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Elle ne comprenait pas. Absolument pas. Elle se retrouvait là, assise sur le sol d'un salon qui lui était complètement inconnu, avec deux pauvres valises posées à quelques mètres d'elle. Tout avait commencé comme une journée ordinaire pourtant. Elle s'était levée tôt, était allée courir avec Meiko et avait ensuite laissé le chien dans sa chambre pendant qu'elle partait au travail. Il n'y avait qu'un client pour elle, alors elle ne devait bosser que la matinée et elle avait prévu de profiter de son après-midi pour aller au café ou pour aller trouver du nouveau matériel pour dessiner sur un nouveau projet. On l'avait contacté pour travailler sur les couvertures de trois volumes qui avaient eu beaucoup de succès et qui allaient être republiés sous un format spécial et en nombre limité, d'où des couvertures particulières à faire pour ces ouvrages. C'était bien payé, et le projet l'avait emballé, alors elle avait accepté et avait commencé à plancher sur des croquis. Mais il lui fallait de nouveaux crayons après que sa belle-mère ait donné les siens à ses demi-frères et que ceux-ci les aient rendus inutilisables. Afin de pouvoir dessiner davantage et commencer à élaborer les détails, elle avait donc prévu d'aller au magasin pour trouver ce dont elle avait besoin.

Après sa matinée de travail, qui s'était très bien déroulée, elle avait pris ses affaires, salué son patron, et elle avait pris la route pour rentrer chez elle. Il faisait beau, même si elle ne pouvait distinguer que la clarté du gris et non pas le chatoiement des couleurs. Elle s'était arrêtée en chemin pour manger quelque chose, n'ayant pas très envie de partager un repas familial avec les inconnus avec lesquels elle cohabitait. Finalement, elle était arrivée dans l'allée qui menait à la maison quand les choses avaient basculé.

La voiture de sa belle-mère se trouvait dans l'allée, avec Meiko à l'intérieur, assis sur la banquette arrière, la truffe contre la fenêtre avec un air triste. Aussitôt, la jeune femme avait vu rouge et s'était précipitée vers le véhicule, malheureusement verrouillé, avant de se précipiter vers la porte d'entrée. Là, sa belle-mère avait ouvert la porte en grand, avant même qu'elle ne l'atteigne, et sortit de la maison avec un grand sourire apparemment ravi sur les lèvres. Et ça, ça l'avait complètement décontenancée. Elle s'était figée, en pleine incompréhension. Sa belle-mère avait fermé la porte, puis était venue l'attraper par l'épaule pour la guider vers la voiture. Elle l'avait fait asseoir sur le siège passager, était montée du côté conducteur, avait démarré la voiture et lui avait négligemment jeté une lettre sur les genoux.

Le véhicule avait quitté l'allée, laissant Ambre abasourdie par ce qui était en train de se passer. La jeune femme avait finalement baissé les yeux sur l'enveloppe, qu'elle voyait blanche, claire, comme toutes les enveloppes qu'elle avait l'habitude de recevoir. Elle était ouverte. Visiblement, son contenu rendait sa belle-mère euphorique pour la faire agir aussi bizarrement. Doucement, Ambre avait sorti la lettre de son enveloppe, pour commencer à la lire. Elle devint livide, alors que les mots s'enchaînaient devant ses yeux. Mariée. Mariée. Mariée. Elle était mariée. L'Incontestable l'avait marié. Le mot ne cessait de se répéter dans son esprit. Ce dernier semblait bloqué, si bien qu'elle n'arrivait pas à comprendre, à en saisir le sens. Cela ne pouvait pas être vrai. Pas déjà. Pas maintenant.

Alors qu'elle était en état de choc, la voiture freina brusquement dans une rue bardée d'immeubles relativement hauts. Elle entendit sa belle-mère sortir de la voiture, puis ouvrir le coffre. Sans ménagement, elle jeta deux valises sur le trottoir, ouvrit la portière arrière pour que Meiko sorte de la voiture, et vint ouvrir la portière côté passager. Un véhicule klaxonna derrière, visiblement bien embêté par le fait que Madame Takahashi se soit garée en plein milieu de la route.

« Aller aller ! Tu es enfin mariée, tu vas pouvoir avoir ton chez-toi. J'ai pris tes affaires, et celle de ton chien, et je t'ai même conduite ici ! Tu devrais être un peu plus reconnaissante. Je dois retourner au travail, je n'ai pas de temps à perdre, descends maintenant. Rentre chez toi. Et inutile de repasser chez nous pour je ne sais quelle raison. Après tout, ce n'est pas chez toi. »

Interloquée, Ambre se leva lentement, et descendit de la voiture. Visiblement satisfaite, sa belle-mère claqua la portière, retourna se mettre au volant, et démarra en trombe, la laissant là, hagarde, sur le trottoir. Ce fut un coup de klaxon, après de très longues minutes à regarder dans le vide, qui la tira de sa torpeur. Elle vint caresser doucement Meiko, pour le rassurer et l'apaiser, lui qui ne comprenait pas non plus ce qu'ils faisaient dans un endroit inconnu, avec toutes ces nouvelles odeurs. Elle jeta un œil à la lettre, pour trouver l'adresse exacte de son domicile, espérant qu'ils l'avaient au moins renseigné, puis elle prit une valise dans chaque main et siffla pour que Meiko la suive. Toujours un peu perdue, elle entra dans un immeuble, jusqu'à l'étage voulu, puis elle se trouva devant la porte de l'appartement.

Tout lui semblait étrange, tout était inconnu, perturbant. Elle finit par entrer, et alla jusqu'à la pièce principale, le salon. Là, elle posa ses valises, puis se laissa tomber sur le sol, assise, tendit que Meiko allait découvrir les lieux. Tous ses projets venaient de s'écrouler. Elle avait bien compris, aux mots de sa belle-mère, qu'elle n'avait plus de famille et qu'ils ne désiraient aucunement entretenir le moindre lien avec elle. Elle n'avait plus de maison, là où elle avait grandi, là où sa mère avait vécu, là où elle avait fait ses premiers pas. Elle ne savait même pas ce que sa belle-mère avait mis dans les valises, si elle avait tous ses affaires. Il lui manquerait sûrement des choses que sa belle-mère avait gardé. Son projet de trouver un appartement au-dessus d'un salon de tatouage qui lui appartiendrait venait aussi de voler en éclats. Comme si on lui avait tout volé.

Envahie par les émotions, la tristesse, la colère, l'injustice, la peur de l'inconnu, l'abandon, la jeune femme se mit à trembler. La gorge serrée, l'estomac noué, elle éclata en sanglots amers. Il y avait trop d'émotions. Beaucoup trop. En l'entendant, Meiko vint aussitôt la voir, inquiet, et elle l'entoura de ses bras tout en pleurant. Des torrents de larmes dévalaient ses joues.

Cela dura longtemps. Quelques heures peut-être. Jusqu'à ce qu'elle soit trop épuisée. Alors, elle relâcha doucement l'animal, qui n'avait pas bougé. Elle se leva, vacilla un peu, et fit le tour des lieux jusqu'à trouver la salle de bain, où elle se passa de l'eau fraîche sur le visage avant de revenir avant de revenir au salon. Bien. Il fallait qu'elle commence à ranger ses affaires. Comme résignée. Ou trop fatiguée, dans un état émotionnel absent, lointain, pour faire autre chose. D'abord, elle ouvrit la première valise. Il y avait son matériel de dessin. Et, naturellement, elle se rendit dans la pièce vide, sous les combles, pour commencer à disposer le peu de ses possessions.
Ambre L. Shishido
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Il y a des jours, Princesse, qui changent ta vie. Il y a eu beaucoup de jours qui ont changé ma vie. Ta naissance, quand tu es partie, quand les Shishido sont arrivés, le jour où j'ai découvert les nouilles aux fromages, quand j'ai découvert les Magical girl ou même quand j'ai lu Braveman ! Où lorsque j'ai découvert que l'association Chocolat-pistache-schtroumpf, c'était de la bombe ! Ces jours ont changé ma vie et bien d'autres encore !

Mais celui-là Princesse… Celui-là était encore plus spécial que les autres.

Ce début de journée s'était passé relativement bien : réveillé en trombe par Noname sautant sur moi, Sudoku du matin avec Méli, première séance de câlin avec Mélo et Al Pacina mangeant tranquillement dans sa gamelle avec sa patte de travers. Une matinée aussi calme que d'habitude avec mon boulot en télé-travail. Tout se passait bien ! Jusqu'à ce que j'aille chercher le courrier.

Je suis plutôt neutre vis-à-vis de l'Incontestable, vois-tu. Mais il fallait se le dire, quand la fameuse lettre rose arrive dans ta boite aux lettres, tu te stoppes quand même un instant. Elle était là, posée délicatement sur la petite pile de courrier n'attendant qu'une chose : que je l'ouvre. Prenant une grande inspiration, je pris le courrier et monta doucement les marches jusqu'à mon appartement.

Avec qui j'allais être marié ? Une femme ? Un homme ? Quel âge pouvait bien avoir l'autre ? Est-ce que ça se passerait bien ? Est-ce que je ferai encore une fois peur à l'autre ?

Si t'es mariée Princesse, toi, comment tu as réagi à ça ? Tu étais en colère ? Joyeuse ? Heureuse même ?! Ou bien est-ce que tu avais peur ?

Cette lettre avait fait l'effet d'un sort de confusion dans ma tête. Qu'est-ce que je devais faire, bon sang ! Ce fut Noname qui me réveilla un peu. Ce petit salaud me coupa de mes pensées en miaulant et en me lançant un regard du genre “Ouvre cette satanée lettre et ne nous fais plus attendre !”

Dans cette lettre, se trouvait le nom de ma future, enfin non, de ma femme justement, avec notre nouvelle adresse, notre nouveau foyer, notre propre château !


“Ambre L. Takahashi” répétais-je assis par terre au beau milieu du salon, “Ambre L. Shishido.”


Ambre. Elle s'appelait donc Ambre. Ambre. Je répétai son prénom au moins une dizaine de fois dans ma tête et aux chats. C'était jolie Ambre comme prénom. Venait-elle d'un pays étranger ? La France, peut-être ? L'Angleterre ? Ou bien sa famille venait de là-bas avant d'être venu vivre ici ? Je pouvais enfin mettre un prénom sur la personne avec qui j'allais partager ma vie. Est-ce qu'elle était gentille ? Est-ce qu'elle aurait peur de moi ? Peut-être me trouverait-elle repoussant ou inquiétant comme la plupart des personnes que je rencontre pour la première fois ?

À dire vrai, Princesse, c'était ça qui m'inquiétait. Ce n'est pas que je me trouve laid ou que je fais un complexe non, mais ce n'était jamais agréable de se faire dévisager et il fallait se l'avouer, ma face de nem n'était pas mon atout.

La dernière chose que je voulais, c'était de lui faire peur.

Méli sembla comprendre mes pensées, car mademoiselle se mit immédiatement à vouloir griffer la lettre pour la déchirer. Non mais tu te rends compte de ça ? Un chat qui veut détruire ma lettre rose !


“Eh Méli ! Tu ne l'as même pas encore rencontré ça va pas la tête ?!” m'écriais-je en la prenant sous le bras, “Tu veux que j'aille en prison, c'est ça ? Tu veux que je parte à jamais sans pouvoir rester avec toi pour le restant de mes jours ? Parce que c'est ce qu'il va se passer si tu déchires la lettre avant qu'on n'ait emménagé."


Plus tard dans la matinée, mes affaires rangées (enfin presque toutes) et mises dans mon destrier de métal “Bibine 2.0”, je me décidai à combattre les trois ninjas. Parce que monter dans la voiture avec eux ? C'était un combat. Surtout pour Mélo qui avait une peur bleue des transports. Il nous fallu bien dix minutes pour l'attraper et beaucoup de courage à Al Pacina et Méli pour rester avec lui dans la cage. D'habitude, cette astuce marchait de les laisser ensemble en plus de mettre des phéromones, mais là, Mélo n'en faisait qu'à sa tête.

Ce fut arrivé dans le quartier que j'appela les plus expérimentés par le mariage : les Shishido. Il me fallait les prévenir ! Et sait-on jamais, avoir deux-trois conseils pour la rencontre !


“Rin.. Rin ! RIN ! Viens vite ! Altaï est marié !” cria avec empressement la cheffe au téléphone.

“Eh, ben c'est pas trop tôt ! Bon courage à ton partenaire !”

“N'écoute pas l'Ancien Altaï, bon alors comment s'appelle l'heureux ou l'heureuse élue ?”

“Elle s'appelle Ambre, je suis en chemin pour la rencontre dans notre château.”

“Oh Ambre... Quel beau prénom ! Tu as bien appelé ton travail hein ? Tu as eu combien de jours par l'entreprise ? Tu as déjà pu voir sur les réseaux à quoi elle ressemble ?

“Tu as bien pris une douche, j'espère !” Cria l'ancien au téléphone

“Non mais traite moi de crado aussi, je te dirai rien !” M'exclamais-je au téléphone alors que je me garais, “Bien sûr que je suis propre ! C'est pas ma phase de flemme pour l'instant donc c'est bon !”

“On sait jamais avec toi Baka ! Bon courage à elle pour te supporter toi et tes lubies !”

“C'est pas sympa, l'ancien” maugréais-je en prenant la caisse des chats, “Bon Noname, je te laisse sortir, mais tu restes avec moi, oublies pas on va voir notre nouveau château."

“N'écoute pas cet empoté Altaï, alors dis-moi combien de jour, tu as eu par ton entreprise, c'est important de bien prendre le temps de vous connaître et d'apprendre à vivre ensemble.”

“Ils m'ont dit de prendre la semaine, que j'en aurai besoin apparemment” dis-je devant l'ascenseur

“Avec toi, il en faudra plus…”

"Ouai, ouai j'ai compris l'ancien chui un cas. Mais c'est comme ça que tu m'aimes non ? D'ailleurs, ça s'est passé comment pour vous deux votre rencontre ?” Leur demandais-je


Un blanc suivit ma question. J'avais dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Apparemment, puisque je n'eus aucune réponse de leur part sauf un “Cherche pas à savoir gamin" et d'un “l'époque n'était pas la même, tu comprends ?”.

Autant te dire Princesse que je n'avais pas la moindre information sur comment je pouvais rendre la rencontre agréable pour Ambre. J'arriva devant la porte d'entrée, la cage des chats à la main, mon téléphone dans l'autre, Noname à mes pieds la situation aurait put être étrange si quelqu'un était arrivé. J'ouvris la porte et déposa directement la cage au salon. Ignorant tout autour de moi, je raccrocha aux anciens et ouvris la cage des chats : il fallait mettre les choses au clair avant toute chose.


“Gaaaarde-à-vous !” M'exclamais-je à mes chats en les mettant tous à la ligne, “comme vous le savez, désormais cet endroit sera notre nouveau château. Il y va y avoir des règles à respecter comme avant et surtout, le point le plus important, il va y avoir une nouvelle personne avec nous.”


Il fallait d'entrée de jeu mettre les choses au clair avec eux. C'était la priorité numéro une tant que je ne voyais pas Ambre. Et surtout, il fallait que j'explique certaines choses à certains de mes ninjas et j'espérais qu'ils puissent tous me comprendre.


“Cette personne s'appelle Ambre et elle habitera désormais avec nous. Je ne veux pas de bagarre, ni de cris, pas de rébellion, ni de déchirrage de vêtement, ni de marquage de territoire et je m'adresse ici à une certaine personne quand je parle de ça” dis-je en fixant intensément Méli, “Je sais que tu es très territoriale et que tu n'aimes aucun autre humain à part moi et les anciens, mais il faudra faire un effort pour elle.”


Marchant bien droit de droite à gauche, je ne cessais de les fixer un à un. La bonne entente ici commençait aussi avec eux ! Bon, le cas de Méli, c'était fait. Il restait les autres maintenant.


“Mélo, je sais que tu as peur de tout, alors ne t'en fais pas, je l'a préviendrai mais il faudra aussi que tu fasses un effort.” Dis-je avant de regarder Noname en le pointant du doigt, “TOI ! Je sais qu'en ce moment on est pas trop sur la même longueur d'onde, ce que je veux, c'est juste que tu ne vomisses pas sur le lit et que tu fasses attention quand tu traînes dehors, c'est un nouveau quartier et on ne sait pas ce qu'il peut se passer. Al Pacina, je compte sur toi pour faire respecter ces demandes à tes enfants si jamais ils venaient à ne pas m'écouter. Tu es la voix de la sagesse quand il s'agit d'eux.”


Bon, le sermon était fini, j'avais établi les règles de base dans cette nouvelle colocation. Une fois finis, je m'approcha d'eux et les pris dans mes bras, tous les quatre.


“Mais ne vous en faite pas, même si Ambre fait désormais partie de la famille, on restera toujours ensemble comme promis.” Dis-je en entendant leurs ronronnements, “S'il y a un problème, je serais là, et puis je suis sûr qu'Ambre n'est pas une sorcière !”
Altaï Shishido
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Il n'y avait qu'un vieux bureau dans la grande pièce sous les combles. À croire qu'elle avait été pensé pour laisser aux propriétaires la liberté d'en faire ce qu'ils voulaient. Cela aurait pu être une autre chambre, un bureau, un second salon, une pièce où jouer au billard. Mais pour une personne avec la fibre artistique comme Ambre, la pièce était idéale pour en faire un atelier, surtout grâce aux nombreuses entrées de lumière. Ainsi, la jeune femme avait d'abord posé son matériel un peu en vrac sur le vieux meuble pour pouvoir voir ce qu'il y avait d'autre dans sa valise. Elle était allée dans la chambre, ensuite, pour ranger du linge. Sauf qu'en fouillant l'une et l'autre des valises, elle découvrit qu'il n'y avait presque rien. Stupéfaite, elle sortit d'une valise trois paires de sous-vêtements qu'elle rangea dans l'armoire de la chambre, un sweat noir, et rien d'autre. Aucun vêtement, pas de t-shirt, de pyjama, même ses jeans n'étaient pas là. Elle eut beau tout retourner, fouiller dans chaque pochette de la valise, soulever tout ce qui se trouvait dedans, il n'y avait rien d'autres. Elle n'avait que ce qu'elle portait sur le dos.

Les dents serrées, elle sortit deux pauvres paires de chaussures, des bottines et des converses, qu'elle rangea aussi, et une veste noire. Il ne restait plus dans la valise qu'une bouteille de shampoing entamée et sa brosse à cheveux. Pas de brosse à dents, ni de dentifrice ; pas de savon ni de linge pour la salle de bain, absolument rien d'autre. Un peu sous le choc, elle termina de défaire ses valises, l'une d'elle étant presque entièrement consacrée aux affaires de Meiko avec un panier qu'elle mit dans un coin du salon, un autre dans la pièce dont elle prévoyait de faire un atelier, ses gamelles pour l'eau et la nourriture qu'elle mit dans la cuisine, un sac de nourriture qu'elle déposa dans un placard, sa laisse et quelques jouets qu'elle posa sur son panier du salon. Et voilà. Une fois le peu de vêtements rangé et les affaires de Meiko mis en place, il ne restait plus que son matériel de dessin.

Donc, elle n'avait absolument rien à se mettre sur le dos pour les prochains jours, et même rien à porter pour le soir-même. Vraiment ? Cette harpie lui avait vraiment fait ce coup-là ? La jeune femme prit une longue inspiration, avant de sortir son téléphone de sa poche. Elle tenta de joindre cette espèce de garce. Votre correspondant a bloqué votre numéro, vous ne pouvez pas le joindre, merci. Parfait. Fantastique même. Elle prit une nouvelle longue inspiration, pour tenter de rester calme. Ses nerfs allaient encore finir par lâcher, et elle était déjà très instable. Elle fixa son téléphone. Il n'y avait personne qu'elle pouvait joindre pour lui demander de lui apporter ses affaires. Ni son père, ni ses demi-frères. Et vu que l'autre garce l'avait bloqué, il y avait fort à parier qu'elle ait jeté ses affaires ou quelque chose du genre.

La journée n'était pas encore terminée, il faisait jour, c'était encore l'après-midi, elle aurait peut-être le temps d'aller faire quelques courses pour trouver au moins de quoi se couvrir une fois qu'elle aurait terminé de ranger. Et puis, peut-être que son .. son .. euh .. conjoint … Que c'était étrange de se dire ça .. Peut-être que son conjoint n'arriverait pas avant le lendemain, ou le sur-lendemain, ce qui lui laisserait le temps d'aller un peu mieux. Et d'éviter de se retrouver le soir-même à devoir dormir soit entièrement nue à côté d'un parfait inconnu sans même avoir pu se brosser les dents, soit en portant les mêmes vêtements que la journée … Mais quelle horreur.

Agitée, agacée, perdue, la jeune femme se rendit dans la pièce qui servirait de futur atelier, pour commencer à y ranger son matériel de dessin. Meiko la suivait, toujours très attentif lorsque sa jeune propriétaire était dans cet état émotionnel, comme inquiet. La demoiselle commença à disposer lentement ses crayons, ses boîtes de crayons, ses carnets de croquis, ses grandes feuilles de dessin... Au moins, ça, ça la détendrait. Elle avait fermé la porte de la pièce, pour se sentir plus isolée et se détendre davantage. Elle posait une palette de feutres noirs pour contours lorsqu'elle sursauta violemment, en entendant une exclamation masculine provenant du salon. Merde. Merde, merde, et merde.

Elle attrapa Meiko par son collier, pour le retenir d'aller saluer le nouvel arrivant, et lui intima de se taire. Ça ne pouvait pas déjà être lui, n'est-ce pas ? Oh misère … Elle l'entendit parler, tendant l'oreille pour entendre ce qu'il disait. Était-il au téléphone ? Elle tressaillit légèrement en songeant que c'était la voix de son mari qu'elle était en train d'entendre. Puis, elle secoua la tête vivement pour se concentrer sur ce qu'elle entendait. « Avec nous » ? Il parlait à plusieurs personnes ? Il avait des enfants ? Pitié, tout mais pas ça. Ce serait la goutte de trop, et elle était déjà prête à se laisser à nouveau submerger par l'angoisse qui montait. Pourquoi fallait-il que ça lui arrive ?

Elle tendit l'oreille à la seconde partie. Il parla d'elle, d'abord, puis énuméra une longue liste de bêtises auxquelles les personnes à qui il s'adressait étaient visiblement coutumières. Elle voulait déjà s'enfuir. Là où elle tiqua, en revanche, ce fut quand il parla d'aimer des humains. C'était une formulation étrange pour parler à des enfants. Elle l'entendit se déplacer, comme s'il faisait des allers et venues dans l'appartement. Il parlait tout seul … ? La voix reprit, la faisant à nouveau sursauter. Elle entendit un nom cette fois, Mélo. Puis, il parla de nouvelles bêtises, de balade dans le quartier, d'une certaine Al Pacina, et elle apprit qu'il parlait aux enfants de celle-ci. Elle ne comprenait pas très bien. Alors que le silence se faisait, elle essaya de réfléchir, en mettant le peu d'informations qu'elle avait en ordre. Il ne parlait pas à des enfants. Ou si c'était le cas, c'était au téléphone, et ce n'était pas les siens. Mais les prénoms n'étaient pas ceux d'humains.

Là, elle comprit. Des animaux. Il parlait à des animaux. Un soupir de soulagement lui échappa. Cette journée allait l'achever. Un nouvel éclat de voix se fit entendre, et elle entendit qu'on parlait d'elle à nouveau. Une sorcière, hein … Non, mais elle en connaissait bien une. Qui lui jouait de vilains tours, et qui allait la mettre dans une situation vraiment délicate le soir-même. Ou avant.

Elle restait là, dans la pièce, la porte fermée, sans savoir quoi faire. Elle ne se sentait pas du tout d'ouvrir la porte et de débarquer dans le salon comme ça. Mais rester ici, c'était aussi un peu bizarre et malpoli. Son ventre était noué d'appréhension. Meiko leva la tête vers elle, curieux. Et, comme pour la réconforter, il eut un léger aboiement. Elle lui fit de se taire. Il allait les faire repérer, c'est sûr. Peut-être que ça ne s'était pas entendu .. Pas trop … Au moins, elle se souvenait de son nom. Altaï. Altaï Shishido. Elle avait pris son nom. C'était déjà ça. Elle était là cachée dans une pièce vide avec un bureau rempli de matériel de dessin, elle n'avait rien à se mettre sur le dos pour la nuit et les jours suivants et n'avait pas eu le temps d'aller acheter ce dont elle avait besoin mais hé, au moins elle connaissait son nom. Elle voulait juste disparaître.
Ambre L. Shishido
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Le plus important avant l'arrivée d'Ambre était fait : établir des règles aux chats. Maintenant, ce qu'il fallait faire, c'était trouvé le bureau et l'investir avant qu'Ambre n'arrive. Est-ce qu'elle avait beaucoup d'affaires d'ailleurs ? Est-ce qu'elle était matérialiste ou une folle de la déco ? En tout cas, en observant le salon, un petit sourire naquit sur mes lèvres. Tout était neutre, de sorte à ce qu'on puisse nous-même décorer la pièce, y mettre notre patte pour que l'endroit soit vivant. Pourtant, mon regard s'attarda sur un panier disposé non loin. Ils avaient laissé un panier avec des jouets ? C'était un cadeau ? Certains de mes collègues avaient reçu ce genre d'attention suite à la lettre rose, alors pour moi, c'était ce que je pensais.


“Des jouets ? On dirait des jouets pour chien” dis-je en m'approchant du panier, “Ils avaient prévu que vous seriez-là ahah, bon après, ce sont des jouets pour chien, mais vous pourrez vous amuser avec j'en suis sûr !”


Les chats étaient partis à l'exploration de leur nouveau château, seul Al Pacina était resté dans le salon. J'entendais ses ronronnements de là où je me trouvais et j'étais rassuré : un sur quatre était à l'aise ici. Méli, elle, commençait déjà à montrer les griffes derrière une porte, mais je ne m'en préoccupai pas trop pour l'instant. Il fallait simplement qu'elle s'habitue à l'environnement. Je me rendis ensuite à la cuisine où Mélo miaulait. Peut-être avait-il faim ? Il était assis devant une gamelle, la queue se balançant de droite à gauche.


“Ils ont même mis une gamelle, c'est adorable.” Dis-je en fouillant dans les placards avant de trouver de la nourriture, "Hein ? De la nourriture pour chien ?”


Bon, peut-être qu'ils s'étaient vraiment trompés. Je notai dans ma tête qu'il fallait que je trouve quelqu'un avec un chien pour lui donner le sac déjà entamé. C'était vraiment bizarre quand même… Ils pensaient vraiment qu'il y avait un chien ici ? Peut-être était-ce pour Ambre ! Peut-être savaient-ils qu'elle en avait un !

Mais c'était quand même bizarre… S'ils avaient su pour Ambre, ils auraient forcément appris pour moi et les ninjas.

Ce fut Noname qui me tira de mes réflexions. Il était sur le plan de travail et me regardait avec ses yeux méprisants encore une fois, comme pour me dire “Espèce de débile.” Il miaula et descendit du plan de travail avant de se diriger vers une porte donnant sur un couloir. Méli était toujours en train de gronder devant une porte, tandis que Noname marcha vers la seconde porte.


“Méli calme-toi un peu, si tu veux extérioriser ta colère, tu peux le faire dans le salon, mais fait le loin de Mélo par contre il va avoir peur après.” lui dis-je en me dirigeant vers Noname, “Au moins tu auras moins d'énergie pour Ambre quand elle arrivera.”


Ben oui Princesse, dans ma tête, Ambre n'était toujours pas là. Je l'aurais vue sinon. Je n'étais pas aveugle quand même ! Enfin, c'était ce que je pensais jusqu'à ce que je vois deux valises dans la chambre. Elle était déjà arrivée ? Quand ? Où était-elle ?

Dans la chambre, le seul meuble de rangement adéquat pour ranger les vêtements n'était qu'une armoire, allait-on devoir se la partager ? Ça ne me plaisait pas de faire ça, c'était comme si je fouillais dans ses affaires, ça ne se faisait pas ! Mais on n'avait pas le choix pour l'instant. Alors précautionneusement, j'ouvris l'armoire et vis qu'elle était quasiment vide.


“Ambre a dû retourner chercher ses affaires” dis-je en me dirigeant vers la porte de la salle de bain, “C'est pour ça qu'elle n'est pas là.”


La salle de bain était vide, il n'y avait rien, pas de linge, ni de brosse à dents, seulement un shampoing entamé. C'est là que je me dis que, peut-être, les affaires dans le salon et la cuisine étaient à elle ! Elle avait un chien !


“Les gars !” Criais-je alors en sortant de la chambre, “Vous allez avoir un ami avec qui jouer, ça va être super !”


Globalement, l'appartement était pas mal. Ni trop petit, ni trop grand. Mais il manquait quelque chose d'important. De très important pour moi.


“Dommage qu'il n'y ait pas de bureau, j'en avais besoin pour mon atelier…” Déclarais-je avant de me tourner vers Méli et Noname, “Mais qu'est-ce que vous avez tous les deux ?”


Méli était passé de grognement à feulement en à peine trois minutes. Je ne comprenais toujours pas son comportement, Ambre n'était pas là pourtant. Et Noname qui la suivait en miaulant, bientôt, ce fut Mélo qui les rejoignit. Et c'est à ce moment-là que je vis la porte que j'avais totalement zappé.

La porte ! C'était peut-être mon bureau finalement. Un grand sourire orna mes lèvres : comment était-il ? Grand ? Petit ? Lumineux ? Qu'importe, ce bureau allait être ma nouvelle bulle, il fallait que j'y emménage le plus vite possible avant qu'Ambre voit tout ça.


“Mais oui ! C'est mon atelier sûrement ! Allez, allez les gars calmez-vous, on va voir notre nouvelle bulle et le nouveau royaume de la princesse.” Leur dis-je en riant


Ce bureau allait être ma nouvelle bulle, avec mon espace de travail, mais aussi l'espace dans lequel tu y serais Princesse, c'était ça le plus important après avoir établi les règles avec les chats.


“Il faut vite ramener tout le matériel avant qu'Ambre n'arrive” dis-je en mettant la main sur la poignée, “Je suis sûr que mon atelier sera su…”


Je me stoppai dans ma phrase en voyant une ombre quand j'ouvris la porte. Qu'est-ce que c'était que ce bordel ? Il y avait quelqu'un ? Est-ce que c'était elle ? J'ouvris la porte en grand alors que mon regard parcourut les premières marches des escaliers, avant de tomber sur des pieds puis des jambes et enfin, elle.


“...Per.” Finis-je ma phrase dans un souffle.
Altaï Shishido
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Et à vrai dire, ce fut un peu ce qu'elle fit. Disparaître. En restant dans cette vaste pièce, sans oser en sortir, à écouter tous les bruits extérieurs qui pourraient lui indiquer où se trouvait l'inconnu qui allait partager cet appartement avec elle, et si, éventuellement, il ne ressortait pas un peu. Son seul espoir pour se sortir de là était qu'il ait encore des affaires à aller récupérer et qu'il fasse plusieurs trajets. Non seulement elle pourrait sortir de là, mais aussi aller chercher des vêtements. Et peut-être de quoi cuisiner pour le repas aussi. Enfin, disons plutôt commander quelque chose pour le repas, mieux valait qu'elle se tienne loin de la cuisine sauf pour les plats les plus simples et les moins élaborés qui soient. En attendant, elle restait enfermée dans cette pièce sans savoir comment en sortir de manière normale pour, au moins, saluer le nouvel arrivant. L'avantage, c'est que la pièce dans laquelle elle se trouvait était très agréable et qu'elle s'y sentait plutôt bien.

Alors, certes, c'était vide, mais aussi vaste. Il y avait largement de quoi faire quatre espaces de travail, d'ailleurs, vu la superficie. Un seul lui suffisait amplement, et bien qu'il ignore totalement le métier de l'inconnu qui se déplaçait dans l'appartement, il n'aurait peut-être pas besoin de cette pièce. Après tout, quelles probabilités y avait-il pour que ce soit aussi un artiste ? Assez faibles. Normalement. Et puis, il n'avait pas l'air, au vu de ses déplacements, de porter grand intérêt à la porte derrière laquelle elle se trouvait. Elle l'entendait parler, parfois. Il avait l'air plutôt bavard, cet Altaï. La cohabitation risquait d'être épuisante … De quoi être encore plus fatiguée en étant chez soi qu'au travail. Sans doute avait-il pris l'habitude de parler souvent à ses animaux, s'il vivait seul auparavant. Elle parlait bien à Meiko, parfois. Pas autant, cela dit.

Le susnommé se tenait d'ailleurs derrière la porte close, reniflant dessous avec un curiosité. Lorsqu'il était encore bébé, il avait été élevé dans une famille avec des enfants en bas âge, des chats, deux coqs et même un perroquet. Si bien que le shiba avait été habitué très jeune à vivre avec d'autres espèces et à ne pas en avoir peur. Néanmoins, cela ne le rendait pas moins curieux de découvrir ses nouveaux colocataires à fourrure, dont l'un semblait grogner de l'autre côté. Au moins, le shiba avait compris le message et se contentait de renifler, sans faire de bruits autre que sa truffe humant le dessous de la porte. Au moins, lui avait l'air content de voir de nouveaux arrivants. C'est sûr que vu les âneries qu'il était déjà capable de faire seul, l'appartement allait ressembler à un champ de bataille avec une telle ménagerie.

Elle sursauta de nouveau en entendant l'homme dans le salon crier. A force de se concentrer sur Meiko, elle avait presque réussi à occulter sa présence. Presque. Silencieusement, jouant nerveusement avec une bague autour de son doigt, elle faisait les cent pas. Il allait bien falloir qu'elle sorte un jour, qu'elle redescende au salon. Elle n'allait pas s'installer ici jusqu'à ce qu'il sorte pour une raison ou pour une autre, et qu'elle puisse enfin réfléchir à une manière correcte de se présenter. Malheureusement, il y avait de fortes chances qu'il finisse par ouvrir la fameuse porte. Toute personne normalement constituée visite l'intégralité de son logement quand elle s'y installe. C'était évident, il allait inévitablement tomber sur elle et penser qu'elle s'était planquée tout ce temps parce qu'elle ne voulait pas le voir.

Bon, certes, elle ne voulait pas le voir. Mais pas parce qu'elle ne voulait pas le voir, justement. Enfin, c'était clair quand même. Elle continuait à marcher, en se répétant qu'il ne viendrait peut-être pas, qu'il ne viendrait pas. Un nouveau bruit se fit entendre en bas des petits escaliers, là où se trouvait Meiko. Un second animal, sans doute. Un léger aboiement curieux échappa de nouveau au shiba, et Ambre le rappela immédiatement. L'animal hésita une petite seconde, considérant la porte close, et remonta finalement jusqu'à la jeune femme avec un air déçu de ne pas pouvoir mener plus loin ses investigations sur ses nouveaux congénères.

« S'il-te-plaît, pour l'instant, ne nous faisons pas remarquer … Ce n'est vraiment pas le bon moment, tu comprends ? »

Elle murmurait, au cas où on l'entendrait depuis l'extérieur. Le shiba sembla lui lancer un regard réprobateur. Comme pour lui indiquer que ce serait bien le moment de faire quelque chose et que franchement, c'était un peu ridicule de se cacher de quelqu'un avec qui elle allait vivre, alors que lui avait des potes à rencontrer. Mais, impossible pour la jeune femme de parvenir à esquisser le moindre pas vers les quelques marches. Finalement, elle s'arrêta près de celles-ci, en haut, en entendant les bruits de pas se rapprocher, et les éclats de voix. La voix masculine était beaucoup plus distincte cette fois, beaucoup plus proche. Trop proche, même. Ce fut confirmer lorsqu'elle vit la poignée de la porte se baisser. Elle sentit le sang battre à ses tempes plus rapidement, et elle fut incapable de faire le moindre pas en arrière, pour se cacher, figée.

La poignée arriva à son point le plus bas, et la porte commença à s'ouvrir. Visiblement conscient de la détresse dans laquelle elle se trouvait, Meiko vint s'asseoir près d'elle, posant lui aussi un regard curieux vers la porte qui s'ouvrait peu à peu, de plus en plus. Elle ne voyait pas encore grand-chose, à l'exception de sa propre ombre qui se découpait dans les escaliers, et ce panneau de bois qui s'ouvrait comme un rideau que l'on tire au début d'une pièce de théâtre.

Finalement, la porte s'ouvrit en grand. Elle en haut des escaliers, le dénommé Altaï en bas. Sacrée scène. Son regard couleur d'ambre se posa sur l'individu. Il était plutôt grand, un peu plus qu'elle. Des cheveux clairs, qu'elle voyait en une nuance de gris très clair et proche du blanc. Sa peau aussi était pâle d'ailleurs, presque diaphane. Pour les yeux, de là où elle était, elle ne voyait pas suffisamment, seulement un gris plus sombre. Regarder ces quelques éléments lui prit moins d'une seconde, mais ce fut suffisant pour que son esprit se focalise sur autre chose que la panique. Enfin, il n'en restait pas moins qu'ils étaient là. Comme un réflexe, elle replaça une mèche de ses cheveux et s'inclina légèrement, un peu prestement.

« Bonjour. Je suis Ambre. Enchantée. »

Et vraiment, c'était bien les seuls mots qu'elle était capable de prononcer, là tout de suite, tellement elle était désemparée. Le shiba à ses pieds sembla prendre ça comme un signal, parce qu'il se leva et s'apprêtait à bondir en bas des escaliers pour aller dire bonjour. Comme mue par un réflexe, ou quelque chose comme ça, elle le rattrapa par le collier avant qu'il ne bouge et n'empire encore plus la situation. Et puis, elle avait l'air de quoi, à part d'une voleuse qui se planque ? Si ça c'était pas une bonne première impression. Enfin, de toute façon, personne ne peut rentrer sans le code, donc c'était forcément qu'elle habitait ici. Elle paniquait encore. Même si, d'un point de vue extérieur, on n'en voyait rien, elle était paniquée. Son cœur battait à mille à l'heure, et elle n'avait aucune idée de quoi faire ou quoi dire. Et la seule porte de sortie, la seule option de fuite, se trouvait derrière l'homme en bas des escaliers.

Foutue. Elle était foutue. D'autant qu'elle avait installé son matériel sur le seul bureau de la pièce sans se soucier une minute de lui. Bon en même temps, premier arrivé, premier servi. Non ? Il y avait bien assez de place, quand même. Elle recommença à faire tourner la bague à son doigt, en se demandant ce qu'elle était censée faire dans ce genre de situation parce que, soyons honnête, ce n'était vraiment pas son truc la communication, et les gens en général. Un mari, encore moins. Ça sentait la catastrophe. Cette rencontre allait être une catastrophe. Si ça n'en était pas déjà une.
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Tu sais Princesse, c'est rare que je puisse être sur le cul. Mais là, en découvrant qui était Ambre, en mettant enfin un visage sur son prénom, il y eut comme une minute de silence.

Elle en haut des escaliers, moi en bas. La reine sur son trône tandis que le chevalier à genoux devant elle, c'était ça que je voyais.

Elle était belle, Ambre. Un prénom qui lui allait si bien, qui caractérisait si bien ses yeux qui m'observaient. Son visage presque parfait, les cheveux longs tombant presque en une cascade de soie tellement ils étaient brillants. Il me semblait qu'elle n'était pas une princesse timide ou naïve comme on en voit dans les livres ou les séries, mais une reine, une jeune reine nouvellement couronnée qui… Qui…


“Bonjour. Je suis Ambre. Enchantée.”


Ce furent ses mots prononcés avec ses lèvres rosées qui me sortirent de ma rêverie. Je pus enfin cligner des yeux, comme libéré d'un sortilège. Cette fille était belle. Beaucoup trop belle pour quelqu'un à la face de nem comme moi.


“Salut… Je suis Altaï, ravi de te rencontrer Ambre” dis-je en la saluant de la main.


Je vis alors à ses pieds le propriétaire du panier et de la gamelle, un beau Shiba en pleine forme. Il me semblait être un très grand joueur. Je fixai le chien de longues secondes avec un timide sourire, incapable de savoir quoi dire d'autres à Ambre.

Je savais pas Princesse ! Comment je devais réagir ? La prendre dans mes bras ? Lui parler comme si on se connaissait depuis des années ? Moi qui d'habitude n'avais pas de problème ou faisais tout pour ne pas avoir de problème comme ça, j'étais un peu perdu, je dois te l'avouer. Et si elle me détestait ? Où avait peur de moi à cause de ma tête ?

Ce fut Méli qui me sortit de cette nouvelle torpeur, toujours derrière moi, ses grognements se faisaient de plus en plus intense. Il ne fallait pas qu'elle attaque Ambre, surtout pas !


“Oh, euh”, dis-je en prenant Méli dans mes bras et en la caressant, “Voici Méli, elle est un peu… Territoriale avec les autres, mais elle est gentille, tu verras.”


Menace de la chasseuse éliminée.


“Oh et celui-là à mes pieds, c'est Mélo, son jumeau” présentais-je en caressant le concerné, “Il est très peureux, mais c'est une boule d'amour, si tu le laisses venir à toi, tu n'auras aucun problème… Sauf pour le faire partir parce qu'une fois que tu lui donnes de l'amour il ne te lâche pas.”


Mélo ronronnait déjà à mes pieds. Il ne cessait de passer et de repasser entre mes jambes à mesure que je lui donnais des caresses. Mais on ne me l'a fait pas à Sir Vaillant ; je savais déjà qu'il y aurait un problème d'ordre “terreur du chien”. Ni une ni deux, je pris Mélo avec mon autre bras.

Menace du froussard éliminée.

Par contre, il fallait que je sache si cette fameuse pièce était mon bureau ou non. Alors doucement, je montai les escaliers, essayant d'être le plus loin possible d'Ambre. Avec un chat dans chaque bras, je n'avais pas envie qu'elle se fasse attaquer par la furie ou le froussard, ou même qu'elle puisse avoir peur de moi.


"Pardon, mais est-ce que je peux passer ? Ça doit être mon bureau et les petits ont hâte de voir où ils pourront me voir.”


J'avais qu'une seule idée maintenant que les deux principales menaces étaient éliminer : le bureau. Autant te dire Princesse que je fus bouche bée devant cette immense pièce PARFAITE pour moi. Je regardais cette pièce avec des étoiles dans les yeux tout en déposant Mélo : hors de question de laisser Méli à terre pour le moment. Tournant tout autour de moi, je regardais les rayons de lumière qui passaient à travers les fenêtres, cette pièce était lumineuse, si grande !


“C'est… C'est parfait !” M'écriais-je avec un grand sourire


J'imaginais déjà toutes les possibilités pour mon futur bureau, ainsi que l'emplacement de chaque meuble et de nouveaux que je pourrais acheter ou reprendre dans les poubelles, n'importe quoi qui puisse habiller cette pièce comme je le voulais. Déposant Méli, je courus dans le salon prendre Al Pacina, la résidente permanente de mon bureau, il fallait qu'elle voie cet endroit !


“Al Pacina regarde ! Là, il y aura mon bureau avec mon matériel pour le boulot. Et là ! Un meuble pour y mettre tout mon matériel de dessin et là une grande bibliothèque avec tous les magazines et livres de dessin !” Dis-je en pointant les endroits que j'indiquais du doigt, “Ici, on mettra les chevalets que j'ai laissé chez les anciens et là, sous la fenêtre, je ferai un petit coin lecture avec une petite bibliothèque aussi, mais seulement pour les mangas et les livres de lecture avec plein de coussins pour qu'on puisse s'asseoir ! Quant à cet endroit, il y aura les toiles vierges que j'achèterai ! Je vais me remettre à la peinture, ça va être trop bien ! Je viendrai te chercher à chaque fois que tu auras besoin de descendre et toi, tu pourras te mettre où tu veux ! ”


Clairement Princesse ? J'étais un gamin. Un véritable gamin trépignant d'impatience, sautant pieds joints en montrant tous les endroits qui allaient être rempli par mon travail d'animateur et d'illustrateur, mais aussi tous les dessins de toi que je ferai. Toutes tes aventures que je t'imaginerai vivre. C'était magnifique.


“Tu verras, tu seras bien ici, je te le promets. D'ailleurs, je vais m'y installer tout de suite ! J'ai bien fait de prendre toutes mes affaires de dessins maintenant, comme ça le plus important sera fait ! ” Lui dis-je en l'embrassant sur le crâne, “Oh regarde il y a déjà un bureau, ils ont dû laisser leurs matériels, il est de super bonne qualité en plus !”


Bien sûr que ce bureau était à moi. J'en avais besoin, je ne savais pas ce qu'Ambre faisait comme travail, mais elle n'avait pas besoin d'un espace comme celui-ci, ce n'était pas possible qu'elle ait besoin de tout ça.

C'était mon bureau, ma bulle à moi.
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Elle eut un léger sourire lorsqu'il la salua en retour et levait la main. C'était assez gênant, de rester là comme ça, chacun ne trouvant visiblement rien à dire. Il y avait comme un flottement, et elle essayait de trouver quelque chose à ajouter, à dire. Mais la communication, ce n'était vraiment pas son domaine, plus encore avec des inconnus. Finalement, ce fut un grondement qui attira l'attention du jeune homme, et elle profita de ce petit moment pour souffler légèrement, observant ensuite la boule de poil entre ses bras. Donc, les animaux qu'il avait avec lui étaient des chats. Elle aimait bien les chats, et elle avait envisagé d'en prendre un avant d'avoir Meiko. Mais sa belle-mère avait sorti une excuse comme quoi elle était soi-disant allergique, et ça avait ensuite été très compliqué de prendre le shiba. Au final, Ambre avait découvert que la harpie n'avait aucune allergie mais qu'elle ne voulait juste pas avoir d'animaux à la maison. Mais sur cette bataille, elle avait perdu, puisque le shiba avait été accepté à la maison en passant par son père qui avait fini par céder. Et, chez les Takahashi, on ne discute jamais les règles du paternel.

Ce fut donc par ruse et avec une détermination sans faille qu'elle avait réussi à avoir son compagnon à quatre pattes. Elle le tenait toujours d'ailleurs, pour ne pas qu'il aille effrayer les chats ou qu'il saute sur leur propriétaire avec trop d'enthousiasme.
Altaï lui présenta donc deux chats, visiblement jumeaux mais aux caractères vraiment opposés. Ils étaient très mignons, l'un comme l'autre, et les animaux ne lui posaient pas de problème en règle générale. Ceux-là en tout cas ne la dérangeaient pas, et elle savait pertinemment qu'il faudrait un temps d'adaptation à tout le monde pour apprendre à vivre en communauté. Surtout qu'ils étaient nombreux finalement, passant le nombre de résidents de deux personnes à sept êtres vivants dans le même appartement. Différentes dynamiques allaient forcément se mettre en place pour chaque relation entre les membres.

Avec ses deux chatons dans chaque bras, la scène avait quelque chose d'assez attendrissant. Mais elle ne savait toujours pas quoi dire, ou quoi faire, et elle se sentait vraiment stupide à rester bloquer de cette manière. Finalement, elle eut un léger sursaut lorsqu'il lui demanda de s'écarter, ce qu'elle fit plus par automatisme qu'autre chose, libérant le passage et restant près du bureau avec son matériel de dessin. Il avait parlé de bureau, ce qui laissait sous-entendre que lui aussi avait besoin d'une pièce dédiée. Pour son travail ? Pour du loisir ? Peut-être que si c'était juste pour le loisir, ils pourraient se mettre d'accord pour qu'il s'installe plutôt dans le salon ? Pour quelques heures sur la semaine, ça serait tout à fait envisageable. Et de cette manière, elle pourrait tranquillement travailler ici. Il faudrait aussi qu'elle s'installe un coin pour le gaming d'ailleurs, en rachetant un pc pour ça puisque la harpie ne lui avait laissé que son pc portable. Entre ça, les vêtements et le nécessaire pour la salle de bain, ça allait lui coûter une partie de ses économies. Tsss.

Cependant, la jeune femme comprit assez vite qu'Altaï avait décidé de s'approprier l'intégralité de cette pièce, sans lui demander son avis, et faisant peu cas de sa présence comme de son consentement. Elle qui l'avait trouvé plutôt agréable et poli, elle commençait à penser que ce n'était finalement pas du tout le cas. Il fila comme une flèche à peine une minute pour revenir avec un chat visiblement plus âgée, la fameuse Al Pacina, la mère des autres donc vu la conversation -ou plutôt le monologue- qu'elle avait entendu plus tôt. Puis, il se mit à se déplacer partout dans la pièce, désignant plusieurs endroits et énumérant tous les aménagements qu'il prévoyait de faire ici. Toujours en ignorant totalement sa présence, d'ailleurs. Ce qui lui rappela inévitablement l'attitude de son père, sa belle-mère et ses demi-frères à son égard. Elle sentit son cœur se serrer. Alors c'était ça ? Elle allait vivre la même chose ?

Immobile, elle entendait à peine la voix masculine, comme lointaine. Elle se souvenait de sa mère. Elle revoyait son regard vide, son teint cireux. Elle la revoyait déambuler dans la maison, sans but, errer comme une âme en peine. Ou une coquille vide dont l'âme aurait disparu. C'était par l'ignorance de son propre mari qu'elle avait fini dans un état aussi déplorable, et qu'elle avait fini par mourir. Il était hors de question qu'Ambre finisse comme elle. Hors de question qu'elle doive subir une situation aussi abjecte, alors même qu'elle venait d'en sortir. C'était chez elle aussi. Et elle était là. Elle existait. Et elle refusait qu'on nie à nouveau son existence. Elle prit une longue inspiration. Il fallait qu'elle arrive à se calmer. Ils venaient de se rencontrer. La première rencontre pouvait être gênante, et malgré l'impression qu'il lui donnait d'être très à l'aise, il se sentait peut-être mal de sa présence pour le moment et préférait l'éviter. Il fallait qu'elle essaie de s'en convaincre.

Il pointa alors le bureau du doigt. Et elle décida que c'était le moment opportun pour une explication sommaire. D'abord, elle lâcha Meiko, qui s'ébroua avant de venir voir le nouveau venu, sans passer trop près des chats et en faisant attention. Le shiba était précautionneux, et il vint simplement saluer Altaï en posant sa truffe sur une main à sa portée, histoire de voir quelle pouvait être l'odeur de ce monsieur-là. Et puis, éventuellement, grappiller une caresse aussi. Une fois ceci fait, il alla gambader tranquillement dans la pièce, comme pour y prendre lui-même ses propres marques et se familiariser avec ce nouvel environnement.
Ambre passa à nouveau une main dans ses cheveux, puis elle désigna le bureau couvert de ses affaires du menton.

« Je crois qu'il y a méprise. C'est mon matériel de dessin. Je suis tatoueuse, et illustratrice. J'ai installé mes affaires pour pouvoir travailler et en faire un bureau. »

Sa voix était douce, et calme, et elle souriait légèrement, encore un peu mal à l'aise. Elle avait espéré avoir la pièce pour elle toute seule, pour pouvoir travailler tranquillement, en journée parfois et le soir venu le plus souvent. Que ce soit pour travailler sur les pochoirs pour les tatouages de ses clients, ou pour illustrer des livres comme la commande qu'elle avait en ce moment, il lui fallait un endroit pour exprimer son art, et cette pièce était idéale pour ça. Sauf que le nouvel arrivant avait la même idée, et le même ressenti. Or, l'appartement ne comportait qu'une pièce qui pouvait servir de bureau. Alors, certes, elle était très vaste, mais il n'en restait pas moins qu'il n'y avait qu'une seule pièce, et qu'ils étaient deux à avoir besoin d'un lieu de travail, visiblement. Même si elle ignorait dans quoi bossait le jeune homme, au vu de son engouement et des instruments qu'il avait énuméré, comme les chevalets et le reste, elle devinait aisément qu'il pratiquait aussi une forme d'art.

Finalement, un peu pour désamorcer la situation qui se profilait, et aussi parce qu'elle avait oublié de le faire, elle pointa Meiko du doigt.

« Oh et, lui, c'est Meiko. Il est plutôt détendu, quoi qu'il est capable de faire de sacrées bêtises quand ça lui prend. Il est habitué aux chats. »

Ouais, voilà. Tout le monde était présenté comme ça. Même si le jeune homme se tenait bien loin d'elle. Elle ne s'en offusquait pas. Les contacts physiques, c'était encore moins sa tasse de thé que la communication à froid. Alors si pour le moment ils les évitaient, ça n'était pas plus mal. Quoi qu'il lui semblât bien avoir vu quelques trucs sur un moniteur dans la chambre, qui laissaient entendre que ça n'allait pas pouvoir durer bien longtemps. Mais, pour le moment, rester à bonne distance était une bonne idée. Surtout vu à quel point la journée s'avérait de plus en plus éprouvante pour elle à mesure que les heures s'écoulaient.

« Hm tu … Tu travailles dans l'art aussi … ? Comme j'ai entendu le genre de matériel que tu avais …»

Aller, une pathétique tentative pour ne pas avoir l'air complètement paniquée et essayer d'engager un minimum de conversation. Au moins elle essayait. Maladroitement, mais elle essayait. Il fallait bien commencer quelque part, « salut », c'était un peu moyen comme premier échange.
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Toujours dans mon délire sur mon futur bureau, j'avais un immense sourire aux lèvres. Cette pièce allait être parfaite pour moi et les chats.

Ambre me présenta à son tour son compagnon, le shiba dénommé Meiko. La boule de poil promenait sa truffe sur ma main ainsi que tout autour de moi. C'était adorable. Je me baissai à sa hauteur, toujours Al Pacina dans les bras. Il fallait aussi faire les présentations entre les animaux, c'était important avec tout ce petit monde.


“Salut Meiko, je suis Altaï et elle” dis-je en pointant le chat dans mes bras, “C'est Al Pacina, elle est très gentille et très calme, j'espère que vous allez bien vous entendre.”


Al Pacina renifla l'odeur de Meiko et cela ne sembla pas la déranger et je soupira timidement d'aise. Un sur quatre les avait acceptées. C'était déjà un bon signe, surtout que si Al Pacina n'aimait pas quelqu'un (ce qui était déjà rare) les trois autres suivraient la matriarche. Et au moment où je décidai de lui donner une timide caresse sur la tête, le délire sembla se fissurer quelque peu quand Ambre me parla du bureau et du matériel de dessin qui était en réalité le sien.

Ainsi, elle aussi travaillait dans l'art. Tatoueuse et illustratrice. Je me stoppa immédiatement face à ses mots.


“Oh…” Dis-je sur le moment en penchant la tête sur le côté.


Je ne comprenais pas très bien, Princesse, cette pièce, c'était mon bureau. Ça devait être mon bureau. J'avais beaucoup trop de choses pour investir une autre pièce et il n'y avait que celle-là. Il n'y avait pas d'autres pièces qui pouvaient me servir de bureau de toute façon.


“Je suis animateur dans un studio d'animation et illustrateur” répondis-je à Ambre, “Je suis en télétravail depuis mon bureau toute la journée.”


Question impératif et importance, c'était moi qui gagnais. J'étais en télétravail, mon métier m'obligeait à avoir une pièce pour travailler. Ambre pouvait très bien travailler dans le salon, ou dans son salon de tatouage.

D'habitude, j'aurais posé mille et une question sur son métier et sur les commandes qu'elle avaient. Mais là, la question de “à qui allait profiter le bureau” était en jeu. Hors de question que je lui laisse tout cet espace.

Je pouvais être sympa sur d'autres choses, mais pas sur ça. Je n'allais pas changer d'avis. Le visage contrit, je me mis à me gratter légèrement le cou : je devais avoir cette pièce et ça me déplaisait de lui dire non, mais comme dit plus haut, je n'allais pas céder.


“Tu n'as pas de bureau dans ton salon de tatouage ?” Lui demandais-je, “J'ai absolument besoin d'une pièce et mon contrat ne me permet pas de partager l'espace pour une question d'image et de droit.”


Et hop on en remet une couche ! Elle voulait habiter ici ? Il fallait qu'elle me laisse bosser l'esprit tranquille. Les entreprises faisaient signer à leur employés un contrat sur la diffusion d'images produites, si jamais il y avait une fuite sur les réseaux sur la sortie d'un épisode ou sur le nom d'une série, les employés étaient foutus. Et pas que par l'entreprise en question, mais sur tous les studios d'animation du pays.

De plus que s’il y avait une fuite, on accuserait en premier les employés en télétravail.

Bien sûr, je n’allais pas le dire à Ambre. Je me disais qu’elle aurait compris que cette pièce devait me revenir. Et puis c’était la toute première fois qu’on se rencontrait, je ne voulais pas instaurer un conflit dès le début. Je me gratta un peu plus le cou suite à ça : c’était déjà la galère même pas dix minutes après notre rencontre, la suite promettait si elle n’acceptait pas ça.
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Visiblement, savoir qu'elle travaillait dans le milieu de l'art ne l'enchantait guère. Elle pouvait aisément le deviner à sa tête, et à l'onomatopée qui franchit ses lèvres. Inutile d'en dire davantage pour qu'elle comprenne qu'il était déçu, et qu'il ne comptait aucunement lui laisser cette pièce pour travailler. Elle jeta un œil sur Meiko, qui se promenait dans la pièce en prenant ses aises, venait parfois voir Al Pacina tout en restant à une certaine distance pour ne pas envahir son espace, et semblait se plaire dans cet endroit. Pour lui au moins, c'était facile de trouver sa place visiblement, il n'avait pas à faire face à tous les soucis auxquels elle était confrontée. L'enchaînement d'événements l'épuisait beaucoup, et elle sentait que la journée était encore très loin d'être finie. Elle ne comptait pas lâcher cette pièce, elle avait besoin de travailler régulièrement, si ce n'était tous les soirs, et il n'y avait pas d'autre pièce que celle-ci pour le faire, c'était évident. Stupide de la part des constructeurs et de ce qui leur avait attribué ce logement, cela dit.

En entendant la réponse, elle repassa la main dans ses cheveux avec embarras. Elle comprenait bien qu'il avait besoin d'un endroit où travailler. Enfin, tout de même, si ce n'était que ça, il pourrait bien retourner travailler dans son entreprise pour cause de logement non-adapté au télétravail. Au moins, le problème serait réglé et elle pourrait s'installer ici pour travailler au calme, jouer aux jeux vidéos, dessiner, préparer ses projets, travailler sur les commandes d'illustration. Sauf que la jeune femme se sentait mal de lui proposer cette solution, alors qu'elle-même n'envisageait pas de travailler ailleurs. Elle n'en avait pas la possibilité de toute façon. Et pour une fois, elle avait vraiment envie d'avoir enfin un vrai bureau pour dessiner correctement, profiter de la lumière du jour. Depuis qu'elle était dans le milieu, elle n'avait eu d'autre endroit pour travailler son art que la petite chambre déjà bien encombrée par les meubles nécessaires dans la maison Takahashi.

Déjà qu'on la privait de son rêve de pouvoir s'installer au-dessus d'un salon de tatouage à son nom ; parce qu'il était évident qu'elle ne pouvait pas se permettre de payer un loyer aussi conséquent en plus de celui de cet appartement ; elle voulait au moins pouvoir avoir enfin un endroit à elle. Elle ne voulait pas non plus chasser le jeune homme, parce que ce serait injuste de sa part de décider de se privatiser une pièce aussi vaste rien que pour elle, alors que l'un et l'autre avait besoin d'un espace de travail adapté. Elle promena son regard dans la vaste pièce où les rayons de soleil dansaient sur le plancher. Elle le voyait parce que le sol était plus clair à certains endroits et était plus lumineux, et que la lumière se découpait parfaitement à travers les nombreuses fenêtres.

Son regard d'ambre et de miel se reposa sur Altaï lorsqu'il reprit la parole. Elle en eut un sourire un peu triste. Oh, elle comprenait bien ce qu'il essayait de lui dire par cette question et cette précision. Il voulait cet endroit, et il ne comptait aucunement le partager avec elle. Si elle avait des remords à lui demander de travailler dans son entreprise au lieu de rester en télétravail, il semblait que lui se fichait pas mal de ce dont elle pouvait avoir besoin, elle. Peut-être qu'il était bel et bien égoïste, pour lui témoigner si peu de considération. Elle s'assit légèrement contre le bord du bureau où trônaient ses affaires, songeuse, avant de prendre la parole, d'une voix toujours calme et douce. Sans animosité ou quelconque émotion négative. Juste du calme.

« Je comprends bien que tout ceci puisse te contrarier, et que ma compagnie te soit déplaisante. Ce n'est rien. Tu pourras faire comme si je n'existais pas, j'ai l'habitude. Cependant, je vis ici, au même titre que toi, et je suis aussi chez moi, comme tu es chez toi. »

Elle souffla doucement, exposant juste les faits, et prit un crayon de bois qu'elle fit doucement tourner entre ses doigts, jaugeant la pièce du regard. Leurs contraintes respectives tournaient dans sa tête alors qu'elle réfléchissait quelques minutes.

« Malheureusement, il n'y a pas de bureau dans le salon de tatouage où je travaille, et ce n'est pas mon propre salon. Qui plus est, quand je travaille sur des illustrations, c'est en dehors de mes heures de travail de tatoueuse, et donc le salon est fermé. »

Elle fit une courte pause.

« Je ne compte pas te chasser de cette pièce, elle fait partie intégrante de l'appartement et je considère que tu as autant de droits sur cet endroit que j'en ai moi-même. On ne peut pas dire que ce soit petit... Attends une petite minute, s'il-te-plaît ».

Alors qu'elle réfléchissait, sa dernière remarque venait de lui apparaître comme une réponse évidente. Elle prit un carnet de croquis qu'elle ouvrit rapidement sur une page vierge, et fit glisser la pointe de son crayon à papier sur la feuille. L'outil semblait virevolter, comme dans un ballet aérien, ou une représentation de patinage artistique. Puis, elle glissa le crayon derrière son oreille et tourna le calepin vers le jeune homme de l'autre côté de la pièce. Sur la feuille, un croquis sommaire mais néanmoins bien exécuté d'une vue de la pièce de trois quarts, avec une sorte de cloison au milieu, qui semblait pouvoir être amovible ou coulisser pour pouvoir circuler entre l'une et l'autre des parties qui étaient désormais visibles sur le dessin.

« Quelque chose comme ça … Si on met quelque chose d'opaque, ou même en bois … Hm … On pourrait définir deux espaces distincts. Je veux dire, la pièce me semble suffisamment grande pour envisager quelque chose. Et, comme ni toi ni moi ne voulons renoncer à cet espace … Bien sûr, il sera moins grand que la pièce entière, mais … Je pense que ça peut être un bon compromis. Je veux juste … avoir un endroit où … je puisse dessiner... »

La jeune femme esquissa un léger sourire.

« Et puis, tu n'auras pas besoin de me voir comme ça. Si tu as beaucoup d'affaires, je veux bien que ce ne soit pas égal et n'avoir qu'un tiers de la pièce pour t'en laisser deux... »

En tout cas, elle essayait de faire de son mieux. Elle ne voulait pas renoncer et s'effacer encore une fois. Mais elle ne voulait pas non plus que le jeune homme ait à le faire à cause d'elle non plus. Alors, elle espérait juste de tout cœur qu'ils puissent juste régler au moins ce litige-ci le plus tôt possible. Après, qu'il ne la calcule pas, elle s'en accommoderait. Elle l'avait toujours fait. Ce n'était pas comme si elle avait eu l'infime espoir que ça changerait ...
Ambre L. Shishido
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Bon. Apparemment, Ambre ne voulait pas me laisser cette pièce. C'était très fâcheux, très désagréable même. Je n'allais certainement pas laisser cette pièce même pour elle. Et pourtant, l'attitude d'Ambre me laissait un goût amer.

Comment ça sa compagnie me déplaisait ? Faire comme si elle n'existait pas ? Pourquoi Ambre disait ça ? C'était ce que je lui ai fait ressentir ?

C'était faux.

Le problème était juste “à qui allait appartenir le bureau”. Sinon, la compagnie d'Ambre ne me dérangeait pas du tout. On venait à peine de se rencontrer de toute façon, je ne pouvais pas dire si elle me dérangeait ou non. Et puis faire comme si elle n'existait pas ? Elle pouvait rêver.

D'habitude, c'était moi qui dérangeait les autres à cause de ma dégaine, pas l'inverse ! C'était d'ailleurs étrange de la voir me parler sans l'habituel visage effrayé ou de dégoût que je voyais chez les autres. J'attendis comme elle me le demanda, tandis que Noname, le dernier de mes chats se décida à se montrer. Il passa entre les jambes d'Ambre avant de monter sur le bureau pour la regarder dessiner.

Ce chat noir s'avançait vers Ambre, à la demande de caresse tandis qu'elle me montrait le croquis qu'elle avait fait.

Ainsi, elle proposait de partager l'espace en deux. Une cloison séparant celui-ci. C'était intéressant, voire même génial puisqu'au final chacun aurait son propre espace. Bon, en toute honnêteté Princesse, ça me dérangeait moins, mais quand même un peu, l'espace était si grand et si beau !

Réfléchissant à ces potentiels espaces, Ambre attira mon attention quand elle déclara avoir besoin d'un espace rien qu'à elle où elle pourrait dessiner. Je la comprenais tellement !

Voilà qu'ensuite, c'était moi qui passais pour le gros égoïste de l'histoire. Bon en même temps, c'était vrai, je le voulais pour moi tout seul ce bureau. Mais je pouvais la comprendre, moi aussi, j'avais besoin d'un espace personnel, c'était d'ailleurs pour ça que je ne voulais pas lui céder. Mais je sais pas, Princesse, Ambre était… Étrange. Déjà avec ce qu'elle m'avait dit sur le fait qu'elle me dérangeait, que je pouvais faire comme si elle n'existait pas, puis ensuite ça, et qu'enfin, que je pouvais prendre les trois-quarts de la pièce pour moi tout seul.


“Mais qu'est-ce que tu racontes” dis-je en soupirant, “Tu as raison, cet espace est autant à moi qu'à toi, il faut le partager équitablement. Donc la moitié pour toi et la moitié pour moi.”


J'étais partie dans mes délires sans même la prendre en compte, c'était peut-être pour ça qu'elle pensait qu'elle me dérangeait. Mais comme cet endroit était à nous deux et qu'on était tous les deux des artistes, je me voyais mal maintenant avoir le plus gros.

Timidement, je regardai le crayon qu'elle avait derrière l'oreille et avança ma main doucement, je ne voulais pas lui faire peur.


“Je vais pas te faire de mal”, dis pour la prévenir, “je t'emprunte juste ton crayon et ton carnet.”


Pitié qu'elle n'ait pas peur de moi ! Elle venait de faire un effort, c'était à moi d'en faire un maintenant et déjà, je pouvais savoir si elle avait peur de moi ou non, juste par ce petit geste. Prenant le carnet et le crayon, je choisis une page vierge et je dessina le bureau en trois-quarts aussi.


“Comme on est tous les deux des artistes, cloisonner l'espace ne serait peut-être pas la meilleure des solutions." Dis-je en dessinant, “Enfin, je veux dire oui, il faut délimiter nos deux espaces, mais comme tu es aussi illustratrice et que j'ai pas mal de mangas, magazines et de livres de dessin de toute sorte, on pourrait délimiter les bureaux par une bibliothèque qu'on se partagerait ?”


À mesure que je dessinais, j'imaginais l'endroit que cela pouvait être, on pourrait se partager nos livres, mais nos matériels aussi, enfin, la plupart de notre matériel. Je pouvais faire ça tant qu'elle n'envahissait pas mon bureau.


“Et puis on pourrait aussi ranger notre matériel de dessin et de peinture aussi : aquarelle, crayon, feutres, gouaches, fusain, pastels et tout le reste ! Enfin, c'est comme tu veux hein ! ” M'exclamais-je, “Ça reviendrait moins cher, plus rapide de faire et ce serait dommage pour la lumière. Et ensuite, pour bien fermer les espaces, on pourra mettre des tringles à rideaux ou des paravents… Enfin ça, c'est pour mon cas personnel, toi, tu peux faire ce que tu veux dans ton bureau.”


Je lui montrai alors le croquis avant de le montrer à Noname et Al Pacina. Le premier était toujours un bon critique, quant à l'autre, même si elle ne disait pas souvent son avis, cela allait être aussi son espace. Comme attendu, Noname miaula avant de se ruer vers Ambre pour lui demander des caresses.

Deux sur quatre acceptaient Ambre, parfait !

Mais avant de finir, il fallait que je mette les choses au clair avec elle, sur ce qu'elle m'avait dit juste avant. Ça me travaillait vraiment et je ne voulais pas qu'il y ait de quiproquo entre nous… Enfin pour l'instant quoi.


“Et puis je n'ai jamais dis que ta présence me dérangeait. D'habitude c'est moi qui dérange les autres à cause de mon physique et de ma face de nem alors c'est bizarre que tu dises ça” dis-je en riant légèrement, “ Comme tu la dis cet endroit est autant à moi qu'à toi et je parle de tout l'appartement, je ne peux pas faire comme si tu n'existais pas c'est impossible de faire ça et je ne le ferai pas… Enfin, je pourrais le faire parfois, mais c'est pas contre toi hein ! J'ai tendance à partir dans mes délires très vite et si personne ne m'arrête ça part très loin alors désolé d'avance ça arrive encore une fois.”


Bon, au moins une chose de faite, je ria légèrement de gène me grattant avec beaucoup moins d'intensité le cou. J'espérais qu'au moins, tout ça pourrait s'arranger sans quiproquos et tout le reste.


"Oh oui ! Le chat noir, c'est Noname, tu verras, il est perspicace parfois et c'est mon meilleur critique quand je travaille." Dis-je en souriant, "Alors qu'est ce que tu en penses de tout ça ? Ça te va ?
Altaï Shishido
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Elle se tendit imperceptiblement lorsqu'il soupira. S'il refusait sa proposition, elle ne voyait vraiment pas d'autre solution pour qu'ils puissent avoir l'un et l'autre un espace de travail. Et être dans une guerre ouverte dès le départ de cette nouvelle colocation n'augurait rien de bon pour l'avenir. Le compromis proposé lui semblait équitable, d'autant qu'elle était ouverte à l'idée que ce ne soit pas égalitaire, tant qu'elle avait un espace suffisant pour dessiner de son côté. La pièce était vraiment grande, il y avait de quoi satisfaire tout le monde en le partageant. Bien sûr, c'était toujours décevant de découvrir une pièce immense uniquement dédiée à sa passion et de savoir que finalement, on en aurait qu'une partie. Mais c'était toujours mieux que rien.

Et puis, c'était leur appartement commun désormais, ils allaient devoir apprendre à cohabiter pour que cela se passe au moins le moins mal possible. Cela impliquait de partager les espaces. Elle songea d'ailleurs qu'il leur faudrait aussi réfléchir plus tard au partage de la salle de bain, et de la cuisine éventuellement. Enfin bon, pour cette dernière pièce, elle ne risquait pas de s'y risquer souvent. Il serait tranquille de ce côté-là.
Tandis qu'elle réfléchissait à tout cela, elle nota du coin de l’œil qu'un nouvel invité les avaient rejoint, un très joli chaton au pelage noir. Il grimpa sur le bureau avec souplesse, et elle eut un doux sourire alors qu'elle tenait le carnet de croquis dans ses mains. Elle ôta l'une de ses mains de sa prise pour l'approcher de la boule de poil, délicatement, pour le laisser se familiariser avec sa main et son odeur, la laissant à distance pour qu'il puisse venir s'il le désirait.

Et enfin, elle eut une réponse. Un léger souffle de soulagement lui échappa, et les muscles de ses épaules se détendirent un peu. Bon, ils avançaient. Et peut-être qu'il n'était pas aussi égocentrique et nombriliste qu'elle avait pu l'imaginer. Ce qui était aussi un bon point, même si pour le moment elle préférait encore rester sur la réserve. Altaï était donc d'accord pour qu'ils aient chacun la moitié de l'espace, une répartition qui leur serait profitable à chacun. Elle n'allait certainement pas s'en plaindre, et hocha simplement la tête pour approuver.

Son regard se posa de nouveau sur le jeune homme, pour essayer de le détailler un peu plus en détail. Quelques secondes, tout au plus, sans le dévisager, rien qui puisse le mettre mal à l'aise pour être sujet à interprétation. Simplement un regard, le temps d'un ou deux battements de cils. Comme un objectif qui photographie quelque chose pour l'ancrer dans sa mémoire. D'ici, avec la lumière des fenêtres, elle pouvait mieux voir son visage que tout à l'heure en bas des escaliers. Ses yeux étaient cerclés d'une couleur un peu plus sombre, un gris terne, qui indiquait qu'il avait des cernes plutôt marquées. Elle pouvait aussi voir de fines lignes blanches sur son visage, l'une sur la lèvre, l'autre à l’œil. Des cicatrices.

Honnêtement, il avait plutôt une allure de mauvais garçon, de prime abord. Rien qu'à son allure, son style vestimentaire, ou les marques sur son visage. Elle aurait pu avoir un réflexe de peur en le voyant pour la première fois. Seulement, avant de le voir, elle l'avait entendu. Elle l'avait entendu parler avec ses chats, et clairement, quelqu'un qui parlait à ses chats comme il l'avait fait en entrant dans l'appartement, ça n'avait rien d'effrayant, mais plutôt d'attendrissant. D'autre part, il y avait quelque chose qui se dégageait de lui. Une profonde bienveillance. Quand Ambre le regardait, il lui semblait qu'il n'y avait pas de méchanceté derrière ce sweat sombre et cette apparence peu rassurante. Alors, elle se fiait à son ressenti. Et, il avait un certain charme.

Son regard glissa sur la main pâle qui s'avança vers elle. Elle ne bougea pas, d'abord parce que le mouvement lent et qu'elle aurait tout le temps de l'éviter si ça avait eu vocation à lui nuire, et ensuite parce qu'elle ignorait ce qu'il cherchait à faire. Il ne manqua pas de lui faire savoir ses intentions, et de se montrer prévenant même, en lui précisant qu'il ne comptait rien lui faire. Lui avait-on souvent fait ce genre de remarques ? Avait-on souvent peur de lui ? Combien de gens avaient déjà pensé qu'il voulait leur faire du mal alors qu'il se montrait bienveillant ? Elle ne bougea pas, hochant justement légèrement la tête pour indiquer qu'elle avait entendu, et attendit qu'il prenne le crayon pour lui donner le carnet.

Elle l'observait dessiner, faire remuer la pointe de graphite sur le papier. Les lignes sombres prenaient forme, apparaissaient de plus en plus nombreuses sur la feuille. Bien sûr, ça restait du croquis, du schéma. Ils n'étaient pas architectes ni l'un ni l'autre pour faire une représentation parfaite de la pièce, mais on pouvait tout de même voir un respect des proportions et la maîtrise des perspectives dans la réalisation. Elle écoutait, dans le même temps, ce qu'il lui expliquait et les idées qu'il exposait pour organiser l'espace et éviter de mettre une véritable cloison fermée. Elle hocha doucement la tête à la proposition.

« Une bibliothèque me semble une bonne idée en effet. La perte de luminosité en sera diminuée également. »

Les propositions fusaient, ce qui la faisait sourire, un peu amusée même de cet engouement alors que quelques minutes plus tôt, il avait un air si maussade à l'idée de diviser l'espace disponible. Partager le matériel pouvait être une bonne idée également, en effet. Bon, elle garderait un ou deux de ses crayons favoris pour elle ceci dit. Et s'il installait des rideaux, elle n'avait pas besoin d'en mettre de son côté. Et elle préférait garder un maximum de lumière pour travailler tranquillement et avec le meilleur éclairage possible. Peut-être qu'à la tombée de la nuit, elle pourrait voir le ciel étoilé.

Après quelques coups de crayon supplémentaires, elle put voir le croquis, que le jeune homme ne manqua pas de montrer aussi aux deux chats les plus proches, ce qui l'amusa encore. Le chat noir vient réclamer des caresses et elle ne manqua pas de lui en donner, passant la main sur son dos en mouvements réguliers tout en regardant le dessin. Il avait un bon coup de crayon, ça c'était certain. Il était doué, il avait du talent, ça se remarquait tout de suite.

« C'est une très bonne idée en effet. Je pense que tu devrais t'installer de ce côté-ci. »

Elle pointa l'espace du doigt, et réalisa que l'on pourrait penser qu'elle souhaitait l'envoyer au fond pour l'isoler. Alors elle poursuivit aussitôt.

« Je veux dire … Je pense que ce serait mieux que je prenne la partie qui donne sur la porte. Comme je ne serai pas ici toute la journée, je ne voudrais avoir à te déranger et à traverser ton espace pour rejoindre le mien. Je ne veux pas non plus te causer de soucis avec ton travail. »

Voilà, là c'était correctement expliqué. L'objectif, c'était de permettre à Altaï de travailler sans être dérangé et en respectant les contraintes de son contrat de travail. Elle ne voulait vraiment pas lui attirer le moindre problème, raison pour laquelle elle préférait qu'il s'installe dans l'espace où il n'y avait pas besoin de traverser pour rejoindre l'autre. Ce serait beaucoup plus tranquille pour lui, et elle, le passage de temps en temps ne la dérangeait pas. Bon, s'il ne cessait de faire des allers et venues, ça pourrait éventuellement l'irriter, mais il n'y avait pas de raison qu'il passe sans cesse de la porte à son bureau.

Sa main caressait toujours le dos du chat lorsqu'il reprit la parole. Elle se sentit un peu gênée à nouveau. Peut-être avait-elle tiré des conclusions un peu hâtives avec la fatigue et tout le reste … Mais elle eut un léger rire, un peu triste, quand il ajouta que ce n'était pas possible d'ignorer quelqu'un avec qui l'on vit.

« Si seulement c'était vraiment impossible ... »

Elle murmura tout bas, puis inspira et retrouva son sourire habituel. Ce n'était pas le moment, et elle n'avait aucune envie de s'étaler sur sa vie de famille.

« Désolée, j'ai mal interprété. Il risque d'y avoir quelques erreurs de ce genre, le temps que l'on apprenne à se connaître un peu, je suppose. Mais merci de ne pas m'en tenir rigueur. »

Un rire clair lui échappa ensuite lorsqu'il lui donna le nom du dernier chat. Nom qui était littéralement « pas de nom ». Au moins, il avait le sens de l'humour. Elle continuait de le flatter, d'ailleurs, récoltant quelques ronronnements appréciateurs de la part de l'animal qui avait l'air bienheureux d'être là où il se trouvait, finalement. Au moins, il y en avait qui s'adaptaient vite.

« Oui, ça me convient très bien. Je trouve que c'est une très bonne solution. »

Elle eut un sourire rayonnant, cette fois. Soulagée, intérieurement.

« Je suis heureuse que l'on ait réussi à trouver une solution qui puisse nous convenir à tous les deux. »

Vu l'heure, il était trop tard aujourd'hui pour aller chercher ce dont ils auraient besoin. Trop tard aussi pour espérer compléter les affaires qui lui manquait. Mais ça, la demoiselle ne s'en était pas encore rendu compte.
Ambre L. Shishido
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C'était parfait, Princesse. Ambre était d'accord pour la délimitation de l'espace, elle appréciait Noname, c'était tout bon ! Mes yeux la fixèrent un petit instant quand elle parla, mais cela était trop faible pour que je puisse l'entendre. Elle devait certainement se parler à elle-même. On commençait à avancer, c'était bien ! Et puis, la voir sourire et entendre son rire, ça me faisait du bien : elle avait vraiment un joli rire Ambre et son sourire était certainement magique puisqu'un grand sourire naquit sur mes lèvres en la voyant ainsi.

Si elle n'avait pas peur de moi, une grosse épine venait de s'enlever de mon pied.


“Pas de soucis pour l'emplacement, mais ça ne va pas te déranger ? Mes chats passeront plusieurs fois dans le couloir, faudra leur dire de ne pas aller à ton bureau, ça prendra un peu de temps, mais j'espère que ça ne te dérangera pas si parfois ils viennent et se trompent d'endroit. Enfin, tu pourras leur dire bien évidemment, mais je préfère te prévenir” déclarais-je en me grattant la tête, “Tu vois, je ne laisse personne entrer dans mon bureau à part eux. Ils sont les seuls autorisés à y entrer à leur guise. C'est une règle importante pour moi : personne ne rentre sans mon autorisation.”


Troisième chose importante : faite.

Ce n'était pas parce qu'on partageait le bureau, qu'on était marié et qu'on allait vivre ensemble que forcément, nos habitudes allaient changer du tout au tout. Je ne pouvais pas aller à l'encontre de cette règle. Elle était importante voir même primordiale à la bonne colocation. Ce bureau allait être ton nouveau château à toi aussi, Princesse. C'est là-dedans que tu continuerais à vivre, que je pourrais continuer à te dessiner avec papa et maman. Je n'allais certainement pas la laisser vous voir. On ne se connaissait pas assez, et même si l'on se connaîtrait mieux dans le futur, je n'étais pas prêt à lui faire voir ou même de lui parler de vous.

Tapant mes mains l'une contre l'autre, je pris une grande inspiration avant de me diriger vers la sortie. Même si on n'avait pas encore de quoi cloisonner, j'avais une semaine de libre, j'avais tout le temps nécessaire et il fallait que je décharge mes affaires.


“Bon ! Je vais aller décharger mes affaires de dessins, j'ai pris que ça pour l'instant, j'ai encore quelques aller-retour à faire pour prendre le reste.”


C'est là que je regarda par les fenêtres, il était aussi tard que ça ? Au lieu de regagner le salon, je me dirigea rapidement vers les fenêtres, la vue était vraiment belle. D'ici on avait les lumières de la ville, j'étais émerveillé, littéralement.


“Regarde, Ambre ! La vue est magnifique d'ici.” Dis-je en pointant la fenêtre, “On va être bien ici, on se croirait un peu comme devant une carte postale ou une forêt mystique, avec plein de feux follets et de lucioles !”


Bon… Même si la vue était belle, il fallait se l'avouer, il était tard. Je ne pourrais pas faire autant d'aller-retour que je le voulais. Et il fallait que j'aille dans mon ancien appartement pour prendre le nécessaire au moins et le reste de nourriture que j'avais, sinon, ben personne mangerait ce soir et je ne dormirai ni lavé, ni rien.


“Je vais aller dans mon ancien appartement prendre des vêtements et de quoi manger, tu veux d'ailleurs qu'on passe chez toi ?” Demandais-je à Ambre, “Je sais qu'il est tard, mais j'ai vu que tu n'avais pas pris beaucoup d'affaires et j'ai une voiture, donc si tu veux, on peut passer chez toi aussi.”


Cela ne me dérangeait pas de faire un détour, surtout si c'était pour elle. Et puis, il y avait plein de choses qu'il fallait que je ramène immédiatement, comme les produits de nettoyage, de la vaisselle et la nourriture pour mes chats.
Altaï Shishido
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Vraiment, elle était on ne peut plus soulagée que ce premier petit conflit ait été résolu aussi rapidement. Elle n'avait pas envisagée que la répartition d'un espace puisse être aussi délicate et éreintante. Mais, ils s'étaient enfin mis d'accord et elle se sentait plus détendue. Les ronronnements du chat au pelage de jais aidait aussi, probablement. Cela lui rappelait une lecture sur la ronron-thérapie qu'elle avait lu dans un magasine, ou quelque chose comme ça, sur le fait que les ronronnements des chats avaient des vertus apaisantes. Pour être en train de le tester en direct, elle pouvait affirmer que l'étude disait vraie et que cela fonctionnait sur les personnes particulièrement stressées comme elle qui étaient à la limite du craquage. Parce que bon, même si la situation était plus apaisée, elle avait malgré tout d'autres problèmes à régler qui allait lui tomber sur la figure très prochainement et pour lesquels il n'y avait pas de solution aussi évidente à trouver.

Elle réfléchit un peu à la question de son vis-à-vis, avant de secouer la tête à la négative. Non, la présence des chats ne la dérangeait pas. Les animaux étaient libres de circuler comme bon leur semblait, ce n'était pas ce genre de choses qui allait la déranger. Ce serait toujours moins turbulents, bruyants, et irrespectueux que ses demi-frères chez elle. Eux, ils réduisaient à néant n'importe quelle tentative de concentration sur le long terme et finissaient toujours par lui donner une migraine atroce à force de hurler, de courir dans le couloir ou de se taper dessus avec tout ce qui leur tombait sous la main. Ils ouvraient sa porte juste pour venir sauter sur son lit, ou essayer de chaparder des objets qui leur plaisait et qu'ils finissaient par détruire d'une manière ou d'une autre. Deux petits diables, les dignes successeurs de leur mère.

« Non, ça ne me dérange pas. Tant qu'ils n'abîment rien, honnêtement, le passage ou leur présence ne me gêne pas du tout. C'est plutôt relaxant, un chat. Je m'assurerai que Meiko ne vienne pas de ton côté. Je lui apprendrai, il comprend plutôt vite. »

Ainsi, il ne désirait vraiment pas que qui que ce soit entre dans son espace. Visiblement, il y avait une autre raison derrière cela que la simple règle imposée par son contrat pour le droit d'image. Si elle le devinait à sa façon d'insister à nouveau sur ce point, elle ne chercha pas à aller plus loin ou à creuser pour en trouver la raison. Ils ne se connaissaient pas assez, et il y avait certaines choses que l'on pouvait tout à fait ne pas avoir envie de partager. Elle-même ne comptait aucunement parler de son handicap. Très peu de personnes était au courant, et même s'ils devaient vivre ensemble, elle n'avait aucune obligation de lui parler de ça. Après tout, elle se débrouillait très bien toute seule.

Après une légère réflexion, elle fit un pas dans sa direction, et lui tendit la main.

« Tu as ma parole. Je ne passerai pas la limite de cet espace et n'entrerai pas dans ton bureau. »

La chose semblait importante pour Altaï, et elle tenait à le rassurer là-dessus. Lorsqu'elle donnait sa parole, elle ne revenait jamais dessus et s'y tenait. C'était aussi une manière de lui exprimer qu'elle respectait son intimité et son besoin de s'isoler dans un endroit qui lui serait entièrement dédié. Ambre n'était pas du genre à fouiller ou à s'imposer, et, si elle était d'un naturel curieux, cela n'allait jamais jusqu'à fouiller ou aller là où les gens ne l'invitait pas à aller. Il lui semblait important de tenter de mettre en place un début de confiance entre eux, en commençant par le fait de respecter la règle imposée par le jeune homme.

Ensuite, il annonça vouloir aller chercher d'autres affaires, et elle eut une lueur d'espoir de pouvoir aller récupérer quelques affaires dans un magasin, ou quelque chose du genre. Ce serait-ce qu'une tenue. Et une brosse à dents. Mais au lieu de quitter la pièce, le jeune homme se dirigea vers l'une des fenêtres et jeta un œil à travers. Elle fit de même lorsqu'il l'invita à regarder à son tour, et fut un instant saisie par la beauté de la vue qui s'étendait. Ils étaient plutôt haut ici, au dernier étage et sous les toits, si bien que l'on pouvait voir une partie des toits du quartiers en contrebas, et les lumières de la ville au loin. Le paysage était assombri par la chute lente du jour.

Là, elle tressaillit. La chute du jour ? Déjà ? Ils avaient mis tant de temps que ça à se croiser et à trouver une solution ? Elle ne s'en était pas rendue compte, ne l'avait pas réalisé. La plupart des commerces serait fermée à cette heure, et il lui était impossible, à moins d'un coup de chance énorme, de trouver quelque chose. Et honnêtement, vu la chance qu'elle avait aujourd'hui, c'était vain d'espérer. Elle fit tourner nerveusement l'anneau d'argent autour de son majeur alors qu'elle recommençait à être tendue.

Et Altaï posa évidemment LA question. Il lui proposa, très gentiment par ailleurs, de l'accompagner chez elle pour qu'elle puisse récupérer des affaires. La voiture était un moyen de transport très pratique, et, si elle avait effectivement eu des choses à aller chercher, elle aurait accepté. Elle eut l'air embarrassée, continuant à jouer avec sa bague un peu plus nerveusement encore, réfléchissant.

« Je … C'est tout ce que j'ai. Et … rien pour dormir, d'ailleurs. Je crois que le reste a été jeté ou donné. Et d'ailleurs, même si on allait chez eux, on ne me laisserait pas entrer. »

Et oui. Puisqu'elle avait bloqué son numéro de téléphone, il y avait fort à parier qu'elle avait aussi verrouillée la maison, et le portail qui pouvait y mener. La harpie lui avait bien fait savoir qu'elle n'avait même pas intérêt à remettre les pieds dans la demeure Takahashi, et elle n'avait aucune envie de se confronter à eux aujourd'hui. Ni jamais. Et comme il n'y avait sans doute plus ses affaires là-bas, il n'y avait aucune raison de s'y rendre.

« En revanche, si tu as beaucoup d'affaires, je peux t'accompagner pour te donner un coup de main, si tu veux. »

Meiko en profita pour revenir voir Altaï, mettant sa truffe dans sa main libre pour avoir quelques flatteries, levant vers lui un regard curieux. Même si le shiba avait été habitué à côtoyer pas mal de monde, il était surprenant de voir qu'il ne ressentait aucune peur face au jeune homme au style assez effrayant. Cette attitude confirmait à Ambre sa première impression, à savoir que cet individu ne pouvait pas être quelqu'un de fondamentalement mauvais. Et ça la fit doucement sourire.

« Désolée, il est plutôt câlin quand il s'y met. Et il peut être vraiment turbulent aussi, quand il s'y met. A chaque fois que je me dis qu'il ne peut pas faire plus, il me prouve à quel point je sous-estime sa capacité à inventer des bêtises... Mais, il est sage, le reste du temps. »
Ambre L. Shishido
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J'étais vraiment rassuré qu'Ambre comprenne l'importance de mon bureau. C'était quelque chose de primordial et sa façon de réagir me permettait de lui faire confiance à ce sujet-là. Cependant, à ma proposition de l'aider à récupérer ses affaires, Ambre sembla nerveuse, embarrassée. Peut-être était-ce parce qu'on ne se connaissait pas qu'elle faisait tourner la bague à son doigt.

Ce n'était pas très grave en soit, même si je lui avais proposé, elle était en droit de refuser. Mais ce fut sa réponse qui me laissa perplexe.

Mon visage se déforma en une moue stupéfaite. Je ne comprenais pas ce qu'elle voulait dire. Tête sur le côté, bouche à demi ouverte et tordue de même que mes sourcils, je n'arrivais pas à savoir si ce qu'elle me disait était la vérité ou bien une manière pour elle de me faire comprendre qu'elle ne voulait pas. Elle n'avait pas plus d'affaires que ça ? On ne la laisserait pas rentrer ? C'était un peu trop gros à avaler pour moi. Mais lui dire directement “arrête de te payer ma tête” allait peut-être la vexer. Or, on venait à peine de résoudre un problème.


“Hein ? Comment ça, on ne te laissera pas rentrer chez toi ?” Demandais-je perplexe, “Je peux te prêter des vêtements si tu veux, et d'autres trucs si j'ai en attendant que tu retournes chez toi.”


Il était impensable pour moi qu'on puisse jeter dehors quelqu'un de sa famille. Et, si on le faisait pour une raison ou pour une autre, c'était que la personne en question devait avoir fait quelque chose. Mais de ce que je voyais d'Ambre, elle ne semblait pas être quelqu'un de mauvais, au contraire, tout en elle était gentille.


“Ne t'en fais pas, je vais prendre mes affaires de dessin, toi si tu veux, tu peux faire une liste de ce dont tu as besoin” dis-je à sa proposition, “Faudra aussi voir s'il y a besoin de faire un peu de ménage avant, comme dans le frigo ou dans la salle de bain, je te laisse faire ça en attendant ok ?”


Je pouvais très bien prendre mes affaires de dessin tout seul. De toute façon, je n'aurai pas été à l'aise à l'idée qu'elle puisse toucher mes commandes ou même les pochettes comportant tous les dessins de toi, Princesse.

Ce fut à cet instant que Meiko, le shiba, décida de s'avancer vers moi. Princesse si tu voyais ce chien ! Il était adorable avec sa petite truffe et ses yeux brillants. Je ne pus m'empêcher de m'abaisser à son niveau et de le caresser non sans lui parler comme je le faisais avec mes chats.


“T'es un bon chien toi hein ? Non mais regarde moi ça comme tu es beau, j'ai envie de te garder pour moi tout seul et te couvrir de papouille mon pote.”


Je ris face aux explications d'Ambre. Décidément, il y aurait tout un tas d'aventures ici avec tous ces animaux. Je ne pouvais empêcher mon sourire de s'agrandir face à cette constatation.


"J'imagine bien, les miens sont pareils”, dis-je à Ambre, “Quand Mélo a peur, il se met à paniquer et à faire n'importe quoi, ça donne de sacrés résultats quand Méli lui fait peur parce qu'elle veut jouer avec lui. Personne ne s'ennuiera ici ! C'est certain !"


Enfin, j'avais plus peur de l'attitude de Méli en réalité. C'était elle qui allait déclencher bon nombre d'accidents, j'en avais la certitude. Elle était tellement territoriale que j'avais un peu peur pour la suite.


“J'espère simplement que Méli ne fera pas de bêtise, c'est d'elle dont je me méfie un peu” dis-je en soupirant, “Elle n'aime pas partager avec les inconnus, surtout les humains proches de moi. Alors, l'entente avec elle sera un peu plus longue que les autres… J'espère vraiment qu'elle m'écoutera et qu'elle ne fera pas de grosses bêtises.”


Ce fut suite à ça, que je me décidai à ranger toutes mes affaires de dessin dans le bureau et partit avec Ambre non sans prévenir Méli d'éviter de faire des bêtises. Deux valises, trois cartons pour la salle de bain et trois pour la cuisine plus tard, on était enfin revenu dans notre château. Je mis mes valises directement dans la chambre, laissant les cartons pour la cuisine bien en évidence.


“Il se fait tard, tu veux que je cuisine ? On dirait pas, mais je suis un pro en ce qui concerne l'intendance d'un château” dis-je avec engouement, “Sert toi dans les valises et les cartons, si tu veux, tu peux aller prendre une douche en attendant que je fasse le repas, tu aimes quoi d'ailleurs ?”
Altaï Shishido
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Elle comprit tout de suite en voyant la grimace qu'il fit qu'il ne comprenait pas du tout. Et la question qu'il posa ensuite le lui confirma. La question lui paraissait à la fois étrange et logique. Pour elle, la situation était presque normale, mais pour quelqu'un qui n'avait pas idée de son passif familial, cela pouvait sans doute ne pas l'être. Faisant toujours distraitement tourner l'anneau d'argent à son doigt, elle hésitait. Elle ne connaissait pas le jeune homme depuis bien longtemps, mais il lui semblait important tout de même de lui donner une meilleure explication que celle qu'elle avait fourni et qui manquait visiblement de clarté. Le seul problème était que cette situation lui semblait tellement normale et prévisible qu'elle ne voyait pas très bien comment l'expliquer autrement. Elle s'assit sur le bord du bureau, cherchant un peu ses mots.

« Et bien, c'est chez eux maintenant, plus chez moi. Ma … belle-mère a fait mes valises, m'a conduite ici, et m'a largué sur le trottoir devant l'immeuble avec mes valises avant de partir en me faisant savoir que je n'avais plus aucune raison de remettre les pieds dans leur maison. »

Son regard était calme, toujours, et elle énonçait les faits comme s'ils étaient parfaitement ordinaires. Pourtant, elle était toujours en colère contre cette femme pour la manière dont elle l'avait traité. Seulement, elle ne s'était pas attendue à autre chose de sa part. Depuis longtemps maintenant, elle lui avait bien fait comprendre qu'elle voulait qu'elle déguerpisse et débarrasse le plancher. Elle lui en avait fait des sales coups, après lesquels Ambre s'était retrouvée à pleurer ou à fuir de la maison pour quelques heures, les nerfs à vifs et brisée. Certes, elle était toujours en colère pour la manière dont on l'avait mise à la porte, mais d'un autre côté, elle n'aurait plus à subir l'enfer quotidien qu'on lui infligeait dès qu'elle franchissait la porte de la grande demeure.

L'ignorance constante, l'impression de ne pas avoir d'existence, les intrusions régulières dans son espace, les folies de la harpie, les lubies des petits démons. Peut-être que désormais, elle pourrait avoir un chez-elle dans lequel elle se sentirait bien. Vivre loin des Takahashi, ne plus jamais les voir, était sans doute la meilleure chose à faire. Oh, elle savait bien qu'ils essaieraient de jouer la famille modèle en l'invitant peut-être une fois par an à un dîner de courtoisie avec des partenaires de travail. Et encore. Le reste du temps, ils se contenteraient de dire à tout le monde qu'elle était partie vivre avec son nouveau mari, qu'ils n'avaient pas beaucoup de nouvelles mais qu'ils étaient sûrs qu'elle était tout à fait épanouie. Comme une belle brochette d'hypocrites.

« J'accepterai volontiers que tu me prêtes au moins de quoi dormir pour cette nuit, je pense que j'irai faire les magasins demain pour trouver quelques vêtements de base. J'étofferai avec le temps. »

Elle hocha ensuite la tête à ses propos. Il valait mieux en effet qu'elle fasse une liste de ce qui lui manquait, pour s'en souvenir. Et pour ne rien oublier quand elle irait faire ses emplettes, vu tout ce qu'elle aurait à trouver et qui allait lui être absolument nécessaire, ou dont elle pourrait avoir l'utilité. De la même manière, elle acquiesça lorsqu'il lui demanda de plutôt s'occuper du ménage pendant que lui allait chercher une autre partie de ses affaires. Elle n'y voyait pas d'inconvénient, même si ça risquait d'être à nouveau sale avec les cartons en faisant voler la poussière. Mais au moins il y aurait un ménage de fait pour pouvoir s'installer dans un lieu décent et propre. En un sens, cela lui donnerait l'impression de laver tout ce qu'il y avait eu de mauvais dans la journée pour recommencer sur une base saine, entamer une nouvelle étape de vie ou une nouvelle aventure.

En regardant Altaï avec Meiko, elle trouva le tableau très attendrissant. Il était vraiment doux avec lui, et les deux semblaient déjà bien s'entendre pour le moment. Le shiba était du genre sociable, alors elle ne s'était pas fait trop de soucis, mais elle était soulagée de voir que le jeune homme n'avait pas de problème avec les chiens et qu'il semblait les apprécier. S'il en avait eu peur ou s'il y avait été allergique, les choses auraient été très compliquées. Pour rien au monde elle n'aurait abandonné son compagnon canin.

« Ça promet des journées bien animées tout ça. Je ferai attention, avec Mélo, pour ne pas l'effrayer malencontreusement. Quant à Méli et bien … Je la laisserai venir d'elle-même si elle en a envie. »

Elle s'étira légèrement, avec souplesse, avant de se redresser pour redescendre au salon. Tandis que le jeune homme partait récupérer ses affaires, elle s'attaqua au ménage de l'appartement. A défaut de choses plus utiles ou d'un petit cadeau de bienvenue, les employés qui s'étaient occupés de leur appartement leur avait laissé le nécessaire pour le ménage avec les produits adéquats, et une bouteille d'eau dans le frigo. Vraiment le strict minimum. Elle soupira, puis se mit en action. Les chats semblaient pour l'instant vouloir découvrir chaque centimètre carré de l'atelier, si bien qu'elle avait le champ libre pour pouvoir nettoyer les autres pièces de fond en comble sans craindre de les effrayer ou de les avoir dans le passage. Quant à Meiko, il s'était installé sur son coussin, visiblement épuisé aussi par cette harassante journée.

La jeune femme, très méticuleuse et minutieuse, s'attela au ménage. Elle commença par la salle de bain, la pièce qui lui semblait demander le plus d'entretien. Elle nettoya tout. Le sol, les meubles, le lavabo, la baignoire/douche, l'inox, la poussière dans les prises électriques, les plinthes. Elle fit la même chose dans la cuisine, nettoyant tout avec beaucoup de soin, et faisant même une vaisselle avec tout ce qui avait été laissé afin de s'assurer que ce soit propre. Ensuite, elle passa à la chambre, refaisant également le lit avec précision, avant de terminer par le salon et l'entrée. Elle était plutôt efficace, si bien qu'au retour de son désormais mari, l'appartement était impeccable. La seule pièce qu'elle n'avait pas faite était l'atelier, mais étant donné qu'ils avaient beaucoup de choses à installer là-bas et un peu de bricolage à faire, mieux valait encore faire le ménage après.

Lorsque Altaï fut de retour, il proposa directement de se mettre aux fourneaux ce qui, il fallait bien l'avouer, la soulageait grandement.

« Avec plaisir. D'ailleurs, à ta place, je m'assurerai de ne jamais me laisser cuisiner. Vraiment. Même en y mettant la meilleure volonté, je suis incapable de faire quelque chose de correct, sauf du riz. Et je mange un peu de tout ... Pas trop de viande, plus du poisson, mais ne te prends pas trop la tête pour moi. »

Si elle était douée en ménage, elle était une catastrophe ambulante en cuisine. Tout ce qu'elle préparait était presque immangeable, raison pour laquelle elle commandait quand elle devait manger seule. Après tout jusqu'à maintenant, c'était quelqu'un d'autre qui cuisinait chez les Takahashi.

Elle opina du chef pour aller prendre une douche, un peu gênée tout de même de devoir emprunter des affaires, et se contenta de prendre une serviette et un savon. Honnêtement, une bonne douche chaude lui fit le plus grand bien. Elle sentit ses muscles se délasser, se détendre lentement alors que l'eau chassait lentement les tensions. Pas la gêne, cependant. Une fois douchée, elle se sécha, et hésita quant à ce qu'elle pourrait bien porter. Il ne faisait pas froid dans l'appartement, et la saison était encore belle. Elle n'osa pas vraiment fouiller dans les cartons, et attrapa un t-shirt long qui lui tomba sous la main en haut du carton de vêtement. En t-shirt et en petite culotte donc. C'était carrément la honte. Et une gêne de niveau cosmique. Malheureusement, elle n'avait absolument rien d'autre pour se couvrir, et elle n'allait pas s’emmitoufler dans la couverture pour sortir de la chambre.

Le vêtement lui arrivait quand même à mi-cuisses, mais franchement, elle sentait quand même ses joues chauffer. Elles étaient d'ailleurs teintées d'un joli rose quand elle sortit finalement pour se rendre dans la cuisine, les yeux baissés, n'osant même pas envisager une seule seconde de croiser le regard du jeune homme avec qui elle vivait désormais. Hors de question qu'elle le regarde. Elle risquait d'imploser sur place de gêne, sinon.
Ambre L. Shishido
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Tu vois, Princesse, on a tous des habitudes plus ou moins prononcées, suivant telle ou telle situation. Les gens ont certaines mimiques, micro-expressions et bien d'autres choses qui se remarquent plus ou moins. Tout le monde en a, même moi Sir vaillant !

Tandis qu'Ambre était partie prendre sa douche, j'inspectai minutieusement le nettoyage qui avait été fait. Passant le doigt sur les meubles à la recherche du moindre grain de poussière, ouvrant le frigo pour sentir la moindre odeur, effleurer la vaisselle à la recherche du moindre aliment collé ou résidus de colle, même les plaintes avaient été nettoyées.

C'était un bon ménage. Bon, pas aussi bien que le mien certes (mauvaise foi bonjour), mais cela était suffisant pour l'instant. Je pourrais nettoyer comme je le voulais plus tard, étant donné que j'avais une semaine de libre, je n'allais pas me priver de faire tout comme je le voulais afin de me sentir bien. Il fallait encore que je fasse tellement de choses de mon côté : l'inventaire de ce qui se trouvait ici, ce que je pouvais laisser dans mon ancien appartement ou chez les Shishido, peut-être même que je pourrais éviter de vendre des meubles que j'avais achetés pour mon ancien château.

Mais le plus important à ce moment-là, était de se nourrir. La journée avait été longue pour tout le monde et cela me permettrait de faire le point sur la situation. Car si j'avais agi comme d'habitude avec Ambre et les animaux, la réalité était bien différente.

Je te l'ai dit plus haut Princesse, on a tous des habitudes. De ce que je savais d'Ambre, tourner la bague à son doigt était une habitude chez elle : embarras ? Gêne ? Mensonge ? Cette habitude pouvait signifier tout et n'importe quoi. Je penchais plus pour un signe d'embarras.

Si Ambre avait pour habitude de faire tourner sa bague quand elle était embarrassée, moi, j'avais pour habitude de toujours sourire et de faire l'idiot. Ce que j'avais fait quand elle m'avait expliqué sa “situation familiale”. Je peinais à croire ce qu'elle m'avait dit : jeter quelqu'un comme une malpropre de sa propre maison, par sa propre famille. Ce n'était pas possible pour moi qui adorais ma famille, qui l'avait perdue à un très jeune âge et qui souffrait de ça.

Ce… Ce n'était pas normal, princesse ! Et je ne pouvais m'empêcher de t'imaginer dans cette situation. Est-ce que tu aimais ta nouvelle famille ? Est-ce que tu étais heureuse ? Est-ce que tu étais en sécurité ? Est-ce que tu étais aimée ?

Heureusement, Noname me sortit de cette série de questions empoisonnées en miaulant avec Mélo à ses côtés. J'étais tellement focalisé sur toi que j'avais oublié que je faisais le repas de ce soir. Et de ce fait, que je devais nourrir cette joyeuse troupe à mes pieds.

Je les regardai avec un air attendri avant de leur donner quelques croquettes, sans oublier pour mes chats une petite friandise. Tu vas me dire que je les gâte trop en leur donnant un petit bout de poisson à chacun dans leurs gamelles, mais si tu les voyais avec leurs grands yeux ! Je donnai un petit bout de poisson à chacun sauf à Meiko : je ne savais pas ce qu'un chien pouvait manger ou pas, alors je préférais demander à ambre quand elle aurait fini de prendre sa douche.


“Désolé mon pote la friandise c'est pas pour tout de suite” dis-je en le caressant


Pour l'emplacement des gamelles, j'avais trouvé la place idéale : le plus loin possible de Meiko, près de la porte-fenêtre donnant sur la petite terrasse. Il était hors de question pour le moment de tous les faire manger au même endroit, surtout Méli. Elle commençait à feuler dès que Meiko tentait de s'approcher d'elle, si les deux avaient leurs gamelles côte à côte, une guerre sanglante se serait produite !

Radio allumée, préparations en cuisson, j'avais eu la bonne intuition de faire quelques préparations à l'avance chez moi comme le bouillon Daishi. Bon, cela n'allait pas être un repas digne des plus grands, il manquait encore pas mal de choses puisque le frigo n'était pas plein, mais grâce à ce que j'avais ramené, on pourrait déjà bien manger.

Le temps que le tout cuise, je me permis d'aller sur la petite terrasse et d'y poser un cendrier ainsi qu'une bière que j'avais ramenée de chez toi. Une petite pause ne me ferait pas de mal ! Il fallait que je demande à Ambre d'ailleurs pour la cigarette. Même si fumer était exclusivement sur la terrasse, j'espérais que cela ne la gêne pas trop; de toute façon, elle n'aurait pas le choix puisque même si ma consommation était faible, je ne comptais pas arrêter.

Ce fut Mélo qui me fit me retourner vers l'intérieur quand je l'entendis courir pour me rejoindre : il avait dû être effrayé par Ambre arrivant dans le salon.

Ambre semblait statufiée. Je ne voyais pas pourquoi en réalité : elle était en pyjama donc au contraire, elle aurait dû être un peu plus détendue. Enfin, jusqu'à ce que je remarque son pyjama.

Je crois que je n'ai jamais trouvé mon T-shirt aussi beau qu'à cet instant. Attention ne va pas me prendre pour un pervers Princesse ! Mais il fallait reconnaître la beauté quand on la voyait. Et Ambre était plutôt mignonne dans mon T-shirt.


“Alors, ça va mieux ?” Demandais-je d'un ton joyeux


Peut-être était-elle gênée de porter les vêtements d'un autre. J'aurais pu lui prêter mon pyjama Kigurumi dinosaure vert, elle aurait été plus à l'aise. Mais il fallait l'avouer, je ne voulais pas le prêter et Ambre était trop mignonne dans mon T-shirt pour que je puisse faire l'affront de le lui enlever.

Enfin enlever ! Je veux dire, lui dire de l'enlever hein ! Attention, je suis pas un pervers !

Et puis le pyjama Kigurumi était trop chaud pour la saison, elle allait avoir trop chaud et j'aurais dû le lui enlever après.

Enfin, non, c'est elle qui allait devoir s'enlever le pyjama trop chaud si elle l'avait porté.

Tu vois ce que je veux dire princesse hein ? Je suis pas un pervers encore une fois d'accord ? Loin de moi l'idée de lui enlever des vêtements pour voir ce qu'il y avait en dessous !

JE SUIS PAS UN PERVERS OK ?!

Ouai… J'étais perturbé, Princesse. Un peu trop en fait, puisque rien que l'idée et le cafouillage de mes pensées (comme tu as pu t'en apercevoir) avait fait remonter un peu de sang jusqu'à mes joues.


Mode débile activé.


“Ben ça va pas ? Tu es malade ? T'es toute rouge" , dis-je en prenant une gorgée de bière, “Il y a de la bière dans le frigo si tu veux. Oh et qu'est-ce que Meiko mange mis à part ses croquettes ? J'ai l'habitude de donner un peu de nourriture cru à mes chats, mais comme je savais pas pour lui, il a rien eu le pauvre.”


Bien évidemment s'ajouter au mode débile une exagération dans les gestes et les poses que je prenais. C'était assez ridicule mais bon, si au moins Ambre pouvait rebondir sur ça, et se sentir moins gênée, c'était le principal. Et puis personne ne s'était plaint quand je faisais l'idiot.


“Merci pour le ménage, on fera la vaisselle à deux si tu veux comme ça ben, ça fera l'activité quotidienne.”


C'est là que je me souvins d'un truc important dans les devoirs conjugaux.


Mode fuite activé.


“Je vais prendre une douche ! Le repas est presque prêt !” Dis-je en écrasant la cigarette et en allant prendre une douche probablement glacée.
Altaï Shishido
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Elle se sentait terriblement gênée dans cette tenue. Toutes les bagues du monde n'aurait pas suffit pour qu'elle arrive à se détendre. Les joues rougies, les yeux baissés, et ne sachant pas bien quoi faire de ses mains, elle essayait de ne pas penser au fait qu'elle se tenait au milieu du salon dans une tenue pour le moins assez peu couvrante, devant un jeune homme qu'elle connaissait à peine, quand bien même celui-ci était son mari. Si au moins ça avait été volontaire. Mais non, les astres étaient juste dans l'alignement le plus improbable qui soit pour lui faire vivre une journée pareille, et ne lui laisser aucun répit. Elle ne savait ni quoi dire, ni quoi faire, à part rester là en essayant de trouver la bonne attitude à adopter.

Son désormais mari était sur la terrasse, et elle pouvait sentir d'ici l'odeur d'une cigarette. Elle ne le voyait pas, et ne se sentait pas prête pour l'instant à relever les yeux, mais les odeurs et le léger courant d'air qu'elle sentait sur ses jambes lui donnaient de bonnes indications. L'odeur de la cigarette et du tabac froid lui avait toujours déplu, mais elle n'empêchait personne de se bousiller la santé. Tant qu'elle n'avait pas à en subir les désagréments tout du moins. S'il se cantonnait à la terrasse, ça devrait aller, même si ses vêtements prendraient aussi l'odeur du tabac, et que ça deviendrait sans doute son parfum sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Un détail qu'elle allait sans doute avoir du mal.

Un léger courant d'air lui effleura de nouveau la peau, ni froid ni chaud, lui rappelant néanmoins comme elle était peu couverte, ne faisant que ramener à sa mémoire la gêne qu'elle ressentait.

Finalement, Altaï brisa le silence, la question qu'il posa et le ton qu'il employa la sortant un peu de son immobilisme. Elle leva les yeux vers lui pour répondre. Grossière erreur. Parce qu'il la regardait. Sa tenue. Est-ce qu'il s'en rendait compte ? Son regard semblait rivé sur sa tenue, sur elle. Comme si, à son tour, il était figé. Est-ce qu'il trouvait le t-shirt ne lui allait pas ? Que ce n'était pas joli ? Peut-être qu'elle ne le portait pas bien, ou qu'il n'aimait finalement pas que l'on porte ses affaires. Ou peut-être que c'était un vêtement auquel il tenait particulièrement et la voir avec lui déplaisait.

Ou alors, c'était elle qui n'était pas à son goût, et il s'en rendait davantage compte dans cette tenue. Peut-être qu'elle ne lui plaisait pas. Ou alors, il trouvait que se présenter dans une tenue comme celle-ci était vulgaire.

Ou … alors … Elle sentit ses joues chauffer un peu plus. Peut-être que c'était l'inverse … ? Quel genre de pensées pouvait-il avoir pour la fixer ainsi … ? Lui plaisait-elle … ? Ne serait-ce qu'un peu … ?

Elle était désemparée. Les seuls choses qu'elle connaissait des relations amoureuses étaient celles qu'elle avait lu dans des romans, ou lorsqu'elle avait appliqué des théories à la pratique en s'essayant à la séduction dans un bar. Résultats fort concluants, mais qui s'étaient arrêtés à des échanges verbaux et rien d'autre. Bien sûr, elle avait quelques connaissances théoriques grâce à des ouvrages sur le sujet, des films ou encore des discussions avec des connaissances mais tout ce qui touchait au charnel lui était inconnu. Enfin, en duo tout du moins. Est-ce qu'Altaï pensait à cela, en la regardant comme il le faisait ? Elle allait vraiment imploser. Toutes ces pensées s'emmêlaient.

« O... Oui … Merci beaucoup … pour le … t-shirt ».

Elle essaya de répondre, en ayant l'air le plus détendue possible, mais c'était mission impossible. Elle ne parvenait pas à savoir ce qu'il pensait en la regardant, et les hypothèses fusaient dans son esprit à une vitesse vertigineuse. Jusqu'à ce qu'elle le voit rougir à son tour, réduisant le champ des possibles. Soit elle le mettait mal à l'aise en se présentant dans cette tenue, soit elle lui plaisait. Et, même si elle aurait été incapable de l'admettre, elle ne pouvait s'empêcher d'espérer que ce soit plutôt la deuxième option …

Il reprit soudainement la parole. Mais il y avait quelque chose de différent. Son ton était différent, le débit de paroles plus rapide, et sa gestuelle était plus grandiloquente également. Elle le vit boire une gorgée d'une bouteille, et elle devina ensuite qu'il s'agissait de bière, puisqu'il lui en proposa. Est-ce qu'il avait trop bu ? Peut-être en avait-il eu besoin pour affronter le chamboulement engendré par un mariage et un emménagement. Peut-être alors était-ce pour cela que ses joues avaient rougi, et non pas à cause d'elle. Elle se sentit quelque peu ridicule d'avoir pensé en être à l'origine. Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de croire que peut-être …

« Non non je … j'ai pris une douche un peu chaude, ça doit être pour ça. Meiko … Si on l'écoutait, il mangerait un peu de tout. Mais il peut avoir un morceau de saucisse de volaille de temps en temps, de la viande ou du poisson cuit, ou de la mangue aussi, il aime beaucoup. Pas de nourriture cru, et surtout pas de poisson cru. »

Elle répondit plus calmement cette fois, se demandant si l'alcool jouait sur le comportement du jeune homme ou s'il s'agissait d'autre chose. C'était perturbant de ne pas comprendre, de ne pas savoir. Et elle se sentait de fait toujours aussi gênée. En fait, si ça avait à cause de l'alcool, elle aurait quand même été gênée. Si le fait qu'elle porte le vêtement gênait le jeune homme, elle aurait été à la fois gênée et embarrassée et mal à l'aise. Si la voir dans cette tenue lui plaisait, elle aurait été terriblement gênée et serait devenue aussi rouge qu'un coquelicot. Elle était gênée, dans tous les cas, mais penser aux éventualités lui permettait de se focaliser sur autre chose que sa gêne. Quelque chose comme ça.

A peine eut-elle hochée la tête concernant le ménage que le jeune homme écrasa sa cigarette dans ce qui devait être un cendrier avant de prendre la poudre d'escampette. Il passa comme un courant d'air pour traverser le salon et se rendre dans la chambre. Avait-elle dit ou fait quelque chose de mal … ? Perplexe, mais un peu moins gênée puisque seule, la jeune femme se rendit à la cuisine, et caressa un peu Meiko, s'assurant qu'il avait de quoi boire et manger. Puis, elle se lava les mains, et entreprit de dresser une jolie table, se concentrant sur la tâche pour ne pas penser au reste, tout en surveillant du coin de l’œil la cuisson de ce qui était sur le feu. Comme elle ne savait pas vraiment cuisiner, elle surveillait que ça ne brûle pas et que ça ne déborde pas.

Elle termina de dresser la table, les ayant installé l'un en face de l'autre, en espérant que ça irait. Au moins, en mangeant, elle pourrait regarder son assiette. Elle servit aussi deux verres d'eau, avant de s'installer sur un tabouret, rougissant légèrement en sentant que dans cette position, le tissu couvrait à peine ses fesses. Elle bu un peu d'eau pour ne pas y penser, se concentrer sur autre chose. Voilà. Se focaliser sur autre chose. Penser à autre chose. Espérer que le plat n'allait pas brûler. Et qu'Altaï allait bien.

Soudain, elle manqua de s'étouffer dans son verre d'eau. Vraiment, elle avait lu trop de livres. Elle se souvenait d'un passage qu'elle avait lu. Sur les réactions physiologiques des hommes lorsqu'ils voyaient quelque chose qui leur plaisait, comme une très belle actrice. Et elle se souvenait aussi de ce que, physiquement, cela engendrait. Et de ce qu'il fallait faire pour ça. Elle termina son verre d'une traite, et s'en resservit un. Non. Non. Non. Elle n'avait pas pensé à ça. Ce n'était pas le cas. Il avait besoin d'une douche à cause de l'emménagement, il avait chaud, et il y avait de la poussière... Ouais … voilà ...
Ambre L. Shishido
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