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meet me in the hallway | ft. jia Xagi

meet me in the hallway

jia okawa


Qui l’aurait cru ?
Certainement pas toi.

À des années lumières, car tu n’es pas eux, tu n’es pas les autres — c’est ce que t’avais besoin de croire — et que 34 ans passés sans que l’Intouchable n’est réussi à te caser, c’est qu’on t’avait oublié ou déjà arraché celle que tu devais marier. Ça ne pouvait qu’être ça, qu’être Aiko, qu’être : une erreur de calcul.

De tes yeux cernés, fatigués, deux auréoles violacées qui n’ont rien de séraphiques, tout de cadavériques, à l’antipode de ce feuillet rose qui était caché sous le reste du courrier et qu’un courant d’air avait balayé une fois posé sur la table, tu scrutes cette lettre damnée tombée à tes pieds. Annonciatrice de bonne nouvelle au sein de cette société, ce n’est qu’aujourd’hui que tu réalises à quel point l’épée de Damoclès qui flottait au-dessus ta tête a refermé son étau, prête à te lapider. Tu peux sentir la naissance de tes cheveux se dresser sur ta nuque, t’imaginer la pointe du glaive effleurer ta chair cuisante, les battements impétueux de ton cœur dans le creux de ton cou et des sueurs froides glisser le long de ton dos. Le grand Eiji, si désinvolte, si apathique, se voit maintenant trembler face à un bout de papier. Risible.

Tant de temps passé à savourer ta liberté, à être maître de ta misérable existence (pas tout à fait encore remis, encore meurtri par celle-ci) que l’idée de la recevoir un jour t’avait totalement échappé. Ton monde s’écroule, tes pensées se bousculent, affluent, tu ne sais pas quoi faire, ce que tu dois faire. Pour toi ça devait être différent. Fuir, ignorer, c’est ce que tu veux, mais croupir au fond d’un trou tu refuses. Ton poing gigantesque frappe la table d’un seul coup, renverse le vase posé dessus, les fleurs en plastique avec, et tes doigts trouvent refuge dans tes cheveux noirs pour les agripper jusqu’à en faire pâlir tes phalanges.

7 jours. T’as 7 jours pour réfléchir. 7 jours pour repousser l’ouverture de l’enveloppe. Pour le moment, ton seul désir c’est de t’immoler dans l’alcool jusqu’à trépasser dans les bras de Morphée.

Mardi, 11h.
Les cauchemars se dissipent mais pas la gueule de bois. Tu te redresses brusquement sur ton tatami, la peau moite, la chevelure humide et la peau marquée par les draps. Tu t’es pas réveillé ou tu n’as pas voulu. La tête lourde, des sillons plein les temps, plein le corps, t’as mal. Tu frottes tes yeux à en t’abîmer la cornée pour être sûr que tu n’as pas rêvé, qu’elle est toujours là. Bien sûr, qu’elle est là.
Difficilement, tu te lèves, te glisse dans la douche pour te laver de ta sudation, de tes martyres et des images oniriques (dystopiques) de ta nuit. Tu te mets à l’abri dans des vêtements amples, un pull noir et un pantalon de même nuance, tu n’as pas envie de faire un quelconque effort de présentation peu importe le nom toujours scellé derrière le cachet.
Tes doigts effleurent le papier, un ongle se glisse dans l’ouverture, en décolle un bout pour s’arrêter à mi-chemin.
Soupir. Capitulation.
T’es parti te changer pour aller travailler.

Mercredi, même routine, toujours résigné. Tu n’as pas bougé.

C’est jeudi, aux alentours de 23h, que tu rentres, un peu plus éreinté. Tu ne sais pas si c’est à cause des cocktails offerts à foison par ta cliente du soir qui t’ont donné le courage ou l’effervescence du club qui a dégénéré, mais en passant la porte, l’attente devenue insurmontable, tu t’es jeté sur la lettre. Et c’est dans cette pluie de confettis bonbon que tu découvres un nom.

LEE Jia.

Tu caresses l’encre noir avec ton pouce pour t’assurer qu’il soit bien réel sans comprendre. Sans comprendre que — cette Jia — est une inconnue sans totalement l’être. Sur le moment, c’est plutôt l’adresse de Meguro qui t’intéresse. Encore enivré, ta lucidité mise à l’épreuve, tu ressors aussi vite que rentré, l’adrénaline en train de battre dans tes veines et un jeu de clés au creux la main.

——————

L’appartement est vide.
C’est la première pensée qui te vient à l’esprit.
La deuxième ? Il est magnifique. Trop pour toi qui t’est restreint toute forme de confort et de luxe ces dernières années. Un duplex tout en haut d’une bâtisse dotée d’un minuscule ascenseur. Deux chambres, l’une en haut du mezzanine mansardée (trop pour ta taille) et l’autre donnant sur un joli séjour, tout en lumière (du moins tu l’imagines, vu l’heure qu’il est) et de blanc, l’opalescence des lieux cassée ici et là par des meubles et un plancher en bois de chêne foncé. Tu préfères ne pas mentionner la salle de bain et sa baignoire (!!!), parce que tu penses vraiment être en train d’halluciner. T’aurais peut-être pu te réjouir si cet appartement était le tien et pas à vous. Ton corps trouve place sur le sofa, pour ne pas dire qu’il s’est affalé lourdement dessus, t’octroyant un moment de répit. Ça tangue encore autour de toi, même avec les yeux fermés, et l’odeur de peinture neuve te fait tourner la tête. Assez pour que tu t’endormes.

À ton réveil, quelques heures plus tard, alors que le soleil baigne déjà la pièce, toujours pas de Jia.

——————

Dimanche. On est dimanche.
Et si ce simple constat t’agace en vue de la deadline qui aura lieu dans quelques heures, ce n’est rien à côté du texte qui s’affiche sur l’écran de ton téléphone. Par curiosité ou par ennui, tu es allé jeter un coup d'œil sur le site du host club quand tu as entendu parler d’une refonte. Et très distinctement, sous une photo où on t’aperçoit :

Jiaokawa#2 :
C’est combien pour moi ?

On se fout de ta gueule. Elle se fout de ta gueule. Pendant que t’attends comme un clebs, Jia se joue de toi, se fout de toi. Tu fulmines, hésite à attraper ta veste et partir à sa recherche mais tu sais que ça sera vain. Tu ne sais pas qui chercher, bien que le nom te semble familier, tandis que tu te sens épié. Et ce sentiment de déjà vu accompagné de ce commentaire te conforte dans l’idée que vous vous connaissez et que, elle, elle t’a reconnu en premier. Comme un fauve en cage, tu fais des allers-retours dans le séjour dont tu couvres la surface en quelques pas. Loin de toi l’envie d’être marié mais l’angoisse de te faire attraper par la milice et de te retrouver à nouveau derrière des barreaux commence à te tirailler. Vous êtes deux dans cette histoire mais t’as la sale impression d’être le seul à en baver pendant que madame disparaît en semant ses traces, concevant un jeu d’énigmes auquel tu n’as pas envie de jouer.

« Cette sale… »

Tu laisses ta phrase en suspens. Même après trois nuits passées dans un vrai lit, les cernes sur ton visage ne se sont pas amoindries, entretenues par les cauchemars hantés par Aiko, le déménagement et les ascenseurs émotionnels. Dire que tu étais à cran serait un euphémisme. Naturellement, tes pieds te guident jusqu’à la cuisine pour te verser un grand verre d’eau glacé et en profiter pour te débarbouiller. Quelques mèches éparses sur ton front humide, tu agrippes l’évier à t’en abîmer les jointures, l’attente et l’absence de réponse ne faisant qu’augmenter la colère qui bouillonne en toi depuis maintenant 6 jours. C’est à ce moment là, que des pas lourds et maladroits, comme quelqu’un qui titube, se font entendre devant la porte. Un autre bruit métallique suit et tu te rends compte qu’on essaye de déverrouiller la porte. Voleur ou femme présumée, qu’importe. Tu t’élances vers l’entrée, l’ouvrant avant que la personne n’ait fini de tourner la clé.

Un visage apparaît. Et des flashback avec.

L’automne. Le bus. Le samu. L’hôpital. L’emprunt d’un nom. La fausse couche.

« Toi. »

L’azur de tes yeux rencontre l’ambre des siens. Les tiens sont plissés, partagés entre rage et désarroi, ceux de Jia encore voilés par les vestiges de l’alcool. Inconsciemment, ils finissent par légèrement s’adoucir. Très légèrement.

« C’est vraiment toi. » tu répètes, comme si tu n’étais pas certain.

Ton corps large s’écarte du palier, plus à cause de l’émotion que pour la laisser rentrer. Tu recules encore pour mieux la regarder, une main sur le bas de ton visage qui, peu à peu, se déforme en un rictus de déréalisation. Un rire aux notes graves qui sonne faux t’échappe tant l’absurdité de la situation te tue.

« Encore quelque chose à redire sur mes goûts en matière de meuf, Jia Okawa ? »

Tu reprends ces derniers mots d’il y a huit ans, accompagnés par un léger haussement de sourcil et d’un signe nonchalant de la main pour l’inviter à rentrer plutôt que de l’aider. Parce qu’après tout, l'Incontestable ne peut pas se tromper, pas vrai ? T’espères que si, c’est ce qu’il a toujours fait avant même ta conception, avec tes parents. Et il a l’air bien décidé à rester sur sa lancée car t’as déjà le sentiment que ce mariage va être mouvementé.

Eiji Okawa
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Sans commentaire
Les nouveaux pénitentiaires
 

Tu ne sais pas.  
Tu ne sais plus.  
Comment t’en es arrivée  
A t’avouer vaincu  
Contre une serrure en acier.

Déchirée ; c’est le mot approprié pour désigner une personne en train de tituber avec 2 grammes d’alcool dans chaque œil, les cheveux totalement décoiffées pour avoir glissée sur un tas de feuilles quelques instants avant. Au vu de la description, y a confirmation ; c’est l’adjectif parfait à employer pour te caractériser.  

************************************************

22 heures 16, c’est l’heure affichée sur le tableau de bord lorsque tu te retrouves éjectée par Astrée de la banquette arrière usée mais qu’importe, c’était le premier chauffeur qu’elle a réussi à contacter pour qu’il vienne vous chercher et vous déposer à l’adresse indiquée sur le courrier réceptionné jeudi dernier. Enfin ça, c’est ce que tu croyais jusqu’à ce qu’une personne lambda, Bunta ou un autre gars, tu ne t’en souviens pas, te fasse remarquer l’incohérence des dates et la menace immédiate d’un délai dépassé amenant à vous faire arrêter. ’Fais chier. Dans tes calculs, ça ne t’est pas venu à l’esprit de regarder le cachet de la poste au lieu de te baser sur le jour où tu as bien voulu daigner ouvrir la boite métallique située en bas de la copropriété.  

Et les calculs, après ces trois jours de beuverie à faire éclater ton foi, brûler ta gorge et littéralement écorcher ta peau, n’étaient pas bons pour t’aider à faire fonctionner ton cerveau.  

Tu te rappelles vaguement, à force d’agiter le papelard merdique dans tous les sens, que quelqu’un te l’a arraché des mains pour te dire qu’il est temps de rebrousser chemin si tu voulais rester dans les actifs des concitoyens.  

Papier, ou plutôt menotte camouflée, te voilà de toute manière emprisonnée dans une nouvelle cage dorée qu’est le mariage forcé mais tant qu’à faire tu préfères simuler une liberté en continuant de pouvoir bouger, bosser et côtoyer les bouteilles alcoolisées qu’être dans 8 mètres carrés avec un étranger à se regarder.  

Enfin. Etrangers, c’est relatif quand tu sais que vous vous êtes déjà rencontrés y a des années. Comment oublier l’homme qui s’est fait passer pour ton mari présumé à l’annonce d’un fœtus expulsé au milieu d’un bus bondé et dont tu n’avais jamais évoqué cette possibilité.  

C’est comme ça, après avoir digérer l’identité de ton mari et celle de l’épouse de ton ami entre une énième pinte et un vomi, qu’on t’a refilé ton portable après des jours de conneries innommables.  

La fête est terminée.  

C’est comme ça qu’Astrée a déboulé après un appel désespéré. Qui l’a passé ?Aucune idée. Elle semblait choquée de te retrouver ainsi accoutrée dans cette robe de mariée, autrefois immaculée, déchiquetée de tous les côtés sans parler des tâches incrustées.

Toi-même, tu ne saurais dire avec précisions les étapes qui les ont précédées ; quelques verres de vin rouge renversés, une chute dans un jardin privé à moins que cela ne soit celle dans un petit chemin gravillonné, les chaussures d’étrangers qui s’y sont frottées, l’accrochage lors de l’escalade d’un muret...  

Non, tu t’es juste contentée de la saluer comme si de rien était avec ton mascara qui a totalement coulé ; c’est beau de revoir le premier être que tu as épousé avant d’abdiquer face au divorce prononcé. Cependant, ce n’était pas le moment ni de parler ni de lui expliquer comment tu t’es lié d’amitié avec son nouveau compagnon désigné sous peine de voir la milice débarquée. T’es pas sûre que les mots auraient été correctement alignés et puis le temps était compté. Bien que cela ne t’a pas empêché de taper le nom d’Eiji Okawa sur le moteur de recherche pendant le trajet pour lui montrer une photo dudit concerné. Après tout, fallait respecter l’équité maintenant que toi tu savais avec qui elle était vouée à coucher. C’est sûrement là que tu tombas sur ce site d’host que tu commentas.  

Cette union est une telle ironie que tu ne peux t’en empêcher ; tu souris.  

- Hé regarde Astrée ! Tu crois que j’devrais commencer à fréquenter ces lieux ?! Imagine il me trompe et j’me retrouve guillotinée ! Je ne mérite pas ça, pas vrai ? demandes-tu, horrifiée.  

A ces mots, tu poses tes mains autour de ton cou pour imiter la strangulation à moins qu’ils privilégient la pendaison. T’es vraisemblablement pas assez informée sur le sujet pour en faire une affirmation. Tu préfères chasser cette idée vu comment ton accompagnante lève les yeux au ciel, désespérée.  

Finalement, arrivée dans le quartier, tu sentis une petite pointe de stress monter.  

- Et si l’appartement est à gerber ? Souffles-tu contre la vitre embuée à force d’y foutre ton nez.  
- La seule qui va gerber, c’est toi Jia !

Sur ces belles paroles de soutien indéfectible, pour ne pas dire indestructible, tu sors tant bien que mal de la berline sans te casser une nouvelle fois l’aubergine. Après tout, niveau ecchymoses, tu étais déjà à l’apothéose. Pieds nus, chancelante dans l’avenue, tu rejoins le hall non fermé à clé ; première différence avec la métropole.  

Tu déambules en zigzaguant, parfois à contrecourant, entre les différents paliers, plissant comme tu peux tes paupières à l’approche de chaque plaque gravée avec des lettrines dorées mentionnant le nom des habitants.  

O.KA.WA. O-ka-wa ? Okawa. Oui, c’est ça !

Une fois le nom répété, tu sors de ton soutien-gorge violet [seul vêtement dont les fils ne sont pas effilochés], un trousseau de clés. Bon, ce n’était pas gagné mais peut-être n’avais-tu même pas pensé à y glisser les nouvelles à utiliser. Impossible de t’en rappeler alors autant toutes les essayer. Avec toute la délicatesse que tu peux disposer dans cet été d’ébriété, soit l’équivalent d’un maçon en plein chantier de démolition, tu commences à les enfoncer sans succès.

Bordel, ça fait chie-

OH.

MAGIE.

L’accès s’est déverrouillé alors que tu tiens encore la clé du bout de tes doigts agités soit très loin de la serrure en acier.  

Tu mis quelques secondes à comprendre que l’apparition des pieds devant toi nécessite de ta part de relever ton attention pour les relier à l’identité de leur propriétaire avéré, accessoirement l’habitant de l’appartement. Par déduction, ton conjoint mais cela ne semblait pas être le bon moment pour les raisonnements savants.  

Mais son expression trahit sa stupéfaction comme s’il ne s’était pas souvenu ....  
- Moi ? répètes-tu, légèrement offusquée, en levant les épaules d’un air ahuri comme s’il parlait au Saint-Esprit. Pourquoi t’as la sensation que la discussion tourne en rond à moins que ce ne soit encore une illusion.  

Puis soudain, une supposition ; et s’il avait-il pris l’habitude d’accompagner les demoiselles inconnues avec le SAMU ?  Ça serait vraiment... flippant.  

Rien qu’à l’idée, ton visage s’est déformé sans que tu n’aies pu le contrôler mais rien d’inquiétant vu tes litres d’alcool dans le sang.  

- Encore quelque chose à redire sur mes goûts en matière de meuf, Jia Okawa ?  

Meuf ?
En parlant de meuf, tu te souviens avoir été accompagnée juste avant. Histoire de vérifier, -on ne sait jamais-, tu te retournes et t’aperçois qu’elle t’a en effet abandonné sans même te l’annoncer. Tu sens la colère monter ; difficile de la maîtriser quand tous les sentiments sont décuplés.  

- P’tains Astrée. Quelle connasse ! Elle est partie sans dire salut ni vérifier l’état mental de mon nouveau mari…. Ça doit être ça les ex-femmes…. Toutes les mêmes ! T’trouves pas que je pourrai la poursuivre pour non-assistance à personne en danger ? lui demandes-tu alors qu’il s’est écarté pour te laisser passer.  

Était-ce vraiment une bonne idée ? Pas de temps de tergiverser, tu t’es déjà engagée à avancer. Au fait, n’avait-il pas essayé de te provoquer ? Tu commences seulement à réaliser que le ton précédemment employé et les termes utilisés semblaient avoir été balancés expressément.  

Tu le trouves très impertinent, à la limite insolent.  
C’en est gênant de le laisser penser qu’il a l’ascendant  
juste à cause d’un accoutrement un peu indécent
Et un manque de chaussures flagrant

Ton égo se sent touché pour avoir été attaqué. Il est temps de répondre à la question posée en lui exposant les faits que tu as assemblé...  

T’arrêtant à sa hauteur, tu n’hésitas pas à le pointer du doigt avec ferveur. En réalité, ton index était plutôt en train de le toucher avec la proximité mais cela ne semble pas te préoccuper.  

- Mais justement Eiji. De là est parti tout le problème ; depuis ce jour, j’ai enchaîné les merdes dans ma vie sentimentale. C’est ton karma et ton foutu nom….à cause de tes goûts de merde, l’Incontestable a dû se dire qu’il n’y eu que moi de potable dans ta vie, même quelques heures… et voilà où on est ! conclus-tu avec cette lueur dans les yeux.

Fière de ta moralité, sûrement parce que tu es totalement éméchée, tu poursuis en t’approchant suffisamment pour le faire reculer. C’est que t’allais finir par apprécier la proximité, étant passée d’un doigt à un poing fermé contre son torse bombé.  

- Tu es déclaré ….. coupable Eiji !

La sentence est irrévocable.  

Sans t’attarder davantage, t’as passé l’âge d’admirer quelques pectoraux dessinés, tu relâches la pression pour continuer ta marche vers le salon.  

- Wow. C’est… pas trop moche ! Tu pourrais me faire visiter !

Tes yeux sont immédiatement attirés par la baie vitrée, la hauteur sous plafond à admirer et.... cette chambre à accéder à l’aide escalier. Rien que d’y penser, ça te donne la nausée.  

- Ouais … en fait vu les marches je pense que la vue du canapé fera l’affaire..... Tiens en parlant d’affaires… J’en ai pas. T’as un haut à me dépanner ? Et… un bas ? Bon. Vu par là où on va devoir passer... et par là où tu as déjà dû passer seul avec ton boulot... me balader en culotte ne devrait pas être un problème pour toi ?

Sarcasme bien dosé, ça semble être familier quand on se fait appeler Okawa pour la seconde fois.  

Et puis, tu n’attends pas son approbation pour réitérer ta supposition devenue une affirmation.  

- Y a pas de gêne entre nous non ?   répètes-tu en essayant déjà d’ouvrir le corset affreusement serré sans te soucier de ce qu’il fait. De toute manière; dès que tu me vois, je suis dans un sal état.

De ce que tu analysas, il semblait être un habitué des nanas esseulées qui ne manquent pas parfois de se déshabiller alors pourquoi s’encombrer des formalités ? De toute manière, il finirait bien par te regarder, ne serait-ce que lorsque vous devrez coucher après quelques jours passés.  

Ce que tu ignores, c’est que même beurrée, tu continues à bluffer parce que c’est ta seule manière d’appréhender les difficultés.  

Tu ne le réalises pas encore mais demain tu le regretteras  
L’ivresse n’ayant jamais été l’amie de la sagesse.

 

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