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Un ciel bleu, s'étendant tel un océan, vide.
Le soleil, éclatant comme à son habitude.
Une main paume ouverte, venant se mettre entre eux.


Une jeune femme, sa propriétaire. Abattue par la chaleur et par la radiance de cette boule lumineuse. Affalée de tout son long sur un banc. Sa silhouette faisant face au ciel. Elle soupira à tort et à travers.

Comment en fut-elle arrivée là ? Que faisait-elle jusque-là ? Des questions qui n'arrêtaient pas de hanter l'esprit tourmenté de la blonde à cet instant. Tapant à plusieurs reprises le support en bois sous son corps de son poing, celle-ci essaya de se souvenir de leurs réponses. La chaleur lui serait-elle montée à la tête ou était-ce sa rage refoulée qui lui avait enfin grillé les méninges ? C'est en se levant de sa légère torpeur que la jeune fille eut l'idée de sortir un papier de la poche droite de son pantacourt. L'exposant juste devant ses mirettes ambrées, la batailleuse fronça des sourcils avant de ressentir une vive douleur dans les phalanges de sa main droite.

Inspectant sa mimine ayant tournée au vermillon, celle-ci se remémora les récents événements qui l'ont amené à cette situation. Elle avait sûrement, enfin assurément, tout sûr, demandé bien gentiment son chemin à de sympathiques personnes. Et bien entendu, un malentendu s'est produit, elles se sont expliquées pacifiquement, dans le calme. Puis, ça s'est terminé comme prévu, avec un semblant d'information en poche. Bref, elle en avait l'habitude depuis un moment de ce genre de scènes. Aucunement étrangère. Elle se contentera plus tard de lécher ses plaies telle une bête blessée. Une habitude comme une autre. La régression était impossible, inacceptable et, elle le savait que trop bien.

Sortant alors de ses songes et engouffrant la pièce à conviction dans l'emplacement postérieur gauche de son pantalon, la blonde vénitienne serra les poings tandis qu'elle prit la pose, présentant une attitude déterminée et enflammée aux yeux des passants. Il ne fut pas étrange de la dévisager à sa vue. Niveau de gêne qui monte d'un cran. Celle-ci se racla la gorge, prise sur le fait, avant de se mettre en route vers son objectif, les joues teintées de rose.


Ce ciel bleu, jonché de nuages blancs duveteux.
Le soleil, brillant vers l'ouest.
Un complexe immobilier, inébranlable et menaçant par son nombre d'étages.


La jeune Morita n'avait jamais rien de vu tel. Sa petite bourgade faisait pâle figure devant ce monstre imposant. Elle en eut le souffle coupé. Le cœur serré. Sa main droite accompagna ses pensées, se plaçant sur son point vital. Inspirant et expirant pour se rassurer, la campagnarde reprit petit à petit l'aplomb qu'elle eut perdu il y a peu. Elle devait se ressaisir. Elle ne devait pas faillir, même flancher n'était guère permis. Ne pensant pas une seule seconde à se débiner, la blonde pressa sa main, transformée en poing, contre sa poitrine, ses jambes avançant l'une devant l'autre. Sa silhouette disparaissant dans l'immeuble.

Elle eut l'impression d'entendre ses propres battements de cœur, au même rythme de l'écho de ses pas dans la cage d'escalier. L'étage, le numéro, tout était ancré dans son esprit. Tout ce chemin parcourt dans un seul et unique but. Une dernière marche. Un objectif fixé depuis qu'elle eut appris où il se terrait. Un dernier passage de porte. Pour rencontrer celui qu'elle faisait qu'imaginer. Une porte les séparant. Son géniteur biologique. Une plaque sur laquelle le nom "Ryuzoji" y était inscrit.

La boule au ventre. Était-ce un état comparable à la montée d'émotions qu'elle ressentit, étant aussi proche de son but ? La colère l'animerait-elle alors que l'une de ses mains se trouvait au dessus de la sonnette ? Est-ce que juste sonner saurait traduire ce sentiment ? Son corps parla de lui-même. L'index de sa main droite se mut jusqu'au bouton de la sonnette. Sa jumelle, quant à elle, vint s'abattre sous forme de poing sur la porte. Et cela à plusieurs reprises, jusqu'à ce que les lèvres de la batailleuse décident de faire de même, sous cette impulsion nouvelle.

« Bonjour, j'viens livrer un colis d'la part de Saori Morita pour Ryuzoji Yasutomo-san ! » annonça-t-elle sur un ton assez enjoué tandis qu'elle se retenait de mettre un coup de pied dans la porte, ne sachant guère comment agir autrement. Son poing gauche s'abattant continuellement sur la surface en bois. Sa paume droite tenant un papier froissé entre ses doigts, rougis par ses anciennes blessures. Ses agissements trahissant ses fausses intentions.

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C’était encore une journée de repos, et ça faisait du bien. Yasutomo Ryuzoji, chef de division de la police des mœurs, homme remarié, père de famille à ses heures perdues, individu presque modèle de la société néo-nippone, pouvait vaquer à ses occupations sans risquer d’être interrompu. Profitant tranquillement de cet appartement ultra-moderne et dessiné à la perfection, image idéale de ce qu’il s’était toujours représenté, à deux trois détails près, il avait un sourire au coin des lèvres. Depuis quelques mois, les choses allaient bien. Très bien. Comme s’il avait usé son mauvais karma pour ne plus trouver sur sa route que le meilleur des hasards. Il parait que la vie ne sourit qu’à ceux qui en font autant. Eh bien il était servi.

Regardant sa main, tandis qu’un rayon de soleil filtrait par la vitre entrouverte, et qu’il avait voulu éviter de l’avoir dans les yeux, le grand homme brun restait allongé sur son sofa. Il faisait tourner ses doigts, ses phalanges, observant et voyant qu’il n’avait pas de cicatrice ou blessure, pas de mal en vue. Seulement, il voyait ses lignes de vie, semblables à ce qu’elles avaient toujours été. Il détaillait ses articulations, encore puissantes et fermes à son âge. Il inspecta ses ongles, en silence. La lumière dans la tronche l’obligea à se redresser, allant jusqu’à tirer les rideaux pour rendre l’intérieur un peu plus opaque.

C’est finalement, et subitement, un bruit de sonnette qui le sortit de sa solitude. Echappant à ses pensées et à son manque d’occupation faisant tant de bien, il tourna assez vivement la tête vers l’entrée. Pour dire vrai, il n’avait jamais entendu le son de leur interphone ou de cet avertisseur sonore. Habitant ici depuis trop peu de temps, dans sa nouvelle situation, l’homme n’était pas familiarisé avec. Mais c’était bien là. C’était chez lui. Quelqu’un sonnait à son adresse. Se déplaçant alors tranquillement vers l’entrée, en direction de ce pallier suffisamment grand pour y ranger mille collections de chaussures et de vestes, il arriva devant la porte. Une voix était à peine perceptible au travers de la fermeture étanche et fortement blindée. Les logements de ce genre étaient quasi-inviolables, et Yasutomo n’était pas homme à vivre en-dessous de ses moyens. Il était d’une classe aisée et l’Incontestable leur avait évidemment donné une habitation de ce rang.

Ouvrant bientôt la porte de quelques centimètres, sans s’être donné la peine d’espionner par le judas numérique, il vit rapidement de quoi il retournait. Une chevelure blonde et pâle, des coups continus sur le bois. C’était soit une livreuse, comme semblait l’indiquer les propos, soit une gamine perdue, encore. Alors il n’hésita pas, continuant d’ouvrir suffisamment, à demi, puis presque intégralement, pour que sa carrure puisse tenir dans l’encadrement de la porte. Habillé d’un large marcel et d’un pantalon de jogging, en claquettes, l’homme n’était évidemment pas vêtu comme à son habitude. Il devait avoir les cheveux ébouriffés d’avoir un peu trop dormi, d’ailleurs.

« Hmmm… ? » commença t-il. « C’est pour quoi ? »

Il n’avait pas entendu les mots précédemment annoncés par la gamine, ou en partie seulement. Le nom qu’elle avait prononcé, qu’il avait certainement dans un coin de sa mémoire morte, ne lui était pas revenu à l’esprit. Au lieu de cela, il inspectait l’étrangère et s’étonna un peu de ne rien lui voir dans les mains. N’avait-il pas entendu parler de colis ? Alors c’était bien une petite qui s’était perdue. Quoi qu’en croisant son regard… Yasutomo eut une étrange impression. Non, il ne l’avait jamais vu. Mais elle ne lui semblait pas si inconnue. C’est pourquoi il la regarda encore, de haut en bas, de bas en haut, s’attardant là où il fallait pour tâcher de l’identifier. Trop jeune pour être une ancienne conquête, en tout cas. Il s’apprêtait donc à croiser les bras, la toisant de sa haute stature. Elle n’avait pas l’air dans son meilleur état.

Yasutomo Ryuzoji
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Cela faisait longtemps que tu n’avais pas frappé continuellement une surface aussi rigide que le bois de cette porte. Tes affolants battements de cœur retentissant dans tes poings rougis par cette violence matérielle. Cet obstacle te barrant la route. Alors que tu t’apprêtais à donner un autre assaut, comme si la porte avait esquivé ton coup de quelques centimètres, tu t’aperçus bien vite qu’elle fut entrouverte pour laisser apparaître un visage. Était-ce lui, celui que tu cherchais, souhaitait rencontrer, confronter ? Son imposante silhouette te faisant face, la porte alors quasiment, voire complètement ouverte.

Il te surplombait, toi la jeune femme haute comme trois pommes, enfin plutôt quatre ou cinq. L'inclinaison de ton cou s'adaptant à son intimidante carrure. Tu le jaugeas de toute sa hauteur, autant qu'il t'analysait lui-même, de la tête aux pieds. Toi, qui n'était pas venue pour disputer une simple bataille de regards avec lui, tu sentais que ton sang n'avait fait qu'un tour en voyant comment cet homme était alors fagoté. Ce n'est pas un problème de style, loin de là. Ce genre de sujet futile te passait bien au-dessus la tête. C'était surtout de la manière dont il était habillé. Relax, décontracté, la chevelure en pétard. Tu serras les poings, tes ongles rentrant en contact avec l'épiderme de tes paumes jusqu'ici blanches comme neige. Même le ton qu'il employa pour s'adresser à toi ne faisait qu'alimenter ta rage grandissante. Ta main gauche te démangeait de l'attraper par le col pour lui cracher ses quatre vérités, aussi nombreuses que cassantes. Mais tu n'en fis rien, te rappelant de ce que contenait ta droite, froissant l'intérieur aussi fortement.

Une impulsion de plus. Ce minime grain de folie te tiraillant. Tu te reculas donc de deux pas en arrière. Tu levas ton bras de toute sa longueur au dessus de ta caboche blonde, prenant alors une posture de lanceur en plein match de baseball. Tu en faisais toujours trop, et cela en pleins de gestes inutiles. Le ridicule ne tuait pas, encore moins toi. C'est là, Ichigo, que tu lui lanças ton projectile, la raison de ta venue, aussi fort que tu le pus. Tu ne pouvais pas te taire plus longtemps, prête à exploser.

« Alors comme ça, on s'est fait son p'tit cocon et on passe la meilleure de ses vies ? » commenças-tu à dire en te redressant, ton venin sur le bout de ta langue tandis que tu avais réussi à entrevoir une petite partie de son appartement. « Pendant que d'autres sont dans la merde jusqu'au cou, et s'font chier à survivre du mieux qu'ils peuvent ?! Ceux que t'as lâchement abandonné à leur sort ! » finis-tu par dire sèchement, ta main gauche s'abattant une nouvelle fois, cette fois sur le mur près de l'homme.

Même si le sang t'était monté à la tête et tu commençais à voir rouge, tu savais pertinemment qu'il ne saurait pas qui tu étais. On a toujours besoin de preuves dans la vie. Tu ne peux jamais rien prouver sans pièces à conviction concrètes. Tes cheveux et tes yeux. Même si ta mère était la plus commune des brunes, le physique était un bon moyen de recouvrir la mémoire. Tu voulais qu'il s'en souvienne et qu'il s'en morde les doigts, qu'il regrette d'avoir croisé ton chemin.

« Si mon visage te dit que dalle, peut-être que ça t'rappellera un truc ! » annonças-tu en retirant d'abord une de tes lentilles ambrées pour révéler le vert insipide de ton orbe. « Saori Morita, la femme que t'as laissé tomber, un gosse en route ! Grave bien ça dans ta mémoire, Ryuzoji Yasutomo ! » ta mimine droite soulevant l'arrière de tes cheveux, la partie que la teinture blonde n'avait pas réussi à atteindre. Une teinte brunâtre différant de la coloration de ta chevelure. Ton demi regard aussi déterminé, ardent le toisant avec une petite pointe de dédain.

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Si au fil des secondes, Yasutomo perdait son air ensommeillé et reprenait ses esprits, il allait avoir du mal à bien comprendre la scène de but en blanc. Pour cette fois, il aurait besoin que les choses aillent par quatre chemins et prennent leur temps pour s’exposer devant lui. Sinon, si cette gamine tenait vraiment à s’exprimer ainsi…
Le grand brun cligna des yeux et la lorgna longuement, ne pigeant pas vraiment ce qu’elle voulait ou ce qu’elle cherchait. Son expression n’était pas spécialement engageante et, à vrai dire, il doutait de plus en plus qu’elle puisse être une livreuse. Une fillette perdue, ça… c’était encore possible.

Aussi, s’il n’avait rien contre cette possibilité, il ne voyait néanmoins pas ce que cela pouvait avoir à faire avec lui. Certes, en tant qu’homme de l’ordre, il avait un petit rôle à jouer auprès des âmes en peine. Mais là… il ne voyait pas. Et puis les réactions qu’elle eut, qui s’ensuivirent, ne firent rien pour simplifier tout ça. La situation, déjà étonnante, allait devenir étrange. Un rien encombrante, même. Yasutomo n’avait aucune envie d’avoir ce genre de problème sur les épaules. Une gamine qui vient se défouler devant chez lui, comme ça, subitement ? Très peu pour lui. Tout ça n’avait pas de sens. Les mots qu’elle dirait en auraient encore moins.

Pourtant, il les entendit. Il les comprit, même. Cette petite pouvait paraître folle, agir et réagir comme si les choses n’avaient pas de sens, mais la réalité était qu’elle ne parlait pas autant au hasard que ça. Bien sûr, les attaques verbales tombèrent sur lui, d’une manière qu’il n’avait pas prévu ni imaginé avant ça. Elles lui firent plisser les yeux et le poussèrent à se méfier un peu plus. Sans pour autant reculer, il se prépara à n’importe quel acte de la part de cette inconnue. Ses yeux, furtivement, vérifièrent si personne d’autre ne se trouvait dans les environs. Mais la blonde était seule. Étrangement.

Il en vint à froncer les sourcils, la fixant un long moment, quand elle l’avait accusé. Mais le coup le plus rude vint quand elle s’évertua à vouloir prononcer un nom. Ce nom, il l’avait déjà entendu et probablement même prononcé. Et cette couleur d’yeux… ces cheveux qu’elle lui montrait… non. Désolé, mais non.
C’est ce qu’il aurait pu dire. Il avait d’ailleurs failli secouer la tête négativement, pinçant des lèvres pour affirmer son rejet de cette supposition. Sauf qu’elle semblait y croire, cette bougresse. Et puis, il connaissait Saori, très certainement. Il l’avait côtoyé, il se souvenait plutôt bien de qui elle était mais… non. Encore non.

Alors n’en pouvant plus de cette scène, qui pourtant n’avait pas duré une minute, il sentit qu’un rire montait et qu’il ne pourrait le contenir. Un ricanement nerveux sortit doucement mais sûrement de sa gorge, pour l’animer d’un spasme coutumier et reconnaissable. Il riait véritablement de ce qui, elle, paraissait l’enrager. Son souffle se perdait en des preuves irréfutables d’un amusement sincère. Yasutomo se tint à sa porte pour rire, non pas à se bidonner, mais à exprimer l’absurdité de la situation qu’elle lui exposait.

« Non… tu dois te tromper, gamine. »

Il soufflait encore du nez, d’une manière cherchant à camoufler un minimum le caractère bien trop drôle et ridicule des accusations. Elle n’était pas allée suffisamment loin pour le faire enrager à son tour ou pour le mener face à un mur. Le policier se sentait plutôt tel une victime de caméra cachée. Il en arrivait enfin à secouer la tête pour accompagner ses mots.

« Je ne sais pas comment tu as eu mon nom, mais il y a bien trop peu de liens à faire entre moi et cette Saori Morita pour imaginer qu’elle ait pu être enceinte... »

Instinctivement, il baissa les yeux sur la blonde, comme s’il avait s’agit d’elle, quand il parlait de gestation. Sauf que non. Bientôt, il revint à ses yeux. Il plissa les siens, moitié pour les voir, moitié pour se demander à quoi bon porter de telles lentilles.

« Si tu as un père, il n’habite pas ici, soit en sûre... »

Il y avait encore un sourire sur ses traits, et son visage en partie déformé avait une expression encore plus enjouée, de par la cicatrice qui le barrait. Yasutomo regarda cette apparition un moment, ses traits, ses cheveux, ses épaules, ses mains… mais il était convaincu qu’elle faisait fausse route. Il n’avait strictement rien à lui apporter.
Yasutomo Ryuzoji
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Il osait nier tout en bloc. Tu étais sans doute très naïve, Ichigo. Tu pensais vraiment qu'il allait te croire aussi facilement ? Toi, la sauvage venue de nulle part, apparue sans crier garde ? Tu n'en crus pas tes oreilles. Ta colère descendit d'un cran. As-tu été déstabilisée par son refus ? Sa fermeture d'esprit. Tu remis tes artifices à leur place initiale, ta lentille ambrée sur ton vert, ta main gauche retombant le long de ton corps. Tous tes gestes pourraient laisser penser que tu avais abandonné, que tu avais jeté l'éponge. Alors là, pas du tout. Tu ne t'étais pas encore avouée vaincue. Tu finis par l'imiter, un sourire se formant sur ton visage, un petit rictus moqueur l'accompagnant. Il n'allait pas s'en tirer comme ça.

Tandis que tu commençais à t'agenouiller devant lui, tes genoux fléchis, tu ramassas la boule de papier qui était tombée à ses pieds. Celle que tu avais jeté précédemment dans ton impulsivité. Tu te relevas, l'air triomphant, tout en défroissant subtilement la feuille avant de lui exposer la face écrite.

« Si t'es pas mon daron, alors pourquoi est-ce qu'on m'aurait donné bêtement tes coordonnées avant que j'arrive à Tokyo ? » le questionnas-tu, ton sourire carnassier se grandissant dans ton excès de confiance. Tu pensais que cette preuve était irréfutable. Qu'il ne pourrait pas la tordre à sa convenance. Mais au cas où, tu l'avais prise en photo sur ton smartphone. Il valait mieux être prévoyante quand on avait ce genre d'informations entre ses mains. « J'suis venue, seule, sans que okan soit au jus parce que j'veux pas qu'elle soit blessée par ma faute. » avouas-tu calmement tout en gardant le papier entre tes doigts. Tu continuas à parler sans faiblir. « Okan a bien été mise en cloque et elle a accouché le 16 août 2091, ma date de naissance. » Tu restas forte, jusqu'à ce que tu finisses par terminer ta tirade.

« "Gamine" ? J'vais avoir 23 piges en août ! J'suis une adulte, le vieux ! » déclaras-tu fermement sur un ton provocateur, ton sourire toujours sur tes lèvres. Tu étais convaincue d'avoir raison. Il t'avait déclaré la guerre dès le moment où cet homme avait esquissé un rire. Tu as relevé le défi avec plaisir. Tel David contre Goliath, toi la p'tite, tu étais déterminée à gagner contre ce géant. « C'est qui qui s'trompe maintenant ? » ajoutas-tu d'un ton quelque peu amusé, tout en remuant le papier devant toi.

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Il y avait de quoi observer, après les mots qu’avait lâché Yasutomo, à l’attention de cette fausse livreuse. Entre l’excitation précédente, l’assurance qu’elle démontrait, et ces agissements destinés à lui faire comprendre le lien physique entre son passé et le présent, le policier avait vu les changements opérer. Mais il n’était cependant pas certain qu’une demi-victoire marque la fin de l’affrontement, puisqu’un apaisement si modeste n’augurait rien de bon. D’ailleurs, ce soupçon ne tarda pas à se confirmer, alors qu’elle avait le papier dans les mains. À dire vrai, il avait d’abord pensé qu’elle allait s’en servir comme projectile pour le lui envoyer dans la tronche. Mais non. Enfin si, littéralement. C’était plus un bouclier qu’une arme, tel qu’elle l’utilisait. Un peu comme un sort magique. Il devait donc se sentir toujours parce que son nom figurait là ?

« Hmmm... »

Avait-il commencé à grogner, songeant à la riposte la plus adéquate. Sauf qu’elle en rajoutait et ne comptait pas en rester là. Elle voulait donc véritablement que ce soit vrai ? Qu’il soit son foutu père ? Yasutomo cligna des yeux, croisa les bras et demeura dans l’encadrement de la porte. Toujours en vêtements plus ou moins de nuit, il regarda la blonde de la tête aux pieds.

« En quatre-vingt-onze… » dit-il en fronçant les sourcils. « Je ne veux pas te paraître indélicat, ma petite... »

Il s’arrêta, parce qu’il n’allait pas deux fois la provoquer sur le physique, juste parce qu’elle était une jeune femme et lui un grand brun plus costaud. Levant donc les yeux au plafond, il souffla.

« Ta mère, même si j’avais couché avec, nous étions encore bien jeunes à l’époque. Et puis sûrement qu’elle n’a pas vu que moi passer par là. »

En finissant par ces mots, l’homme des forces de l’ordre la regarda bien dans les yeux. Insistant, il soutint son regard durement, jusqu’à ce qu’il lui faille cligner des yeux pour approcher d’un ou deux pas. Il tendit la main pour obtenir le papier.

« Ils ont du se gourer, de toute façon. C’est pas moi qui suis derrière tout ça, blondinette. T’es bien mignonne, mais je suis marié et j’ai une vraie fille qui vit ici. Alors... »

Penchant la tête sur le côté, pour la regarder d’un air qui masquait à peine son ennui, le japonais hausse vaguement les épaules. Qu’est-ce qu’elle allait faire, avec tout ça ? C’était bien beau, mais faire revenir la progéniture d’une femme qu’il n’avait plus vu depuis justement vingt-trois ans, c’était quand même un peu fort. Il avait effectivement eu une gamine hors mariage, mais ce n’était définitivement pas elle. Jamais il n’avait été contacté ou quoi que ce soit par cette Saori-là. Pas depuis des lustres. Et c’est encore après cette vague histoire, qui n’avait jamais mené bien loin, qu’il avait rencontré celle qui devait rester au centre de son existence pendant de nombreuses années. Ce que l’inconnue lui chantait là était… presque invraisemblable. Devait-il lui demander son prénom et se montrer un rien aimable malgré tout ? Ça devait être indiqué sur le papier. En tout cas, ça ne l’avancerait pas à grand-chose. Il ne voyait pas comment se sortir de cette situation sans l’envoyer paître, au final.
Yasutomo Ryuzoji
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Il voulait donc que tu lui remettes la feuille que tu tenais du bout de tes doigts. Que comptait-il en faire ? Te montrer encore une fois que tu avançais ne valait rien ? Une arme pour mieux te renier ? Tu hésitais à lui céder l'une de tes seules preuves. Mais quelque part, cela passerait bien en ton avantage qu'il ait le plus d'informations possibles. Des informations que tu pourras utiliser contre lui. Ses remarques n'étaient pas entrées dans l'oreille d'une sourde. Tu les écoutais bien attentivement, chacune d'entre-elles. Tu savais quoi répondre. Tu ne manquais pas de répondant. Tu étais bien trop déterminée pour lâcher l'affaire. Le fait qu'il s'adressait à toi, en continuant de te lancer des piques par rapport à ton âge, commençait à te taper sur les nerfs. Cela te démangeait de lui faire la remarque, de la lui balancer en pleine face, mais tu voulais éviter, pour une fois, que cela passe en discussion aux poings.

« J'en sais rien si ma mère s'est fait d'autres mecs mais, c'que j'sais, c'est qu'elle a toujours attendu l'homme qu'elle a toujours aimé depuis des années... J'étais trop jeune pour me rappeler si elle a mentionné ton nom. » avouas-tu, un bras derrière ta tête blonde, avant de le toiser du regard. « Mais je me souviens, par contre, d'sa tristesse à chaque fois qu'elle pensait à lui. » continuas-tu sans flancher. Le bonheur de ta mère, c'est tout ce qui t'importait. Qui avait été à ses côtés pendant toutes ses années pour essayer de soulager sa solitude, son chagrin ? C'était toi. L'enfant d'une relation sans lendemain, mais la fille de ta okan. La seule et unique, Ichigo.

« J'm'en bats les reins, tu fais c'que tu veux d'ta vie. J'compte pas m'immiscer dans ton présent, construit par ce système à la c*n. J'veux pas non plus reconnaître qu'on partage l'même sang... » t'arrêtas-tu pour soupirer un bon coup avant de te redresser et de le fixer droit dans les yeux. « ...tu peux me renier la moi, ici présente, mais pas mon existence. J'veux juste que tu saches que j'existe et que tu t'en mordes les doigts. » Dis-tu, déterminée.

Tu ramenas la feuille vers toi pour la plier et enfin, pour la déposer sur la main tendue par le grand brun. « Tu peux la prendre, c'est pas comme si ça me servait à grand chose. Même si c'était la vraie piste qui m'a mené à toi. Si tu ne me crois pas, ça n'vaut plus rien. » avais-tu ajouté en haussant les épaules à ton tour. Tu ne voyais plus l'intérêt de rester là à débattre avec un vieux sceptique mais tu allais au moins le laisser lire la feuille s'il le souhaitait. Tu n'avais pas le pouvoir de forcer tes pensées sur les gens après tout. Même si au fond de toi, tu ne voulais pas abandonner. Pour ta okan.

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Il ne fallut pas longtemps à Yasutomo pour se saisir de la feuille en question, une fois qu’Ichigo lui eut donné l’autorisation. Étonnamment, il avait attendu qu’elle veuille bien, comme s’il avait eu peur de la froisser plus encore. Peut-être qu’il était un rien désolé, dans le fond, de ne pouvoir donner suite à ses dires. Il arqua néanmoins un sourcil, tout en lisant, quand elle affirma être là pour qu’il regrette. Était-ce vraiment là son désir ? Drôle de but dans la vie, en ce cas.
Ne prêtant plus attention à elle, l’espace de quelques secondes, puisqu’il détaillait la feuille, le grand brun se demandait pourquoi son nom figurait sur ce fichu papier. Saori l’avait-elle identifié, alors que leur bien courte histoire remontait aussi loin ? Il était un gamin, à l’époque, et c’est à peine s’ils s’étaient côtoyé d’assez près pour avoir échangé un baiser ou partagé une même couche. Alors, de là à concevoir une petite blonde comme celle ici-présente… était-elle le résultat d’un one-shot ? Sa mère ne pouvait décemment pas le considérer comme l’amour de sa vie, quoi qu’il en soit. C’eut été illogique et même assez pathétique. Ils avaient quinze ans, en deux mil quatre-vingt-dix…

Restant un moment plongé dans les signes qui parcouraient le document, Yasutomo finit par relever les yeux vers cette grande enfant qui s’était enfin tut. Maintenant, elle n’avait plus l’air aussi agressive qu’avant, ni même très sûre. Au fond, sans doute bouillonnait-elle encore, mais il semblait plus vraisemblable que le policier ait refroidi ses ardeurs. Aussi, il plia le papier en deux, puis en quatre, et le garda à la main.

« Bon... » commença t-il, en la scrutant longuement, encore de la tête aux pieds, comme s’il l’évaluait. 

Il n’avait pas grand-chose à faire pour elle, mais cette affaire était un peu triste, au final. Il en soupira encore, baissant les yeux au sol, devant ses propres pieds, se remémorant sa tenue par la même occasion, et le contexte dans lequel ils se trouvaient. Sans un mot, tout d’abord, Yasutomo s’écarta, de profil, pour ouvrir la porte plus en grand et laisser la place à la blonde de passer.

« Viens. Si tu veux manger un morceau ou boire quelque chose. C’est peu de chose, mais je ne vais pas laisser la fille d’une vieille amie rester sur le palier, hmm ? »

Il la toisa encore, la dominant encore de toute sa taille, mais dépendant d’elle pour la suite des évènements. Ce n’était pas son allure la plus présentable et elle venait le cueillir dans un moment de tranquillité. Pour une fois, il avait du temps absolument libre et avait décidé de le consacrer à ne rien faire. C’était donc bien rare qu’il soit ainsi, dans cette posture. Elle avait eu de la chance de le trouver là et que quelqu’un lui ouvre. Aussi, si elle acceptait sa proposition, elle verrait combien son logement était bien et qu’il n’en était pas encore à se mordre les doigts. Là n’était pas l’idée, mais…

« Et tu vas peut-être me dire pourquoi ton existence semble si problématique. Je ne suis quand même pas aussi odieux et malsain que ce papier et toutes les histoires avec lesquelles tu as été bercée t’ont fait croire. »

D’ailleurs, parlaient-elles de lui, toutes ces choses ? Son nom était effectivement apparu une fois, mais qu’est-ce que cela signifiait ? Il y avait des détails à éclaircir, ou à jeter au feu pour les oublier à jamais. Dans sa grande mansuétude, il attendit donc qu’elle passe, si l’envie lui en disait. Et puis, son statut pouvait peut-être servir. Si elle était vraiment mal dans sa vie et qu’il existait des causes qu’il puisse corriger… À voir.
Yasutomo Ryuzoji
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