que tu te poses des questions. Que tu doutes. Tu te retrouves avec une épouse qui n’en est pas totalement une, et un gamin dans les pattes que tu ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Mais… tu n’es pas seul. Si tu as un doute, je suis là. Si tu as peur, je suis là. Si tu hésites, je suis là. Je ne suis peut-être pas bien grand-e, mais y paraît que j’suis bien plus fort-e qu’il n’y parait. »

Tu souris, un peu plus, et te penche, tirant sur ta souplesse, pour venir embrasser son front. Jusqu’à ce que des petits pas ne se fassent entendre, accompagner de petits renaclements. Zephyr, hilare, qui débarque avec K7 et qui grimpe sur le lit, à son tour. Pas bien gêné par le monsieur qu’il ne connait pas.

« Pam’ ? C’est qui le monsieur ? »

Il finit par demander. Alors, tu laisses Côme se redresser s’il le désire. Avant de venir frotter les cheveux de ton garçon.

« Zephyr, je te présente Côme. Nous allons vivre avec lui, désormais. »

Tu hésites sur les mots. Mais ton fils est loin d’être idiot.

« C’est un monsieur qui va te réconforter de plus être avec tonton Eiji ? »

Il demande, doucement. Et là, tu te prends une gifle magistrale. Et en même temps… tu ris. Ton fils vient littéralement de te demander si Côme est ton nouveau compagnon. Et ça veut aussi dire que Zephyr a compris que tu as eu mal de votre rupture, avec Eiji. Différents, sentiments, tout ça… Tu déglutis. Vient le serrer contre toi.

« C’est ça, oui. »

On va dire ça comme ça. Alors, le lilas de tes yeux vient chercher le regard de ton époux.

« Donc c’est un gentil monsieur. Donc je l’aime déjà bien ! Tu sais jouer à Doraemon, Côme ? »

Il demande. Mais il n’attend pas vraiment la réponse, parce que K7 attire de nouveau son attention. Et alors, il descend du lit et repart jouer avec le chien, dans un éclat de rire. Et toi, tu restes avec Côme. Seuls.
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Côme s’entend parler, il entend ses mots résonner entre les quatre murs de la chambre – peut-être imagine-t-il ce phénomène qui ne devrait pas être perceptible. En tout cas, même en ayant répété ces phrases dans sa tête pendant une bonne partie de l’après-midi, elles lui paraissent soudain vides, creuses, geignardes. Et il se dit qu’Eurydyce doit voir ça de la même façon, vu sa proposition : c’est à un enfant qu’on propose de lui caresser la tête ainsi, à la limite à quelqu’un qui est en train de pleurer et ne se rendra pas compte qu’on le traite comme un enfant. Eurydyce doit être habituée à cette position, et surtout, elle lui permet de lui parler sans qu’ils voient le visage de l’autre. Alors il s’exécute, un peu hésitant. Maladroit, il plie son grand corps en chien de fusil, pour venir poser sa joue sur la cuisse d’Eurydyce sans que ses jambes ne dépassent du lit.

Sans point de repère, il garde d’abord le regard fixé droit devant lui, puis il ferme les yeux. Il se laisse aller, se détend sous les caresses d’Eurydyce et le son de sa voix. Face à certaines de ses affirmations, il voudrait protester, mais les mots ne passent pas sa gorge. Il ne passe pas non plus de remerciements à la hauteur de ses déclarations de soutien. Alors il se contente de déplacer sa main, qu’il avait bêtement posée sur son flanc à défaut de meilleur endroit à ce moment-là, sur le genou d’Eurydyce, juste devant son propre visage, et le serre légèrement.

- Oh, ça, j’en suis sûr, répond-t-il à sa dernière phrase.

Il ne comprend pas bien comment les choses ont pu prendre cette direction. Il avait l’impression d’être en colère mais de le cacher, alors comment se retrouve-t-il à être dorloté comme s’il avait éclaté en pleurs ? Et pourquoi a-t-il l’impression que c’était exactement ce dont il avait besoin ? Les yeux fermés, la main sur le genou d’Eurydyce et la main d’Eurydyce dans ses cheveux ; cette position aussi incongrue qu’elle ait pu paraître quelques minutes plus tôt recèle déjà une étonnante mais agréable impression de familiarité. Peut-être des souvenirs enfouis de ses toutes premières années et de sa mère, qui sait ?

Il bascule sur le dos pour regarder Eurydyce. Ses yeux ont vraiment une belle couleur… Il garde les siens rivés sur ces pupilles mauves tandis qu’elles se rapprochent doucement. Il entrouvre les lèvres, prêt à se faire embrasser à son tour, mais Eurydyce dévie de sa course au dernier moment et le baiser se pose sur son front. Il sourit : ça lui convient aussi. Lentement, il lève la main vers le visage d’Eurydyce. Elle est sur le point de se poser sur sa joue quand K7 et son nouvel ami débarquent dans la pièce. Le lit s’affaisse au-delà du crâne de Côme, et la petite voix joyeuse qui l’a déjà interpelé faisait de nouveau entendre son gazouillis. Ce pépiement est si léger qu’il atténue le vide causé par départ de la main d’Eurydyce, et Côme se redresse pour pouvoir profiter aussi du visage angélique qui l’accompagne.

Face à un enfant plus âgé, Côme se serait sans doute présenté seul – de toute façon, si Zephyr avait été plus âgé, il aurait attendu une réponse dès leur rencontre dans le bureau – mais là, il préfère laisser Eurydyce le désigner à son idée. Cette idée est finalement très basique, mais c’est peut-être aussi bien. Plus… neutre que la reformulation du petit garçon. Côme est déstabilisé par le sous-entendu, le rappel qu’Eurydyce a souffert de cette séparation, et par la simplicité toute enfante et pourtant si grave avec laquelle Zephyr en parle. Le regard qu’Eurydyce lui lance traduit tout autant d’émotions, et il lui retourne un sourire avec les larmes presque au bord des yeux. Qui se transforme en rire en entendant la conclusion inattaquable de Zephyr. Un rire qui l’empêche même de répondre à la question, mais personne ne semble s’en préoccuper.

Il reste immobile un instant, regardant distraitement la porte par laquelle ont disparu Zephyr et K7.

- C’est un gamin intelligent, lâche-t-il enfin, avant de se tourner vers Eurydyce : Il a de qui tenir, après tout.

La gratuité de ce compliment le fait ricaner, même s’il en pense la moindre syllabe, mais ce son se brise vite, et il conclue dans un soupir :

- Je te mérite pas.

Puis il se souvient de ses mots, quelques minutes plus tôt…  

- Tu sais, dans ce pays, le mariage ne signifie pas la même chose qu’en France. Donc une épouse non plus. En France, une épouse est une compagne de vie. Ici, c’est une compagne d’infortune – ou de fortune, si on est chanceux. La meilleure dont on puisse rêver, c’est quelqu’un qui nous soutiendra et nous respectera. C’est exactement ce que tu fais, alors tu es la meilleure épouse dont j’aurais pu rêver. Et c’est ce que je ferai aussi.

Son regard dévie soudain sur la droite, lorsqu’il réalise la conclusion logique de ce syllogisme.

- Donc je suis sans doute moi aussi une très bonne épouse, annonce-t-il en hochant la tête avec un air exactement sérieux. Je ne suis pas sûr que tu veuilles me voir en robe, par contre.

Oui, il tente de dédramatiser cette discussion. Et il ne connait pas de meilleure façon de le faire que ce genre de blagues idiotes, mais il sait aussi ne pas en abuser.

- Quant à Zephyr, il n’est pas dans mes pattes. Il est dans ma vie, et j’en suis ravi. J’espère simplement que ce sera réciproque.

Cette fois, il lui faut un peu plus de temps pour trouver une plaisanterie.

- Et histoire de bien commencer entre nous, je n’ai absolument rien dans les placards pour lui faire un repas digne de ce nom. Oh, ou si : je dois avoir du riz et du ketchup. J’ai tout bon ?

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Les mots de Côme sur ton fils te font sourire.

« Trop, parfois. »

Tu réponds, doucement. Tu aimerais pouvoir essuyer ton regard humide, mais tu sens que Côme l’a déjà remarqué. Tu déglutis. Par contre… la suite… te fait rougir. Tu n’as jamais songé, au grand jamais, que qui que ce soit puisse « ne pas te mériter ». Tu ne t’es jamais vu-e comme quelqu’un d’exceptionnel. Tu te mords la lèvre inférieure, doucement. Avant de soupirer. Et de te laisser tomber en arrière. Allongé-e, les jambes dans le vide.

« … Ca me va de t’avoir pour épouse, alors. »

Tu lâches, en ricanant. Tu te sens un peu vidé-e de ton énergie, suite à cette journée, mais ce moment-là, à vous deux et demi – poilu t’a fait du bien. Tu fermes les yeux, quelques instants.

« … et j’ai très envie de te voir porter une robe ! Par contre, je uis désolé-e, mais déjà d’une, j’en ai pas dans ma garde-robe. Et de deux… si. En fait, j’en ai une… mais elle t’ira pas. Ceci dit, je suis prêt-e à la sacrifier pour la blague. »

Trop de souvenirs, dans cette robe. La voir abimée te permettra de tourner définitivement une page. Tu souris, tout de même.

« Je sais que j’ai pas été super… cool, depuis l’arrivée de la lettre. Mais la vérité, Côme… c’est que je suis heureux-se que ce soit toi. »

Tu susurres, en levant une main, pour que tes doigts viennent effleurer sa joue. Avant de rompre le contact, en te disant qu’il n’en a peut-être pas envie. Ou uq’il n’aime peut-être pas ça. Mais il t’a pas envoyé chier pour les cheveux et la nuque, alors… Bon. Bref. Tu viens te passer, à ton tour, une main sur le visage.

« C’est vrai que j’ai pas fait de courses dignes de ce nom… quelle heure est-il ? »

Tu demandes, doucement, en baillant. Tu as juste envie de te poser, tranquillement et te reposer un peu. Te remettre de la veille et de la journée. Tu te forces cependant, à te redresser, à ton tour.

« Le riz et le ketchup lui iraient parfaitement. Mais il serait bien qu’il ait quelques protéines, tout de même. Si on a des œufs… une omelette ? On peut même faire un omurice avec du ketchup. »

Tu marques une pause, baille.

« Sinon… technique flemmards pour ce soir : on commande. Et on ira faire les courses demain. D’ailleurs… tu pourrais me faire un planning ? Pour que j’ai tes horaires en tête ? Et j’essaie de te faire pareil ? Qu’on puisse s’organiser… »

Parce que là, vous n’avez ni mangé, ni fait votre activité quotidienne, ni échangé votre baiser du jour. Tu soupires.

« Eeeeh… j’avais oublié qu’il y avait tant à faire, quand on était épuisé… »

Tu ris, doucement, en essayant de te forcer à te lever.

« Je te promets que je suis pas toujours... comme ça. »
Eurydyce Gaillard
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L’instant de grâce est terminé. Côme a l’impression de retrouver le monde réel après quelques minutes dans un monde parallèle, un univers qui se résumé à cette chambre, et même à ce lit, et à eux deux. La conversation qu’ils venaient d’avoir, même sans avoir révélé de grands secrets, était d’une intimité troublante. C’était ça, aussi, le mariage ? S’ouvrir, voir quelqu’un s’ouvrir, et ne pas voir cela comme quelque chose de gênant et précipité mais comme une preuve de confiance ? Et devoir faire face, le lendemain, à la personne avec qui il a tant échangé ? Ça lui fout un peu les jetons, il doit l’avouer, et c’est peut-être aussi pour ça qu’il a dévié vers un sujet plus trivial. Et qu’il est soulagé de voir qu’Eurydyce s’y engouffre à son tour.

Faire semblant d’ignorer la conversation qui vient d’avoir lieu n’est pas la rabaisser pour autant, et encore moins oublier ce qui a été dit. Alors comme ça, Eurydyce a une robe ? Il n’aurait pas parié. Mais c’est noté. Et maintenant que sa curiosité a été piquée, il n’est pas près de l’oublier.

C’est peut-être un peu illogique, mais c’est seulement lorsque la discussion dévie que Côme s’étend à son tour sur le lit. Le reste, c’était là encore plus facile de le débiter tant qu’il ne pouvait voir le visage d’Eurydyce. Pour parler menus, ça n’a pas d’importance, alors il se laisse glisser en arrière. Comme si c’était tout ce qui lui fallait, Eurydyce tend alors la main pour effleurer sa joue. Le contact est timide, alors Côme déplace un peu son visage pour aller à la rencontre de ses doigts, mais ceux-ci disparaissent presque en même temps. Côme a un petit sourire triste : il aurait bien aimé qu’ils restent là, mais il faut croire qu’il s’est lui aussi mépris sur le mariage à la japonaise en imaginant que ça impliquerait des contacts physiques. Tant pis, il s’en passera tant qu’Eurydyce n’en voudra pas.

Sans doute un peu plus blessé qu’il ne voudra l’admettre, il prend l’excuse de la question d’Eurydyce pour se redresser et regarder le réveil sur la table de nuit. Les chiffres fluorescents dansent un peu devant ses yeux puis se stabilisent, pour annoncer une heure relativement avancée qu’il lit à haute voix. Il a d’abord l’impression que ça réveille Eurydyce mais un nouveau bâillement le détrompe. Il peut presque entendre les craquements de sa carcasse fatiguée quand celle-ci se soulève difficilement du lit.  

Côme se redresse à son tour et se place dans son dos. Son réflexe est de poser ses mains sur ses épaules pour lui masser les épaules. Il se rend compte que ce geste n’est peut-être pas désiré, alors il hésite… puis décide de continuer que tant qu’il n’a pas l’impression d’être rejeté.

- Ne me prive pas de mon plaisir de dessiner des visages en ketchup sur des omurices, s’il te plaît. Je m’occupe de ça. Pendant ce temps, va prendre un bain. Je m’occupe de Zephyr pendant ce temps.

Il s’attendait à ce qu’Eurydyce proteste, mais en fait, sa réponse ressemble plus à une excuse.

- C’est normal, vu les émotions de ces derniers jours, assure-t-il. Allez, va te détendre un moment.

Il l’encourage d’une petite tape dans le dos, avant de lui-même se diriger vers la cuisine.

- Zephyr ? Tu veux m’aider à préparer le dîner pendant que Pam’ se repose un peu ? lance-t-il en croisant le petit garçon.

L’idée est de lui faire battre les œufs pendant qu’il mettrait le riz dans le cuiseur. C’est à la portée d’un garçon de cinq ans, non ? Mais il mettra peut-être une serpillère par terre, juste par sécurité. Et avec un peu de chance, quand Eurydyce reviendra, le dîner sera fait et la cuisine ne ressemblera pas à un champ de bataille…

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Côme Gaillard
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C’est un quiproquo total, que tes doigts s’éloignent lorsque son visage se rapproche. Tu n’as même pas remarqué. Tu as juste pensé que, peut-être, il ne voudrait pas. Et … Enfin. Bref. C’est un digne de Beni Hills, quoi. Cependant, tu exprimes ta fatigue. En aucun cas, tu souhaitais le blesser. Ou quoi que ce soit. Tu soupires, doucement. Et… les doigts de monsieur viennent atterrir sur tes épaules. Te masser. Doucement.

« … quand tu veux, tu fais ça. Vraiment… »

Tu te détends, presque instantanément, soupirant, de manière assez bruyante, appréciant grandement la chose. Tu te mords la lèvre inférieure, te rallonge, sans pouvoir lutter, une fois qu’il a arrêté. Et Côme semble également te répondre qu’il est d’accord pour cuisiner pour Zephyr. Alors, un sourire doux, attendri, étire tes lèvres.

« Si c’est ton plaisir, alors, de dessiner des visages… je ne te prive de rien. Au contraire. Ça me fait plaisir que tu aies envie de partager ce moment avec lui. Je me sens peut-être même un peu jaloux-se, eh. »

Tu ris, légèrement. Ce n’est pas vrai. Pas… totalement vrai ?

« Tu me prépares un petit bol, également … ? »

Tu finis par demander, doucement, en le laissant partir. Non sans avoir tendu une petite mimine, dans l’espoir vain de le retenir, un instant. De le garder pour toi. Parce que tu as bien aimé cet instant. Mais tu le laisses partir prendre le relai avec ton descendant. Et tu attrapes ton téléphone, pour programmer un réveil dans un quart d’heure. Peut-être une demi-heure si vraiment…

Bref. Tu retires ton pantalon, te glisses sous la couverture et tu piques du nez, instantanément. Loin de te douter que Zephyr s’amuse beaucoup à faire son omurice avec Côme. Et avec K7 dans les pattes. Qui manque de le faire tomber, un instant. Mais qui le fait surtout beaucoup rire. Loin de te douter aussi du nombre de questions que pose ton fils à son nouveau… colocataire adulte. Du style quel est son dessin animé préféré ? Et sa chanteuse préférée ? Son manga préféré ? Sa maîtresse préférée de l’école ? Des questions d’enfants. Ah, et d’essayer de négocier une paire de basket à l’effigie de son super héro favoris. Eh. Ton fils est sage, ton fils est gentil, mais ton fils est intelligent et il peut avoir la toute petite tendance d’être un truand.

Le réveil sonne. Quinze minutes après. Tu enfouis ton visage dans l’oreiller. Soupire. Pour finir par te forcer à te lever. Et tituber. Tu portes juste ton t-shirt et ton caleçon, tranquillement. Tu te frottes les yeux.

« … ça sent bon, ici. Vous avez réussi à pas tout cramer ? »

Tu murmures, doucement, en continuant de marcher et… butter contre le dos de Côme.

« … oops. Déso’… »

Tu marmonnes, la voix un peu rauque. Tu attrapes ton paquet de clope. T’as jamais été du réveil, toi. Et tu vas sur le balcon pour t’en griller une. Rapidement. Et revenir, déjà un chouia mieux réveillé-e.

« Euh… Côme… tu veux faire quoi, après manger ? »

Tu demandes, doucement, en baillant.

« On a encore l’activité à faire… tu veux matter un film ? Une série ? En sachant que je risque de m’endormir sur ton épaule, quoi… »

Tu ricanes, doucement, avant d’attraper ton fils dans tes bras, qui lui aussi commence à bailler.

« Oh, toi par contre, tu vas pas tarder après manger. Aller hop. À table. Une fois ton plat fini, brossage de dents, puis pyjama et au lit ! »

Il n’a même pas la force de chercher à négocier, hoche du chef, doucement. Ton fils, c’est vraiment le meilleur…
Eurydyce Gaillard
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En à peine une semaine, Côme avait presque oublié l’énergie que réclamait la cohabitation avec un enfant de cet âge. Zephyr se révèle être un commis de cuisine relativement efficace mais bon sang, ce qu’il est bavard ! Et curieux ! Côme a dû parler d’Akira – avant de se dire que ce n’était pas la meilleure idée de parler de ça à un gosse –, de Lilly Blackwall – mais c’est normal qu’il ne connaisse pas, c’est vraiment un genre niche, et non ça ne veut pas dire que c’est de la musique pour les chiens –, de Monster – et non il ne le lui lira pas ce soir parce que ça fait trop peur, même s’il est un grand garçon, et qu’il lui lira plutôt Doraemon parce que c’est très bien aussi – et de cette maîtresse qui était en fait un maître, M. Psaltopoulos – oui, c’est un nom compliqué. Mais s’il a été plutôt conciliant quant aux questions, le voilà qui doit se montrer intraitable quand on parle de baskets.

Mais malgré toutes ces distractions, il réussit à mener à bien sa mission du soir. Il est en train de dessiner un grand sourire sur leur omurice quand il entend derrière lui la voix encore pleine de sommeil d’Eurydyce. Il ne se retourne pas tout de suite, trop concentré sur son œuvre… mais un choc dans son dos le fait trembler et transforme le sourire en un drôle de rictus.

- Je vois que tu as foi en mes capacités de cuisinier, dis donc, ricane-t-il. On a juste à la laisser tiédir un peu et ce sera bon, tu as le temps de retrouver un peu tes esprits. Zephyr, tu veux bien m’aider à mettre la table, s’il te plaît ? Les couverts sont dans le tiroir juste devant toi. Il faut trois fourchettes et trois couteaux, tu sais compter jusqu’à trois ?

La table prend forme, un peu tordue mais opérationnelle, quand Eurydyce revient vers eux, pensant déjà à leur soirée.

- Hmm, oui, on peut regarder quelque chose. Ou on retourne au lit, et je termine le massage que j’ai commencé tout à l’heure. Comme ça, tu auras une bonne excuse pour t’endormir et je n’aurai même pas à te porter jusque dans notre chambre. Et je n’aurai pas à aller bien loin non plus, ce qui me convient. Si tu me laisses juste prendre ma douche avant. Et si ça te va, bien sûr. Sinon, un film, c’est bien, et tant pis pour mon épaule.

C’était bien la peine d’avoir placé trois couverts : Zephyr a mangé sur les genoux d’Eurydyce, déjà à moitié endormi. K7 n’était pas bien plus en forme, étalé en grenouille au milieu du salon, il regarde la petite famille manger sans même réclamer sa part. Ces dernières journées ont été riches en émotions pour tout le monde. Même pour Côme, plus qu’il ne voulait l’admettre : il s’endort presque sous la douche, et quand il en sort, il n’est plus si sûr d’avoir la force de masser Dixie. Mais une promesse est une promesse. Alors vêtu lui aussi de sa tenue de nuit, t-shirt et boxer, il grimpe sur le lit, prêt à jouer de ses doigts de fée – mais amatrice, la fée.

Yyc
Côme Gaillard
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