Just Married
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— Just Married —

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Let's see who barks the loudest

Un ciel bleu, s'étendant tel un océan, vide.
Le soleil, éclatant comme à son habitude.
Une main paume ouverte, venant se mettre entre eux.


Une jeune femme, sa propriétaire. Abattue par la chaleur et par la radiance de cette boule lumineuse. Affalée de tout son long sur un banc. Sa silhouette faisant face au ciel. Elle soupira à tort et à travers.

Comment en fut-elle arrivée là ? Que faisait-elle jusque-là ? Des questions qui n'arrêtaient pas de hanter l'esprit tourmenté de la blonde à cet instant. Tapant à plusieurs reprises le support en bois sous son corps de son poing, celle-ci essaya de se souvenir de leurs réponses. La chaleur lui serait-elle montée à la tête ou était-ce sa rage refoulée qui lui avait enfin grillé les méninges ? C'est en se levant de sa légère torpeur que la jeune fille eut l'idée de sortir un papier de la poche droite de son pantacourt. L'exposant juste devant ses mirettes ambrées, la batailleuse fronça des sourcils avant de ressentir une vive douleur dans les phalanges de sa main droite.

Inspectant sa mimine ayant tournée au vermillon, celle-ci se remémora les récents événements qui l'ont amené à cette situation. Elle avait sûrement, enfin assurément, tout sûr, demandé bien gentiment son chemin à de sympathiques personnes. Et bien entendu, un malentendu s'est produit, elles se sont expliquées pacifiquement, dans le calme. Puis, ça s'est terminé comme prévu, avec un semblant d'information en poche. Bref, elle en avait l'habitude depuis un moment de ce genre de scènes. Aucunement étrangère. Elle se contentera plus tard de lécher ses plaies telle une bête blessée. Une habitude comme une autre. La régression était impossible, inacceptable et, elle le savait que trop bien.

Sortant alors de ses songes et engouffrant la pièce à conviction dans l'emplacement postérieur gauche de son pantalon, la blonde vénitienne serra les poings tandis qu'elle prit la pose, présentant une attitude déterminée et enflammée aux yeux des passants. Il ne fut pas étrange de la dévisager à sa vue. Niveau de gêne qui monte d'un cran. Celle-ci se racla la gorge, prise sur le fait, avant de se mettre en route vers son objectif, les joues teintées de rose.


Ce ciel bleu, jonché de nuages blancs duveteux.
Le soleil, brillant vers l'ouest.
Un complexe immobilier, inébranlable et menaçant par son nombre d'étages.


La jeune Morita n'avait jamais rien de vu tel. Sa petite bourgade faisait pâle figure devant ce monstre imposant. Elle en eut le souffle coupé. Le cœur serré. Sa main droite accompagna ses pensées, se plaçant sur son point vital. Inspirant et expirant pour se rassurer, la campagnarde reprit petit à petit l'aplomb qu'elle eut perdu il y a peu. Elle devait se ressaisir. Elle ne devait pas faillir, même flancher n'était guère permis. Ne pensant pas une seule seconde à se débiner, la blonde pressa sa main, transformée en poing, contre sa poitrine, ses jambes avançant l'une devant l'autre. Sa silhouette disparaissant dans l'immeuble.

Elle eut l'impression d'entendre ses propres battements de cœur, au même rythme de l'écho de ses pas dans la cage d'escalier. L'étage, le numéro, tout était ancré dans son esprit. Tout ce chemin parcourt dans un seul et unique but. Une dernière marche. Un objectif fixé depuis qu'elle eut appris où il se terrait. Un dernier passage de porte. Pour rencontrer celui qu'elle faisait qu'imaginer. Une porte les séparant. Son géniteur biologique. Une plaque sur laquelle le nom "Ryuzoji" y était inscrit.

La boule au ventre. Était-ce un état comparable à la montée d'émotions qu'elle ressentit, étant aussi proche de son but ? La colère l'animerait-elle alors que l'une de ses mains se trouvait au dessus de la sonnette ? Est-ce que juste sonner saurait traduire ce sentiment ? Son corps parla de lui-même. L'index de sa main droite se mut jusqu'au bouton de la sonnette. Sa jumelle, quant à elle, vint s'abattre sous forme de poing sur la porte. Et cela à plusieurs reprises, jusqu'à ce que les lèvres de la batailleuse décident de faire de même, sous cette impulsion nouvelle.

- "Bonjour, j'viens livrer un colis d'la part de Saori Morita pour Ryuzoji Yasutomo-san !" annonça-t-elle sur un ton assez enjoué tandis qu'elle se retenait de mettre un coup de pied dans la porte, ne sachant guère comment agir autrement. Son poing gauche s'abattant continuellement sur la surface en bois. Sa paume droite tenant un papier froissé entre ses doigts, rougis par ses anciennes blessures. Ses agissements trahissant ses fausses intentions.

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C’était encore une journée de repos, et ça faisait du bien. Yasutomo Ryuzoji, chef de division de la police des mœurs, homme remarié, père de famille à ses heures perdues, individu presque modèle de la société néo-nippone, pouvait vaquer à ses occupations sans risquer d’être interrompu. Profitant tranquillement de cet appartement ultra-moderne et dessiné à la perfection, image idéale de ce qu’il s’était toujours représenté, à deux trois détails près, il avait un sourire au coin des lèvres. Depuis quelques mois, les choses allaient bien. Très bien. Comme s’il avait usé son mauvais karma pour ne plus trouver sur sa route que le meilleur des hasards. Il parait que la vie ne sourit qu’à ceux qui en font autant. Eh bien il était servi.

Regardant sa main, tandis qu’un rayon de soleil filtrait par la vitre entrouverte, et qu’il avait voulu éviter de l’avoir dans les yeux, le grand homme brun restait allongé sur son sofa. Il faisait tourner ses doigts, ses phalanges, observant et voyant qu’il n’avait pas de cicatrice ou blessure, pas de mal en vue. Seulement, il voyait ses lignes de vie, semblables à ce qu’elles avaient toujours été. Il détaillait ses articulations, encore puissantes et fermes à son âge. Il inspecta ses ongles, en silence. La lumière dans la tronche l’obligea à se redresser, allant jusqu’à tirer les rideaux pour rendre l’intérieur un peu plus opaque.

C’est finalement, et subitement, un bruit de sonnette qui le sortit de sa solitude. Echappant à ses pensées et à son manque d’occupation faisant tant de bien, il tourna assez vivement la tête vers l’entrée. Pour dire vrai, il n’avait jamais entendu le son de leur interphone ou de cet avertisseur sonore. Habitant ici depuis trop peu de temps, dans sa nouvelle situation, l’homme n’était pas familiarisé avec. Mais c’était bien là. C’était chez lui. Quelqu’un sonnait à son adresse. Se déplaçant alors tranquillement vers l’entrée, en direction de ce pallier suffisamment grand pour y ranger mille collections de chaussures et de vestes, il arriva devant la porte. Une voix était à peine perceptible au travers de la fermeture étanche et fortement blindée. Les logements de ce genre étaient quasi-inviolables, et Yasutomo n’était pas homme à vivre en-dessous de ses moyens. Il était d’une classe aisée et l’Incontestable leur avait évidemment donné une habitation de ce rang.

Ouvrant bientôt la porte de quelques centimètres, sans s’être donné la peine d’espionner par le judas numérique, il vit rapidement de quoi il retournait. Une chevelure blonde et pâle, des coups continus sur le bois. C’était soit une livreuse, comme semblait l’indiquer les propos, soit une gamine perdue, encore. Alors il n’hésita pas, continuant d’ouvrir suffisamment, à demi, puis presque intégralement, pour que sa carrure puisse tenir dans l’encadrement de la porte. Habillé d’un large marcel et d’un pantalon de jogging, en claquettes, l’homme n’était évidemment pas vêtu comme à son habitude. Il devait avoir les cheveux ébouriffés d’avoir un peu trop dormi, d’ailleurs.

« Hmmm… ? » commença t-il. « C’est pour quoi ? »

Il n’avait pas entendu les mots précédemment annoncés par la gamine, ou en partie seulement. Le nom qu’elle avait prononcé, qu’il avait certainement dans un coin de sa mémoire morte, ne lui était pas revenu à l’esprit. Au lieu de cela, il inspectait l’étrangère et s’étonna un peu de ne rien lui voir dans les mains. N’avait-il pas entendu parler de colis ? Alors c’était bien une petite qui s’était perdue. Quoi qu’en croisant son regard… Yasutomo eut une étrange impression. Non, il ne l’avait jamais vu. Mais elle ne lui semblait pas si inconnue. C’est pourquoi il la regarda encore, de haut en bas, de bas en haut, s’attardant là où il fallait pour tâcher de l’identifier. Trop jeune pour être une ancienne conquête, en tout cas. Il s’apprêtait donc à croiser les bras, la toisant de sa haute stature. Elle n’avait pas l’air dans son meilleur état.

Yasutomo Ryuzoji
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