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- - - 12 Juin 2114

Affalé négligemment contre le dossier de son fauteuil, sans faire montre jusqu’à présent d’un grand intérêt, Hanz prêtait une oreille distraite à l’homme qui s’exprimait. Cela faisait une bonne quinzaine de minutes que sa joue était appuyée entre son index et son pouce, et que son œil ne cessait furtivement de se déporter vers l’écran de son téléphone – discrètement placé sur sa cuisse, à l’abri des regards. Putain, que c’était interminable… Il la sentait, à présent, la pression. Il la sentait qui grimpait lentement le long de ses membres, rognant peu à peu le calme et la patience qu’il s’était si durement imposé, ces dix derniers jours. Ça commençait à faire trop… Et devoir assister à la dernière minute à ce « dîner » aux allures de réunion lui avait foutu un coup.

Bien sûr qu’aucune des personnes ici présente ne se doutaient qu’il avait un putain d’« époux » à retrouver à la « maison » ! Et c’était bien ça le problème. Avec son départ précipité du lendemain, programmé seulement quelques jours auparavant, il n’avait pas intérêt à s’attarder plus que de mesure.

— Qu’est-ce que tu en penses, Hanz ? Questionna soudainement sa sœur, d’un timbre mielleux que son regard de vipère démentait.

Merde. De quoi parlaient-ils ?

Pris de court, pendant quelques secondes, son cœur s’emballa. Il oublia l’appareil qui venait de vibrer une dernière fois contre sa cuisse pour retourner un regard empreint de doutes sur son interlocutrice. Il se sentait brusquement en porte-à-faux. Oppressé. Épinglé sur la toile d’araignée de la belle asiatique aux lèvres purpurines. Ah, elle avait l’art de le mettre dans l’embarras aux moments les plus inopportuns… Mais ce n’était un secret pour personne que le frère et la sœur s’entendaient comme chien et chat. C’était le jeu du plus dominant. Celui qui parviendrait le mieux à tirer son épingle.

Sauf qu’au final, Hanz en avait à moitié rien à foutre de ses petites manœuvres. Il le tolérait car il avait conscience qu’elle était celle qui avait le plus de pression sur les épaules, mais il ne prenait pas plaisir à vouloir écraser sa sœur, et encore moins à démontrer son potentiel. S’il avait certes des choses à prouver, et que beaucoup de regards étaient tournés dans sa direction depuis qu’il avait mis les pieds dans la société familiale – attendant sûrement qu’il se rétame en beauté – il n’était pas non plus friand de toutes ce conneries. Et surtout. Surtout ! Là, ce n’était pas le moment. Pas avec l’ordre qui lui pendait au nez et venait d’être précipité de trois jours. Et encore moins quand ton image restait collée derrière ses paupières. Image qui l’avait hanté toute la journée, pour cette même raison.

Putain.

Pour ne rien arranger, son état d’esprit avait fluctué pendant dix jours, alternant entre des phases de colères et d’autres, beaucoup intenses et difficiles d’interprétation, qu’il avait lui-même infiniment de mal à gérer.

Alors… de quoi parlaient-ils, déjà ?
Ah… !
La lumière se fit presque brutalement dans son esprit tandis qu’il rattrapait le train en route, comme si de rien n’était.

— Arden n’est pas une cible facile, mais je pense que c’est faisable si on les aide à s’implanter en Asie ensuite…, finit-il par dire.

Les hommes présent se mirent alors à opiner du chef, évaluant ses paroles sous le regard inquisiteur de la sœur, qui plissait désormais les yeux.

— Si on leur donne ce qu’ils veulent, on pourra sûrement obtenir une grosse part de leur capital sans lancer d’OPA hostile. Après tout, on a quelque chose que nos concurrents n’ont pas. À voir comment se passeront les négociations à New York… Mais vous avez bien planché sur le sujet, donc je ne me fais pas de soucis.

Même si dans le jeu des négociations, il valait toujours mieux garder plus d’un As dans sa poche et se préparer mentalement à des bras-de-fer bien dégueulasses. Ça, c’était quelque chose qu’il n’avait jamais oublié, malgré toute ces années.

Laissant quelques secondes à ses collaborateurs pour qu’ils puissent intégrer ses paroles, Hanz était conscient d’avoir repris le dessus de la discussion. C’était son aubaine. Le genre d’aubaine qu’il n’allait pas laisser filer, qu’importe l’avis de sa charmante sœur.

— Bien. Y a-t-il d’autres points urgents à aborder qui ne peuvent attendre demain ? Demanda-t-il d’un ton sec. Si non, je pense que nous devrions abréger cette entrevue pour préparer le voyage. Nous aurons treize heure à tuer pour revenir plus amplement sur les détails.

Son autorité naturelle refaisait surface. En fait, il était clair dans son langage corporel qu’il n’avait aucune envie de s’éterniser. Mettant presque au défi chaque homme de le retenir, l’instant suivant, il se relevait déjà et rajustait la veste de son costume noir, taillé sur mesure.

— Très bien. Maintenant, si vous voulez bien m’excuser.

J’ai un autre chat à fouetter…

S’inclinant froidement, l’expression fermée, il dévisagea quelques instants sa sœur. Il savait qu’il avait gagné cette bataille, et que celle-ci ne le laisserait pas s’en tirer à si bon compte. Cela prendrait une forme ou une autre. C’était le jeu, après tout. Mais tandis qu’il lui tournait le dos, il sentit la foudre de son regard hérisser la peau de son cou.

Et bien, qu’elle fulmine si elle avait envie ! Il n’avait plus rien à foutre ici et perdu suffisamment de temps.

La nuit n’était pas terminée.

[…]

- - - 22:58

Le trajet jusqu’au Penthouse se révéla bien plus tendu qu’il ne l’avait envisagé. S’il avait éprouvé une certaine forme de soulagement en parvenant à faire faux bond à Ayana, cette première avait toutefois été de courte durée… Et il réalisait, à présent. Il réalisait de plein fouet. Qu’il n’avait plus le choix. Non. Correction : que Vous, n’aviez plus le choix. Et ce simple fait, qui pourtant concernait également des millions de japonais, lui donnait des envies de meurtre. Le problème n’était pas vraiment le sexe en lui-même. Toi… T’avais déjà été aux premières loges, quant à ce qu’il était capable de ressentir pour un homme… Mais… en fait, si. Bien sûr que le sexe était le fond du sujet et le principal problème. Parce qu’en réalité, il ne pouvait tout simplement pas ignorer votre passif. Il n’avait pas oublié le goût de ta peau. Ni la façon dont il avait coupé court à tout ce qu’il avait éprouvé avec toi, cette nuit-là, préférant se comporter comme le dernier des enfoirés.

Et à présent, une petite voix intérieure lui faisait regretter tous ses choix de vie. Ça le dérangeait. Ça le rendait fou. C’était malaisant. Cette idée de devoir lâcher la bribe d’un désir qu’il refoulait encore aujourd’hui. Cette attraction à laquelle il faisait la sourde oreille, depuis que t’étais malheureusement retombé dans son champ de vision – et, ah, pour ça l’Incontestable avait frappé fort ! Il avait beau faire le mec froid et distant, parfois, il lui suffisait de te regarder à la dérobée et… y avait ce truc, dangereux, qui se déclenchait en lui. Inavouable et détesté.

Est-ce qu’il pouvait seulement laisser son cœur te désirer, l’espace d’une soirée ?

Non.

Il savait pertinemment que s’il le faisait il était foutu.

Il ne pouvait pas.

Et c’était un mélange de trop de choses. Un mix entre tempête et brise chaude qui balayait son âme et agitait son corps et ses pulsations cardiaques de secousses féroces. Une frénésie qui n’avait pas de nom ni de justificatifs. Qui était là. Tout simplement. Qui était là. Et envers laquelle il devait se débattre constamment.

Engouffré dans l’ascenseur, son cœur accéléra sa cadence.

Dans l’appartement, il se surpris presque avoir l’impression de suffoquer.

Il te chercha sans te trouver. Rejoignit finalement la cuisine, desserra nerveusement sa cravate et déboutonna son col avant de jeter sa veste sur l’une des chaise, avec humeur. Il était à cran. L’esprit désormais empli de toutes ses contradictions et des souvenirs de votre nuit. Putain. Les vannes s’ouvraient peu à peu et l’afflux augmentait la pression qu’il ressentait. Pis ! il ne savait pas comment arrêter ça ! Même sa colère semblait alimenter cette envie insidieuse qui s’insinuait doucement dans ses veines, faisant de lui cet homme à fleur de peau qu’il détestait : incapable de maîtriser ses propres émotions.

Pendant une minute, il s’appuya contre le comptoir, paumes à plat, tentant de se ressaisir vainement en évaluant les choses avec un pragmatisme de bas étage. C’était du sexe. Juste du sexe. Comme avant. Sans attache. Rien.

L’instant suivant, il se saisit d’un verre. Décida de boire un peu d’eau… avant de changer d’avis, et d’opter pour quelque chose de plus costaud ; un alcool chinois hors de prix. Sa rasade lui brûla la gorge et enflamma son palais.

Parfait. C’était exactement ce dont il avait besoin, là.
Quelques gorgées de courage liquide.

Alors que ses lèvres portaient encore la saveur de cette étrange liqueur, il se résolu à rejoindre l’étage.  

Comme d’habitude, tout était parfaitement calme.
Tout était parfaitement immobile. À croire qu’aucune âme ne vivait là.
L’espace comme figé dans le temps. Cristallisé.

Cela ne faisait que le rendre plus nerveux.

Lorsqu’il pénétra la chambre, le cœur battant à tout rompre – et se demandant comment diable il allait bien pouvoir se comporter, une lumière rouge dans la salle de douche attira aussitôt son attention. Il eut l’impression que même son cœur s’était arrêté, lorsque lui-même s’immobilisa derechef, l’œil rivé sur la silhouette qui faisait sa vie à l’intérieur. Ta silhouette. Ton corps ; que ces indécentes parois vitrées lui laissaient tout loisir d’admirer, même de là où il se tenait.

Hanz sentit sa bouche s’assécher et ses lèvres devenir plus sèche que du papier de verre.

C’était pas possible…
Pas possible pas possible pas possible.

Comment pouvais-tu bien envisager la chose, toi, d’ailleurs ?
Tu devais détester cette situation. Tu devais la détester, bien plus que lui. D’autant plus qu’il s’était débrouillé pour que vous ne fassiez aucun pas l’un vers l’autre, depuis dix jours. Il avait eu beau jouer de provocation par sms, il n’était pas dupe.



Il ne se rendit pas vraiment compte de ce qu’il faisait. Il ne réalisa pas qu’il venait d’entrer dans la même pièce que toi. Pourtant, il te sentit te tendre sans même en avoir conscience. Il sentit la tension envahir l’espace. Plus encore, quand vos regards se percutèrent l’un contre l’autre.

Est-ce que t’as peur, Chae ?
Est-ce que t’as peur de ce qui pourrait se passer, là ?

Je l’avouerai jamais mais je crois que moi oui.
Moi j’ai peur.


Lui. L'homme dur. Que rien ne semblait ébranler.

Il déglutit, comme hypnotisé par cette peau nue qui s’offrait à sa vue. Ton torse dénudé, contre lequel son regard charbon glissa par mégarde, avant de remonter.

— T’allais prendre ta douche… ? Demanda-t-il d’une voix grave mais étonnamment douce, presque hésitante – ce qui ne lui ressemblait pas.

S’il peinait à détacher ses yeux de toi, louchant sur cette carnation teintée de rouge – aux couleurs des lumières diaboliques de cette salle – il ne pouvait pourtant faire autrement. Il était pantin, face à ces envies rugissantes qui refaisaient surface. Et pourtant, oui pourtant, quelque part, cela semblait être trop, même pour lui.

Tu pouvais bien lui demander de dégager. Il se rapprocha d’un pas de plus… Puis d’un autre. Lentement. Son cœur brutalisant sa cage thoracique. Il y avait quelque chose de fauve et prudent dans ses prunelles. Un contraste de violence et de douceur dont il n’avait pas conscience.

Cependant, le fait que vous sachiez tous deux comment devait se terminer cette journée ne faisait qu’accentuer ses émois. Il ne pouvait pas rebrousser chemin. De la même façon qu’une fois sous l’emprise totale de ton attraction, qui savait s’il serait capable de maîtriser quoi que ce soit… ?

Durant quelques interminables secondes, il ne dit plus rien. Il se contenta de jauger tes réactions, bien trop attentif – bien trop prudent. Et puis, dans une profonde inspiration, il se rapprocha encore. Ses lèvres s'entrouvrirent et ses doigts doucement coulèrent le long de la tranche du meuble pour venir jusqu'à toi.

— Je peux… ? murmura-t-il, alors que, son regard ne te quittant pas, sa main trouvait la tienne et l'effleurait.

Et lentement, très lentement, ses doigts remontèrent sur tes phalanges et trouvèrent ta peau. Avant de s'interrompre. Le temps que tu répondes à cette permission, qui flottait toujours sur ses lèvres.

Hanz Asuka
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12 juin 2114


Rassemblant tes affaires, tu ne prends pas le temps d’aller te doucher — tu as simplement troqué ta tenue de travail pour un jogging gris et un tee-shirt rose pâle. D’ordinaire, c’est ce que tu aimes faire, après une bonne journée de boulot. Quitte à rentrer un peu plus tard. Et encore, tu fais attention maintenant — tu n’es plus seul quand tu retournes « chez toi » le soir… Seulement, aujourd’hui, tu ne peux tout simplement pas te permettre de rester une seconde de plus à l’hôpital.

Pas avec ce qui t’attend.

— Hey, Chae… Tu vas bien ?

Tu sursautes, faisant volte-face pour tomber nez-à-nez avec Kazue. Tu étais tellement perdu dans tes pensées que tu n’as même pas entendu la porte claquer. Ta dextre posée sur ton coeur suite à cet arrêt cardiaque qu’elle a manqué de te faire faire, tu fermes les paupières. Une main se pose doucement sur ton épaule et, quand tu rouvres les yeux, ton regard percute le sien, inquiet.

Tu m’as fichu la trouille !

Un petit rire — commun.

— Et toi tu me fais faire du soucis… Tu ne sembles pas dans ton assiette ces temps-ci.

Ah. C’est si flagrant ?  

Un soupir file de tes narines. Ce n’est pas que tu ne vas pas bien, c’est juste que… Entre la fatigue du travail, ces nuits où dormir relève du défi et cette atmosphère au penthouse… Oui, on ne peut pas dire que ce soit la grande forme. Oui, tu n’es pas aussi rayonnant que d’ordinaire. Mais ça passera. Il faut juste que tu t’habitues à ta nouvelle vie et que tu relativises. Ça prendra le temps qu’il faudra, c’est tout.

— Tu veux en parler ? Je veux dire pas maintenant mais… demain par exemple ? On pourrait aller prendre un café ensemble avant de venir ici ?

Tes lèvres s’étirent en un sourire et ta main droite s’en va se faufiler entre ses mèches décolorées. L’aide-soignante de deux ans ton aînée est vraiment adorable. Ça a tout de suite matché avec elle quand elle est arrivée dans le service, quelques mois après toi.

Avec plaisir. Pour l’instant par contre, je dois vraiment pas trainer. Excuse-moi.

Je ne pourrais pas tout te raconter. Peut-être même que je ne t’en dirais rien. Cependant, le simple fait de partager un moment avec toi me réjouis d’avance. 

Tes doigts laissent ses cheveux tranquilles, de sorte à ce que tu te tournes légèrement pour t’emparer de ton sac. Passant la bretelle sur ton épaule, tu tends finalement ton point droit fermé vers elle pour la saluer comme vous le faites si souvent. Et, vos phalanges s’entrechoquant doucement, tu conclus :

On s’appelle demain pour se retrouver. Bonne fin de soirée, rentre bien.

Un hochement de tête approbateur plus tard, tu quittes la petite salle du personnel. Tu souhaites bon courage aux collègues qui ont pris la relève puis tu quittes l’hôpital.

Dehors, tu inspires un grand coup.
Ça va aller, que tu tentes de te persuader.

Traversant le parking pour rejoindre ta voiture, tu t’installes sur le siège conducteur avant de mettre en route le moteur. Bouclant ta ceinture, tu recules pour quitter ton stationnement et t’engager sur la route. Ceci fait, tu montes un peu le son de ta radio. L’avantage de quitter à cette heure-ci, c’est qu’il y a moins de monde. Le plus gros des travailleurs sont rentrés chez eux et la circulation est plus fluide. Seulement, peut-être aurais-tu préféré que ça ne soit pas le cas. Ça ne laisserait ainsi pas le temps à tes pensées de divaguer — sans cesse revenir à lui.

À mesure que tu réduis la distance avec votre lieu de vie commun — avec toujours, depuis quelques jours, ce malaise de traverser votre quartier huppé avec ta voiture —, un sentiment d’appréhension se greffe aussi. Tu sais comment la soirée doit se terminer. Et ça te fait peur. Peur, car tu repenses à ce que vous avez déjà vécu, deux ans auparavant. Tu rejoues la bande du film, tu sens de nouveau ses mains sur toi et cette tension aussi électrique que ce jour d’orage, quand vous vous êtes vus pour la première fois. Tu as beau essayer de barricader le flux de ton esprit, plus tu t’obstines à ne pas revoir les images, plus elles forcent la porte de ta rétine pour se révéler encore et encore. Tu secoues la tête. Depuis que tu as découvert son nom sur la lettre rose, absolument tout te ramène en permanence à ce « vous passé ». Et ce « vous présent » que vous êtes visiblement en train de forger — celui qui t’effraie plus tout — se mêle à la danse. Il te rappelle cette façon que vous avez de vous éviter, de ne vous parler que pour remplir les ordres seulement. Tout est sans cesse si froid… Alors, pour ce soir, est-ce que ce sera la même chose ? Est-ce que… vous remplirez l’ordre des quatorze jours avec ce même sentiment de distance qui vous poursuit depuis ces dix derniers jours ?



Tu ne veux pas.
Tu n’espères pas.
Et en même temps… tu préfèrerais que rien ne se passe.

Tu ne sais pas, si tu es prêt à affronter ce qui menace de se réveiller. Tu ne sais pas, si tu seras assez costaud pour reconstruire les murs et enfermer, encore, la déferlante de sensations. Le tsunami que tu as peiné à calmer et qui tente de forcer les digues quand tes tourmalines s’arrête sur lui. Tu ne sais pas, si tu te sens capable d’accepter son regard sur toi après qu’il t’ait jeté. Et pourtant, pourtant… Une part de toi, curieuse, se demande s’il brûlera dans ses yeux la même flamme que cette fois-là. Si ces messages que vous échangiez en silence d’un simple échange visuel n’étaient que le fruit de ton imagination ou bien réels…

Est-ce que… je suis le seul à…

Tes dents se plantent méchamment dans la chaire de ta lèvre inférieure.

Arrivant à la résidence, tu t’empresses d’aller cacher garer ta Honda avant d’emprunter l’ascenseur et gravir la tour de verre. Tu as l’impression que tu ne t’y feras jamais, à toute cette hauteur. Peut-être à la rapidité, aussi, pour monter les nombreux étages. Ou plutôt, tu ne t’habitueras certainement pas à cet endroit — aussi simple que ça.

Arrivé en haut, tu te déchausses. T’avançant dans la pièce principale, tu lâches un « Hanz ? », constatant finalement qu’il rentrera bel et bien après toi. Et, instinctivement, tu regardes ton téléphone. Pas de message. Aucun depuis le dernier que tu as envoyé. J’imagine que tu es occupé avant de te dire non mais qu’est-ce que j’en ai à faire de toute façon ? Tu dérives sur ou alors t’en as rien à foutre, concluant évidemment que tu t’en fous ! La preuve avec ton voyage à New-York que tu m’as pondu tout à l’heure pour le lendemain, sérieux. Un soupir, tu secoues la tête, trainant les pieds jusqu’à la cuisine. Parfois, je me demande ce que j’ai fais pour mériter ça. D’être traité comme ça. Tu farfouilles dans les placards, trouve de quoi grignoter vite fait. Si ton ventre criait famine quand tu conduisais, là, il a soudainement perdu tout appétit. Sûrement car tout prend un tournant de « réalité ».

Ça va se passer. Ça va bientôt se passer.

Mais quand, tu ne sais pas ! Puisque tu n’as aucune fichue idée de l’heure à laquelle il rentrera. Alors, après avoir bu un grand verre d’eau, tu décides enfin d’aller prendre cette douche dont tu rêves actuellement. Histoire de chasser toutes ces tensions qui malmènent ton corps.

Ayant gagné le palier supérieur, tu poses ton sac par terre, de ton côté du lit, décidé que tu es à le vider demain matin. Tu t’armes de ton pyjama — short et tee-shirt — ainsi que d’un boxer avant d’aller dans la salle de bain et de poser le tout sur le meuble. Les lumières rouges qui s’emparent de la pièce te piquent d'abord les yeux. Et si, un instant, tu te demandes s’il est possible de changer la couleur, tu abandonnes bien vite l’idée. Tu ne sais pas comment ça marche et, entre nous, tu n’as pas non plus la tête à chercher. Tu retires donc ton tee-shirt, lançant celui-ci un peu plus loin. Tes prunelles avisent une seconde cette cicatrice qui traverse ta paume droite et qui te titille (trop) régulièrement ces derniers temps. Certainement car tu es tendu en permanence… J’ai pas besoin de ça en plus, laisse-moi tranquille pour l’instant s’il te plait…

Un bruit.
La porte, derrière toi.

Tes muscles se crispent. Tout, soudainement, prend un goût de « trop vite ».

Mais, c’est inévitable.

Aussi, tu te tournes vers lui, ton regard s’implantant dans le sien. La respiration qui s’accélère, elle se coupe net quand tu captes ses yeux qui buttent contre ton torse, une seconde.

Encore, cette sensation d’être tout petit, si petit face à toi…

Et pourtant, cette voix qui résonne soudainement est à mille lieux de celle qui tombe dans tes oreilles d’ordinaire. C’est presque étrange. De l’entendre à la fois douce et tâtonnante plutôt que dure et glaciale.

Ou-Ouais.

Un pas.
Un deuxième — il se rapproche.

Tu déglutis, manque de faire un pas en arrière… te ravisant finalement. Je ne pourrais pas fuir éternellement. Puis, aujourd’hui, c’est différent. C’est… seulement parce qu’on a pas le choix. Pas le choix que de répondre à la machine ou à ce que vous soufflent vos instincts ? … Respire, Chae. Respire. C’est… pas grave. Arrête d’accorder de l’importance à tout ça, joue l’indifférence et…

Et tu ne peux pas.
Tu ne peux tout simplement pas.

Il n’y a qu’à voir cette façon que tu as d’observer chaque trait de son visage léché par les teintes rouges de la pièce. Il n’y a qu’à écouter ton coeur qui bat et qui hurle son désaccord le plus totale avec toutes les inepties que peut bien déblatérer ton esprit. Dans l’intimité de cette salle de bain indécente, il est plus fort que toutes les autres fois, ce c’que… t’es beau que tes yeux ne cachent pas. Envoûté par sa aura, sa prestance — tout tout tout tout est enclenché pour te faire flancher. Ça et cette vile paralysie de tes muscles, ces à chaque fois que j’te regarde, en fait, j’me dis que je suis vraiment pas fait pour toi ; ou ces rien n’a changé, depuis cette première et unique fois : une part de moi reste impressionnée, admirative de toi — l’autre se sent infiniment ridicule face à toi.

J’fais pas le poids, face au lion qui se dresse devant moi.

Seras-tu capable de rester droit, menton relevé, comme tu l’as fait, il y a deux ans de ça ?

Le rouge te monte aux joues. Et elles s’embrasent, quand, après un troisième pas vers toi, il y a cette demande qui tombe et cette main qui effleurent la tienne. Incapable du moindre mouvement que tu es, en un premier temps, te demandant si tu n’es pas en train de rêver. C’est… tellement différent de l’atmosphère qu’il y a, d’ordinaire. À l’opposé de cette nuit-là, aussi.

Est-ce que tu appréhendes tout autant que moi malgré tout ?
Bonne question.
Et autant dire que tu n’iras pas lui poser.

Le palpitant en proie à des battements trépidants, elle pointe le bout de son nez, cette envie que tu cachais. Celle-là que tu musèles depuis que vos routes se sont croisées pour la troisième fois. Ce désir déplacé, de sentir ses mains, sa peau contre la tienne — comme cette nuit-là. Alors, après quelques secondes, le torse qui se surélève sûrement trop rapidement, tu hoches timidement la tête.

Oui…


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Au début, il ne réagit pas à l’entente de son prénom. Ce qu’il perçoit sonne comme une invitation, à ses oreilles. Ça lui fait raffermir sa prise. Resserrer son étreinte. Ses doigts s’enfonçant même un peu plus dans ta chair tendre, ses lèvres se perdant davantage dans ce cou qui l’obsède.

Dix secondes,
Ou plutôt vingt battements de cœur.

Avant que tes mains ne se posent sur ses joues, de façon plus impérieuses, l’obligeant à s’écarter. Et que ta voix ne s’élève à nouveau, plus forte, faisant cette fois-ci dérailler ses pensées.

— Hanz ! Lances-tu.

Alors, confusion. Son cerveau peine à recouvrer sa pleine lucidité. Il a l’impression d’être arraché d’un rêve. Sa respiration s’entrecoupe et son cœur chavire de frustration, claquant une fois de trop. Quoi… ? s'alerte-t-il, aussitôt. Quoi putain ?! Et comme si tu l’avais entendu, voilà que tu rajoutes ce « Attends… », l’implorant presque.

Oh ce cocktail d’émotion lorsqu’il redécouvre tes traits. Qu’est-ce que… j’ai fait ? Il cligne plusieurs fois des yeux, l'air légèrement hagard. Puis alors… Il réalise. Il réalise avec violence. Ce qu’il était en train de faire. La force avec laquelle il s’est jeté sur toi ; papillon de nuit cherchant à se brûler à la flamme que tu représentes. Il réalise. Qu’il a été repoussé. Qu’il allait déjà trop loin. Et parce qu’il s’est élevé si haut si vite : la chute est brutale. Son ventre se noue tandis que quelque chose claque dans son torse, la glace se superposant à son cœur, s'injectant dans chacune de ses failles.

Par automatisme – ou par instinct, peut-être – il cherche aussitôt à s’éloigner de toi. Rompre le charme comme l’attraction féroce qu’il ressent toujours. Mais là encore, tes mains en décident autrement. Tu ne le repousses plus. Tes doigts, ne veulent pas qu’il s’éloigne. Ils le retiennent, s’accrochant à sa chemise ; forçant son corps à rester près du tien. Faisant persister la torture.

Les premiers instants, sa respiration ne se calme pas. Son torse se soulève et ses yeux brillent d’une flamme vive et incandescente. Mais à présent, ses dents sont serrées. Il lutte. Parce qu’il ne sait soudainement plus quoi faire de tout ce qu’il ressent. Il fronce les sourcils. Ravale sa salive. Et reste là, comme figé ; son désir cristallisé dans toute sa splendeur et sa brutalité. À réfréner. À vouloir cacher ce qu’il éprouve.

Ça le tue, un peu. De n’avoir su se contrôler. D’avoir, en quelque sorte, perdu face à toi – face à lui-même. Et d’être là, comme un abruti, tout en ayant encore l'envie de cueillir ton goût de ses lèvres ou capturer ta douceur de ses doigts.

Mais... il a besoin de contrôle.
Il a besoin de maîtriser la situation.

C’est alors que tu l’interroges… C’est alors que tu te mets à lui poser toutes ces questions, les unes après les autres. L’acculant un peu plus, d’une certaine façon. Tout en le délestant de sa chemise et attisant plus encore son désir en t’agrippant à sa nuque. Il ne bouge pas. Méfiant. Sa lucidité désormais aux sommets, s’accrochant à sa conscience comme les serres d’un aigle, et lui faisant détester tout ce qu’il ressent – tout ce qui lui souffle de prendre plus, de vouloir plus, sans un regard en arrière.

Qu’est-ce que tu attends vraiment de moi, ce soir ? demandes-tu. Qu’est-ce que je dois faire ? Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Quel rôle doit-on jouer ?

Si tu savais comme son cœur racle contre ses côtes, démon cherchant à sortir de là pour tout saccager. Ouais… et ces putains de questions ! pourquoi faut-il que tu te les poses maintenant ?! Il pourrait te les retourner dans la gueule, lui aussi, s’il voulait jouer au con.

Mais il sait qu’il doit rester calme.
Le moindre faux pas pourrait avoir des conséquences désastreuses, pas vrai ?
Vous ne pourriez plus, alors, supporter d'accomplir cet ordre.

Au bout d’un moment, alors que tous ses muscles sont toujours bandés mais qu’il lui semble avoir retrouvé son self-control, il lâche un profond soupir. L’un de ses bras se tend derrière toi, pour se plaquer au meuble. Et sa mâchoire s’avance un peu tandis qu’il te bouffe des yeux, s’attardant sur tes traits. Sa dextre s’élève alors, pour épouser ta joue lentement, effleurer ta peau quelques secondes avant de faire pivoter ton visage vers la droite, lui offrant ainsi l’accès à ton oreille.

— Tu veux savoir ? Articule-t-il d’une voix brûlante, l’arête de son nez allant consciemment caresser le bout de ton oreille. Mais pourquoi j’attendrais quelque chose… ? Poursuit-il, lentement. Est-ce qu’on a le choix ?

Une pause, ses yeux cherchant à trouver les tiens, à te happer à sa cause.

— Tu tournerai les talons et tu claquerai la porte, si je te disais pas ce que tu veux entendre ?

Hein ? Qu'est-ce que tu ferai ? Tu le repousserai ? Tu lui interdirai l’accès à ton corps ? alors que l’Incontestable a posé les vôtres sur un plateau ? Alors, que vous n’avez pas le choix ?

Et puis quoi ? Qu’est-ce que ça change ?
Pourquoi tu viens l’emmerder avec ce genre de questionnement ?

Ce qu’il comprends, c’est que t’es paumé.
Ce qu’il entends, c’est que tu veux qu’il prenne les rennes.

Le silence qui retombe entre vous est aussi électrique que tendu.

— Tu sais…, murmure-t-il alors. T’es pas difficile à désirer, Chae-Rok.

C’est pas souvent, qu’il prononce ton prénom. Encore moins avec cette voix râpeuse et brûlante. Mais là, il avait besoin d’un aveu pour en cacher d’autres. Comme s’il n’y avait que ça. Comme si c’était la seule chose que tu devais prendre en considération, parmi tout ce qu’il aurait pu révéler ou refléter, en s’abandonnant contre toi comme il l’a fait, plus tôt, avec ce cœur qui ruait.

Quant à la suite… Tu lui as posé la question. Tu lui as demandé ce qu’il voulait que tu fasses. Alors, t’englobant de toute sa hauteur, il se rapproche encore de toi. Si près que sa peau irradie de chaleur jusqu’à la tienne, de manière presqu’insupportable. Si près que vos hanches se heurtent.

Et de sa bouche, glisse un ordre :

— Va prendre ta douche, exige-t-il dans un souffle, sa main qui jusqu’à présent frôlait ton visage coulant sur ton bras dans une caresse.

Et toujours, cette voix brûlante. Toujours, cette flamme dans les yeux.

— Vas-y, répète-t-il.

Et il a l'air d'un loup, lorsque, sans te quitter des yeux, s’appuyant tranquillement contre le meuble, après toi, il rajoute, avec assurance :

— Laisse-moi regarder…
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Tu sais, Hanz, j’ai pas changé.
Je suis toujours le même qu’il y a deux ans.

Peut-être que toi tu n’apportes pas d’importance à tout ça.
Peut-être que tu t’en fous, j’en sais rien.
Mais moi… moi… Ça m’énerve.

De devoir faire ça, avec toi, alors que… tu me repousses depuis dix jours, que tu dois certainement ne pas vouloir non plus.
Et en même temps, je m’en veux de me laisser hypnotiser par tes baisers.
Je ne devrais pas.


Alors, tu parles. Tu poses des questions. Tu sais que ce n’est pas le moment — mais si ce n’est pas maintenant, ça sera quand ? Tu as besoin de mettre les choses au clair. De savoir. De comprendre comment tu dois te comporter. Parce que tu es tout simplement paumé — âme égarée. Les pupilles vissées aux siennes, tu attends. Ta main ne quittant pas le port de sa nuque, tu sens sous la pulpe délicate de tes doigts ces tensions qui ont gagné son corps depuis que tu as ouvert la bouche. Tant pis. Peu t’importe. Vous êtes grands, vous pouvez aborder les sujets qui fâchent. Et tu t’en sens d’autant plus légitime que son comportement à lui t’a renvoyé tout l’opposé ces temps-ci.

Tu attends. Ton regard ne se dérobe pas, quand bien même l’envie ne manque pas. Peut-être même que la lueur qui brille au creux de tes pupilles cherche à le défier — à mettre des mots, sur tout ça. Sur ce mur qu’il a bâti — qu’il a explosé en l’espace de quelques minutes. Sur ces contradictions qui se révèlent et te perdent un peu plus encore.

Un soupir, long. Une sensation de froid griffe ta peau lorsque l’un de ses bras quitte ton corps pour aller s’appuyer sur le meuble. Tu luttes, intimant à ton coeur de se calmer, de ne pas flancher face à ce regard qu’il te lance — de ne pas se laisser amadouer par ces doigts qui effleurent ta peau et t’intiment de tourner la tête. Un frisson au contact de la pointe de son nez contre ton oreille, tu serres la mâchoire. Pourquoi attendrait-il quelque chose ? Tu ne sais pas. Tu n’en sais rien. Tu ne le comprends simplement pas — comme ce jour-là. Ou peut-être est-ce toi qui cherche à surinterpréter ce que tu vois ?

Est-ce qu’on a le choix ?

Tes tourmalines qui retrouvent ses orbes charbons, un souffle désabusé cavale de tes narines. Tu me dis vraiment ça après m’avoir fait tout un sketch le premier soir ? Si la pique sonne acerbe dans ton esprit, tu n’en dis cependant rien. Vous n’y gagneriez rien à vous embrouiller maintenant, si ce n’est plus de problèmes encore à l’avenir. Alors, tu te tais et tu l’écoutes. Déblatérer ces vérités aux semblants de stupidités. Tu ne claquerais pas le porte, tu n’es pas comme ça. Enfin, tu crois ? Un éclat de doute traverse tes pensées un instant, te rappelant cette attitude de fuite que tu n’as de cesse d’user depuis cette lettre rose arrivée.

Peu importe.
On a pas le choix, oui.


Et ton myocarde qui cogne la cadence un coup plus fort quand tombe ce murmure au creux de tes tympans. T’es pas difficile à désirer, Chae-Rok. Tu déglutis, sentant aisément la chaleur qui s’installe doucement sur tes joues et dans ton bide. Un maigre instant seulement. Le suivant, tu cristallises le tout dans un cocon de glace éternel, ayant à coeur de refouler ce qui nait en ton sein. Dis pas des choses comme ça, s’il te plait. Dis pas ça.. Quand bien même tu le penserais, tais-toi simplement. C’est déjà assez compliqué de faire abstraction — en permanence — de cette attraction qui gravite autour de toi et m’attire irrémédiablement… Si tu savais la torture que c’est, depuis dix jours. De ne devoir toucher qu’avec les yeux — et encore ! De perpétuellement éviter ; de repenser à ce qu'il s’est passé et me dire que… Rien. Tout n’est que rien. Que je ne dois rien attendre — rien espérer. Mais après tout, qu’est-ce que j’espèrerais, hein ?

À quoi je peux bien penser…


Doucement, il se rapproche un peu plus de toi, grignotant petit à petit les centimètres. Inconsciemment, tu te recroquevilles légèrement tandis que lui te domine de part sa hauteur et son aura. Vos peaux s’effleurent ; se touchent — se brûlent au contant de vos hanches. À cette proximité indécente, ta respiration ralentie, devient plus profonde.

Pour s’arrêter les secondes d’après.
Tu as même peur que ton coeur ne batte plus jamais.

Car, si ses premiers mots ne te font pas vraiment réagir — seule cette caresse sur ton bras faisant se dresser tes poils — la suite, elle, ne te laisse pas de marbre. Quand il insiste, avec ce timbre de voix ; quand danse cette lueur embrasée avant qu’il ne ponctue le tout d’un « laisse-moi regarder »… Tu te sens vriller. Dans le bon, le mauvais sens ? tu ne sais pas. Ça crépite partout dans ton corps — à cette perspective qu’il te regarde.

C’est pas du jeu, penses-tu d’abord.

Toi, en tenue d’Adam alors qu’il lui restera, à lui, une partie de ses vêtements. Déglutissant, tu ne bouges pas dans un premier temps. Te contentant de le fixer, paupières plissées, une forme d’angoisse montante. Non pas que tu sois pudique — et de toute façon, il a déjà vu ton corps — mais plutôt car l’atmosphère entre vous ne te rend pas forcément à l’aise. D’autant plus pour tout ça. Serrant les dents, tu t’écartes d’un pas, tes tourmalines se dérobant. Tu t’imagines un instant te retourner vivement ; refuser. Lui cracher au visage, peut-être, qu’il a un sérieux problème — en témoigne sa manière d’agir avec toi et ce, depuis le premier jour ; la première rencontre. Tu es prêt à freiner des quatre fers, quand bien même le spectre de l’ordre devant être accompli ce soir si vous désirez éviter la prison plane au-dessus de vos têtes.

Tu es à deux doigts de faire ça, oui.
Lui dire non.

Quand, au détour d’un coup d’oeil, une pensée plus insidieuse t’a traversé l’esprit.

L’expression plus dure, presque revêche, tes pupilles se fixent un instant sur sa silhouette, tu inspires. Longuement, silencieusement. Pour lâcher d’une intonation mystérieuse un :

D’accord.

✨

Chae-Rok Asuka
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