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Deux semaines. Il vous aura fallu deux semaines pour patienter. Il t’aura fallu deux semaines de patience mise à l’épreuve. Patience travaillée notamment par ton augmentation de nombre de rendez-vous pour le boulot depuis la publication de ton onglet du site sur les plateformes de recherche. Par contre, patience également rudement éprouvée par ton frère, le fameux Daichi, qui n’a pas arrêté de te casser les oreilles avec cela dès le jour que tu lui avais annoncé l’activité qui se présenterait bientôt. Tu aurais tellement dû t’écouter lorsque tu avais un petit doute qui s’incrustait dans ta tête et attendre quelques jours avant l’officialisation de la date pour dire à ton frérot qu’il participerait à une séance de poterie personnalisée qui lui permettrait de représenter Mewko sur un article de son choix. Mais non, tu n’as pas tourné sept fois ta langue et ton empressement a décidé de te punir pour cela. Au moment où ces pensées te tournent dans l’esprit, soit la veille au soir avant le jour J, tu te dis que tu comprends un peu mieux tes parents qui râlaient rapidement lorsque, plus jeune, tu leur demandais quelque chose et que tu ne lâchais pas le morceau. C’est facilement éreintant, ça étire l’élastique de la limite et ça travaille la tolérance. Tu te dis qu’avec ton lot d’expériences, désormais, tu es prêt à affronter n’importe quelle personnalité que tu croiseras sur ton chemin! Bien blottie dans ton lit, tu fermes les yeux, tu chasses l’image de tes parents pour éviter quelconque débordement émotif, et tu souhaites silencieusement que ton cerveau voudra te laisser reposer afin de bien te préparer pour le lendemain.

Enfin, c’est le dimanche matin. Tu ouvres tes rideaux, les yeux encore remplis de sommeil. Une journée légèrement ennuagée, mais dont les rayons ensoleillés viennent tout de même chercher le regard. Tu esquisses un sourire tout en t’étirant. Tu sens qu’aujourd’hui sera un bon jour! À l’instant où tu ouvres la porte après t’être habillée, tu tombes nez-à-nez avec un Daichi tout sourire, ses badges de Mewko partout sur ses bretelles de salopette. Tu pousses un soupir et tu deviens attendrie. Décidément, en sa présence, tu n’es pas en mesure de garder trop longtemps une attitude négative. Tu lui frottes le dessus de la tête et tu le salues.

***

Bien emmitouflés, vous vous dirigez vers la boutique de Tsuyu-san. Un froid plus prenant qu’à l’habitude vous oblige à vous camoufler sous vos écharpes. Daichi marche à tes côtés en échappant de la buée d’entre ses lèvres et en essayant de la manipuler en prononçant des lettres inaudibles. Amusée, tu le joins immédiatement et, en vous croisant le regard, vous rigolez. Soudain, il te dit qu’il commence déjà à avoir les doigts gelés, mais tu le rassures en disant que vous n’êtes plus trop loin. Tandis que tu lui dis ces mots, tu constates que vous n’êtes qu’à quelques secondes de marche de la boutique. Toute heureuse, tu te redresses (après avoir réchauffé bon nombre de fois tes mains avec l’air chaud de ta bouche) et tu presses ton frère à te suivre illico. Il augmente la cadence de ses pas et attrape ton excitation contagieuse.

Tu pousses la porte d’entrée et un petit carillon – qui n’était pas là la dernière fois – annonce votre visite dans la pièce principale. Tu n’as pas le temps de réagir que Daichi le fait à ta place en imitant quasi parfaitement la première réaction que tu as eu en entrant dans la boutique : il lance des « woaaaah » et regarde tout partout, incapable de trancher sur l’étagère qu’il souhaite observer. De ton côté, tu remarques que les décorations des Fêtes ont été des bons vendeurs et qu’elles semblent être remplacées tranquillement par le stock vendu habituellement. Du moins, cela parait ainsi, car il y a plus d’objets arborant des reliefs abstraits ou des produits qui possèdent des traits animaliers. D’ailleurs, tu constates aussi que la raison de votre venue ici, Tsuyu-san, n’est pas présent pour vous accueillir. Peut-être qu’il est occupé dans l’arrière-boutique?

Tu laisses ton frère admirer encore un peu et tu dis d’un ton quand même fort :

- Bonjour? Est-ce que quelqu’un est là?
Funa Takagi
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. : .   24 janvier 2114   . : .





Délicatement, mes cils battent sur mes joues pour me reconnecter à la réalité. Les pupilles embrumées, je tente de comprendre où je suis, avant de finalement reconnaître les meubles familiers de l’atelier. Au fil des secondes, ma vision se fait plus perçante. Il en va de même pour mes sens qui, rapidement, captent une sensation désagréable. Sur mon bras droit, complètement engourdi par le poids de la tête, quelque chose me répugne. C’est chaud. Baveux. Immonde. Putain ! C’est de la salive ! Je déteste cette sensation contre ma bouche… Être une loque humaine brusquement rongée par la fatigue au point de baver sur mon pull et d’être réveillé par ladite impression d’humidité me met hors de moi. C’est juste dégueulasse ! Mon humeur en prend directement un coup. De ce fait, je tire légèrement la gueule, essuyant mes commissures du revers de ma dextre. Nouveau soupir frustré. Pourquoi faut-il que je sois aussi impatient que stressé avec le programme du jour ?

Mes fesses quittent la chaise sur laquelle j’étais assis pendant je ne sais combien de minutes ou d'heures.
Grognement mécontent. Chancèlement contenu juste à temps. Expiration rassurée.
D’un coup, ma carcasse se débarrasse violemment de sa torpeur et se dénoue tout en longueur, sous un soupir bruyant.
Membres tendus à l’extrême. Paumes brandies vers le plafond. Raideurs progressivement envolées.

Tandis que mes jambes me portent jusqu’aux sanitaires, la pulpe de mes doigts vient chasser les ultimes miettes de sommeil au coin de mes yeux. Je me sens encore groggy, mais ça va passer. Ce n’est qu’une question de minutes. Le robinet ouvert à grand débit, de vives rincées viennent fouetter mon faciès. Leur fraîcheur me fait un bien fou. Alors, je reste là, à m’imbiber l’épiderme d’eau froide, pendant une bonne minute... Requinqué, je passe ensuite un petit coup d’eau sur le tissu où j’ai bullé. Je pense qu’il ne restera aucune trace : j’ai frotté comme un damné pour tout faire disparaître…

Le zombie que je suis se dirige dans la remise pour me servir un café. À peine coulé, le breuvage vient glisser sur mes lèvres. Bon sang… Ma nuit a été courte ! C’est peut-être idiot, mais je stresse vraiment à l’idée de donner un cours à Takagi-san et son cadet. Hier, c’était la catastrophe ! J'étais dans le même état qu'un étudiant s'apprêtant à passer un examen, alors qu’il n’a rien révisé. Les symptômes étaient similaires : l'angoisse, les maux de ventre, le mal de crâne et, malgré tout, l'envie de réussir.
Pfff... Ce n'est pourtant pas compliqué : tout ce que je désire, c'est que le duo s'éclate et passe un bon moment ! C’est chouette de sensibiliser du public à cet art peu répandu. De plus, si ça peut rendre heureux un p’tit bout avec sa mascotte favorite, c’est tout ce qui compte !
Hélas, sans cesse, l’image de mon aîné refaisait surface, si bien que j’ai peiné à conserver mon calme et ma bonne humeur... Bien sûr, j'ai fait de mon mieux pour noyer le poisson et pour aller à contre-courant de mon humeur maussade. Après m’être défoulé toute la soirée avec des vocalises et ma guitare électrique jusqu’à ce que mes parents aillent se coucher, j'ai fixé mon plafond en enchaînant clope sur clope… Ça a pas mal duré… Ensuite, j’ai papoté longtemps avec Aki. De deux à quatre heures du matin, je crois… ?!

Mon amie ne sait pas grand-chose sur mon passé ou sur mon frère. Certes, depuis le temps qu’on se connaît, c’est lâche de ne pas lui donner toutes les cartes en main… Néanmoins, elle n’en a pas eu besoin pour comprendre que quelque chose clochait au moment où elle m’a vu encore connecté à deux heures du mat’. Au début, je l’ai fait tourner autour du pot, préférant m’attarder sur sa vie à elle, plutôt que la mienne. Cependant, son chantage de « venir se pointer chez moi pour me secouer comme un prunier jusqu’à ce que je parle enfin » a eu raison de mes barrières. Aki n’en a pas l’air, mais c’est une véritable teigne… Comme la chauffagiste, elle s’investit à fond dans ce qu’elle fait. Elle aussi a eu un job en même temps qu'elle a fait ses études. À mes yeux, elle est un modèle de persévérance et de détermination. Je me demande si les deux jeunes femmes ont d’autres points communs… ?

Suite à son insistance, Aki a donc fini par savoir que j’allais donner un cours à deux inconnus, dont un enfant. Pour la leurrer, j’ai focalisé le problème sur le jeune âge du petit et sur le fait que je ne connaissais pas Mewko, la mascotte dont le garçon était fan. De toute évidence, ce n’était pas la bonne solution, car la demoiselle m’a encouragé (ordonné serait plus exact) de visionner quelques épisodes de la bestiole. Pour être sûre que je regardais, elle me posait des questions toutes les cinq minutes ! Franchement, c’était vraiment pénible… Or, comme elle insistait aussi bien sur le contenu du visionnage, que sur le réel problème que je lui cachais, j’ai senti progressivement la moutarde me monter au nez. S’il y a bien une chose qui m’agace, c’est qu’on se montre trop insistant sur certains sujets. Ainsi, après quelques épisodes et une pluie de questions intrusives, j’ai rendu les armes : je me suis déconnecté d’un coup, sans crier gare. Au réveil, sur notre fil de discussion, il y avait un mélange d’insultes, d’excuses, de surnoms affectueux et de menaces… Un curieux cocktail qui m’a fait rire tant ça lui ressemble !

Sur le moment, je n’ai pas osé lui avouer que tchatter jusqu’à pas d’heure et découvrir avec elle le chat, dont Daichi est fan, m’a rassuré... C’était cool malgré tout. Même si j’avais imprimé des images du félin pour le cours de poterie, j’ai pu mieux comprendre le délire autour de cette bête plutôt rigolote… Ainsi, c’est certainement grâce à elle que mon palpitant s’emballe moins sous l’angoisse du rendez-vous approchant… Et, c’est sans doute à cause de cette courte nuit, que je me suis assoupi comme un idiot, une fois débarqué à l’atelier sur les coups de sept heures et demie ! Pour le coup, c’est surtout une chance que je m’y sois rendu en avance… Je n’aurais pas eu l’air con à finir ma nuit la tête aplatie sur le comptoir, réveillé par l’apparition de la réparatrice et de son frangin.

Doucement, mes onyx avisent l’écran de mon portable. Vingt minutes avant l’arrivée du binôme. C’est assez pour checker une dernière fois le matériel et pour voir si tout est en place ! Perfectionnisme, quand tu nous tiens…

Résolu, j’avale d’une traite mon café, puis je me dirige dans l’espace dédié à la fabrication. Pour mes futurs élèves, j’ai sorti deux petits tabliers en lin. Cela ressemble trait pour trait à ceux employés en cuisine, sauf qu’il y a pas mal de poches sur le devant et sur le côté pour y glisser divers outils. En outre, les miens sont légèrement coupés en « V » en bas du vêtement, de sorte à ce que le tissu puisse bien épouser les cuisses si on se positionne contre le pied d’une table. Ce truc ayant été bien étudié, si le porteur n’aime pas ça, la fente peut être maintenue zippée par une fermeture éclair discrète.
Honnêtement, j’appelle ça un indispensable, car les pratiquants oublient aisément à quel point l’argile peut gicler et tâcher. Il n’y en aura pas que par terre ou sur les mains. Certes, il est facile de vaincre les marques les plus tenaces avec un peu de vinaigre blanc cependant, je préfère éviter toute déconvenue au tandem que je vais bientôt accueillir. L’idée, c’est plutôt que ça se passe bien et qu’ils repartent avec le sourire ainsi que leurs créations !

Soudain, je me fige. Un bruit n’a pas échappé pas à ma vigilance. Cela provient de l’espace boutique. Sans doute les deux loustics… ?! Mon cœur joue du tambour contre ma poitrine. De nouveau, une vague de stress s’abat de plein fouet sur mes tripes. Mon poing se crispe.
« Ça va aller. » psalmodie ma conscience pour m’encourager. « Tu es capable de prendre du recul. Tu vas t’éclater à transmettre ta passion. »

- Bonjour ? Est-ce que quelqu’un est là ?

Oh, purée, oui ! Ce sont eux !!! Ma canine enfoncée dans ma lippe inférieure, je tire nerveusement sur les manches de mon sweat à capuche. Malgré le chauffage réparé par la brunette, j’aime me sentir dans un cocon de chaleur. En outre, je suis assez fan de ce pull saumon. Il est bien chaud et, contrairement à d’autres hauts oversize que je possède, il n’entrave pas mes mouvements. Certes, beaucoup estiment que le rose est une teinte féminine mais, pour rien au monde, j’adapterais mes goûts à la société… Jamais. Ragaillardi par cette pensée, je m’avance jusqu’à l’entrée du magasin où j’aperçois deux têtes brunes dont la curiosité, l’impatience et un soupçon de timidité imprègnent leurs traits. Cette vision m’extirpe un sourire sincère.

- Bonjour Takagi-san ! Salut, jeune homme ! Daichi, c’est ça ?... Enchanté, je m’appelle Jun.

Ma voix est posée, audible, assurée et contrôlée. C’est celle que j’utilise lors de mes cours à l’école. Cela me rassure que mon corps et mes habitudes prennent le relai. Au moins, je n’ai pas à réfléchir. Mon buste s’incline légèrement, par respect, tandis que mes ébènes glissent sur les deux silhouettes emmitouflées. Elles ont l’air frigorifiées… Je marque un temps, jusqu’à ce que l’une de mes commissures s’étire davantage et qu’un air avenant adoucisse mes traits.

- Vous avez affronté le froid et avez sacrifié votre grasse mat’ pour venir ici… Que diriez-vous d’un thé ou un chocolat chaud pour vous réchauffer avant le cours ?

D’un mouvement de tête sur le côté, je leur désigne ce qui se situe dans mon dos : le petit couloir par lequel je suis venu. La porte est restée ouverte et éclairée. Cela attire irrémédiablement le regard.

- On peut boire tranquillement ici ou se poser directement à l’atelier. Si vous voulez, je peux vous présenter en même temps tout le matériel… ?

Mon attention se dirige aussi bien sur l’aînée que sur le cadet. Pas de doute : ils sont de la même famille ! Ils partagent plusieurs traits et semblent assez unis. Par ailleurs, j’ai bien noté les badges de Mewko sur la tenue de Daichi… De toute évidence, j’ai affaire à un vrai fan ! Sa sœur aussi, si j’ai bon souvenir, puisqu’elle m’avait dit vouloir se tatouer la mascotte... Mes iris finissent justement par s’amarrer à celles de la brunette. Certes, tous deux sont décisionnaires mais, sur le moment je préfère avoir la demoiselle comme point d’ancrage.






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Jun Tsuyu
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Tu enlèves tranquillement ton manteau et tu demandes à ton frère de faire de même. Trop absorbé dans sa contemplation des créations triomphant sur les tablettes de vente, il ne t’écoute que d’une oreille et te file son écharpe uniquement. Tu pousses un soupir exaspéré et tu prends l’initiative de lui ôter par toi-même son manteau. Au moment où il se plaint et qu’il va pour te répéter une énième fois dans sa vie qu’il est assez grand pour le faire, il fige d’embarras en regardant dans une direction qui n’est pas vers toi. Tu suis son regard et, une fois son pardessus sur ton bras, tu te relèves, tout sourire, en identifiant la présence de l’homme qui doit vous recevoir dans son atelier. Tu lances un « Tsuyu-san! » tout en l’imitant et en lui offrant une courbette. Daichi fait immédiatement la même chose sans dire mot (malgré que l’homme lui ait adressé la parole). Tsuyu-san n’attend pas trop longtemps pour vous proposer des boissons, ce qui pique aussitôt l’intérêt du garçon qui est à tes côtés. Il balbutie un peu, mais demande promptement – et avec politesse – une tasse de chocolat chaud. Tu déclines l’offre, prétextant vouloir en profiter après l’activité.

Dès qu’il mentionne les options, tu demandes à ce qu’on consomme les boissons ici, puis que vous puissiez faire la visite et la création par après. Pendant que l’homme s’en va pour préparer les breuvages, Daichi se penche doucement vers toi et murmure :

- Il est grand, le monsieur…!
- N’est-ce pas? Mais ne t’inquiète pas, il est très gentil! N’oublie pas, c’est lui qui t’a offert la tasse en lapin, donc, il ne peut pas être méchant!
- Oui, je sais! Mais quand même, il n’a pas peur de se cogner la tête dans les entrées de porte? Est-ce qu’il met des autocollants voyants sur les hauts de cadrage pour éviter que ça arrive?
- Chht! Chht! Je pense qu’il est capable de faire attention par lui-même! Au lieu de continuer à dire n’importe quoi, as-tu amené le plan avec toi?

Il émet un « huhuhu » comme s’il était un hacker dont on doute son talent. Il te regarde sournoisement et tapote légèrement la poche de sa salopette au niveau de son buste. Tu comprends le message et tu hoches de la tête, ravie de sa réponse. Puis, Tsuyu-san revient avec les tasses; Daichi le remercie de manière audible et semble te laisser prendre la relève dans une potentielle conversation (alias, il sirote bruyamment son chocolat chaud en te lançant des regards empressés). Tu te grattes la joue et tu te retiens de rire de son comportement si suspicieux. Clairement que votre hôte va aussi le remarquer et se questionner. Te sentant obligée de jeter les bases de votre requête, tu tapes dans tes mains – mais pas trop fort, histoire de ne pas faire sursauter les deux autres – et tu déclares :

- Bon! N’allons-y pas par quatre chemins! Nous avons été plus rapides que vous, Tsuyu-san, car nous avons conçu un plan de création pour réaliser un Mewko qui pourrait convenir à nous trois! En effet, nous allons vous suggérer une fabrication qu’on a nommée « divisée »! Daichi, si tu peux…!

Ton frère n’attendait que cela. Il sort dramatiquement de sa poche une feuille de papier pliée et la dépose fièrement sur la table qui accueille les consommations. Il ne termine pas là, car il se permet d’ouvrir la feuille et de présenter le plan en s’exclamant : « Ta-daaah! »

Tu joins tes mains ensemble et tu donnes ton sourire le plus professionnel qui soit. Tu continues ton élocution en précisant certains points :

- Oui, donc, comme vous pouvez le constater, nous avons fait de notre mieux pour que cela ressemble à une silhouette de tête de chat! Nous avons pensé qu’un grand bol pour des possibles sucreries serait un bon complément aux deux tasses qui seraient fort utiles pour le thé ou le chocolat chaud! Le « B » signifie « Bol » et « T1 / T2 » veut dire « Tasse 1 / Tasse 2 ».

Tu hausses des épaules exagérément et tu conclus :

- Oui, bon, ce plan n’est peut-être pas aussi de qualité que ce que vous pourriez faire, mais nous avons réfléchi longuement à cela et nous nous sommes dit que cela pourrait être une belle option! Alors, qu’en pensez-vous? Auriez-vous des suggestions de modifications?

Le garçon est pendu aux lèvres immobiles de l’homme, prêt à recevoir tout commentaire de sa part. Tu ne peux t’empêcher de faire de même, mais un peu plus subtilement. Tu repenses encore à la soirée que vous avez pris, Daichi et toi, pour concevoir ce plan, et tu te dis intérieurement qu’il faudrait qu’il y ait plus de soirées de ce genre, car ça t’avait fait un bien fou.

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Funa Takagi
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Rien ne vaut une boisson pour réchauffer une atmosphère tendue ou glaciale ! Ravi qu’au moins l’un de mes deux invités accepte mon offre, je hoche vigoureusement la tête, avant de tourner les talons pour prendre la direction de la remise. Au moment où je m’éloigne, des petits échos fourmillent jusqu’à mes tympans. Sans la moindre discrétion, le tandem semble échanger des murmures… La curiosité me pousse à me questionner : que dit le duo se dit à mon sujet ? Est-ce une critique négative, un compliment ou quelque chose n’ayant rien à voir ? J’ignore la tenue de ces messes basses cependant, elles m’amusent autant qu’elles m’intriguent. Je ne suis pas spécialement inquiet à l’idée que l’on crache sur mon dos… Avec mon déménagement et mon côté renfermé, j’ai eu ma dose. Or, avec le temps, on finit par s’en accommoder.

Nouveau café pour moi. Chocolat chaud pour Daichi. Dans la tasse de ce dernier, j’ai hésité à laisser flotter des mini-chamallows dont ma belle-mère raffole. Pour ma part, je ne suis pas spécialement fan de guimauve cependant, j’ai pu constater à quel point Inaya était capable de les gober à la chaîne... Un jour, je l’ai même vue rajouter du lait, simplement pour se resservir une tonne de marshmallows ! Ce spectacle était tout bonnement impressionnant… Pensant que le garçon ou son aînée pouvaient avoir les mêmes goûts qu’elle, une idée m’avait traversé la veille. Ainsi, sans scrupule, j’avais décidé de piquer un sachet de sucreries à la maison afin d’en déposer quelques-unes dans une coupelle. Mes invités seront libres d’y toucher ou non.

Un air avenant glissé sur mes traits, je reviens lentement vers eux. À l’inverse de mon départ en fanfare, mon retour est peu rapide. Surtout, pas de gestes brusques !... Concentrées, mes prunelles oscillent entre leurs silhouettes et mes mains chargées. J’appréhende une chute... Peut-être aurais-je dû faire deux voyages ? Un peu tremblotant par la crainte d’un renversement, je m’avance enfin jusqu’au binôme, puis tends délicatement le chocolat chaud au petit. Ce dernier s’en empare et le porte à ses lèvres sous le regard protecteur et bienveillant de sa sœur. De nouveau, ce lien adorable ravit brièvement mes lippes. Mutique, je les observe discrètement, les prunelles enjouées et le nez dans mon café. C’est alors que je perçois leurs petites œillades complices. De toute évidence, ces deux-là ont quelque chose en tête… Mais quoi ?

Heureusement, la réponse ne tarde pas à arriver et… Honnêtement, je crois que je m’attendais à beaucoup de choses, mais certainement pas à ça !... Comme un spectacle monté de toute pièce, voilà que mes vis-à-vis me prennent à parti et recrachent, sans fourcher, tout un discours sur leur travail en amont. On dirait presque des lignes de dialogue de cinéma… J’en rirais presque ! Au lieu de quoi, je conserve un masque alerte, jouant le rôle du type plissant à moitié les paupières pour se concentrer.
Avec autant de sérieux que d’impatience, mes interlocuteurs expliquent avoir préparé un « plan » pour donner vie à une création en trois parties. Bon sang ! Ils ont même donné une identité à leur œuvre, comme le font certains héros dans les films pour enfants… C’était tout simplement dingue ! « Divisée », puisque tel est son nom, est donc un ensemble assez original, constitué d’un grand bol et de deux tasses.

Les mains jointes autour de mon mug fumant, je me penche davantage au-dessus du plan. Toujours aphasique, j’étudie calmement leur modèle. L’idée est vraiment chou ! Le matou semble être pourvu de boucles d’oreilles ! En tout cas, ils ont dû passer du temps à concocter la chose, à argumenter, à peser le pour et le contre du design et à essayer des choses, sans se montrer trop gourmands ou présomptueux pour une première fabrication. Alors que je les écoute, je réalise que toute appréhension a balayé mon faciès. À la place, demeure un regard bienveillant ainsi qu’un timide demi-cercle sur ma chair labiale. Ce projet « secret » m’amuse beaucoup ! Nul doute que je vais prendre plaisir à aiguiller les deux loustics afin de les aider à concevoir leur délire…

- « Divisée » est largement réalisable… Commenté-je, songeur.

Brusquement, mon museau s’élève en direction du comptoir. En quelques enjambées lestes et graciles, je rejoins le meuble d’où j’extirpe un petit bloc notes ainsi qu’un crayon de papier. Outre le fait que je ne souhaite pas abîmer leur modèle, je préfère gribouiller pour me faire comprendre, quitte à raturer ou barrer les idées refusées. Or, un visuel couplé à des mots permet d’être plus clair et précis ! Motivé et prêt à pénétrer dans leur univers, j’en oublie mon café sur la surface et préfère revenir près des mes invités.

- Mewko, vous l’imaginez représenté à l’intérieur ou à l’extérieur des récipients ? Ou alors, les deux ? Afin de voir le chat quand c’est vide ou rempli ?

Pour agrémenter ma question, je griffonne rapidement une tasse sur un post-it, puis j’indique les zones concernées d’une flèche. En deux coups de crayon, un petit visage félin ne tarde pas à noircir l’intérieur du mug fictif. Même pas besoin de modèle pour me rappeler sa petite bouille malicieuse ! Je peux encore le distinguer les yeux fermés… Soudain, je m’arrête, pensif, avant de vite croquer deux exemples de Mewko dessinés à l’extérieur. Ma voix ne tarde pas à extérioriser mes réflexions.

- Pour un Mewko extérieur, on peut : soit, faire en sorte que la tasse représente tout son corps… Soit, on le dessine avec, pourquoi pas, un fond derrière ou simplement vos prénoms à côté. Comme ça, chacun sait lequel est le sien.

Ma mine pointe la zone où se saisit de la vaisselle.

- Anse classique ou bien anse en forme de queue enroulée ?

Patient et attentif, j’attends systématiquement leurs réponses, afin de bien cerner leurs attentes. Pour eux, ce sont certainement des détails toutefois, je préfère que nous ayons la même vision de leur projet, plutôt que de faire des bêtises et de trop improviser.
Une fois les détails autour des tasses réglés, je m’attaque à ce… Bol ? Saladier ? Si je me réfère à la taille des tasses, le contenant me semble immense. Les deux chenapans ont vraisemblablement prévu d’y glisser un sacré paquet de bonbons…

- Pour le bol, vous le voulez de quelle taille ?...

J’attends qu’on me donne un chiffre ou que l’on me décrive approximativement un gabarit, quitte à simplement écarter les mains pour me montrer à vue de nez.

- Est-ce que vous le préférez dans genre classique, c'est-à-dire un simple rond ? Ou bien, malgré les oreilles-tasses, vous envisagez quand même des petites oreilles discrètes sur le côté ?

Parce qu’on ne sait jamais : un jour, ils s’en serviraient peut-être comme saladier et n’auraient pas besoin de tasses… Il faudrait tout de même identifier la mascotte. Soit, en la représentant au creux du récipient, soit à l’extérieur… À nouveau, j’assimile leurs exigences et les écoute du mieux possible. Au bout d’un moment, je crois que nous avons tous les trois la même chose en tête…

- Bon… Je crois qu’on a fait le tour du modèle… ? Prêts à vous attaquer à la phase de l’ébauche ?





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Jun Tsuyu
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Il écoute vos idées. Il a l’air de saisir votre suggestion, du moins, en surface. Heureuse d’avoir pu partager ce que vous avez conçu, ton frère et toi, tu attends de voir impatiemment si ce que vous proposez est réalisable. Enfin, Tsuyu-san prend la parole et commence à vous poser des questions.



Et c’est carrément différent de ce que vous aviez imaginé. Heu, quoi? Mais…ça ne concorde pas!  Il a l’air d’avoir compris une autre version de ce que tu lui as raconté.

Tu hausses les sourcils, mais tu l’écoutes et tu le regardes à l’œuvre. Il va même jusqu’à sortir un petit post-it afin de pouvoir griffonner des esquisses de ce que pourrait être votre réalisation. Tu le laisses faire, tu apprécies bien ce qu’il mentionne. Plutôt que d’y aller avec un tout, il voudrait y aller en le divisant par trois. Pourtant, votre croquis était compréhensible, non ? Vous aviez désiré faire les oreilles pour les tasses et le bol pour le visage...Tu n’oses rien dire, car tu ne sais pas si tu pourrais le froisser ou non. Après tout, la personne la mieux placée pour décider ce qui est faisable de ce qui ne l’est pas, c’est bien lui, et non toi. Toi, tu ne sais que réparer des tuyaux. Et t’intéresser aux passions d’autrui, car ces mêmes intérêts ne restent pas longtemps tes préférés.

L’homme semble fin prêt à s’attaquer aux créations et à se diriger vers l’atelier pour que vous puissiez débuter l’activité. Prête à jeter l’éponge et à y aller avec les idées de l’homme, tu tournes ta tête vers Daichi pour lui demander s’il est d’accord pour commencer. Et là, ton cœur se serre et tout ton être voudrait le consoler.

Le pauvre, il a peine à cacher sa déception. S’il avait de la génétique féline dans le sang, ses oreilles se seraient abattues sur les côtés, mais il ne dit rien. Te refrognant sur place, tu te dis que si tu avais été seule, tu aurais laissé ça passer. Mais là, puisque ton frère est de la partie, tu ne peux t’empêcher de vouloir lui sauver son sourire. Donc, au moment où Tsuyu-san s’apprête à se lever, tu te redresses hors de ta chaise et tu t’exclames :

- Oh, attendez, attendez! Je…Je suis désolée, mais je…Je crois que nous nous sommes mal compris! Je veux juste revoir cela avec vous, si vous me le permettez… Pouvez-vous me prêter votre crayon s’il vous plait?

Dès que tu as son approbation, tu agrippes le crayon, tu tournes la feuille aux plis considérables que tu lui avais présentée et tu commences à gribouiller à ton tour. Tu revois en esprit la face de la mascotte féline, son émotion détendue mais taquine, ses petits yeux brillants. Aussitôt, la chanson-thème de l’émission te trotte dans la tête et tu t’amuses à la chantonner pour te donner un élan d’inspiration. Une fois que tu es satisfaite de ton esquisse, tu montres le tout à l’homme et tu déclares :

- Donc, voici. Nous avions pensé à ce que le visage de Mewko soit le bol en tant que tel. Donc, un bol tout simple, que Daichi pourrait concevoir puisque c’est l’article le plus facile des trois. Et une fois qu’il serait confectionné, Daichi pourrait peindre le visage à l’intérieur. À moins qu’on s’amuse à rajouter des petites boules pour les yeux afin qu’il y ait du relief!

Avec le crayon, tu pointes les tasses. Tu poursuis :

- Et pour les oreilles, nous irions avec deux tasses, ce qui explique les petits ronds que nous avions dans le dessin en-dessous pour les anses. Mais des anses en queue de chat, ça serait cool! ... Maiiis ça ne fonctionnerait pas pour les oreilles en tant que tel, donc, des anses simples aussi feraient l'affaire. Et nous pourrions faire en sorte que les tasses aient une forme plus triangulaire afin de, justement, représenter les oreilles de Mewko!

Tu ramènes le crayon entre tes mains et tu le fais glisser un peu entre chacun de tes doigts pour démontrer ton léger embarras. Tu ne t’attendais pas à reprendre un potier sur une création, loin de là! Et "reprendre" n'est pas le bon terme dans cette situation, car ça semble tellement péjoratif, quand cela ne devrait pas!

- N-noooous avions eu cette idée dans l’optique de manger des bonbons ou des croustilles e-en même temps que de boire un chocolat chaud ou du thé. Les deux, ensemble. Et donc, en combinant les trois articles, cela créerait un Mewko, comme je viens tout juste de dessiner!

Tu enchaines promptement en serrant les poings, comme si tu étais déterminée de tes prochaines phrases.

- Maiiiis! Bien évidemment, c’est vous le chef d’orchestre! Vous pouvez modifier ce que vous avez besoin pour que le résultat soit le plus top possible! Si vous voulez que nous y allions avec votre idée, alors allons-y! P-par contre, je voulais juste être certaine que notre idée avait bien été reçue!

Tu rejettes un coup d’œil vers ton frère. Cette fois-ci, au lieu d’avoir une expression dépitée, il a l’air de pencher vers l’acceptation et la reconnaissance que tu aies pris la peine d’éclaircir le tout. Attendrie de son regard lancé vers le tien, tu lui ébouriffes les cheveux et il hoche de la tête envers Tsuyu-san. Espérons que tu n’as pas semblée malveillante en revoyant le tout avec lui!


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Funa Takagi
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Alors que je tente de cerner les attentes du binôme, une petite voix m'insuffle que tout ne concorde pas. En effet, mes interrogations laissent souvent place à du silence ainsi qu’à des réponses succinctes... Plusieurs fois, je tente de relancer mes interlocuteurs pour qu'ils fassent preuve d'un peu plus de précisions dans le cahier des charges. Hélas, sans succès… Je me heurte à un mur. Enthousiasme initial tellement lointain… Que s’est-il passé ? Mes questions ne plaisent-elles pas ? Ai-je fait une erreur quelque part ? Dans ce cas, pourquoi s’empêtrer dans le non-dit ? Ce projet n’avancera pas si je n’arrive pas à bien cerner les attentes de mes clients. Cette phase d’ébauche et d’échange est primordiale ! La négliger serait une erreur et la zapper serait comme de mettre une charrue avant les bœufs... Bien sûr, le concept de base peut évoluer au fur et à mesure où les doigts modèlent la matière ! Ça m’est déjà arrivé plus d’une fois... Cependant, quand on a une idée bien précise en tête, mieux vaut l'acter dès le départ. C'est pour cette raison que je me montre aussi insistant en revenant sur chaque détail. Et, c'est également pour cette raison que le manque de réaction du tandem me frustre assez...

Bon sang ! Si quelque chose ne convient pas, j'ose espérer qu’on m'en fera part avant qu’il ne soit trop tard...

Froissé par ce manque de communication, je suis tout de même résolu à avancer avec le duo. J’annonce donc qu'il est temps de passer aux choses sérieuses. Instantanément, mes fesses quittent la chaise. Je m’apprête tranquillement à me mettre en mouvement quand, subitement, la chauffagiste suspend mon geste. Sa voix légère brise un étrange silence de plomb… Mes jambes se figent. J’hésite à me rasseoir, avant de finalement décréter que rester debout signifierait prendre mes interlocuteurs de haut. Déjà que je les dépasse largement… Mutique, j'ourle un sourcil intrigué vers la petite famille, puis me rassois. S'enchaînent alors des excuses, suivies d'une annonce comme quoi nous nous sommes mal compris. Wow… Quelle surprise.

Le sérieux placardé sur mes traits, j’avise mon interlocutrice dont le débit de parole semble brusquement déferler, comme si on avait ouvert une valve invisible. Le contraste avec les minutes passées est assez impressionnant ! De mon côté aussi, quand on y pense : les lippes scellées, je l’écoute religieusement... Cela dit, pourquoi interviendrais-je ? La brunette paraît enfin motivée à se montrer plus claire ! Autant la laisser s’exprimer ! Armée du crayon que je lui ai tendu dès qu’elle en a fait la demande, elle peaufine rapidement son croquis en m’abreuvant d’explications. La tonalité de sa voix, sa posture, ses gestes, son regard, ... Tout semble indiquer qu’elle est aussi appliquée que déterminée ! De son côté, le bout de chou tire toujours une tête d'enterrement. Néanmoins, l’intervention de son aînée a vraisemblablement atténué la large barre soucieuse de son front… Tant mieux !

Au fil des secondes et des coups de crayon, le mystère autour de « Divisée » s’attenue. Je comprends alors d’où vient l’erreur de compréhension. Toujours laconique, je m’abreuve de la moindre exigence. Souvent, mon menton s’abaisse afin de marquer mon aval ou pour indiquer le fait que j’ai intégré un élément. Parfois, je murmure des « Hum. » ou de brefs « Ok. », notamment avec l'histoire des anses. Je réagis surtout à l’idée des yeux en relief car, cette fois-là, on me questionne directement.

- L'idée de boules pour les yeux peut être sympa, oui. Il suffira simplement de les déposer après avoir fait le contenant. À voir… Vous pourrez toujours y réfléchir ou faire l’essai durant la phase de modelage.

Je note également que la petite brune a déjà pensé à chaque étape de conception, en assignant telle ou telle chose à son cadet. Celui-ci réalisera donc l'arrondi du bol et la peinture. Quant à elle, ce sera les oreilles et les choses les plus complexes. Une répartition judicieuse. De plus, cela permet un réel partenariat entre elle et le petit.
Une part de moi est ravie que la plombière rectifie le tir, tout en faisant preuve d'assurance et de transparence. Honnêtement, cela m’aurait fait chier qu’on se leurre tous les trois et qu’on ressorte déçus de cette expérience…

Brusquement, la jeune femme se perd dans des justifications à propos des gourmandises à boire avec son chocolat. Durant sa logorrhée, son timbre déraille. Elle en vient même à buter sur certains mots et à bégayer… Ce trouble me surprend. Je ne pensais pas l'impressionner ou la déstabiliser. Au cours d’un scan rapide, mes onyx remarquent ses poings serrés, comme si elle contenait une vague d'émotions trop fortes. Ils remontent ensuite sur le visage tout en rondeur de la demoiselle où on peut clairement sentir ses hésitations. Ohlala ! Du calme… Il n’y a aucun mal à donner son point de vue... Compréhensif, mon visage s'éclaire d'un doux sourire.

- Takagi-san, ce projet est vôtre. Nous sommes là pour donner vie à votre idée commune et non à la mienne. Donc, ne vous excusez pas !... Au contraire, je préfère être guidé par vos directives, plutôt que de commettre une erreur ou de mal vous aiguiller.

Voix paisible. Propos sincères. Je laisse un ange passer ou la possibilité à l’un des deux Takagi de me répondre, puis je me relève délicatement.

- Allons à côté.

Nous nous rendons donc dans l’atelier. Contrairement à la dernière fois où la jeune femme a réparé le chauffage, les lieux sont rangés. Les créations en cours ont été déposées sur les étagères au mur ou ont pris place sur une immense table mise dans un de la pièce. Comme la plupart des éléments sont des commandes en cours, je ne tiens pas à ce qu’on y touche ou qu’on prenne le risque de donner un coup dedans en passant à côté. C’est pourquoi, j’ai opté pour leur isolement. L’une des tables centrales n’est pas vide : elle est couverte de plusieurs objets que je vais présenter à mes convives. Une fois que ces derniers sont à mes côtés, mon sourire revient prendre place sur mes traits.

- Avant de commencer, je vais vous montrer les différents outils qu’on utilisera…

Avec des gestes délicats, mais assurés, je leur glisse quelques éléments entre les doigts. Je commence toujours par la brunette, afin qu’elle évalue d’abord ce qu’elle détient, puis qu’elle avise si son cadet peut toucher ou simplement regarder. Quand il y a un réel danger, je l’annonce directement. C’est par exemple le cas du tournassin.

- Attention au tournassin, ça coupe.

Manche en avant pour que la brunette ne se tranche pas, j’attends patiemment qu’elle s’en empare, avant de reprendre.

- On s’en sert façonner une poterie dont la terre est sèche, mais pas encore cuite.

Dès que l’observation est terminée, j’enchaîne avec d’autres outils. Avec application, mais sans rentrer dans des détails rébarbatifs, je présente tout ce avec quoi on va travailler. Certes, on ne va peut-être pas se servir de tout cependant, j’estime important de leur montrer ce qui existe, car cela peut influencer leur future réalisation. Il y a par exemple plusieurs outils en acier trempé pour modeler, la mirette normale ou à colombins, le perforateur, le modeleur, l’ébauchoir, l’estèque, la pince à émailler, l’éponge emmanchée, le fil à couper, les planches pour réaliser des formes aux épaisseurs uniformes, etc. Évidemment, je présente également les tours de potier ainsi qu’une tournette de table en fonte, s’ils préfèrent… Cela ne dure que cinq petites minutes grand maximum. L’idée n’est pas de les ennuyer avec ça. Simplement de leur montrer.

- Passons les tabliers. On va découvrir un peu la matière sur un échantillon. C’est plus pour se familiariser à la texture et voir comment la texture se modèle selon la force qu’on utilise.

Joignant le geste à la parole, j’enfile mon tablier, puis j’attends que le duo en fasse de même. Une fois parés, je nous dirige vers une petite table, non loin d’une tour de potier. Chacun reçoit un peu d’argile devant lui.

- Le pétrissage est une étape essentielle du tournage. On doit veiller à ce que notre balle de terre ne possède plus de bulle d’air.

Pour eux, j’ai prévu une base déjà préparée et sans bulle. Néanmoins, pour l’exemple, j’ai pétri grossièrement de la matière pour qu’ils puissent comparer. Les paumes à plat sur la table, je scrute mes deux élèves découvrir cette étrange texture. Est-ce qu’ils se rendent compte qu’ils ne partiront pas aujourd’hui avec leur création ? Souvent, on affirme qu’il faut un jour pour tourner, un pour tournasser et un pour décorer… C’est une fourchette cependant, durant le cours, il faudra que je leur rappelle que la conception prend du temps. Il est primordial de découvrir chaque étape et de s’y adonner avec application.

- Je suis là, mais j'aimerais que vous expérimentiez et que vous essayez par vous-mêmes. Si vous avez une question ou une quelconque difficulté, n'hésitez pas à m'en faire part. On verra ça ensemble. Dis-je en les couvant du regard.





Jun Tsuyu
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Bon. Tout va bien. Tooout va bien. Tu as pu exprimer ce que tu souhaitais libérer, ce qui était pris dans tes cordes vocales, ce qui se retenait de sortir en crachats lexicaux qui auraient pu ne faire aucun sens à un moment plus inopportun que celui-ci. L’homme s’est même permis de rajouter des suggestions à ce que tu as proposé. Plutôt, de ce que ton frère et toi aviez pensé au préalable. Après tout, Daichi est le premier à avoir tout réfléchi par lui-même. En effet, par une soirée où tu étais en train de préparer le repas pour vous deux, il était apparu dans la cuisine, brandissant fièrement une ébauche en papier de la création qui est présente sous les yeux actuellement de Tsuyu-san. Il était arrivé sans crier gare lorsque tu n’avais pas la tête à cela, donc, cela t’avait pris quelques secondes avant que tes neurones fassent la connexion et que tu approuves immédiatement à son projet. Les quelques soirées que vous aviez pris ensemble à peaufiner le tout, c’était presque sorti d’une scène de film pour les jeunes filles, où les meilleures amies s’entassent sur le plancher et rigolent bêtement tout en observant un magazine pour adolescentes. Sauf que, au lieu d’un magazine, c’était le brouillon de votre triple combo. Entendant les propos doucereux, voyant le regard rassurant de l’homme, combiné aux légers souvenirs qui refont surface, tu reprends tes aises et tu regagnes ton sourire signature.

Une fois l’accord décrété par un silence chargé de mots, vous vous dirigez vers l’atelier. Tu sens que ton frère trépigne d’impatience (il sautille quasi à tes côtés et sa respiration est saccadée) ; il a tellement hâte d’accéder à ce lieu si souvent caché aux yeux de ceux qui ne créent pas habituellement. Et tu le comprends, puisque tu es pareille. C’est à peine si tu camouflais tes pas machinaux en direction de la salle de réalisation ! Enfin, vous franchissez la porte et tu constates automatiquement que le désordre qui t’avait accueilli la première fois est disparu pour laisser place à un vrai espace de création. Échappant un « Wow » presque synchronisé avec Daichi, tu glousses légèrement et vous écoutez sagement les paroles du potier. Il vous amène à la grande table et vous fait une brève description de tout ce qui se trouve sur son dessus. Vous manipulez les outils avec précaution ; tu te sens comme si tu avais une longueur d’avance, étant donné que tu côtoies en tout temps des outils très peu sécuritaires, et un peu d’égo se gonfle en toi. Bombant le torse, tu donnes l’exemple parfait à montrer à ton frère pour le maniement des objets et ce dernier applaudit timidement. Un « héhé » s’enfuit de tes lèvres par inadvertance.

Tu te reconcentres sur les dires de Tsuyu-san. Tout en enfilant ton tablier, tu dévisages longuement le morceau d’argile qu’il t’a remis. Tu l’écoutes parler de pétrissage afin d’enlever les bulles d’air et, du coin de l’œil, tu remarques que ton frère a déjà décidé de prendre son morceau dans les mains, de le soulever au niveau de son regard, et de l’analyser dans tous ses angles. Tu souris, mais tu évites de faire comme lui. Tu le sais, néanmoins, que tu devras faire quelque chose avec cela, puisque l’homme désire que vous testiez l’échantillon qu’il vous a offert. Ne sachant pas trop par quel bout débuter, tu t’amuses à l’écraser avec ta paume droite. Tu l’étales une, deux, quatre fois, tout en faisant attention de ne pas trop appuyer au point d’écraser la table sous ton poids. Soudain, Daichi, super absorbé et nettement plus confortable qu’au début, ose poser sa première question de la journée :

- Est-ce que vous avez déjà fait un robot avec de l’argile? Genre un Gandum ? Est-ce que ça peut se faire ? Avez-vous des exemples ?
- Daichi, voyons!

Tu es surprise et tu ne peux empêcher de lâcher cette phrase. Ton frère te regarde, se refrogne et pétrit son morceau en faisant la moue. Toutefois, elle disparait de son visage et devient de l’incompréhension en un clin d’oeil lorsqu’il t’entend poursuivre son train de pensée :

- ... Mais il a…quand même un bon point. Quelles sont les limites de la poterie, selon-vous ? …Est-ce que tout peut être créé si nous le souhaitons fortement ? Est-ce que ce morceau d’argile peut devenir ce que je désire ?

Avec ce hobby, as-tu accès à des possibilités infinies ? Ou dois-tu te restreindre à un catalogue qui t’oblige à respecter des barrières prédéfinies ? Tu contemples l’argile et, soudain, tu t’aperçois de ton erreur. Tu sursautes discrètement, tu te grattes la tête et tu commences à rire pour cacher ton malaise. Tu rétorques de suite :

- Heu ! Ah ! Pardonnez-moi ! C’était un peu étrange comme question, quasi métaphorique tout ça ! Diiiisons que j’ai eu une petite tangente qui est sortie de nulle part, désolée, ha ha ha ! Mais oui, heum, avez-vous déjà créé un robot avec de la poterie ?!

Détourner l’attention de ce petit moment qui pourrait risquer une atmosphère plus glaciale. Bonne idée ! Cela te mérite une minuscule tape sur ta hanche de la part de ton frère, mais cela vaut le coup.
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L'enthousiasme du binôme est comme une caresse invisible sur mon cœur. Je la sens, cette main délicate, en train de passer le long de mon myocarde pour le réchauffer... C’est tendre et apaisant ! Chaque passage provoque une étincelle dans mes veines et contribue à étirer mon sourire... D'ici peu, je suis certain que plus rien ne pourra effacer le rictus greffé à mes lippes ! Ce duo me fait fondre. Entre leurs exclamations euphoriques quand ils ont pénétré la pièce, leurs gloussements, leurs petites œillades en coin et leur moue concentrée face à la table, … Oui, pas de doute : la satisfaction me hantera pendant de longues minutes, tellement je suis repu par leurs réactions !

Patiemment, je les observe s’approprier chaque outil laissé à leur disposition. Parfois, un objet attise particulièrement leur attention. C’est notamment le cas de Daichi qui, tel un fin limier, s’amuse alors à incliner l’élément sous toutes ses coutures. Rien n’échappe à sa vigilance ! Avec précaution, il le fait tournoyer sur lui-même, le soupèse et repart dans son exploration à la fois tactile et visuelle. Son aînée paraît davantage dans la retenue toutefois, j’ai pu déceler une légère lueur dans son regard, signe que l’expérience n’est pas désagréable…

La manipulation de l’argile se passe correctement. Leur intérêt ne flanche pas. Or, les voir appliqués et intéressés est plaisant. Une part de moi est surtout réconfortée qu’ils ne soient pas dégoûtés par l’idée de se salir... En effet, il m’est arrivé d’avoir affaire à des élèves regrettant cette initiation, une fois arrivés au moment où leurs doigts ou leurs vêtements subissaient quelques attaques déloyales de la glaise… Au moins, les Takagi ne sont ni mysophobes, ni trop regardants sur leur apparence dans le cadre d’une activité créative. C’est rassurant !

Incapable de rester uniquement dans l’observation, je pétris également un peu de pâte mise de côté. Soudain, un coin de ma bouche s’élève sous l’intervention adorable du petit Daichi. J’adore ce genre de questions spontanées ! Bien que sa sœur le reprenne, j’estime sa curiosité aussi saine que légitime… En outre, cela me permet de mieux cerner ses goûts ou, plus généralement, ceux des garçons de son âge. En tant qu’adulte, je suis souvent déconnecté de tout ça… Une piqûre de rappel fait du bien ! En tout cas, avoir envie de créer quelque chose, alors qu’on planche déjà sur une autre est une qualité… Certains diraient que la personne se disperse trop. Qu’elle risque de gâcher sa création en cours. Qu’elle ne va pas aller au bout des deux projets. Personnellement, je ne perçois pas les choses de cette manière. C’est bien que Daichi soit volontaire et qu’il envisage toute sorte de fabrication. La poterie n’est pas qu’une question de manipulation ou de précision. L’imagination compte autant que le reste ! C’est ce qui distingue un simple artiste, habitué à faire des choses classiques, répétitives ou sans âme, d’un autre qui va forcément se faire remarquer. Grâce à ses interrogations, l’enfant démontre qu’il pourrait faire partie de la seconde catégorie. Celle des gens originaux. Celle des curieux qui veulent savoir ce qui existe et ce que l’on peut faire. Celle de ceux qui visent grand.

Tandis que je scrute le bambin bouder quelques secondes, la pulpe de mes doigts appuie sur l’argile d’un geste expert. Surtout, faire comme si rien ne s’était passé ! Hors de question d’intervenir entre eux... Ce serait déplacé car, bien que j’estime qu’il n’a rien fait de mal, l’éducation de ce petit n’est pas de mon ressort. C’est pourquoi, mes lèvres restent scellées le temps de quelques secondes. Or, quand la demoiselle reprend la parole, je comprends que j’ai bien fait.

- Je n’ai jamais fait de Gundam ou de robot en argile mais, c’est parfaitement possible, oui !… Après, ça demandera du temps et de la patience, surtout si vous envisagez une création à grande échelle. Avoué-je après la tirade de la brunette.

Délicatement, mes mains se détachent de la table pour venir se placer sous mon menton. Ma senestre est maintenue à l’horizontale, paume orientée vers le sol, comme pour indiquer une hauteur.

- J’ai déjà créé plusieurs statues de cette taille pour des particuliers. Deux/trois personnes ont également eu la folie des grandeurs en commandant quelque chose de plus imposant… Pour le coup, ça a été des projets de plusieurs longues semaines, voire des mois ! Et puis, comme les créations complètes ne passaient pas les portes, il a fallu que j’étudie bien la taille de chaque morceau, avant d’assembler tout sur place, puis de retravailler dessus. Faire ça en dehors de l’atelier n’était pas évident… Mais, ça a été fun à réaliser !

Mes dents se dévoilent sous un large sourire rayonnant.

- J’pense qu’il n’y a pas vraiment de limites… Qu’on sache bien dessiner, qu’on soit novice ou qu’on possède son propre style, les possibilités sont infinies ! Vous pouvez faire des choses immenses, minuscules, simples, originales, réalistes ou féeriques... Tout est faisable, tant qu’on a les idées, de la motivation, du temps et du matériel.

Par le passé, mon enseignant m’avait affirmé que faire de la poterie, c’était comme être un dieu : on donne vie à des objets inanimés ou à des créatures figées. Je suis persuadé qu’il a raison, dans le sens où on peut créer tout ce qui nous vient à l’esprit… Même si cela reste quelque chose d’immobile à jamais…

- Quoi qu’il en soit, si la poterie vous plaît et que Divisée est à la hauteur de vos attentes, il faudra pas hésiter à renouveler l’expérience avec d’autres projets !

Avec moi, il ne s’agit que d’une initiation, mais je sais qu’il existe plusieurs cours de poterie dans la ville. Si les Takagi en ont envie, je les orienterai vers eux. D’autant plus que la plupart des enseignants sont des collègues que j’apprécie.

- D’ailleurs, votre argile n’est pas trop mal… Ça vous tente de passer au façonnage ?

Un index accusateur désigne une tour de potier n’attendant qu’à être essayée. Cette fois-ci, je serais un peu plus démonstratif et j’aiderais un peu plus le binôme à bien placer ses mains. Je leur montrerai également comment appuyer et avec quelle force selon le résultat qu’ils désirent. D’une œillade mutine, j’inspecte mes invités. Qui va s’y coller en premier ?





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