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Quelques heures s'étaient écoulées, depuis que la nouvelle avait été annoncée. Le soleil tendait faiblement le bout de son nez et malgré sa fin de soirée mouvementée, le sommeil avait été compliqué à trouver pour la jeune serveuse. Sa vie avait pris un tournant décisif, qu'elle n'avait su contrôler. Après avoir raccompagné son cher et tendre à sa porte de hall, elle s'était empressée de lire le contenu de cette petite enveloppe rose, cachée entre quelques publicités sans grand intérêt. Puis, ce fut un deuxième coup de massue qui lui tomba sur la tête. Si elle s'était permise de douter au début de sa soirée les propos de son futur époux, elle avait bien eu la confirmation dans ses mains qu'il ne s'agissait pas là d'un mauvais tour. Alice Hayakawa avait définitivement pris le nom de Yasutomo, devenant à son tour une Ryuzoji, sans même savoir le fond de cet homme. Bien sûr, elle avait appris à le connaître du moins de surface, découvrant ainsi certains détails de sa vie antérieure... et malgré cet air faussement menaçant, sa galanterie ainsi que sa tendance à jouer avec les mots, elle avait tout même eut du mal à digérer les informations en une nuit. Elle avait été mariée, et à présent, elle allait emménager avec lui, quittant le cocon qu'elle s'était créé après avoir pris son indépendance, loin de la toxicité de sa famille.

Ravalant sa fierté et surtout, incapable de fermer l'œil de la nuit, elle s'était hâtée afin de préparer les quelques cartons qui l'accompagneraient dans cette nouvelle aventure qu'était la vie en concubinage. Ainsi, elle avait été prête à décoller à l'aube. Doutant sur l'état de Yasutomo, elle lui avait tout de même envoyé un message, précisant qui elle était puisque c'était bien la première fois qu'ils devaient communiquer par sms. Ce dernier lui ayant cédé à maintes reprises sa carte de visite, elle n'avait pas eu de mal à trouver ses coordonnées. Il serait donc prévenu tôt ou tard, qu'il soit encore plongé dans son sommeil ou non.

Par la suite, tout s'était enchaîné. Elle avait à peine eu le temps de prendre soin d'elle. Prendre ses marques dans ce nouvel environnement qu'était son nouvel appartement, sa nouvelle vie. Les premières heures avaient été froides et cassantes, et à la façon d'un petit animal sauvage, il avait fallu du temps pour qu'Alice ne se laisse de nouveau approcher par son mari. La première nuit fut des plus agitées. Incapable de trouver un sommeil reposant, elle n'avait cessé de rester sur ses gardes, malgré le respect qu'avait toujours eu Yasutomo envers elle. Dormir avec un homme était toujours risqué et n'importe quelle femme le savait... et malgré le fait qu'il n'ait jamais eu de geste réellement de
déplacé à son égard ne faisait pas de lui un homme sans pensées néfastes.

Au bout du troisième jour dans ce nouveau lieu de vie, une vingtaine de cartons déballés, le couple Ryuzoji avait enfin pu souffler. Plus ou moins. Puisqu'être marié signifiait aux yeux de l'Etat "vie guidée via le moniteur de la salle à manger", ils avaient déjà du échanger un premier baiser, comme tout couple sous l'autorité du gouvernement. Alice avait du ravaler sa fierté du mieux qu'elle avait pu. Certes, ce n'était pas un premier baiser et rencontrer les lèvres de son époux ne la dérangeait pas plus que ça, - et ce malgré l'imposante cicatrice qui barrait son visage - cependant obéir aux  règles de ce système défaillant la rendait folle. Et ce n'était que le début.

C'était donc d'humeur tendue, qu'elle avait repris son travail de serveuse, mimant un visage radieux alors que tous ses collègues la félicitaient de son union ainsi que de son déménagement. Sans y donner grande importance, elle avait terminé sa journée dans le plus grand des calmes. Préférant trainer un instant dehors plutôt que de rentrer l'endroit où elle était censée vivre, elle avait pris un peu de repos dans un petit parc, une boisson fraîche à la main. Songeuse, elle s'était demandé si cette vie finirait par lui convenir. Probablement pas. Enfin bon, que pouvait elle y faire ? La jeune serveuse était contre le gouvernement mais elle avait l'intelligence de se taire pour s'éviter les foudres d'un pays tout entier.

Il devait être pas loin de onze heures du soir, lorsqu'elle franchit finalement le palier de son nouveau logement. Elle ignorait si son époux était lui aussi rentré du travail ou non et pour être honnête, elle s'en fichait pas mal. Elle prit la direction de la salle de bain ou elle put se détendre un tant soit peu sous le jet d'eau chaude. Puis, finalement vêtue d'un short et d'un bon t-shirt large, elle s'était cuisiné un petit quelque chose, avant d'entendre la porte d'entrée s'ouvrir. Le voilà. Son mari était rentré de sa journée. Décidément, son métier de chef des meurs ne devait pas être de tout repos. C'était ce qu'elle s'était dit, et, prise de pitié, elle se pencha un peu pour l'apercevoir dans l'entrée, en train de retirer ses chaussures, tandis qu'elle haussait le ton.

- Bonsoir. Dure journée j'imagine. Je suis en train de me faire des spaghettis à la bolo. J'ajoute ta part à la mienne ?

Yasutomo était un homme relativement occupé, tout comme Alice, et le fait qu'ils ne se croisent qu'en début et fin de journée, leur permettait probablement de mieux s'entendre. Elle ignorait cependant comment se déroulerait un week-end à ses côtés, lui qui de nature provocatrice, s'amusait à la faire tourner en rond. Elle savait néanmoins se défendre et s'il le fallait, elle répliquerait. Enfin, l'heure n'était pas aux chamailleries. Détendue, elle espérait même pouvoir passer une soirée tranquille, un bol de pâtes devant la télévision, quoi qu'elle doutait fort de la tolérance du policier, qui préférerait sans doute un dîner classique, autour d'une table. Enfin, ils n'étaient pas non plus obligés de partager un repas ensemble, si ? Rien ne les obligeait et Alice aimait aussi profiter de ses moments de solitude où elle se retrouvait, elle et ses pensées.

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Alice Ryuzoji
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Vivre ensemble. Voilà où ils en étaient. Manger ensemble, dormir ensemble, passer du temps ensemble. C’était ce qu’avait décidé l’Incontestable et ce n’était pas si mal. Peut-être que Yasutomo en avait eu marre de la solitude et que c’était mieux ainsi. Il ne s’était jamais vraiment penché sur le côté « acceptation » de la jeune femme, qui aurait sûrement rêvé à mieux et un peu plus adéquat avec son plan de vie. Mais leur sort semblait scellé. Le presque-quarantenaire et cette demoiselle allaient faire un bout de chemin ensemble. Court ou long, il serait en tout cas bien mouvementé, d’après lui. Parce que ça n’était jamais facile, finalement, de voir l’existence soudainement remise en question dans ses formes les plus élémentaires. C’était quasiment un retour à la case départ et un défi pour chacun d’entre eux. Le grand brun y était préparé. La blonde… sans doute moins.

Ce soir-là, en tout cas, il rentra tard. Le boulot était fort animé, ces derniers temps, avec quelques cas bien corsés et loin de l’amuser. Donc il accumulait les heures sup’, tout en sachant qu’elle faisaient partie de sa vie, tout simplement. Il laissait les aiguilles tourner sur le cadran de sa montre à l’ancienne – vestige d’un temps qu’il n’avait pas connu mais dont l’esthétique l’attirait bien plus que le moderne – et travaillait sans relâche, passant de la paperasse au terrain, et inversement. Il était donc rentré un peu avant minuit, ce présent-soir, un rien maussade et fatigué, mais pas mécontent de passer le seuil.

Demeurant dans l’entrée durant quelques minutes, pour enlever sa veste et ses chaussures notamment, il écouta et perçu la présence de sa femme, de l’autre côté de l’appartement. S’ils avaient suffisamment de place pour vivre tranquillement, sans se marcher dessus, ce n’est pas pour autant qu’ils avaient un manoir. En levant les yeux, il croisa finalement ceux d’Alice. Quelques secondes lui furent nécessaires pour répondre et acquiescer, d’un hochement de tête. Comme ce n’était peut-être pas suffisant, il entre bientôt dans leur espace commun. Les bruits de cuisson se faisaient doucement entendre.

« Avec plaisir. Je ne saurais refuser un plat de ma douce et délicieuse femme. »

Yasutomo vint tourner autour de la table et des plaques de cuisson, approchant suffisamment de cette même douce et délicieuse femme pour passer une main dans sa nuque, soulevant délicatement ses cheveux en y passant ses doigts. Il approcha d’ailleurs son nez pour humer la chevelure de cette dernière, les yeux clos un instant.

« Je te laisse me servir à table. J’ai quelques dossiers à traiter. »

Il s’éloigna finalement, après ces recommandations qu’il sentait correspondre tout à faire à ce dont il avait besoin, et s’éloigna, non sans lui mettre une légère tape dans le bas du dos, sur la cambrure de ses reines, près de ses fesses, ce qui ressemblait davantage à une caresse. Le chef de la police s’éloigna subtilement, rejoignant son bureau pour y trouver les dossiers précédemment nommés. Il les regarda un temps, en lisant les titres, les noms, les sujets. Finalement, en sélectionnant quelques uns, l’homme traversa la pièce principale de nouveau, pour venir s’installer sur la table haute du salon. Une fois là, il commença à les ouvrir, les détailla, et à traiter divers documents qu’il avait sous les yeux. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il se trouva que la table fut complètement recouverte de rapports, de photographies, et de tout ce qui constituait son quotidien. Fort heureusement, après toutes ces heures de boulot, Yasutomo avait encore un peu de temps libre à rogner pour ces activités professionnelles...
Yasutomo Ryuzoji
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Alice avait toujours eu du mal avec le toucher des autres contre elle. Etre touchée ne lui plaisait que très rarement et depuis que l'Incontestable avait décrété qu'elle ne serait admise qu'aux côtés du policier, il fallait bien qu'elle ravale sa fierté. Ce n'était pas la première fois qu'elle le laissait l'effleurer de toute manière et maintenant qu'ils étaient bloqués jusqu'à la fin de leurs jours, il fallait bien apprendre à s'apprécier, à vivre ensemble et à tolérer les caprices de l'un comme de l'autre. Alors, la serveuse avait pris sur elle. Les gestes de l'homme restaient dans la grande majorité tendres alors elle ne bronchait pas, laissant simplement un frisson parcourir sa colonne vertébrale lorsque son souffle, un peu trop près, rebondissait sur sa peau. Yasutomo avait quelque chose de réconfortant. Il était grand, intimidant mais bon dans le fond, et elle supposait qu'en cas de problème, il la défendrait. Après tout, il en avait bien le devoir maintenant qu'il était son époux.

- Douce et délicieuse mh ? Je te trouve bien optimiste.

Un sourire ironique au coin des lèvres, elle ne leva cependant aucunement les yeux de son plat, occupée à faire mijoter la sauce tomate qui accompagnerait les spaghettis cuisant dans la casserole voisine. Elle entendit simplement son ainé revenir plus tard, s'installant plus loin, à table convenu. Elle bascula un peu sur elle même, de sorte à se retrouver de biais et ainsi, pouvoir apercevoir son mari. Il était là, assis, concentré, et pendant quelques instants, elle éprouva une sorte de pitié pour lui. Yasutomo était rentré tard, et même chez lui, il n'avait pas un moment de répit. A sa place, la jeune femme n'aurait surement pas tenu une semaine entière.

Elle l'aurait bien interrogé sur sa façon de vivre, par simple curiosité, mais elle resta à la place silencieuse et se concentra sur son plat qui fut prêt quelques minutes plus tard. Alice attrapa deux assiettes creuses, servant d'abord son époux, puis sa propre part.

- Parmesan ? Gruyère ? Ou nature ?

La jeune serveuse ne connaissait encore rien des préférences alimentaires de l'homme qui l'accompagnait au quotidien alors elle avait haussé le ton, histoire d'être sûre et certaine qu'il l'ait bien entendu. Elle attendit simplement qu'il ne lui réponde puis lorsque ce fut chose faite, elle agrémenta sa part selon ses désirs, puis, s'approcha doucement de la table du salon pour déposer son assiette, là où par miracle, les documents n'avaient pas obstrué la surface.  

- Attention, c'est chaud. Ce serait dommage de te brûler, de tacher tes vêtements et tes papiers, mh.

Elle lui glissa avec l'assiette une fourchette et de l'eau. Elle aurait pu lui proposer quelque chose de plus fort, comme un whiskey mais elle jugea bon ne le pas le distraire de sa tâche avec de l'alcool.

Enfin, elle se dirigea vers le canapé où elle s'installa, soupirant d'aise lorsque le moelleux du tissu entra en contact avec son corps tout endolori. Elle réalisa à ce moment là seulement, à quel point la journée avait été fatigante et qu'à présent, elle avait finalement le droit à du repos. Assise en tailleur, elle attrapa la télécommande qui se trouvait sur la table basse pour allumer l'écran qui lui faisait face, baissant d'ores et déjà le volume, afin de ne pas déranger son amant qui travaillait non loin de là. De la téléréalité par-ci, des films comiques par-là, en passant pas du drame ou de la romance. Il y avait l'embarras du choix, cependant, elle ne parvint pas à trouver quelque chose de réellement divertissant. Difficile de trouver de bons films lorsque l'on avait soit même l'impression d'en vivre un. Ne pas être libre de ses choix, se retrouver coincée dans un mariage arrangé avec un homme bien plus âgé que soit, qui en plus s'avérait être un policier. Sa nouvelle vie aurait pu ressembler à une belle dystopie. Le pays dans lequel ils vivaient aurait pu rentrer dans les critères des cinéphiles.

Las, elle se redressa, après avoir avalé une bouchée de ses pâtes, afin d'apercevoir du coin de l'œil son mari.

- Tu n'en as pas marre, d'être débordé par tout ce travail ?

Elle s'étira un peu, laissant un bâillement lui échapper tandis qu'elle soufflait.

- J'espère au moins que tes enquêtes sont intéressantes, du moins plus les programmes télévision.

La jeune serveuse reposa son assiette sur la table basse et elle s'appuya sur ses genoux, pour pouvoir se poser contre l'accoudoir, cherchant le regard de son aîné. Elle discuterait probablement un peu avec lui avant d'aller se coucher. Sa journée l'avait épuisée.

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Sur sa table, plongé dans ses pensées, des feuilles partout, Yasutomo n’avait plus prêté attention à la demoiselle pendant les minutes qui suivirent. Pourtant, il avait entendu quelque chose. C’est bien pour ça qu’il avait relevé la tête, un instant, pour lui répondre au sujet de l’accompagnement. Et ce fut bien du parmesan. Alors il put se replonger dedans, trouver deux photos qu’il compara un moment, puis des extraits de casier judiciaire, des rapports de police, des séances de tribunal…

Et tac. Non, il n’avait rien résolu, mais c’est à ce moment que son assiette fut posée sur la table, entre mille choses plus ou moins importantes. Du coin de l’œil, sans lever la tête, il l’avait vu. Il n’avait rien rétorqué, non par peur qu’elle ait abîmé un élément de son travail, mais plutôt parce qu’il était toujours empêtré dans ses idées. Clignant des yeux, il finit par murmurer un modeste « merci » qu’elle n’entendit sans doute pas. Il continua ses affaires, sans réellement se préoccuper d’elle, effectivement noyé dans le boulot.

Pourquoi il avait ramené tout ça ? Bonne question. Ce n’était certes pas par amusement. Néanmoins, le fait qu’il ait l’opportunité de travailler de chez lui, quelques jours par-ci, par-là, requérait cela. Et puis, il ne savait pas forcément s’imposer de moment de répit, ou de travail, au moment propice ou défini. Ainsi, il leva encore les yeux pour voir qu’Alice n’était pas à ses côtés pour manger mais optait pour la télé. Cela le coupa un peu dans sa réflexion, sauf qu’il tenta de passer outre. Puis il y eut les images, des fractions de choses desquelles il ne retint rien, mais qui le stoppèrent dans sa course. La blonde comptait manger là-bas ? Vu qu’il monopolisait l’espace, c’était peut-être une réponse logique pour ne pas l’embêter. À moins qu’elle ne veuille être seule.

Soit, il pouvait comprendre. D’ailleurs, il se remit à l’attaque. Ça ne dura pas, mais il avait au moins le mérite d’essayer. Il prit des notes sur sa tablette numérique, sentit qu’il arrivait à faire quelques liens et… rien. L’impasse. Il plissait donc les yeux quand ceux d’Alice reparurent dans leur champ de vision. Ceci eut l’effet de le faire involontairement papillonner des paupières, comme s’il se focalisait sur elle et relevait la tête d’un mauvais rêve.

« Hein ? » commença t-il, surpris également par sa propre surprise. « Oh… J’en ai souvent plus qu’assez, oui. »

Il dit cela et s’arrêta, comme s’il avait eu un peu honte de rejeter son boulot. Sauf qu’elle avait ajouté un détail qu’il ne pouvait démentir.

« C’est fascinant, en tout cas. Mon boulot… donne une impression de réussite, souvent. Comme s’il testait mon intelligence et mes capacités de déduction. C’est assez jouissif de résoudre quelques enquêtes, de collaborer avec des types et des nanas parfois diablement futés... »

Il hochait la tête et, finalement, attrapa l’assiette qui lui était destinée pour l’entamer. Goûtant d’abord, il approuva et repoussa ses dossiers pour se mettre au repas. C’était plutôt pas mal, pour un repas simple. Sans doute testerait-il d’autres plats, peut-être de la plus grande cuisine, auprès de sa nouvelle épouse. Mais c’est justement ce détail qui n’avait de cesse de venir et revenir à son esprit. Il allait falloir qu’il passe aux aveux. Ce n’était pas de lui qu’on les tirait, habituellement. On restait néanmoins dans le même domaine.

« Enfin… c’est notamment grâce à ce taff’ que j’ai pu continuer à être actif, à me sentir utile pour la société, à ne pas rompre avec la vie d’avant, tout ça... »

Il baissa un temps les yeux dans son assiette de pâtes, mangeant tranquillement, mais ne put se retenir de chercher la blonde du regard.

« Tu n’es pas sans savoir que j’ai été marié, hein. »

Levant sa fourchette plus haut pour l’enrouler autour d’une pâte plus longue, il vissa ses pupilles sur elle, avant de la mettre dans sa bouche. Tout malpoli qu’il était, il pointa donc Alice de sa fourchette vide et continua en mâchant.

« Eh bien ce n’était pas vraiment le type de mariage idéal, ni le type de femme qui laisse le meilleur souvenir... »

Finissant par avaler une bouchée, il en reprit une autre, son assiette se vidant bientôt. S’il se perdit un peu dans les feuilles étalées autour de lui, c’est bien sa compagne à qui il s’adressait encore.

« J’ai bien une fille, mais ce n’est pas d’elle que je la tiens. Parce que je crois bien qu’elle n’aurait jamais pu en avoir. Sans doute à cause du karma ou d’une connerie du genre. La mort a dû la délivrer, d’ailleurs, je pense, vu toutes les merdes qu’elle trainait. »

L’homme prenait son temps, vint à bout de son assiette, dans laquelle il reposa la fourchette qui fit un bruit sonore. 

« Tout ça, évidemment, ça a contribuer à la nécessité de bosser. Je ne pouvais pas me contenter des échecs et fuir mes responsabilités. Tout ce qui s’est passé en dehors du boulot a été une épreuve, d’ailleurs. »

Puis ce fut tout. Il s’apprêta à se lever pour aller porter son assiette à l’évier. Dans ses pensées, il quitta la table vers le coin cuisine.
Yasutomo Ryuzoji
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Alice avait tendance à croire que plus le temps passait, plus son époux devenait à l'aise à ses côtés, si bien que chaque petit morceau de puzzle contenant un peu de sa vie commençait à s'assembler afin de s'en faire un profil convenable et surtout plus complet. L'homme qui partageait ses côtés avait été marié une fois déjà, et elle le savait. Pourtant, elle ne connaissait rien de cette femme qui avait déjà eu la chance ou malchance de tomber sur cet homme. Alors, elle l'écouta sans broncher, appuyée sur ses genoux tandis qu'ils s'enfonçaient dans le tissu du canapé. Ses yeux cherchaient le regard de son mari, incapable de discerner le fond de ses pensées à cette distance ci.

Alors, elle s'approcha, après avoir récupéré son assiette à présent vide. Elle profita de l'absence de son époux à la table afin d'en faire le tour, tentant de comprendre les écrits et photos qui trainaient un peu partout sur le mobilier. Malheureusement, elle avait beau être une femme avec un certain discernement, une certaine réflexion, ces enquêtes étaient bien au dessus de son intelligence et elle n'y comprenait pas grand chose. Son métier à elle, consistait à servir des gens, non pas à les mettre derrière les barreaux.

Beaucoup d'informations à l'esprit de la jeune femme et elle fut assez surprise d'apprendre l'existence d'une fille biologique, avant son premier mariage. Elle ignorait encore tant de choses à son sujet, si bien qu'elle eut l'impression de faire face à un inconnu. Après tout, elle ne le connaissait que depuis peu.

- Et tu ne t'es jamais dit que ce serait plus gratifiant de vivre ta vie plus paisiblement, après tous les obstacles que tu aies pu avoir ?

Alice aurait aimé en savoir plus, sur cette première épouse et cette fille dont elle ignorait l'existence jusqu'à lors, mais elle ne souhaitait pas brusquer Yasutomo. Depuis qu'ils se connaissaient, elle avait comme une étrange sensation qu'en laissant l'homme libre de se confier ou non, sans le forcer, il se délivrait lui même de ses pensées. Elle devait sans doute lui faire ressentir quelque chose d'apaisant, de confiant. C'était souvent plus simple d'exhiber ses pensées à des inconnus, qu'à des êtres chers, à cause de la peur du jugement. Du moins... c'était ce qu'elle pensait.

- J'ignore quels traumatismes t'ont laissé ton ancienne femme et le reste de ta vie... mais je ne suis sûrement pas comme elles. A moins que mon répondant soit à ce point terrorisant ?

Une pointe sarcastique dans la voix, elle contourna la table pour rejoindre la cuisine où elle déposa son assiette dans le fond de l'évier. Tout près de lui à présent, elle entreprit de lui donner un léger coup de hanche sur le côté, afin de le bousculer un peu. Sa journée avait été dure alors elle ne souhaitait pas la terminer d'une humeur maussade.

Elle reprit donc de sa voix taquine, tandis que ses mains frottaient la vaisselle sale :

- Enfin, tu devrais faire une pause. Pourquoi ne pas passer la soirée devant la télé avec moi ?

Elle marqua un temps de pause, essuyant d'un torchon son assiette, avant de laisser le bas de son dos s'appuyer contre le meuble de la cuisine, son regard trouvant les ambres de son époux.

- Quel mauvais mari tu ferais de laisser ta pauvre femme seule, après une longue journée de travail.

Il ne lui manquait pas particulièrement, et elle appréciait la solitude, mais Alice ressentait de l'empathie pour cet homme. Son parcours avait été semé d'embuches et à présent, elle lui permettrait de se reposer un peu. Du moins, s'il accepter de desserrer les vis.

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Alice l’avait écouté tout du long, et c’était une assez bonne chose, finalement. Elle ne l’avait pas interrompu et semblant être une bonne compagne. Et sans doute une bonne épouse, s’il se fiait à tout ce qu’il avait pu voir jusque-là. Il n’y avait pas d’animosité entre eux, simplement une acceptation assez tendre et tranquille, qui donnait envie d’en savoir davantage. Conscient de s’être livré aisément, parce qu’il fallait bien le faire, le grand brun était maintenant un peu plus plongé dans ses propres pensées et préoccupations. Il n’avait rien à cacher à sa jeune conjointe. Seulement, sa vie avait effectivement toujours été un combat. Ce n’était pas aujourd’hui que ça changerait. Sinon, pas forcément facilement.

« Plus... paisible ? »

Yasutomo resta dans la cuisine, un moment, pour regarder la demoiselle. Il avait cligné des yeux, comme s’il ne comprenait pas les propos qu’elle lui avait sorti. Mais il eut bientôt une petite moue amusée, un léger sourire au coin des lèvres, puisqu’elle se mettait en compétition avec son passé. Retenant un rire, l’homme fut étonné par son déhanché et, s’il ne trébucha pas, recula d’un pas. En fin de compte, il s’appuya bientôt au rebord du plan de travail, détaillant sa silhouette lui faisait dos.
Elle avait encore des choses à lui dire, et des conseils, ou des demandes, alors il ne s’obstina pas à rétorquer. Ce n’est que lorsqu’elle évoqua son potentiel statut de « mauvais mari » qu’il tourna la tête un temps vers la table à manger du salon.

 « Hmmm… Je ne peux pas te donner tort. Mais pas raison non plus. » dit-il, faisant une pause dans ses propos, avant d’approcher d’elle et de passer une main de chaque côté de son corps ainsi coincé. « Disons que ma principale mission, à ton égard, est de veiller à ce que l’argent rentre, que tu vives en sécurité et que tu puisses t’épanouir au mieux dans ta nouvelle vie, comme une fleur bien arrosée et entretenue. »

Il eut un geste, un seul et léger, pour venir lui effleurer les lèvres et la joue du bout de ses doigts. Puis il recula, sans la maintenir plus avant dans une position dont il aurait aisément pu abuser. Peut-être avait-elle cherché cela. Alice était du genre à le provoquer, et quelque chose lui disait qu’il serait lui qui aurait le plus de mal à résister. S’il la rebutait un peu, ses attaques à lui étaient plus directes et souvent physiques, ce qui n’était qu’une contrainte, qui ne jouait pas avec les émotions. Alors… qui avait les meilleures armes ? Il ne le tenterait pas maintenant, en tout cas.

« Je sais que tu es jeune, pleine de vie, active, et que les consignes de l’Incontestable sont un fardeau pour toi. Alors je n’irai pas t’imposer quoi que ce soit de mon côté. Pour l’instant, du moins, puisque tout se passe bien entre nous… et que l’on semble se comprendre. »

Sans menace, il accentua un peu son sourire et se laissa aller à faire quelques pas, restant toutefois dans la cuisine.

« Admettons que je passe une soirée avec toi pour regarder tes conneries... » continua t-il, en désignant la grande télé du salon, là-bas, d’un geste de la main. « Accepteras-tu à ton tour d’être une bonne épouse et de m’épauler dans mes activités ? »

Après un petit ricanement, se moquant gentiment d’elle, il lui lança une oeillade qui la détailla de la tête aux pieds, avant de s’éloigner vers la table. Allait-il ranger ? Peut-être bien. L’accompagner ? C’était possible. Il n’avait pas tant de dossiers que ça et il aurait effectivement apprécié de passer un peu de temps à ne rien faire… ou presque.
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