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La journée avait été bien remplie. Il s'était levé en début d'après-midi, après une grosse nuit de travail, et avait pris une longue douche avant de dîner. Le jeune homme avait consulté ses réseaux sociaux pendant une petite heure, puis il s'était attelé à sa séance de sport quotidienne. Après quoi, il avait décidé de faire un peu de ménage dans la maison. Si l'on disait souvent qu'un homme ne savait pas correctement entretenir une maison, Elijah était au contraire de ceux qui ont parfois des tendances maniaques et tiennent à vivre dans un environnement sain. De fait, la maison était toujours impeccable, que ce soit en terme de rangement ou de ménage. C'était surtout grâce à Kora, qui lui avait inculquer dès son arrivée dans cette maison les rudiments du ménage.

Une fois que la maison fut en ordre, le jeune homme était sorti prendre un peu l'air. Enfin, si on pouvait appeler ça comme ça, puisqu'il s'était tout simplement rendu au parc le plus proche pour faire un footing. Ses écouteurs dans les oreilles, il avait presque couru deux heures, à un rythme régulier et soutenu, et le soleil commençait déjà à décliner peu à peu à l'horizon pour marquer la fin de la journée. D'un pas plus tranquille, sa bouteille d'eau à la main, il avait regagné son domicile pour prendre une nouvelle douche et ressortir bien frais. Il se prépara un bon repas, mangea devant un documentaire animalier à la télévision, et fit la vaisselle.

Ce fut ensuite enfin le moment où débutait sa véritable journée à lui. Le jeune homme enfila une tenue beaucoup plus sophistiquée, donna quelques coups de brosse dans ses cheveux puis quitta les lieux avant de prendre la direction de son lieu de travail. La nuit était tombée, recouvrant la ville d'un voile noir et épais, qui cachait en vérité une scène nouvelle. Le ballet de la journée était fini, le théâtre des manants sur les trottoirs avait changé pour de nouvelles pièces plus sombres que l'on ne peut jouer que lorsque les enfants sont couchés. C'était l'heure des nouveaux spectacles.

Le bar, club, ou peu importe le nom qu'on lui donnait, où travaillait Elijah avait une très bonne réputation. Et le jeune homme n'y était pas pour rien. En entrant par la porte arrière, prévue pour les artistes et le personnel afin de ne pas se mêler aux clients et leur montrer les coulisses, il salua tous ceux qu'il croisait. Les serveurs s'affairait déjà pour leur représentation, se mouvant entre les tables comme des serpents dressés par un joueur de flûte. Leur scène se jouait aussi bien devant les clients que dans les cuisines, énumérant les commandes de ceux qui commandaient, et les boissons qui allaient avec. Ceux qui se tenaient au bar suivaient de précises chorégraphies avec leurs mains, et tout leur corps.

Elijah se rendit jusqu'aux coulisses, où les autres danseurs se préparaient. Ils se saluèrent, tous en bons termes, et discutèrent de la prestation à venir. Ils proposaient tous plusieurs danses de groupe, mais seuls deux d'entre eux avaient leur propre représentation, leur solo à eux sur scène. Parfois, s'il y avait des demandes pour un enterrement de vie de jeune fille ou un anniversaire, ils prenaient une cliente sur scène. D'autres fois, c'était une chanceuse qui avait ce privilège. Et enfin, à d'autres moments il s'agissait d'une représentation seul sur scène. C'était de celles-là qu'Elijah était le plus friand.

Et à vrai dire, les clientes le lui rendait bien. Le chippendale ne rentra chez lui qu'au petit matin, à l'heure où d'autres se lèvent après une nuit paisible. Le soleil commençait à poindre lorsqu'il regagna la maison, et se laissa tomber dans le lit après s'être déshabillé.
Les jours s'enchaînaient ainsi, parfois ponctuer d'une sortie entre amis, ou d'une activité commune comme aller au cinéma. Ce fut probablement pour ça que le jeune homme n'alla relever son courrier que lors de son jour de repos. La plupart du temps, il faisait en sorte d'y aller au moins deux fois par semaine pour éviter toute déconvenue s'il venait à recevoir la fameuse lettre rose.

Alors, lorsqu'il ouvrit plusieurs lettres, datées de 4 jours auparavant, lui indiquant chacune qu'il était à présent marié, un soupir s'échappa de ses lèvres. Le mariage était vraiment un fléau. Las, il jeta les lettres supplémentaires pour ne conserver que la première, comportant l'adresse et le code d'entrée de son nouveau chez-lui. Qu'il y ait déjà quelqu'un ou non, ça lui importait vraiment peu. Quant à la maison que Kora lui avait légué, il comptait la garder comme garçonnière, ou à louer à des personnes encore non-mariées. Après tout, c'était un patrimoine immobilier.

Un nouveau soupir lui échappa tandis qu'il observait la maison. Ce n'était pas tant qu'il n'avait rien à emporter, mais plutôt qu'il ne tenait à rien de particulier en dehors de la maison elle-même, et qu'il pourrait toujours revenir chercher ce dont il avait besoin. Aussi, il finit par sortir une valise afin d'y ranger des vêtements dont il aurait besoin, puis une seconde avec une trousse de toilette, plusieurs paires de lunettes de soleil, des chaussures, et sa console de jeu à laquelle il jouait de temps en temps avec des amis ou pendant les jours off.

Une fois les bagages ficelés, il appela un taxi. Ce dernier le conduisit jusqu'à l'adresse donnée, et il sortit dans la rue en prenant ses deux valises qui roulaient derrière lui. Le bâtiment ne payait pas de mine, mais à vrai dire, il était déjà assez lassé par la situation pour s'attarder sur ce genre de considération. Il entra dans le bâtiment, prit l'ascenseur, et arriva au dernier étage. Une fois devant la porte, il tapa le code qu'on lui avait remis et poussa la porte, sans frapper. Après tout, il était chez lui. Et à une heure pareille, si quelqu'un d'autre avait déjà emménagé, alors cette personne devrait se trouver au travail, comme les gens normaux.

La porte s'ouvrit, et il entra sans attendre, ses valises sur les talons.
Elijah Miura
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Olivia & Elijah
Les lueurs solaires colorent le ciel au détriment du crépuscule lunaire qui s’est déjà volatilisé. La croupe légèrement en hauteur pour intensifier la vitesse de son Tenebros, un nom qui lui vient de sa robe d’un noir corbeau et de ce regard intense lorsqu’il vous a dans son viseur. Comme s’il est impossible d’échapper à son magnétisme, à son tempérament de conquérant. C’est peut-être pour cette raison qu’elle adore autant. Elle a l’impression qu’à tout moment sa vie peut basculer au gré de ses humeurs. Cette fougue presque indomptable est à la mesure de la témérité de la blondinette qui n’a jamais froid aux yeux. Ou si peu… Les iris cérulés embrasent le paysage luxuriant qui leur fait face. Les mains gantées sur les lanières de sa monture, les sabots qui claquent tel un grondement de volcan en laissant dans leur sillage un nuage de poussière, Olivia a l’esprit qui vagabonde inévitablement. Elle a en son sein ce besoin insensé d’éprouver sa vie, de se mettre en danger pour prendre la mesure de son amour pour la vie humaine…pour sa vie. Un récurrent et jouissif constat finalise invariablement ses déroutantes chevauchées : Elle n’en a jamais assez !

Une assourdissante et récurrente sonorité est marquée par les claquements des sabots. La bride est maintenue alors qu’ils font maintenant face à la propriété familiale. La grille arrière qui s’ouvre  sur une vaste étendue est poussée par le palefrenier qui s’empresse de prendre les lanières du cheval. Olivia heurte alors le sol avec aisance, réajustant ses gants de cuir.

-La promenade a été plaisante Mademoiselle Wamamoto ?

« Toujours Manseng, toujours quand je suis avec Tenebros. »

-Je crois que votre assistante vous attend au salon Mademoiselle.

« Ah bien merci. J’y vais de ce pas. »

La jeune femme oriente ses pas vers la porte arrière pour pénétrer dans la propriété. Elle emprunte ensuite un escalier pour rejoindre le salon où sa nouvelle assistante est déjà à l’attendre. Un mois que son frère a été enterré. Entre-temps pas mal de chose ont changé. Déjà son mariage. Avant le décès de son frère il était prévu qu’elle se marie. Elle avait reçu une lettre, mais heureusement pour elle ou malheureusement pour sa partenaire, cette dernière a mis fin à ses jours lorsqu’elle a appris être mariée à une femme. Naturellement cette mort a libéré Olivia de tout engagement, mais elle avait aussi fait naître une nouvelle vocation pour la blonde. Après sa tentative de suicide à la suite de la mort de son frère, et le suicide de sa défunte épouse, Olivia décida avec le soutien financier de son frère aîné d’ouvrir une fondation d’aide aux victimes de traumatisme, proposant également un suivi psychologique gratuit pour une meilleure insertion dans la société. Naturellement la fondation porte le nom de son défunt frère. The Jeremiah Fondation. Elle en est la vice-directrice et son frère le directeur. Le temps pour elle d’avoir légalement le droit d’occuper cette fonction.

En pénétrant dans cette pièce décorée avec raffinement, Olivia ne se doute pas que sa vie est encore sur le point de basculer. Son assistante se lève en la voyant entrer, tenant entre ses mains une pile de courriers.

Bonjour Mademoiselle Wamamoto.

« Bonjour Insha. Qu’avons-nous au programme aujourd’hui ? »

Hé bien vous avez deux candidats à auditionner pour le poste de comptable et celui de médecin de garde.

« Mon frère n’est pas là pour s’en charger ? »

Votre frère est à l’étranger Mademoiselle. Si nous voulons que la fondation soit opérationnelle rapidement, il faut recruter également rapidement tout le personnel.

Olivia s’affale sur le le divan en poussant un soupir d’exaspération.

« Bien bien, je vais m’en occuper tout à l’heure. Autre chose ? »

Euh oui Mademoiselle. Vous avez reçu quelques courriers. J’allais les déposer dans votre bureau quand j’ai vu cette enveloppe. Je pense qu’il est important d’y jeter un coup d’œil.

Insha dépose l’enveloppe avec le sceau du gouvernement sur la table. Instant choc !  Son délicat fondement reposant sur un divan de qualité, la jeune femme parait fascinée par ce pli qui orne à présent ses doigts filiformes. Mais il n’en est rien, elle n’est déjà plus en ce lieu. Ses yeux étonnamment fixes révèlent une troublante évasion. Nul ne saurait dire où son être vagabonde lorsqu’elle sombre dans cette perdition de l’âme.

Soudain d'un pas leste, qui traduit une souplesse inaltérée malgré son manque de pratique, elle se lève et s’impose une rationalité ainsi qu’une vigueur d’esprit pour jauger au mieux la situation. Son regard d’acier se voile subitement d’une brume obscure. Pas après pas, la femme de cristal, aussi menue que résistante, la tête fièrement dressée sur un cou gracile, fait enfin face à sa destinée. Un léger trouble effleure à demi ses paupières, mais sa voix se fait tonnante.

« Je vais préparer mes valises. Faites le nécessaire pour que mon frère soit tenu au courant et repoussez les entretiens à demain. Vous pouvez me laisser. Merci. »

Bien Mademoiselle.

Olivia se meut dans une démarche aérienne et élégante qui dénote de sa inébranlable maitrise de ses émotions dans une situation qu’elle sait pourtant délicate. Les commissures s’étirent dans un impudent rictus, alors même qu’elle s’approche du plateau à liqueur de son frère pour se servir un verre de whisky. Elle n’est pas accoutumée à boire cet alcool, mais ce jour est particulier. D’autant qu’elle ignore si elle aura autant de chance que la dernière fois. Est-ce que l’autre va aussi décider de s’ouvrir les veines ? Au moins cette fois elle sait qu’il s’agit d’un homme.

Olivia n’emporte pas grand-chose. Elle sait déjà que le gouvernement fournit tout le nécessaire. Aussi elle n’emporte que ses vêtements et ses produits personnels. Quand la voiture se gare devant la grande tour, elle prend quelques minutes pour elle pour se donner du courage. Mais en réalité elle y reste presque deux heures dans la voiture. Quand enfin elle entre dans le bâtiment, elle est accueillie par le concierge qui se propose de l’aider à porter ses valises. Mais son chauffeur est déjà à la rejoindre pour s’en occuper. Après avoir déverrouillé son nouveau lieu d’habitation avec le code, elle est tout de suite attirée par la luminosité de la pièce. Mais elle constate aussi que le loft est encore vide. Pas une âme. Doit-elle s’inquiéter ? La tête tournée vers son chauffeur, elle opine mollement du chef en ajoutant calmement.

« Vous pouvez disposer Horibert. Je vais me charger du reste toute seule. »

-Très bien Mademoiselle. Je repasse donc demain ?

« Oui faites cela. Merci. »

Tout de suite Olivia s’affaire à ranger ses effets. Le loft est spacieux et agréable à vivre. Certes rien à voir avec la propriété familiale, mais ce n’est pas si mal. Il ne reste plus qu’à attendre Monsieur…Miura.

Et pour l’attendre elle va l’attendre le bougre ! Si les deux premiers jours la jeune femme ne s’est pas inquiétée de ne pas le voir arriver. A partir du troisième jour les émotions de la blonde ont commencé à s’agiter. La colère a gagné d’un cran, conjuguée à une funeste inquiétude. Et si par sa faute elle se retrouve en prison ?

Le quatrième jour Olivia ne travaille pas comme les autres jours. A chaque fois qu’elle rentrait sans trouver cet homme, qui commence mal ce mariage d’ailleurs, le stress n’a cessé de monter crescendo. Alors elle accumule les erreurs à la fondation, si bien que son assistante est contrainte de la conseiller de prendre son après-midi pour souffler un peu. C’est ainsi qu’elle passe le reste de l’après-midi dans un glacier à boire du café et à consommer une tarte au citron.

Il est dix-neuf heures quand elle décide enfin à rentrer. En ouvrant la porte quelque chose est différent. Elle sent une présence dans le loft. Est-ce qu’il est là ? Si c’est le cas il va prendre cher !
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Olivia Miura
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Le jeune homme avança dans l'entrée, jusqu'à arriver au salon. Une légère grimace sur les lèvres, il plissa les yeux, la luminosité s'avérant beaucoup plus forte que ce à quoi il était habitué, et ses yeux sensibles en pâtissant aussitôt. Il attrapa entre l'index et le pouce la paire de lunettes de soleil qui pendait à son col, et la glissa sur l'arrête de son nez, un soupir de soulagement passant ses lèvres. Et bien, cet appartement n'était pas des plus optimisé pour lui. Abandonnant ses affaires au milieu du passage, il fit rapidement le tour du propriétaire afin de visualiser un peu mieux l'espace et se l'approprier. Le loft était spacieux, rien à redire à ce sujet, et la disposition des pièces ainsi que les équipements qui les composaient étaient de qualité.

De retour au salon, il attrapa l'une de ses valises et la monta à l'étage, au niveau de la chambre. Choisissant l'un des côtés du lit sans se préoccuper outre mesure du fait que quelqu'un ait emménagé avant lui, il ouvrit l'armoire qui lui était destiné. Il la trouva vide, et ne perdit pas davantage de temps pour disposer ses affaires, ses vêtements notamment, comme il l'avait l'habitude de le faire. Le rangement avait des airs presque militaire, les vêtements étant soigneusement disposés et empilés selon leur matière, leur couleur, et la saison à laquelle ils pouvaient être portés. L'ordre était une chose importante pour lui.

Une fois la valise rangée, il la plaça en haut de l'armoire, pour éviter une perte de place. Il fit ensuite le tour du lit, et ouvrit sans plus de cérémonie la seconde armoire. Bien que sa valise fut vide et qu'il n'y ait plus rien à ranger, il voulait voir ce qu'elle contenait. De plus, il s'agissait d'une excellente manière de voir s'il y avait déjà quelque chose à l'intérieur et, de fait, si son « épouse » avait investi les lieux ou si elle prenait encore plus de temps que lui pour daigner se présenter.

Une légère grimace déforma ses lèvres lorsqu'il vit la piètre qualité de rangement de cette armoire. Visiblement, la jeune femme était arrivée avant lui, vu qu'il y avait des affaires féminins dans le placard, mais elle était très mauvaise ménagère. Sur un haussement d'épaule, il referma l'armoire et alla chercher sa deuxième valise pour en sortir sa trousse de toilettes, qu'il rangea à nouveau de manière bien ordonnée dans un placard inutilisé de la salle de bain, jetant un nouveau regard réprobateur sur ceux de sa colocataire, avant de redescendre une nouvelle fois au salon pour cette fois installer sa console sur la télévision.

Ses affaires rangées, le jeune homme soupira légèrement en jetant un nouveau regard sur l'appartement. Honnêtement, le rangement laissait à désirer, mais le ménage aussi. Bien en essayant de faire abstraction, il ne pouvait s'empêcher de voir la poussière sur les meubles, et surtout les plantes qui quémandaient pour un peu d'eau. Son « épouse » avait un problème avec les plantes ? Parce qu'à ce rythme, elle allait tué toutes celles qui se trouvaient dans le loft et que, visiblement, elle n'avait pas amené elle-même. Aussi se fit-il un devoir d'abreuver toutes les plantes, sans exception, une à une.

Puis, maugréant mollement entre ses dents, il s'attela à un ménage de l'appartement de fond en comble, qui lui prit une bonne partie de la fin d'après-midi. Vers dix-huit trente, le ménage était enfin terminé, et tout était rutilant. Il avait même refait l'intégralité de la vaisselle. Après ça, il prit une bonne douche, se rhabilla, et regagna le salon pour jouer un peu à la console. L'écran de la télévision était presque plus grand que celui qu'il avait chez lui, et il avait bien mérité un moment de repos.

En fait, il avait lancé sa partie depuis quelques minutes à peine lorsqu'il eut le sentiment de ne plus être seul. Pour autant, il ne fit rien d'autre que de continuer sa partie. Après tout, il était chez lui, et il était donc libre de faire ce qui lui chantait. D'autant que, franchement, il ne portait pas grand intérêt à la personne à laquelle il était désormais marié. Il avait pris ses aises, possession des lieux, et il comptait bien ne pas lui prêter plus d'attention que celle exigée par les devoirs donnés par l'Incontestable. Si elle avait espéré un mariage de conte de fée, la chute allait être rude.
Elijah Miura
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Olivia & Elijah
Toujours devant la porte, Olivia peut entrevoir la silhouette de celui avec qui elle va partager sa vie. Enfin cela ne peut qu’être lui, à moins qu’un idiot de cambrioleur se soit introduit chez elle et s’est laissé piéger par l’addiction des jeux vidéos. C’est peu probable. Elle en a la conviction profonde. Cet homme qui a eu l’audace d’arriver quatre jours après réception de la lettre est assis là comme si de rien n’était. Ne daignant même pas lui accorder le moindre regard alors qu’elle a bien vu comment il s’est raidi brièvement à son approche. Cette indifférence n’a que pour seul effet d’aggraver la situation et rendre son courroux plus vivace. Mais présentement elle a surtout besoin de se rafraîchir.

Sa sacoche à la main, elle se dirige vers la chambre et la balance sur le lit en poussant un soupir d’aise. Elle est crevée. Elle se laisse choir sur le lit, le regard fixe vers le plafond. Elle reste ainsi cinq minutes avant de se lever pour ôter sa paire de talon et son tailleur bleu royal. Elle range ses chaussures dans son armoire, enfile un de ses peignoirs de soie, puis sort de la chambre, son tailleur suspendu au bras. Elle descend pour mettre sa tenue dans la corbeille à linge sale.

La jeune femme remonte par la suite pour prendre une douche fumante et laver ses cheveux. Après s’être brossée les dents et avoir rincé sa cavité buccale avec un bain de bouche, elle reste en peignoir de soie et chausson. C’est ainsi qu’elle descend, pas pour discuter avec lui, mais pour regarder le journal.  Elle peine à modérer sa colère, mais se fait violence pour ne pas hurler de rage. Néanmoins sa faculté olfactive est titillée lorsqu’elle pénètre entièrement dans la pièce principale.

Il a fait le ménage ? Monsieur est une fée du logis ? Génial. Pas besoin de se taper les corvées, il les fera seul.

Même son entrée ne fait pas vraiment réagir le jeune homme. Ce qui confirme bien son désir de complètement l’ignorer. Olivia en sourit fugacement. Elle se dirige vers la cuisine et se sert un verre d’eau. Tout en portant le verre à ses lèvres, elle l’observe comme un prédateur épie sa proie. Elle ne le craint pas. Et en cas d’embrouilles, elle saura comment gérer. Aussi elle décide de n’en faire qu’à sa tête. Les yeux rivés sur l’horloge qui indique bientôt vingt heures, elle l’apostrophe soudainement.

« Hey le gamin, va falloir bouger du canapé. »

Elle s’approche et s’affale lourdement sur le canapé pour saisir la télécommande. Sans lui demander son avis elle bascule en mode TV et change de chaînes jusqu’à trouver celle des informations.

« Si tu veux continuer à m’ignorer, tu peux aussi bien le faire dans la chambre. J’en ai rien à foutre si tu ne m’adresses pas la par… »

Elle marque un temps de pause et réalise qu’ils ont des devoirs à remplir. L’envoyer dans la chambre n’est peut-être pas une bonne idée. Elle se lève la télécommande toujours à la main. Ses pas s’orientent vers la cuisine où elle ouvre le frigo et en sort deux cornets de glace allégée. Elle en balance un au jeune homme.

« Pour le repas je crois que ça sera suffisant. L’activité je crois que supporter ta présence même une minute pendant que tu jouais à ton stupide jeu compte aussi. Il ne reste plus que le baiser et dormir ensemble. Tu t’y colles ou je viens vers toi ? Dépêches-toi de prendre une décision, je n’ai pas que ça à faire. J’ai mon journal à regarder. »

Pour le moment elle choisit de se la jouer fine. Elle avait prévu une situation plus critique entre eux pour les quatre jours, mais agir de la sorte serait lui donner bien trop de crédit, et elle n’en a pas du tout envie. S’il peut oublier qu’elle l’existe ça ne pourra que l’arranger.

« Au fait j’ai vu qu’il y a eu du changement. Tu as fait le ménage ou tu as engagé une personne pour astiquer à ta place ? Parce que si tu l’as fait, j’espère que tu continueras. Hors de question que je m’y colle. Pour la cuisine c’est pareil. Va falloir te salir les mains blanche neige. »
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Olivia Miura
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Il pouvait l'entendre se déplacer dans les différentes pièces de l'appartement, sans pour autant détacher son regard de l'écran. Le soleil avait commencé à décliner, si bien qu'il avait relevé ses lunettes de soleil sur sa tête pour jouer de manière plus confortable. Les minutes s’égrainèrent les unes après les autres, où il pouvait entendre à peu près où se trouvait la jeune femme avec laquelle il allait devoir partager les lieux. Ce réflexe, celui de savoir constamment où se trouvait les autres, s'était développé durant son enfance et était aujourd'hui devenu inconscient. De fait, il pouvait l'entendre aller et venir, et, à son attitude, il devinait qu'elle n'était pas enchantée de sa présence.

Ça aussi, c'était typiquement féminin. Il n'avait encore rien fait, ni même ouvert la bouche qu'elle semblait déjà avoir un problème avec lui. Pourtant, il n'avait pas touché à ses affaires, il n'avait rien abîmé et il n'était pas assis les pieds sur la table en bouffant un paquet de chips dans le canapé avec une bière à la main. Non, il se contentait juste d'être là, d'exister, de respirer, et de jouer à un volume tout à fait raisonnable en se tenant bien assis dans le canapé. Les femmes … Et dire qu'elles trouvaient que les hommes étaient parfois profondément irrespectueux, elles ne manquaient pas d'air.

Au demeurant, c'était bien elle qui était particulièrement impolie. La personne qui entre dans un lieu s'annonce toujours et salue les personnes déjà présentes. Au lieu de ça, elle avait simplement vaqué à ses occupations sans lui témoigner le moindre intérêt, ni la moindre parole. Du moins, jusqu'à ce qu'elle décide que c'était le moment de lancer les hostilités. Ce fameux moment où une femme, après une journée qui lui a bien tapé sur le système et dont vous n'êtes absolument pas responsable, s'approche joyeusement de vous avec une seule idée en tête : décharger toute la frustration de ladite journée sur vous. Pourquoi ? Parce que ce sont des créatures d'un égoïsme sans limite qui se fichent complètement que vous, vous ayez aussi passé une sale journée.

De fait, il ne pipa mot à sa première réplique, plus que malpolie encore. Vu son langage, ses manières, et l'état du loft, il était marié à une ogresse.

Le jeune homme la sentit se laisser tomber comme un poids mort sur le canapé, avant de changer la programmation de la télévision, sans lui demander son avis ou attendre une quelconque réponse de sa part concernant le moment où l'écran serait disponible. Lorsqu'elle se leva pour se rendre à nouveau dans la cuisine, il se leva lui pour récupérer l'écran de la console et la mettre en mode portative, revenant ensuite sur le canapé avec l'outil opérationnel dans les mains, le volume réglé au milieu de sa capacité maximale.

Il vit ensuite du coin de l’œil quelque chose voler dans sa direction, pour atterrir sur le sol dans un bruit sec. L'objet roula un peu sur lui-même, jusqu'à s'immobiliser, et il s'avéra qu'il s'agissait ni plus ni moins d'un cornet de glace qui avait l'air très misérable, comme ça sur le sol. D'après ses paroles, elle considérait que ce truc ferait un repas convenable, et qu'il était évident que ça passerait dans le cadre d'un repas partagé entre deux jeunes mariés. Évidemment. Une vraie ogresse donc. Qui en plus réclamait un baiser comme le plus beauf de tout les beaufs. Absolument charmant.

Le jeune homme ne répondit toujours pas, tout simplement parce que la demoiselle n'avait pas fini. Une ogresse qui ne savait ni faire le ménage, ni prendre soin des plantes, ni se présenter, ni parler correctement, ni faire preuve d'un minimum de respect, agressive et frôlant l'insulte. Et bhé, l'Incontestable lui avait fait toucher le gros lot visiblement.

D'ailleurs, elle semblait enfin avoir fini de parler. Il mit la partie en pause sur son écran, enregistra la progression, puis attrapa son téléphone qui se trouvait dans sa poche. Il pianota dessus tout en se levant pour ramasser le cornet de glace sur le sol, puis rangea le mobile dans sa poche à nouveau avant de venir dans la cuisine pour ranger le cornet dans le congélateur, saisir celui qu'avait pris la jeune femme, et le ranger aussi. Puis, il se tourna vers elle.

« Bonsoir Olivia, enchanté de faire ta connaissance. Comment s'est passée ta journée ? Stressante, visiblement. Navré que la douche ne t'ai pas détendu. »

Il fit le tour de la table, pour aller prendre un verre dans l'armoire et le remplir d'eau, avant de continuer.

« Si tu souhaites utiliser la télévision, tu pouvais simplement me dire que tu avais quelque chose à voir à cette heure-là. Quant au dîner, je pense qu'il serait sage de manger un peu plus qu'un cornet de glace, et surtout un peu mieux. J'ai commandé ; si tu n'aimes pas, tu n'auras qu'à prendre la glace. Ça devrait arriver dans une dizaine de minutes. Tu veux un autre verre d'eau ? »

La politesse. L'éducation. Kora l'avait bien élevé, le bougre.

« En effet, j'ai fait le ménage. Personnellement je préfère vivre dans un espace propre et sain, pas toi ? Si tu ne sais pas le faire, je pourrais t'apprendre. Tu verras, je suis sûr que tu en es capable, tout le monde peut le faire. Pour la cuisine … Si en effet tes compétences culinaires se limitent à des cornets de glace, je me préparerais mes propres repas. De toute façon j'ai une alimentation particulière alors ça vaudra mieux, et tu pourras de fait manger ce que tu souhaites de ton côté. »

Il but tranquillement son verre d'eau, avant d'indiquer le canapé du menton, et les images animées sur la télévision.

« Tu devrais y aller, ça commence. Ça a l'air d'un programme important pour toi. »

L'antithèse parfaite de ce à quoi on pouvait s'attendre. Poli, aimable, calme. Encore plus horripilant pour les personnes qui arrivaient en étant aussi sur les nerfs que la jeune femme. Et lui, il s'amusait beaucoup. Parce qu'il se savait très agaçant et qu'en même temps, il faisait de son côté les choses correctement. Et il avait hâte de voir comment elle allait réagir.
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Olivia & Elijah
Oui la journée a été harassante, stressante, effrayante, elle est passée par toutes les émotions possibles lorsqu’on se vient de se marier et que l’autre ne daigne pas se présenter. Les jours d’attente peuvent être traumatisants parce qu’on sait qu’on va forcément se retrouver en cellule, voire même se faire exécuter. C’est en parti pour cette raison que la jeune femme est en colère et qu’elle se comporte de la sorte avec lui. On pourrait croire qu’elle agit par pure égoïsme, mais c’est avant tout une leçon qu’elle souhaite donner à son nouveau colocataire. Elle n’en démordra pas tant qu’il ne se sera pas excusé pour l’attente,  et cela même s’il n’a aucune conscience de ce qu’il a engendré en elle par ses récurrentes absences journalières.

Les mirettes de la blonde s’arment d’une lueur tranchante à la prise de son cornet de glace. Mais pour qui se prend-t-il pour décider ce qu’ils vont ou non faire ou comment se comporter chez elle ? Olivia étire ses lippes en un sourire sardonique. Elle ne réplique pas pour l’instant parce que regarder le journal est plus important pour elle pour l’heure. Mais elle compte bien revenir sur le sujet plus tard.

Elle se cale bien confortablement sur le canapé et regarde son journal sans la moindre considération pour  tout ce que le jeune homme a balancé. Le journal diffuse un reportage qui relate l’ouverture de la fondation dont elle est la vice présidente. C’est d’ailleurs elle qui s’exprime en l’absence de son frère. Concentrée à prendre quelques notes qu’elle envoie à Insha par le biais de son téléphone, elle entend la sonnette et en déduit que le repas commandé par son colocataire est arrivé. Ça tombe bien, puisque la partie du journal concernant la fondation est passée. Elle peut en conséquence se lever et attendre ce Elijah à la cuisine. Quand il arrive, elle est enfin prête à répondre à ses questions. Un fin sourire suspendu aux pulpes rosées, elle s’approche doucement.

« Nous avons mal commencé tous les deux. Je m’excuse pour mon comportement. Mettons plutôt les choses au clair ça ira plus vite. »

Elle fait un pas de plus, les doigts contre le plan de travail de la cuisine.

« Pour toi ça sera Mademoiselle Wamamoto, et non Olivia. Ensuite je ne fais pas de ménage. Jamais. Tu peux te bousiller le dos à nettoyer partout si ça te chante, ce n’est pas mon problème. Je ne suis pas non plus ta bonniche pour cuisiner pour toi ou pour nous, donc je te suggère de t’accrocher un tablier pour nous mijoter quelque chose de succulent tous les soirs comme tu le proposes si gentiment. Parce que compter sur moi pour les tâches ménagères, tu peux courir. »

Elle ne le lâche pas du regard, et cela peu importe qu’il ait une paire de lunettes de soleil pour dissimuler les siens.

« Et puis je trouve gonflé de ta part de te placer en donneur de leçon quand tu oses te présenter ici quatre jours après réception de la lettre. Tu croyais peut-être que j’allais te recevoir comme un prince  et te faire de grand sourire la bouche en cœur ? Quand on fait des conneries on les assume, mais surtout on s’excuse. Toi tu débarques et tu te mets à jouer à ta console. Ce n’est pas à moi de courir après toi pour que tu me présentes tes excuses. Et si tu estimes n’avoir rien fait de mal et ben c’est tant pis pour toi, mais mon comportement reflète exactement ce que j’ai ressenti par ton absence. De l’impolitesse et un manque de respect. Réfléchis-y avant de te planter devant moi et jouer la carte du type génial aux manières irréprochables. »

Elle regarde son plastique de nourriture emportée avec dédain.

« Je vais me contenter de mon cornet. Je n’ai envie de rien venant de toi. Mais… »

Elle pose doucement son fondement sur un tabouret et le dévisage.

« Ils nous restent des devoirs à remplir. Je vais donc manger mon cornet près de toi. Je te déconseille d’ouvrir la bouche si ce n’est pas pour t’excuser. »
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La sonnette de l'appartement retentit dans l'appartement, indiquant que la livraison était arrivée et qu'il allait pouvoir manger quelque chose de décent, et pas un cornet industriel du supermarché du coin. Il alla ouvrir, récupérant le sac contenant la commande, et se rendit à la cuisine pour poser le tout sur la table-bar. Sans faire plus attention à la jeune femme, il sortit du contenant deux plateaux de sushis. Chacun se composait d'un plateau de bambou pour base, sur lequel étaient dressés plusieurs types de sushis.

D'abord, des nigiri sushis d'une jolie forme rectangulaire, puis des temari sushis avec les mêmes ingrédients mais de forme ronde, ensuite des Iwakunizushi, puis des Inari-zushi, des mehari-zushi et des futomaki. Les plateaux étaient joliment dressés et les produits étaient frais, recouvert d'un couvercle pour les protéger durant le transport. Ils provenaient d'un petit restaurant très connu pour ses sushis de qualités traditionnels et fait à la main. Bien souvent, il fallait réserver des semaines en avance pour obtenir une table là-bas et profiter de toute l'étendue des qualités culinaires du chef. Pour se diversifier, le restaurant avait proposé les sushis, et uniquement les sushis, à la livraison à domicile.

Honnêtement, ce nouveau concept faisait fureur, et les commandes en ligne allaient bon train. Après tout, ces plateaux ne ressemblaient en rien à ceux que l'on pouvait trouver dans les commerces ou au plateau de nourriture rapide disponible en ligne. Non, là, on avait droit à une qualité de restaurant directement chez soi. Un repas sain, délicieux, et qui ne demandait aucune préparation. D'autant que, pour un établissement avec une réputation comme la leur, les prix étaient tout à fait raisonnables.

Alors qu'il posait l'un des plateaux sur le bar, la demoiselle reprit la parole. Étonnamment, elle fit preuve d'un certain discernement et lui présenta des excuses. Enfin, celles-ci ne furent de bien courte durée puisqu'elle enchaîna directement sur ses exigences à son égard, petite reine avec une pauvre couronne de carton sur la tête. Elle imposait, ordonnait, sans même se soucier des autres et des petites gens autour. Comme ces gens qui se pensent puissants parce qu'ils ont une position sociale supérieure, et qui toisent les autres de haut.

Mépriser ceux que l'on considère à soi, voilà bien une attitude qui méritait d'être qualifiée de méprisable. Et bien sûr, Sa Majesté des Mouches ne s'arrêta pas à ces sommations et se montra aussi implacable qu'impitoyable quant à qui était responsable d'une telle situation. A savoir, lui. Bien entendu, elle n'y était pour rien, elle n'avait aucun reproche à se faire, son attitude était la plus délicieuse et la plus à même de mettre cette relation dans la direction de quelque chose de tout à fait sain, épanouissant et respectueux.

Quelle vaste plaisanterie. Elle remua dans la cuisine pour aller récupérer de quoi se sustenter sans rien lui devoir, sans qu'à nouveau il n'y prête plus d'attention que nécessaire. Puis, elle prit place sur son trône à quatre pieds tout droit sortis d'un magasin d'ameublement, et ouvrit le plastique de son cornet chimique.

De son côté, il avait ouvert l'un des plateaux de sushis, et séparé les baguettes en bois pour manger comme il se devait. Il attrapa l'un d'eux pendant que la jeune femme fouillait dans le frigidaire. Puisqu'elle avait décidé de ne pas manger, il n'aurait qu'à remettre le second plateau au frais pour le manger le lendemain midi. Ou, s'il avait faim, il mangerait les deux ce soir sans aucun problème. Le sac pour le repas contenait aussi des sauces, dont de la sauce soja, pour pouvoir tremper les sushis et ajouter un assaisonnement.

Pour être tout à fait honnête, il pensait plus à profiter du dîner qu'à autre chose. La jeune femme était sur les nerfs, et ça lui passait complètement au-dessus. Elle lui reprochait, somme toute, de s'être présenté trop tardivement à son goût et de l'avoir trouvé sur la console lorsqu'elle était rentrée. Pour le premier point ; il ne se considérait aucunement fautif de quoi que ce soit. Il avait vu la lettre, il était venu. Il était tout à fait dans le délai imposé : que ce soit 4 jours ou plus, il était dans son bon droit. Quant au deuxième point ; il était chez lui autant qu'elle était chez elle et, n'ayant aucune raison de s'excuser puisque n'étant en retard en aucune manière au regard des conditions imposées dans le cadre du mariage, c'était bel et bien elle qui avait manqué de politesse à son arrivée et même simplement depuis son arrivée.

Portant un nouveau sushi à ses lèvres, et le savourant sans se presser.

« Comme je l'ai déjà dit, le ménage n'est pas un problème pour moi étant donné que je ne suis pas de ceux qui apprécient vivre dans la crasse. Quant à la cuisine, je me préparerai mes propres repas. Puisque les cornets industriels te suffisent, nul besoin de cuisiner quoi que ce soit pour toi, tu m'as l'air assez indépendante pour te débrouiller. »

Il mangea un nouveau sushi avant de poursuivre, toujours aussi calmement.

« Quant à ce que tu considères comme de l'irrespect et de l'impolitesse, ce n'est que ta propre supputation. Lorsque j'ai pris connaissance de la lettre, je me suis présenté, ni plus ni moins. Je ne suis en aucun cas responsable du fait que, dans ton cas, tu ais eu l'opportunité de l'ouvrir dès le premier jour et de venir dans la foulée. Donc non, je ne vais pas m'excuser d'une « absence » que tu juges comme un fait pernicieux et volontaire de ma part alors même que je n'étais pas au courant que j'avais été marié et que j'étais éventuellement attendu. »

Et il continua tranquillement son repas. Après tout, il devait en partager un ensemble, donc il n'avait pas vraiment le choix. Quant au reste des exigences, il n'avait aucune quelconque envie de s'y plier pour le moment. D'autant qu'il en restait en théorie deux : une activité à partager, et un baiser. Or, dans l'état actuel des choses, il prévoyait plutôt de faire une bonne séance de sport, éventuellement regarder quelque chose à la télévision, prendre une douche, discuter sur son téléphone avant d'aller dormir à l'heure habituelle, soit tardivement pour ne pas casser le rythme imposé par son travail.

L'avis de la jeune femme lui importait peu. D'autant qu'elle ne faisait qu'instaurer un climat agressif unilatéral qui n'avait strictement rien de constructif. Enfin. Au moins il profitait d'un excellent repas.
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Olivia & Elijah
N’avait-elle pas exigé qu’il n’ouvre la bouche que pour s’excuser ? Ouïr ses justifications sur une pointe de remontrances n’est pas vraiment pour bonifier la situation entre eux. En fait Olivia lui prête à peine son écoute. Les mirettes braquées sur son téléphone qu’elle manipule tout en dégustant son cornet de glace, sa voix résonne lorsqu’elle porte le Smartphone à son oreille.

« Oui Insha Bonsoir. Dès demain trouvez-moi du personnel de maison. Une personne qui fera du ménage et qui me cuisinera mes repas. Je vous laisse le soin de composer avec cette personne mes menus. Vous savez les mets dont je suis friande. D’accord. Bonne soirée.»

Sans plus de considération sur l’avis du jeune homme qui préfère se gaver au lieu de s’excuser, Olivia vient de régler la question du ménage et de ses repas, n’en déplaise à Monsieur qui préfère peut-être plus d’intimité chez lui ? Mais c’est aussi chez elle après tout. Elle agit comme cela lui chante et gare à la personne qui lui en fera le reproche. Les perles bleutées toujours rivées sur son téléphone, mais cette fois pour naviguer sur les réseaux sociaux et faire quelques petites recherches sur son nouveau partenaire de vie. Olivia manque de s’étouffer quand elle déniche le Graal ! Son étonnement est de taille à la découverte d’une vidéo de son voisin de tabouret en pleine séance de strip-tease pour un enterrement de vie.

Estomaquée, Olivia ne peut réprimer sa surprise plus longtemps. Un rire cristallin et railleur s’échappe de ses pulpes rosées. Sans crier gare, elle se lève et se dirige vers la chambre où elle récupère quelques billets, histoire de rendre la soirée un peu plus cocasse. Du moins pour elle. Quand elle redescend, derechef son délicat fondement épouse le coussin rembourré du tabouret. Monsieur est encore à apprécier son repas. C’est parfait.

« Ah j’oubliais Chéri. C’est mon anniversaire aujourd’hui. » Dit-elle en inclinant le tabouret sur le côté pour avoir une meilleure contemplation de sa réaction.

« Je mérite un cadeau tu ne crois pas ? »

Les commissures s’étirent largement en un sourire mutin et les doigts fuselés aux ongles de nacre se posent sur le comptoir, emprisonnant dans leur creux quelques billets de yens qu’elle dépose doucement devant lui en réduisant insidieusement la distance entre eux. Ses lèvres soufflent de leur soupir frais au creux de son oreille.

« Bouge ton petit cul pour moi baby. »

Les doigts se referment brutalement sur son menton qu’elle meut dans sa direction pour y déposer ses lèvres contre les siennes. Oh rien de bien passionnant ou intense. Juste de quoi remplir une autre condition, peu lui importe qu’il l’invective ou qu’il la repousse avec violence. Olivia a tellement savouré cette petite crasse qu’elle est prête à assumer tout ce qui tombera sur sa tête suite à son acte. Il peut l’ignorer et prendre la poudre d’escampette, ou il peut se charger d’un courroux fulgurant. La blondinette ne craint aucune de ses réactions. Elle saura agir en conséquence comme toujours.

« Apparemment il reste l’activité. » Affirme-t-elle posément en retrouvant le cuir de son tabouret. Un clin d’œil, du menton elle indique les billets.

« Je crois que ça compte si tu me fais ton numéro de cirque. Tu dois avoir l’habitude d’exposer ton corps pour des inconnus non ? »

La tête inclinée sur le côté et un grain de folie scintillant dans ses iris azurés, il n’est pas aisé pour ceux qui ne la connaissent pas de ne pas distinguer le mal être dans son attitude. En général et contrairement à la plupart des gens qui se renferment ou qui s’enfuient quand ils vont mal, Olivia opte pour l’offensive. Elle attaque tel un bulldog enragé. Usant même de méchanceté gratuite, alors que ce n’est pas du tout dans sa nature d’être aussi odieuse. Mais le vide dans son être a besoin d’être comblé, et si ce n’est pas par sa présence inatteignable ou son absence insoutenable, elle le remplira de sa rage. Cette rage qui monte en elle comme la marée.
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Le jeune homme ne cilla pas lorsqu'elle entama une courte conversation téléphonique en plein milieu de repas. L'Incontestable devrait être un peu plus dur lorsque ce genre de chose se produisait, au moins pour faire comprendre à la demoiselle que ce n'était pas cela partager un repas. Mais sans doute ne fallait-il pas s'attendre à autre chose pour un premier jour. Cela lui permit cependant de confirmer une chose dont il se doutait déjà, à savoir que la jeune femme venait d'une famille aisée qui lui conférait ce sentiment de toute impunité lorsqu'elle se comportait en petite peste. Papa gâtait sûrement sa petite fille chérie ; lui ou tout autre membre de la famille responsable de la création d'une personnalité aussi horripilante que la sienne.

Tandis qu'il approchait de la fin de son plateau, il l'entendit s'esclaffer d'un air plus détestable encore, avant de filer. Décidément, elle ne comprenait vraiment pas le concept de partage de repas. Il espérait cependant que cela ne leur poserait pas de problème, puisque après tout il avait bientôt terminé, et qu'il ne voulait pas finir en prison pour une broutille pareille alors même qu'il n'avait rien fait de répréhensible de son côté. Avec un haussement d'épaules, il profita de l'absence momentanée de la blonde pour remettre le plateau restant au frais. Il pourrait le prendre à midi pour le repas.

Son répit fut de courte durée puisque l'ogresse ne tarda pas à revenir à table et à reprendre place sur l'un des tabourets rembourrés. Sans lui accorder le moindre regard, il termina son repas en prenant le dernier sushi du plateau, et reposa ses baguettes sur leur support pour boire un peu d'eau.

Alors qu'il allait attraper son verre, la harpie lui signala qu'aujourd'hui était le jour de son anniversaire. Ce qui, à nouveau, ne manqua pas de le laisser indifférent. Premièrement, il soupçonnait au ton de sa voix que ce n'était pas vraiment son anniversaire, et qu'elle lui mentait donc. Deuxièmement, quand bien même il s'agirait de son anniversaire, il n'en avait strictement rien à faire et ça ne le regardait en aucune façon. Troisièmement, il pouvait entendre dans sa voix quelques intonations jubilatoires qui lui laissait penser qu'elle avait quelque chose derrière la tête et que ce quelque chose n'allait pas lui plaire.

Il leva les yeux au ciel lorsqu'elle parla d'un quelconque cadeau. Quoi, elle voulait un article de luxe et voulait que ce soit lui qui paie ? Qu'elle se débrouille.
Non, en fait, ce furent les derniers mots qu'elle prononça avant de le forcer à l'embrasser qui le mirent sur la piste. Quant au baiser, autant le dire, il fut plus que débectant. Aussi, il se leva, pour aller prendre une serviette en tissu, en trempa un bout sous l'eau de l'évier, et s'essuya les lèvres avec, avant de revenir près de la table pour boire le verre qu'il avait rempli plus tôt. De son côté, elle prit à nouveau place sur son trône en carton.

Cette fois, son regard se posa sur elle lorsqu'elle évoqua le devoir qu'il lui restait à remplir, à savoir l'activité. Et ses yeux, derrière ses lunettes opaques, descendirent le long de son bras jusqu'aux billets posés sur le plan de travail. Le doute n'était plus permis. D'une manière ou d'une autre, elle avait découvert ce qu'il faisait comme travail, ou en tout cas le pensait-elle. Mais au vu du mépris dont elle faisait preuve à son égard, elle ne savait pas du tout ce qu'était réellement le métier de chippendale.

Un rictus ourla ses lèvres, et il fit quelques pas pour quitter la cuisine et aller faire ce qu'il avait prévu de faire : du sport. Ceci étant, il s'arrêta à la jonction entre la cuisine et le salon.

« Si tu sais ce que je fais, tu devrais savoir que ceci est bien insuffisant, dit-il en pointant les billets sur la table. Ensuite, je ne suis pas un gigolo. Renseigne-toi un peu sur le sujet, ça t'évitera d'avoir l'air aussi ridicule. Et enfin, celles qui assistent à ces prestations ont plus d'estime et de respect pour elles que tu n'en as actuellement, et pour moi par la même occasion. Sur ce, j'ai autre chose à faire. »

Il quitta finalement les lieux, monta en coup de vent dans la chambre pour se changer, et s'installa dans un coin du salon dénué de mobilier pour entamer ses exercices. Étirements, assouplissements, un peu de pilat, de quoi travailler son corps en profondeur. Et même s'il restait concentré sur ce qu'il faisait, il gardait tous ses sens en éveil, vigilant quant à ce que pourrait faire la jeune femme. Si elle approchait trop, il se déplaçait aussi, et regardait et écoutait pour savoir où elle se trouvait précisément.

Le jeune homme n'avait aucune envie de lui parler, ni même de faire attention à sa présence. Néanmoins, il avait moins envie encore de finir en prison pour des broutilles et pour une petite peste égocentrique, fêlée et capricieuse. Il savait qu'il allait dormir assez tard, donc ils avaient tout le temps de trouver une activité à pratiquer ensemble et si possible loin l'un de l'autre. Ensemble mais en solitaire, en somme. Mais, il consentit tout de même à lui proposer de participer à sa séance, si mademoiselle ne voulait pas finir en taule.

« Si tu veux satisfaire le grand Incontestable, tu peux toujours bouger tes propres fesses, à défaut de vouloir reluquer les miennes. »

Certes, ce n'était pas une invitation des plus galantes. Mais franchement, vu sa façon de lui parler, à côté, il frôlait la poésie lyrique.
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Olivia est restée tout le long de son lamentable discours pour se défiler, à le dévisager, une risette ornant outrageusement ses lippes rosées. Les jambes croisées, le délicat séant toujours sur son tabouret et les poignets reposant sur le comptoir, elle balance les jambes de son regard de petite diablesse en manque d’action. Sa cible, son nouveau petit jouet qui réagit exactement comme elle l’avait prévu. Ses perles bleutées ne le lâchent pas quand il monte les escaliers à grandes enjambées pour la chambre. Le sourire au coin des lèvres, le tabouret pivote et elle se retrouve face à la cuisine où elle se sert un verre de lait frais. Elle est à sa deuxième gorgée lorsqu’elle voit monsieur descendre pour commencer à échauffer ses muscles.

« Hmm je vais avoir droit à ma représentation on dirait finalement. »

Souriante la jeune fille s’approche doucement. Mais sa marche est écourtée par la surprenante invitation du jeune homme à partager une activité. Elle pensait pourtant que diner en regardant la télévision serait une activité suffisante. Quel emmerdeur je vous jure ! Olivia retourne en cuisine, rince son verre, puis lâche en réduisant partiellement la distance entre eux.

« D’accord Blanche-neige. Pour cette fois je vais céder à ta petite comédie. »

A bonne distance, oui parce qu’elle aussi n’a aucune envie d’être près de lui pour être sincère, elle le fixe intensément du regard en exécutant une série de cinq pompes. Elle se redresse et sans un dernier regard dans sa direction, elle file dans la salle de bain pour se brosser les dents.

Devant la glace elle entrevoit le visage de son défunt frère dans une exquise illusion. Ce dernier secoue la tête pour marquer la négation. Désapprouvant ses actions. Aussi les cils ombrageux et les lèvres charnues de la blonde sont chevrotants, les yeux sont embués de larmes qu’elle réprime avec force, allant même jusqu’à se mordiller la lèvre pour contenir le flot qui l’assaille. Les doigts sont enfouis dans la chevelure qu’elle bascule sur le côté, pinçant l’ongle de son pouce entre ses dents avant de prendre une grande inspiration salvatrice.

« On se calme. On ne ressent rien. Plus jamais. Ce n’est qu’une illusion. »

Les mains tremblantes, elle tourne la poignée du robinet pour en libérer l’eau fumante qui emporte dans sa brume vaporeuse le visage de son frère. L’accalmie regagne ses droits en son sein. Doucement elle se brosse les dents et se rince avec un bain de bouche menthe citronné. La lumière de la salle de bain éteinte, elle s’installe devant la coiffeuse, jambes croisées pour se brosser soigneusement les cheveux. Le peignoir de soie est abandonné au profit d’une nuisette du même acabit. Devant le lit elle retire ses chaussons et se glisse sous les draps. Demain est un autre jour. Sera-t-elle ange ou démon ? La lumière est éteinte et Olivia rejoint les bras de Morphée.

La sonnerie massacrante du téléphone de la jeune femme retentit dans l’ascenseur pendant qu’elle rentre de son jogging. Au bout du fil Insha. Cette dernière s’est déjà chargée de recruter une dame pour la cuisine et le ménage. Cet appel est pour l’aviser que son employée est déjà devant la porte du loft.

« Très bien Insha, merci. A tout à l’heure. »

La cage d’ascenseur s’ouvre et Olivia aperçoit tout de suite une inconnue devant la porte. Un sourire policé enjolive et illumine les traits de la blonde.

« Vous devez être Madame Dora Sloan ? »

La dame sursaute en voyant s’approcher Olivia, mais reprend contenance assez vite.

-Bonjour Madame. En effet. Je suis là pour…

« Je sais pourquoi vous êtes là. Entrons je vous prie. »

La jeune femme débloque la porte et cède le passage à son employée.

« Vous verrez le loft n’est pas très grand. Vous n’aurez pas grand-chose à nettoyer. Par contre quand vous ferez la chambre, surtout ne touchez pas à l’armoire. J’ai horreur qu’on fouille dans mes affaires. »

-Bien Madame.

Tout en continuant à marcher pour faire le tour du propriétaire, Olivia explique à la dame le rôle qui lui incombe. Elles pénètrent dans la chambre et Olivia ne fait aucun cas du jeune homme encore endormi.

« Ah j’oubliais. Les repas seront seulement composés pour ma seule appréciation. Ce monsieur cuisinera les siens d’après ce qu’il dit. Je désire des repas légers et équilibrés. Approchez, je vais vous donner de quoi faire les courses pour ce premier jour. Demain vous vous présentez à six heures trente. Je veux trouver mes repas prêts à sept heures pour le petit-déjeuner et les autres repas au frigo. Je les réchaufferais plus tard. Vous devez avoir terminé le ménage au plus tard à douze heures ou treize heures. Le concierge vous ouvrira et vous lui remettrez la carte magnétique en partant.

Bien nous en avons terminé. On descend je vous prie.»


Elle ne sait pas si tout ce boucan a réveillé Elijah et au fond elle s’en moque. Olivia a décidé d’agir comme si elle vit seule puisque le courant ne passe pas entre eux. Elle ouvre son armoire et en sort un tailleur noir cette fois-ci et des paires d’escarpins de la même teinte. Elle accroche le tailleur à la porte de la salle de bain et laisse les talons dans la chambre. Elle récupère ses sous-vêtements, puis file sous la douche. Elle ignore si Dora sera de retour avant son départ pour le petit-déjeuner, mais elle est assez pressée en cette belle matinée ensoleillée. Elle a des rendez-vous toute la journée et ne tient pas à les manquer.
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A la vérité, il n'ajouta rien de plus lorsque la jeune femme fit quelques mouvements avant de filer. Si elle ne voulait pas faire d'effort, il n'allait pas lui courir après pour l'y obliger, tant que ça ne lui retombait pas dessus bien évidemment. Il prit donc le temps de faire sa séance sans l’irascible sorcière, puis monta à l'étage pour aller prendre une douche, se brosser les dents ; bref tout ce qu'il y avait à faire avant d'aller se mettre dans le lit pour y dormir. Bien qu'il soit encore tôt ; tout du moins pour son propre rythme ; le jeune homme ne tarda pas sur son téléphone, plutôt fatigué par cette longue journée de déménagement, de ménage, et de sa rencontre avec l'hystérique.

Aussi échangea-t-il quelques messages avec ses collègues et amis, puis posa son téléphone sur la table de chevet avant de profiter d'une nuit de sommeil, se tenant à bonne distance de celle avec qui il était contraint de partager le lit.

Elijah n'avait pas un sommeil particulièrement léger, étant donné qu'il lui arrivait de faire une petite sieste au boulot lors de longues soirées où il avait des shows à faire qui arrivaient bien après les représentations de tout le groupe, et après les performances de ses collègues dans un ordre parfaitement calculé. Néanmoins, pour les mêmes raisons, il restait très attentif à son environnement et ce même en dormant afin de pouvoir reprendre le travail lorsqu'il le fallait. Enfin, ça, c'était la version qu'il donnait en général.

La réalité était un peu différente. S'il restait vigilant même la nuit, c'était surtout à cause de son enfance. Chaque pas dans l'escalier, chaque craquement des planches pourries de la maison sonnait comme un avertissement que l'Autre se rapprochait de sa chambre. Et si cela arrivait, c'était pour qu'il vienne passer ses nerfs sur le môme qu'il était. A l'orphelinat aussi, il fallait rester vigilant la nuit. Les nouveaux en profitaient toujours pour essayer de voler, prendre aux autres ce qu'ils désiraient pour en faire des trophées ou pour le simple plaisir d'obtenir ce qu'ils voulaient avoir.

Même lorsqu'il avait emménagé chez Kora, ces réflexes-là n'avaient pas disparu. Jamais. Ancrés en lui depuis son plus jeune âge, incapable de faire disparaître et, au demeurant, n'en ayant aucune envie. Garder ses sens alertes pour éviter tout danger, c'était la meilleure défense possible.

Il put entendre la jeune femme se lever, sans y prêter attention ni que cela trouble son sommeil. Puis, il entendit quelqu'un d'autre entrer, et cela le réveilla, sans qu'il ne bouge un cil cependant. Il écoutait ce qui se disait, et la voix plus que déplaisante d'Olivia qui donnait ses ordres sans prêter attention à qui que ce soit : ni à lui, ni à l'employée. Le discours de la jeune femme lui permit sans mal de comprendre qu'elle s'adressait à une femme qu'elle souhaitait employer pour le ménage.

Comme il s'y attendait, elle se fichait éperdument que cette habitation ne soit pas la sienne mais bien la leur, et se comportait comme si elle était seule. Immobile dans le lit, il réfléchissait aux possibilités qui s'offraient à lui. Cette femme insupportable ne lui convenait pas du tout, et il n'avait aucune envie de partager le reste de son existence à devoir supporter ses humeurs détestables et son attitude impolie, désinvolte et insultante. La seule envie qu'il avait était de partir, quitter les lieux, mettre les voiles et la laisser là à son sort.

Après tout, si elle avait eu si peur de se retrouver en prison, peut-être qu'y être réellement envoyée lui mettrait un peu de plomb dans la cervelle. Ce qui ne serait pas du luxe. Lorsqu'il entendit la porte de la salle de bain se refermer, il soupira silencieusement, puis se leva sans bruit. Il enfila une chemise blanche, un pantalon noir, coiffa négligemment ses cheveux de la main et descendit l'escalier toujours sans bruit. Ça aussi, ça venait de son enfance. Apprendre à ne pas faire de bruit pour que l'Autre ne sache pas où il se trouvait, qu'il ne le débusque sous aucun prétexte.

Il s'assit ensuite à la table de la cuisine, jusqu'à entendre la porte d'entrée s'ouvrir. Il prit une légère inspiration, colla un sourire sur son visage, et alla dans le couloir. Il salua la jeune femme, l'employée qui venait d'arriver avec des sacs de course, et se présenta, avant de l'aider à porter ce qu'il y avait à amener jusqu'à la cuisine. Ils échangèrent quelques banalités, la fit légèrement rire, ce qui lui indiqua qu'il était parvenu à la mettre à l'aise. Puis, il expliqua à l'employée de maison qu'il avait quelques consignes à lui donner lui aussi.

Calme, et sans se départir de son sourire, il lui expliqua qu'il travaillait de nuit, et qu'il souhaitait donc qu'elle ne fasse pas le ménage dans la partie supérieure du domicile, à savoir la chambre et la salle de bain. Il vit la jeune femme hésiter, incertaine, et il reprit. En fait, il lui demandait simplement de ne pas s'occuper de ces pièces-là parce qu'il s'en chargerait lui-même après son réveil. Ainsi, le travail serait fait et personne ne s'en apercevrait de toute manière. Enfin, quand bien même Olivia aurait un doute quant au ménage de ces pièces-là, Elijah demanda à la jeune femme de surtout bien lui mettre la faute sur le dos.

En d'autres termes, si un jour Olivia venait à faire remarquer que le ménage n'était pas fait, ou pas correctement -même si honnêtement ça avait une infime chance d'arriver étant donné que le ménage serait fait chaque jour- l'employée devrait répondre que c'était à cause de lui. Inventer quelque chose. Qu'il ne l'avait pas laissé entrer dans la chambre, qu'il l'avait renvoyé de la pièce parce qu'il y était, ce genre de chose, afin qu'elle n'ait pas de problèmes. Il aspirait simplement, de son côté à un repos de bonne qualité.

Après quelques hésitations, mais visiblement touché par la politesse du jeune homme et son honnêteté, l'employée accepta, et accepta aussi de ne pas en toucher mot à Olivia.
Elijah sourit, puis remonta silencieusement dans la chambre, attendit d'entendre la poignée de la porte de la salle de bain se baisser, pour faire mine de redescendre au moment où la jeune femme sortirait, comme s'il venait de se lever. Il redescendit les marches, puis salua l'employée à la cuisine comme s'il la voyait pour la première fois.

Enfin, lorsqu'Olivia descendit, il se contenta d'un « Bonjour » neutre mais poli, et s'assit sur un des tabourets du bar. Pour l'instant, avec cette solution, il allait prendre sur lui. Après tout, ils ne se verraient pas beaucoup Olivia et lui. Elle serait sans doute absente en journée, là où lui serait absent du soir jusqu'au petit matin. En outre, ils ne feraient que se croiser pour les repas et dormir quelques heures ensemble, même si elle dormirait déjà à son retour et qu'elle serait partie à son réveil.

Nul besoin d'aller en prison. Ni pour elle, encore moins pour lui. Et dans le cas où ça se passera mal, ce qui risquait fort d'arriver même avec le moins d'interaction possible, il se contenterait de subtilement lui rappeler ce qui risquait d'arriver.
Par ailleurs, puisqu'il commençait le travail uniquement en soirée et qu'il avait toute sa journée de disponible, il comptait bien mettre ce temps à profit pour faire de plus amples recherches au sujet de la jeune femme...
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Olivia & Elijah
Dans la salle de bain l’eau s’écoule chaudement sur le corps nu de la jeune femme, ses mèches blondes sont mouillées et l’eau ruisselante ne tarde pas à devenir savonneuse. Un doux parfum embaume la salle de bain, un mélange de gel douche et de shampooing. Le robinet fermé, la main tendue pour attraper la serviette, Olivia s’essore le corps, ainsi que ses cheveux avant de passer un peignoir de bain. Elle attrape le sèche-cheveux et le met en marche encore une fois sans se soucier si l’autre dort ou pas. Elle aurait pu se laver les cheveux en soirée, mais c’est un plaisir personnel qu’elle ressent à foutre en l’air le sommeil du jeune homme. Après ce petit acte odieux, elle applique un produit sur sa chevelure et se lisse les cheveux. Elle applique ensuite de la crème adoucissante sur son corps avant d’enfiler sous-vêtements, bas et tailleur. Lorsqu’elle ouvre la porte de la salle de bain, elle croise le jeune homme qui descend et étire largement ses commissures. Elle a fait mouche apparemment. Envolé le sommeil.

Satisfaite de sa petite crasse, elle s’installe devant la coiffeuse après s’être chaussée de ses escarpins. Elle se maquille légèrement, un peu de rouge à lèvres matte d’un rouge vif, un délicat parfum aucunement entêtant et elle est fin prête. De ses mirettes elle cherche sa sacoche et se souvient l’avoir rangée dans son armoire qu’elle s’empresse d’ouvrir pour récupérer son bien. Lorsqu’elle se décide enfin à descendre, elle est surprise le croiser assis à un tabouret. Mais pourquoi souhaite-t-il lui imposer sa présence dès le matin purée ! Bon d’accord c’est sa faute. Elle n’avait qu’à être plus discrète. C’est une bonne leçon à retenir.

« Bonjour » Rétorque-t-elle froidement.

La tête baissée pour occulter le plus possible sa présence, elle choisit de s’installer à la table à manger. De cette manière elle est loin de lui. Pourtant si elle s’était approchée, elle aurait pu constater que sans ses lunettes et même au réveil, le jeune homme peut être considéré comme un très bel homme. De nombreuses femmes se seraient estimées chanceuses d’être l’épouse d’un tel homme. Mais Olivia est à mille lieux de ces futilités. En outre elle n’a jamais jugé une personne sur son apparence, mais plus sur sa personnalité. Et entre eux on peut dire que le départ n’a pas favorisé une cordiale entente. Néanmoins elle ne fait pas constamment preuve d’immaturité. C’est pourquoi à la vue de la nouvelle employée en cuisine, elle l’apostrophe doucement.

« Madame Sloan, je vous présente Monsieur Miura.  Comme je vous l’ai dit, je ne vis pas seule ici. Mais il n’est en rien votre employeur sachez-le. Les ordres viennent de moi, pas de lui. Maintenant servez-moi mon petit-déjeuner si c’est prêt, vous serez gentille. »

Tout de suite Madame.

« Mademoiselle Wamamoto. Veuillez-vous en rappeler je vous prie. Et maintenant dépêchez-vous, je suis pressée. »

Olivia ouvre sa sacoche posée sur l’une des chaises près d’elle et en sort un dossier qu’elle feuillette. Contrairement aux consignes d’Olivia, madame Sloan a préparé un petit-déjeuner pour deux. Au menu et dans chaque plat : Deux biscottes au blé complet tartinées de beurre et deux fines tranches de saumon fumé, du thé vert au citron sans sucre, un yaourt à zéro pourcentage et pour clôturer ce petit-déjeuner équilibré un kiwi. Elle dresse la table et dépose le repas d’Olivia, mais également celui du jeune homme, ce qui surprend Olivia qui arque un sourcil. Mais finalement n’en dit mot. Après tout pourquoi pas.

« Je rentre généralement vers seize heures trente ou dix-sept heures. A quelle heure commencez-vous votre travail Monsieur Miura? » Demande-t-elle distraitement les orbes rivés sur le document qu’elle consulte.

La tasse de thé portée aux lèvres, la biscotte engloutie à moitié, elle sursaute lorsque son téléphone sonne dans sa sacoche.

« Diable ! Elle va me tuer un jour cette femme. »

Elle pose le dossier sur le côté et saisit son Smartphone dans la sacoche. Au bout du fil son frère. La voix de la jeune femme s’adoucit et un prompt sourire illumine son minois.

« Ah tu es enfin de retour.  Comment vas-tu ?...Ah c’est seulement que tu l’apprends ? Je pensais que les évènements de ma vie n’avaient plus de secret pour toi…Oui il est là, devant moi même… Ecoute Georges, nous en reparlerons à la fondation. J’ai des rendez-vous urgents aujourd’hui, je n’ai même pas le temps de finir mon petit-déjeuner, c’est pour dire. » Avoue-t-elle finalement en se levant.

Elle fait un signe à Dora de débarrasser et lui glisse un petit « Merci » en se dirigeant rapidement vers la porte d’entrée qu’elle claque bruyamment en sortant. Et c’est parti pour une journée de travail.
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Assis à la table de la cuisine, sur un des tabourets, il me pipa mot lorsque la jeune femme le salua à son tour, visiblement de mauvaise grâce. Il était inutile de chercher les ennuis à une heure si matinale, du moins n'en avait-il pas plus envie que cela. Un léger sourire étira les commissures de ses lèvres, qu'elle ne pouvait pas voir de toute façon de là où elle se trouvait, lorsqu'elle le présenta à l'employée de maison. Pour une fois, ce fut une présentation succincte mais pas dénuée de politesse à son égard, puisqu'elle ne se permit pas de l'insulter comme elle l'avait déjà fait auparavant.

L'employée servit deux petits déjeuners, ce qui ne manqua pas de le surprendre. Cependant, il savait bien que la demande ne venait pas d'Olivia et qu'il s'agissait d'une initiative de madame Sloan, qu'il ne manqua pas de remercier poliment, un sourire aux lèvres. Il appréciait l'intention, ne souhaitait aucunement se montrait irrespectueux envers cette femme qui, au demeurant, était bien plus charmante dans son attitude que son épouse.

Il buvait son thé lorsque la voix de la blonde se fit entendre, mais il ne se retourna pas vers elle. D'abord parce qu'il n'en avait aucune envie, et ensuite parce qu'au son de sa voix, il devinait qu'elle-même lui tournait le dos. Même sans la voir, il était convaincu qu'elle n'avait même pas lever les yeux vers lui alors même qu'elle lui parlait. Cela étant, il consenti à lui répondre, puisqu'après tout il allait bien falloir qu'ils se supportent au moins pour les quelques heures à passer ensemble en fin de journée.

« Je partirai à 22h. Je serai de retour à 5h30 demain matin. »

Inutile d'en dire plus. Il travaillait de nuit, elle le savait. Ce n'était pas comme si ça l'intéressait vraiment.

Il se concentra ensuite sur son petit déjeuner. Olivia ne tarda pas à partir, et il eut un soupir de soulagement. Enfin. Il débarrassa sa table et celle d'Olivia, ce qui eut l'air de toucher l'employée de maison, puis il monta à l'étage. Après quelques exercices physiques pour se dépenser, le jeune homme prit une longue douche chaude, et nettoya la salle de bain tout en vaquant à ses propres occupations. Les deux n'étaient pas incompatibles après tout.

Une fois prêt, il enfila ses vêtements convenablement : une chemise blanche en lin, un pantalon sombre associé à une veste qui posa négligemment sur son épaule pour descendre au salon, et ses lunettes de soleil. Ensuite, il utilisa son téléphone pour faire de plus amples recherches au sujet de son épouse, tandis que l'employée se chargeait du ménage qui, étant donné qu'il avait tout briqué la veille, fut particulièrement rapide.

Il découvrit ainsi plusieurs informations utiles, notamment concernant la fameuse fondation dont la jeune femme parlait tout le temps lors de ses conversations téléphoniques, mais aussi sur l'ancien métier qu'elle exerçait et la raison qui, a priori, l'avait amené à arrêter son activité. Pour une danseuse, elle se montrait particulièrement désobligeante concernant son métier de chippendale, alors qu'elle aurait au moins dû avoir conscience de la rigueur exigée pour ce boulot.

Une bonne heure avant midi, le jeune homme quitta l'appartement. Aujourd'hui, c'était son tour. Il prit un taxi, donnant l'adresse à laquelle il souhaitait se rendre, avec un sac sur les genoux et un léger sourire aux lèvres. Il descendit, paya pour le trajet, et entra dans les lieux, saluant ceux qu'ils croisaient et ne pouvaient s'empêcher de le regarder avec curiosité, admiration, jalousie parfois. Rien qui ne l'atteigne, en tout cas. Puis, il aperçut sa cible. Il plaqua sur ses lèvres son plus beau sourire, et approcha à grandes enjambées sans qu'elle ne le remarque.

« Olivia ! Ma chérie ! Te voilà. Je t'ai cherché partout ! »

Sans attendre, il lui l'embrassa sur les lèvres, et lui mit entre les mains le sac qu'il avait apporté, occupant ses mains et l'empêchant de le gifler si l'envie lui en avait pris. Et, il profitait aussi de l'effet de surprise.

« C'est un bel endroit vraiment, je suis admiratif. J'ai vraiment une épouse très investie pour défendre les causes qui lui sont chères dis donc. Je suis passée t'apporter le repas préparé par l'employée, je me suis dis que je pouvais bien faire ça. Oh, et j'espère que tu ne t'es pas vantée auprès de tout le monde d'avoir épousé un chippendale et d'avoir voulu en profiter hier soir. »

Il eut un rire clair, innocent, feignant à merveille le fait d'être à l'aise et taquin avec sa compagne comme un beau petit couple.

« J'espère que tu me présenteras bientôt à ta famille, en tout cas. Vous devez être le frère, c'est ça ? Ravi de vous rencontrer, j'ose espérer que nous aurons l'occasion de nous revoir. Bon, j'y vais. Au plaisir de te retrouver ce soir chérie ! »

Et sur ce, il s'éloigna rapidement, disparaissant à travers les gens présents qui comméraient déjà entre eux, et quittant les lieux. Oh, ce n'était, finalement, pas grand-chose … Une petite vengeance. L'avantage des fondations de ce type était qu'à l'inverse des établissements comme celui dans lequel il travaillait, tout le monde ou presque pouvait entrer sans difficulté. Le jeune homme monta dans le taxi pour retourner à l'appartement, et en profita pour envoyer à ses collègues des images d'Olivia et des membres de sa famille, à donner au vigile pour qu'il sache qu'il ne fallait pas les laisser entrer, surtout.

Si la famille d'Olivia était influente, celle du propriétaire du club l'était tout autant, et des personnalités assistaient même régulièrement à certains shows. En d'autres termes, l'influence des Wamamoto ne lui permettrait aucunement d'entrer. Ah. Il se sentait mieux, tout de même. Une fois à l'appartement, il dîna, et profita de l'après-midi.
Elijah Miura
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Olivia & Elijah
La limousine stationne sur le parking réservé à la direction de la fondation. C’est Insha qui accueille la jeune femme en ouvrant immédiatement la portière le moteur arrêté. Olivia n’a aucune peine à comprendre que son arrivée était vivement attendue. A peine ses talons foulent le sol que son assistante attrape sa sacoche et l’entraine avec elle pour gravir les marches du perron avec une fulgurante célérité.

« Mais enfin pourquoi cet empressement ? Sont-ils déjà tous présents ? »

-En effet Mademoiselle Wamamoto, et cela depuis une bonne trentaine de minutes.

Olivia serre les dents, mécontente de Horibert qui n’a pas su éviter les bouchons. Les talons claquent avec empressement sur le sol marbré, les deux jeunes femmes traversent un grand nombre de bureaux noirs de monde avec une telle hâte que tous les regards convergent vers elles. Plus elles se rapprochent de la salle de conférence, plus le cœur d’Olivia s’emballe. Soudain Insha pousse la porte de la salle de conférence en confiant à Olivia quelques dossiers qu’elle devra exposer pour convaincre leurs donateurs de poursuivre leurs généreux dons. Heureusement pour elle son frère est de retour. Elle peut donc compter sur son pouvoir de persuasion pour que la fondation reste viable.

A son entrée ses mirettes scrutent la salle à la recherche de son frère. Elle réprime un soupir de soulagement lorsqu’elle le voit assis au centre de la table ronde, un radieux sourire soulignant ses traits.

C’est toi qu’on attendait pour débuter cette réunion. J’ai expliqué à nos chers invités que tu avais une affaire urgente à gérer avant d’arriver. Est-ce que c’est réglé Chère sœur ?

Olivia étire ses lippes sobrement, ayant saisi que son frère servait une excuse pour justifier son retard. Elle opine mollement du chef en guise de réponse, puis se lance.

« Bonjour à tous. Veuillez m’excuser pour le retard. » Affirme-t-elle en posant les dossiers sur la table devant sa chaise qui se trouve à l’autre bout de la table. Quelques secondes pour rassembler ses idées, un regard appuyé vers son frère, elle regarde les donateurs en essayant de mimer l’attitude dégagée de son frère.

« Vous ne me connaissez pas, alors permettez que je me présente. Je suis Olivia Wamamoto, Vice-directrice de cette fondation. Fondation que nous avons créée en l’honneur de mon défunt frère, mais que le mal que nous essayons d’endiguer touche une grande majorité de la population nationale. The Jeremiah Fondation sera un service non onéreux afin qu’elle s’ouvre au plus grand nombre et pas qu’à un groupe de privilégiés. Nous souhaitons apporter notre soutien à ceux dont l’âme a été brisée par des évènements marquants comme par exemple la catastrophe que nous avons essuyée il y a quelques années. Nous désirons que ce lieu soit un refuge pour les esprits tourmentés et les âmes en peine. Nous comptons collaborer avec tous les services hospitaliers de Tokyo pour débuter, et par la suite étendre notre action. »

Un regard à son frère en prenant la télécommande du vidéoprojecteur, elle ajoute le regard brillant.

« Permettez que je vous expose plus avant notre plan d’action. »

Il est dix heures trente lorsque la porte de conférence s’ouvre et que des visages convaincus et réjouis indiquent clairement que la réunion s’est bien déroulée. Mais Olivia n’a pas le temps de savourer sa victoire. Elle doit gérer une plainte d’un patient connu pour être un mythomane. Ce dernier atteste qu’il s’est blessé dans l’enceinte de la fondation et réclame réparation. En tant que vice-directrice et malgré son jeune âge, c’est à Olivia de veiller à ce que cette histoire soit étouffée dans l’œuf. Ce n’est qu’à onze heures quarante qu’elle rejoint enfin son frère dans son bureau, éreintée. Elle s’affale immédiatement sur l’un des fauteuils en face de celui de son frère et le dévisage un sourire espiègle aux lèvres.

A voir ton sourire, j’imagine que tu as réussi à contrer notre mythomane ?

La jeune femme croise les jambes et rétorque avec amusement.

« Cet idiot ne savait pas que j’ai fait installer des caméras de surveillance dans tous les lieux publics de ce bâtiment. Quand il a vu que sa chute a été filmée et qu’elle démontrait clairement que c’était lui le mis en cause, il a arrêté de brailler. »

Bien joué Sœurette. Tu dois avoir faim avec tout ce stress. Tu me laisses encore quelques minutes et je t’invite manger dans le meilleur restaurant de la ville.

Le visage rayonnant, Olivia réplique.

« Tu as intérêt. En plus c’est vrai que j’ai une faim de loup. »

Il est midi quand les frangins désertent le bureau pour emprunter l’interminable allée qui jalonne les bureaux des employés. Olivia est à poser sur son frère aîné un regard admiratif quand une voix masculine l’apostrophe. Elle n’a pas le temps de froncer les sourcils en le voyant s’approcher et encore moins le temps de le repousser qu’elle sent déjà ses lèvres s’écraser contre les siennes. Scandalisée, estomaquée, elle serre déjà les poings pour contenir sa rage, mais son geste est interrompu par le paquet que le jeune homme lui balance entre les mains. Sans compter ses propos niais qui lui foutent naturellement la honte.

« Elijah ! » Hurle-t-elle furibonde.

Mais son frère intervient en refrénant sa colère en plaquant simplement sa main sur son ventre pour contenir tout débordement d’humeur.

Pas de scandale ici s’il te plait.

Olivia se contient autant que possible en observant le jeune homme repartir aussitôt après avoir foutu la pagaille sur son lieu de travail. Les rires et les messes basses fusent, amplifiant l’humiliation de la jeune femme qui enrage. Elle tourne les talons pour aller s’enfermer dans son bureau. Son frère et son assistante ne tardent pas à la rejoindre, inquiets.

Olivia du calme. Tente de la raisonner Georges.

« Comment ose-t-il venir ici ! SUR MON LIEU DE TRAVAIL pour m’humilier ! »

-Mademoiselle Wamamoto, calmez-vous je vous en prie. Tout le monde vous écoute.

« Je n’en ai rien à faire ! »

L’humeur courroucée, elle use le parquet de son bureau en faisant les cent pas. Puis s’arrête soudainement.

« Il a voulu m’attaquer sur mon lieu de travail, je vais lui pourrir sa soirée aussi à ce petit débile. Repoussez mes rendez-vous à demain. Je rentre ! »

Elle ne leur donne pas réellement voix au chapitre. Elle attrape sa sacoche et en deux trois mouvements elle se retrouve sur le parking à rouspéter après Horibert.

« Direction le centre commercial tout de suite. On va bien voir si lui aussi va être bien disposé pour travailler ce soir. Il va me le payer ! »

Il est quatorze heures lorsqu’elle ouvre la porte de leur loft doucement. Elle sait qu’à cette heure il doit encore être dans les parages puisqu’il lui a dit prendre son travail vers vingt-deux heures. Elle avait laissé sa sacoche dans la limousine et à la place elle s’est munie de deux pistolets à eau. L’un chargé d’une encre indélébile et l’autre de sérum Slim vendu en spray. C’est un spray de putois qui sert en général à la perte de poids parce qu’il sent si mauvais quand on l’asperge sur des pâtisseries qu’on ne peut plus y goûter et même y penser, tellement l’odeur est repoussante et tenace. Bien sûr ce n’est pas elle qui a chargé les pistolets, c’est Horibert qui s’en est occupé. Mais revenons au plus important.

Pénétrant dans le loft, elle aperçoit le jeune homme et fonce sur lui avec ses armes braquées dans sa direction. Elle l’asperge simultanément d’encre et de sérum de putois sur les cheveux, le visage, les bras, les vêtements. Elle le recouvre entièrement de ces deux tue l’amour et qui rendra son travail quasiment impossible, même s’il prend dix douches. Elle vide complètement ses chargeurs sur lui pour ne pas lui donner la possibilité de retourner les armes contre elle.

« Ah en voilà un beau petit cochon. Va donc bouger ton cul et on verra si on te laisse bosser avec cette face de zombie et l’odeur de putréfaction qui va avec. Ne me remercie pas Chéri, je t’évite ainsi toute une semaine de travail. »

Elle balance les armes au sol et prend la direction de la porte pour retourner au travail.
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Il était en train d'arroser les plantes du loft lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir. Haussant un sourcil surpris, était donné que seuls ceux possédant le code de l'entrée pouvait avoir accès aux lieux, il ne cessa pas pour autant ce qu'il était en train de faire. Soit il s'agissait de Madame Sloan, appelée par Olivia pour une raison ou pour une autre, soit il s'agissait de l'hystérique elle-même. Et s'il s'agissait bien de cette dernière, elle allait sans doute lui hurler dessus quant à son attitude de tout à l'heure, plus encore si elle avait quitté son travail dans cet unique but.

Rien qu'au son de ses pas, on pouvait comprendre que la jeune femme était furieuse. Et pourtant, ce qu'il avait fait n'était rien par rapport à son attitude depuis le début de leur cohabitation, si ce n'était un juste retour des choses. Quand on fait le mal autour de soi, il y a un revers de bâton, et la blonde méritait tout à fait d'être remise à sa place et de voir à quel point son attitude était odieuse. Mais, bien sûr, elle n'en prendrait absolument pas conscience, préférant au contraire se faire détester plus encore.

Elijah fut donc surpris lorsqu'il sentit du liquide jaillir sur sa chemise, se protégeant le visage avec les mains avant de se tourner de dos, ayant juste pu distinguer la jeune femme armée de deux canons à eau pointés dans sa direction. Il fallut à peine une minute pour que les effluves nauséabondes du produit le fassent grimacer, tandis que l'assaillante prenait la poudre d'escampette et quittait à nouveau le loft, visiblement très fière de son méfait.

Il fallut quelques minutes au jeune homme pour comprendre. D'abord, l'odeur qui envahissait l'air et imprégnait autant sa peau que ses vêtements était immonde. Ensuite, il avait aussi de l'encre, sur ses affaires et sur lui, qui le colorait de tâches disgracieuses. Il serra les dents, sans pour autant bouger de suite. Puis, il monta à l'étage, dans leur chambre commune, d'un pas rapide et qui trahissait son énervement, si ce n'était un soupçon de colère.

D'un geste vif, il ouvrit en grand les placards de sa colocataire, attrapant à la volée tous les vêtements qu'il jeta sur le lit, ne laissant que les chaussures et les vestes. Il prit soin de bien les disposer, en tâchant déjà certains avec l'encre encore fraîche sur ses mains. D'un regard, il observa ces morceaux de tissu éparpillés, puis, sans plus de cérémonie, il se laissa tomber dessus, se roulant vigoureusement dans le tas, imprégnant chaque pièce de cette odeur atroce, et en tâchant certains d'encre.

Cela dura plusieurs minutes, de sorte à bien tout embaumer de ce parfum infecte, avant qu'il ne se relève, range les vêtements, et referme l'armoire. Puis, il attrapa son téléphone, l'odeur commençant à lui monter à la tête et à le rendre malade, et descendit rapidement à la cuisine. Là, il retira ses vêtements, les mit dans le sac poubelle qu'il referma hermétiquement et posa à l'entrée afin de le descendre en sortant. Vu l'odeur, sa belle chemise et son pantalon étaient définitivement morts.

Pianotant sur son téléphone, il fit quelques recherches pour trouver comment se débarrasser de ces deux désagréments : l'odeur, et l'encre. Il découvrit rapidement en ligne que pour l'encre, il suffisait de bien frotter avec de l'alcool, comme celle dont on se servait parfois pour désinfecter les blessures. Il prit une boite de café en poudre dans la cuisine, et remonta dans la salle de bain, fouillant dans sa trousse à pharmacie pour en sortir de l'alcool et un paquet de coton.

Après de longues minutes à frotter les tâches d'encre sur son visage et ses mains, ces dernières avaient complètement disparu, mais l'odeur de l'alcool mélangé à celui du produit avec lequel on l'avait aspergé lui avait soulevé le cœur plusieurs fois, et il avait failli tourner de l’œil. Aussi se mit-il sous la douche pour essayer d'atténuer l'une et l'autre, utilisant le gel douche pour espérer atténuer un peu tout ça. Or, rien n'y fit. Il parvint cependant à retrouver le blanc de sa chevelure après trois bons shampoings.

Cependant, l'odeur, elle, ne partait pas. Elle était accrochée à lui comme une moule à son rocher. En désespoir de cause, il appela l'un de ses collègues de travail, pour lui faire part de sa mésaventure et savoir s'il n'aurait pas une idée miraculeuse pour qu'il puisse assurer son travail le soir-même. Son collègue fut très attentif, et lui indiqua qu'une de ses ex lui avait déjà fait ce genre de crasse, et qu'il avait mis du temps à se débarrasser de l'odeur.

Néanmoins, il lui indiqua aussi que son grand-père lui avait conseillé, a posteriori, la sauce tomate, bien qu'il n'ait pas pu l'expérimenter lui-même. Elijah remercia son ami, et lui demanda s'il lui serait possible de lui en apporter plusieurs boîtes, ce à quoi il répondit par l'affirmative. Un quart d'heure plus tard, vers quinze heure, il alla ouvrir la porte à son sauveur, lequel entra en plissant le nez.

« Effectivement, elle ne t'a pas raté...

-Si, justement, il y a en a dans le salon, c'est infecte. Mais j'en conviens, je suis le plus touché dans cette histoire.

-Allez, mets-toi ça dessus, laisse poser, et va te doucher après. Je pense pas que l'odeur disparaisse par contre, mais ça devrait pas mal l'atténuer selon mon grand-père. Si tu te parfumes bien ce soir, et vu qu'on a uniquement des shows sur scène, ça devrait le faire. T'as du bol de ne pas avoir de show privé. »

Un grognement lui répondit, et le jeune homme invita son ami à se servir dans la cuisine pendant qu'il montait à l'étage pour expérimenter cette technique de sorcier avec de la tomate. De toute manière, à ce stade, il était prêt à tout. Son boulot était primordial, et il se sentirait terriblement mal vis-à-vis de son patron de ne pouvoir honorer son service. De fait, il se versa de la sauce tomate partout : sur le corps et les cheveux, et resta de longues minutes recouvert de rouge, à prier pour que ça fonctionne.

Il finit par tout rincer, se savonnant et se shampouinant à nouveau. Lorsqu'il sortit de la douche, il retrouva le sens de l'odorat. Le parfum nauséabond n'était pas totalement parti, malheureusement, mais il avait été bien atténué par la méthode originale de son ami. Avec un long soupir, il s'aspergea de parfum, ce qui masqua l'odeur, puis retourna dans la chambre pour s'habiller. Ensuite, il tira sa valise de l'armoire, vida cette dernière pour remplir la valise des quelques vêtements qu'il avait apporté, de ses produits de toilette, et de sa console, puis descendit le tout à la cuisine.

« Ooooooooh ! Tu sais que si tu mets les voiles tu vas finir en prison ? Sérieux, réfléchis. Je sais que -

-Je mets pas les voiles. Je sais à quoi je m'expose si je le fais. Je voudrais que tu gardes ça chez toi, étant donné que l'autre folle n'a aucun respect pour rien. Je récupérerai tout ça plus tard.

-Oh, ouais, pas de soucis. Au fait, ça a l'air d'avoir fonctionné ! Tu cocottes, mais tu ne sens plus cette odeur … Enfin, ça devrait suffire pour ce soir tant qu'on ne t'approche pas trop. T'as vraiment du bol. »

Le jeune homme haussa les épaules, enfila la seule veste qu'il avait laissé, et la seule paire de chaussure qu'il avait emmené, puis quitta l'appartement avec son ami et collègue. Il avait déjà partagé un repas avec Olivia, et il aviserait plus tard concernant l'activité. Pour le moment, il préférait quitter les lieux, et laisser à la jeune femme le soin de découvrir l'état de ses affaires lorsqu'elle rentrerait.

Et de découvrir aussi qu'il n'y avait plus rien à lui dans le loft.
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Dans la limousine Olivia a l’agréable impression d’avoir eu sa vengeance. Elle se passe un peu de parfum sur les mains pour s’assurer de n’avoir conservé aucune trace de son méfait et lance à l’attention de son chauffeur.

« Changement de programme Horibert. Je ne vais plus à la fondation. Plutôt un arrêt chez le fleuriste, vous serez gentil. »

La jeune femme ne compte pas offrir des fleurs à son époux. Ah ça non. Mais après ce moment de réjouissance, plutôt rare depuis qu’il n’est plus, elle a une pensée pour lui et désire déposer des fleurs sur sa tombe dans le caveau familial. Après le fleuriste, la limousine prend la direction de la demeure familiale. A la grille elle aperçoit son frère descendre de sa limousine en compagnie de son assistante Insha.

« Mais qu’est-ce qu’ils font là tous les… »

Le corps se raidit, la vue se trouble, le cœur bat à s’en rompre, les doigts se crispent. Elle ordonne à Horibert de faire demi -tour avant que son frère et son assistante n’aient pu voir sa limousine et ainsi comprendre que leur relation secrète n’est plus aussi secrète qu’ils l’imaginent.

« Mais quelle petite trainée ! La garce ! Comment ose-t-elle ? »

La jeune femme frappe les sièges en cuir de ses paumes délicates et les petits poings se ferment férocement. Le bouquet de fleurs qu’elle avait minutieusement choisi pour son défunt frère est éparpillé sur le tapis et la colère gronde en elle inéluctablement. Trahison ! Ils ne font tous que ça, trahir, encore et encore. Toujours autour d’elle par intérêt et uniquement par intérêt. Sans doute espère-t-elle bénéficier de quelques faveurs professionnelles en ayant une relation inappropriée avec son frère aîné.

« Quelle garce ! » Vocifère Olivia mécontente.

Où allons-nous à présent Mademoiselle Wamamoto ?

« Rentrons. Je n’ai pas envie de les voir. Je préfère encore affronter cet homme chez moi avec sa puanteur que de supporter leur niaiserie de faux culs.»

Il est seize heures trente quand elle entre dans l’appartement, sa sacoche à la main et toujours aussi en colère. Heureusement pour elle aucune présence de son époux. Mais l’appartement empeste cette odeur nauséabonde.

« Bien joué ma grande. Tu vas passer la soirée dans cette puanteur infecte. Génial. »

L’avant-bras couvrant son nez pendant qu’elle se dirige vers la chambre, elle réalise que l’odeur est toujours aussi persistante, alors qu’elle aurait dû s’atténuer dans la chambre.

« Mais qu’est-ce qu’il a trafiqué purée. »

Olivia hume la pièce comme un animal à la recherche de l’origine de cette odeur. Soudain sa sacoche heurte abruptement la moquette, les yeux exorbités, elle ouvre brusquement les battants de son placard et pousse un gémissement de dégoût en se pinçant le nez, le visage marqué par une vive grimace.

« Je vais le tuer ce mec ! Oh la vache ça pue ! »

Olivia se fait violence pour se rapprocher de ses vêtements qu’elle décroche pour fourrer dans un grand sac poubelle. Elle retire aussi les draps du lit qui ont également été souillés. Pour les vêtements elle ne les avait pas tous retirés de la demeure familiale, dont elle pourra facilement les remplacer et peut-être même faire un peu de shopping pour des vêtements neufs. Alors c’est à la hâte qu’elle remplit le sac poubelle. Mais dans son grand ménage de sa garde-robe, elle se fige en voyant le placard d’Elijah ouvert et vide. Ses yeux s’écarquillent et son cœur tambourine. Le sac poubelle est lâché et elle file dans la salle de bain. Même constat ! Il n y a plus rien. Il a tout emporté !

« Oh merde ! Il est parti. »

Olivia couvre ses lèvres de ses mains. D’abord tremblante à l’idée qu’elle va se faire malmener par la milice et trainer jusqu’en prison, elle prend aussi conscience qu’elle est peut-être allée trop loin cette fois. Pourtant elle sait que c’est lui qui a commencé à empiéter sur son travail. Elle n’a fait que l’ignorer et lancer des piques sans que ça entache son image au travail. Lui ce n’est pas le cas. Il s’est introduit dans son monde, dans cet abri qu’elle a crée en l’honneur de son frère. Il s’est joué d’elle. Elle devait se venger !

Olivia se laisse choir contre le carrelage de la salle de bain, les épaules lourdes et la tête basse. Entre son frère, la trahison d’Insha et le départ d’Elijah, la blondinette est perdue, désemparée. Elle se lève subitement pour retourner dans la chambre. Elle ouvre sa sacoche et attrape son téléphone. Mais elle réalise tout à coup qu’elle n’a même pas le numéro de téléphone d’Elijah. Elle n’a fait aucun effort pour apprendre à le connaître. Dès le départ elle s’est montrée désobligeante. Normal qu’il se soit barré. Que faire à présent ? Attendre que la milice débarque ? Olivia regarde le sac poubelle et le saisit pour le descendre et le mettre dans le grand bac avec les autres ordures. Elle a besoin de s’occuper pour se vider la tête. Et l’odeur est insupportable.

C’est donc investie de la mission de réparer ses âneries qu’elle dresse le lit parfaitement. Après tout elle n’a pas toujours vécu dans la demeure familiale. Quand elle était à son école de danse, il lui arrivait de se débrouiller toute seule. Cette tâche terminée, elle se dirige vers le salon où elle a aspergé Elijah et constate que quelques projections parfument désagréablement la pièce. Aussi elle ouvre le placard de produits d’entretien de Madame Sloan et regarde quel mélange associer pour éliminer l’odeur pas aussi persistante que celle que le jeune homme avait avant son départ. Il sera donc plus facile de s’en débarrasser. Elle mélange donc un peu de javel au citron et du liquide pour sol à la lavande dans un peu d’eau. Olivia frotte aussi fort qu’elle le peut avec une brosse les petites tâches. L’odeur se dissipe progressivement. Elle en profite pour ouvrir les fenêtres. Elle n’a pas vraiment vu le temps passé pendant sa besogne. Mais lorsqu’elle entend la porte d’entrée s’ouvrir, elle se lève brusquement et ôte vivement ses gants. Est-ce lui ? Elle a encore un foulard sur la tête pour empêcher que ses cheveux se salissent.
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Olivia Miura
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