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Tu es loin de te douter de tout ce que ton fils a pu, en si peu de temps, infliger comme flot de paroles, à Côme. Tu le leur demanderas, peut-être. Mais en attendant, tu te poses. Ton fils sur tes genoux. Tu lui as manqué, qu’il te dit. Et il est content d’être avec toi et « tonton Côme », comme il le dit. Déjà. Tu lèves les yeux vers ton époux.

« J’ai l’honneur de vous annoncer que vous êtes déjà adopté, monsieur Gaillard. »

Tu ricanes, doucement, avant de ramener son omurice à ton fils vers lui, pour qu’il puisse manger, avant de grignoter, d’une main, d’un bras, la tienne, l’autre maintenant ton héritier sur tes genoux. Mais pour la suite… eh bien. Les propositions sont tentantes. Tu réfléchis. Jusqu’à la fin du repas, tenant une conversation basique, avec ton fils qui lance des sujets de son âge. Tu aimes bien, parfois, débrancher ton cerveau et simplement laisser Zephyr gérer. Il est, parfois, meilleur que toi pour sociabiliser. Et casser la glace.

Jusqu’à la fin du repas. Tu envoies ton fils se brosser les dents, pendant que tu vas te fumer une dernière cigarette. Puis, tu reviens le rejoindre, pour le mettre au lit. Il te dit qu’il aime pas trop trop, quand tu « sens comme ça ». Tu souris, t’excuses. Il te pardonne. Comme à chaque fois. Tu lui dis que tu es trop fatigué-e pour une histoire ce soir, mais que pour la peine, tu lui en liras deux demain. La négociation est acceptée.

Tu finis par lui embrasser le front, le laisse dans son lit, avec sa veilleuse, qui s’éteindra dans une demi-heure, avant d’aller toi-même te brosser les dents, histoire de pas incommoder Côme en prime… Une fois ceci fait, tu vas dans la chambre, retire ton t-shirt, parce que tu te sens plus à l’aise pour dormir et attrape ta tablette. Tu t’allonges sur le ventre, viens chercher un truc à mater, une série, peut-être, et attends que Côme arrive.

Ce qui se produit. Tu souris, doucement.

« J’ai mis un truc en fond, histoire que ça compte aussi. Le personnage principal, je sens qu’il va me gonfler, empêche-moi à tout prix de balancer la tablette à l’autre bout de la chambre. »

Tu ris, doucement. Avant de fermer les yeux dès que les mains viennent se poser sur ta peau tatouée. Dénouer les nœuds. T’apaiser. Te faire arrêter de réfléchir, également. Tu déglutis. Mais voilà que les doigts de ton époux viennent appuyer au bon endroit, faisant s’échapper, de plaisir, ta voix, dans un gémissement incontrôlé. Suivi d’un long soupire de bienêtre. Et c’est le moment que tu choisi pour, finalement, te retourner, te redresser et venir l’embrasser. Sans réfléchir. Sans te dire que peut-être… cela pourrait être interprêté. Du moins… pas sur le coup. CE n’est qu’après… que tu déglutis. Et rougis.

« Ah. Euh ! Désolé-e ! Je… je venais juste de réaliser qu’on avait pas fait le baiser du jour. Et je sais pas. La pulsion m’a pris-e. Pa-… rdon… »

Tu marmonnes, un peu penaud. Avant d’entendre une connerie dans la série de merde.

« … J’vais balancer la tablette. Cette héroïne me tape déjà sur le système ! »

En espérant que ça fasse diversion.


Eurydyce Gaillard
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Juillet 2114 – ft. Dixie

Côme ne peut pas franchement prétendre être doué en massage, mais il compense son absence de formation par un enthousiasme certain. Il aime faire plaisir à ses partenaires, et encore plus offrir du plaisir, ce qui fait de lui un amant des plus attentionnés. Il trouve une certaine satisfaction dans les sourires béats, les airs alanguis voire langoureux, les frissons qu’il fait lui-même naître. Et dans les gémissements…

Celui d’Eurydyce le prend par surprise. Ses mains, jusque-là occupées à pétrir les muscles tendus avec assez de force pour les tenir plaqués contre le matelas, retirent soudain, comme s’il avait l’impression d’avoir appuyé quelque part où il ne fallait pas – même si tout laisse à croire qu’il a plutôt fait le contraire. Et comme un diable jaillissant de sa boîte à peine le couvercle retiré, Eurydyce profite de ce nouvel espace de liberté pour se redresser et venir l’embrasser. Côme en reste plus interdit encore.

Il est tellement soufflé par cette réaction, son esprit est tellement embrumé, que sa première réaction est de croire à l’excuse visiblement bancale d’Eurydyce. Juste le « baiser du jour » ? Qui y croirait ?! Mais ce n’est pas comme s’il y avait une autre explication, pas vrai ? Il essaie de réfléchir à cette grande question, avec l’impression d’avoir la réponse sur le bout de la langue, en même temps qu’il donne le change à Eurydyce.

- J’ai arrêté de l’écouter il y a longtemps.

C’est tout à fait vrai : la série ne l’emballait pas plus que Dixie quelques minutes auparavant, et il était trop concentré sur le mouvement de ses mains pour vraiment écouter. Mais il se souvient, avec un petit délai, la mission qui lui a été confiée un peu plus tôt, et il tend le bras vers la tête du lit.

- Donne-moi cette tablette avant qu’il lui arrive un malheur.

Il s’empresse de mettre l’épisode en pause, alors qu’une nouvelle blague douteuse était lancée, et de mettre l’appareil en sûreté sur la table de nuit. Il essaie d’enchaîner avec une plaisanterie pour finir de descendre ce navet mais les rouages qui continuent de tourner dans le fond de son esprit le dérangent. Il repense à ce baiser, à sa spontanéité, et avoir Eurydyce pour la première fois torse nu face à lui ne l’aide pas à réfléchir. Il n’arrive pas à décider si ce corps est exactement ce à quoi il s’attendait ou complètement différent, comme s’il était tout à coup tellement conscient de l’absurdité de ses attentes qu’il ne peut croire qu’il les ait eues et préfère les oublier. Bizarrement, cette situation lui rappelle sa première rencontre avec un Québécois, quand il entendait des mots qu’il avait l’impression de comprendre mais ne cessait de se demander s’ils avaient vraiment le sens qu’il leur connaissait. Est-ce qu’il peut interpréter ces actes selon son propre langage ?

Non, il ne le peut pas, il en est sûr. Parce que Eurydyce n’est « pas intéréssé-e par la question », ça, il l’a bien retenu. Ça le tracasse, même, on peut le dire. Non pas que ça lui pose le moindre problème ! Enfin, sauf d’un point de vue… réglementaire, mais ils ont encore quelques jours pour régler cette question. Et donc quand il s’agit d’interpréter des actes perpétrés avec des intentions forcément différentes de celles de la plupart des gens qui les perpétreraient.

Et donc il se rend à l’évidence : va falloir finir par parler la même langue. Un peu embêté par ce qu’il a l’intention de dire, il baisse les yeux, mais comme il n’est pas sûr de pouvoir vraiment fixer ainsi ce torse rendu troublant d’ambiguïté par ces deux cicatrices qui le soulignent, il descend encore les yeux jusqu’au nombril. Son réflexe est de lever la main pour caresser le bras appuyé sur le lit près du sien, et ainsi adoucir ses paroles, mais il hésite là encore et ses doigts se contentent d’errer à quelques millimètres de la peau d’Eurydyce, ne l’effleurant qu’accidentellement. Et sans s’en rendre compte sans doute, il se penche un peu, pour pouvoir chuchoter – il ne craint pas que Zephyr les entende mais l’intimité de ce qu’il veut dire ne peut que se chuchoter.

- Dis-moi, Dixie… Si moi aussi… Si jamais j’avais moi aussi de t’embrasser ainsi… qu’est-ce que tu en penserais ? Pas ce soir, un autre jour, je veux dire. Ou même ce soir… Ou même sans parler de baiser, juste… je sais pas… te prendre par la main, ou quoi…

Tous ces actes et petits gestes qui, venant de n’importe qui d’autre et dirigés vers n’importe qui d’autres, voudraient dire des choses qui ne semble pas faire partie de la langue d’Eurydyce. Une langue qu’il n’avait jamais envisagée d’apprendre, dont à vrai dire il avait tendance à oublier l’existence, mais qu’il est plus que prêt à apprendre si ça peut lui permettre de communiquer sans quiproquo avec sa Dixie.

Yyc
Côme Gaillard
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D’accord. Y avait pas que le baiser du jour. Sauf que toi, ça… eh bien. Te semble… terriblement étrange. Oui. Clairement, ça te fait bizarre. Et le voir aussi troublé… Le voir… t’observer de la sorte… Ce regard… Tu déglutis, sans le vouloir. Détourne les yeux. Il y a quelque chose qui vient de te perturber, en réalité. Par chance, ton détournement de sujet semble fonctionner.

Semble.

C’est le mot clé.


Côme répond, au sujet de la série. Avant de te prendre la tablette des mains pour arrêter la série et déposer l’objet afin qu’il évite tes foudres. Cependant, c’est… eh bien. Le silence, qui s’en suit. Et tu le trouves un peu gênant. Gênant, parce que tu as trop de choses qui te passent en tête. Gênant, parce que tu… te dit que tu l’as embrassé, un peu, parce que tu en as eu envie. Comme un sursaut, comme une mouche qui t’a piqué. Mais tu ne saurais pas expliquer, parce que tu n’avais jamais envisagé Côme… comme ça. Et tu es certain-e que lui, non plus, ne t’a jamais vu ainsi. Et c’est normal. Vous étiez gosses quand vous vous êtes rencontrés, puis perdus de vue pendant des années et retrouvés il y a peu. Mariés, il y a … une semaine. Vivants sous le même toit depuis… Vingt-quatre ? Quarante-huit heures ? Putain, ton esprit s’emmêle, déjà.

Mais ce qui fait manquer un battement à ton cœur, c’est sa question. Tu restes immobile, un instant. Pas bien sûr-e de bien comprendre. De vouloir comprendre. Tu baisses le visage, penaud-e. Les mots tournent et retournent dans ton esprit.

« … »

Tu entrouvres les lèvres pour répondre, mais rien ne sort. Alors, tu refermes la bouche, avale ta salive. Tu ne te sens plus vraiment fatigué-e, là, maintenant, tout de suite.

« Je… ne suis pas bien certain-e de pourquoi tu… pourrais vouloir m’embrasser. »

Tu finis par répondre, doucement. Par manque de confiance en toi ? Par manque de confiance en lui ? En vous ? Tu ne sais pas. C’est…

« Je ne sais même pas pourquoi moi… enfin. Si… je sais, pourquoi j’ai… voulu. Pourquoi je l’ai fait. Outre le fait que… eh bien. On ne s’était pas embrassés, encore. Mais… J’ai terriblement manqué de tact avec toi, je ne t’ai pas tout dit, et quand ça a été le cas, tu… ne m’en as pas tenu rigueur. Et… tu es là, ce soir, à avoir préparé à manger, prenant soin de Zephyr, et… et de moi. Et… je… »

Tu marques une pause. Tu as l’impression d’être envahi-e par les émotions. Comme un ballon trop gonflé. Sur le point d’exploser.

« Je crois que je… t’ai juste… envisagé, pour la première fois, comme un partenaire avec qui avancé, en plus… de mon ami. »

Tu confies. Mais tout ça, ces explications, eh bien… ça ne répond pas du tout à sa question. Tu déglutis, doucement.

« Si… il te vient l’envie incongrue de m’embrasser… préviens moi. Enfin. Dis-le-moi. Verbalise le. Que je puisse… me préparer, même si ça… ruine un peu la spontanéité de la chose. Par contre si tu veux… me prendre la main, me serrer contre toi, me toucher les épaules ou la nuque ou les cheveux… à ta guise. Je… eh bien. Suis tactile, de base. Ce ne sont pas vraiment des choses qui sont connotées, pour moi. Enfin, d’habitude. Je suppose que ça dépend de… comment. »

Tu soupires, viens te gratter la nuque. Tout dépend de si ça ressemble plutôt à la façon qu’avait Idris de te toucher ou si ça ressemble plutôt à la façon qu’avait Yaishi ou Hayate de le faire. Le premier ayant été ton meilleur ami, les deux suivants eh bien… ton premier amour et le second. Même Eiji avait pas la même façon de te tenir dans ses bras. Ou de t’embrasser. Tu aurais… dû te douter de beaucoup de choses. Tu te sens un peu bête. Peut-être, du coup, que si Côme t’embrasse… tu comprendras mieux. Ou pas. T’en sais rien.

« Je… suis désolé-e, si ça t’a… dérangé. J’aurais dû… prévenir. »

Une nouvelle pause. Tu n’oses pas vraiment le regarder.

« Je… je vais te laisser, un instant. Je crois que j’ai besoin d’une clope. J’irais… me doucher et me relaver les dents, après. Histoire que tu ne dormes pas avec quelqu’un qui pue le tabac… »


Eurydyce Gaillard
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Juillet 2114 – ft. Dixie

Le problème de la communication est que pour l’enclencher, eh bien, il faut déjà communiquer. Et Côme a visiblement du mal. Enfin, c’est pas comme si c’était extraordinaire, venant de lui. Ce n’est pas la première fois que sa volonté de bien faire le fait tourner autour du pot. En l’occurrence, il ne veut surtout pas aller à l’encontre des sentiments d’Eurydyce. Il n’ose pas imaginer ce qui a dû lui être rabâché : « T’as le temps de changer d’avis », « T’as juste pas rencontré la bonne personne », « Le sexe fait partie de la vie de couple, faut faire des concessions. » Si même à lui ce genre de bêtises donne des envies de distribuer des baffes, il n’ose même pas imaginer l’effet que ça doit faire sur les personnes directement concernées.

C’est pour ça qu’il fait attention à ses mots. À ne rien présumer, à ne surtout pas se baser sur des références nettement moins universelles que ce qu’on peut avoir tendance à croire. Et à cause de cet excès de prudence, il se retrouve à louvoyer de façon compliquée, voire acrobatique, comme un enfant qui marche sur de vieux pavés en évitant les touffes d’herbes poussant entre eux. Mais à garder ainsi les yeux baissés sur les obstacles qu’il a lui-même décrétés, il quitte son but du regard et finit par dériver. Et au lieu de demander clairement où sont les limites d’Eurydyce, jusqu’où il peut aller dans d’éventuelles démonstrations d’affection, il formule ça comme une hypothèse, qui le gêne d’autant plus qu’il n’est lui-même pas sûr de vouloir l’envisager – mais ses sentiments à lui passent au second plan. Lui, il a plutôt été du bon côté des préjugés, avec sa bonne couleur de peau, sa masculinité teintée de juste assez de féminité pour qu’on ne le qualifie pas de toxique, et son amour des femmes qui excuse toutes ses autres escapades, alors il peut bien prendre sur lui pour protéger la sensibilité de quelqu’un qui en a, il imagine, bien plus bavé que lui.

Il pensait s’y être bien pris, avec tact et prévenance, il se rend vite compte qu’il a lamentablement échoué. Eurydyce se désole, se rabaisse, et laisse Côme bouche bée.

- T’en tenir rigueur ? bafouille-t-il. Mais…

Eurydyce ne se laisse pas interrompre. Les mots semblent déborder de sa bouche, jusqu’à ce que la gêne l’emporte. Et viennent des excuses, encore, et une tentative de fuite. Mais Côme refuse que ça se passe ainsi. Dans un même mouvement, il s’assoie au bord du lit et attrape le poignet d’Eurydyce pour l’empêcher d’aller se cacher sur le balcon. Pour le moment, du moins : il l’autorisera à aller ressasser sa honte plus tard, quand il aura essayé de rattraper sa propre bourde.

- S’il te plaît, attends… demande-t-il tout de même. Ça ne m’a pas dérangé, c’est pas ça… Juste surpris. Je pensais pas que tu en aurais envie, tu m’avais laissé entendre… Enfin, j’avais compris ça comme ça, se rattrape-t-il pour ne pas sembler l’accabler, que tu n’en aurais pas envie, et ça ne me pose pas de problème, pas du tout. Mais si tu… « m’envisages » – Il dit ce mot avec incrédulité, comme s’il prononçait les guillemets à voix haute – comme plus qu’un ami…

Cette fois, cette interruption n’est pas une simple hésitation, elle dure un instant plus longtemps. Le temps pour Côme de faire un peu le point sur ses pensées. En même temps, il tire légèrement sur le poignet d’Eurydyce, jusqu’à ce qu’ils soient face à face, et il se penche de façon à entrer de force dans son champ de vision.

- Il faut que je réfléchisse. Parce qu’on se connaît depuis bien avant que je m’intéresse à ce genre de choses, et que j’ai d’abord cru que je n’aurais pas à le changer, et que c’est difficile de… de finalement se dire qu’il va falloir que je change complètement de regard sur toi. J’ai l’impression de…

« Te rabaisser. » C’est ça qu’il devrait dire pour être honnête. Il aurait l’impression de jeter aux oubliettes toutes les qualités qu’il lui connaît pour ne plus regarder que son corps – certes attirant – et le bonheur que lui pourrait tirer de cette relation. Parce que c’est ainsi que tournent les relations humaines, non ? On choisit ses partenaires en fonction de ce qu’ils peuvent nous apporter, et on choisit comme amis les personnes de valeur. Et aux yeux de Côme, Eurydyce est une personne de grande valeur.

- … de devoir oublier tout ce que je sais de toi pour te redécouvrir sous un autre jour. Ça ne va pas être facile, mais si c’est ce que tu veux, ce dont nous avons besoin pour avancer ensemble, je ferai de mon mieux.

Ayant dit ce qu’il avait à dire (peut-être trop, ou pas assez, mais il ne peut rien retirer et ne voit pas quoi ajouter), il lâche les mains d’Eurydyce, prêt à ce qu’ils se séparent pour l’instant. Même s’il doute pouvoir réussir à trouver le sommeil avant son retour.

Yyc
Côme Gaillard
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La tentative de fuite échoue. Ses doigts se referment sur ton poignet. Ton cœur se serre. Ta gorge aussi. Tu n’es pas certain-e de vouloir entendre sa réponse maintenant. Mais il ne te laisse pas le choix. Et… Et ses propos tombent un peu comme une chape de plomb sur ton esprit. Tu déglutis, péniblement. Avant de rire, un peu nerveusement. Tes jambes faiblissent, sous ton poids. Et tu finis.. eh bien. Assez littéralement sur le cul, en fait. Tu inspires, profondément.

« … je … »

Tu susurres, essaies de parler, de reprendre la parole, de répondre. De… de rattraper les choses. Parce que tu as l’impression que tes aveux, ils viennent juste de tout foutre en l’air. De foutre en l’air des années d’amitié. De… tu te mords la lèvre inférieure, nerveusement.

« Je pense pas… que tu aies… besoin d’effacer tout ce que tu sais de moi … »

Tu réussis à articuler, bien que ce soit péniblement. Très péniblement, car les larmes te montent aux yeux, un peu. Lentement.

« Je… »

Putain, que c’est pénible. T’aurais… préféré ne pas recevoir cette foutue lettre rose…

« Si c’est trop pénible… Juste… oublie ce que j’ai bien pu te dire. Ou… dis toi que je l’ai dit pour déconner. »

Tu finis par susurrer, en essayant de lui offrir un sourire désolé. Tu fais ce que tu peux pour te relever.

« Juste… je… ma vision des choses… la façon dont je… t’ai vu, ce soir… elle a pas besoin d’être réciproque. Je peux aussi juste… oublier, aussi. »

Debout, cette fois-ci, tu réussis à fuir. Sortir de la chambre. Pour aller te réfugier, avec ton paquet de cigarettes, sur le balcon et allumer la première d’une longue lignée. Tu as envie de te taper la tête contre le mur. Envie de pleurer, aussi. Envie… de hurler.

Au lieu de quoi, tu finis simplement accroupi-e, recroquevillé-e sur le balcon, adossé-e au mur, clope au bec, légèrement tremblant-e. T’as juste… ouais. L’impression d’avoir tout ruiné. Vous vous êtes peut-être pas bien compris l’un l’autre. Mais ça, tu peux pas le savoir. Donc t’as un goût amer en bouche et c’est pas totalement dû à la clope.

Tu finis par laisser libre court à tes larmes. Parce que les retenir, tu sais que c’est pas bon. Mais… putain. Pourquoi a-t-il fallu que tu foires tout, encore ?

Tu te dis, également, que tu n’as pas… répondu à tout ce qu’il a pu dire. Lui expliquer plus exactement comment tu fonctionnes. Mais en vérité… à quoi bon ?

Tu finis par venir te ronger les ongles, en prime, n’arrivant pas vraiment à te calmer.

La fraicheur du soir te fait frémir. T’aide à t’apaiser, mais il n’empêche que tu gardes le cœur lourd. Tu as arrêté de réfléchir. Si bien que te voilà à entamer ta dixième clope sans que tu aies trop eu le temps de voir passer les autres…
Eurydyce Gaillard
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Comme attendu, le sommeil ne vient pas, mais Eurydyce non plus. Côme se tourne, se retourne, essaie d’effacer de son esprit – juste pour ce soir – l’image de sa silhouette effondrée devant lui ; en vain. Et plus il y pense, plus il ressent ce besoin de s’excuser. Il ne sait pas tout à fait de quoi, mais il est clair que ce qu’il a dit ce soir, un détail ou l’intégralité a grandement perturbé Eurydyce, bien plus que ce à quoi il s’attendait.

Tout à coup, il n’y tient plus et se lève. Sa culpabilité s’est doublée d’inquiétude et sa bonne résolution de laisser à Eurydyce le temps de processer ce qu’il vient de lui asséner ne lui paraît plus être une bonne raison. En remontant le couloir, il passe la tête dans la chambre de Zephyr, se disant qu’elle aurait pu faire un refuge tentant, mais ce n’est pas le cas. Il trouve sa silhouette prostrée sur le balcon, la tête sur les genoux, entourée de mégots, dont certains froids. Et bizarre, c’est ce cimetière de cigarettes qui finit de le faire craquer. Si chacun de ces cadavres est l’expression d’un certain niveau de stress, leur accumulation, ce charnier, est la preuve d’une grande détresse. Les larmes lui montent aux yeux, il tombe à genoux et jette ses bras autour de ses épaules.

- Je suis désolé, gémit-il à son oreille. Je suis désolé, je ne voulais pas dire ça… ou pas comme ça. Je veux pas te voir triste comme ça. Je… Je t’aime, tu sais. Je t’adore. Mais…

Il voudrait s’expliquer. Il s’est forcément foiré quelque part pour provoquer une telle réaction, parce que ce n’était absolument pas prévu ! Il n’a voulu mettre aucune méchanceté, aucun rejet dans ses paroles. Mais il saisit que ce n’est pas le moment. Plus aucun d’eux n’est en mesure d’écouter ou de dire quoi que ce soit qui ait du sens. Ils sont partis sur la mauvaise voie, ça ne les mènera nulle part. Et puis, tout simplement, il est fatigué. Essayer de mettre des mots sur les contradictions qui le pétrissent est exténuant, surtout quand il faut se débattre avec l’incompréhension. Alors il soupire et laisse tomber.

- Mais rien. Rien d’autre n’a d’importance. Je veux pas te blesser, d’aucune façon, et surtout pas parce que j’ai pas été foutu de m’exprimer correctement. Je t’aime, retiens juste ça, ok ? C’est le seul truc important que tu dois te rappeler pour ce soir. Le reste, on oublie pour le moment, et on remettra tout ça dans l’ordre un autre soir.

C’est peut-être un peu lâche, comme porte de sortie… ou la plus sage, à voir. Le fait est qu’aucun d’eux n’est en état de continuer cette discussion et que si rien n’est réglé, il n’y a aucun moyen de régler ça intelligemment ce soir. Côme ne peut s’empêcher de se dire que s’il trouvait les bons mots… Mais il ne les trouve pas, les bribes qui traversent son esprit sont tous plus stupides et ambiguës les unes que les autres, alors tant pis.

Il finit par se reculer pour regarder Eurydyce en face.

- Si on allait se coucher ? On a tous les deux besoins de s’allonger et de se reposer, je pense.

Gentleman, il lui offre son bras pour l’aider à se relever. Cette fois, il n’autorisera aucune fuite. Et même s’il craint que le froid entre eux n’imprègne leur couverture et le fasse trembler toute la nuit, il espère un peu que la chaleur apparente de son sourire aidera un peu à lui réchauffer le cœur.

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Côme Gaillard
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Tu ne t’attendais pas à sentir des bras s’enrouler autour de tes épaules. Ni à ressentir sa chaleur t’envelopper. Ou son odeur t’entourer. Et t’apaiser. Peut-être… tout simplement parce que tu ignorais à quel point tu avais juste besoin qu’on te prenne dans ses bras, pour t’enlacer. Te rassurer. Te rattraper. T’empêcher de sombrer. Et alors, tes larmes te montent, de nouveau, tandis que tes doigts viennent timidement agripper son haut, dans son dos, et que tu caches ton regard humide contre son épaule.

Tu l’écoutes, d’une oreille. Mais ses mots… eh bien. Tu n’arrives pas vraiment à y prêter entièrement attention. Pas ce soir. Plus ce soir. Mais il y a ces deux mots, qui sont prononcés. Et qui te font hoqueter. Et t’accrocher un peu plus fort à lui. Tu finis par te redresser un peu, t’essuyer les yeux, puis le nez, d’un revers de manche, avant d’hocher du chef.

Tu acceptes son bras, pour te relever. Tu dois bien avouer que tu es fatigué-e. Et que ces deux dernières soirées ne t’ont pas… aidé à l’être moins, au niveau psychologique. C’est tout de même amusant de voir que vous parlez les mêmes langues mais que vous êtes infichus de vous comprendre, tous les deux. Pas… pour l’instant, en tout cas. Peut-être jamais. Pour ce soir, tu essaies de ne plus y penser. Tu déglutis, péniblement, avant de glisser ton paquet de clopes et ton briquet dans une poche, avant de retourner à l’intérieur. Tu trembles. De froid. De fatigue. De beaucoup de choses. Tu demandes juste un instant à Côme, pour aller te servir un verre d’eau, histoire de faire un peu passer le goût du tabac – et l’odeur, un chouia. Tu voulais aller prendre une douche, à la base. Pour pas lui imposer l’odeur du tabac froid. Mais là, tu ne t’en sens vraiment pas capable. Alors, tu marches jusqu’à la chambre. Vire tout ce que tu as sur la peau, sauf ton caleçon, avant de te glisser sous la couette.

Et tu attends qu’il ait fait pareil, pour venir te coller contre lui. Ce n’est rien d’ambiguë. Tu veux juste… du contact. De la chaleur. Du peau à peau. Te sentir entouré. Te sentir… pas seul-e. Son cœur qui bat, dans ton dos.

« … j’espère que ça ne te dérange pas. J’ai… froid. Et… je veux juste… te sentir contre moi… mais si ça te plaît pas je… me recule. Me détache. »

Tu marques une pause, dos à lui, ne pouvant observer son visage. Mais toi… eh bien. Tu es tendu-e, malgré les tremblements. Ou à cause ? Non. Enfin. Pas que, dans tous les cas.

« Pardon je… j’aurais dû te demander avant de... me coller. »

Tu susurres, avant de bailler violemment. S’il te répond, tu ne l’entends pas vraiment, commençant déjà à partir dans les bras de Morphée. Côme n’aura qu’à te pousser, s’il préfère ne pas être contre toi. Même si, vraiment, tu ne pensais à rien de déplacé. Que tes pensées étaient pures.

Tu te réveilles, le lendemain matin, par un petit doigt qui te poke la joue. Zephyr se tient devant toi.

« Pam… je crois qu’on est en retard pour l’école. »

Il te susurre. Tu te redresses, d’un coup, avant de regarder l’heure. Et… en effet. Tu as oublié de mettre un réveil. Et quoi qu’il a pu se passer… rien ne t’a réveillé, donc.

« … mer-… credi. »

Tu marmonnes. Avant d’attirer ton fils au lit.

« Tu sais quoi ? École buissonnière pour toi, aujourd’hui. »

Tu réponds, doucement. Avant de le serrer dans tes bras. Et l’entendre rire.

« Mais j’ai faim, Pam ! »

Il te répond, te forçant à soupirer et à te lever. Tu ne fais pas vraiment attention à si Côme est toujours là ou pas. Mais tu vas dans la cuisine, après avoir enfilé un t-shirt, pour aller faire un petit déjeuner à ton tout.

« Tu veux m’accompagner au boulot ? Ou je demande à mamie de venir te garder ? Ou quoi ? »

Mais Zephyr t’indique qu’en vérité, il préfère aller à l’école, même en retard. Tu soupires. Il est trop parfait pour toi, ce gosse.

« Bien, alors j’appelle mamie pour qu’elle t’emmène… Moi, je dois… me préparer pour aller au boulot. Je suis déjà en retard. »

Tu ris, doucement, avant d’aller faire un coup de propre express dans la salle de bains, puis aller t’habiller. Et enfin, vérifier si Côme… est là, ou non.

Et partir au travail.

Pour revenir, plus tard, alors que tu viens récupérer ton fils à l'école, pour rentrer. Tu t'es excusé-e, pour ton retard, auprès de ton patron. Qui comprend. Tu rentres, après avoir fait quelque courses.

« Tadaimaaaaa... »

Tu lâches, complètement naze, déposant les courses sur le plan de travail. Puis, tu envoies ton garçon déposer ses affaires et se laver les mains, pour venir t'aider à faire la cuisine. Tu as acheté de quoi faire une ratatouille. Elle ne sera pas prête pour ce soir, il te faut au moins deux heures de cuisson, mais... tout de même. Et pendant qu'elle cuit, tu finis par commencer à préparer un rizotto au poulet et au champignon. Pas très japonais, ni très français, mais tout de même. Une des rares recettes que tu maîtrises bien.

Et demander à ton garçon de mettre la table, avant de l'envoyer jouer un peu dans sa chambre, le temps de terminer et d'accueillir Côme... ou sauf si tu n'as pas fait assez attention et qu'en fait, Côme est déjà là. T'étais juste trop concentré-e. Trop focus. Trop... tout. Monotâche, aujourd'hui. Trop fatigué-e.
Eurydyce Gaillard
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La surprise est l'épreuve du vrai courage

Juillet 2114 – ft. Dixie

Côme n’était pas sûr qu’Eurydyce le suivrait aussi sagement, mais il est content que tout se passe dans le calme, sans protestation. Il lui laisse le temps nécessaire pour se rafraîchir, puisque ça semble être ce qu’il lui faut pour se sentir à l’aise, mais fait bien attention à ce que ce ne soit pas une nouvelle tentative de fuite. Ce n’est pas le cas. L’eau coule dans la cuisine, comme c’était annoncé, un moment de silence, puis des pas remontent le couloir jusqu’à la chambre. Côme est encore assis au bord du lit, incertain de ce qui va se passer. Pris d’un coup de chaud, à cause de ses émotions ou tout simplement des températures estivales japonaises, il a déjà quitté son t-shirt mais après réflexion, il hésite. Faire quoi que ce soit qui puisse passer pour aguicheur après sa déclaration, ce n’est pas très honnête…

Mais Eurydyce est de retour, et ne manifeste aucune réaction devant sa tenue. Alors il peut se coucher détendu, couché face au milieu du lit parce que lui tourner le dos lui paraît impossible, pour la symbolique. Il a pourtant du mal à garder les yeux ouverts, à regarder ce visage qu’il imagine forcément déçu, aussi le contact d’Eurydyce contre son torse arrive comme une surprise et lui fait écarter en grand les paupières. Sans doute sa surprise était palpable, parce qu’il sent une hésitation, qui se double d’excuses.

- Non, reste-là, lui souffle-t-il, son étonnement passé.

Il se demande un instant ce qu’Eurydyce cherche à faire en le mettant dans cette position, mais il doit vite reconnaître qu’il n’y a aucune arrière-pensée, juste une envie qu’on l’enlace. Alors, sentant ses tremblements , Côme tire un peu plus la couverture sur eux et laisse son bras reposer innocemment sur son flanc. L’odeur de tabac froid qui a imprégné ses cheveux lui serre le cœur, mais il se concentre plutôt sur le contact de sa peau contre la sienne, sur son souffle régulier, et il se laisse ainsi bercer.

Au matin, il est réveillé sans doute par un mouvement d’Eurydyce, qui fait que ses cheveux viennent lui chatouiller le bout du nez. Il s’en faut de peu pour qu’il lui éternue sur le haut du crâne. Il lève précautionneusement la tête pour regarder par-dessus celle d’Eurydyce le réveil sur sa table de nuit. Il doit se lever dans deux minutes, de toute manière, alors il prend simplement son temps pour profiter encore un peu de la chaleur du corps contre le sien. Au moment de se lever, il se demande s’il doit réveiller Eurydyce… mais il n’a aucune idée de son emploi du temps. Et lâchement, parce qu’il n’a pas le cœur de réveiller un visage si paisible, il s’écarte délicatement, se prépare en silence, sort K7, finit par quitter l’appartement sans qu’aucun autre bruit que les siens ne se soient fait entendre.

Comme toute la semaine, ces quelques heures passées au centre de recherche représentent une parenthèse étrangement normale au milieu d’une semaine qui part dans tous les sens. Il n’a pas crié sur tous les toits qu’il était marié : il l’a annoncé à son supérieur, à certains de ses collègues les plus proches, mais pas du tout à toute l’équipe, loin de là. Non pas qu’il ait honte, c’est juste que c’est… ben, compliqué. Et que pouvoir l’oublier quelques heures peut faire du bien.

Il peut continuer d’oublier en rentrant le soir, et en trouvant l’appartement vide. Il n’est plus chez son père, bien sûr, et même plus dans son quartier, mais promener K7 dans ces rues qui pourraient ressembler à n’importes quelles autre le garde encore un peu éloigné des évènements des derniers jours. Ce soir, il décide d’aller s’aventurer du côté d’un parc dont il vient d’entendre parler, à quelques rues, et qui peut offrir une variante appréciée à ce qui est déjà devenu leur trajet habituel. Même si ce n’est jamais qu’une vaste pelouse entourée d’un chemin et d’une rangée d’arbres pour faire oublier la circulation… Au moins, le chemin n’est pas compliqué à suivre et Côme peut se mettre en pilotage automatique. Son esprit a toute latitude pour divaguer. À un moment, il se fait la réflexion que ce serait bien d’emmener Zephyr ici : il adorerait sans doute passer du temps à s’occuper de K7, et ce serait l’occasion d’avoir une discussion en face à face. Ou même Eurydyce… La verdure apaise, le public qui les entoure empêche tout débordement. Et tant qu’on garde un œil sur K7 pour rincer ou ramasser ce qui doit l’être, on peut tourner en rond à s’en foutre le tournis…

Mais pour le moment, il est seul. Et il pense. Et il se dit que Dixie et Zephyr lui manquent déjà, et que ce serait si bien s’ils pouvaient résoudre ces incompréhensions et passer directement à la phase où ils sont bien ensemble… Résoudre comment, pour arriver à quoi, il ne sait pas, il veut juste que ça se résolve.

S’il s’était agi d’un différend, il aurait déjà cédé. Enfin, ça dépendrait du sujet, mais la plupart n’auraient pas été aussi importants que sa bonne entente avec Dixie. Sauf que là, il ne s’agit pas de savoir quelle chaîne on regarde ce soir ou qui descend les poubelles, et qu’il ne sait même pas exactement ce que chacun attend de l’autre. Il ne peut pas demander à Eurydyce de se conformer à l’image qu’il en a, comme on ne peut pas lui demander de changer ses sentiments. Peuvent-ils l’être, déjà, indépendamment des demandes qu’on peut lui faire ? Il y réfléchit durant encore deux tours de par cet ne s’arrête que quand K7 lui fait comprendre qu’il en a assez. Mais ça tombe bien, il a peut-être une petite idée de ce qu’il peut dire à Eurydyce.

Quand il ouvre la porte de l’appartement, la bonne odeur de légumes qui cuisent lui redonne un peu le sourire. Ça sent comme une famille, comme un vrai foyer. Quand il passe dans la cuisine, il voit la table mise, et Eurydyce qui s’affaire devant la cuisinière. Dans un mauvais film, il s’avancerait doucement, l’enlacerait par derrière et planterait un baiser dans son cou. Cette idée, malgré son côté cliché, ne lui déplaît pas tant… Mais il préfère prévenir :

- Tada ima, lance-t-il, la gorge un peu serrée.

Après seulement, il ose approcher et regarder ce qui mijote dans les poêles.

- Wouah, tu nous gâtes ! Tout ça pour ce soir ?

Des compliments banals mais sincères, qui, il l’espère, dérideront un peu l’ambiance. Mais il voit bien, à l’expression d’Eurydyce, qu’ils partent de loin… Alors il préfère ne pas jouer l’idiot et aller droit au but :

- Écoute, ce que je te propose… c’est qu’on arrête de réfléchir pour le moment, d’accord ? J’ai peut-être trop pensé. J’ai absolument voulu mettre des mots sur ce que je ressens sauf que c’est un tel bordel… Je me suis peut-être trompé, ou précipité, et je me sens con d’avoir sorti des bêtises.

Il ne précise pas ce que sont ces bêtises, lui-même ne sait pas bien quelles parties en étaient et lesquelles étaient vraies.

- Ce qu’on peut faire, c’est peut-être… d’arrêter de penser, justement ? C’est bien, de parler, mais je pense qu’on l’a trop fait, hier. Moi, en tout cas, j’ai l’impression d’avoir trop parlé. Alors si pour le moment, on se laissait un peu porter ? Qu’on arrêtait de penser ? Juste, j’ai bien compris de te prévenir avant d’être trop… intime.

Il ponctue cette grande déclaration d’une caresse sur le bras, du dos des doigts, très délicate pour laisser Eurydyce s’écarter si ce contact n’est pas désiré. Mais l’expression de son visage le préoccupe toujours.

- Est-ce que ça va ? Tu as l’air complètement à plat…

Yyc
Côme Gaillard
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