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Juillet 2114 – ft. Dixie

Le claquement de la porte est léger mais semble suffire à emplir l’espace de tout l’appartement. Le calme qui y règne est presque intimidant, et Côme met un instant à se rendre compte qu’il a retenu son souffle. Il n’est pas prêt pour autant à briser ce silence. Même ses chaussures ôtées, il fait des pas précautionneux, comme s’il redoutait de faire craquer le parquet. Tout ceci l’intimide : un peu l’appartement en lui-même, mais surtout la situation. C’est chez lui. Enfin, pas seulement, mais presque, quoi. Il n’a jamais été aussi proche d’avoir un « chez lui à lui tout seul » : auparavant, il a toujours vécu chez son père ou en coloc ; et aussi proche qu’il puisse être de Malo, il avait bel et bien l’impression de partager l’appartement. Là, Eurydyce et lui vont dormir dans la même chambre – bon dieu, dans le même lit, même !

Il chasse cette idée à laquelle il n’est toujours pas habitué. Deux jours qu’il a reçu sa lettre mais ça paraît toujours aussi irréel. Eurydyce… De tous les habitants de Tokyo, de tous les Japonais célibataires du monde, même, il a fallu que ce soit Dixie… Il aurait pu tomber sur bien pire, essaie-t-il de se dire. Et puis, si l’Incontestable les a mis ensemble, ce doit être pour une bonne raison, non ?, comme l’assure son père. Peut-être qu’en effet, l’attraction qu’ils ont ressentie étant enfants, alors parfaitement amicale et innocente, était déjà censée annoncer quelque chose de plus adulte une fois le moment venu… Au moins, il sait à quoi s’attendre, non ?

Non, pas du tout. Parce qu’il a connu Dixie à peine ado, qu’il a entendu son histoire mais qu’il n’était pas à ses côtés toutes ces années et n’a donc aucune idée de comment et à quel point cela a pu l’affecter. Il n’a aucune idée de comment vont se passer leur cohabitation, sans parler de la vie maritale que ce système réclame. Il s’est toujours dit qu’il trouverait un moyen – ça n’aurait pas été la première fois qu’il aurait fermé les yeux et pensé à l’Angleterre, même si les quelques expériences précédentes découlaient plutôt d’un choix vite regretté que d’une absence totale de choix. Mais si l’imagination peut aider quand c’est la personne en face de nous qui ne nous convient pas, comment on fait quand c’est l’acte lui-même qui rebute ?

Se sentant étouffer, Côme commence par visiter le balcon. La vue n’est pas fabuleuse et la rue, toute proche de la gare de Toshima, est animée. Mais au moins, il peut respirer. Profondément, une fois, deux fois. « Vous êtes deux personnes intelligentes : vous trouverez un moyen de faire fonctionner tout ça, » a aussi dit son père. Il faut qu’il se raccroche à cette certitude : ils trouveront un moyen. Pour le moment, tant qu’Eurydyce n’est pas à ses côtés, il ne peut que se concentrer sur leur futur environnement, qu’il soit aussi accueillant que possible quand les Chevalier arriveront. Ne pas rajouter de l’inconfort matériel au stress.

Alors Côme se lance dans l’inspection pour laquelle il est venu. Le tour du salon est rapide : tout le nécessaire est là. Un ou deux fauteuils et tables d’appoint en plus pour être à l’aise, de la décoration pour habiller ces murs propres mais vides et ils devraient se sentir bien. La cuisine le laisse plus dubitatif. Est-ce qu’Eurydyce cuisine ? ou pâtisse, peut-être ? Est-ce qu’ajouter un robot à tout faire sera suffisant ou des machines plus sophistiquées lui feront-elles plaisir ? Il se note de lui poser la question. À un moment opportun.

De même, le tour du bureau adjacent au salon, des chambres et de la salle de bain ne révèle aucun manquement majeur. Quelques ajustements seront nécessaires et vraiment, vraiment faudra qu’ils se penchent sur la décoration, mais ils ont une bonne base. Après une hésitation, Côme refait le tour des pièces pour prendre quelques photos et envoyer un message à Eurydyce : « Le quartier est pas mal. Ça me rapproche de mon travail et Ikebukuro est pas loin, idéal pour toi. J’aime beaucoup la couleur de la chambre de Zéphyr, j’espère que ça lui plaira autant ! Sinon, la repeindre devrait être à ma portée. Si je m’échauffe avant, histoire de pas me claquer un muscle 😉 »

Une petite tentative de dédramatiser, aussi futile soit-elle…

N’attendant pas de réponse immédiate, il range son téléphone dans sa poche et ressort de l’appartement. Il reviendra demain après avoir fait quelques courses et commencera à l’aménager, pour qu’Eurydyce s’y sentir le mieux possible à son arrivée. En espérant que celle-ci ne traîne pas trop…

Yyc
Côme Gaillard
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Tu pensais que cette journée allait simplement être une journée comme une autre, avec, en plus, le stress de tes débuts à ton nouveau job. Te lever, déjeuner avec ta famille, te brosser les dents en même temps que ton fils, l’embrasser tandis que ta mère l’emmène à l’école et que toi, tu pars pour le travail.  Sauf que rien ne va se passer comme prévu. Outre le fait que tu t’es tapé le petit orteil contre le coin de ton armoire, tant tu es mal réveillé-e, et que ça t’a fait faire tes vocalises pour les siècles à venir, tu as surtout bien connu la panique et l’angoisse, lorsque tu es entré-e dans la cuisine et que tu semblais extrêmement attendu-e par ta mère et ton beau-père.

Tu les as ignorés, le temps de venir embrasser ton fils sur le crâne, pendant qu’il mangeait ses céréales, avant de grignoter son poisson grillé – on ne juge pas les goûts de ton fils qui sont comme son parent : originaux. Tu t’es servi un café, que tu as sucré avant de le poser pour le laisser refroidir et… c’est le moment choisi par tes propres parents pour te tendre quelque chose. Tu t’es figé-e. Ton souffle s’est coupé. Ta gorge s’est serrée. Ton cœur s’est arrêté. Une enveloppe. Rose. Tu sais bien ce que cela signifie. Ta mère étant mariée à ton beau-père et ton fils, trop jeune, cette enveloppe ne peut être que pour … toi.

Tu déglutis, péniblement.

Nerveusement, les mains tremblantes, tu t’es saisi-e de l’enveloppe pour la déchirer, l’ouvrir, lentement. Très lentement. Trop lentement. Le suspens était insoutenable. L’espace d’un instant, tu t’es surpris-e à être en train de prier… de lire le nom d’Hayate, dessus. Ton ex-mari. Tu as clos les yeux, tandis que tu sortais la lettre de son contenant rose. Retenant ta respiration.

Lorsque tu as rouvert les yeux, et lu le nom sur le papier, d’abord c’est la stupéfaction qui s’est affichée sur ton visage. Puis, l’amusement. Enfin, tu as explosé de rire, avant d’aller chercher ton téléphone pour prendre la lettre et l’enveloppe en photo et l’envoyer par SMS à ton ami. Ta mère et ton beau-père, eux, sont restés interdits. Jusqu’à ce que tu leur explique ce que, sur le coup, tu penses être la vérité. Tu leur a donc dit que ce n’était qu’une blague, faite par Côme.

Tu y croyais, vraiment. Jusqu’à cet échange de SMS avec le concerné. Qui a reçu la même, avec ton nom marqué dessus. Et que c’est pas lui qui t’a fait une blague.

Tu as demandé à ta mère d’amener Zephyr à l’école, ce matin-là. Trop abasourdi-e. Tu avais besoin de temps pour digérer. Ta mère n’a posé aucune question sur le coup. En revanche, le soir…

« Côme Gaillard… LE Côme Gaillard ? »

Tu as hoché du chef. Lui-même. Une fois Zephyr couché, vous avez eu une conversation. Savoir ce que tu comptais faire. Comment tu comptais t’organiser. Tu ne sais pas trop. Tu comptes… te laisser un peu de temps.

Deux jours plus tard, tu as reçu des nouvelles de Côme, qui t’a laissé un peu de temps pour respirer. Il te fait un petit état des lieux. Cela aurait pu, dans un autre contexte, piquer ta curiosité. Mais tu enchaines crises d’angoisses sur crises de sanglots. Toi qui voulais aller de l’avant, te voilà ramené-e, tiré-e en arrière par ce système, cette machine de merde.

Et te voilà, à ouvrir les yeux, péniblement, en ce sixième jour. Ton sac est fait, pour te rendre sur … ton nouveau lieu de … vie ? Domicile ? En revanche, tu as demandé à ta mère de t’occuper de Zephyr, au moins pour aujourd’hui, ce soir, cette nuit et, peut-être, viendras-tu le chercher demain. Tu lui as promis de la prévenir, dans tous les cas.

Tu t’habilles un peu avec ce qu’il te tombe sous la main, avant d’aller prendre ton petit déjeuner – soit un simple café, n’ayant absolument aucun appétit – avant d’embrasser ton fils et partir pour le travail, avec ton sac. Tu iras à l’appartement après ta journée.

Tu stresses pas mal, tout du long de la journée. Et explique la situation à ton patron, qui comprend. Et finis même par te libérer un peu plus tôt. Tu te sens mal, de le planter, mais tu le remercies, lui promettant de faire des heures supp pour rattraper ça. Il sourit, avant de t’intimer de dégager avant qu’il ne change d’avis. Clope au bec, sac sur le dos, tu prends les transports en suivant ton GPS pour trouver l’adresse. Une fois devant le bâtiment, tu sors la lettre pour récupérer le code d’entrée, pour aller au bon étage et pénétrer les lieux.

Et… en effet, tu te fais accueillir. Par une bête à poils. Les animaux, tu les aimes. Beaucoup. Aussi, tu poses ton sac au sol, avant de t’accroupir pour lui faire sentir tes mains… puis venir caresser le chien, un sourire aux lèvres.

« Eeeeh… bonjour toi ! Je m’attendais plutôt à être accueilli-e par ton maître, mais c’est peut-être pas si mal de te voir toi. »

Tu marques une pause, continue de le caresser énergiquement, avant de lever le regard à la recherche de Côme.

« Dis-moi, il est ici, ton maître ? »

Tu te redresses, le cherchant du regard, mais ne le vois pas. Alors, tu te mets à visiter les lieux, K7 sur tes talons. Tu découvres les lieux, dépose tes affaires dans ta chambre, avant de récupérer ton smartphone, ainsi que ton portefeuille, puis ressors de l’appartement pour aller faire quelques courses au konbini le plus proche, ce qui te permets de découvrir un petit peu le quartier. Pas beaucoup, mais déjà voir où trouver une supérette, c’est pas mal. Tu achètes quelques bières, du riz, de la viande, de quoi pouvoir cuisiner un peu – le peu que tu sais faire – avant de retourner à l’appartement et aller te fumer une cigarette sur le balcon, K7 allongé à tes pieds. Est-ce qu’il s’est senti seul dans la journée, pour te coller autant, le pauvre toutou ?

Baah.

Et finalement, tu finis par entendre du mouvement. Ou alors est-ce le chien qui a senti son maître en premier. Le voilà qui aboie, une fois. Avant de se précipiter à l’intérieur pour faire la fête à son propriétaire.

Eh bien... Que tout cela commence...

Ainsi, éteins-tu ta cigarette pour retourner à l'intérieur, la jeter à la poubelle et saluer... ton ami ... ? Ton époux...

« Yo. »


Eurydyce Gaillard
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Juillet 2114 – ft. Dixie

Côme se doutait bien qu’Eurydyce ne serait pas là dès le dimanche, mais quand il pousse la porte, pourtant, il ne peut s’empêcher d’avoir une pointe d’espoir. Une toute petite ; c’est inévitable, non ? Mais si minuscule soit-elle, elle est déçue. Alors il passe la journée à réarranger les détails qui méritent de l’être, et même certains qui ne le méritent pas vraiment, ainsi qu’à s’assurer que son adorable bouledogue comprenne qu’un canapé reste un canapé quelle que soit sa localisation, et qu’il lui est donc toujours interdit de monter dessus. Il lui faut s’occuper, se donner ne serait-ce que l’illusion qu’il n’est pas juste en train de tourner en rond en attendant que son partenaire arrive. Même si c’est exactement ce qu’il fait, au moins jusqu’à ce qu’il se fasse une raison et que K7 lui fasse comprendre que son envie devient vraiment pressante.

Pendant trois jours encore, il reste aux aguets, l’oreille à l’affût du moindre bruit ; il fait le tour de toutes les pièces dès son lever et chaque soir en rentrant du travail. Il appelle Gen tous les soirs. À chaque fois le garçon lui demande quand il pourra venir le voir, et à chaque fois Côme répond qu’il pourra venir « plus tard ». Chaque chose en son temps. Son père le rassure en lui rappelant le choc que peut représenter la réception de cette lettre. Il n’a pas demandé à parler à Rihito, ni l’inverse, mais étant donné que le seul commentaire de son beau-père sur ce mariage a été « tu es venu en sachant ce que tu risquais », il n’imagine pas trouver le moindre réconfort auprès de lui.

Mercredi, sixième jour. Le matin au lever, toujours pas d’Eurydyce – comme s’iel allait apparaître en pleine nuit.  La pression se fait de plus en plus forte sur ses épaules, alors que la perspective de la prison se rapproche. Est-ce qu’Eurydyce va aller jusque-là ? Est-ce que sa réticence se serait changée en refus total de ce système, certes injuste mais implacable ? Il a du mal à le croire, tant ça lui paraît contreproductif, mais il n’est pas à sa place…

Durant la journée, pourtant, cette pensée ne cesse de revenir en boucle, régulière, comme ces lames oscillantes qui barrent les couloirs d’anciennes caches au trésor. Il ne sait pas si la prison lui fait peur : il y a quelque chose de romantique et héroïque à aller en prison pour des opinions, même (encore plus ?) si ce sont celles de quelqu’un d’autre. Mais ça reste de l’enfermement, et ça n’aiderait sans doute pas Eurydyce. Donc au final, il n’en a pas vraiment envie.

Pourtant, plus cette hypothèse vient le tourmenter, moins elle l’effraie. Il se résigne, sans doute. Il paniquera quand ça deviendra vraiment tangible, mais pour le moment, elle aurait presque l’attrait des récits de bravoure des fictions. Alors il rentre chez lui le souffle un peu court mais libéré de l’angoisse de savoir si Eurydyce sera là ou non à son retour.

K7, lui, est bien là, c’est déjà pas mal. La furie à poils ras se jette dans ses jambes avant même qu’il ait pu enlever ses chaussures, si bien qu’il ne pense déjà plus qu’à elle. Il est en train de lui gratter le ventre quand un « Yo » lui fait brusquement relever la tête. Il reste interdit quelques secondes, incrédule, avant de se redresser pour s’approcher d’Eurydyce.

- Salut… souffle-t-il comme s’il ne croyait pas tout à fait à sa présence.

Il hésite un instant au meilleur salut à lui offrir. La bise, qui lui est venue si spontanément à leur rencontre précédente, ne lui paraît plus si adaptée dans ces circonstances. Il n’initie aucun contact, laisse quelques dizaines de centimètres d’espace vital à chacun d’eux.

- Comment ça va ?

Il a fait attention à prendre un ton sérieux, peut-être même un peu trop grave, pour bien signifier qu’il pose vraiment la question. Ce n’est pas juste cette espèce de salutation que l’on lance distraitement pour lancer la conversation.

- Tu as fait le tour de l’appart’ ? Qu’en penses-tu, alors ? Zéphyr est avec toi ?

Se rendant soudain compte que l’embarras lui fait enchaîner les questions un peu trop vite, il préfère calmer le jeu.

- Faut qu’on discute, je crois, hein ? Au salon ou sur le balcon, comme tu préfères… Tu veux que je nous apporte quelque chose à boire ?

Il prend son temps pour s’installer, tentant de gagner quelques secondes avant cette conversation qu’il savait nécessaire mais désagréable. Une fois qu’ils sont tous les deux à l’aise, autant que possible, il lui semble que c’est à lui de se lancer :

- Alors, comment tu… digères ça ?

Yyc
Côme Gaillard
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Tu ne saurais décrire comment tu te sens, de l’avoir devant toi. C’est un mélange compliqué de soulagement et de colère. De joie et de frustration. De rage. De haine. Mais pas vis-à-vis de lui. Vis-à-vis de ce système que tu peines à comprendre et a accepter. D’aucun diraient que tu es sûrement trop occidental-e pour comprendre en quoi l’Incontestable est bon. Eh bien soit, alors. Tu es occidental-e. Un soupire t’échappe. Il semble aussi perdu que toi. Déglutissement. Tu aimerais pouvoir te sentir aussi à l’aise que lors de vos retrouvailles. Mais ce n’est pas le cas. Ton ami est désormais ton mari et ta vie va dépendre de votre capacité à vous soumettre aux règles. Avec ton ex-mari, tu t’y étais plié-e car il était papa. Les rôles se sont inversés. C’est toi, le parent, désormais. Inspiration profonde.

Une question t’es posée. Tu as eu l’impression que de longues minutes s’étaient écoulées entre son salut et sa demande, mais en réalité, seulement quelques secondes. Ton estomac se tord. Tu fais la moue.

« Dire que ça va serait mentir… Et j’ai pas envie de te mentir, Côme. »

Tu réponds, doucement, d’une voix un peu éraillée. Toi aussi, tu es sérieux-se. Tu n’as pas cherché à cacher tes cernes, ni tes yeux rougis, ni les légers tremblements de ton corps. Rien. Tu es honnête avec lui, qui te connais sûrement bien mieux que tous ceux que tu as pu connaître, à qui tu as pu être donné-e.

« J’aime… bien, comment c’est fichu. Zephyr devrait aimer sa chambre. Même si ça va lui faire étrange… »

Tu susurres, sincère, avant de soupirer.

« Je ne l’ai pas amener, pas encore. Je préférais… venir en premier-e. »

Et faire le point avec Côme, avant, bien évidemment. Enfin, vient la phrase que tu redoutais. Mais justement, vous en avez besoin. Tu hoches du chef, avant de te diriger vers le frigo pour récupérer deux bières, prenant le lead sur ce coup, et en tendre une à Côme si la désire, avant de retourner sur le balcon pour pouvoir t’y mettre à l’aise et pouvoir fumer. Ca t’aide à gérer un peu ton stress et ton angoisse. La voix de ton ami… mari… ami, te tend, quelque peu.

« Je ne le digère pas, à vrai dire. Je… m’attendais à tout, sauf à ça ? »

Ça fait mal, aussi. Mal de ne pas être uni à ceux qui ont fait battre ou font battre ton cœur. Ta gorge se serre. Il y a beaucoup de choses dont tu n’as pas encore parlé à Côme et tu ne te sens pas encore prêt-e à le faire. Pour autant… Tu tiltes seulement maintenant que tu ne penses qu’à toi. Mais que vous êtes deux, dans ce bateau. Nouveau soupire.

« Et toi alors… ? Je veux dire… je chiale, je chiale… mais on est tous les deux enfermés dans cette fosse aux lions… »

Tu marques une pause.

« Est-ce que tu vas pouvoir te faire à l’idée qu’on doit s’embrasser tous les jours ? Et partager le même lit ? Et… je préfère oublier... »

Non. Tu ne veux pas y penser. Tu détournes le regard, attrapes une cigarette pour te l’allumer et la fumer. Essayer de calmer l’angoisse. Tu n’y penses d’ordinaire pas. Mais dans ce cadre… c’est l’un des points qui t’angoissent le plus.

« Je… si ça te va… demain je vais chercher Zephyr. Ou… je demande à ma mère de l’amener… »

Tu détournes le sujet. Et finis par boire une gorgée de bière.  C'est le retour de tes insécurités, tes craintes, ton stress et ton anxiété.


Eurydyce Gaillard
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Juillet 2114 – ft. Dixie

Bien sûr que ça ne va pas bien. La réponse d’Eurydyce est à briser le cœur, mais Côme était obligé de poser la question. Parce que c’est la première qui lui vient, et parce que c’est sa principale préoccupation en cette instant. Lui, il s’en sortira. Il va pas se laisser abattre par une machine, c’est ce dont il s’est persuadé, mais ça risque d’être beaucoup plus difficile pour Eurydyce. Il ne sait pas à quel point, alors il a besoin qu’ils parlent.

Que Zephyr ne soit pas là n’est pas une surprise non plus. Et tant mieux, parce que ça aurait fait beaucoup à gérer d’un coup, émotionnellement parlant. Il vaut sans doute mieux que sa première rencontre avec son beau-fils (il va devenir père de famille ! Il l’avait déjà réaliser mais ça devient de plus en plus concret, et de plus en plus terrifiant) se fasse quand la tension initiale entre Eurydyce et lui sera retombée.

Il suit donc Eurydyce sur le balcon, respecte son choix de boisson et accepte même de le partager. Il laisse le silence durer autant que nécessaire, jusqu’à ce qu’Eurydyce prenne la parole. La tension dans sa voix (ne serait-ce même pas une pointe de dégoût ?) fait presque mal à Côme, mais il ne peut pas lui en vouloir.

- Je ne l’ai pas vu venir non plus, reconnaît-il.  

En même temps, l’Incontestable n’est pas connu pour prévenir.

Il est pourtant touché d’entendre Eurydyce se préoccuper de son propre état d’esprit. Il la remercie d’un signe de tête, sans pour autant lever les yeux, avant de répondre.

- Honnêtement ? Si je ne te connaissais pas autant, et si je ne savais pas que ça te déplaît tant… peut-être que j’aurais pu m’y faire. Je veux dire… ce n’est peut-être pas quelque chose que tu veux entendre venant de moi, mais t’es pas mal, tu sais ?

Il essaie de lui lancer un regard et un sourire blagueurs, mais il craint trop que sa tentative de dédramatiser ne heurte un mur et ils restent timides.

- Sauf qu’on se connaît depuis qu’on est gamins… Quand je te vois, je pense encore à l’ado que tu étais, donc je peux pas te regarder comme ça. Et surtout, je ne peux pas oublier que toi, ça va à l’encontre de… de toi. Si on était deux à se faire juste un peu violence, ce serait une chose. Mais là…

Ce serait un viol. Pour appeler un chat, un chat. Commis par lui sur Eurydyce – pire ! Commis par l’Incontestable par son intermédiaire, à son corps défendant. Cette façon de penser, qui en un certain sens le dédouane, ne calme en rien le sentiment de culpabilité qui l’assaille déjà, au contraire. Alors il ne finit pas sa phrase, mais elle est sans doute claire. En tout cas, ils changent de sujet, au moins pour le moment.

- Comme tu veux, répond-il à ses propositions concernant Zephyr. Comme ça t’arrange. Enfin…

Quand il s’imagine la scène de Mme Chevalier se tenant sur le seuil de l’appartement avec un petit garçon, il se ravise.

- Je ne sais pas si je suis prêt à faire face à ta mère, en fait. J’adorerais la revoir, tu sais que je l’aimais bien, mais là… C’est peut-être un peu tôt. Enfin, je ne sais pas comment elle a pris la nouvelle ? J’ai un peu peur d’être le méchant gendre qui va rendre son enfant malheureux, je t’avoue… Et je peux même pas lui en vouloir.  

Il espérait que mettre les choses à plat calmeraient un peu de ses angoisses… c’est raté. Voir devant lui l’état dans lequel ce mariage met Eurydyce et être obligé de mettre des mots sur ses sentiments ne rendent que les choses plus difficiles encore. Tant qu’il était seul dans cet appartement, tout cela avait encore un côté irréaliste, purement théorique voire fictionnel. Là, il est entré dans le dur. Le très dur.

- Je reviens, annonce-t-il en se levant.

Il va juste chercher une cigarette dans le placard de l’entrée, se rassoit et l’allume. Pourtant, les premières bouffées diffusent le goût de la nicotine dans sa bouche sans l’aider à se détendre. Son niveau de tension est encore au-delà de ça. Et le réaliser ne fait qu’aggraver les choses.

- Je suis désolé, finit-il par sortir, le regard fixé sur un point de la table qui le sépare d’Eurydyce.

Désolé pour Eurydyce qui est victime de ce système, désolé pour lui-même de se retrouver coincé aussi, désolé pour Zephyr et pour la mère d’Eurydyce et même sa propre famille qui vont en faire les frais aussi. Et alors qu’il essaie de tourner son esprit vers l’avenir et comment ils vont pouvoir surmonter cela, il se surprend à ressentir quelque chose qu’il n’avait pas ressenti jusqu’alors : de la colère. L’impression d’être floué. Et toute la gravité de la situation, tout le poids de cette chape de plomb que représente l’Incontestable, lui tombe soudain sur les épaules.

- P’tin… lâche-t-il dans un souffle, incapable de trouver une meilleure façon d’exprimer sa détresse.

Yyc
Côme Gaillard
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Tu l’écoutes, attentivement. Et tu te rappelles que vous êtes deux, dans cette galère. Et que c’est à deux, qu’il va falloir composer, désormais. Et malgré toute la colère que tu peux ressentir… au fond de toi, peut-être es-tu rassuré-e, que ce soit ton ami d’enfance qui se trouve là, ici et maintenant. Car tu crois savoir qu’il ne fera rien qui puisse vous nuire, à tous les deux. En revanche, il tente un trait d’humour. Et il t’a. Un rire discret, soufflé, t’échappe.

« Arrête de dire des conneries… Je suis pas le type de grand monde et j’suis sûr-e que je suis pas le tien. »  

Tu finis par répondre. Tu avais toi-même plaisanté là-dessus, quand vous vous étiez revus, mais à ce moment-là, il n’y avait pas tous ces enjeux. Ta gorge te serre, alors que tu ne comprends que trop bien ses mots. Ton cœur se gonfle douloureusement. Ta gorge s’assèche.

« … »  

Tu ne sais pas quoi répondre. Ton corps a frémis, violemment.

« Je … »  

N’ajoute rien. Tu connais. Tu as déjà vécu ça. Bien que ça ait été… moins violent, en vrai, ta première fois, avec Hayate… Tu inspires, profondément, souffle, longuement. En revanche, ce qui te frappe encore plus que ce que tu ressens en ce moment-même, en abordant ce sujet, c’est… la voix de Côme. Sa façon de dire cela. Les émotions qu’elle transporte. Tu tournes un œil, vers lui, alors qu’il reprend la parole. Te dis ne pas être prêt pour revoir ta mère. Avant de partir. Revenir. S’excuser. Jurer…

Tu fermes les yeux, un instant, inspire de nouveau. Avant de te décaler d’un pas, tendre ton bras, ouvrir tes doigts… pour venir attraper sa main de libre, doucement. La serrer, en se voulant rassurant-e.

« Il y a… une chose qui me rassure, dans toute cette affaire… C’est qu’au moins, c’est toi. Et que je sais que tu me respectes… et que tu feras rien qui puisse nous mettre, toi, moi, Zephyr, ta famille, ma famille, en danger ou qui pourrait nous faire du mal… »

Tu susurres, les larmes aux yeux. Il y a trop de choses qui se disputent, en toi.

« J’veux juste… que tu piges. Je suis pas… en colère contre toi. Je suis pas… à ne plus t’apprécier, sous prétexte que c’est ton nom sur cette lettre. C’est contre le système, c’est… le fait d’être privé-e de libre arbitre qui me débecte… »  

Tu marques une pause, sans lâcher sa main, terminant ta cigarette.

« Désolé-e d’être… dans cet état. C’est pas forcément le plus agréable à subir. »  

Tu marmonnes, avant d’inspirer, de nouveau, en éteignant ta cigarette.

« Je… j’irais chercher Zephyr chez mes parents, après le travail demain. Je vais pas t’imposer de la voir, si tu le sens pas. Tu me diras quand tu seras prêt et on organisera ça proprement. »  

Tu commences, doucement, lui laissant le droit de dire oui, non, quand…

« Du reste… erm… on… en rediscutera la semaine prochaine… si… t’es ok ? Je préfère.. finir de digérer, tranquillement et prendre mes marques, ici, avec Zephyr et toi, et K7, avant.. de penser à ça. Parce que je t’ai jamais envisagé de la sorte non plus et… ça… je… Bref. »  

Tu déglutis, avant d’attraper ta bière pour en boire une longue rasade.

« … Bref. Tu… veux manger un truc, ce soir ? Enfin, je veux dire… un truc spécifique ? Je cuisine pas suuuper bien mais… je peux faire un effort. Ou on peut commander. »


Eurydyce Gaillard
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La surprise est l'épreuve du vrai courage

Juillet 2114 – ft. Dixie

Côme a toujours affirmé être contre ce système de l’Incontestable. Ne pas croire en une âme sœur déterminée par un algorithme, aussi perfectionné soit-il. Pourtant, il a bien dû y croire, un jour, pour accepter de se faire implanter cette puce et de s’y soumettre… Il n’a jamais été placé face à cette contradiction, donc difficile de dire comment il aurait justifié cela… Par son travail, sans doute. Comme quoi, c’était une occasion à ne pas manquer, ce genre de chose… Mais en réalité, il y a bien une partie de lui qui doit vouloir y croire, à ces âmes sœurs, ou en tout cas ne pas y être si opposée à ce système, pour s’y être volontairement soumis. C’est cette partie de Côme qui commence à protester. Il se voyait promette une belle vie pleine d’amour et d’intercompréhension, il se retrouve face à un énorme défi – pour ne parler que de lui.

Il lui faut toute sa raison, et la main d’Eurydyce sur la sienne, pour faire refouler cette montée d’égoïsme qu’il déteste. Au moins, ils sont sur la même longueur d’onde… Ils ne sont pas ennemis mais « dans le même bateau », comme dit Eurydyce. Touché, il serre ses doigts entre les siens mais a la gorge trop serrée pour répondre à ses premières phrases.

- Je ne sais pas si je suis beaucoup plus agréable, finit-il par croasser d’un ton se voulant plaisantin.

Et il approuve d’un acquiescement la proposition d’organiser proprement la rencontre avec sa mère.

- Mon père voudrait te revoir, aussi, ajoute-t-il. Et je voudrais te présenter Gen mais on verra ça en temps voulu.

La mention du « reste » lui coupe la respiration et lui tire une petite quinte de toux gênée.

- Bref, approuve-t-il simplement.

Il en avait oublié sa bière. Il tente d’en reprendre une gorgée mais elle est tiède, et il a toujours dans la bouche un goût amer qui la gâche. Il préfère terminer sa cigarette.

- Il reste un okonomiyaki au poulet, à la ciboule et au lard que j’ai fait hier, et j’ai de la soupe miso instantanée, affirme-t-il en se levant pour se diriger vers la cuisine. Si ça te va ? Ce n’est pas un festin mais je n’ai pas beaucoup d’appétit, de toute façon.

Il ouvre le frigo, pour y replacer sa bière et prendre de quoi préparer le repas, mais y trouve quelque chose qu’il n’a pas placé là lui-même…

- C’est toi qui as acheté de la viande ? Tu comptais la faire ce soir ? Si tu veux, ça me va, mais comme je t’ai dit, je ne sais pas si je vais lui rendre justice, ce serait dommage…

Il n’est généralement pas difficile en matière de nourriture, à l’exception notable du chou-fleur, donc il n’a pas de mal à faire confiance à quelqu’un d’autre pour préparer son repas. Ce soir, cependant, il lui semble plus juste que ce soit lui qui cuisine. Réchauffer une crêpe et faire bouillir de l’eau entrant dans son champ de compétence culinaire, il faudra que Dixie fasse preuve d’une grande force de conviction pour prendre sa place.

Mais il lui en faut plus que ça pour que ça part en conflit, et quelques minutes plus tard, la table est mise, Côme a pu aller troquer chemise et pantalon droit contre un t-shirt et un short, leur repas est quasi prêt. Entre temps, il s’est efforcé de limiter leurs échanges à des commentaires anodins sur la météo ou le quartier. Il ne veut plus de sujet sérieux pour le reste de la soirée.

- Tu as parlé de ton travail, réalise-t-il soudain. Tu as rouvert un salon de tatouage ?

Yyc
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Épreuve & Courage
ft. Tonton Côme
Tu as envie de lui répondre qu’il fait moins vieux con que toi, mais tu te retiens. Tu essaies de laisser cette conversation derrière vous. Mais tu sens bien ses doigts se lier aux tiens, et les serrer un peu plus fort. Cette sensation, là… Elle te réchauffe le cœur. Tu soupires, mais te sens également te calmer, petit à petit.

« Ça me va, pour l’okonomyaki. »  

Tu finis par répondre, doucement, avant de te fumer une nouvelle cigarette, en te plaçant devant la porte fenêtre pour l’observer, depuis ta place. Et tu en profites, également, pour finir ta bière.

« J’ai… acheté par réflexe, je pense. Je voulais faire un tour du quartier, je suis passé-e au konbini le plus proche et j’ai acheté deux trois trucs. On est pas obligés de la manger ce soir. Mais si tu veux, je peux te préparer un bento pour demain midi. »  

Tu t’interromps, avant de venir remettre une dread en place.

« Enfin. Tu préfères peut-être aller t’acheter un truc toi-même … ? »

C’est vrai que tu ne connais pas encore ses habitudes, pour le coup.

« Parce que sinon, j’me disais que je peux cuisiner… et tu pourrais me filer un coup de main. Ça ferait… notre activité quotidienne… »  

Tu lâches, après avoir terminé ta cigarette et rentrer, jeter tes mégots et terminer ta bière, pour jeter la bouteille. Tu t’appuies contre le plan de travail, en tournant la tête vers lui pour l’observer.

« Je n’ai pas extrêmement faim, ce soir, non plus, de toute façon. »  

Et puis… il y a cette dernière question.

« Ha. Euh… non. Pas encore. »  

Tu réponds, doucement, en baissant le visage et venant jouer avec tes doigts, et te mordiller la lèvre inférieure.

« J’ai pas… encore les moyens de pouvoir prétendre à un prêt sans demander à ma mère et mon beau-père de participer ou se porter garants. J’ai beau avoir mis de côté sur le travail au black que j’ai pu faire ces derniers temps, ça suffit pas. »  

Tu ris, doucement.

« Donc non, pas de nouveau shop, pour l’instant ! Mais j’ai trouvé le courage de déposer mon CV auprès d’un collègue qui possède lui-même un shop, et il m’a engagé. Donc… j’ai… officiellement un boulot, depuis peu ! »  

Tu lâches, tout de même fier-e de toi. Parce que ça t’a demandé des efforts, pour te remettre complètement en selle, et de te dire que tu allais reprendre de manière … intensive. Enfin, bon. C’est une nouvelle qui, toi, te rends heureux-se. Plus que celle du mariage, en tout cas. Et puis… Tu relèves le museau vers Côme.

« Dis… tu m’as dit, tout à l’heure, que ton père voudrait me revoir… Tu penses qu’on pourrait… inviter nos parents à venir manger, un soir ? Et Gen pourrait passer la nuit à la maison ? Je pense qu’il y a de la place pour qu’il puisse dormir dans la chambre de Zeph… »  

Tu t’interromps, parce qu’il a arrêté la conversation, tout à l’heure, en disant que vous en discuteriez en temps et en heure… mais tu as tellement de choses qui te trottent dans le crâne, tu parles un peu sans trop réfléchir, tu as besoin que ça sorte, là, maintenant…

« Pardon, tu veux… peut-être parler de ça plus tard. Oublie… »  

Tu susurres, avant d’ouvrir la porte du frigo pour sortir la viande, et chercher de quoi la cuisiner. Tu vas déjà te mettre à cuisiner. Ne serait-ce que pour toi, pour demain midi, si Côme n’a pas répondu par l’affirmatif.  

« Je parle trop... tu peux me passer le sel, s'il te plaît ? »



Eurydyce Gaillard
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La surprise est l'épreuve du vrai courage

Juillet 2114 – ft. Dixie

Côme est plutôt soulagé d’entendre Eurydyce se projeter, ne serait-ce qu’un peu. Bon, sans doute que les impératifs résonnent encore plus dans sa tête, comme une liste de menaces qui planent au-dessus de leurs crânes, et qu’il est logique de sa part de sauter sur toute occasion d’en cocher facilement un des items. Ce n’est pas pour déplaire à Côme, de toute façon : la cuisine est une activité à laquelle il ne s’est jamais vraiment consacré mais qui ne le rebute pas pour autant. Surtout si elle est partagée.

- Bonne idée ! Sur le principe, je préfère toujours un bentô maison – je pense que c’est mon sang français qui parle, là… Mais vu mes compétences, le résultat est vite répétitif. À deux, on pourra varier les recettes ou se donner des idées.

Ce n’est pas désagréable d’avoir quelqu’un à côté de lui pour discuter, tandis qu’il réchauffe les restes de la veille. L’impression de ne pas juste se nourrir mais de nourrir, d’offrir, est valorisant, en un sens. Et dire que bientôt, il y aura une bouche supplémentaire à contenter… Cette pensée le fait sourire.

Il pensait pouvoir se réjouir aussi d’une avancée professionnelle pour Eurydyce : ouvrir un nouveau shop serait un grand pas. Mais il est détrompé. Oh, ce n’est pas complètement mauvais, bien au contraire :

- C’est super ! approuve-t-il sincèrement. Félicitations, vraiment ! Te remettre le pied à l’étrier est déjà une très bonne chose. J’espère que tu me montreras ce que tu fais. Et peut-être que tu pourras me persuader de passer sous ton aiguille.

Son clin d’œil lui indique cependant que le convaincre sera un défi plus ardu que ce que ses mots laissent croire. Il a eu quelques mois pour y penser mais la conclusion a été vite vue : aucune aiguille ne s’approchera de sa peau de sitôt.

Les préparations étant en route, il s’écarte de la cuisine pour aller respirer un peu devant les portes fenêtres. Se tenir devant des plaques de cuisson en marche alors que cette journée d’été est encore bien assez chaude n’est pas agréable bien longtemps. Au passage, il a repris sa bière dans le frigo : elle, au moins, a repris une température raisonnable et il peut finir de la siroter tranquillement, tout en écoutant Eurydyce avec intérêt.

- Non non, pas de soucis, répond-il à ses excuses. Ce sont surtout les sujets plus… délicats, dont je me dis qu’on a peut-être déjà eu notre quota pour ce soir. Mais ça, ça me va, comme sujet. C’est même une bonne idée, de faire venir nos parents en même temps. Ce sera sans doute moins stressant que de les inviter un par un. Et je suis sûr que Gen sera ravi de faire une soirée pyjama avec un nouveau copain.

Puis il se laisse absorber par la vue d’Eurydyce cuisinant. Il trouve quelque chose d’étonnamment intime à observer ces gestes censés être fait dans le privé. Il n’y a rien de honteux, bien sûr, mais simplement, ce ne sont pas des gestes qu’on est censés voir chez de simples connaissances. Ou chez des amis récemment retrouvés. Ce sont des mouvements naturels, spontanés…

La demande d’Eurydyce interrompt sa rêverie. Il doit se secouer mentalement, avant de poser sa bière sur le plan de travail et ouvrir le placard à épices au-dessus de la hotte.

- Tiens. J’ai aussi du poivre et du persil, mais c’est tout pour le moment. J’ai essayé de faire le tour de l’épicerie de base, quand j’ai fait les courses, mais j’ai pas pensé à plus d’aromates. Faudrait qu’on se mette une liste quelques part, sinon on y pensera jamais. En tout cas, pas moi.

Il ne se fait pourtant pas trop de soucis : il a survécu plusieurs années en coloc avec Malo, il devrait pouvoir s’en sortir avec Eurydyce. Les plats seront peut-être parfois fades, ils devront peut-être parfois se laver les mains au gel douche ou le corps au savon à mains, mais ce ne seront que des détails. Même si ce serait quand même bien de s’organiser tout de suite pour éviter ces désagréments… D’autant que n’en feraient pas uniquement les frais les deux jeunes gens qui seraient responsables de ces approximations mais aussi un enfant, réalise-t-il soudain. Ah oui, ce serait quand même bien que Zephyr ne manque jamais de dessert ou de crayons de couleur pour s’occuper.

- Parle-moi de Zephyr, demande-t-il soudain. Qu’est-ce qu’il aime, qu’est-ce qu’il déteste, à quels jeux il joue ? J’ai aucune idée de ce qui est à la mode dans les cours de récré en ce moment…

Oui, il a envie de se le mettre dans la poche. En tout cas, il ne veut pas passer pour le méchant beau-père qui vient bouleverser son quotidien. Donc il veut savoir par quel bout le prendre.

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